GUINEA-BISSAU: MILITÄRPUTSCH – OPPOSITION DISTANZIERT SICH – HINTERGRÜNDE – Coup d’Etat militaire en Guinée-Bissau, des opposants finalement désolidarisés

=> SUITE FOLGE: PART II, 18.04. … : GUINEA-BISSAU: JUNTA UND OPPOSITION VEREINBAREN 2 JAHRE ÜBERGANGSZEIT – Militärputsch (PART II) – u: la junte et l’opposition s’accordent sur une transition de deux ans

1. Militärputsch in Guinea-Bissau, Präsident und Premierminister festgenommen
Bissau (AFP) – 2012.04.13 17.19 – Von Allen Yero Embalo
Carte de la Guinée-Bissau secouée par une tentative de coup d'Etat militaireGuinea-Bissau wurde Freitag Opfer eines neuen Militärputsches, nach der Verhaftung von Interims-Präsident Raimundo Pereira und Premierminister Carlos Gomes Junior in nun von den Soldaten durchzogen der Hauptstadt.
Eine gesichtslose “militärische Führung” mit Basis im Generalsstab rechtfertigte diese neuen Unruhen in der Region drei Wochen nach einem Putsch in Mali gerechtfertigt mit der Enthüllung eines “Geheimabkommen” zwischen der Exekutive und Angola.

1-b LÄNDERPORTRAIT : Guinea-Bissau, westafrikanisches Land mit bewegter Vergangenheit
Bissau (AFP) – 2012.04.12 10.09 Uhr
Guinea-Bissau steht kurz vor der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen und ist ein Staat in Westafrika, der viele Staatsstreiche und Putschversuche erlebte seit der Unabhängigkeit im Jahr 1974.
2. Die Sorge um die Minister der gestürzten Regierung in Guinea-Bissau
Bissau (AFP) – 2012.04.14 15.42 – Von Allen Yero Embalo
Die Sorge wuchs Samstag um die Mitglieder der abgesetzten Regierung in Guinea-Bissau nach dem Staatsstreich und der Verhaftung der beiden Köpfe der Exekutive von der Junta, die eine Regierung der “Union” mit der ehemaligen Opposition aufzubauen versucht.
4. Interview: Guinea-Bissau: die unmögliche Stabilität , l’impossible stabilité
5. Kabinett der “Union” für Guinea-Bissau, Fragen über die Rolle vom Armeechef
Bissau (AFP) – 2012.04.15 13.20 – Von Yero Embalo Allen und Malick Ba Rokhy
Das Militär an der Macht in Guinea-Bissau führte weitere Gespräche mit ehemaligen Oppositionellen über eine Regierung der “Union”, während Fragen über die Rolle des Armeechef, dessen Verhaftung für viele “eine Farce” ist, auftauchen.
KURZMELDUNG : Guinea-Bissau: die Junta löst die Institutionen auf und schliesst die Grenzen
Bissau (AFP) – 16/04/2012 04.46 Uhr
Das Militär an der Macht in Guinea-Bissau und die ehemalige Opposition haben Sonntag die Auflösung der Institutionen und die Schaffung eines “Nationalen Übergangsrates / Transitional National Council” (CNT) angekündigt, am Vorabend der Ankunft einer westafrikanischen Delegation.
© 2012 AFP

6. Guinea-Bissau: Oppositionelle verurteilen jetzt den Militärputsch
Bissau (AFP) – 2012.04.16 14.50 – By Malick Rokhy Ba und Allen Yero Embalo
Die wichtigsten Führer der früheren Opposition in Guinea-Bissau haben sich schließlich Montag von den Autoren des Militärputsches distanziert und fordern “schnelle Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung”, während der internationale Druck gegen den Putsch wächst.
7. KURZMELDUNG : Bissau: Junta verbietet Demonstrationen, Afrikanische Union droht mit Sanktionen
BISSAU (AFP) – 17.04.2012 14:02 – Par Allen Yero EMBALO
Die AU hat Guinea-Bissau Dienstag ausgesetzt und sieht weitere Sanktionen vor…. “Angesichts der Häufigkeit von Militärputschen” dort, bittet die AU Westafrika, “ihr binnen zwei Wochen eine Entscheidung oder Sanktionsvorschläge” gegen die Putschisten und ihre zivilen und militärischen Unterstützer vorzulegen….
© 2012 AFP

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM FRZ INTERVIEW IN GELB (MITTE)

=> GUINEA-BISSAU in AFRIKANEWS ARCHIV

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT SIX : Coup d’Etat militaire en Guinée-Bissau, président et Premier ministre arrêtés
BISSAU (AFP) – 13.04.2012 17:19 – Par Allen Yero EMBALO
La Guinée-Bissau était en proie vendredi à un nouveau coup d’Etat militaire, au lendemain de l’arrestation du président intérimaire Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior, dans la capitale désormais quadrillée par les soldats. Un “commandement militaire” sans visage basé à l’état-major a justifié ces nouveaux troubles dans la région, trois semaines après un putsch au Mali, en dénonçant un “accord secret” conclu entre l’exécutif et l’Angola.

Un soldat monte la garde près de l'Assemblée nationale à Bissau le 13 avril 2012Ein Soldat steht Wache in der Nähe der Nationalversammlung in Bissau 13. April 2012
Foto (c) AFP – by Alfa Balde, Un soldat monte la garde près de l’Assemblée nationale à Bissau le 13 avril 2012

