GUINEA-BISSAU: JUNTA UND OPPOSITION VEREINBAREN 2 JAHRE ÜBERGANGSZEIT – Militärputsch (PART II) – Bissau: la junte et l’opposition s’accordent sur une transition de deux ans

=> => PART I, 13.-17.04., 7 articles : GUINEA-BISSAU: MILITÄRPUTSCH – OPPOSITION DISTANZIERT SICH – HINTERGRÜNDE – Coup d’Etat militaire en Guinée-Bissau, des opposants finalement désolidarisés

1.: Bissau: die Junta und die Opposition einigen sich auf einen Zwei-Jahres-Übergang
Bissau (AFP) – 2012.04.18 19.05 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Die Junta und die großen Oppositionsparteien in Guinea-Bissau unterzeichneten eine Vereinbarung über die Errichtung einer Übergangszeit von zwei Jahren, nach der Präsidentschafts- und Parlamentswahlen abgehalten werden sollen.
2. KURZMELDUNG: Guinea-Bissau: Weltbank und BAD setzen Hilfen aus
WASHINGTON (AFP) – 19.04.2012 05:17
Die Weltbank und die Afrikanische Entwicklungsbank (BAD) meldeten Mittwoch die Aussetzung ihrer Hilfen zur Entwicklung nach dem Militärputsch vom 12. April.
© 2012 AFP

3. Guinea-Bissau öffnet seine Grenzen wieder, Schaffung einer gemeinsamen Front gegen den Putsch
Bissau (AFP) – 2012.04.19 18.27 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Eine Woche nach Ihrem Putsch befahl die Armee in Guinea-Bissau am Donnerstag die Wiedereröffnung der Grenzen und demonstriert damit ihren Willen zur Normalisierung, nach einer Übergangsvereinbarung mit den großen Parteien der ehemaligen Opposition mit dem Ziel von Wahlen in zwei Jahren. Die ehemalige Regierungspartei, die Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea-Bissau und Kap Verde (PAIGC), hat wiederum mit acht weiteren kleineren Parteien die Bildung einer “gemeinsame Front gegen den Putsch” organisiert, welche die Institutionen, die von der Junta aufgelöst wurden, als “alleinige Vertreter von Guinea-Bissau” anerkennt.
4. Guinea-Bissau: Junta bereit, sich gegen eine UN-Truppe zu verteidigen
Bissau (AFP) – 2012.04.20 13.53 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Mit ihrem “demokratischen Übergang” haben Junta und ehemalige Opposition in Guinea-Bissau ein Armdrücken mit den westafrikanischen und portugiesischsprachigen Ländern herbeigeführt, die fest entschlossen sind, den Putsch zu brechen, auch mit militärischen Mitteln.
5. Guinea-Bissau: Junta macht Rückzieher
22.04.2012 – Deutsche Welle, frankophone Afrikaredaktion
Die Putschisten änderten nach Androhung von Sanktionen der Vereinten Nationen ihre Meinung über die neulich mit der ehemaligen Opposition unterzeichnete Vereinbarung. Der ernannte Übergangspräsident lehnt die Ernennung ab.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT QUATRE: Bissau: la junte et l’opposition s’accordent sur une transition de deux ans
BISSAU (AFP) – 18.04.2012 19:05 – Par Malick Rokhy BÂ et Allen Yero EMBALO
La junte et les principaux partis d’opposition en Guinée-Bissau ont signé un accord sur la mise en place d’une période de transition de deux ans au terme desquels seront organisées des élections présidentielle et législatives.

Des gardes devant l'entrée du PAIGC, le parti au pouvoir en Guinée-Bissau avant le coup d'Etat, ph
Militärwachen vor der ex-Regierungspartei
Des gardes devant l’entrée du PAIGC, le parti au pouvoir en Guinée-Bissau avant le coup d’Etat, photographiés le 18 avril 2012
AFP – Seyllou

