GUINEA-BISSAU: MEUTEREI ODER PUTSCH? History 2005-2010 – Guinée-Bissau: mutinerie ou coup d’Etat?

DIE BEIDEN DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) SIND IN DER UNTEREN HÄLFTE
Guinea-Bissau: Premierminister von Soldaten verhaftet, mit dem Tode bedroht
Bissau (AFP) – 02.04.2010 05.11 Uhr
Guinea-Bissau seit 2005
Bissau (AFP) – 01.04.2010 15.51 Uhr

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“GUINEA BISSAU: PORTRAIT CARLOS GOMEZ, SITUATION IM LAND – La Guinée-Bissau, petit pays instable d’Afrique de l’Ouest”

1. article: Guinée-Bissau: le Premier ministre arrêté par des militaires, menacé de mort
BISSAU (AFP) – 02.04.2010 05:11
Des militaires mutins en Guinée-Bissau ont arrêté jeudi le Premier ministre et le chef d’état-major de l’armée, et pris le contrôle du centre de la capitale de ce petit pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, plaque tournante d’un important trafic de cocaïne.
Les Etats-Unis et le Portugal, ancienne puissance coloniale, ont aussitôt appelé au retour de “l’ordre constitutionnel” dans ce pays, marqué par l’instabilité politique depuis des années, tandis que la France a dénoncé un “coup d’Etat”.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé les dirigeants du pays à “résoudre les différends d’une manière pacifique” et à “maintenir l’ordre constitutionnel”.
De son côté, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné “l’inacceptable rupture de l’ordre constitutionnel”, ajoutant que “l’UE appelle à la fin immédiate des comportements irresponsables et au plein respect des règles démocratiques élémentaires”.
Le nouvel homme fort du pays, le général Antonio Indjai, qui a pris la direction des forces armées, a assuré jeudi soir que le coup de force représentait “un problème purement militaire” et que l’armée réitérait “son attachement et sa soumission au pouvoir politique”.
Arrêté jeudi matin, le Premier ministre Carlos Gomes Junior est maintenu en résidence surveillée à son domicile.
Les mutins ont également arrêté le chef d’état-major de l’armée, le général José Zamora Induta, et une “quarantaine d’officiers”.
Les centaines de sympathisants qui exigeaient la libération du Premier ministre près de sa résidence se sont progressivement dispersés.
Jeudi après-midi, le général Indjai avait en effet menacé, lors d’une conférence de presse, de “tuer” le Premier ministre Carlos Gomes Junior si les “attroupements” de ses sympathisants ne cessaient pas.
“Nous vous demandons d’éviter tout attroupement dans les rues. Si vous ne le faites pas, cela peut nous amener à tuer Cadogo”, surnom du Premier ministre, avait-il mis en garde.
Jeudi soir, la situation était calme à Bissau, les rues du centre de la capitale restaient désertes, la population se terrant chez elle par crainte de violences.
“Les forces armées bissau-guinéennes tiennent à informer l’opinion nationale et internationale que les événements survenus ce jeudi matin sont un problème purement militaire qui ne concerne donc pas le pouvoir civil en place”, a affirmé le général Indjai, dans un communiqué lu à la radio nationale.
“Toutefois, l’armée réitère son attachement et sa soumission au pouvoir politique. Les institutions militaires restent et resteront soumises aux pouvoir politique”, a-t-il ajouté.
Le président du pays, Malam Bacai Sanha, qui n’a pas été inquiété par les mutins, a assuré que la situation était “calme”, invoquant une “confusion entre militaires”.
La Guinée-Bissau, au sud du Sénégal, compte 1,5 million d’habitants qui vivent dans la misère. Baigné par l’Atlantique, il est considéré comme un pays de transit pour le trafic de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.
L’armée est très influente dans ce petit pays indépendant depuis 1974 et ravagé par une guerre civile à la fin des années 1990, et son implication dans le trafic de drogue a souvent été évoquée.
Le Portugal a “condamné avec véhémence” les troubles et appelé au “retour immédiat” de l’ordre constitutionnel dans son ancienne colonie.
“Nous voulons voir l’ordre constitutionnel restauré dès que possible”, a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Philip Crowley.
Le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, a dénoncé un “coup d’Etat” et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) des “tentatives de déstabilisation”.
Le président de la Commission de l?Union Africaine (UA), Jean Ping, a demandé aux militaires de “respecter la discipline républicaine”.
© 2010 AFP

La Guinée-Bissau depuis 2005
BISSAU (AFP)- 01.04.2010 15:51
Joao Bernardo Vieira (dit “Nino”), sans étiquette, remporte le second tour de l’élection
présidentielle le 24 juillet 2005.
Voici les principaux événements en Guinée-Bissau, pays pauvre et instable d’Afrique de l’Ouest, depuis 2005:

– 24 juil 2005: Joao Bernardo Vieira (dit “Nino”), sans étiquette, remporte le second tour de l’élection présidentielle. Il avait dirigé le pays entre 1980 et 1999 avant d’être chassé du pouvoir par une rébellion de onze mois.

