GHANA: DER BILDHAUER EL ANATSUI – PORTRAIT – Le sculpteur ghanéen El Anatsui, artiste et Africain

Der ghanaische Bildhauer El Anatsui, ein Künstler und Afrikaner
DENVER (USA) (AFP) – 18.09.2012 16:32 – Von Donna Bryson
Nach 40 Jahren Karriere will der ghanaische Bildhauer El Anatsui, dessen Werke ausschließlich aus recycelten oder gebrauchten Materialien bestehen und rund um den Globus bewundert werden, nicht bald ein Ende setzen an seine Karriere und seine Kreationen.
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Le sculpteur ghanéen El Anatsui, artiste et Africain
DENVER (Etats-Unis) (AFP) – 18.09.2012 16:32 – Par Donna BRYSON
Après 40 ans de carrière, le sculpteur ghanéen El Anatsui, dont les oeuvres faites uniquement de matériaux recyclés ou usagés fascinent aux quatre coins du globe, ne compte pas mettre de sitôt un terme à sa carrière ou à ses créations.

Une oeuvre du sculpteur ghanéen El Anatsui (C) exposée le 21 janvier 2011 à New Dehli
Werk von El Anatsui, Ausstellung in New Dehi
Une oeuvre du sculpteur ghanéen El Anatsui (C) exposée le 21 janvier 2011 à New Dehli
Foto (c) AFP/Archives – by Prakash Singh

“Je me vois comme un artiste. Et comme un Africain”, dit-il dans un entretien accordé à l’AFP dans la ville de Denver, au Colorado (ouest des Etats-Unis), où une exposition sur l’ensemble de son oeuvre se tient de la mi-septembre à la fin de l’année.
Cette rétrospective, organisée par le Musée d’Art africain de New York, présente plusieurs des pièces qui ont rendu célèbre l’artiste qui vit au Nigeria. En tête: ses monumentales sculptures murales constituées de capsules de bouteilles cabossées soigneusement assemblées et reliées par du fil de cuivre.
Au musée d’Art de Denver, ces tapisseries qui ont époustouflé amateurs et experts du monde entier dansent avec les murs aux angles obliques du bâtiment conçu par l’architecte Daniel Libeskind.
“Je pense qu’il était intéressant d’avoir des murs non verticaux” pour cette exposition, souligne El Anatsui, 68 ans, en jeans et blazer, lunettes teintées sur le nez. Il dit avoir eu de “longues conversations” à ce sujet avec les responsables du musée.
Evoquant une autre de ses oeuvres de 1986 intitulée “La dernière fois que je vous ai écrit au sujet de l’Afrique”, l’artiste explique avoir voulu répondre à ceux qui affirment que le continent africain n’a pas de littérature écrite. L’oeuvre, de hauteur d’homme, est une plaque de bois gravée de symboles représentant les différentes écritures présentes en Afrique.
Mais son école est alors composée en majorité de personnel européen ignorant tout de l’art africain. Le jeune Anatsui décide donc de partir explorer ses propres traditions à la rencontre d’artisans locaux sur les marchés.
Il va commencer à graver sur des plaques en fer des symboles traditionnels qu’il a observés sur les vêtements de deuil et représentant des concepts abstraits comme l’âme ou la puissance divine.
Une fois diplômé, Anatsui va adopter une philosophie qui restera à la base de tout son art: l’engagement de n’utiliser ni peinture ni de toile, mais de travailler directement avec ce qu’il trouve dans son environnement proche, qu’il s’agisse d’objets empruntés, usagés ou de déchets.
Lorsqu’il déménage au Nigeria pour enseigner, il perd l’accès aux plaques métalliques dénichées dans les marchés. Il passe alors à un nouveau support: l’argile, incorporant dans ses travaux des fragments de poterie, inspiré par la tradition de son pays d’adoption de réutiliser des pots cassés lors des cérémonies d’offrandes religieuses.
Lisa Binder, conservatrice de l’exposition de Denver, observe que les Occidentaux considèrent le recyclage comme une nécessité, alors qu’en Afrique les objets peuvent être réutilisés avec beaucoup d’imagination.
Anatsui entend bien continuer à explorer de nouveaux matériaux et développer de nouvelles idées. Il projette entre autres de recouvrir certaines parties du “New York High Line”, ces anciens rails transformés en promenade qui surplombent Manhattan.
“Il y a tant de choses que les objets peuvent révéler, rien que par le lieu d’où ils proviennent”, note l’artiste.
Les capsules utilisées pour ses célèbres sculptures murales sont notamment issues de bouteilles de rhum, alcool à base de canne à sucre, rappelant le commerce triangulaire d’esclaves entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.
© 2012 AFP