L’accord, signé après plusieurs jours de tractations entre militaires et ex-opposants au régime du Premier ministre déchu Carlos Gomes Junior, confirme la dissolution des institutions renversées par le coup d’Etat du 12 avril, ainsi que la création d’un “Conseil national de transition” chargé de désigner un président et un gouvernement de transition.
L’armée se retirera dans les casernes “une fois le nouveau président investi”, ont précisé des sources ayant participé aux discussions.
Des élections présidentielle et législatives seront organisées à l’issue de la période de transition.
“L’Assemblée nationale est dissoute, le président et le gouvernement sont destitués”, selon ces mêmes sources. L’accord, signé en présence de la presse, stipule également que “la structure hiérarchique de l’armée est maintenue”.
Le coup d’Etat est intervenu à un peu plus de deux semaines du second tour de la présidentielle qui devait opposer le 29 avril M. Gomes Junior, donné favori, à son principal opposant Kumba Yala. Ce dernier avait annoncé qu’il refusait d’y participer invoquant des “fraudes massives” au premier tour.
M. Kumba Yala avait condamné tardivement le putsch tout en déléguant des représentants de son parti aux pourparlers engagés avec la junte depuis dimanche.
Arrêtés par les militaires le jour du coup d’Etat, le président intérimaire Raimundo Pereira et le Premier ministre Gomes Junior étaient toujours détenus mercredi par l’armée, tout comme plusieurs membres de l’ancien gouvernement.
– Appel à l’ONU –
Ces derniers jours, les pressions s’étaient accrues sur les putschistes pour qu’ils libèrent les deux dirigeants arrêtés. “Ils seront libres dès que les conditions de sécurité seront réunies”, avait déclaré mardi le porte-parole de la junte.
Mercredi matin, l’armée avait brièvement interpellé l’ancien secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, le général Fodé Cassama, avant de le relâcher, selon sa famille.
Six jours après le putsch, la liste des personnes détenues n’a toujours pas été rendue publique par la junte.
Si M. Gomes Junior, malade et souffrant de diabète, a pu être vu samedi par une équipe du Comité international de la Croix rouge (CICR), nul n’a pu rencontrer le président intérimaire à ce jour.
“Nous ne l’avons pas vu mais nous aimerions le voir”, a déclaré mercredi à l’AFP le responsable de la communication du bureau régional du CICR à Dakar, Dénes Benczédi.
Mardi, au lendemain d’une tentative de médiation de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine avait suspendu la Guinée-Bissau de toutes ses instances menaçant les putschistes et leurs soutiens civils et militaires de sanctions.
L’ancien parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a appelé mercredi “l’Onu à envoyer en Guinée-Bissau une force de stabilisation pour protéger la jeune démocratie”.
“L’appui de la communauté internationale est nécessaire pour la Guinée-Bissau qui a besoin de stabilité”, a déclaré son secrétaire national Luis Olivares alors que, depuis son indépendance en 1974, cette ancienne colonie portugaise vit au rythme des coups d’Etat, tentatives de putsch et assassinats politiques sur fond de rivalités pour le contrôle du trafic de cocaïne.
© 2012 AFP

2. BREVE : Guinée-Bissau: la Banque mondiale et la BAD suspendent leur aide
WASHINGTON (AFP) – 19.04.2012 05:17
La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont annoncé mercredi qu’elles suspendaient leur aide au développement pour la Guinée-Bissau après le coup d’Etat du 12 avril.
© 2012 AFP

Un accord est signé entre la junte et les principaux opposants, le 18 avril 2012 à Bissau
Vertragsunterzeichnung zwischen Junta und Ex-Oppositionellen
Un accord est signé entre la junte et les principaux opposants, le 18 avril 2012 à Bissau
Foto (c) AFP – by Seyllou


