HOMOPHOBIE IN AFRIKA STEIGT AN – AMNESTY-BERICHT – Afrique subsaharienne- Augmentation dangereuse de l’homophobie

Wenn Liebe zum Verbrechen wird- Wachsende Homophobie im südlichen Afrika
http://www.amnesty.ch/de
Die Homophobie auf dem afrikanischen Kontinent südlich der Sahara hat ein gefährliches Ausmass erreicht: Zu diesem Schluss kommt Amnesty International in einem umfassenden Bericht zur Lage von Lesben, Schwulen, Bisexuellen, Transgender und Intersexuellen (LGBTI) in den Ländern des südlichen Afrika. Er nimmt sowohl die Gesetzeslage wie auch deren Auswirkungen auf den Alltag von LGBTI unter die Lupe.
DER DEUTSCHE TEXT GEHT UNTER DEM FRANZÖSISCHEN WEITER

IN AFRIKANEWS ARCHIV:
=> HOMOPHOBIE , 50 articles 10/2009 – 06/2013
=> => => Religiös gesteuerte Homophobie in Afrika, Uganda: Der Film von Dominique Mesmin, Video 8min, deutsche Untertitel,

L’homophobie en Ouganda, film de Dominique Mesmin, trailer 8min avec soustitres francais

Afrique subsaharienne- Augmentation dangereuse de l’homophobie
http://www.amnesty.ch/fr
Les agressions et les persécutions homophobes sont de plus en plus visibles en Afrique subsaharienne, ce qui indique que l’homophobie atteint un niveau dangereux, a déclaré Amnesty International à l’occasion du lancement d’un rapport détaillé sur les discriminations auxquelles les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI) sont en butte sur le continent.

LGBTI Out in Kenya
Mitglied der kenianischen LGBTI Gruppe ‘Out in Kenya’ in Nairobi | © Pete Muller / Membre du groupe LGBTI ‘Out in Kenya’

Intitulé Quand aimer devient un crime. La criminalisation des relations entre personnes de même sexe en Afrique subsaharienne, le rapport examine le phénomène de la criminalisation croissante des «actes homosexuels» en Afrique, où un certain nombre de gouvernements cherchent à imposer des sanctions draconiennes ou à élargir la portée des lois existantes – y compris en introduisant la peine de mort. «Il faut faire cesser ces agressions, qui sont parfois meurtrières, a déclaré Widney Brown, directrice générale chargée du droit international et de la stratégie politique à Amnesty International. Aucune personne ne doit être frappée ou tuée parce qu’elle est attirée par telle ou telle personne ou qu’elle a des relations intimes avec elle. Dans bien des cas hélas, ces attaques contre des personnes ou des groupes de personnes sont encouragées par des responsables politiques ou religieux qui devraient au contraire tirer parti de leur position pour combattre la discrimination et promouvoir l’égalité.»
L’homosexualité punie par la loi
L’homosexualité, souvent qualifiée de «relations charnelles contre nature» ou d’«actes contraires à l’ordre naturel», est actuellement une infraction pénale dans 38 pays d’Afrique subsaharienne.  Au cours des cinq années écoulées, le Soudan du Sud et le Burundi ont adopté une loi érigeant en infraction pénale les relations entre personnes de même sexe. En Ouganda, au Liberia et au Nigeria, des projets de loi visant à accroître les sanctions existantes sont pendantes devant le au Parlement.
Le rapport présente un état des législations en vigueur dans tout le continent et examine l’impact négatif de ces dispositions sur les LGBTI africains. Un certain nombre de personnes avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue ont évoqué leur combat quotidien pour survivre à la discrimination et aux menaces. Le rapport décrit des cas particuliers en Ouganda, au Kenya, en Afrique du Sud et au Cameroun. Il y a des pays où la législation prévoyant des sanctions pénales n’est pas appliquée, mais son existence fournit aux policiers et aux citoyens l’occasion de se livrer à des pratiques abusives – chantage et racket, notamment. En Ouganda, la proposition de loi relative à la répression de l’homosexualité, reste une épée de Damoclès pour la communauté LGBTI. Elle a été déposée au Parlement à plusieurs reprises depuis 2009, souvent à des moments de troubles sociaux liés à l’augmentation du prix des carburants et des denrées alimentaires. Ce texte prévoit l’imposition de la peine de mort pour «homosexualité avec circonstances aggravantes» ainsi que des sanctions pénales contre toute personne qui ne dénoncerait pas les violations des dispositions – de très large portée – de la loi.
Les responsables nationaux et religieux en Afrique ont souvent tendance à taxer les « actes homosexuels » de comportements importés de l’Occident, étrangers à la culture africaine. La plupart des lois de répression des relations entre personnes de même sexe sont toutefois l’héritage direct de la période coloniale, et c’est la droite religieuse présente dans des pays occidentaux comme les États-Unis qui finance et encourage activement l’homophobie en Afrique. Dans bien des cas aussi la presse attise et exacerbe l’hostilité vis-à-vis des personnes qui ne se conforment pas aux normes hétérosexuelles, mettant souvent des personnes en danger. En Ouganda, le magazine Rolling Stone a publié en une en 2010 la photo du militant LGBTI David Kato, aux côtés d’un titre disant : «Pendez-les!». Cet homme a été tué chez lui un mois plus tard.
Afrique du Sud
En Afrique du Sud, pays dont la constitution, l’une des plus progressistes du monde, reconnaît les droits des personnes LGBTI, et où les relations entre personnes de même sexe ne constituent pas une infraction pénale, Amnesty International a recueilli des informations attestant de la persistance d’un nombre élevé de viols et de meurtres contre des personnes LGBTI. Entre juin et novembre 2012, au moins sept personnes, dont cinq lesbiennes, ont ainsi été tuées dans des actes violents ciblés et motivés selon toute apparence par leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. «Les États africains doivent cesser de nier que l’homophobie est un problème de droits humains et reconnaître que les droits des LGBTI font partie intégrante du combat en faveur des droits humains. Les États ont le devoir de protéger, ils ont le devoir de ne pas persécuter», a conclu Widney Brown.

