HOMOPHOBIE, KAMERUN: MENSCHENRECHTEPREIS AMNESTY DEUTSCHLAND FÜR ALICE NKOM – Cameroun: l’avocate Alice Nkom dénonce un "apartheid anti-homosexuels"

68-jährige Rechtsanwältin setzt sich für die Rechte von Lesben, Schwulen und Transgender ein / Preisverleihung am 18. März 2014
7. Amnesty-Menschenrechtspreis geht an Alice Nkom aus Kamerun
22. November 2013 – http://www.queeramnesty.de/meldungen.html
afrikavidlogoDie Rechtsanwältin Alice Nkom aus Kamerun erhält für ihren Einsatz für die Rechte von Schwulen, Lesben und Transgendern den 7. Menschenrechtspreis von Amnesty International in Deutschland. Die festliche Verleihung findet am 18. März 2014 in Berlin statt. “In einem Klima der täglichen Bedrohung kämpfen die Menschenrechtsverteidigerin Alice Nkom und ihre Mitarbeiter unter Lebensgefahr für die Rechte von Lesben, Schwulen und Transgendern in Kamerun”, begründet Amnesty International den Preis. “Alice Nkom ist eine mutige Frau, die sich für die Menschenrechte einsetzt. Sie ist ein Vorbild für Aktivisten in ganz Afrika”, betonte Generalsekretärin Selmin Çalışkan heute bei der Bekanntgabe.
2. Alice Nkom: Westen muss gegen Homophobie in Afrika kämpfen
15. März 2014 10:30 Uhr http://www.deutschlandradiokultur.de/kultur.1522.de.html
KarteHomophobieAfrika“Die europäischen Länder sollen stärker gegen die Verfolgung von Homosexuellen in afrikanischen Ländern vorgehen.”
Dieser Ansicht ist die Menschenrechtsaktivistin Alice Nkom. Im Gespräch mit dem Evangelischen Pressedienst verwies die Anwältin darauf, dass die internationale Gemeinschaft eingreifen könne, da sich die afrikanischen Länder zu den Menschenrechten bekannt haben. Nkom kritisierte auch die Rolle der Kirchen in Kamerun.

3. Anwältin Nkom wirft Kameruns Regierung “Anti-Schwulen-Apartheid” vor
AFP 17.03.2014
Die Anwältin und Menschenrechtsaktivisten Alice Nkom aus Kamerun hat ihrer Regierung eine “Anti-Schwulen-Apartheid” vorgeworfen….
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Cameroun: l’avocate Alice Nkom dénonce un “apartheid anti-homosexuels”
Berlin (AFP) – 16.03.2014 12:41 – Par Yannick PASQUET
Carte d'Afrique indiquant l'état des législations sur l'homosexualité“Actuellement au Cameroun, c’est un apartheid anti-homosexuels”. L’avocate Alice Nkom, récompensée mardi par le prix des droits de l’Homme d’Amnesty Allemagne, défend avec acharnement les gays et lesbiennes dans un pays où l’homosexualité reste passible de prison.
“Quand tout un pays utilise les armes, la police et tout le dispositif judiciaire et pénitentiaire contre une partie de sa population alors qu’il a l’engagement de protection”, c’est un apartheid, explique la juriste de 69 ans dans un entretien à l’AFP à Berlin.

Alice Nkom le 14 mars 2014 à BerlinAlice Nkom le 14 mars 2014 à Berlin
afp.com – Johannes Eisele