3. La Guinée-Bissau rouvre ses frontières, création d’un Front commun anti-putsch

BISSAU (AFP) – 19.04.2012 18:27 – Par Allen Yero EMBALO et Malick Rokhy BÂ
Une semaine après son coup d’Etat, l’armée bissau-guinéenne a ordonné jeudi la réouverture des frontières, témoignant d’une volonté de normalisation au lendemain d’un accord de transition conclu avec les principaux partis de l’ex-opposition prévoyant la tenue d’élections dans deux ans.
L’ex-parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), a de son côté annoncé la formation, avec huit autres petits partis, d’un “Front commun anti-putsch”, qui affirme reconnaître les institutions dissoutes par la junte comme “uniques représentantes de la Guinée-Bissau”.
Dans un communiqué, ces partis exigent également “la reprise du processus électoral avec l’organisation du second tour de la présidentielle”, initialement prévu le 29 avril et dont le Premier ministre renversé, Carlos Gomes Junior, était le grand favori.
Selon l’accord signé mercredi soir entre la junte et les principaux opposants à M. Gomes Junior, arrêté le 12 avril par les militaires, la “transition démocratique” devra s’achever dans un délai “maximal” de deux ans avec “l’organisation simultanée d’élections présidentielle et législatives”.
L’armée s’est engagée à regagner les casernes “après l’investiture du président de transition, du gouvernement de transition et du Conseil national de transition”, pour laquelle aucune date n’a été fixée.
Aucune indication n’a non plus été donnée sur la composition de cet organe législatif, ni sur les noms des futurs président et Premier ministre, “présélectionnés” par les partis avant d’être soumis au Commandement militaire, selon des participants aux négociations.
Jeudi, les partis du nouveau “Front commun anti-putsch” ont dénoncé “l’attitude irresponsable et anti-démocratique” de ceux qui “se cachent derrière les militaires pour accéder au pouvoir”.
La veille au soir, les partis de l’ex-opposition s’étaient félicités de l’accord signé avec la junte. “Nous avons réussi à arracher le pouvoir aux militaires et c’est ça le plus important”, fanfaronnait le chef du PS devant les journalistes, affirmant que “la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) ne demandait rien d’autre que ça”.
La Cédéao, tout comme l’UA, l’ONU ou le Portugal, ancienne puissance coloniale, avaient exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel, insistant sur la libération des dirigeants incarcérés.
Jeudi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé avoir pu rencontrer la veille M. Gomes Junior et l’ancien président intérimaire Raimundo Pereira. Ils “ont l’air en bonne santé”, a déclaré à l’AFP une porte-parole du CICR.
Après l’Union africaine (UA) et la Francophonie qui avaient suspendu mardi la Guinée-Bissau, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont suspendu leur aide au développement. Le conseil de sécurité de l’ONU pourrait se réunir rapidement afin d’étudier la demande des pays lusophones de création d’une “force d’interposition”.
Interrogé sur les éventuelles sanctions qui pourraient s’abattre sur la Guinée-Bissau, Artur Sanha, du Parti de la rénovation sociale, principal parti de l’ex-opposition, s’est montré confiant.
“La Cédéao, l’Union africaine, les Nations unies et les autres organisations internationales devraient louer la Guinée-Bissau pour son expérience en matière de transition du pouvoir”, a-t-il déclaré.
© 2012 AFP

BREVE : Guinée-Bissau: un candidat battu à la présidentielle nommé président de transition

BISSAU (AFP) – 19.04.2012 21:36 – Par Allen Yero EMBALO et Malick Rokhy BÂ
Une semaine après le coup d’Etat en Guinée-Bissau, la junte et les partis de l’ex-opposition au régime renversé ont désigné par consensus un ancien candidat éliminé au premier tour de la présidentielle, Manuel Serifo Nhamadjo, comme président de transition.
© 2012 AFP

