GUINEA nach Wahlen (III) INTERVIEW ALPHA CONDE – Guinée: après élection (III) d’Alpha Condé, rires et pleurs à Conakry

Guinea: Alpha Conde will eine “breite Regierung der nationalen Einheit”
PARIS (AFP) – 2010.11.16 08.57
In seiner ersten Erklärung nach seinem Sieg hat Alpha Conde versprochen, “der Präsident für die nationale Aussöhnung und des Fortschritts für alle” zu sein.
Guinea: Nach der Wahl von Alpha Condé, Lachen und Tränen in Conakry
Conakry (AFP) – 2010.11.16 17.30
Conakry das tanzt, Conakry das weint: Guineas Hauptstadt hatte zwei Gesichter nach der Ankündigung am Montagabend der Wahl zum Präsidenten des historischen Gegners Alpha Conde (52,52%), mit 143.007 Stimmen vor dem ehemaligen Premierminister Cellou Dalein Diallo (47,48%).

Alpha Conde: “In Guinea ist alles zu tun”
INTERVIEW – Montag 15.11. Abend, nach der Ankündigung seines Sieges an die Öffentlichkeit, Guineas neuer Präsident gab ein Interview mit Le Figaro.
Interview in Conakry, Volltext

ALLE DREI (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> NEU NOUVEAU 17.11. PART IV:
GUINEA nach Wahlen IV: NOTSTAND BIS 26.11. ENDGÜLTIGE WAHLERGEBNISSE – Guinée: état d’urgence décrété, au moins 7 morts en 3 jours

In eigener Sache / Le mot de l’auteur du blog:
Liebe Freunde, chers amis,
1550 Beiträge zählt dieses Blog in 13 Monaten, bestimmt 300 mit mehreren Artikeln wie hier. Höchstens 15mal habe ich mich selber zu Wort gemeldet, also fast nie. Das war hier, besonders in Teil I und II, anders, stellenweise sehr emotional, das Drama hat mich mitgenommen: Ich habe nach dem Massaker 2009 fest an eine glückliche Zukunft für Guinea geglaubt, hauptsächlich deshalb gibt es dieses Blog überhaupt, und jetzt glaube ich noch mehr daran, egal wie schwierig der Weg wird – endlich hat mal ein zwar alter Mann gewonnen, aber keine alte Kanaille und keine alte “Oppositions”kanaille!
Lesen Sie also trotz meiner persönlichen Einfärbungen die Teile I und II (inklusive Portrait Alpha Condes) dieser Wahldramatrilogie, oder überhaupt alle früheren und kommenden Artikel Guinea, denn dieses alternative afrikanische Abenteuer beginnt erst, und es wird Freunde brauchen.

En 13 mois j’ai publie 1550 contributions dans ce blog, dont 300 avec plus d’un article, comme ici. Presque jamais je n’ai pris la parole comme surtout dans les parts I et II sur ce drame electorale. L’emotion est parti avec moi: Depuis le massacre je croyais fermement a un avenir plus heureux pour la Guinee (une des raisons, pourquoi ce blog existe!), et aujourd’hui j’y crois plus que jamais, aussi dure que la route sera. Pour une fois, un certes vieil homme a gagne les elections, mais pas une vielle canaille ou une vielle canaille “oppositionelle”!
Lisez donc malgre mon emotion les parts I et II (avec un portrait de Mr. Conde), ou meme tous les articles, anciens et a venir, car cette experience africaine, elle commence seulement, et elle a besoin d’amis!