– mars-avr 2006: Des combats opposent l’armée et une faction du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion au Sénégal).

– 6 jan 2007: L’ex-chef d’état-major de la marine, Mohamed Lamine Sanha, décède des suites de blessures après avoir été attaqué par des hommes armés.

Du 10 au 29 janvier, Carlos Gomes Junior se réfugie dans les locaux de l’ONU à Bissau. Il était recherché par la police pour avoir accusé Vieira d’être “le principal responsable” de l’assassinat de Sanha.

– 17 avr: Nouveau gouvernement dirigé par Martinho Ndafa Kabi, numériquement dominé par les partis d’opposition, mais Vieira conserve plusieurs postes-clés.

– 16 déc: Loi d’amnistie qui blanchit les auteurs des coups d’Etat et assassinats politiques entre 1980 et 2004.

– 19 déc: L’ONU appelle à aider la Guinée-Bissau, “assiégée par les cartels internationaux” de la drogue.

– 5 août 2008: Dissolution de l’Assemblée nationale. Carlos Correia Premier ministre.

– 6 août: Coup d’Etat “déjoué” à Bissau. Le chef d’état-major de la marine Jose Americo Bubo Na Tchuto, auteur présumé de la tentative de coup, est arrêté en Gambie, où il demande l’asile.

– 16 nov: Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique) remporte les législatives.

– 23 nov: Des militaires attaquent la résidence de Vieira: deux morts au sein de sa garde.

– 25 déc: Carlos Gomes Junior, chef du PAIGC, Premier ministre.

– 2 mars 2009: Le président Vieira est tué par balles par des militaires, peu après un attentat à la bombe qui a coûté la vie au chef d’état-major, le général Batista Tagmé Na Waié.

– 3 mars: Le président de l’Assemblée Raimundo Pereira prête serment comme chef d’Etat par intérim.

– 5 juin: L’ex-ministre de l’Administration territoriale et candidat à la présidentielle Baciro Dabo et l’ex-ministre de la Défense Helder Proença sont tués par des militaires qui les soupçonnent de préparer un coup d’Etat.

– 26 juil: Le candidat du parti au pouvoir, Malam Bacaï Sanha, remporte le second tour de l’élection présidentielle avec plus de 63% des suffrages face à son rival Kumba Yala.

– 8 sept: Investiture du nouveau président Sanha, qui promet “de mener une lutte sans trêve contre la corruption rampante” et “de combattre sans merci le narco-trafic et le crime organisé”.

– 5 nov: L’ONU exhorte l’armée à respecter l’ordre constitutionnel.

– 28 déc: José Américo Bubo Na Tchute, réfugié en Gambie fin 2008, rentre clandestinement dans son pays, et sollicite la protection de l’ONU à Bissau. La Guinée-Bissau demande au secrétaire général de l’ONU, qu’il soit “remis à la justice” de son pays ou “renvoyé vers la Gambie”.

– 30 déc: Le président Sanha rentre à Bissau après quatre semaines à l’étranger pour raisons médicales.

– 1 avr 2010: Arrestation dans la matinée du Premier ministre Carlos Gomes Junior par des “jeunes soldats”. José Américo Bubo Na Tchute a quitté “volontairement” peu avant 11H30 (locales et GMT) les locaux de l’ONU indique la mission des Nations unies.