Dans ce pays très instable, les rumeurs de coup se faisaient insistantes depuis des jours, à l’approche du second tour de la présidentielle (+ portraits Gomes, Yala) du 29 avril.
Condamné par l’ONU, l’assaut a été lancé jeudi soir, principalement sur la résidence à Bissau de Carlos Gomes Junior, homme fort de l’exécutif et favori du scrutin. Sa maison a été attaquée à la roquette, pendant que des militaires prenaient la radio nationale et bouclaient la ville.
Carlos Gomes Junior a été “conduit à la base de San Vicente”, à 45 km au nord de Bissau, a-t-on appris de sources militaire et diplomatique. Le président Pereira a été aussi mis aux arrêts, mais son lieu de captivité n’était pas connu.
Plusieurs responsables politiques ont également été arrêtés jeudi soir et conduits au siège de l’état-major, selon une source militaire.
Vendredi, les soldats renforçaient leur présence dans les rues, et les patrouilles à pied avaient cédé la place à des patrouilles en pick-up.
Certains étaient postés devant des ministères et le siège du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), en centre-ville.
“Les militaires sont partout et interdisent certains accès”, a affirmé à l’AFP une source diplomatique à Bissau.
Des sources hospitalières interrogées par l’AFP n’avaient pas pour l’heure fait état de victimes.
La radio publique, coupée depuis jeudi soir, a recommencé à émettre.
Elle diffusait exclusivement de la musique et des communiqués laconiques diffusés par un “commandement militaire” sans nom ni visage, mais basé à l’état-major.
“Accord secret” avec l’Angola
Le “commandement” a assuré n’avoir “aucune ambition pour le pouvoir” et a convoqué les partis politiques pour une réunion en fin d’après-midi, en vue de permettre un “retour rapide du pays à une normalité politique et constitutionnelle”.
Il prétend avoir voulu contrer les “manoeuvres” du gouvernement destinées à “faire éliminer les forces armées bissau-guinéennes par une force étrangère”.
L’armée dénonce “l’existence d’un accord militaire secret” entre le pouvoir et l’Angola. En cause: la mission militaire angolaise (Missang) présente depuis 2011 dans le pays et qui servait, selon les militaires bissau-guinéens, à “protéger le gouvernement en cas de crise”.
Lundi à Bissau, le chef de la diplomatie angolaise, Georges Chicoty, avait annoncé le prochain retrait de la force. Ses effectifs n’ont jamais été communiqués officiellement mais la Missang compte au moins 200 éléments, selon des sources concordantes.
Ex-puissance coloniale, le Portugal a condamné “avec véhémence” le coup et défendu la mission angolaise, “un facteur de sécurité et non un facteur d’instabilité”.
Les pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU “ont condamné l’action militaire et demandé instamment le rétablissement immédiat des autorités civiles”.
Jugeant le putsch “inadmissible”, l’UA a averti qu’elle “n’acceptera aucune prise de pouvoir par des voies anticonstitutionnelles”. La France a fustigé “l’usage de la violence” et les Etats-Unis ont exhorté à “restaurer le leadership légitime des civils”.
La Guinée-Bissau a une histoire jalonnée de putschs, tentatives de coups d’Etat militaires et violences politiques depuis son indépendance en 1974. Elle est devenue ces dernières années une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
La tension montait depuis plusieurs jours, en plein entre-deux tours de scrutin.
Jeudi, quelques heures avant les troubles, l’opposition menée par l’ex-président Kumba Yala, qui est censé affronter le 29 avril Carlos Gomes Junior, avait appelé au boycott de la présidentielle, et mis en garde quiconque ferait campagne.
M. Yala avait dénoncé des “fraudes massives” au premier tour du 18 mars, où il avait obtenu 23,26% des voix contre 48,97% pour M. Gomes. La campagne pour le second tour était censée démarrer vendredi.
© 2012 AFP

1-b PORTRAIT : La Guinée-Bissau, pays ouest-africain au passé tumultueux
BISSAU (AFP) – 12.04.2012 22:09
La Guinée-Bissau, où une tentative de coup d’Etat militaire était en cours jeudi soir, juste avant le second tour d’une présidentielle, est un pays d’Afrique de l’Ouest qui a connu de nombreux coups d’Etat et tentatives de coups d’Etat depuis son indépendance en 1974.

– SITUATION GEOGRAPHIQUE: Pays de l’Afrique de l’Ouest sur l’océan Atlantique. Ensemble continental et insulaire (36.100 km2). Limitrophe du Sénégal et de la Guinée.

– POPULATION: 1,65 million d’habitants en 2010 (Banque mondiale).

– CAPITALE: Bissau.

– LANGUES: Portugais (officielle), locales.

– RELIGIONS: Animistes (55%), musulmans (35%), chrétiens.

Une rue de Bissau, le 19 mars 2012Foto (c) AFP/Archives – Issouf Sanogo – Une rue de Bissau, le 19 mars 2012

– HISTOIRE-REGIME: Colonie portugaise à partir du XVIe siècle. L’indépendance unilatérale est proclamée en 1973 après une lutte de onze ans conduite notamment par Amilcar Cabral. La République de Guinée-Bissau devient officiellement indépendante en 1974.
Luis Cabral, premier président, est déposé par l’armée en 1980. Joao Bernardo Vieira dit “Nino” est désigné pour le remplacer avant d’être élu, en 1984, président du Conseil d’Etat.
Après l’adoption du multipartisme (1991), Vieira et son mouvement, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), remportent en 1994 les premières élections pluralistes.
En 1998-1999, une rébellion aboutit au renversement de Vieira. Une junte lui succède avant une présidentielle remportée en 2000 par Kumba Yala (Parti de la rénovation sociale, PRS), renversé à son tour par une junte en 2003.
Vieira, de retour d’exil, remporte en 2005 la présidentielle en candidat indépendant. En 2008, le PAIGC dirigé par Carlos Gomes Junior remporte les législatives.
Le président Vieira est tué en mars 2009 par des militaires à Bissau. Malam Bacaï Sanha est élu président en juillet 2009 sous la bannière du PAIGC.
Le 9 janvier 2012, le président Sanha décède à Paris où il avait été hospitalisé pour une maladie dont il souffrait depuis plusieurs années mais qui n’a jamais été officiellement communiquée.

– ECONOMIE: Rurale à 90% et faible industrie. Noix de cajou (85% des recettes d’exportation). Pêche, arachide, bois.
Ressources minières et pétrolières non encore exploitées et convoitées par plusieurs pays comme la Chine, l’Angola et le Venezuela.
Le pays traverse une situation économique et sociale difficile. 80% de la population vit avec moins d’un dollar par jour (ONU).

