GHANA, DVD-BOOM: KINOS TOT, REGISSEURIN WILL EINES RETTEN – Ghana: une réalisatrice se bat pour sauver le cinéma Rex

Ghana: Eine Regisseurin kämpft für die Rettung des Rex Kinos
Accra (AFP) – 27/11/2013 16.32 – Von Chris STEIN
Rex, mit seiner Front mit Pop , orange und grün, war lange Zeit der große Treffpunkt der Kinobesucher in Accra, aber wie die meisten Kinos in Ghana, zeigt es heute keine Filme mehr. Das fast aufgegebene Gebäude vibriert nur noch am Sonntag während der Versammlungen der christlichen Evangelisten mit ihren rhytmischen Gebeten.
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Afrikanisches Kino, Elfenbeinküste, “im Sterben” – INTERVIEW Roger Gnoan M’Bala au festival du cinéma africain Fespaco

Ghana: une réalisatrice se bat pour sauver le cinéma Rex
Accra (AFP) – 27.11.2013 16:32 – Par Chris STEIN
Le Rex, avec sa devanture aux accents pop, orange et verte, fut longtemps le grand rendez-vous des cinéphiles d’Accra, mais, comme la plupart des cinémas du Ghana, il ne projette plus de films aujourd’hui.

La façade du cinéma Rex à Accra le 30 octobre 2013
Das Rex -Kino in Accra 30. Oktober 2013
Le cinéma Rex à Accra le 30 octobre 2013
afp.com – Chris Stein

Presque à l’abandon, le bâtiment ne vibre plus que le dimanche, à l’occasion de rassemblements de chrétiens évangélistes pour des sessions de prières pleines d’entrain.
Le destin du Rex reflète le déclin des salles de cinéma au Ghana, premier pays d’Afrique sub-saharienne à avoir acquis son indépendance. A cette époque, le pays était pourtant le berceau de l’industrie cinématographique africaine naissante, selon les spécialistes.
La réalisatrice américano-ghanéenne Akosua Adoma Owusu, 29 ans, en a fait son combat: refaire une salle de projection de ce bâtiment construit au début du XXème siècle par des immigrés libanais.
Sous le mot d’ordre “Damn the man, save the Rex” (“Révoltons-nous, sauvons le Rex”), sa campagne pour sauver un cinéma d’art et d’essai pourrait paraître banale en Europe, mais reste insolite dans des pays comme le Ghana.
Après s’être fait connaître à l’étranger avec ses courts métrages, la réalisatrice s’est rendue compte avec dépit qu’elle n’avait nulle part où montrer son travail dans son pays natal.
“Que ce soient des courts métrages, des performances ou autre chose, on est obligé de payer pour montrer son travail”, déplore-t-elle.
L’artiste, dont certains films ont intégré la collection du musée Whitney, à New York, a déjà réussi à collecter 9.000 dollars (6.700 euros) sur internet.
Akosua Owusu veut faire du Rex un espace culturel dédié aux artistes. Elle compte acheter un nouveau projecteur, des équipements de sonorisation et refaire la décoration pour sauver cette salle qui risque d’être vendue pour laisser place à des magasins.
Pour l’instant, le seul cinéma en état de marche, dans la capitale ghanéenne, est un multiplex montrant des films américains, situé dans un centre commercial fréquenté par la bourgeoisie locale.
