GUINEA-BISSAU: SORGEN UM DIE KASCHU- ERNTE (cashew) NACH DEM PUTSCH – Guinée Bissau: après le coup d’Etat, inquiétude pour la saison du cajou

Guinea-Bissau: Nach dem Putsch Sorge um die Cashewsaison
Farim (AFP) – 23.04.2012 14:12 – Von Allen Yero Embalo
In diesem Jahr versprach die Ernte von Cashew, der erste Exportartikel von Guinea-Bissau, ausgezeichnet zu sein. Aber seit dem Staatsstreich vom 12. April hat sich der Preis von Cashew halbiert, das Geld kann nicht zirkulieren und die Sorge wächst in den Produktionsbereichen. Neben der so gut wie gelähmten Vertriebskampagne ist es die Ankunft der vielen Vertriebenen, aus Angst vor Gewalt geflohen, die die Situation der ländlichen Familien weiter verkompliziert.
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Guinée Bissau: après le coup d’Etat, inquiétude pour la saison du cajou
FARIM (AFP) – 23.04.2012 14:12 – Par Allen Yero EMBALO
Cette année, la récolte de cajou, premier produit d’exportation de Guinée-Bissau, promettait d’être excellente. Mais depuis le coup d’Etat du 12 avril, le cours du cajou a été divisé par deux, l’argent ne circule plus et l’inquiétude grandit dans les zones de production.
En plus des craintes pour la campagne de commercialisation quasi-paralysée, l’arrivée de nombreux déplacés, qui ont fui la capitale de peur de violences, complique encore la situation des familles.

Une famille récolte le cajou, à Kapa, près de Farim, le 21 avril 2012
Familie erntet Kaschu (Cashew), in Kapa bei Farim, Guinea-Bissau
Une famille récolte le cajou, à Kapa, près de Farim, le 21 avril 2012
Foto (c) AFP –

José Magalhaes est responsable d’association à Farim, chef-lieu de la région de Oio, à 110 km au nord de Bissau. Selon lui, plus d’un millier de personnes venant de Bissau ont été accueillies par des proches dans cette grosse bourgade, située au coeur d’une région d’anacardiers. “Certaines familles d’une dizaine de membres comptent maintenant 40 personnes et n’ont pas assez pour se nourrir, dit-il.
Technicien agricole depuis vingt ans à Farim, Mamadi Camara vit essentiellement des revenus de sa plantation d’anacardiers.
Père de douze enfants, il avoue que son salaire lui suffit à peine pour vivre une semaine. “Heureusement que j’ai ma plantation de cajou qui me permet de joindre les deux bouts. Surtout si les récoltes sont bonnes !”, dit-il avec amertume en montrant sa famille affairée.
Malgré un soleil de plomb, toute la famille Camara est mobilisée pour la récolte. Les enfants, seaux à la main, ramassent les pommes de cajou que le vent fait tomber. Les femmes séparent la noix de la pomme qui est ensuite pressée pour en faire du jus.
Ici le travail se fait à la chaîne comme dans une usine.
“La récolte sera excellente”, dit M. Camara. Mais encore faut-il qu’il puisse la vendre. Avec le coup d’Etat, toutes les banques ont fermé, de même que les services de transfert de fonds, et le carburant commence à manquer.
Les acheteurs sont rares, et l’argent ne circule plus, surtout en milieu rural, hypothéquant la campagne de commercialisation de la précieuse noix.
– “L’argent a peur du bruit des armes” –
A Kapa 3, un village à trois kilomètres de Farim, un groupe de commerçants mauritaniens discutent autour d’un verre de thé en écoutant de la musique saturée sur un vieux poste branché sur une radio de Nouakchott.
“Nous sommes ici depuis bientôt un mois. Regarde notre stock! Même pas trois tonnes. Alors que d’habitude, après un mois d’activité, je dépasse les 50 tonnes”, se désole Mohamed Assane.
Plus de banque, plus d’argent, plus de cajou. “Nous ne voulons pas garder de cash sur nous car le pays n’est pas sûr, explique le commerçant. Il y a un coup d’Etat et l’argent a peur du bruit des armes…”
“Nous achetons les petites quantités jusqu’à 10 kg en cash. Quand c’est un quintal ou plus, nous préférons le troc. Du riz ou du zinc ou tout autre produit contre la noix”, dit-il.
Début avril, l’Etat avait fixé le prix référentiel au producteur à 250 FCFA (38 centimes d’euro) le kilo de noix. Dix jours après le coup d’Etat, ce cours n’est plus respecté, le kilo se négociant entre 100 et 150 FCFA.
Le troc a subi une même variation. Alors que cajou et riz s’échangeaient à parité avant le putsch, il faut maintenant deux kilos de noix pour obtenir un kilo de riz.
“Nous n’avons pas le choix. J’ai de la famille, il faut qu’ils mangent”, se lamente un paysan qui vient proposer 50 kg de noix à Mohamed Assane.
Selon des chiffres officiels, la production de noix de cajou fait vivre plus de 250.000 familles en Guinée-Bissau, qui en exporte chaque année plus de 100.000 tonnes. 2011 fut une année exceptionnelle avec 170.000 tonnes exportées vers l’Inde, principal client, rapportant à l’Etat plus de 100 millions de dollars.
© 2012 AFP