+ PIB par habitant: 533 dollars en 2010 (BM).
Début 2011, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont annulé plus de 90% de la dette extérieure estimée à 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros).
La Guinée-Bissau est considérée comme un important point de transit du trafic de cocaïne de l’Amérique du Sud vers l’Europe.

– FORCES ARMEES: Officiellement, elles comptent 4.458 hommes, jusqu’à deux ou 2,5 fois plus, selon des sources non officielles. D’après International Crisis Group (ICG), une réforme du secteur de la sécurité (RSS) théoriquement engagée depuis 2006 doit permettre, une fois achevée, de réduire les effectifs officiels de 1.500 hommes (ICG, “Au-delà des compromis: les perspectives de réforme en Guinée-Bissau”, 23 janvier 2012 ).
© 2012 AFP

2. Inquiétude pour les ministres du gouvernement déchu en Guinée-Bissau
BISSAU (AFP) – 14.04.2012 15:42 – Par Allen Yero EMBALO
L’inquiétude montait samedi pour les membres du gouvernement déchu en Guinée-Bissau après le coup d’Etat et l’arrestation des deux têtes de l’exécutif par les putschistes, qui tentaient de mettre en place un gouvernement d'”union” avec l’ex-opposition.
Depuis Lisbonne, où se réunit la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), le ministre des Affaires étrangères du cabinet renversé, Mamadou Djalo Pires, a affirmé que ses collègues, “réfugiés quelque part”, “sont en danger de mort”.
“Les persécutions se poursuivent”, a-t-il affirmé. Le “commandement militaire” désormais aux commandes à Bissau a appelé les ex-ministres à se rendre à l’état-major où il est basé.
La vie avait repris son cours normal dans les quartiers populaires et le centre de Bissau. Les militaires étaient peu visibles, sauf devant les édifices publics et le siège du parti au pouvoir jusqu’au coup de jeudi, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).
Des dirigeants des principaux partis d’opposition devaient se rencontrer dans l’après-midi pour évoquer la mise en place d’un gouvernement auquel ne participera le PAIGC.
Les leaders du PAIGC qui dirige le pays depuis près de dix ans ont été arrêtés ou sont en fuite.
Parmi les personnalités arrêtées, se trouvent Raimundo Pereira, président de la République par intérim, ainsi que le Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du PAIGC et favori du second tour de la présidentielle qui était prévu le 29 avril.
Le chef d’état-major de l’armée, le général Antonio Indjai, a également été arrêté.
Les putschistes, conduits par le vice-chef d’état-major, le général Mamadu Turé Kuruma, et les patrons de l’armée de Terre, de l’Air et de la Marine, ont justifié le coup en dénonçant “un accord secret” qui aurait été passé entre la hiérarchie militaire, l’exécutif et l’Angola, en vue de marginaliser l’armée au profit des soldats angolais présents en Guinée-Bissau.
La réunion des leaders des partis d’opposition à l’Assemblée se tient au lendemain d’une première rencontre avec les responsables du putsch, qui ont fait savoir qu’ils s’adjugeaient par avance les postes-clés de la Défense et de l’Intérieur dans le futur gouvernement.
Le coup d’Etat est intervenu à deux semaines du second tour de la présidentielle qui devait opposer Carlos Gomes Junior au principal leader d’opposition, Kumba Yala, arrivé deuxième au premier tour du 18 mars.
Très vite M. Yala, ancien président (2000-2003) dont le mandat avait été interrompu par un des innombrables coups d’Etat ayant jalonné l’histoire de la Guinée-Bissau depuis son indépendance du Portugal en 1974, avait dénoncé des “fraudes” et annoncé qu’il n’irait pas au second tour.
Ce pays de 1,6 million d’habitants est abonné aux violences politico-militaires et est devenu depuis quelques années une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe.
L’Union africaine (UA) et le reste de la communauté internationale ont dénoncé le coup d’Etat, réclamé le retour à l’ordre constitutionnel et la libération des détenus politiques.
Les Etats-Unis ont mis en garde leurs ressortissants se trouvant en Guinée-Bissau contre des “épisodes de violence” possibles et incité ceux qui comptaient s’y rendre à “bien évaluer la situation”.
Preuve de l’instabilité de cette région, le coup d’Etat à Bissau est le second en moins d’un mois en Afrique de l’Ouest, après celui du 22 mars à Bamako où, sous la pression des pays voisins, les putschistes maliens ont finalement accepté de rendre le pouvoir aux civils.
© 2012 AFP

5. Cabinet d'”union” en vue en Guinée-Bissau, questions sur le rôle du chef de l’armée
BISSAU (AFP) – 15.04.2012 13:20 – Par Allen Yero EMBALO et Malick Rokhy BÂ
Les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée-Bissau poursuivent leurs discussions avec d’ex-opposants pour former un gouvernement d'”union”, au moment où des interrogations entourent le rôle du chef de l’armée, dont l’arrestation est “une farce” pour certains.
La junte qui a pris le pouvoir a affirmé ne pas vouloir le conserver et compter “oeuvrer le plus rapidement possible” au retour “à une vie constititutionnelle normale”. Elle a ouvert vendredi des négociations avec une dizaine de partis de l’ex-opposition en vue de former un “gouvernement d’union nationale” dans lequel elle a d’entrée de jeu exigé les ministères de la Défense et de l’Intérieur.
Après s’être concertés samedi, les dirigeants de ces partis ont de nouveau rencontré la junte dimanche. La réunion se poursuivait à la mi-journée.
Au même moment, une trentaine de jeunes qui manifestaient “pour la paix” et “contre la violence” près du lieu de la réunion à l’Assemblée nationale, ont été violemment dispersés à coups de crosse par des militaires, a constaté un journaliste de l’AFP.
“Nous avons deux propositions à présenter aux militaires, l’une constitutionnelle, l’autre pour un changement radical”, a déclaré Fernando Vaz, porte-parole de ces partis, sans précision sur le contenu de ces propositions. Il “y aura une solution” avant l’arrivée attendue lundi d’une délégation de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à Bissau, a-t-il affirmé.
© 2012 AFP