4. Guinée-Bissau: la junte prête à se défendre face à une force de l’ONU
BISSAU (AFP) – 20.04.2012 13:53 – Par Allen Yero EMBALO et Malick Rokhy BÂ
En se concoctant une transition “démocratique” sur mesure, la junte et l’ex-opposition en Guinée-Bissau ont engagé un bras de fer avec l’Afrique de l’Ouest et les pays lusophones qui semblent déterminés à faire plier les putschistes, y compris par des moyens militaires.
“La Guinée-Bissau n’acceptera pas une force d’interposition car la situation ne l’exige pas. Si on lui envoie une force, elle défendra son intégrité territoriale”, a déclaré le lieutenant-colonel Daba Na Walna, au cours d’une conférence de presse convoquée quelques heures après le début d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en Guinée-Bissau.
Les pays lusophones, au premier rang desquels le Portugal et l’Angola, ont plaidé devant le Conseil pour l’envoi d’une force mandatée par l’ONU afin de “rétablir l’ordre constitutionnel” dans le pays.
“Le temps est venu de dire non à la domination des armes sur les urnes”, a lancé le chef de la diplomatie portugaise Paulo Portas, venu défendre une intervention dans cette ancienne colonie portugaise qui a connu le 12 avril son quatrième coup d’Etat militaire en moins de quinze ans.
Une éventuelle “force de maintien de la paix” ou “mission de stabilisation” pourrait intégrer des contingents d’Afrique de l’Ouest et de pays lusophones, notamment des soldats angolais déjà présents sur place dans le cadre d’un accord bilatéral de coopération.
“Ce qui est en cause, c’est le choix entre un Etat basé sur l’ordre constitutionnel ou un Etat-voyou basé sur le pouvoir du trafic de drogue”, a affirmé le ministre portugais, qui a demandé des sanctions internationales contre les auteurs du coup et “ceux qui les appuient politiquement”.
Minée par une instabilité chronique, la Guinée-Bissau est devenue ces dernières années la plaque-tournante du trafic de cocaïne entre Amérique du sud et Europe, avec la complicité souvent dénoncée de la haute hiérarchie militaire et de certains reponsables politiques.
– “Usurpation de pouvoir” –
En annonçant jeudi, une semaine après le coup, un “transfert sans équivoque du pouvoir aux civils”, la junte, qui maintient toujours en détention le président intérimaire Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior, n’a guère convaincu.
Pire, l’alliance de circonstance entre l’armée et les anciens opposants au régime renversé a provoqué la colère des voisins de la Guinée-Bissau qui se sont sentis dupés par les militaires.
Ces derniers s’étaient engagés “par écrit” lundi à “se retirer pour permettre un retour immédiat à la normalité constitutionnelle”, selon le président de la Commission de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) Désiré Ouédraogo.
Jeudi, faisant fi de leurs promesses, la junte et l’ex-opposition ont annoncé la nomination d’un nouveau président de transition en la personne de Manuel Serifo Nhamadjo, un dissident du parti au pouvoir éliminé au premier tour de la présidentielle du 18 mars, remporté par l’ex-Premier ministre Gomes Junior.
Le président du futur Conseil national de transition (CNT) a également été choisi. Il s’agit du vice-président du Parti de la Rénovation sociale (PRS) de Koumba Yala, principal opposant à Gomes Junior.
Qualifié pour le deuxième tour de la présidentielle initialement prévu le 29 avril, M. Yala avait refusé d’y participer arguant de “fraudes massives”.
La date de l’investiture des nouveaux organes de transition, prévue pour fonctionner deux ans, n’a pas été précisée.
En attendant, la Cédéao a affirmé qu’elle rejetait cette “usurpation de pouvoir” et fait savoir qu’elle ne reconnaîtra “aucune transition émanant de la junte”.
Les chefs d’Etat de la Cédéao se réuniront le 26 avril à Abidjan pour un sommet extraordinaire consacré aux crises en Guinée-Bissau et au Mali, autre pays de la région victime d’un coup d’Etat le 22 mars.
© 2012 AFP

5. La junte bissau-guinéenne fait machine arrière
22.04.2012 – Deutsche Welle, red francophone Afrique
Les putschistes sont revenus sur l’accord de transition signé jeudi avec les partis de l’ex-opposition après des menaces de sanctions de l’Onu. Le président désigné pour l’intérim a finalement refusé sa nomination.
L’accord de transition, et en particulier la nomination d’un président intérimaire, n’était qu’une “proposition”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la junte, le colonel Da Walna. Ce revirement coïncide avec la condamnation du coup d’Etat du 12 avril par le Conseil de sécurité de l’Onu.
Samedi, le Conseil a réclamé le “rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel et le retour du gouvernement légitime” en Guinée-Bissau et menacé de “sanctions ciblées” les auteurs du putsch et leurs partisans.
Le même jour, le président guinéen Alpha Condé, médiateur de la crise bissau-guinéenne, a annulé un sommet prévu lundi à Conakry avec des chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine. “Suite à la grave décision prise par la junte de nommer un président de la République, de mettre en place un Conseil national de transition et de prévoir une transition de deux ans, le médiateur a décidé de s’en remettre à la réunion d’Abidjan du 26 avril”, a déclaré le ministre guinéen des Affaires étrangères, Edouard Nyankoï Lamah. Un sommet extraordinaire de la Cédéao est prévu à cette date dans la capitale économique ivoirienne.

