GUINEA: HEUTE ERSTE FREIE WAHLEN NACH 50 JAHREN DIKATUREN – La Guinée s’apprête à vivre une élection certes imparfaite mais historique

En francais un peu plus bas…..

DIE DREI DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER IN DER UNTEREN HÄLFTE UNTER DEM LETZTEN FOTO

25 juin 2010 à Conakry, devant une affiche électorale pour le scrutin présidentiel
Foto (c) AFP: Ein Wachmann geht, 25. Juni 2010 in Conakry, vor einem Wahlplakat für die Präsidentschaftswahl am Sonntag.
Slogan “Gehe wählen für sie, in der Ruhe und Gelassenheit.”
Un vigile passe, le 25 juin 2010 à Conakry, devant une affiche électorale pour le scrutin présidentiel de dimanche.

Frenesie in Conakry, begierig, eine “saubere” und “transparente” Wahl zu erleben
Conakry (AFP) – 24/6/2010 17.15
Der Regen änderte nichts: Conakry hat eine starke Wahlfieber am Donnerstag erhalten. Jubelnde Guineer stürmten die wichtigsten Straßen der Hauptstadt, drei Tage vor den ersten freien Präsidentschaftswahlen seit 1958, die sie wollen “sauber” und “transparent”………

Guinea ist vor einer unvollkommenen, aber zugegebenermaßen historischen Wahl
Conakry (AFP) – 26.06.2010 11.47 Uhr
Die “historische” Präsidentschaftswahl, für die ist bereit Sonntag ganz Guinea, wird sicherlich nicht perfekt, aber jeder erwartet einen massiven Wahlbeteiligung der 4.000.000 Wähler, um ein Ende zu setzen einem halben Jahrhundert der Diktaturen von Zivil-und Militärbehörden.
In Conakry, Plakate zeigen zwei Kindergesichter mit dem Slogan “Stimme für sie, in der Ruhe und Gelassenheit.”…….

ANALYSE, KOMMENTAR DER AFRIKAREDAKTION MEINER QUELLE TV5-MONDE:
52 Jahre nach der Unabhängigkeit, die Guineer wählen ihren Präsidenten

Es brauchte ein Jahr des grosteken Übergangs, ein Massaker an der Zivilbevölkerung, gefolgt von einem Attentat gegen den Despoten des Augenblicks und schließlich schweren Druck aus den afrikanischen und internationalen Gemeinschaft, um diese seltene Situation in Afrika zu erreichen: eine offene Präsidentschaftswahl. Es bleibt abzuwarten, ob, wie die Guineer hoffen, sie wird so frei und ehrlich sein…….

NEU, WAHLERGEBNISSE;
Der wichtigste Artikel mit einer Vorschau für Kommendes:
=> 3.) 03.07. : GUINEA WAHLEN IV: ERGEBNISSE; ANALYSEN; REPORTAGEN; VORSCHAU; PORTRAITS – élections en guinée IV: résultats, analyses, reportages, prévisions

Bitte lesen Sie auch meinen persönlichen Kommentar unter diesem Beitrag hier….

=> 1.) 28.06., 2 articles: GUINEA, WAHLEN II: MASSIV, AUFGEREGT, ABER FRIEDLICH – Guinée: scrutin paisible pour une présidentielle historique , incl. 2 videos

=> 2.) 28.6. – 1.7. , 5 articles: GUINEA, WAHLEN III : SPANNUNG, KRITIK, RUHE, 1. ERGEBNISSE FREITAG – Guinée/présidentielle III : suspense, critiques, calme, resultats vendredi

RESULTATS DES ELECTIONS: Voir l’article guinee IV connectee ci-dessus

REGARDEZ AUSSI MON COMMENTAIRE EN DESSOUS DE CE BILLET-CI….

1er ARTICLE sur 3: Frénésie à Conakry, impatiente de vivre un scrutin “propre” et “transparent”
CONAKRY (AFP) – 24.06.2010 17:15
La pluie n’y a rien fait: Conakry a été saisie d’une forte fièvre électorale jeudi. Des Guinéens en liesse ont pris d’assaut les grandes artères de la capitale, trois jours avant le premier scrutin présidentiel libre depuis 1958, qu’ils souhaitent “propre” et “transparent”.
“Nous avons eu tellement d’élections truquées. Cette fois, nous voulons une élection propre”, explique Almamy Seyni Camara rencontré en banlieue, un morceau de pain à la main, devant une échoppe de Matam, l’une des cinq communes de Conakry.

