HRW: ÄTHIOPIEN SPIONIERT SEINE BÜRGER AUS – L’Éthiopie espionne ses citoyens avec des technologies étrangères

Human Rights Watch: Äthiopien spioniert seine Bürger aus
26.03.2014 Deutsche Welle Afrika http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324
Die äthiopische Regierung bespitzelt ihre Bürger. Auch Äthiopier, die im Ausland leben, werden laut Human Rights Watch beobachtet und abgehört. Die Technologie stamme unter anderem aus Deutschland.
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1. L’Éthiopie espionne ses citoyens avec des technologies étrangères (HRW)
Mardi, 25 Mars 2014 11:18 AEM – AFP
ADDIS ABEBA – L’Éthiopie utilise des technologies étrangères pour espionner ses citoyens soupçonnés de critiquer le gouvernement, a dénoncé Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi. “Le gouvernement éthiopien utilise le contrôle qu’il a sur son réseau de télécommunications comme outil pour museler les voix dissidentes”, a déclaré dans un communiqué Arvind Ganesan, un responsable de l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Cybercafé à Lalibela, la région d'Amhara, en Ethiopie.Cybercafé à Lalibela, la région d’Amhara, en Ethiopie.
© 2010 Hemis.fr/AFP Photo

Le rapport accuse le gouvernement d’utiliser des technologies chinoise et européenne pour surveiller les conversations téléphoniques et l’activité sur internet en Ethiopie ainsi qu’au sein de la diaspora éthiopienne.
“Les firmes étrangères qui fournissent des produits et services facilitant la surveillance illégale effectuée par l’Ethiopie risquent de se rendre complices d’une violation de droits”, a ajouté M. Genesan.
Le gouvernement a réfuté ces accusations qu’il considère comme une campagne de “dénigrement” orchestrée par HRW.
“Ce n’est qu’un des outils que l’organisation utilise dans sa campagne pour salir l’image de l’Ethiopie. Il n’y a rien à répondre à ces accusations, parce qu’il n’y a rien de nouveau là-dedans”, a déclaré le ministre de l’Information, Redwan Hussein, à l’AFP.
L’ensemble du réseau téléphonique et internet éthiopien est contrôlé par l’entreprise 100% publique Ethio Telecom, seul fournisseur de télécommunications dans le pays.
HRW soutient que ce monopole sur les télécommunications permet au gouvernement de facilement surveiller l’activité des utilisateurs.
“Les responsables de la sécurité ont un accès virtuellement illimité au registre des appels téléphoniques de tous les utilisateurs en Ethiopie. Ils enregistrent régulièrement et facilement les appels téléphoniques sans aucune supervision ou procédure légale nécessaire”, selon son rapport.
HRW affirme que ces enregistrements sont souvent utilisés pour recueillir des preuves contre des journalistes indépendants et des militants de l’opposition, en Ethiopie et à l’étranger.
Des groupes de défense des droits humains accusent régulièrement l’Ethiopie de sévir contre les opposants, les médias indépendants et la société civile à travers une série de lois sévères, incluant une législation antiterroriste très controversée, utilisée selon les défenseurs des droits de l’Homme pour faire taire les voix critiques.
Seulement 23 % des 91 millions d’Ethiopiens ont une ligne téléphonique mobile et moins de 1 % ont accès à l’internet à travers leur téléphone, selon l’Union internationale des télécommunications.
Le gouvernement éthiopien a récemment conclu des contrats avec les entreprises chinoises ZTE et Huawei pour améliorer le réseau de téléphonie mobile à travers le pays.

2. Éthiopie : La surveillance des télécommunications fragilise les droits humains
25 mars 2014 – http://www.hrw.org/fr/news
Le gouvernement se sert d’outils technologiques d’origine étrangère pour espionner l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur du pays
(Berlin) – Le gouvernement éthiopien utilise divers outils technologiques d’origine étrangère pour renforcer sa surveillance généralisée des télécommunications des militants de l’opposition et des journalistes en Éthiopie ainsi qu’à l’étranger, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Le rapport de 100 pages, intitulé « ‘They Know Everything We Do’: Telecom and Internet Surveillance in Ethiopia » (« ‘Ils savent tout ce que nous faisons’ : Surveillance Télécom et Internet en Éthiopie »), décrit diverses technologies acquises auprès de plusieurs pays par le gouvernement éthiopien et que celui-ci utilise pour faciliter la surveillance des opposants politiques présumés à l’intérieur du pays et dans la diaspora. Les pratiques de surveillance du gouvernement violent les droits à la liberté d’expression, d’association et d’accès à l’information. Le monopole du gouvernement sur l’ensemble des services de téléphonie mobile et d’Internet grâce à son unique opérateur de télécommunications appartenant à l’État, Ethio Telecom, facilite l’abus des pouvoirs de surveillance.