Le sculpteur ghanéen El Anatsui le 6 septembre 2012 à DenverUne oeuvre du sculpteur ghanéen El Anatsui exposée le 6 septembre 2012 à Denver
Der ghanaische Bildhauer El Anatsui am 6 September 2012 à
in Denver
Bild der Ausstellung
Le sculpteur ghanéen El Anatsui le 6 septembre 2012 à Denver
Une oeuvre du sculpteur ghanéen El Anatsui exposée le 6 septembre 2012 à Denver
Fotos (c) AFP/Archives – by Donna Bryson

Der ghanaische Bildhauer El Anatsui, ein Künstler und Afrikaner
DENVER (USA) (AFP) – 18.09.2012 16:32 – Von Donna Bryson
Nach 40 Jahren Karriere will der ghanaische Bildhauer El Anatsui, dessen Werke ausschließlich aus recycelten oder gebrauchten Materialien bestehen und rund um den Globus bewundert werden, nicht bald ein Ende setzen an seine Karriere und seine Kreationen.
“Ich sehe mich als Künstler. Als Afrikaner”, sagte er in einem Interview mit AFP in der Stadt Denver, Colorado (Westen der USA), wo eine Ausstellung seiner gesamten Arbeit von Mitte September bis Ende des Jahres stattfindet.
Diese Retrospektive, die das Museum of African Art in New York organisiert, besteht aus mehreren Teilen, die ihn als Künstler, der in Nigeria lebt, berühmt gemacht haben. Vorneweg: seine monumentale Wände, Skulpturen von Kronkorken, sorgfältig zusammengestellt, und verbunden durch verbeulten Kupferdraht.
Im Denver Art Museum tanzen die seine Tapisserien, die Fans und Experten weltweit Tanz begeistern, mit den Wänden in schrägen Winkeln des Gebäudes vom Architekten Daniel Libeskind.
“Ich denke, es war interessant, nicht-vertikale Wände zu haben” für diese Ausstellung, sagt Anatsui, 68, in Jeans und Blazer, getönte Brille auf seiner Nase. Er sagte, er habe “lange Gespräche” darüber mit dem Museum geführt.
Unter Bezugnahme auf ein anderes seiner Werke aus dem Jahr 1986 mit dem Titel “Das letzte Mal, dass ich schrieb über Afrika”, erklärt der Künstler, dass er zu denen reagieren wollte, die dem afrikanischen Kontinent keine schriftliche Literatur zugestehen wollten. Die Arbeit in Menschenhöhe ist eine hölzerne Tafel mit Symbolen, die die verschiedenen Schriften in Afrika eingraviert.
Aber seine Schule wird hauptsächlich von europäischen Mitarbeitern, ignorant der afrikanischen Kunst, zusammengestellt. Der junge Anatsui beschließt, die eigenen Traditionen zu erkunden und lokale Handwerker und Märkte zu studieren.
Er wird beginnen, Eisenplatten zu brennen mit traditionellen Symbolen, beobachtet bei afrikanischer Trauerkleidung, Vertreter der abstrakten Begriffen wie der Seele oder der göttlichen Macht.
Nach seinem Abschluss wird Anatsui eine Philosophie nehmen, die an der Basis seiner Kunst bleibt: keine Farbe oder Leinwand verwenden, aber arbeiten direkt mit dem, was er findet in seiner unmittelbaren Umgebung.
Als er nach Nigeria auswandert, um zu lehren, verliert er den Zugang zu den in den Märkten ausgegrabenenen Metallplatten. Er bewegt sich dann in einem neuen Medium: Ton, in seinen Arbeiten Bruchstücke von Keramik, inspiriert von der Tradition des Durcheinanders der religiösen Zeremonien seiner Wahlheimat.
Lisa Binder, Kuratorin der Ausstellung in Denver, stellt fest, dass Westler das Recycling als eine Notwendigkeit betrachten, während in Afrika die Objekte mit viel Phantasie wiederverwendet werden können.
Anatsui beabsichtigt, weiterhin neue Materialien zu erforschen und neue Ideen zu entwickeln. Er macht Pläne mit “New York High Line”, die alten Schienen der U_Bqahn, umgewandelt zu einer Promenade mit Blick auf Manhattan.
“Es gibt so viele Dinge, die Objekte sein können, kann nur durch den Ort, wo sie herkommen”, sagt der Künstler.
Die Kapseln, die für seine berühmten Skulpturen verwendet werden, umfassen insbesondere Teile aus Flaschen von Rum, Alkohol-basierten Zuckerrohr, unter Hinweis auf den dreieckigen Sklavenhandel zwischen Europa, Afrika und Amerika.
© 2012 AFP

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