Des femmes prennent le bus pour fuir les violences à Bissau, le 16 avril 2012 en Guinée-Bissau
Frauen fliehen mit dem Bus aus Bissau
Des femmes prennent le bus pour fuir les violences à Bissau, le 16 avril 2012 en Guinée-Bissau
Foto (c) AFP – by Seyllou

BREVE : Guinée-Bissau: la junte dissout les institutions, fermeture des frontières
BISSAU (AFP) – 16.04.2012 04:46
Les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée-Bissau et l’ex-opposition ont annoncé dimanche la dissolution des institutions et la création d’un “Conseil national de transition” (CNT), à la veille de l’arrivée d’une délégation ouest-africaine.
© 2012 AFP

6. Guinée-Bissau: des opposants condamnent le putsch des militaires
BISSAU (AFP) – 16.04.2012 14:50 – Par Malick Rokhy BÂ et Allen Yero EMBALO
Les principaux leaders de l’ex-opposition en Guinée-Bissau se sont finalement désolidarisés lundi des auteurs militaires du coup d’Etat du 12 avril, appelant au “retour rapide de l’ordre constitutionnel”, alors que la pression internationale s’accentue sur les putschistes.
Moins de 24 heures après un accord pourtant passé par leurs propres partis avec la junte, les cinq candidats de l’opposition au premier tour de la présidentielle du 18 mars ont “fermement condamné” le “soulèvement militaire” et réaffirmé leur attachement à la démocratie.
“Nous condamnons fermement le soulèvement militaire du 12 avril et exigeons le retour rapide à l’ordre constitutionnel”, a déclaré l’ancien président Kumba Yala (2000-2003), arrivé deuxième au premier tour de scrutin derrière le Premier ministre Carlos Gomes Junior, arrêté par les putschistes.
“Nous sommes choqués par ce (soulèvement)”, a affirmé M. Yala qui s’est également indigné des propos tenus par la présidence angolaise de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), qui avait menacé les chefs de l’ex-opposition de poursuites devant la Cour pénale internationale “si leur implication (dans le putsch) était prouvée”.
Son boycott avait été suivi par quatre autres candidats d’opposition éliminés, faisant craindre des troubles dans ce pays gangrené par le trafic de drogue et abonné aux violences politico-militaires.
Les putschistes ont conclu dimanche un accord avec une majorité des partis de l’ex-opposition, prévoyant la dissolution des institutions et la création d’un Conseil national de transition (CNT).
Selon Henrique Rosa, candidat défait au premier tour de la présidentielle, aucun des cinq candidats contestataires des résultats du scrutin ne participera au CNT, dont la composition pourrait être annoncée lundi.
Il n’a toutefois pas précisé quelle sera l’attitude de leurs partis, notamment du premier d’entre eux, le Parti de la Rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala.
Cet apparent revirement des chefs de l’opposition survient le jour de l’arrivée à Bissau d’une délégation de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao, 15 Etats).
Forte de plusieurs ministres et chefs d’état-major de pays de la région, elle devrait “réitérer son rejet du coup d’Etat militaire du 12 avril” et “insister sur un rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel”.
© 2012 AFP

BREVE : Bissau: la junte interdit les manifestations, l’Union Africaine menace les putschistes
BISSAU (AFP) – 17.04.2012 14:02 – Par Allen Yero EMBALO
L’Union africaine a suspendu mardi la Guinée-Bissau et envisage des sanctions contre ce pays d’Afrique de l’ouest, à la suite du coup d’Etat du 12 avril….”Etant donné la fréquence des coups d’Etat en Guinée-Bissau”, l’UA a demandé à l’Afrique de l’Ouest “de lui soumettre, dans les deux semaines, une décision ou une proposition de sanctions” contre les putschistes et leurs soutiens civils et militaires…
© 2012 AFP

4. Guinée-Bissau : l’impossible stabilité
Des militaires ont attaqué la résidence du Premier ministre ce jeudi soir laissant entrevoir un début de coup d’Etat dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest en proie à d’incessantes crises politiques.
Journaliste, Christophe Champin a travaillé comme correspondant dans plusieurs pays africains pour Radio France internationale depuis 20 ans.
Entretien.

Propos recueillis par Par Pascal Hérard
Comment définiriez-vous la Guinée-Bissau, en tant qu’Etat, aujourd’hui ?

La Guinée-Bissau est un pays dont les structures étatiques sont extrêmement faibles et fragiles, et ce depuis son indépendance en 1974, 75. C’est un pays qui s’est construit très difficilement, dans une sorte d’alliance entre les ex-guérilleros qui sont devenus l’armée nationale et le parti au pouvoir, le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert). Les deux entités, militaire et politique se sont toujours presque confondues et ont encore des liens très étroits. Si on observe l’histoire de la Guinée-Bissau, on voit que quand le multipartisme s’est mis en place, ce problème n’a pas été résolu : Kumba Yala (actuel opposant au président sortant Carlos Gomes Junior, ndlr) qui était censé être l’adversaire au second tour de Carlos Gomes Junior, a lui aussi des accointances avec des militaires de la même ethnie que lui. C’est une sorte de rivalité politico-armée qui s’opère dans ce pays, avec une succession de coups d’Etats, de petits groupes qui s’éliminent les uns les autres. Il y a une forme de vendetta permanente entre ces différentes factions politico-militaires.

Des soldats à Bissau, le 19 mars 2012 en Guinée-BissauSoldaten in Bissau, Guinea-Bissau, 19, März 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Issouf Sanogo – Des soldats à Bissau, le 19 mars 2012

Qu’est-ce qui motive le coup d’Etat qui semble avoir débuté hier soir ?