Le chef d’état-major adjoint de l’armée menace de “tuer” le Premier ministre si les “attroupements” de ses sympathisants ne cessent pas.
© 2010 AFP

Guinea-Bissau: Premierminister von Soldaten verhaftet, mit dem Tode bedroht
Bissau (AFP) – 02.04.2010 05.11 Uhr
Meuternde Soldaten in Guinea-Bissau Meuterer haben am Donnerstag den Ministerpräsident und den Generalstabschef der Armee verhaftet und übernahmen die Kontrolle über das Zentrum der Hauptstadt des kleinen armen Land in Westafrika, Drehscheibe für einen großen Kokainschmuggel.
Die Vereinigten Staaten und Portugal, der ehemaligen Kolonialmacht, forderten die Rückkehr der “verfassungsmäßigen Ordnung” in diesem Land, durch politische Instabilität gekennzeichnet seit Jahren, während in Frankreich von einem “Staatstreich” gesprochen wurde.
Der UN-Generalsekretär Ban Ki-moon hat die Führung des Landes aufgerufen, “Streitigkeiten auf friedliche Weise” und zur “Aufrechterhaltung der verfassungsmäßigen Ordnung”.
Für seinen Teil hat der Leiterin der europäischen Diplomatie Ashton der “inakzeptable Verletzung der verfassungsmäßigen Ordnung verurteilt” und fügte hinzu, dass “der EU für die sofortige Beendigung der unverantwortlichen Verhalten und in voller Einhaltung der grundlegenden demokratischen Spielregeln” .
Der neue starke Mann des Landes, General Antonio Indjai, der die Führung der Streitkräfte übernommen Donnerstag Abend, sagte dass der Staatsstreich “repräsentiert eine rein militärische Angelegenheit” und bekräftigte seitens der Armee “ihr Engagement und ihre Unterordnung unter politische Macht”.
Arrested Donnerstag Morgen, ist Premierminister Carlos Gomes Junior unter Hausarrest in seinem Haus.
Die Rebellen haben auch den Chef des Generalstabes des Heeres, General Jose Zamora Induta verhaftet, und “etwa 40” Offiziere.
Die Hunderte von demonstrierenden Anhängern, die die Freilassung des Premierministers der Nähe seines Hauses gefordert hatten, wurden allmählich zerstreut.
Donnerstag Nachmittag hatte General Indjai während einer Pressekonferenz drohte “zu töten” den Premierminister Carlos Gomes Junior, wenn der “Pöbel” von seinen Anhängern nicht halt machen.
“Wir fordern Sie zur Vermeidung von Gedränge in den Straßen auf. Wenn Sie es nicht tun, Sie uns führen können zu töten Cadogo”, Spitzname des Ministerpräsidenten, warnte er.
Donnerstag Abend: Beruhigung der Situation in Bissau, die Straßen der Innenstadt der Hauptstadt desertiert waren, war die Bevölkerung in ihre Wohnungen durch die Angst vor Gewalt verschanzt.
“Die Streitkräfte von Guinea-Bissau sagen zu der nationalen und internationalen öffentlichen Meinung, dass was passiert ist Donnerstag Morgen sind ein rein militärisch begründet und berührt nicht die zivile Macht”, sagte General Indjai, in einem Statement verlesen im nationalen Radio.
“Doch das Militär sein Engagement und seine Unterwerfung unter die politische Macht bekräftigt. Die militärischen Einrichtungen sind und bleiben vorbehaltlich der politischen Macht”, fügte er hinzu.
Der Präsident des Landes, Malam Bacai Sanha, der nicht von den Rebellen gestört worden war, hat versichert, dass die Situation war “Ruhe” unter Berufung auf eine “Konfusion zwischen Militärs”.
Guinea-Bissau, im Süden Senegals, hat 1,5 Millionen Einwohner, die meisten in Armut leben. Gebadet durch den Atlantik, wird es als ein Transitland für den Drogenhandel südamerikanischen Kokains nach Europa benutzt.
Das Militär ist sehr einflussreich in diesem kleinen Land, seit 1974 unabhängig und vom Bürgerkrieg verwüstetet in den späten 1990er Jahren. Und seine Verwicklung in den Drogenhandel hat oft erwähnt worden.
Portugal hat “vehement verurteilte” die Unruhe und für “sofortige Rückkehr” der verfassungsmäßigen Ordnung in seiner ehemaligen Kolonie genannt.
“Wir wollen die verfassungsmäßige Ordnung wiederhergestellt so bald wie möglich sehen”, sagte Sprecher Philip Crowley von der amerikanische Diplomatie.
Die Französisch Außenminister Bernard Kouchner, prangerte einen “Putsch” und der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen (ECOWAS) von “Destabilisierungsversuche”.
Der Vorsitzende der Kommission der Afrikanischen Union (AU), Jean Ping, hat das Militär aufgefordert zu “die republikanische Disziplin”.
© 2010 AFP

Guinea-Bissau seit 2005
Bissau (AFP) – 01.04.2010 15.51 Uhr
Joao Bernardo Vieira (bekannt als “Nino”), parteilos, gewann die zweite Runde der Wahlen
Presidential 24. Juli 2005.
Wichtige Ereignisse in Guinea-Bissau, einem armen und instabilen Westafrika seit 2005:

– 24. Juli 2005: Joao Bernardo Vieira (bekannt als “Nino”), kein Label, gewann die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen. Er hatte das Land zwischen 1980 und 1999 geführt, bevor er von einem Aufstand von elf Monaten Dauer gestürzt worden war.