Nhamadjo renonce à la présidence
Comme pour confirmer ce recul, Manuel Serifo Nhamadjo, le président désigné par la junte pour assurer l’intérim, a finalement annoncé qu’il refusait sa nomination. “Je suis un défenseur de la légalité et je ne reconnais aucune institution créée en dehors de la légalité”, a-t-il déclaré.
Éliminé au premier tour de l’élection présidentielle le 18 mars, le dissident du parti au pouvoir avait assuré vendredi ne pas avoir été consulté par les putschistes avant sa nomination, sans toutefois la contester explicitement. Il affirme désormais son intention de reprendre la présidence du Parlement, qu’il assurait de façon intérimaire jusqu’au putsch, afin de “trouver une solution pour un retour à l’ordre constitutionnel”.

Appels à la libération de Gomes Junior et Pereira
Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité de l’Onu a également réclamé la libération immédiate du président intérimaire Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior. Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la junte a laissé entendre qu’ils pourraient être relâchés “dans le courant de la semaine prochaine”. Il faut, selon lui, que les conditions de sécurité soient réunies, afin qu’ils ne soient pas “victimes d’une vengeance privée ou de représailles”.
Le putsch du 12 avril est survenu entre les deux tours de la présidentielle, dont Carlos Gomes Junior était le grand favori. Le 2ème tour était prévu le 29 avril, mais il devait être boycotté par l’opposition qui avait dénoncé des “fraudes massives” lors du premier scrutin. Le sommet de la Cédéao pourrait aborder la question d’une éventuelle “force de maintien de la paix” ou d’une “mission de stabilisation” réclamée par les pays lusophones afin de rétablir l’ordre constitutionnel dans ce pays qui souffre d’une instabilité chronique et qui est miné par le trafic de drogue international.
Auteur : Anne Le Touzé (avec AFP)
Edition : Mulay Abdel Aziz

Des Bissau-Guinéens dans une rue de Bissau le 17 avril 2012
Einwohner in einer Straße von Bissau
Des Bissau-Guinéens dans une rue de Bissau le 17 avril 2012
Foto (c) AFP – by Seyllou

Des policiers arrivent à l'Assemblée nationale, le 14 avril 2012 à Bissau
Polizisten kommen beim Parlament an
Des policiers arrivent à l’Assemblée nationale, le 14 avril 2012 à Bissau
Foto (c) AFP/Archives – by Alfa Balde

Des partisans de Manuel Serifo Nhamadjo brandissent son affiche de campagne, le 16 mars 2012, à Biss
Neuer Übergangspräsident Manuel Serifo Nhamadjo, Wahlkampffoto
Des partisans de Manuel Serifo Nhamadjo brandissent son affiche de campagne, le 16 mars 2012, à Bissau
AFP/Archives – Issouf Sanogo

1.: Bissau: die Junta und die Opposition einigen sich auf einen Zwei-Jahres-Übergang
Bissau (AFP) – 2012.04.18 19.05 – By Malick Ba Rokhy und Allen Yero Embalo
Die Junta und die großen Oppositionsparteien in Guinea-Bissau unterzeichneten eine Vereinbarung über die Errichtung einer Übergangszeit von zwei Jahren, nach der Präsidentschafts- und Parlamentswahlen abgehalten werden sollen.
Die Vereinbarung, nach mehreren Tagen der Verhandlungen zwischen den militärischen und ehemaligen Gegner des Regimes des gestürzten Premierminister Carlos Gomes Jr. unterzeichnet, bestätigte die Auflösung der Institutionen und die Schaffung eines “Nationalen Übergangsrates”, verantwortlich für die Ernennung eines Präsidenten und einer Übergangsregierung.
Die Armee wird sich in die Kasernen zurückziehen, “nachdem der neue Präsident im Amt ist”, hieß es von Gesprächsteilnehmern.
Präsidentschafts- und Parlamentswahlen werden am Ende der Übergangsfrist stattfinden.
“Die Nationalversammlung wird aufgelöst,der Präsident und die Regierung entlassen,” nach diesen Quellen. Die Vereinbarung, im Beisein der Presse unterschrieben, sagt auch, dass “die hierarchische Struktur der Armee gehalten wird”.
Der Putsch kam etwas mehr als zwei Wochen vor der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen am 29. April, deren Favorit Gomes Junior war und sein Hauptgegner Kumba Yala. Der hatte unter Berufung auf “massiven Betrug” in der ersten Runde angekündigt, dass er die Teilnahme an der Stichwahl ablehnt.
Kumba Yala hatte den Putsch spät verurteilt und delegierte gleichzeitig Vertreter seiner Partei zu den Verhandlungen mit der Junta seit Sonntag.
Die vom Militär am Tag des Putsches festgenommenen Interims-Präsident Raimundo Pereira und Premierminister Gomes Junior werden Mittwoch noch immer festgehalten von der Armee, wie mehrere Mitglieder der ehemaligen Regierung.
– Appell an die UNO –
In diesen Tagen wurde der Druck auf die Putschisten erhöht,die zwei verhafteten Führer frei zu lassen. “Sie werden frei sein, sobald die Sicherheitsbedingungen dafür erfüllt sind”, sagte am Dienstag der Sprecher der Junta….
Sechs Tage nach dem Putsch wurde die Liste der Inhaftierten von der Junta noch nicht öffentlich gemacht.