Il y avait beaucoup de menaces de la part de Kumba Yala depuis un certain temps, qui a toujours pratiqué la politique du bras de fer. Mais il y a plusieurs hypothèses : ou bien c’est Kumba Yala qui manipule, ou bien ce sont des factions militaires, ou bien les deux à la fois. (Correction du 13/04 à 13H48 : à la demande de l’interviewé, nous avons retiré une phrase au sujet de Bubo Na Tchuto, chef d’état-major de la marine. Mr Champin estime ne pas avoir assez d’informations claires pour que son propos soit conservé).

Le trafic de drogue rentrerait en compte dans cette fragilité Etatique ?

L’Etat a toujours été très fragile, et quand les « narcos » latino-américains ont commencé à faire transiter la cocaïne par la Guinée-Bissau, pas seulement, mais en partie par la Guinée-Bissau, la cocaïne est venue ajouter de l’instabilité. Il faut voir qu’avec les tout petits salaires des militaires, les sommes phénoménales qui sont en jeu avec ce trafic ont créé des rivalités. La plupart des généraux sont soupçonnés de participer au trafic de drogue. Je ne pourrais pas affirmer que la Guinée-Bissau est un narco-Etat, mais il est certain que la drogue a complexifié encore plus la situation.

“C’est une forme de vendetta permanente entre différentes factions politico-militaires”
La suite des événements : où le pays risque-t-il d’aller ?

C’est très compliqué, mais on voit depuis plusieurs années une succession de coups de force, d’assassinats politiques : il semble qu’on soit dans une spirale qui a du mal à s’arrêter parce que les principaux acteurs de cette spirale sont toujours là. Les rivalités politico-militaires risquent de continuer encore longtemps, la Guinée-Bissau est un très petit pays, tout le monde se connaît, c’est presque sicilien. Donc, soit on a des militaires qui viennent au pouvoir, mais cela s’est rarement passé, ils ont plutôt tendance à placer quelqu’un devant et rester en embuscade derrière, soit on va encore avoir une transition et la continuation de la spirale. Ce qui est dramatique c’est que la Guinée-Bissau est un très petit pays : il y a une forme d’irresponsabilité de la région et des partenaires au développement qui pourraient intervenir pour régler cette situation. Mais la Guinée-Bissau ne représente une priorité pour personne, c’est une zone grise et personne ne va s’investir pour essayer de régler le problème.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Guinee-Bissau-un-narco-etat/p-21109-Guinee-Bissau-l-impossible-stabilite.htm

1. Militärputsch in Guinea-Bissau, Präsident und Premierminister festgenommen
Bissau (AFP) – 2012.04.13 17.19 – Von Allen Yero Embalo
Guinea-Bissau wurde Freitag Opfer eines neuen Militärputsches, nach der Verhaftung von Interims-Präsident Raimundo Pereira und Premierminister Carlos Gomes Junior in nun von den Soldaten durchzogen der Hauptstadt.
Eine gesichtslose “militärische Führung” mit Basis im Generalsstab rechtfertigte diese neuen Unruhen in der Region drei Wochen nach einem Putsch in Mali gerechtfertigt mit der Enthüllung eines “Geheimabkommen” zwischen der Exekutive und Angola. In diesem sehr instabilen Land waren Putsch Gerüchte hartnäckig seit Tagen, während die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen (+ Portraits Gomes, Yala) am 29. April sich nähert.
Verurteilt von den Vereinten Nationen, startete der Überfall am Donnerstag Abend, vor allem auf die Residenz von Carlos Gomes Junior, starker Mann der Exekutive und Favorit der Wahl. Sein Haus wurde mit Raketen angegriffen, während die Soldaten das nationalen Radio besetzten und die Stadt einschlossen.
Carlos Gomes Junior wurde 45 km nördlich von Bissau “auf die Basis von San Vicente geführt”, sagten Beamte aus militärischen und diplomatischen Quellen. Präsident Pereira wurde auch unter Hausarrest gestellt, aber sein Ort der Gefangenschaft war nicht bekannt.
Mehrere Politiker wurden ebenfalls festgenommen und am Donnerstagabend zum Generalstabsgebäude geführt, so eine militärische Quelle.
Freitag verstärkten Soldaten ihre Präsenz in den Straßen, und Fußpatrouillen waren von Fahrzeug-Patrouillen ersetzt worden.
Einige wurden vor der Ministerien und dem Sitz der Afrikanischen Partei für die Unabhängigkeit von Guinea-Bissau und Kap Verde (PAIGC, an der Macht) in der Innenstadt postiert.
“Soldaten sind überall und verbieten bestimmte Zugänge”, sagte der AFP diplomatische Quelle in Bissau.
Krankenhaus-Quellen von AFP interviewt hatten keine Opfer gemeldet.
Das öffentliche Radio, abgeschnitten seit Donnerstag Nacht, sendet wieder.
Es bringt nur Musik und lakonische Pressemitteilungen von einem namenlosen und gesichtslosen “Militärkommando”.
“Geheimabkommen” mit Angola
Das “Kommando” versicherte, “kein Machtstreben” zu haben, und die politischen Parteien sind einberufen zu einem Treffen am späten Nachmittag, um eine “rasche Rückkehr des Landes in den normalen politischen und verfassungsrechtlichen Zustand” zu erlauben .
Es behauptet, es versucht, die “Manöver” von der Regierung zu durchkreuzen,, “die Streitkräfte von Guinea-Bissau von einer ausländischen Macht zu beseitigen.”
Das Militär verurteilte “die Existenz einer geheimen militärischen Vereinbarung” zwischen der Regierung und Angola. Kritikpunkt: die angolanische Militärmission (Missang), präsent in dem Land seit 2011 und vorgesehen, laut Militär, um in Guinea-Bissau “die Regierung im Fall der Krise zu schützen”.
Montag in Bissau kündigte der angolanische Außenminister Georges Chicoty den bevorstehenden Abzug der Truppe an. Ihre Zahlen wurden nie offiziell veröffentlicht, aber Missang bestehe aus mindestens 200 Elementen, hieß es.
Die ehemalige Kolonialmacht Portugal verurteilte “vehement” den Putsch und verteidigt die angolanische Mission “als einen Sicherheitsfaktor und nicht einen destabilisierenden Faktor”.
Die Mitglieder des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen “verurteilten die Militäraktion und forderten die sofortige Wiederherstellung der zivilen Autoritäten.”
Die Afrikanische Union AU bezeichnet den Putsch als “inakzeptabel”.
Guinea-Bissau hat eine durch Putsche, versuchte Militärputsche und politische Gewalt seit der Unabhängigkeit im Jahre 1974 markierte Geschichte. Es hat sich in den letzten Jahren zu einer Drehscheibe für den Kokainhandel zwischen Südamerika und Europa gemausert.
Die Spannung stieg seit mehreren Tagen, zwischen den Wahlrunden.
Donnerstag, Stunden vor den Unruhen, hatte die Opposition von Ex-Präsident Kumba Yala, der am 29 April in der Stichwahl gegen Carlos Gomes Junior antreten soll, zu einem Boykott der Präsidentschaftswahlen aufgerufen.
Yala beklagt “massiven Betrug” in der ersten Runde am 18. März, wo er 23,26% gegen 48,97% für Herrn Gomes bekam. Die Kampagne für die zweite Runde sollte beginnen Freitag.
© 2012 AFP