– März-April 2006: Die Kämpfe zwischen der Armee und eine Splittergruppe der Movement of Democratic Forces of Casamance (MFDC Rebellen in Senegal).

– 6. Januar 2007: Ex-Stabschef der Marine, Sanha, stirbt an den Verletzungen, nachdem er von bewaffneten Männern überfallen.

Von 10 bis 29 Januar, findet Carlos Gomes Junior Zuflucht in der UN-Lokale in Bissau. Er wurde von der Polizei gesucht, er hatte vorgeworfen Vieira des Seins “Hauptverantwortliche” für die Ermordung von Sanha.

– 17. April: Neue Regierung von Martinho Ndafa Kabi geleitet, zahlenmäßig von den Oppositionsparteien beherrscht, aber behält Vieira mehrere Schlüsselpositionen.

– 16. Dezember: Amnestiegesetz, das die Täter von Staatsstreichen und politischen Morden zwischen 1980 und 2004 bleicht.

– 19. Dezember: UN Hilfeaufrufe für Guinea-Bissau, “durch internationale Kartelle von Drogenhändlern belagert”.

– 5. August 2008: Auflösung der Nationalversammlung. Carlos Correia Ministerpräsident.

– 6. August: Putsch “vereitelt” in Bissau. Der Chief of Naval Staff Jose Americo Bubo Na Tchuto, der angeblich den Putsch versuchte, wurde in Gambia, wo er Asyl beantragt, verhaftet.

– 16. November: Die Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea-Bissau und Kap Verde (PAIGC, die ehemalige Einheitspartei) gewann die Parlamentswahlen.

– 23. November: Truppen griffen die Residenz von Vieira an: zwei Todesfälle in seiner Garde.

– 25. Dezember: Carlos Gomes Junior, der Führer der PAIGC, wird Ministerpräsident.

– 2. März 2009: Präsident Vieira erschossen wurde kurz nach einem Selbstmordanschlag, das das Leben des Chief of Staff General Batista Tagmé Na Waie forderte, von Soldaten.

– 3. März: Der Präsident der Versammlung Raimundo Pereira wurde vereidigt als handelnder Staatschef.

– 5. Juni: Ex-Minister für territoriale Verwaltung und Präsidentschaftskandidat Baciro Dabo und ehemalige Verteidigungsminister Helder Proença wurden von Soldaten, die sie der Vorbereitung eines Staatsstreichs verdächtigten, getötet.

– 26. Juli: Der regierende Partei Kandidat Malam Bacai Sanha, gewann die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen mit über 63% der Stimmen gegen seinen Rivalen Kumba Yala.

– 8. September: Einweihung des neuen Präsidenten Sanha, der “verspricht einen unerbittlichen Kampf gegen die grassierende Korruption führen” und “ohne Gnade den Drogenhandel und die organisierte Kriminalität zu bekämpfen.”

– 5. November: Die Vereinten Nationen fordert das Militär auf, die verfassungsmäßige Ordnung zu respektieren.

– Dez. 28: Jose Americo Bubo Na Tchute, geflohen Ende 2008 in Gambia, ist illegal in seinem Land zurück und suchen Zuflucht bei der UNO in Bissau. Guinea-Bissau ersucht den Generalsekretär der Vereinten Nationen, ihn “vor Gericht gestellt werden” seines Landes oder “nach Gambia zurück.”

– 30. Dezember: Präsident Sanha kehrte nach Bissau zurück nach vier Wochen im Ausland aus medizinischen Gründen.

– 1. April 2010: Verhaftung am Morgen des Premierministers Carlos Gomes Junior von “jungen Soldaten”. Jose Americo Bubo Na Tchute verliess “freiwillig” kurz vor 11:30 Uhr (GMT) den Räumlichkeiten der UN-Mission der Vereinten Nationen.

Der stellvertrende Armeestabschef Armee gedroht, “zu töten” den Premierminister, wenn der “Pöbel” von seinen Anhängern nicht halt machen zu demonstrieren.
© 2010 AFP

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