HOMOPHOBIE, KAMERUN: FORTSCHREITENDE REPRESSION GEGEN HOMOSEXUELLE – Cameroun: incessante répression contre homosexuels

1. Kamerun: Homosexuellenrechte-Aktivist getötet, Untersuchung “verpfuscht”
Yaounde (AFP) – 18.07.2013 17.10 Uhr
Beide Anwältinnen des an diesem Wochenende in Yaounde ermordeten Kameruner Homosexuellen-Rechte Aktivisten Eric Lembembe beschuldigten Donnerstag die Polizei, die Untersuchung zu verpfuschen und “nichts” getan zu haben, um mögliche Hinweise auf dem zerschundenen Körper zu sammeln.
2. Kamerun: zu Gefängnis verurteilt wegen Homosexualität
Yaounde (AFP) – 23.07.2013 16.19 Uhr – Von Reinnier KAZE
Ein Gericht in Yaounde verurteilte am Dienstag einen der Homosexualität beschuldigten Mann zu zwei Jahren Gefängnis und einen Minderjährigen in der gleichen Sache zu einem Jahr auf Bewährung, ein weiteres Beispiel für die Unterdrückung von Homosexuellen in Kamerun, wo solche Praktiken verboten sind.
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L’homophobie en Ouganda, film de Dominique Mesmin, trailer 8min avec soustitres francais

1. Cameroun: Activiste des droits des homosexuels tué, enquête “baclée”
Yaoundé (AFP) – 18.07.2013 17:10
Les deux avocates du militant camerounais des droits des homosexuels, Eric Lembembe, assassiné en fin de semaine à Yaoundé, ont accusé jeudi la police d’avoir bâclé l’enquête et de n’avoir “rien fait” pour collecter d’éventuels indices sur le corps supplicié.

Photo prise en janvier 2012 à Nairobi montrant un couple d'homosexuels ayant rejoint le Kenya pour f
Nach Kenia geflüchtete Homosexuelle
Photo prise en janvier 2012 à Nairobi montrant un couple d’homosexuels ayant rejoint le Kenya pour fuir les persécutions dans son pays
afp.com – Tony Karumba

“Personne (les policiers) n’a relevé le moindre indice. Personne n’a fait la moindre photo. Personne n’a relevé tout ce qui devait rester pour permettre une investigation sérieuse et crédible”, a accusé devant la presse Me Alice Nkom.
“(Cela) est totalement ahurissant et tue tout espoir de pouvoir retrouver les auteurs de ce crime odieux”, a-t-elle ajouté.
Eric Lembembe, 33 ans, journaliste et militant de la cause homosexuelle au Cameroun – où l’homosexualité est passible de cinq années d’emprisonnement – a été retrouvé mort à son domicile à Yaoundé après avoir subi de nombreuses tortures, avait annoncé mardi l’organisation Human Right Watch (HRW), dont il était “un proche collaborateur”.
“Au moment de la découverte du corps par la police, absolument rien n’a été fait”, a déclaré de son côté Me Saskia Ditisheim, présidente de l’ONG Avocat sans frontières-Suisse (ASF-Suisse), qui séjourne actuellement au Cameroun.
“Je pense que ce n’est pas une question de moyens. C’est quand même assez simple de sécuriser les lieux, de prendre les photos, de recueillir des indices”, a-t-elle estimé.
“Je suis également surprise qu’il n’y ait pas eu d’autopsie (…) On est dans l’indifférence totale”, s’est-elle indignée.
Jeudi, des membres de la famille de la victime se sont rendus à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé, mais une responsable de l’hôpital leur a expliqué qu’il était impossible pour le moment de voir le corps.
Mercredi, le département d’Etat américain a dénoncé l'”assassinat barbare” d’Eric Lembembe et exhorté “les autorités camerounaises à diligenter sans délai une enquête approfondie afin de poursuivre les responsables de ce meurtre”.
Le ministère français des Affaires étrangères a de son côté demandé que “toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce crime et que ses auteurs soient traduits en justice”.
De nombreuses ONG dénoncent régulièrement les arrestations et emprisonnements de personnes homosexuelles au Cameroun, de même que les nombreuses pressions et menaces à l’égard des défenseurs de leurs droits.
Selon HRW, le meurtre du militant est intervenu peu de temps après l’incendie criminel en juin du siège d’une ONG camerounaise offrant des soins aux personnes homosexuelles atteintes du VIH.
En octobre 2012, un avocat camerounais connu pour défendre des homosexuels, Me Michel Togué, avait affirmé à l’AFP avoir reçu des “menaces de mort”, comme avant lui sa consoeur Me Nkom.
La même année, le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) avait estimé “particulièrement inquiétant de recevoir des témoignages de menaces anonymes à l’encontre des défenseurs de droits de l’Homme travaillant à la protection des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT)”.
Vendredi, un tribunal de Yaoundé doit se prononcer sur la culpabilité de deux jeunes hommes et d’un mineur accusés d’homosexualité. Les deux majeurs, Séraphin Ntsama et Joseph Omgba, sont en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé depuis août 2011.
© 2013 AFP