Venue dans la capitale allemande pour recevoir son prix mardi prochain, Alice Nkom compare également la situation des homosexuels dans son pays à l’esclavage aux États-Unis jusqu’au XIXe siècle “quand on a dénié toute humanité à des êtres humains parce qu’ils étaient noirs”.
L’homosexualité est interdite au Cameroun et, depuis 1972, passible d’une peine de cinq ans de prison. Souvent, un simple soupçon suffit à déclencher des poursuites devant les tribunaux et même à des condamnations, selon Amnesty International. La société camerounaise reste très hostile vis-à-vis des gays et lesbiennes.
“Quel est le peuple qui peut se bâtir sur la discrimination et espérer survivre?” s’interroge cette femme affable, dans son boubou jaune vif, le regard pétillant derrière de sérieuses lunettes en écaille.
L’avocate camerounaise assure que le combat qu’elle mène depuis dix ans pour défendre les gays est plus largement “un problème des droits de l’Homme”. Car paraphrasant le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, elle souligne: “chaque fois qu’on touche à un homosexuel, on touche à toute l’humanité, c’est comme ça qu’il faut prendre le problème”.
Alice Nkom refuse en outre de considérer l’homophobie comme “une affaire africaine ou l’affaire d’un pays”.
Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont actuellement illégales dans au moins 76 pays, dont 36 en Afrique, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme.
“Il n’y a rien d’ancré dans les coutumes ou la culture africaine. Jusqu’à nouvel ordre, les valeurs africaines, c’est la non-discrimination”, affirme-t-elle. Elle donne en exemple l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui s’est battu pour “l’amour, la tolérance et le respect de la différence”.
L’attitude des Occidentaux vis-à-vis des pays répressifs en matière d’homosexualité est répréhensible, selon elle. “Les Européens ont tort de se laisser intimider lorsque les Africains leur disent ‘ne vous en mêlez pas’ ou ‘c’est vous qui nous avez apporté ça ‘”, poursuit-elle, puisqu’il est parfois prétendu en Afrique que l’homosexualité est une “importation” occidentale.
Elle appelle notamment à une réaction forte des Occidentaux après les lois anti-homosexuels promulguées fin février en Ouganda. Le président Yoweri Museveni a fait interdire notamment toute “promotion” de l’homosexualité et fait rendre obligatoire la dénonciation des homosexuels dans un pays où ils risquent déjà la prison à vie.
“Vous ne pouvez pas le laisser exercer une telle barbarie sur une partie de son peuple sans rien dire”, s’insurge-t-elle, en réclamant “un certain nombre de sanctions” contre le président et sa famille, notamment en lui refusant tout visa pour se rendre à l’étranger.
Depuis son cabinet de Douala, la grande cité portuaire du Cameroun, elle préside également l’Association de défense des droits des homosexuels ADEFHO, qui fournit aide médicale et soutien psychologique aux gays et lesbiennes souvent en situation de détresse.
Le quotidien des homosexuels dans son pays? “Vous devez vivre dans la totale clandestinité, vous devez surveiller le moindre de vos gestes parce que ça commence à la maison””, raconte-t-elle.
Par exemple, “si votre maman est très pieuse (…) pour elle, l’abomination, c’est l’homosexualité, c’est ce qu’on lui a mis dans la tête. Et elle commence par ne plus vous reconnaître comme son enfant”.
“Il y a aussi tout un métier de racketteur des homosexuels. On les traque sur les réseaux sociaux, on les traque partout. Il y a toute une organisation autour des dénonciateurs, de tous ces skinheads qui prononcent la haine, l’extermination, la violence contre les homosexuels à haute voix, dans les médias”, dénonce-t-elle.
La juriste note toutefois que le combat qu’elle mène au Cameroun depuis dix ans a permis une certaine avancée: “Ceux qu’on arrêtait (il y a dix ans) avaient intériorisé qu’ils étaient des sous-citoyens. On a mis le sujet sur le tapis et on a brisé un tabou”.
© 2014 AFP