supporteurs collent des affiches du candidat à la présidentielle Kassory
Foto (c) AFP: Plakate kleben. Unterstützer des Präsidentschaftskandidaten Kassory, 24. Juni 2010 in Conakry (Guinea)
Des supporteurs collent des affiches du candidat à la présidentielle Kassory, le 24 juin 2010 à Conakry (Guinée)


Ce quinquagénaire, comptable, marié à trois femmes et père de sept enfants, compte voter pour Sidya Touré, dont il a apprécié l’action comme Premier ministre, de 1996 à 1999, sous le régime du défunt Lansana Conté (1984-2008).
Et il énonce clairement les priorités assignées au prochain président: “l’alimentation des populations, le transport dont le prix subit des hausses régulières et une meilleure gestion des richesses minières qui ne profitent pas à la population.”
Sur l’autoroute menant à l’aéroport, la circulation est ralentie. Une masse de militants inonde la chaussée humectée par les pluies.
Dans la chaleur et l’humidité, la capitale vibre au rythme des klaxons et des manifestations bruyantes.
“Je m’attends à une élection transparente. Que tout le monde sorte pour voter dans le calme et sortir les Guinéens de la misère”, dit Mamadou Aliou Baldé, commerçant du quartier de Bellevue, commune de Dixinn.
“Nous souhaitons que le président élu soit juste envers tout le monde et que tout le monde se mette au travail!”, ajoute cet homme de 37 ans qui votera pour Cellou Dalein Diallo, qui fut également chef du gouvernement (2004-2006).
Le 28 septembre 2009, Dalein Diallo avait été grièvement blessé par des militaires, comme d’autres dirigeants de l’opposition, quand les forces de sécurité avait réprimé dans le sang un rassemblement contre l’éventuelle candidature à la présidentielle du chef de la junte, Moussa Dadis Camara.
Neuf mois après la tuerie – un crime contre l’humanité, selon l’ONU qui a recensé 156 morts et disparus -, la présidentielle de dimanche doit mettre fin à un demi-siècle de dictatures civile et militaires.
Dans les rues de Conakry, Joseph Soumah, chauffeur, roule pour Alpha Condé, opposant “historique” aux trois chefs d’Etat guinéens depuis l’indépendance.
Condamné à mort par contumace, en 1970, sous le règne du premier président, Ahmed Sékou Touré, Alpha Condé avait ensuite passé deux ans et demi en prison (1998-2001) sous le régime militaire de Lansana Conté, pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”.
Joseph Soumah voudrait que le prochain chef d’Etat “règle, dans la transparence et la justice, les problèmes économiques” de la Guinée, dont la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, malgré de considérables ressources naturelles.
Dans le trio des favoris cités, Alpha Condé est de l’ethnie malinké, Cellou Dalein Diallo peul et Sidya Touré diakhanké. Mais à l’un des carrefours de la ville, une banderole a été posée par des organisations non gouvernementales. On y lit: “Les ethnies sont les branches d’un même arbre”.
© 2010 AFP