D’autres sont en projet pour satisfaire les besoins d’une classe moyenne émergente. Le Ghana a connu une croissance économique spectaculaire ces dernières années, grâce à ses exportations d’or et de cacao et son industrie pétrolière naissante.
Aux temps de l’indépendance, en 1957, “le Ghana était le carrefour de la réalisation cinématographique ouest-africaine, et même à l’échelle de l’Afrique”, estime Anita Afonu, réalisatrice et spécialiste de l’histoire du cinéma ghanéen.
Kwame Nkrumah, le “père de la Nation” avait la conviction de pouvoir influencer l’opinion publique à travers des films faits par les Ghanéens. Il lisait personnellement les scripts et visionnait les films avant leur sortie, dit-elle.
L’ancien président avait créé la compagnie ghanéenne de l’industrie du film, une structure qui aidait les artistes à avoir accès à des équipements de tournage et de montage.
Partisan du panafricanisme, d’une identité supranationale qui ferait du continent une force sur l’échiquier mondial, il a mis en place un régime dictatorial avant d’être renversé par un coup d’Etat en 1966.
“Sa capacité à changer la mentalité des Ghanéens, à leur dire qu’ils étaient aussi capables que l’homme blanc, à leur apprendre à faire les choses eux-mêmes a été fondamentale”, estime Anita Afonu.
Après le coup d’Etat, l’industrie du cinéma, en plein essor, s’est écroulée. Avec le couvre-feu imposé par les dirigeants militaires, les gens devaient rester chez eux et ont cessé de fréquenter les salles obscures.
Les salles de cinéma ont fini par être cédées à des investisseurs malaisiens qui les ont revendues. Elles ont été transformées en églises.
Comme dans beaucoup d’autres pays, le marché du DVD a contribué au déclin des salles de cinéma à l’ancienne.
Particulièrement au Ghana, inondé par Nollywood, l’industrie cinématographique de son voisin nigérian, qui produit plus d’un millier de films par an, dont une grande partie directement en DVD.
Mark Amoonaquah, le propriétaire du Roxy, à Accra, affirme avoir tenu aussi longtemps que possible, projetant des films pour parfois une dizaine de personnes seulement, installées sur les bancs délavés de son cinéma en plein air.
Il a dû fermer parce que, sauf à l’occasion “d’un film bizarre ou vraiment très intéressant”, les Ghanéens avaient abandonné les salles de projection.
Le dernier film d’Akosua Owusu, “Kwaku Ananse”, une interprétation très personnelle d’un vieux conte folklorique ghanéen, a remporté cette année le premier prix du court-métrage de l’académie du film africain (AMAA), au Nigeria.
La réalisatrice, qui a organisé une projection de “Kwaku Ananse” à l’Institut français d’Accra, espère voir son prochain film projeté au Rex.
“Et peut-être même que ça lancera une nouvelle tendance, la rénovation de tous les vieux cinémas abandonnés”.
© 2013 AFP