1-b LÄNDERPORTRAIT : Guinea-Bissau, westafrikanisches Land mit bewegter Vergangenheit
Bissau (AFP) – 2012.04.12 10.09 Uhr
Guinea-Bissau steht kurz vor der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen und ist ein Staat in Westafrika, der viele Staatsstreiche und Putschversuche erlebte seit der Unabhängigkeit im Jahr 1974.

– Ort: Land in Westafrika am Atlantischen Ozean. Festland und Inseln (36.100 km2). Angrenzend an Senegal und Guinea.

– Bevölkerung: 1,65 Millionen Einwohnern im Jahr 2010 (Weltbank).

– Hauptstadt: Bissau.

– Sprache: Portugiesisch (Amtssprache), lokale Sprachen.

– Religionen: Animisten (55%), Muslime (35%), Christen.

– ZEITGESCHICHTE-SYSTEM: portugiesische Kolonie seit dem sechzehnten Jahrhundert. Die einseitige Unabhängigkeit wurde 1973 ausgerufen, nach einem Kampf von 11 Jahren hauptsächlich unter der Führung von Amilcar Cabral. Die Republik Guinea-Bissau wurde formal unabhängig im Jahr 1974.
Luis Cabral, der erste Präsident, wurde von der Armee im Jahr 1980 abgesetzt. Joao Bernardo Vieira, genannt “Nino”, wird zu seinem Nachfolger ernannt, bevor er 1984 zum Präsidenten des Staatsrates gewählt wurde.
Nach der Verabschiedung des Mehrparteiensystems (1991) gewann Vieira und seine Bewegung, die Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea-Bissau und Kap Verde (PAIGC) im Jahr 1994 die ersten Mehrparteien-Wahlen.
In den Jahren 1998-1999 führte eine Rebellion zum Sturz des Vieira. Eine Junta regiert bis zu einem Sieg in den Präsidentenwahlen im Jahr 2000 von Kumba Yala (Soziale Partei Renovierung, PRS), der von einer Junta im Jahr 2003 gestürzt wird.
Vieira kehrte aus dem Exil im Jahr 2005 zuirück und gewann die Präsidentschaftswahl als unabhängiger Kandidat. Im Jahr 2008 gewann die von Carlos Gomes Junior geführte PAIGC die Parlamentswahlen.
Präsident Vieira wurde im März 2009 durch das Militär in Bissau getötet. Malam Bacai Sanha wurde zum Präsidenten gewählt im Juli 2009 unter dem Banner des PAIGC.
9. Januar 2012, starb Präsident Sanha in Paris krankheitsbedingt.

– WIRTSCHAFT: Rural 90% und niedrige Industrie. Cashewnüsse (85% der Exporterlöse). Pfirsich-, Erdnuss-, Holz.
Mineral- und Ölvorkommen, unerschlossenen und begehrt von mehreren Ländern wie China, Angola und Venezuela.
Das Land ist in einer schwierigen wirtschaftlichen und sozialen Lage. 80% der Bevölkerung lebt von weniger als einem Dollar pro Tag (UN).

+ BIP pro Kopf: 533 Dollar im Jahr 2010 (BM).
Anfang 2011 haben die Weltbank und der Internationale Währungsfonds mehr als 90% der Auslandsschulden (auf 1,5 Milliarden Dollar (1,1 Milliarden Euro) geschätzt) erlassen.
Guinea-Bissau gilt als ein wichtiges Transitland für Kokain aus Südamerika nach Europa.

– Streitkräfte: Offiziell haben sie 4.458 Männer, nach inoffiziellen Quellen das zwei oder bis 2,5-fache. Nach Angaben der International Crisis Group (ICG) sollte eine Reform (SSR), in Theorie im Jahr 2006 begonnen, es ermöglichen, einmal abgeschlossen, die Zahl um offiziell 1500 Mann zu reduzieren.
© 2012 AFP