« Le gouvernement éthiopien utilise le contrôle de son système de télécommunications comme un outil pour réduire au silence les voix dissidentes », a déclaré Arvind Ganesan, directeur de la division Entreprises et droits humains à Human Rights Watch. « Les entreprises étrangères qui fournissent des produits et des services facilitant la surveillance illégale de l’Éthiopie risquent de se rendre complices de violation des droits humains. »
Le rapport s’appuie sur plus de 100 entretiens avec des victimes d’abus et d’anciens responsables des renseignements en Éthiopie et 10 autres pays entre septembre 2012 et février 2014. En raison du contrôle total du gouvernement sur ​​le système de télécommunications, les agents de sécurité éthiopiens ont un accès pratiquement illimité aux enregistrements d’appels de tous les utilisateurs de téléphone en Éthiopie. Ils enregistrent régulièrement et facilement des appels téléphoniques sans aucune procédure ni supervision légale.
Les enregistrements d’appels téléphoniques avec des membres de la famille et des amis – en particulier ceux ayant des numéros de téléphone étrangers – sont souvent lus au cours d’interrogatoires abusifs pendant lesquels des personnes qui ont été arbitrairement détenues sont accusées d’appartenance à des organisations interdites. Les réseaux de téléphonie mobile ont été fermés durant des manifestations pacifiques et les endroits où se trouvaient les manifestants ont été identifiés à l’aide d’informations tirées de leurs téléphones portables.
Un ancien membre du parti d’opposition a déclaré à Human Rights Watch : « Un jour, ils m’ont arrêté et ils m’ont tout montré. Ils m’ont montré une liste de tous mes appels téléphoniques et ils ont passé une conversation que j’avais eue avec mon frère. Ils m’ont arrêté parce que nous avons parlé de politique au téléphone. C’était le premier téléphone que j’aie jamais possédé et j’ai pensé que je pouvais enfin parler librement. »
Le gouvernement a réduit l’accès à l’information en bloquant les sites Web qui offrent une analyse indépendante ou critique des événements politiques en Éthiopie. Les tests au niveau national réalisés en 2013 par Human Rights Watch et Citizen Lab, un centre de recherche de l’Université de Toronto axé sur la sécurité et les droits sur Internet, ont montré que l’Éthiopie continue de bloquer les sites Web de groupes d’opposition, les sites de médias et les blogueurs. Dans un pays où il y a peu de médias indépendants, l’accès à de telles informations est essentiel.
Les autorités éthiopiennes utilisant la surveillance de la téléphonie mobile ont souvent pris pour cible la population appartenant à l’ethnie Oromo. Des conversations téléphoniques sur écoute ont été utilisées pour obliger les gens en garde à vue à avouer leur appartenance à des groupes interdits, tels que le Front de libération Oromo, qui lutte en faveur d’une plus grande autonomie pour le peuple Oromo, ou afin de fournir des informations sur les membres de ces groupes. Des courriels et des appels téléphoniques interceptés ont été présentés comme éléments de preuve lors de procès en vertu de la loi éthiopienne critiquable sur la lutte contre le terrorisme, sans indication que des mandats judiciaires aient été obtenus.
Les autorités ont également arrêté et interrogé les personnes qui ont reçu des appels de numéros de téléphone provenant de l’extérieur de l’Éthiopie qui peuvent ne pas figurer dans les bases de données d’Ethio Telecom. En conséquence, un grand nombre d’Éthiopiens, en particulier dans les zones rurales, ont peur d’émettre ou de recevoir des appels téléphoniques de l’étranger, un problème particulier pour un pays dont beaucoup de ressortissants travaillent à l’étranger.
La plupart des technologies utilisées pour surveiller l’activité des télécommunications en Éthiopie ont été fournies par le géant des télécoms chinois ZTE, présent dans le pays depuis au moins 2000 et son fournisseur exclusif d’équipements de télécommunications de 2006 à 2009. ZTE est un acteur majeur dans l’industrie africaine et mondiale des télécommunications, et continue d’avoir un rôle clé dans le développement du réseau de télécommunications naissant de l’Éthiopie. ZTE n’a pas répondu aux demandes de Human Rights Watch quant à savoir si l’entreprise prend des mesures pour combattre et prévenir les violations de droits humains liées à la surveillance téléphonique illégale en Éthiopie.