1er ARTICLE SUR TROIS: Guinée: Alpha Condé veut un “large gouvernement d’union nationale”
PARIS (AFP) – 16.11.2010 20:57
Dans sa première déclaration après sa victoire, Alpha Condé a promis d’être “le président de la réconciliation nationale et du progrès pour tous”.
L’opposant historique Alpha Condé qui, selon des résultats officiels provisoires, a remporté la présidentielle en Guinée, estime qu'”il faut un large gouvernement d’union nationale” pour “au moins deux mandatures”, dans une interview mardi au journal français Le Figaro.
=> VOIR PLUS BAS

Des partisans d'Alpha Condé fêtent sa victoire à l'élection présidentielle, le 16 novembre 2010 à
Foto (c) AFP: Unterstützer von Alpha Condé feiern seinen Sieg bei den Präsidentschaftswahlen, 16. November 2010 in Conakry
Des partisans d’Alpha Condé fêtent sa victoire à l’élection présidentielle, le 16 novembre 2010 à Conakry

“Il faut un large gouvernement d’union nationale pour redresser le pays et cela pour au moins deux mandatures. Je ne parle pas d’un gouvernement de coalition mais d’union. Ce n’est pas quelque chose de politique mais l’union des bonnes volontés”, dit M. Condé dans cet entretien. En Guinée, la durée d’un mandat présidentiel est de cinq ans.
L’annonce officielle lundi soir de la victoire d’Alpha Condé, 72 ans, à la présidentielle du 7 novembre (52,5%), selon des résultats provisoires, s’est accompagnée de violences dans les fiefs du perdant, Cellou Dalein Diallo (47,5%), faisant quatre morts.
Après 52 ans de régimes dictatoriaux ou autoritaires, les Guinéens ont voté pour la première fois librement à cette présidentielle.
Mais des violences politico-ethniques ont marqué la campagne électorale du second tour organisé plus de quatre mois après le premier tour du 24 juin. Estimant que “les tensions sont dues à des manipulations”, Alpha Condé affirmequ’il n’est “pas inquiet”.
Dans sa première déclaration après sa victoire, l’opposant historique avait appelé à la “concorde” et “la fraternité”, estimant que “le temps est venu de se donner la main” et d’oeuvrer “à la réconciliation nationale”.
Dans l’interview au Figaro, Alpha Condé souhaite également que le général guinéen Sékouba Konaté, président par intérim de la Guinée, reste impliqué dans les affaires du pays.
“Il serait profitable que le général accepte de jouer un rôle. Il garde le respect de ses hommes. Mais aussi c’est un ancien chef d’Etat. Il faut lui trouver une position qui le mette au-dessus de la mêlée. Cela dépendra de lui et de lui seul”, dit-il.
Le général Konaté fut fin 2008 l’homme-clé du coup d’Etat ayant suivi la mort du président Lansana Conté. Après avoir présidé 10 mois le régime de transition, il dit ne pas aimer le pouvoir qu’il veut rendre aux civils.
Dans le même temps M. Condé estime que “l’armée est un vrai problème”, que “près de 30% du budget c’est trop” et que “bien sûr il faudra envoyer beaucoup de militaires à la retraite”.
Depuis 1984, la Guinée n’a été présidée que par des militaires.
Enfin, Alpha Condé appelle les Guinéens en exil à rentrer chez eux. “Il y a de nombreux cadres dans la diaspora en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis. Ce sont eux qui peuvent le plus nous aider. En revenant, ils seraient comme des assistants étrangers qui aideraient à remettre le pays en marche. Ici, tout est à faire”.
© 2010 AFP

Diallo (G) montre des photos de ses partisans brutalisés selon lui par ls forces de l'ordre, le 16
Foto (c) AFP: Der unterlegene Präsidentschaftskandidat in Guinea, Cellou Dalein Diallo (G), zeigt Bilder als seine Anhänger von der Polizei , 16. November 2010 in Conakry geschlagen wurden
Le candidat malheureux à la présidentielle en Guinée, Cellou Dalein Diallo (G) montre des photos de ses partisans brutalisés selon lui par ls forces de l’ordre, le 16 novembre 2010 à Conakry