2. Die Sorge um die Minister der gestürzten Regierung in Guinea-Bissau
Bissau (AFP) – 2012.04.14 15.42 – Von Allen Yero Embalo
Die Sorge wuchs Samstag um die Mitglieder der abgesetzten Regierung in Guinea-Bissau nach dem Staatsstreich und der Verhaftung der beiden Köpfe der Exekutive von der Junta, die eine Regierung der “Union” mit der ehemaligen Opposition aufzubauen versucht.
Aus Lissabon, wo die Gemeinschaft der portugiesischsprachigen Länder (CPLP) konferierte, sagte der Außenminister des gestürzten Kabinetts, Mamadou Djalo Pires, seine Kollegen seien “irgendwohin geflohen” und “sind in Gefahr des Todes”.
….
Das Leben war wieder normal in den Stadtteilen und dem Zentrum von Bissau. Das Militär war nicht sehr sichtbar, außer vor öffentlichen Gebäuden und dem Hauptquartier der Regierungspartei bis Donnerstag, der Afrikanischen Partei für die Unabhängigkeit von Guinea und Kap Verde (PAIGC).
Die Chefs der größten Oppositionsparteien waren am Nachmittag bei einem Treffen, um die Errichtung einer Regierung ohne die PAIGC zu diskutieren.
Die Führer der PAIGC, die das Land seit fast zehn Jahren regieren, wurden verhaftet oder sind flüchtig.
Unter den Verhafteten befinden Raimundo Pereira, Präsident ad interim, und Premierminister Carlos Gomes Junior, der PAIGC Kandidat und Favorit der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen, geplant 29. April.
Der Chef des Generalstabes des Heeres, General Antonio Indjai, wurde ebenfalls festgenommen.
Der Staatsstreich wurde durchgeführt durch den stellvertretenden Chef des Generalstabs, General Mamadu Ture Kuruma, und die Chefs des Heeres: Grund: “ein geheimes Abkommen zwischen der militärischen Hierarchie, der Exekutive und Angola, um das Militär zu marginalisieren zum Nutzen der angolanischen Soldaten in Guinea-Bissau”.
Das Treffen der Führer der Oppositionsparteien kommt im Zuge eines ersten Treffens mit den Führern des Putsches, die im Voraus die wichtigen Ministerposten der Verteidigung und des Inneneren in der künftigen Regierung für sich beansprucht haben.
… siehe Nr. 1…..
© 2012 AFP

4. Interview: Guinea-Bissau: die unmögliche Stabilität

Der Journalist Christophe Champin arbeitete als Korrespondent in mehreren afrikanischen Ländern für Radio France Internationale über 20 Jahre.
Gespräch.
Interview von Pascal Herard

Wie definieren Sie Guinea-Bissau als Staat heute?

Guinea-Bissau ist ein Land, dessen staatliche Strukturen extrem schwach und zerbrechlich sind, und das seit seiner Unabhängigkeit im Jahr 1974, 75. Es ist ein Land, das sehr schwer aufgebaut wurde, in einer Art Bündnis zwischen den ehemaligen Guerilla, aus denen die nationale Armee und die regierende Partei, die PAIGC (Afrikanische Partei für die Unabhängigkeit von Guinea und Kap Verde), entstanden. Die beiden militärischen und politischen Elemente sind fast immer vermischt und haben immer noch sehr enge Beziehungen. Betrachtet man die Geschichte von Guinea-Bissau, sehen wir, dass nach Einrichtung des Mehrparteiensystems dieses Problem nicht gelöst wurde: Kumba Yala (aktueller Kandidat gegen den amtierenden Präsidenten Carlos Gomes Junior, Anm.) hat auch Beziehungen zu Militärs aus der gleichen Ethnie wie er. Es ist eine Art von politisch-militärischen Rivalitäten, die stattfindet in diesem Land, mit einer Reihe von Staatsstreichen von kleinen Gruppen, die sich gegenseitig eliminieren. Es ist eine Form der ständigen Fehde zwischen diesen verschiedenen politisch-militärischen Fraktionen.

Was motiviert den heutigen Coup?

Es gab seit einiger Zeit viele Drohungen von Kumba Yala, der immer die Politik der Konfrontation geübt hat. Aber es gibt mehrere Hypothesen: Entweder es ist Kumba Yala, der manipuliert, oder es sind militärische Gruppierungen, oder beides auf einmal. (Korrektur 13/04 auf 1.48 Uhr: auf Antrag des Interviewten entfernten wir einen Satz über Bubo Na Tchuto, Chief of Naval Staff. Herr Champin glaubt nicht genügend klare Informationen zu haben, die seine Äußerungen halten).

Spielt der Drogenhandel bei diesem fragilen Zustand eine Rolle?

Der Staat war schon immer sehr zerbrechlich, und als die “Narcos” in Lateinamerika angefangen haben, Kokain im Transit durch Guinea-Bissau zu schleusen, nicht nur, aber auch durch Guinea-Bissau, hatte Kokain zusätzliche Instabilität gebracht. Wir müssen sehen, dass mit den minimalen militärischen Löhnen das große Drogengeld Rivalitäten erstellte. Die meisten Generäle sind der Verwicklung in den Drogenhandel verdächtigt. Ich könnte nicht sagen, dass Guinea-Bissau ein Narco-Staat ist, aber es ist sicher, dass die Droge die Situation weiter kompliziert.

“Das ist eine Form der dauerhaften Fehde zwischen verschiedenen politisch-militärischen Fraktionen”
Und nun: das Land, wohin kann es gehen?

Es ist sehr kompliziert, aber wir sehen seit vielen Jahren eine Reihe von Coups, politischen Morden: Wir scheinen in einer Spirale, die schwer zu stoppen ist, weil die Hauptakteure dieser Spirale immer noch da sind. Politische und militärische Rivalitäten werden sich wahrscheinlich viel länger fortsetzen. Guinea-Bissau ist ein kleines Land, jeder kennt jeden, es ist fast sizilianisch. Also entweder geht das Militär an die Macht, aber dies ist bislang nur selten passiert, sie neigen dazu, jemanden vorzuschieben und bleiben im Hintergrund, oder wir werden noch ein Übergang und die Fortsetzung der Spirale erleben. Was dramatischer ist, ist dass Guinea-Bissau ein kleines Land ist: Es gibt eine Form von Verantwortungslosigkeit in der Region und bei den Entwicklungspartnern, die eingreifen könnten, um diese Situation zu lösen. Aber Guinea-Bissau ist eine Priorität für niemanden, es ist eine Grauzone, und niemand wird eingreifen, um zu versuchen, das Problem zu lösen.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Guinee-Bissau-un-narco-etat/p-21109-Guinee-Bissau-l-impossible-stabilite.htm