La Guinée s’apprête à vivre une élection certes imparfaite mais historique
CONAKRY (AFP) – 26.06.2010 11:47
L’élection présidentielle “historique” que s’apprête à vivre dimanche la Guinée ne sera sûrement pas parfaite, mais chacun s’attend à une participation massive des 4 millions d’électeurs, pour mettre un terme à un demi-siècle de dictatures, civile puis militaires.
A Conakry, des affiches présentent deux visages d’enfants, avec le slogan: “votez pour eux, dans le calme et la sérénité”.
Le pays a découvert les débats électoraux passionnés et les manifestations de rue festives, en 40 jours d’une campagne relativement paisible, même si des violences politiques ont fait au moins un mort jeudi à Coyah (50 km de Conakry).
Après les 26 ans de règne (1958-1984) du “père de l’indépendance”, Ahmed Sékou Touré, “président à vie” qui procéda à des purges sanglantes, puis les 24 années (1984-2008) de régime militaire du général Lansana Conté, le pays a de nouveau déchanté, en 2009: les jeunes officiers dirigés par le capitaine Moussa Dadis Camara, qui promettaient le bonheur du “bas peuple” et la lutte contre la “corruption généralisée”, ont conduit le pays à la catastrophe.
Ce scrutin a lieu neuf mois après le massacre, par les forces de sécurité, d’au moins 156 opposants à la dictature militaire.
Cette fois, pourtant, les Guinéens veulent croire à la paix. Et le nouveau chef d’état-major de l’armée, le colonel Nouhou Thiam, dit lui-même que “la Guinée est face à son histoire”.
“Maintenant, c’est la démocratie: chacun est libre de choisir librement son candidat. Pas de règlement de comptes, pas de menace. Le président qui sera démocratiquement élu, l’armée se mettra à sa disposition”, promet-il.
Grande nouveauté à Conakry: les militaires vont d’ailleurs voter “en civil”, et en dehors des casernes.
Vingt-quatre civils se présentent pour cette première élection libre depuis l’indépendance de l’ex-colonie française en 1958.
L’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a fait forte impression à Conakry, en se faisant acclamer par une énorme foule de militants, jeudi. Mais l’ex-Premier ministre Sidya Touré compte également au nombre des favoris, de même que l’opposant de très longue date Alpha Condé.
La commission électorale nationale indépendante (Céni), dont c’est le baptême du feu, a assuré vendredi que “tout était prêt” et que 3.965 observateurs, nationaux et internationaux, seraient déployés.
Le vice président du parti du candidat Cellou Dalein Diallo, Oury Bah, a cependant relevé “beaucoup de difficultés” dans l’organisation du scrutin, liées notamment “au fait que des bureaux de vote sont éloignés des lieux de concentration des populations”.
Selon la Céni, près de 500.000 Guinéens n’ont pu obtenir de cartes d’électeur numérisées et voteront avec un récépissé.
“Les conditions ne sont pas toutes réunies mais la crise en Guinée est telle, le pays tellement paralysé, que tout le monde veut sortir de cette situation”, explique Maurice Zogbelemou Togba, du parti de Sidya Touré.
De sources diplomatiques occidentales, on dit qu'”une forte participation est attendue” pour cette “élection très importante sur le plan symbolique”.
“Ce ne sera sûrement pas parfait, des incidents sont prévisibles, mais le défi n’est pas tant le scrutin que l’après”, selon les mêmes sources qui soulignent que “le danger peut venir de mouvement de soldats pas forcément contrôlables”.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé vendredi un appel à tous les Guinéens pour “la tenue d’élections pacifiques et crédibles”.
Les résultats provisoires de ce premier tour ne devraient pas être connus avant mercredi. La proclamation des résultats définitifs est prévue dans les huit jours.
© 2010 AFP

manifestations politiques le 25 juin 2010 à Conakry
Foto (c) AFP: Des policiers et gendarmes tentent de ramener l’ordre lors d’affrontements en marge de manifestations politiques le 25 juin 2010 à Conakry
Polizisten und Gendarmen versuchen, um bei Zusammenstößen am Rande des politischen Demonstrationen 25. Juni 2010 wieder in Conakry

ANALYSE, COMMENTAIRE DE LA REDACTION AFRIQUE DE TV5-MONDE:
52 ans après l’Indépendance, les Guinéens doivent choisir leur Président
Il aura fallu un an de transition ubuesque, un massacre de civils, suivi d’une tentative d’assassinat contre le despote du moment et enfin de sérieuses pressions de la communauté africaine et internationale pour arriver à cette situation rare en Afrique : une élection présidentielle ouverte. Il reste à voir si, comme l’espèrent les Guinéens, elle sera aussi libre et honnête.

Le dirigeant par intérim, le général Sekouba Konaté, ministre de la Défense sous le régime Dadis Camara, aura tenu sa promesse de ne pas se présenter et de ne soutenir aucun candidat.

Le 27 juin, les électeurs auront donc à choisir entre 24 candidats, tous civils, tous promettant de mettre fin au cycle des dictatures civile ou militaires.

Malgré l’abondance de l’offre électorale, quelques favoris se détachent déjà du peloton. Ce sont des noms bien connus dans la vie politique guinéenne.

Parmi les candidats, pas de renouveau radical
D’abord le doyen, Alpha Condé, 73 ans, un opposant historique. Déjà condamné à mort par contumace en 1970 par le régime de Sékou Touré, c’est la troisième fois qu’il se présente à une présidentielle. Il n’a jamais joué la collaboration avec le régime, mais son age pourrait être un obstacle.

Face à lui, des concurrents plus jeunes et au parcours souvent prestigieux. Ils sont passés par plusieurs postes officiels pendant le long règne de Lansana Conté. C’est le club des « anciens Premiers ministres ». En 24 ans de pouvoir, le Général-Président en a usé beaucoup : ils étaient présentés d’abord comme “rénovateur”, la rupture qui suivait plus ou moins vite vaut aujourd’hui brevet d’opposant. Ainsi Sydia Touré , 65 ans, chef du gouvernement de 1996 à 1999, ou Cellou Dalein Diallo, 58 ans, Premier ministre de décembre 2004 à avril 2006.