Wenn Liebe zum Verbrechen wird- Wachsende Homophobie im südlichen Afrika
http://www.amnesty.ch/de
Die Homophobie auf dem afrikanischen Kontinent südlich der Sahara hat ein gefährliches Ausmass erreicht: Zu diesem Schluss kommt Amnesty International in einem umfassenden Bericht zur Lage von Lesben, Schwulen, Bisexuellen, Transgender und Intersexuellen (LGBTI) in den Ländern des südlichen Afrika. Er nimmt sowohl die Gesetzeslage wie auch deren Auswirkungen auf den Alltag von LGBTI unter die Lupe.
Der Bericht «Making Love a Crime. Criminalisation of same-sex conduct in sub-Saharan Africa» (pdf, 125 S. englisch) («Wenn Liebe zum Verbrechen wird: Die Kriminalisierung gleichgeschlechtlicher Lebensformen im südlichen Afrika») dokumentiert in umfassender Weise die Gesetzeslage zur Homosexualität in der Region.
«Schon das Vorhandensein von Gesetzen, die gleichgeschlechtliche Liebe unter Strafe stellen […] sendet eine verheerende Botschaft an die Gesellschaft…»
Er belegt das Bestreben einer Reihe von Regierungen, homophobe Gesetze noch weiter zu verschärfen und unter immer drakonischere Strafen zu stellen, bis hin zur Todesstrafe. Anhand von Fallbeispielen aus Uganda, Kenia, Südafrika und Kamerun zeigt der Bericht auf, wie sich die Gesetze und die wachsende Homophobie auf den Alltag der Betroffenen auswirken.
Aktuell gelten «homosexuelle Handlungen» in 38 Ländern Afrikas als Straftat. Während aus einzelnen Ländern positive Signale zu verzeichnen sind, haben in den vergangenen fünf Jahren der Süd-Sudan und Burundi neue Gesetze zur Bestrafung gleichgeschlechtlicher Liebe eingeführt. In Uganda, Liberia und Nigeria sind Vorstösse zur Verschärfung bestehender Gesetze vor den Parlamenten hängig.
Solche Gesetze haben ihre ganz direkten, alltäglichen Auswirkungen auf das Leben von LGBTI. In Kamerun etwa werden regelmässig Frauen und Männer verhaftet, weil sie den Behörden als Lesben, Schwule oder Transgender gemeldet wurden. Oft werden sie daraufhin erniedrigenden medizinischen Untersuchungen unterzogen, mit dem Ziel, homosexuelle Handlungen nachzuweisen.
Aus den zahlreichen Zitaten von Aktivistinnen und Aktivisten, direkt Betroffenen sowie medizinischen und juristischen Fachpersonen wird ersichtlich, wie alltägliche Diskriminierung, Hassreden von Politikern und Religionsführern, verschärfte Gesetze und tätliche Attacken auf LGBTI zum Teufelskreis werden, der nicht selten tödlich endet. Dazu kommt der mangelnde politische Wille, Angriffe auf Homosexuelle strafrechtlich zu verfolgen. Zu den Erfahrungen der Betroffenen gehören auch Machtmissbrauch, Drohungen und Erpressungsversuche durch staatliche Beamte.
«Schon das Vorhandensein von Gesetzen, die gleichgeschlechtliche Liebe unter Strafe stellen – ob sie letztlich zur Anwendung kommen oder nicht –, sendet eine verheerende Botschaft an die Gesellschaft: nämlich, dass Schwule, Lesben, Bisexuelle und Transmenschen Kriminelle sind, die keine Rechte für sich in Anspruch nehmen können. Solche Gesetze gehören abgeschafft, damit Menschenrechte für alle Afrikanerinnen und Afrikaner gleichermassen gelten», sagte Widney Brown, Leiterin des Bereichs Recht und Politik bei Amnesty International, anlässlich der Lancierung des Berichts in Johannesburg.
Oft wird Homosexualität von afrikanischen Politikern und Persönlichkeiten als «westliches Importprodukt» gebrandmarkt, das der afrikanischen Kultur fremd sei. In Wirklichkeit sind aber die meisten homophoben Gesetze ein direktes Erbe des Kolonialismus, und Homophobie in Afrika wird heute vor allem von der religiösen Rechten in westlichen Ländern, etwa der USA, aktiv unterstützt und gefördert.
Amnesty International fordert die afrikanischen Staaten dringend auf, Homophobie endlich als Menschenrechtsproblem anzuerkennen und gleiche Rechte für LGBTI als Teil des Kampfes für die Menschenrechte zu betrachten.

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