Dienstag, am Tag nach einem Vermittlungsversuch von der Wirtschaftsgemeinschaft Westafrikas (ECOWAS), droht die Afrikanische Union den Putschisten und ihren zivilen und militärischen Unterstützern mit Sanktionen.
Die ehemalige Regierungspartei, die Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea und Kap Verde (PAIGC), rief am Mittwoch “die UN auf, eine Stabilisierungstruppe nach Guines-Bissau zu entsenden, um die junge Demokratie zu schützen.”
“Die Unterstützung der internationalen Gemeinschaft ist notwendig für Guinea-Bissau, das Stabilität braucht”, sagte der nationale PAIGC-Sekretär Luis Olivares, während diese ehemalige portugiesische Kolonie seit der Unabhängigkeit im Jahr 1974 im Rhythmus der Staatsstreiche, Putschversuche und politischen Morde vor dem Hintergrund einer Rivalität um die Kontrolle über den Kokainhandel leben muss.
© 2012 AFP

2. KURZMELDUNG: Guinea-Bissau: Weltbank und BAD setzen Hilfen aus
WASHINGTON (AFP) – 19.04.2012 05:17
Die Weltbank und die Afrikanische Entwicklungsbank (BAD) meldeten Mittwoch die Aussetzung ihrer Hilfen zur Entwicklung nach dem Militärputsch vom 12. April.
© 2012 AFP

3. Guinea-Bissau öffnet seine Grenzen wieder, Schaffung einer gemeinsamen Front gegen den Putsch
Bissau (AFP) – 2012.04.19 18.27 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Eine Woche nach Ihrem Putsch befahl die Armee in Guinea-Bissau am Donnerstag die Wiedereröffnung der Grenzen und demonstriert damit ihren Willen zur Normalisierung, nach einer Übergangsvereinbarung mit den großen Parteien der ehemaligen Opposition mit dem Ziel von Wahlen in zwei Jahren. Die ehemalige Regierungspartei, die Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea-Bissau und Kap Verde (PAIGC), hat wiederum mit acht weiteren kleineren Parteien die Bildung einer “gemeinsamen Front gegen den Putsch” organisiert, welche die Institutionen, die von der Junta aufgelöst wurden, als “alleinige Vertreter von Guinea-Bissau” anerkennt.
In einer Erklärung fordern diese Parteien auch “die Wiederaufnahme des Wahlprozesses mit der Organisation der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen”, die ursprünglich für 29. April geplant war.
Im Rahmen der Vereinbarung (unterzeichnet Mittwoch) zwischen der Junta und den wichtigsten Gegnern von Herrn Gomes Junior sollte der “demokratischen Übergang” in einem “Maximum” von zwei Jahren “abgeschlossen werden, mit gleichzeitiger Abhaltung von Präsidentschafts- und Parlamentswahlen. ”
Die Armee hat sich verpflichtet, in die Kaserne zurückzukehren “nach der Amtseinführung des Übergangs-Präsidenten, der Übergangsregierung und dem Nationalen Übergangsrat”, für die kein Datum festgelegt wurde.
Keine Information wurde über die Zusammensetzung dieser gesetzgebenden Körperschaft gegeben. Die “Vorauswahl” kommt von den Parteien, die Auswahl dann von der Armee, nach Aussagen von Teilnehmern an den Verhandlungen.
Donnerstag haben die Parteien der neuen “gemeinsamen Front gegen den Putsch” diejenigen, die sich “hinter dem Militär verbergen”, als “unverantwortlich und undemokratisch” verurteilt.
Am Abend zuvor hatten Parteien der ehemaligen Opposition die Vereinbarung mit der Junta begrüßt. “Wir haben es geschafft, die Macht dem Militär zu entreißen, und das ist das Wichtigste”, prahlte der Führer der PS vor Reportern und sagte, “die ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen) um nichts gebeten außer das”.
Ecowas hatte wie AU, UNO und Portugal, ehemalige Kolonialmacht, eine schnelle Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung gefordert und dabei die Freilassung inhaftierter Anführer unterstrichen.
Donnerstag, sagte das Internationale Komitee vom Roten Kreuz (IKRK) hatte es den Tag erfüllt sein, bevor Herr Gomes Junior und ehemalige Interims-Präsident Raimundo Pereira. Sie “gesund aussehen”, sagte er AFP ein Sprecher des IKRK.
….Der UN-Sicherheitsrat könnte sich schon bald treffen, um die Forderung der portugiesischsprachigen Länder nach einer “Eingreiftruppe” zu prüfen.
Auf die Frage nach möglichen Sanktionen gegen Guinea-Bissau zeigte sich Artur Sanha von der Erneuerten Sozialdemokratischen Partei, die größte Partei der ehemaligen Opposition, zuversichtlich.
“Die ECOWAS, die Afrikanische Union, die Vereinten Nationen und die anderen internationalen Organisationen sollten in Guinea-Bissau ihre Erfahrung im Übergang der Macht einbringen können”, sagte er.
© 2012 AFP