Guinée: après élection d’Alpha Condé, rires et pleurs à Conakry
CONAKRY (AFP) – 16.11.2010 17:30
Conakry qui danse, Conakry qui se soulève: la capitale guinéenne avait deux visages après l’annonce lundi soir de l’élection à la présidence de l’opposant historique Alpha Condé (52,52%), devançant de 143.007 voix l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo (47,48%).
Dans les quatre communes sur cinq remportées par M. Condé à Conakry, des centaines d’électeurs chantaient et dansaient lundi soir en pleine rue, dans la lumière des phares, une quasi-obscurité régnant sur la ville faute d’électricité.
Mais dans la seule commune où M. Diallo était en tête, Ratoma, des groupes de jeunes avaient, dès le matin, violemment affronté les forces de l’ordre et monté des barricades, persuadés qu’il y avait eu “tricherie”. Certains ont saccagé les biens de leurs voisins. Bilan de la répression de source policière: au moins un manifestant tué par balles, des dizaines de blessés.
20H00, au “Palais du peuple”: on s’apprête à proclamer, enfin, le nom du premier président civil démocratiquement élu de l’histoire de la Guinée.
Le pays dit adieu à 26 ans de régimes militaires mais, ironie du sort, c’est à un officier que revient la tâche d’annoncer les scores: le général malien Siaka Sangaré, chargé depuis un mois d’apaiser et de faire travailler une Commission électorale guinéenne divisée en deux camps.
Au-dessus de la tribune officielle, deux portraits de chefs d’Etat restent accrochés, comme oubliés là: ceux du défunt “général-président” Lansana Conté qui régna pendant 24 ans (1984-2008) et du capitaine Moussa Dadis Camara, propulsé au pouvoir par un putsch fin 2008 et qui a échappé à une tentative d’assassinat fin 2009 avant d’être écarté.
Aussitôt après l’annonce des “résultats provisoires globaux” –Diallo, 1,33 million de voix, Condé, 1,47– une foule de partisans exulte: “avec Condé, tout va changer!”
21H30, dans la maison de famille de l’élu, c’est la cohue. Kalachnikov en bandoulière, un militaire embrasse qui veut, un an après le massacre de plus de 150 opposants par les forces de défense et de sécurité. Par téléphone, il commente: “A Conakry, il y en a qui sont contents, d’autre moins: c’est la démocratie!”.
Dans la cour, une femme réinterprète une promesse de Condé sur “l’autosuffisance alimentaire en trois ans” en clamant: “Ce soir, je quitte la souffrance! La nourriture sera à la portée de tout le monde!”
Devant les caméras, Condé, 72 ans, prononce son premier “Mes chers compatriotes…”.
“Je serai le président de la réconciliation nationale et du progrès pour tous”, dit l’opposant à tous les régimes depuis l’indépendance, emprisonné deux ans sous Conté. Et, après une campagne agressive, marquée par des affrontements politico-ethniques, il dédie sa victoire à “tous les Guinéens sans aucune distinction” et affirme tendre “une main fraternelle” à son adversaire qu’il présente comme son “jeune frère”.
23H00, au domicile de Cellou Dalein Diallo. Le candidat de 58 ans, souriant, finit de dîner tranquillement avec ses proches et ses alliés. Dans son salon, un partisan assure, par téléphone: “La lutte continue! On ne reconnaît pas cette élection qui inclut les votes de Siguiri et Kouroussa” (Haute-Guinée, plus de 200.000 voix), deux fiefs d’Alpha Condé –un Malinké–, où des violences contre les Peuls avaient eu lieu, en octobre.
“Je vais prouver devant la Cour suprême que les résultats sont truffés d’irrégularités et de fraudes”, affirme M. Diallo, qui a cependant “un peu de doutes” quant aux résultats de ce recours. “Au delà des fraudes”, juge le candidat malheureux issu de l’ethnie peule, “une campagne forte sur l’ethnie a dû jouer”, avec des arguments tels que “les Peuls ont déjà tout”.
Informé que ses partisans, “excédés”, sont encore dans les rues dans ses fiefs de Moyenne-Guinée, il lance un “appel pressant” à ses électeurs pour qu’ils “évitent les violences de toute nature. Il faut à tout prix préserver la paix dans le pays”.
© 2010 AFP