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68-jährige Rechtsanwältin setzt sich für die Rechte von Lesben, Schwulen und Transgender ein / Preisverleihung am 18. März 2014
7. Amnesty-Menschenrechtspreis geht an Alice Nkom aus Kamerun
22. November 2013 – http://www.queeramnesty.de/meldungen.html
Die Rechtsanwältin Alice Nkom aus Kamerun erhält für ihren Einsatz für die Rechte von Schwulen, Lesben und Transgendern den 7. Menschenrechtspreis von Amnesty International in Deutschland. Die festliche Verleihung findet am 18. März 2014 in Berlin statt. “In einem Klima der täglichen Bedrohung kämpfen die Menschenrechtsverteidigerin Alice Nkom und ihre Mitarbeiter unter Lebensgefahr für die Rechte von Lesben, Schwulen und Transgendern in Kamerun”, begründet Amnesty International den Preis. “Alice Nkom ist eine mutige Frau, die sich für die Menschenrechte einsetzt. Sie ist ein Vorbild für Aktivisten in ganz Afrika”, betonte Generalsekretärin Selmin Çalışkan heute bei der Bekanntgabe.
In den vergangenen Jahren hat die Verfolgung von Lesben und Schwulen in Afrika dramatisch zugenommen. In insgesamt 36 Ländern südlich der Sahara gelten homosexuelle Handlungen als Straftat. Das kamerunische Strafgesetzbuch sieht für gleichgeschlechtliche sexuelle Handlungen bis zu fünf Jahre Gefängnis und eine Geldstrafe von bis zu 350 US-Dollar vor.
Alice Nkom gründete 2003 ADEFHO, die erste Nichtregierungsorganisation Kameruns, die sich für den Schutz und die Rechte von Lesben, Schwulen, Bisexuellen, Transgendern und Intersexuellen (LGBTI) einsetzt. ADEFHO bietet medizinische Behandlung, psychologische Beratung, sexuelle Aufklärung, Mediation, Sicherheitstrainings und Rechtsberatung an. Zudem verteidigt Alice Nkom seit 2006 Menschen, die wegen ihrer sexuellen Orientierung oder Identität vor Gericht stehen.
Deswegen erhält die Rechtsanwältin immer wieder Todesdrohungen. Obwohl ihr hochrangige Regierungsvertreter mit Verhaftung drohten, hat Alice Nkom sich bisher nicht einschüchtern lassen. Sie nutzt jede Gelegenheit, in öffentlichen Veranstaltungen und Medien Aufklärungsarbeit zu leisten.
Mit dem Menschenrechtspreis zeichnet die deutsche Sektion von Amnesty International alle zwei Jahre Persönlichkeiten und Organisationen aus, die sich unter schwierigen Bedingungen für die Menschenrechte einsetzen. Ziel des Preises ist es, das Engagement dieser Menschen zu würdigen, sie zu unterstützen und ihre Arbeit in der deutschen Öffentlichkeit bekannter zu machen. Der Preis ist mit 10.000 Euro dotiert, die von der Stiftung Menschenrechte, Förderstiftung Amnesty bereitgestellt werden. 2014 wird der Menschenrechtspreis zum siebten Mal verliehen. Bisherige Preisträger waren unter anderem: Monira Rahman aus Bangladesch (2006) und Women of Zimbabwe Arise aus Simbabwe (2008), sowie Abel Barrera aus Mexiko (2011).
https://www.amnesty.de/amnesty-menschenrechtspreis-fuer-alice-nkom?destination=startseite
Den vollständigen Lebenslauf von Alice Nkom können Sie hier ansehen.
Hier finden Sie alle Informationen zum Amnesty Menschenrechtspreis.
Liebe ist kein Verbrechen. Anschauen und mitmachen! Hier geht es zur Aktion.

MEHR:
http://www.tagesschau.de/ausland/menschenrechtspreis-nkom100.html
http://www.tagesspiegel.de/meinung/homosexualitaet-in-afrika-alice-nkom-vertritt-schwule-vor-gericht-in-kamerun/9623820.html
http://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/kulturjournal/nkom101.html
http://www.deutschlandradiokultur.de/menschenrechte-sie-leben-in-der-hoelle.954.de.html?dram:article_id=280322
http://www.welt.de/politik/ausland/article125901443/Gefaengnisstrafe-fuer-einen-Flirt-unter-Maennern.html (mit interaktiver Grafik (siehe Bild ganz oben rechts)

2. Alice Nkom: Westen muss gegen Homophobie in Afrika kämpfen
15. März 2014 10:30 Uhr http://www.deutschlandradiokultur.de/kultur.1522.de.html
“Die europäischen Länder sollen stärker gegen die Verfolgung von Homosexuellen in afrikanischen Ländern vorgehen.”
Dieser Ansicht ist die Menschenrechtsaktivistin Alice Nkom. Im Gespräch mit dem Evangelischen Pressedienst verwies die Anwältin darauf, dass die internationale Gemeinschaft eingreifen könne, da sich die afrikanischen Länder zu den Menschenrechten bekannt haben. Nkom kritisierte auch die Rolle der Kirchen in Kamerun. Die katholische Kirche sei eine machtvolle Institution, die bei der Verbreitung von Homophobie eine unwürdige Rolle spiele. Auch die aus den USA finanzierten Freikirchen seien ein Zentrum homophober Hetze. – Nkom wird am Dienstag mit dem Amnesty-Menschenrechtspreis ausgezeichnet.
Die 69-jährige Anwältin verteidigt in Kamerun Lesben, Schwule, Trans- und Intersexuelle vor Gericht und setzt sich für die Aufklärung der Bevölkerung über sexuelle Minderheiten ein. Deshalb wird sie verfolgt und mit dem Tod bedroht.