Pommes de cajou dans un champ à Kapa, près de Farim (Guinée-Bissau), le 21 avril 2012
Kaschu-Äpfel (Cashew), in Kapa bei Farim, Guinea-Bissau
Pommes de cajou dans un champ à Kapa, près de Farim (Guinée-Bissau), le 21 avril 2012
Foto (c) AFP –

Guinea-Bissau: Nach dem Putsch Sorge um die Cashewsaison
Farim (AFP) – 23.04.2012 14:12 – Von Allen Yero Embalo
In diesem Jahr versprach die Ernte von Cashew, der erste Exportartikel von Guinea-Bissau, ausgezeichnet zu sein. Aber seit dem Staatsstreich vom 12. April hat sich der Preis von Cashew halbiert, das Geld kann nicht zirkulieren und die Sorge wächst in den Produktionsbereichen. Neben der so gut wie gelähmten Vertriebskampagne ist es die Ankunft der vielen Vertriebenen, aus Angst vor Gewalt geflohen, die die Situation der ländlichen Familien weiter verkompliziert.
Jose Magalhaes ist Verbandschef in Farim, der Hauptstadt der Region Oio, 110 km nördlich von Bissau. Er sagte, mehr als tausend Menschen aus Bissau wurden von Verwandten in diesem großen Dorf, im Herzen einer Region von Cashew gelegen, aufgenommen. “Einige Familien von einem Dutzend Mitglieder haben nun 40 Leute und haben nicht genug zu essen”, sagte er.
Der landwirtschaftliche Techniker (seit 20 Jahren) Mamadi Camara gewann sein Einkommen hauptsächlich in seiner kleinen Cashew-Plantage.
Vater von zwölf Kindern, gesteht er, dass sein Gehalt gerade genug ist zum Leben für eine Woche. “Zum Glück habe ich meine Cashew-Plantage, die mich über die Runden kommen lässt. Vor allem, wenn die Ernte gut ist!”, sagt er bitter und zeigt auf seine geschäftige Familie. Trotz der sengenden Sonne wird die ganze Familie Camara mobilisiert werden, um zu ernten. Kinder, Eimer in der Hand, sammeln Kaschu-Äpfel zu sammeln, die der Wind fallen gelassen hat. Frauen trennen die Nuss vom Apfelfleisch, das dann gepresst wird, um Saft zu machen.
Hier wird die Arbeit wie in einer Fabrik in einer Kette getan.
“Die Ernte wird ausgezeichnet”, sagte Camara. Aber man muss noch in der Lage sein, sie zu verkaufen. Mit dem Putsch wurden alle Banken geschlossen, Geldtransfer und Kraftstoff laufen aus.
Die Käufer sind rar, und Geld zirkuliert nicht, vor allem in ländlichen Gebieten: das gefährdet die Vermarktung der kostbaren Nüsse.
– “Geld hat Angst vor dem Lärm der Waffen” –
In Kapa 3, einem Dorf drei Kilometer von Farim, diskutiert eine Gruppe von mauretanischen Händlern über ein Glas Tee beim Hören von Musik aus dem Sender Nouakchott auf einem alten Radio.
“Wir sind hier fast einen Monat gewesen. Durchsuchen Sie unser Lager! Nicht einmal drei Tonnen. Üblicherweise, nach einem Monat der Tätigkeit, kann ich 50 Tonnen überschreiten”, klagt Mohammad Assane.
Keine Banken, kein Geld, keine Cashewnüsse. “Wir können kein Bargeld dabeihaben,, weil das Land nicht sicher ist”, sagt der Kaufmann. “Es gibt einen Staatsstreich und das Geld hat Angst vor dem Lärm der Waffen …”
“Wir kaufen kleine Mengen bis zu 10 kg in bar. Wenn es ein Zentner oder mehr ist, wollen wir tauschen. Reis oder Zink oder ein anderes Produkt gegen die Nüsse”, sagte er.
Anfang April hatte der Staat den Referenzpreis für Erzeuger auf 250 FCFA (38 Cent) für ein Kilo Nüsse gesetzt. Zehn Tage nach dem Putsch, ist dieser Kurs nicht mehr respektiert, das Kilo wird gehandelt zwischen 100 und 150 FCFA.
Tauschhandel hat die gleiche Veränderung erfahren. Während Cashew-Reis bei Parität vor dem Putsch gehandelt wurden, kostet es nun zwei Pfund Nüsse, um ein Kilo Reis zu erhalten.
“Wir haben keine Wahl. Ich habe Familie, sie müssen essen”, klagt ein Bauer, der Mohamed Assane nur 50 kg Nüsse angeboten hat.
Offiziellen Angaben zufolge unterstützt die Produktion von Cashew über 250.000 Familien in Guinea-Bissau, das jährlich über 100.000 Tonnen exportiert. 2011 war ein außergewöhnliches Jahr mit 170.000 Tonnen exportiert nach Indien, dem Hauptkunden, für den Staat mehr als 100 Millionen Dollar Einnahmen.
© 2012 AFP

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