2. Cameroun: condamnations à des peines de prison pour homosexualité
Yaoundé (AFP) – 23.07.2013 16:19 – Par Reinnier KAZE
Un tribunal de Yaoundé a condamné mardi un homme accusé d’homosexualité à deux ans de prison ferme et un mineur poursuivi dans la même affaire à un an avec sursis, nouvel exemple de la répression visant les homosexuels au Cameroun où ces pratiques sont interdites.
Joseph Omgba, détenu depuis bientôt deux ans, a été déclaré “coupable d’outrage sur mineur suivi de rapports sexuels et d’homosexualité” et condamné à deux ans de prison ferme, selon le verdict lu à l’audience.
Le mineur, détenu un moment puis remis en liberté, a été déclaré “coupable d’homosexualité” et condamné à un an avec sursis.
Un troisième accusé, Séraphin Ntsama, majeur et également détenu depuis bientôt deux ans, a été déclaré “non-coupable au bénéfice du doute” et acquitté.
Interdite au Cameroun, l’homosexualité y est passible de cinq ans de prison.
Le tribunal de grande instance du Mfoundi, qui n’a pas motivé son jugement, a également condamné Joseph Omgba à 50.000 FCFA (76 euros) d’amende et à des frais de justice du même ordre. En cas de paiement de l’amende et des frais de justice, il sera libéré rapidement car il a effectué près de deux ans de détention préventive à la prison centrale de Yaoundé.
Il avait été arrêté le 10 août 2011 à son domicile de la capitale alors qu’il était en compagnie d’une autre personne à qui il devait vendre une vidéo à caractère pornographique, selon ses avocats. Séraphin Ntsama et le mineur avaient été interpellés peu après dans les locaux de la police, lors d’une visite à Joseph.
Lors d’une audience la semaine dernière, le procureur de la République Maurice Soh avait requis la condamnation de Joseph Omgba et du mineur. Concernant Séraphin Ntsama, il avait estimé que les débats n’avaient pas permis de “dire avec conviction qu’il avait une activité homosexuelle”. Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe.
Réagissant au verdict, l’un d’eux, Michel Ntogué, l’a qualifié de “tout simplement absurde. Il s’agit d’un cas imaginaire d’homosexualité”, a-t-il déclaré à l’AFP, annonçant son intention d’interjeter appel d’un jugement qui va apporter “de l’eau au moulin (…) de l’homophobie rampante” au Cameroun.
© 2013 AFP

Me Alice Nkom, avocate, célèbre pour son engagement en faveur de la défense des homosexuels, le 25 a
Anwältin Alice Nkom, Kamerun, berühmt für die Verteidigung Homosexueller
Me Alice Nkom, avocate, célèbre pour son engagement en faveur de la défense des homosexuels, le 25 avril 2013 à Yaoundé
afp.com – Reinnier Kaze