KURZMELDUNG : Guinea-Bissau: ein besiegter Oppositionskandidat für das Präsidentenamt ist jetzt Übergangspräsident
Bissau (AFP) – 2012.04.19 21.36 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Eine Woche nach dem Putsch in Guinea-Bissau haben Junta und die Parteien der ehemaligen Opposition gegen das Regime im Konsens den in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen geschlagenen Manuel Serifo Nhamadjo zum Übergangs-Präsident ernannt.
© 2012 AFP

4. Guinea-Bissau: Junta bereit, sich gegen eine UN-Truppe zu verteidigen
Bissau (AFP) – 2012.04.20 13.53 – Von Allen Yero EMBALO und Malick Rokhy BÂ
Mit ihrem “demokratischen Übergang” haben Junta und ehemalige Opposition in Guinea-Bissau ein Armdrücken mit den westafrikanischen und portugiesischsprachigen Ländern herbeigeführt, die fest entschlossen sind, den Putsch zu brechen, auch mit militärischen Mitteln.
“Guinea-Bissau wird nicht akzeptieren eine Friedenstruppe, weil die Situation das nicht erfordert. Wenn man eine Kraft schickt, werden wir unsere territoriale Integrität verteidigen”, sagte Oberstleutnant Daba Walna Na während einer Pressekonferenz nur wenige Stunden nach dem Beginn einer Sitzung des Sicherheitsrats zur Lage in Guinea-Bissau.
Die portugiesischsprachigen Länder, allen voran Portugal und Angola, haben sich vor dem Rat für die Sendung einer UN-mandatierten Kraft zur “Wiederherstellung der verfassungsmäßigen Ordnung” in dem Land eingesetzt.
“Es ist Zeit, nein zu sagen zur Herrschaft der Waffen über die Urnen”, sagte der portugiesische Außenminister Paulo Portas.
Eine mögliche “Kraft zur Friedenssicherung” oder ein “Stabilisierungseinsatz” könnte westafrikanische und portugiesischsprachige Länder einbeziehen, darunter die angolanischen Soldaten, die bereits vor Ort sind im Rahmen einer bilateralen Zusammenarbeit .
“Was auf dem Spiel steht ist die Wahl zwischen einem Zustand der verfassungsmäßigen Ordnung oder einem Banditenstaat, der auf der Macht des Drogenhandels steht”, sagte der portugiesische Minister.
Geplagt von chronischer Instabilität, hat sich Guinea-Bissau in den letzten Jahren zum Mittelpunkt für Drogenhandel zwischen Südamerika und Europa entwickelt, oft mit der Komplizenschaft von Teilen der militärischen Führung und einigen verantwortlichen Politikern.
– “Usurpation der Macht” –
[….]
Donnerstag gaben die Junta und die ehemalige Opposition die Ernennung eines neuen Übergangs-Präsidenten in der Person von Manuel Serifo Nhamadjo bekannt, ein Dissident aus der regierenden Partei PAIGC, der in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen am 18. Maärz eliminiert wurde.
Der künftige Präsident des Nationalen Übergangsrates (CNT) wurde auch gewählt. Dies ist der Vizepräsident der Partei für Soziale Erneuerung (PRS) von Kumba Yala, der Hauptgegner von Gomes Junior.