D’autres préfèrent arguer aujourd’hui de leur expérience internationale. François Lonsény Fall, 61 ans, fut représentant spécial de l’ONU en Somalie, puis en République Centrafricaine. Lansana Kouyaté, 60 ans a été sous-secrétaire général de l’ONU. Ils ont, eux aussi, occupé en leur temps la Primature.

La liste des candidats inclut encore un homme d’affaire que Lansana Conté avait en personne fait sortir de prison, ou un ancien président de l’Assemblée Nationale…. Quel que soit le résultat des urnes, il ne devrait donc pas consacrer un renouveau radical de l’élite politique.
L’espoir d’un nouveau départ
Comment faire un choix alors, quand les programmes de chacun se ressemblent ? Comme souvent en Afrique, les appartenances ethniques vont jouer. Les observateurs décortiquent maintenant les « fiefs électoraux » de chacun. Le Peul Diallo peut-il obtenir plus de voix que le Malinké Condé ? Sydia Touré, d’origine diakhanké, peut-il rassembler autour de lui ?

Les allégeances géographiques et culturelles, les inévitables retards et ratés dans la préparation et le manque de culture démocratique de la population sont autant de facteurs de tensions. Une force spéciale de 16000 policiers et gendarmes a été mobilisée pour assurer la sécurisation du processus.

Mais les Guinéens sont également enthousiastes : ces élections incarnent l’espoir d’un nouveau départ. Accablés par la marasme économique –le pays a reculé au 170ème rang de l’Indice du Développement Humain – ils rêvent de profiter enfin de leurs richesses agricoles ou minières, de se placer enfin sur la voie du développement… L’attente est immense. Le prochain Président aura la responsabilité historique de ne pas la trahir.

ParJean-Luc Eyguesier
25 juin 2010
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/guinee-election-presidentielle-juin-2010/p-9128-Analyse-d-un-scrutin-historique-en-Guinee.htm

VIDEO:
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/guinee-election-presidentielle-juin-2010/p-9117-Guinee-la-premiere-election-presidentielle-libre-depuis-50-ans.htm
Quatre millions de Guinéens sont appelés dimanche 27 juin à choisir leur président parmi 24 candidats dont une femme.

Des femmes passent devant une affiché électorale
Foto (c) AFP: Des femmes passent devant une affiché électorale de Sidya Touré, candidat de l’UFR, le 25 juin 2010 à Conakry
Frauen gehen vorbei an einer Wahlplakat von Sidya Toure, Kandidat der UFR, 25. Juni 2010 in Conakry