3. Anwältin Nkom wirft Kameruns Regierung “Anti-Schwulen-Apartheid” vor
AFP 17.03.2014
Die Anwältin und Menschenrechtsaktivisten Alice Nkom aus Kamerun hat ihrer Regierung eine “Anti-Schwulen-Apartheid” vorgeworfen. “Wenn ein ganzes Land Waffen, die Polizei, seinen Justizapparat und Strafvollzug gegen einen Teil der Bevölkerung einsetzt, den sie eigentlich schützen sollte, ist das Apartheid”, sagte die 69-Jährige der Nachrichtenagentur AFP. Nkom wird am Dienstag von Amnesty Deutschland mit dem Menschenrechtspreis ausgezeichnet und hält sich deswegen in Berlin auf.

Cameroon battling ‘anti-homosexuals apartheid’: lawyer
By Yannick Pasquet (AFP) 16.03.2014
Berlin — Cameroon is suffering under an “anti-homosexuals apartheid”, says lawyer Alice Nkom, who has spent a decade defending gays and lesbians in the west African country where same-sex relations carry a jail term.
“When a country uses weapons, the police and all available legal and prison means against a section of its population, while it has a commitment to protect,” it is apartheid, Nkom told AFP in an interview in Berlin.
The 69-year-old prominent Cameroonian lawyer will receive a human rights prize from the German branch of Amnesty International in Berlin on Tuesday.
“Currently in Cameroon, it’s an anti-homosexuals apartheid,” she said, also drawing a comparison between their situation and that of slavery in the United States until the 19th century.
Homosexuality is banned in Cameroon, where it has carried a prison term of five years since 1972.
In a society that remains hostile to gays and lesbians, a mere suspicion is often enough to trigger someone being hauled in front of a court for homosexuality or to be sentenced, according to Amnesty.
– ‘All humanity’ affected –
Dressed in a vivid yellow African robe known as a boubou, Nkom, her eyes sparkling behind tortoiseshell spectacles, describes the situation for gays in Cameroon more widely as “a human rights problem”.
Paraphrasing UN Secretary General Ban Ki-moon’s comments, she says: “Every time a homosexual is negatively affected, it’s a negative effect on all of humanity.”
Sexual relations between same-sex couples are currently illegal in at least 76 countries, 36 of which are in Africa, according to Amnesty.
But Nkom disputes the idea that homophobia is an intrinsically African problem.
Pointing to the example set by South Africa’s late anti-apartheid leader Nelson Mandela, she says that on the contrary the continent’s values are anchored in non-discrimination.
She urged Western countries to stand firm in challenging African discrimination against gays.
“Europeans are wrong to get intimidated when Africans say to them ‘don’t interfere’ or ‘it’s you who brought us that’,” she said, referring to critics who claim that homosexuality is a Western import.
She pointed in particular to Uganda where President Yoweri Museveni last month signed a bill under which “repeat homosexuals” are jailed for life, “promotion” of homosexuality is banned and people are required to report homosexuals.
“You cannot let him carry out such a barbarity on a section of his people without saying anything,” Nkom said, calling for sanctions against Museveni and his family, including a visa ban for foreign travel.
From her office in Cameroon’s port city of Douala, Nkom also chairs ADEFHO, an association for the defence of homosexual rights, which provides medical aid and psychological support for gays and lesbians.
In her 10-year fight, she says, some progress has been made in breaking a taboo but daily life for homosexuals in Cameroon remains full of fear.
“You have to live in complete secrecy, you have to watch the smallest of gestures because that begins at home,” she said.
For example, she continued: “If your mother is very pious… for her, homosexuality is appalling, that’s what they’ve put into her head. And she begins by no longer recognising you as her child.”
Copyright © 2014 AFP

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