Das Datum der Einweihung der neuen Organe des Übergangs wurde nicht angegeben.
Unterdessen sagte Ecowas, sie lehne die “Usurpation der Macht” ab und werde “keinen Übergang von der Junta anerkennen.”
Die Staatschefs der ECOWAS werden sich am 26. April in Abidjan treffen für einen besonderen Gipfel zum Thema der Krisen in Guinea-Bissau und Mali.
© 2012 AFP

5. Guinea-Bissau: Junta macht Rückzieher
22.04.2012 – Deutsche Welle, frankophone Afrikaredaktion
Die Putschisten änderten nach Androhung von Sanktionen der Vereinten Nationen ihre Meinung über die neulich mit der ehemaligen Opposition unterzeichnete Vereinbarung. Der ernannte Übergangspräsident lehnt die Ernennung ab.
Die Übergangsvereinbarung, insbesondere die Ernennung eines Interims-Präsidenten, war nur ein “Vorschlag”, sagte gegenüber AFP der Sprecher der Junta, Oberst Da Walna. Diese Wende kommt mit der Verurteilung des Staatsstreichs vom 12. April durch den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen.
Samstag forderte der Rat die “sofortige Wiederherstellung der verfassungsmäßigen Ordnung und die Rückkehr der legitimen Regierung” in Guinea-Bissau und drohte mit “gezielten Sanktionen” gegen die Autoren des Putsches und ihre Unterstützer.
Am selben Tag hat der guineische Präsident Alpha Condé, der Vermittler der Krise in Guinea-Bissau, einen Gipfel, geplant am Montag in Conakry mit Staatsoberhäuptern der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) und der Afrikanischen Union, abgesagt. “Nach der schweren Entscheidung der Junta, einen Präsidenten und einen Nationalen Übergangsrat zu etablieren für eine zweijährige Übergangszeit zu ernennen, entschieden wir, die Sitzung zu verschieben in die von Abidjan am 26. April “, sagte der guineische Minister für Auswärtige Angelegenheiten, Edward Nyankoï Lamah. Ein außerordentlicher Gipfel der ECOWAS ist für diesen Zeitpunkt in der ivorischen ökonomischen Hauptstadt angesagt.

Nhamadjo verzichtet auf die Präsidentschaft
Als ob um diesen Rückgang zu bestätigen, hat Manuel Serifo Nhamadjo, der von der Junta als Interimspräsident ernannt wurde, schließlich angekündigt, dass er die Ernennung abgelehnt. “Ich bin ein Verfechter von Recht und ich erkenne keine Einrichtung außerhalb des Rechts an”, sagte er.
Ausgeschieden in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen am 18. März, bestand dieser Dissident aus der regierenden Partei Freitag darauf, er sei von der Junta vor seiner Ernennung nicht konsultiert worden, lehnte sie aber nocht nicht ab. Jetzt bekräftigt er seine Absicht, den Vorsitz des Parlaments wieder aufzunehmen, den er interimistisch bis zum Putsch innehatte, um “eine Lösung zu finden für eine Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung”.

Forderungen für die Freilassung von Gomes Junior und Pereira
In seiner Erklärung forderte der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen auch die sofortige Freilassung des Interims-Präsident Raimundo Pereira und des Premierministers Carlos Gomes Junior. Darauf angesprochen, hat der Sprecher der Junta angedeutet, dass sie entlassen werden könnten “irgendwann in der nächsten Woche.” Wir müssen sehen, sagte er, dass die Sicherheitsbedingungen erfüllt sind, damit sie nicht “Opfer einer privaten Rache oder Vergeltung werden.”
Autor: Anne Le Touze (mit AFP)
Edit: Mulay Abdul Aziz

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