Frenesie in Conakry, begierig, eine “saubere” und “transparente” Wahl zu erleben
Conakry (AFP) – 24/6/2010 17.15
Der Regen änderte nichts: Conakry hat eine starke Wahlfieber am Donnerstag erhalten. Jubelnde Guineer stürmten die wichtigsten Straßen der Hauptstadt, drei Tage vor den ersten freien Präsidentschaftswahlen seit 1958, die sie wollen “sauber” und “transparent”.
“Wir hatten so viele manipulierten Wahlen. Diesmal wollen wir eine saubere Wahl”, sagte Camara Almamy Seyni, getroffen in der Vorstadt, ein Stück Brot in der Hand, vor einem kleinen Laden in Matam, eine der fünf Gemeinden von Conakry .
Der fünfzigjährige Buchhalter, verheiratet, drei Ehefrauen und Vater von sieben Kindern, wird für Sidya Toure stimmen, von dem er mochte die Aktion als Ministerpräsident, 1996-1999, unter dem Regime des verstorbenen Lansana Conté (1984-2008).
Und er klar regelt die Prioritäten zugewiesen der nächste Präsident: “Ernährung des Volkes, Regelung des Transports durchläuft einen Preis von regelmäßig erhöht, und eine bessere Verwaltung von Bodenschätzen, die nicht zugunsten des Volkes gewonnen werden.”
Auf der Autobahn zum Flughafen, ist der Verkehr verlangsamt. Zahlreiche Aktivisten überschwemmen den Boden befeuchtet durch regen.
In der Hitze und Feuchtigkeit, die Stadt vibriert im Takt der Hörner und lautstarken Demonstrationen.
“Ich habe transparenter Wahlen zu erwarten. Lassen Sie und alle in Ruhe zur Wahl gehen und die Guineer aus dem Elend führen”, sagte Mamadou Balde Aliou, Händler im Einkaufsviertel der Bellevue, Distrikt Dixinn.
“Wir hoffen!, Dass der gewählte Präsident fair für jedermann und alle an die Arbeit gehen”, fügte der 37-jährige Mann, der für Cellou Dalein Diallo, auch bei der Regierung als Leiter (2004-2006), abstimmen werden.
Am 28. September 2009, wurde Dalein Diallo ernsthaft von Soldaten verwundet, wie die anderen Führer der Opposition, als die Sicherheitskräfte blutig unterdrückten eine Kundgebung gegen eine mögliche Kandidatur für das Präsidentenamt des Führers der Junta Moussa Camara Dadis.
Neun Monate nach dem Massaker – ein Verbrechen gegen die Menschlichkeit, die UNO hat 156 Toten und Vermissten identifiziert – die Präsidentschaftswahl Sonntag ist, um ein halbes Jahrhundert der zivilen und militärischen Diktaturen zu beenden.
In den Straßen von Conakry, Joseph Soumah, Fahrer, fährt für Alpha Conde, “historischer” Oppositioneller zu den drei Staatschefs von Guinea seit der Unabhängigkeit.
Verurteilt in Abwesenheit zum Tode im Jahre 1970 unter der Herrschaft des ersten Präsidenten, Ahmed Sékou Touré, Alpha Conde war dann zweieinhalb Jahre im Gefängnis (1998-2001) unter dem Militärregime von Lansana Conte, für “Gefährdung der nationalen Sicherheit.
Joseph Soumah will, dass das nächste Staatsoberhaupt “regelt , in der Transparenz und Gerechtigkeit, wirtschaftliche Probleme” von Guinea, wo die Hälfte der Bevölkerung lebt unterhalb der Armutsgrenze, trotz erheblicher natürlicher Ressourcen.
Im Trio der hier zitierten Favoriten, ist Alpha Conde eine ethnische Malinke, Cellou Diallo ist Fulani und Sidya Dalein Toure ist diakhanké. Aber einer der Kreuzung der Stadt, wurde ein Banner von NGOs erhoben. Es lautet: “Die Ethnien sind Zweige eines selben Baumes”.
© 2010 AFP

