GHANA: HANDGEMALTE KINOPOSTER WERDEN SAMMLEROBJEKTE – Au Ghana, les affiches de films hollywoodiens deviennent des collectors

In Ghana werden die Plakate von Hollywood-Filmen zu Sammlerobjekten
Accra (AFP) – 2014.10.04 08.21 – Von Chris STEIN
Oko Afutu weiß genau, was den ghanaischen Kinogängern Lust macht, sich in einem dunklen Raum zu drängeln, um den englischen Horrorfilm “Dog Soldiers” zu sehen: ein Plakat, auf dem ein Werwolf eines Mannes Schädel verschlingt. Herr Afutu verbringt seine Tage damit, grelle Plakate für Kinos in Accra zu malen, die ausländische Filme zeigen. Ein Handwerk, das aus der Zeit stammt, als digitale Anzeigetafeln noch nicht die Straßen der ghanaischen Hauptstadt erobert hatten: Damals waren alle Filmplakate von Hand gefertigt.
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Au Ghana, les affiches de films hollywoodiens deviennent des collectors
Accra (AFP) – 10.04.2014 08:21 – Par Chris STEIN
Oko Afutu sait exactement ce qui donne envie aux cinéphiles ghanéens de se ruer dans une salle obscure pour voir le film d’horreur anglais “Dog soldiers”: une affiche montrant un loup garou en train de dévorer un crâne d’homme. M. Afutu passe ses journées à peindre des affiches criardes pour les films étrangers projetés dans les cinémas d’Accra.
Un métier qui date du temps où les panneaux publicitaires numériques n’avait pas encore envahi les artères de la capitale ghanéenne: à cette époque, les affiches de cinéma étaient toutes fabriquées à la main.

Des affiches de films, réalisées à la main par des artistes ghanéens, sont présentées dans une expos
Film- Plakate, handgefertigt von ghanaischen Künstlern, werden in einer Ausstellung in Accra vorgestellt
Des affiches de films, réalisées à la main par des artistes ghanéens, sont présentées dans une exposition à Accra, en mars 2014
afp.com – Chris Stein

Les affiches artisanales de M. Afutu lui rapportent 40 euros chacune.
Mais au-delà des frontières du Ghana, cette lecture singulière et un brin naïve des superproductions américaines a séduit des amateurs d’art qui sont prêts à les acquérir pour plusieurs centaines de dollars.
“Ce qui nous attire le plus, c’est leur part de mystère”, explique Brian Chankin, un loueur de dvd de Chicago qui collectionne et expose dans son magasin les affiches de films ghanéennes.
“Les fautes d’orthographe n’ont pas d’importance… La façon dont les personnages sont placés sur l’affiche est toujours un peu maladroite. Mais cela fait partie de leur charme”.
Pour remplir les salles obscures, M. Afutu ne recule devant rien: si le film est sanglant, il y aura du sang plein l’affiche. S’il y a des scènes de nu, il peindra des corps nus sur l’affiche.
“L’affiche doit donner envie d’aller voir le film”, insiste M. Afutu qui peint depuis 1988.
– Pas de téléviseur ni de DVD –
Le Ghana a connu un boom économique ces dernières années grâce à ses exportations d’or et de cacao et à son industrie pétrolière naissante, ce qui a donné naissance à une classe moyenne qui consomme et encourage le secteur publicitaire.
Quand l’anthropologue Joseph Oduro Frimpong était petit, les grands écrans numériques sur lesquels défilent désormais publicités de voitures, annonces de concert et films en salle n’existaient pas: tout était peint à la main.
Quand M. Frimpong a trouvé une série de vieilles affiches de film dans un cinéma d’Accra, il a commencé à les collectionner. Il en a aujourd’hui une centaine.
Ces artistes “ne sont ni naïfs ni immatures(…) ce sont des gens très créatifs”, a estimé M. Frimpong, rencontré lors d’une récente exposition d’affiches ghanéennes de films des années 1980 à l’Alliance Française d’Accra.
Pour le galeriste californien Ernie Wolfe, auteur deux livres sur ces affiches qu’il collectionne également, l’ “âge d’or” de cette discipline remonte à l’époque où peu de foyers ghanéens avaient la télévision et encore moins des lecteurs de DVD.
A la fin des années 80, on embarquait un vieux projecteur, un groupe électrogène et des affiches peintes à la main dans un camion et on allait projeter les films dans les villages sans cinéma, raconte-t-il.
Quand les VHS arrivaient au Ghana, bien souvent, elles n’étaient pas livrées avec les affiches originales, ce qui obligeait les artistes locaux à les illustrer à leur manière.
“Nous n’avions pas Internet à cette époque”, rappelle Daniel Anum Jasper, qui peint des affiches de films depuis 1986 depuis son petit atelier en bordure d’une route animée, à la sortie d’Accra.
“On regardait le film (…) et on se servait de ce qu’on avait vu pour créer l’affiche” raconte-t-il.
– Une imagination débordante –
L’imagination des artistes ne connaît pas de bornes. Dans la collection de M. Frimpong, par exemple, des samouraïs armés d’épées apparaissent sur l’affiche de “Pirates des Caraïbes: la malédiction du Black Pearl”… alors qu’ils ne sont pas dans le film.
On ignore aussi d’où vient l’énorme poisson rouge de l’affiche locale du James Bond “l’espion qui m’aimait”, puisqu’il n’en est question à aucun moment dans le film.
C’est justement cette originalité qui fait leur succès auprès des collectionneurs, selon M. Wolfe.
“Ils n’avaient pas un patron derrière leur épaule” et pouvaient laisser libre cours à leur imagination, dit-il.
Selon M. Chankin, les affiches ghanéennes se vendent aujourd’hui entre plusieurs centaines et plusieurs milliers de dollars.
© 2014 AFP