Des gens viennent au secours d'une femme
Foto (c) AFP: Die Leute kommen auf die Rettung von einer Frau, deren Haus wurde von Anhängern der unterlegene Kandidat bei den Präsidentschaftswahlen Cellou Dalein Diallo, 15. November 2010 in Conakry verbrannt
Des gens viennent au secours d’une femme dont la maison a été incendiée par des partisans du candidat malheureux à la présidentielle Cellou Dalein Diallo, le 15 novembre 2010 à Conakry

Alpha Condé : «En Guinée, tout est à faire»
INTERVIEW – Lundi soir, sitôt l’annonce de sa victoire rendue publique, le nouveau président guinéen a accordé un entretien au Figaro.
Propos recueillis à Conakry

LE FIGARO. – Vous héritez d’un pays très divisé ethniquement et votre adversaire refuse de reconnaître le résultat des élections. Que comptez-vous faire ?

Alpha CONDÉ.- Je n’ai pas l’habitude de commenter les actions de mes adversaires. Les élections se sont déroulées dans la transparence et le peuple guinéen a montré sa maturité. Je crois aussi qu’il faut un large gouvernement d’union nationale pour redresser le pays et cela pour au moins deux mandatures. Je ne parle pas d’un gouvernement de coalition mais d’union. Ce n’est pas quelque chose de politique mais l’union des bonnes volontés.
=> SON PORTRAIT
Les divisions ethniques sont tout de même profondes…

Les tensions sont dues à des manipulations. Il existe dans ce pays une mafia qui importe frauduleusement des denrées, spécule sur le riz. Ils se sont emparés du commerce et veulent défendre leurs intérêts. Il est très facile de manipuler une poignée de jeunes. L’ethnocentrisme est l’arme de ceux qui n’ont pas d’idées. Mais je ne suis pas inquiet. Beaucoup de jeunes, de femmes sont concentrés sur les problèmes quotidiens. Ils veulent un changement.

Pensez-vous que l’armée fait toujours courir un danger à la démocratie dans le pays ?

L’armée est un véritable problème. Elle capte près de 30% du budget. C’est trop. La France, les États-Unis se sont déjà engagés à nous aider à réformer le secteur de la défense. Bien sûr, il faudra envoyer beaucoup de militaires à la retraite. Mais il faudra organiser un vrai système pour ne pas plonger les gens dans la misère. On peut aussi utiliser l’armée, notamment le génie militaire, pour développer le pays, construire des routes, des ponts… Le président par intérim, le général Sékouba Konaté, a déjà commencé ce travail. Il faut le continuer. Aujourd’hui, l’armée n’a rien et il faut en faire un vrai organe républicain.

Êtes-vous prêt à garder près de vous le général Konaté ?

Il serait profitable que le général accepte de jouer un rôle. Il garde le respect de ses hommes. Mais aussi c’est un ancien chef d’État. Il faut lui trouver une position qui le mette au-dessus de la mêlée. Cela dépendra de lui et de lui seul.

Les richesses minières de ce pays ont été pillées ces dernières années. Allez-vous remettre en cause certains des contrats signés ?

On parle de la Guinée comme d’un scandale géologique tant le sous-sol est riche. Mais c’est aussi un scandale agricole. Le Guinée pourrait être la réserve de l’Afrique de l’Ouest. La priorité est de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Les mines représentent de la richesse, c’est vrai. La Guinée dispose des premières réserves au monde de bauxite. Il y a des contrats scandaleux et certains sont en effet peut-être à revoir. Mais il ne s’agit pas que de renégocier. Il faut établir une véritable politique en ce domaine et la Banque mondiale peut nous y aider. Les pays arabes sont devenus maîtres de leur pétrole lors des deux chocs pétroliers en mettant au point une politique pétrolière. À nous de suivre l’exemple.