Guinea ist vor einer unvollkommenen, aber zugegebenermaßen historischen Wahl
Conakry (AFP) – 26.06.2010 11.47 Uhr
Die “historische” Präsidentschaftswahl, für die ist bereit für Sonntag ganz Guinea, wird sicherlich nicht perfekt, aber jeder erwartet einen massiven Wahlbeteiligung der 4.000.000 Wähler, um ein Ende zu setzen einem halben Jahrhundert der Diktaturen von Zivil-und Militärbehörden.
In Conakry, Plakate zeigen zwei Kindergesichter mit dem Slogan “Gehe wählen für sie, in der Ruhe und Gelassenheit.”
Das Land hat die entusiastischen WahlDebatten und festlichen Demonstrationen in 40 Tagen einer Kampagne entdeckt, relativ friedlich, obwohl die politische Gewalt beanspruchte mindestens einen Toten am Donnerstag in Coyah (50 km von Conakry).
Nach der 26-jährigen Regierungszeit (1958-1984) des “Vaters der Unabhängigkeit”, Ahmed Sékou Touré, “Präsident auf Lebenszeit”, der zu blutigen Säuberungen überging, dann 24 Jahre (1984-2008) Militärregime von General Lansana Conte, das Land wurde wieder enttäuscht im Jahr 2009, als die jungen putschierenden Offiziere von Kapitän Musa Camara Dadis, die das Glück dem “Volk” und den Kampf gegen die “wuchernde Korruption” versprochen hatten, das Land in die Katastrophe führten.
Diese Wahl erfolgt neun Monate nach dem Massaker von Sicherheitskräften an mindestens 156 Gegnern der Militärdiktatur.
Diesmal aber wollen Guineer an Frieden glauben. Und der neue Chef des Generalstabes des Heeres, Oberst Nouhou Thiam, sagte er, dass “Guinea steht im Angesicht seiner Geschichte”.
“Nun, das ist Demokratie: Jeder ist frei, um ihren Kandidaten zu wählen. Keine Abrechnungen, keine Bedrohung. Der Präsident, der demokratisch gewählt ist, wird die Armee zur Verfügung haben”, verspricht er.
Große Neuigkeiten in Conakry, das Militär wird auch stimmen “in Zivil”, und außerhalb der Kasernen.
Vierundzwanzig Zivilisten kanididieren für die ersten freien Wahlen seit der Unabhängigkeit von der ehemaligen Kolonie Französisch im Jahr 1958.
Der ehemalige Premierminister Cellou Dalein Diallo hat einen starken Eindruck in Conakry gemacht, während durch eine riesige Schar von Aktivisten am Donnerstag angefeuert wird. Aber der ehemalige Ministerpräsident Sidya Toure ist auch bei die Zahl der Favoriten, sowie der langjährigen Oppositionelle Alpha Conde.
Die Unabhängige Nationale Wahlkommission (CENI), sagte am Freitag, die Feuertaufe, dass “alles fertig war” und dass 3965 Beobachter, national und international, eingesetzt würden.
Der stellvertretende Vorsitzende der Partei des Kandidaten Cellou Dalein Diallo, Oury Bah, jedoch darauf hingewiesen, “viele Schwierigkeiten” bei der Organisation von Wahlen, insbesondere solche “die Tatsache, dass Wahllokalen fern von Bevölkerungszentren sind.”
Laut CENI haben fast 500.000 Guineer keine digitalisierten Wählerkarten erhalten und stimmen ab gegen eine Quittung.
“Die Bedingungen sind nicht alle perfekt, aber die Krise in Guinea ist so erfüllt, hat so gelähmt das Land, dass alle aus dieser Situation will”, erklärt Maurice Zogbélémou Togba von der Sidya Toure Partei.
Aus Western diplomatischen Quellen heißt es, dass “eine hohe Wahlbeteiligung zu erwarten ist” diese “Wahl sehr wichtig symbolisch”.
“Dies wird sicherlich nicht perfekt, sind Vorfälle vorhersehbar, aber die Herausforderung ist nicht so sehr die Wahl als das danach”, sagte die Quellen und betonen, dass “die Gefahr kann von Soldatenbewegungen kommen nicht unbedingt kontrollierbar”.
Der Generalsekretär Ban Ki-moon hielt am Freitag einen Appell an alle Guineer auf “die Abhaltung einer friedlichen und glaubwürdige Wahlen.”
Vorläufige Ergebnisse der ersten Runde sollten nicht vor Mittwoch bekannt sein. Die Bekanntgabe der endgültigen Ergebnisse ist innerhalb von acht Tagen erwartet.
© 2010 AFP

ANALYSE, KOMMENTAR DER AFRIKAREDAKTION MEINER QUELLE TV5-MONDE:

52 Jahre nach der Unabhängigkeit, die Guineer wählen ihren Präsidenten

Es brauchte ein Jahr des grosteken Übergangs, ein Massaker an der Zivilbevölkerung, gefolgt von einem Attentat gegen den Despoten des Augenblicks und schließlich schweren Druck aus den afrikanischen und internationalen Gemeinschaft, um diese seltene Situation in Afrika zu erreichen: eine offene Präsidentschaftswahl. Es bleibt abzuwarten, ob, wie die Guineer hoffen, sie wird so frei und ehrlich sein.

Der InterimsFührer, General Sekouba Konate, Verteidigungsminister unter Dadis Camara, hat seine Versprechen, nicht zu kandidieren und nicht auf einen Kandidaten unterstützen, gehalten.

Am 27. Juni werden die Wähler zwischen 24 Kandidaten, alle Zivilisten, die alle versprechen, den Zyklus der zivilen oder militärischen Diktaturen zu beenden.

Trotz der Fülle von Kandidaten, einige Favoriten bereits abheben aus der Packung. Sie sind bekannte Namen in den guineischen Politik.

Unter den Kandidaten, keine radikale Veränderung

Der Dienstälteste, Alpha Conde, 73, ein historisches Gegner. Bereits in Abwesenheit zum Tode verurteilt im Jahr 1970 durch das Regime von Sékou Touré, nun das dritte Mal kommt er für die Präsidentschaftswahlen. Er spielte nie mit dem Regime, aber sein Alter könnte ein Hindernis sein.