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afp.com – Chris Stein

In Ghana werden die Plakate von Hollywood-Filmen zu Sammlerobjekten
Accra (AFP) – 2014.10.04 08.21 – Von Chris STEIN
Oko Afutu weiß genau, was den ghanaischen Kinogängern Lust macht, sich in einem dunklen Raum zu drängeln, um den englischen Horrorfilm “Dog Soldiers” zu sehen: ein Plakat, auf dem ein Werwolf eines Mannes Schädel verschlingt. Herr Afutu verbringt seine Tage damit, grelle Plakate für Kinos in Accra zu malen, die ausländische Filme zeigen. Ein Handwerk, das aus der Zeit stammt, als digitale Anzeigetafeln noch nicht die Straßen der ghanaischen Hauptstadt erobert hatten: Damals waren alle Filmplakate von Hand gefertigt.
Die gemalten Poster von M. Afutu bringen ihm jeweils 40 €.
Aber über die Grenzen von Ghana lockt diese einzigartige und ein bisschen naive Lesart amerikanischer Blockbuster Kunstliebhaber, die bereit sind, mehrere hundert Euro dafür zu zahlen.
“Was zieht uns am meisten anzieht, ist ihr Anteil von Mysterium”, sagt Brian Chankin ein dvd-Verleiher aus Chicago, der in seinem Shop ghanaische Filmposter sammelt und zeigt.
“Die Rechtschreibfehler sind egal … Die Art, wie die Figuren auf dem Plakat platziert sind, ist immer ein bisschen peinlich. Aber genau das ist Teil ihres Charmes . ”
Um die Theater zu füllen, macht Herr Afutu vor nichts halt : wenn der Film blutig ist, wird sein Plakat voller Blut sein. Wenn es Nacktszenen gibt, malt er nackte Körper auf dem Plakat .
“Das Plakat soll Lust auf den Film machen”, betont Herr Afutu, der seit 1988 malt .
– Kein TV und keine DVD –
Ghana hat einen Boom erlebt in den letzten Jahren durch den Export von Gold und Kakao und seiner aufkeimenden Ölindustrie, der zu einer Mittelschiht führte, die konsumiert und so auh die Werbeindustrie füttert.
Als der Anthropologe Joseph Oduro Frimpong klein war, gab es die großen digitalen Bildschirme, auf denen jetzt Auto-Anzeigen , Konzertankündigungen und Filmannoncen paradieren, nicht , alles wurde von Hand gemalt.
Als Herr Frimpong eine Reihe von alten Filmplakaten in Accras Kinos fand, fing er an, sie zu sammeln. Er hat jetzt hundert .
Diese Künstler “sind weder naiv noch unreif (…) sie sind sehr kreative Menschen “, sagte Herr Frimpong kürzlich bei einer Ausstellung der ghanaischen Filmplakate aus den 1980er Jahren in der Französischen Allianz in Accra.
Für den kalifornischen Galeristen Ernie Wolfe, Autor zweier Bücher über diese Plakate, die er auch sammelt , war das “goldene Zeitalter ” der Disziplin zu der Zeit, als nur wenige ghanaische Haushalte über Fernsehen , geschweige denn DVD-Player, verfügten .
In den späten 80er Jahren lud man eine alten Projektor , einen Generator und handgemalre Poster in einen LKW, um die Filme in Dörfern ohne Kino zu zeigen , sagt er.
Als VHS nach Ghana kam, waren die Kasseten oft ohne die Original-Plakate und die lokalen Künstler gezwungen, sie ihre Art und Weise zu veranschaulichen.
“Wir hatten zu dieser Zeit kein Internet “, erinnert sich Daniel Anum Jasper, der seit 1986 Filmplakate in seiner kleinen Werkstatt neben einer vielbefahrenen Straße in Accra malt.
“Wir sahen den Film (…) und verwendeten das, was wir gesehen hatten, um das Plakat zu schaffen”, sagt er.
– Eine wilde Phantasie –
Die Phantasie der Künstler kennt keine Grenzen. In der Sammlung von Herrn Frimpong zum Beispiel , erscheinen mit Samurai-Schwertern Bewaffnete auf dem Plakat von ” Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl ” … obwohl es sie in dem Film gar nicht gibt.
Wir wissen auch nicht, wo der riesige Goldfisch auf dem lokalen Poster von James Bond ” Der Spion , der mich liebte” herkommt, im Film spielt er keine Rolle.
Es ist diese Einzigartigkeit, die sie bei Sammlern beliebt macht , sagt Wolfe .
“Sie haben keinen Chef hinter ihrer Schulter” und können ihrer Fantasie freien Lauf geben, sagte er.
Laut Herrn Chankin verkaufen ghanaische Poster sich jetzt zwischen mehreren hundert und mehreren tausend Dollar.
© 2014 AFP

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