Vous avez longtemps vécu en France. Qu’attendez-vous de Paris ?

Le fait d’avoir vécu en France fait que je vais avoir de bons rapports. Mais la Guinée est riche. Il y a de nombreux cadres dans la diaspora en Afrique, en Europe, aux États-Unis. Ce sont eux qui peuvent le plus nous aider. En revenant, ils seraient comme des assistants étrangers qui aideraient à remettre le pays en marche. Ici, tout est à faire.
Fin.
=> + INTERVIEW 06/1272010 rfi

Le candidat guinéen Alpha Condé (C) se rend à un bureau de vote, le 7 novembre 2010 à Conakry
Foto (c) AFP: Der Kandidat Alpha Conde von Guinea (C) geht zu einem Wahllokal, 7. November 2010 in Conakry
Le candidat guinéen Alpha Condé (C) se rend à un bureau de vote, le 7 novembre 2010 à Conakry

Guinea: Alpha Conde will eine “breite Regierung der nationalen Einheit”
PARIS (AFP) – 2010.11.16 08.57
In seiner ersten Erklärung nach seinem Sieg hat Alpha Conde versprochen, “der Präsident für die nationale Aussöhnung und des Fortschritts für alle” zu sein.
Der Gegner historischen Alpha Conde, der nach vorläufigen amtlichen Endergebnis gewann die Präsidentschaftswahlen Guinea, sagte, dass “wir eine breite Regierung der nationalen Einheit brauchen” für “mindestens zwei Mandate” in einem Interview Dienstag mit Französisch Zeitung Le Figaro.
In Guinea ist die Dauer einer Amtszeit fünf Jahre.
…. LIEBE LESER, DA SIE IN EINEM TOLLEN AFRIKABLOG ZU GAST SIND 😉 , DÜRFEN SIE DAS GESAMTE INTERVIEW UNTEN LESEN, UND WIR LASSEN DIESE ZUSAMMENFASSUNG! ….
© 2010 AFP