5. Kabinett der “Union” für Guinea-Bissau, Fragen über die Rolle vom Armeechef
Bissau (AFP) – 2012.04.15 13.20 – Von Allen Yero Embalo und Malick Rokhy Ba
Das Militär an der Macht in Guinea-Bissau führte weitere Gespräche mit ehemaligen Oppositionellen über eine Regierung der “Union”, während Fragen über die Rolle des Armeechef, dessen Verhaftung für viele “eine Farce” ist, auftauchen.
Die Junta behauptet, dass sie die Macht nicht behalten möchte, sondern “arbeiten, so schnell wie möglich” für die Rückkehr “zu einem normalen verfassungsgemäßen Leben”. Sie ging Freitag in Verhandlungen mit einem Dutzend Parteien der ehemaligen Opposition für eine “Regierung der nationalen Einheit”, in dem sie von Anfang an die Ministerien für Verteidigung und Inneres verlangt.
Nach dem 2. Treffen Samstag trafen sich die Führer dieser Parteien wieder mit der Junta am Sonntag.
Inzwischen wurden 30 junge Demonstranten “für den Frieden” und “gegen Gewalt” in der Nähe des Veranstaltungsortes in der Nationalversammlung gewaltsam mit Gewehrkolben von Soldaten zerstreut, sagte ein Journalist von AFP.
“Wir haben zwei Vorschläge für das Militär zu präsentieren, einer verfassungskonform, der andere für einen radikalen Wandel”, sagte Fernando Vaz, der Sprecher der Parteien, ohne Angabe des Inhalts dieser Vorschläge. Es “wird eine Lösung geben” vor der erwarteten Ankunft Montag von einer Delegation der ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten) in Bissau, sagte er.
© 2012 AFP

KURZMELDUNG : Guinea-Bissau: die Junta löst die Institutionen auf und schliesst die Grenzen
Bissau (AFP) – 16/04/2012 04.46 Uhr
Das Militär an der Macht in Guinea-Bissau und die ehemalige Opposition haben Sonntag die Auflösung der Institutionen und die Schaffung eines “Nationalen Übergangsrates / Transitional National Council” (CNT) angekündigt, am Vorabend der Ankunft einer westafrikanischen Delegation.
© 2012 AFP

6. Guinea-Bissau: Oppositionelle verurteilen jetzt den Militärputsch
Bissau (AFP) – 2012.04.16 14.50 – By Malick Rokhy Ba und Allen Yero Embalo
Die wichtigsten Führer der früheren Opposition in Guinea-Bissau haben sich schließlich Montag von den Autoren des Militärputsches distanziert und fordern “schnelle Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung”, während der internationale Druck gegen den Putsch wächst.
Weniger als 24 Stunden nach einer Vereinbarung ihrer eigenen Parteien mit der Junta “verurteilten” die fünf Kandidaten der Opposition in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen am 18. März den “Militärputsch” und bekräftigten ihr Engagement für Demokratie .
“Wir verurteilen den militärischen Aufstand am 12. April und fordern eine schnelle Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung”, sagte der ehemalige Präsident Kumba Yala (2000-2003), Zweiter im ersten Wahlgang hinter dem Premierminister Carlos Gomes Junior.
“Wir sind durch diesen (Aufstand) schockiert”, sagte Herr Yala, der aber auch von den Äußerungen des angolanischen Präsidenten der Gemeinschaft der portugiesischsprachigen Länder Sprache (CPLP) empört ist, der den oppositionellen Führern mit Verfahren vor dem Internationalen Strafgerichtshof drohte, “wenn ihre Beteiligung (am Putsch) bewiesen wird”.
Yala’s Junta-Boykott wurde von vier anderen wahlunterlegenen Kandidaten der Opposition befolgt.
Die Putschisten hatten eine Einigung erzielt am Sonntag mit der Mehrheitspartei der ehemaligen Opposition, für die Auflösung der Institutionen und die Schaffung eines Nationalen Übergangsrates (CNT).
Laut Henrique Rosa, unterlegener Kandidat in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen, wird keiner der fünf Kandidaten, die die Wahlergebnisse anfechten, sich im CNT, dessen Zusammensetzung am Montag bekannt werden soll, beteiligen.
Allerdings hat er nicht gesagt, was die Haltung ihrer Parteien, insbesondere der ersten, die soziale Erneuerung Partei (PRS) von Kumba Yala, ist.
Diese scheinbare Umkehrung der Oppositionsführer tritt auf am Tag der Ankunft in Bissau von einer hochrangigen Delegation der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS, 15 Staaten).
Mit mehreren Ministern und Stabschefs der Region soll diese “bekräftigen ihre Ablehnung des Militärputsches vom 12. April” und “bestehen auf eine sofortige Wiederherstellung der verfassungsmäßigen Ordnung”.
© 2012 AFP

7. KURZMELDUNG : Bissau: Junta verbietet Demonstrationen, Afrikanische Union droht mit Sanktionen
BISSAU (AFP) – 17.04.2012 14:02 – Par Allen Yero EMBALO
Die AU hat Guinea-Bissau Dienstag ausgesetzt und sieht weitere Sanktionen vor…. “Angesichts der Häufigkeit von Militärputschen” dort, bittet die AU Westafrika, “ihr binnen zwei Wochen eine Entscheidung oder Sanktionsvorschläge” gegen die Putschisten und ihre zivilen und militärischen Unterstützer vorzulegen….
© 2012 AFP

0 thoughts on “GUINEA-BISSAU: MILITÄRPUTSCH – OPPOSITION DISTANZIERT SICH – HINTERGRÜNDE – Coup d’Etat militaire en Guinée-Bissau, des opposants finalement désolidarisés”

  1. GUINEA-BISSAU: SCHWIERIGER KAMPF GEGEN DEN INTERNATIONALEN DROGENHANDEL – En Guinée-Bissau, une bien difficile lutte contre la drogue
    In Guinea-Bissau, ein sehr schwieriger Kampf gegen Drogen
    Bissau (AFP) – 16/04/2012 13.13 Uhr
    Die politisch-militärischen Krampfanfälle in Guinea-Bissau erschweren die Bekämpfung des Drogenhandels, der in diese Land eine Drehscheibe in Westafrika hat…

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