1. Kamerun: Homosexuellenrechte-Aktivist getötet, Untersuchung “verpfuscht”
Yaounde (AFP) – 18.07.2013 17.10 Uhr
Beide Anwältinnen des an diesem Wochenende in Yaounde ermordeten Kameruner Homosexuellen-Rechte Aktivisten Eric Lembembe beschuldigten Donnerstag die Polizei, die Untersuchung zu verpfuschen und “nichts” getan zu haben, um mögliche Hinweise auf dem zerschundenen Körper zu sammeln.
“Niemand (Polizei) hat den mindesten Anhaltspunkt erhoben. Niemand machte ein Foto. Niemand fand etwas, das bleibt, um eine ernsthafte und glaubwürdige Untersuchung zu ermöglichen”, sagte Alice Nkom vor Reportern.
“(Dies) ist absolut erstaunlich und tötet alle Hoffnung, die Täter dieses abscheulichen Verbrechens zu finden”, fügte sie hinzu.
Eric Lembembe, 33, Journalist und Aktivist für Homosexuellenrechte in Kamerun – wo Homosexualität strafbar ist mit fünf Jahren im Gefängnis – wurde tot in seinem Haus in Yaounde gefunden, nachdem viele Qualen erlitt, meldete am Dienstag die Organisation Human Rights Watch (HRW), deren “enger Mitarbeiter” er war.
“Als der Körper von der Polizei entdeckt wurde, wurde absolut nichts getan”, sagte auch Ditisheim Me Saskia, Präsidentin der NGO Avocats sans Frontières Schweiz (Anwälte ohne Grenzen / ASF-Schweiz), die sich derzeit in Kamerun aufhält.
“Ich denke, es ist nicht eine Frage der Ressourcen. Es ist immerhin einfach genug, die Szene zu sichern, Fotos machen, Hinweise sammeln”, sagte sie.
“Ich bin auch überrascht, dass es keine Autopsie gibt (…) Man ist in völliger Gleichgültigkeit”, meint sie empört.
Donnerstag gingen Mitglieder der Familie des Opfers in die Leichenhalle des General Hospital von Yaounde, aber ein Krankenhausfunktionär sagte, es sei momentan unmöglich, den Körper zu sehen.
Am Mittwoch verurteilte das US-Außenministerium den “barbarischen Mord” an Eric Lembembe und forderte “die kamerunischen Behörden auf, eine schnelle, gründliche Untersuchung durchzuführen, um die Verantwortlichen für diesen Mord der Strafverfolgung auszusetzen.”
Das Französische Außenministerium wiederum verlangt, dass “alles Licht auf die Umstände des Verbrechens gelenkt und die Täter vor Gericht gestellt werden.”
Viele NGOs verurteilen regelmäßig die Verhaftung und Inhaftierung von Homosexuellen in Kamerun, sowie den vielen Druck und Drohungen gegen Verteidiger ihrer Rechte.
Laut HRW kam die Ermordung des Aktivisten kurz nach der Brandstiftung im Juni gegen den Sitz einer kamerunischen NGO zur Versorgung von homosexuellen HIV-Infizierten.
Im Oktober 2012 sagte ein Kameruner, für die Verteidigung von Homosexuellen bekannter Anwalt, Michel Togue, dass er “Morddrohungen” erhalten habe, wie zuvor seine Kollegin Nkom.
Im selben Jahr hat das Amt des Hohen Kommissars der Vereinten Nationen für Menschenrechte (OHCHR) geschätzt, “besonders besorgniserregend sind die anonymen Drohungen gegen Verteidiger der Menschenrechte, die arbeiten, um die Rechte von Lesben, Homosexuell, Bisexuelle und Transgender (LGBT) zu schützen.”
Freitag hat ein Gericht in Yaoundé auf die Schuld von zwei jungen Männern und einem Minderjährigen, die der Homosexualität bezichtigt werden, zu entscheiden. Die beiden Erwachsenen, Joseph Omgba und Seraphin Ntsama, sind in in Untersuchungshaft im Yaounder Zentralgefängnis seit August 2011.
© 2013 AFP

2. Kamerun: zu Gefängnis verurteilt wegen Homosexualität
Yaounde (AFP) – 23.07.2013 16.19 Uhr – Von Reinnier KAZE
Ein Gericht in Yaounde verurteilte am Dienstag einen der Homosexualität beschuldigten Mann zu zwei Jahren Gefängnis und einen Minderjährigen in der gleichen Sache zu einem Jahr auf Bewährung, ein weiteres Beispiel für die Unterdrückung von Homosexuellen in Kamerun, wo solche Praktiken verboten sind.
Joseph Omgba, der fast zwei Jahre lang inhaftiert war, wurde erklärt „schuldig des Mißbrauhs Minderjähriger und Homosexualität” und verurteilt zu zwei Jahren Gefängnis, nach dem Urteil im Gericht verlesen.
Der Minderjährige, kurz inhaftiert, dann freigelassen, wurde erklärt “schuldig der Homosexualität” und verurteilt zu einem Jahr auf Bewährung.
Ein dritter Angeklagter, Seraphin Ntsama, der Hauptangeklagter und auch fast zwei Jahre lang inhaftiert war, wurde erklärt “nicht schuldig für den Vorteil des Zweifels” und freigesprochen.
In Kamerun ist Homosexualität verboten und strafbar mit bis zu fünf Jahren Gefängnis.
Das hohe Gericht Mfoundi, das seine Entscheidung nicht begründete, verurteilte Joseph Omgba auch zu 50.000 CFA-Francs (76 Euro) Geldstrafe und zu Gerichtskosten in der gleichen Größenordnung. Im Falle der Zahlung der Geldstrafe und Gerichtskosten wird er bald befreit werden, da er fast zwei Jahre in Untersuchungshaft im Zentralgefängnis in Yaoundé war.
Er wurde am 10. August 2011 verhaftet in seinem Haus in der Hauptstadt, als er in der Gesellschaft von einem anderen Menschen war, dem er ein pornografisches Video verkaufen sollte, laut seinen Anwälten. Seraphin Ntsama und der Minderjährige wurden kurz danach von der Polizei verhaftet, während eines Besuchs in Josephs Räumlichkeiten.
Bei einer Anhörung vergangene Woche hatte Staatsanwalt Maurice Soh die Verurteilung von Joseph Omgba und dem Minderjährigen gefordert. Bezüglich Seraphin Ntsama meinte er, dass die Anhörung es versäumt habe, “mit Überzeugung zu sagen, dass er eine homosexuelle Aktivität hatte.” Die Verteidiger hatten Freisprüche pläsiert.
Als Reaktion auf das Urteil nannte einer von ihnen, Michel Ntogué, es “einfach absurd. Dieses ist ein imaginärer Fall von Homosexualität”, sagte er AFP, kündigt Berufung an gegen ein Urteil, dass “Wasser auf die Mühle (…) der grassierenden Homophobie” in Kamerun bringen wird.
© 2013 AFP

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