Guinea: Nach der Wahl von Alpha Condé, Lachen und Tränen in Conakry
Conakry (AFP) – 2010.11.16 17.30
Conakry das tanzt, Conakry das weint: Guineas Hauptstadt hatte zwei Gesichter nach der Ankündigung am Montagabend der Wahl zum Präsidenten des historischen Gegners Alpha Conde (52,52%), mit 143.007 Stimmen vor dem ehemaligen Premierminister Cellou Dalein Diallo (47,48%).
In vier von fünf Gemeinden von Conakry, wo Herr Conde gewann, sangen Hunderte von Menschen und tanzten auf der Straße Montag Abend im Scheinwerferlicht, in einer Beinahe-Dunkelheit über der Stadt aus Mangel an Elektrizität.
Aber im einzigen Stadtviertel, wo Herr Diallo war führend, Ratoma, waren Jugendgruppen in der Früh heftig mit der Polizei aneinandergeraten und errichteten Barrikaden in der Überzeugung, dass es “Betrug” gewesen sei. Einige plünderten das Eigentum ihrer Nachbarn. Bilanz der Repressionen aus Polizei-Quelle: Mindestens ein Demonstrant erschossen wurde, Dutzende verletzt.
20H00, “People’s Palace”: man bereitet sich vor, endlich bekannt zu geben den Namen des ersten demokratisch gewählten zivilen Präsidenten in der Geschichte von Guinea.
Das Land verabschiedete sich von 26 Jahren Militärherrschaft, doch ironischerweise, hatte ein Militär die Aufgabe, die Ergebnisse bekannt zu geben: General Siaka Sangare aus Mali, im letzten Monat zum Chef von Guineas Wahlkommission, aufgeteilt in zwei Lager, ernannt, um zu beruhigen und die Wahlen endlich stattfinden zu lassen.
Oberhalb der Galerie, bleiben, wie vergessen, zwei Porträts der Staatschefs hängen: die des verstorbenen “Präsidenten-General” Lansana Conte, der 24 Jahre (1984-2008) regierte und Hauptmann Camara, Führer in einem Staatsstreich Ende 2008 und der einem Attentat Ende 2009 entkam, bevor er entlassen wurde.
Unmittelbar nach der Ankündigung der “provisorischen Gesamtergebnisse” – Diallo, 1,33 Millionen Stimmen, Conde, 1,47 – eine jubelnde Schar von Anhängern: “Mit Conde, alles wird sich ändern!”
21.30 Uhr, im Haus der Familie des Gewählten, tobt die Menge: Kalaschnikow über der Schulter, ein Soldat, küsst jeden der will, ein Jahr nach dem Massaker von den Kräften der Verteidigung und Sicherheit an über 150 Oppositionellen. Per Telefon, kommentiert er: “In Conakry, es gibt einige, die glücklich sind, andere weniger: Das ist Demokratie!”.
Im Innenhof, deutet eine Frau ein Versprechen von Conde zu “Selbstversorgung mit Nahrungsmitteln in drei Jahren”, behauptet: “Heute Abend verlässt mich das Leid! Das Essen wird für jedermann erschwinglich”!
Vor die Kameras liefert Conde, 72 Jahre, sein erstes “Meine liebe Landsleute …”.
“Ich bin der Präsident der nationalen Versöhnung und des Fortschritts für alle”, sagte der Gegner aller Regime seit der Unabhängigkeit, inhaftiert zwei Jahre unter Conté. Und nach einer aggressiven Kampagne, die von politischen und ethnischen Auseinandersetzungen geprägt war, widmete er seinen Sieg “allen Guineer ohne Unterschied” und sagte, die “Hand der Brüder” seinem Gegner zu reichen, den er als seinen “kleinen Bruder” präsentiert.
23.00 Uhr, im Haus des Cellou Dalein Diallo. Kandidat von 58 Jahren, er lächeln leise als er beendet Abendessen mit seinen Verwandten und Verbündeten. In seinem Wohnzimmer, so ein Befürworter per Telefon: “Der Kampf geht weiter! Wir erkennen diese Wakl nicht an, die die Stimmen der Siguiri und Kouroussa umfasst (Upper Guinea, mehr als 200.000 Stimmen), zwei Hochburgen des Alpha Conde – ein Malinke – wo Gewalt gegen die Fulani stattfand im Oktober.
“Ich werde dem Obersten Gerichtshof beweisen, dass die Ergebnisse gespickt mit Unregelmäßigkeiten und Betrug sind,” sagte Herr Diallo, aber hat “gewisse Zweifel” über das Ergebnis dieses Aufrufs. “Neben dem Betrug,” urteilt der unterlegene Kandidat der Fulani ethnischen Gruppe, “eine starke Kampagne zur ethnischen Herkunft hatte gespielt”, mit Argumenten wie “die Fulani heben alles.”
Darüber informiert, dass seine Anhänger “verärgert” sind noch auf der Straße in ihren Hochburgen des Mittel- Guinea, startete er eine “dringenden Appell” an seine Wähler zu “vermeiden Gewalt jeglicher Art. Wir müssen um jeden Preis bewahren Frieden im Land. ”
© 2010 AFP

Alpha Conde: “In Guinea ist alles zu tun”
INTERVIEW – Montag 15.11. Abend, nach der Ankündigung seines Sieges an die Öffentlichkeit, Guineas neuer Präsident gab ein Interview mit Le Figaro.
Interview in Conakry, Volltext, Original

LE FIGARO. – Sie erben ein tief ethnisch geteiltes Land und Ihr Gegner weigert sich, das Wahlergebnis anzuerkennen. Was tun Sie?