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Le cinéma Rex à Accra le 30 octobre 2013
Die Fassade des Kino Rex in Accra 30. Oktober 2013
La façade du cinéma Rex à Accra le 30 octobre 2013
afp.com – Chris Stein

Ghana: Eine Regisseurin kämpft für die Rettung des Rex Kinos
Accra (AFP) – 27/11/2013 16.32 – Von Chris STEIN
Rex, mit seiner Front mit Pop , orange und grün, war lange Zeit der große Treffpunkt der Kinobesucher in Accra, aber wie die meisten Kinos in Ghana, zeigt es heute keine Filme mehr. Das fast aufgegebene Gebäude vibriert nur noch am Sonntag während der Versammlungen der christlichen Evangelisten mit ihren rhytmischen Gebeten.
Das Schicksal des Rex spiegelt den Rückgang des Kinos in Ghana, dem ersten Land in Subsahara-Afrika, das die Unabhängigkeit gewonnen hatte . Zu dieser Zeit war das Land noch die Wiege der entstehenden afrikanischen Filmindustrie, nach Meinung von Experten .
Die ghanaisch-amerikanische Filmemacherin Akosua Adoma Owusu , 29, machte daraus ihren Kampf: nochmal einen Projektionsraum einrichten in diesem im frühen zwanzigsten Jahrhundert von libanesischen Immigranten errichteten Gebäude.
Unter dem Motto “Damn the man, save the Rex” ( “Lasst uns auflehnen , retten wir das Rex ” ), könnte ihre Kampagne, um ein Kunstfilm- und Versuchskino zu retten, in Europa trivial erscheinen, aber er ist äußerst ungewöhnlich in Ländern wie Ghana.
Nachdem sie im Ausland mit ihren Kurzfilmen bekannt geworden war, erkannte die Regisseurin mit Verdruss ,dass es nichts gibt, um ihre Arbeit im Heimatland zu zeigen.
” Ob es sich um Kurzfilme , Performances, oder irgendetwas anderes handelt, man hat zu zahlen, um seine Arbeit zu zeigen”, sagt sie .
Der Künstlerin , von der einige Filme die Sammlung des Whitney Museum in New Yorkbereichern , ist es bereits gelungen, $ 9.000 ( € 6.700 ) auf dem Internet zu sammeln.
Akosua Owusu will aus dem Rex einen für Künstler gewidmeten kulturellen Raum machen. Sie plant, einen neuen Projektor und Sound-Equipment zu kaufen und die Dekoration zu renovieren, um das Gebäude zu retten, das ansonsten wahrscheinlich verkauft werden wird, um Platz für Geschäfte zu machen.
Denn jetzt ist das einzige Kino in der ghanaischen Hauptstadt ein Multiplex, das amerikanische Filme zeigt, in einem Viertel der lokalen Bourgeoisie im Zentrum.
Andere sind geplant, um die Bedürfnisse einer aufstrebenden Mittelschicht zu treffen . Ghana hat dramatisches Wirtschaftswachstum in den letzten Jahren , dank seiner Exporte von Gold und Kakao und seiner aufkeimenden Ölindustrie.
Zur Zeit der Unabhängigkeit im Jahre 1957 war “Ghana das Zentrum des westafrikanischen Filmschaffens , und sogar von ganz Afrika “, sagte Anita Afonu , Regisseurin und Spezialistin für die Geschichte des ghanaischen Films.
Kwame Nkrumah , der ” Vater der Nation “, war der Überzeugung, dass er die öffentliche Meinung durch ghanaische Filme beeinflussen könnte. Er hatte persönlich jedes Drehbuch gelesen und die fertigen Filme vor ihrer Freigabe, sagte sie.
Der ehemalige Präsident hatte die Kompanie der ghanaischen Filmindustrie gegründet, eine Struktur, die Künstler den Zugang zur Ausrüstung für die Dreharbeiten und den Schnitt verschaffte.
Als Pan – Afrikaner, eine supranationale Identität , die aus dem Kontinent eine Kraft auf der Weltbühne machen sollte , hatte er ein diktatorisches Regime aufgebaut, bevor er von einem Staatsstreich im Jahr 1966 gestürzt wurde.
“Seine Fähigkeit, die Denkweise der Ghanaer zu ändern, ihnen zu sagen, dass sie so leistungsfähig wie die Weißen waren , sie zu lehren, Dinge selbst zu regeln, war von grundlegender Bedeutung “, sagte Anita Afonu .
Nach dem Staatsstreich brach die zuvor boomende die Filmindustrie zusammen. Mit der Ausgangssperre der militärischen Führer mussten die Menschen zu Hause bleiben und gingen nicht mehr in die Kinos.
Die Säle wurden schließlich an malaysische Investoren verkauft. Sie wurden in Kirchen umgewandelt.
Wie in vielen anderen Ländern hat der DVD-Markt zum Niedergang der alten Kinos beigetragen.
Besonders Ghana wird von Nollywood überflutet, der Filmindustrie seines nigerianischen Nachbarn , die mehr als tausend Filme pro Jahr produziert, ein Großteil direkt auf DVD.
Mark Amoonaquah, der Besitzer des Roxy in Accra, sagte, er hielt so lange wie möglich durch, projezierte Filme für manchmal nur zehn Leute auf den verwaschenen Bänken seines Freiluft-Kinos.
Er musste schließen, weil , außer für ” einen wirklich interessanten oder ungewöhnlichen Film” , die Ghanaer Screening die Säle verlassen hatten.
Der letzte Film von Akosua Owusu, ” Kwaku Ananse “, eine sehr persönliche Interpretation eines alten ghanaischen Volksmärchens, gewann in diesem Jahr den ersten Preis in der Kategorie Kurzfilm in der African Film Academy ( AMAA ) in Nigeria.
Die Regisseurin, die eine Vorführung von ” Kwaku Ananse ” im Französischen Institut in Accra organisiert, hofft, ihren nächsten Film im Rex abgespielt zu sehen.
“Und vielleicht wird es einen neuen Trend starten: die Renovierung aller alten, verlassenen Kinos. ”
© 2013 AFP

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