Dann die jüngeren Konkurrenten mit oft renommierten Laufbahnen. Sie gingen durch mehrere offizielle Positionen während der langen Regierungszeit von Lansana Conte. Dies ist der Club der “ehemaligen Ministerpräsidenten.” In 24 Jahren an der Macht, hat General-Präsident eine Menge davon verschleißt: Sie waren zunächst präsentiert als “Reformer”, dann der Bruch, der folgte früher oder später, ist nun Patentzeugnis für einen Oppositionellen. So Sydia Toure, 65, Chief Minister von 1996 bis 1999, oder Cellou Dalein Diallo, 58, Ministerpräsident von Dezember 2004 bis April 2006.

Andere bevorzugen zu argumentieren heute für ihre internationale Erfahrung. François Lonsény Fall, 61, war die UN-Sonderbeauftragten in Somalia und die Zentralafrikanische Republik. Lansana Kouyaté, 60 Jahre, war stellvertretender Generalsekretär der UNO. Auch sie waren in ihrer Zeit Premierministers.

Die Liste der Kandidaten beinhaltet noch einen Geschäftsmann, den Lansana Conte hatte aus dem Gefängnis laufengelassen, oder ein ehemaliger Präsident der Nationalversammlung …. Unabhängig vom Ausgang der Wahlen, sollte sie nicht bringen eine radikale Erneuerung der politischen Elite.

Die Hoffnung auf einen Neuanfang

Wie man eine Wahl dann machen, wenn die Programme sich so ähnlich sind? Wie so oft in Afrika, wird Ethnien gespielt. Beobachter zerlegen nun die “Wahlen Hochburgen” der einzelnen. Der Fulani Diallo erhalten mehr Stimmen als der Malinke Conde? Sydia Toure, ursprünglich diakhanké, kann er mobilisieren und um sich versammeln?

Die geographische und kulturelle Zugehörigkeiten, die unvermeidlichen Verzögerungen und Ausfälle in der Vorbereitung und Mangel an demokratischer Kultur der Bevölkerung, sind auch alles Faktoren der Spannung. Eine besondere Kraft von 16.000 Polizisten und Gendarmen wurden mobilisiert, um die Sicherheit des Prozesses zu gewährleisten.

Aber die Guineer sind auch begeistert: die Wahlen verkörpern die Hoffnung auf einen Neuanfang. Überwältigt von der Wirtschaftskrise, fiel das Land an 170. Stelle im Index der menschlichen Entwicklung – sie träumen endlich nutzen ihre Agrar-und Bodenschätze, endlich auf dem Weg der Entwicklungstand zu kommen… Die Erwartung ist groß. Der nächste Präsident wird die historische Verantwortung haben, sie nicht zu verraten.

Jean-Luc Eyguesier
25. Juni 2010
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/guinee-election-presidentielle-juin-2010/p-9128-Analyse-d-un-scrutin-historique-en-Guinee.htm

One thought on “GUINEA: HEUTE ERSTE FREIE WAHLEN NACH 50 JAHREN DIKATUREN – La Guinée s’apprête à vivre une élection certes imparfaite mais historique”

  1. Kommentar des Blogautoren, commentaire de l’auteur de ce blog (fr plus bas)….

    Liebe Guineer,

    Meine aufrichtigen Sympathien und Wünsche sind mit Euch, obwohl ich keinen von Euch kenne und obwohl es andernorts in Afrika oder der Welt und der Geschichte sicherlich noch schlimmere Dinge gab als so lange Diktatur und ein Massaker mit 156 Toten.
    Aber Mitgefühle kann man nur selektiv einsetzen, und ich habe Euch, vor nunmehr neun Monaten, zwei Dinge zu verdanken, erkennbar an den zwischenzeitlich fast 60 Reportagen hier über Euren mühseligen Weg zu Frieden und ehrlicher Demokratie:

    Dieses Blog gäbe es ohne das Massaker vom 28.09.2009 nicht, noch nicht, oder jedenfalls nicht schon 9 Monate.
    Zwei Tage vor dem Massaker hatte ich (noch in meinem Hauptblog) begeistert von der ersten Massendemonstration gegen die Diktatur berichtet, wo Ihr einfach fordertet: “Wahlen endlich her, und ohne Kandidaten vom Militär. Soldaten in die Kasernen.” Sofort danach kam das Blutbad, und/oder ich merkte zweierlei:
    Ich werde viel mehr über Afrika erzählen wollen, woanders als in meinem Hauptblog,

    WEIL:
    Ich hatte irgendwie sofort verstanden: Diese Diktatur wird diesmal nicht bleiben können, Ihr werdet es schaffen in die Freiheit und wahrscheinlich sogar in eine gerechtere Gesellschaft. Jeden Eurer Streiktage “Tote Stadt” habe ich bejubelt, sowie jeden Druck von außen, der ja nur so wirksam sein konnte, weil er sich auf den Demokratiewillen und den jederzeit friedlichen Widerstand Eures Volkes stützte, anstatt nur andere Ganoven zu fördern.