Alpha Condé .- Ich kommentiere normalerweise nicht auf die Aktionen von meinen Gegnern. Die Wahlen waren transparent und die guineischen Menschen haben Reife gezeigt. Ich denke auch, wir brauchen eine breite Regierung der nationalen Einheit des Landes und die für mindestens zwei Mandate. Ich spreche nicht über eine Koalitionsregierung, sondern eine der Union. Das ist nicht etwas Politisches, sondern ein Bund des guten Willens.
=> SEIN PORTRAIT
Ethnische Spaltungen sind noch tief …

Die Spannungen sind durch Manipulation entstanden. Es gibt eine Mafia in diesem Land, welche betrügerisch Nahrungsmittel importiert, auf Reis spekuliert. Sie übernahmen den Handel und wollen ihre Interessen verteidigen. Es ist sehr einfach, eine Handvoll junger Leute zu manipulieren. Ethnozentrismus ist die Waffe derer, die keine Ideen haben. Aber ich bin nicht besorgt. Viele junge Leute, viele Frauen sind auf alltägliche Probleme konzentriert. Sie wollen Änderung.

Glauben Sie, dass die Armee nach wie vor eine Gefahr für die Demokratie im Land ist?

Die Armee ist ein echtes Problem. Sie fängt fast 30% des Budgets. Zu viel. Frankreich und die Vereinigten Staaten haben sich bereits verpflichtet, uns zu helfen bei der Reform des Verteidigungssektors. Natürlich, wird man eine Menge von Militärangehörigen in Rente schicken müssen. Aber man wird organisieren ein reales System, wo Menschen damit nicht in die Misere geschickt werden. Sie können auch die Armee einsetzen, einschließlich militärischer Technik, um das Land zu entwickeln, den Bau von Straßen, Brücken … Der amtierende Präsident, General Konate, hat bereits mit dieser Arbeit begonnen. Es muss weitergehen. Heute hat die Armee nichts und man muss aus ihr ein richtiges republikanisches Organ machen.

Sind Sie bereit, General Konate eng bei sich zu behalten?

Es würde profitabel sein, dem General eine Rolle zu geben. Er behält den Respekt seiner Männer. Aber er ist auch ein ehemaliges Staatsoberhaupt. Wir müssen ihm eine Position finden, die ihn über das Schlachtgetümmel stellt. Dies wird aber von ihm und ihm allein abhängen.

Die Bodenschätze dieses Landes wurden in den letzten Jahren geplündert. Werden Sie einige der unterschriebenen Verträge in Frage stellen?

Es ist die Rede von Guinea als geologischer Skandal, so sehr der Untergrund ist reich. Aber es ist auch ein landwirtschaftlicher Skandal. Guinea könnte die Reserve Westafrikas werden. Die Priorität ist die Selbstversorgung mit Nahrungsmitteln zu erreichen. Bergbau steht für Reichtum, es ist wahr. Guinea verfügt über die weltweit größten Reserven von Bauxit. Es gibt Verträge, und einige sind schockierend, die vielleicht überprüft werden sollten. Aber es geht nicht darum, neu zu verhandeln. Es sollte eine wirkliche Politik in diesem Bereich geben und der Weltbank kann uns helfen. Arabische Länder wurden Meister ihres Öl während der beiden Ölkrisen mit Hilfe einer Öl-Politik in den Entwicklungsländern. Wir müssen dem Beispiel folgen.

Sie haben lange in Frankreich gelebt. Was erwarten Sie von Paris?

Nachdem ich in Frankreich gelebt habe, wird es eine gute Beziehung geben. Aber Guinea ist reich. Es gibt viele Profis in der guineischen Diaspora in Afrika, Europa, den Vereinigten Staaten. Sie sind diejenigen, die uns am meisten helfen können. Würden sie zurückkommen, sie wären wie ausländische Helfer, die helfen, dass sich das Land aufbaut. Hier ist alles zu tun.

=> + INTERVIEW 06/1272010 rfi

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