    Natürlich ist mir nicht sehr wohl, wenn, wie in vielen anderen Ländern, so viele Führer von “Opposititionen” früher selber mit dem Regime verwickelt waren, vielleicht auch Leichen im Keller haben. Aber als Bürger des reichen Europa sollte man auch in die eigene Geschichte und Zustände blicken und nicht von den Schwächsten erwarten, was man daheim nicht mehr zu hoffen wagt: eine große, umfassende Wende, ein neues Land, durch eine einzige Wahl.
    Und ich glaube, Ihr habt die Schnauze so dermaßen voll von Diktatur und Betrug, dass es bei Euch einen guten Gang gehen wird.

    Ich wünsche Euch einen Präsidenten, der mutig agiert wie Gabuns Ali Bongo, der ja auch ein schlimmer Finger war, aber heute verstanden hat und umsetzt (auch wenn das manchmal nicht so toll demokratisch ist wie eine “Reform” von der Merkel mit den sauberen Händen), was das Land und sein Volk brauchen. Einen, der geht, wenn Ihr ihn nicht mehr wollt. Ich wünsche Euch neben einer gerechten Politik auch etwas Geduld und Toleranz, damit Ihr die Freiheit behalten könnt.

    Ich glaube wirklich, das wird alles so werden mit Euch…
    Schafft Euch eine starke Zivilgesllschaft und überlasst die Politik nicht den Politikern!

    Chers Guinéens,

    A ce jour, mes sympathies sincères et tous mes souhaits sont avec vous. Bien que je ne connaisse aucun Guinéen et qu’il y avait certainement, ailleurs en Afrique ou dans le monde ou l’histoire, des choses plus terrifiante que autant de dictature et qu’un massacre avec 156 morts.
    Or, les sentiments, il faut les distribuer sélectivement, et c’est à vous, il y a neuf mois, que je dois deux choses (ce qu’on peut voir au grand nombre de 60 reportages ici depuis, sur votre chemin vers la paix et une démocratie honnête):

    Sans ce massacre, ce blog-ci n’existerait pas ou pas encore ou pas depuis 9 mois déjà.
    C’était avec enthousiasme, que j’avais reporté, dans mon blog allemand principal alors, sur la premier grande manifestation contre la dictature, trois jours avant le bain de sang. Où vous revendiquiez simplement: “Organisation des Élections libres, sans candidats militaires. Soldats dans les Casernes!” Puis arrivait le massacre, et/ ou je remarquais deux choses:
    Je vais raconter bien davantage sur l’Afrique, ailleurs que dans mon blog normal,

    PARCE QUE:
    Je ne sais pas comment, mais j’avais tout de suite compris: Cette fois, ça sera autrement, cette dictature ne pourra pas tenir. Je jubilais à chacun de vos jours de grève “Journée morte”. Ainsi que pour chaque pression étrangère, qui devait avoir un succès, seulement parce qu’elle reposait sur votre énorme volonté démocratique et sur votre résistance toujours pacifique – au lieu de soutenir juste un autre malfaiteur.

    Bien sur, je ne suis pas trop à l’aise de voir, comme dans bien d’autres pays, autant d’anciens responsables devenir chefs d’ “opposition”. Mais en tant que citoyen de la riche Europe, il faut regarder aussi dans sa propre histoire et situation, et il ne faut pas toujours attendre des plus faibles, ce que L’on espère même plus chez soi: un grand changement réel, un nouveau pays, à travers une élection seulement.
    Et je crois, que vous en avez tellement plein le cul de la dictature et d’être volé, que, chez vous, cela prendra sa bonne route.

    J’espère pour vous un président comme le gabonais Ali Bongo, qui lui aussi n’avait pas les mains propres avant. Mais qui a compris (a la différence de nos dirigeants avec leurs mains propres) les besoin de son pays et son peuple, et qui met en place (pas toujours très démocratiquement, certes) des reformes courageuses pour les satisfaire. Un Chef, qui partira, quand vous n’en voudrez plus. Mis à part une politique juste, Je vous souhaite également un peu de patience et de tolérance, pour que vous puissiez garder la liberté.

    Mais avec vous, je crois en tous cela….
    Construisez une forte société civile et ne laiisez pas la politique aux politiciens!

Leave a Reply