Plusieurs entreprises européennes ont également fourni une technologie de surveillance de pointe à l’Éthiopie, qui a été utilisée pour cibler des membres de la diaspora. L’Éthiopie semble avoir acquis et utilisé la technologie FinFisher de Gamma International, société basée au Royaume-Uni et en Allemagne, ainsi que le système de contrôle à distance de la société italienne Hacking Team. Ces outils permettent aux services de sécurité et de renseignement d’accéder à des fichiers, des informations et l’activité sur l’ordinateur de la cible infectée. Ils peuvent entrer des frappes et des mots de passe et activer la webcam et le microphone d’un périphérique, transformant de fait un ordinateur en un dispositif d’écoute. Les Éthiopiens vivant au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Norvège et en Suisse figurent parmi les personnes connues pour avoir été infectées par ce logiciel et des procès ont été intentés aux États-Unis et au Royaume-Uni sur des allégations d’écoutes illégales. Une conversation Skype tirée des ordinateurs d’Éthiopiens infectés est apparue sur des sites pro-gouvernementaux.
Gamma n’a pas répondu aux demandes de Human Rights Watch pour savoir si elle a un véritable processus en place pour restreindre l’utilisation ou la vente de ces produits aux gouvernements ayant de mauvais antécédents en matière de droits humains. Bien que Hacking Team applique certaines précautions pour limiter l’abus de ses produits, elle n’a pas confirmé si et comment ces précautions ont été appliquées aux ventes au gouvernement éthiopien.
« L’utilisation par l’Éthiopie de technologies étrangères pour cibler les membres de l’opposition à l’étranger est un exemple très troublant de ce commerce mondial non réglementé, générant des risques sérieux d’abus », a déclaré Arvind Ganesan. « Les fabricants de ces outils devraient prendre des mesures immédiates pour remédier à leur mauvaise utilisation ; notamment mener des enquêtes sur l’utilisation de ces outils pour cibler la diaspora éthiopienne et prendre en compte l’impact de leur utilisation sur les droits humains en Éthiopie. »
Ces puissants logiciels espions restent pratiquement non réglementés à l’échelle mondiale et les contrôles au niveau national ou les limites de son exportation sont insuffisants, selon Human Rights Watch. En 2013, des organisations de défense des droits humains ont déposé une plainte auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques alléguant que ces technologies ont été déployées pour cibler les activistes au Bahreïn, et Citizen Lab a trouvé des preuves de l’utilisation de ces outils dans plus de 25 pays.
Les droits bénéficiant d’une protection internationale à la vie privée et la liberté d’expression, d’information et d’association sont inscrits dans la Constitution éthiopienne. Cependant, l’Éthiopie soit ne dispose pas, soit ne tient pas compte, des mécanismes judiciaires et législatifs permettant de protéger les personnes contre la surveillance illégale du gouvernement. Ce danger est aggravé par l’utilisation généralisée de la torture et d’autres mauvais traitements contre les détenus politiques dans les centres de détention éthiopiens.
L’étendue de l’utilisation par l’Éthiopie des technologies de surveillance peut être limitée par des problèmes de capacité et un manque de confiance entre les principaux ministères du gouvernement, selon Human Rights Watch. Mais à mesure que cette capacité augmente, les Éthiopiens peuvent s’attendre de plus en plus à une utilisation illicite beaucoup plus répandue de la surveillance des téléphones portables et des courriels.
Le contrôle effectif exercé par le gouvernement est exacerbé par la perception parmi beaucoup d’Éthiopiens que la surveillance du gouvernement est omniprésente, ce qui entraîne une autocensure considérable, les Éthiopiens s’abstenant de communiquer ouvertement sur ​​une variété de sujets à travers les réseaux de télécommunications. L’autocensure est particulièrement fréquente en Éthiopie rurale, où la couverture de téléphonie mobile et l’accès à l’Internet sont très limités. Le mode principal de contrôle de la part du gouvernement se fait au moyen de vastes réseaux d’informateurs et d’un système local de surveillance. Cet héritage rural signifie que de nombreux Éthiopiens ruraux ne considèrent les téléphones portables et autres technologies de télécommunications que comme un autre outil pour les surveiller, a constaté Human Rights Watch.
« Tandis que le système de télécommunications de l’Éthiopie se développe, il y a un besoin de plus en plus pressant de s’assurer que les protections juridiques adéquates soient respectées et que les responsables de la sécurité n’aient pas libre accès aux communications privées des personnes », a conclu Arvind Ganesan. « L’adoption des technologies Internet et téléphoniques devrait soutenir la démocratie, faciliter la diffusion des idées et des opinions ainsi que l’accès à l’information, plutôt que d’être utilisée pour étouffer les droits des personnes. »

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Human Rights Watch: Äthiopien spioniert seine Bürger aus
26.03.2014 Deutsche Welle Afrika http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324
Die äthiopische Regierung bespitzelt ihre Bürger. Auch Äthiopier, die im Ausland leben, werden laut Human Rights Watch beobachtet und abgehört. Die Technologie stamme unter anderem aus Deutschland.
Natürlich würden die Telefone aller Aktivisten und Regimegegner in Äthiopien von der Regierung abgehört, “todsicher”, schreibt die Frau, die in der Hauptstadt Addis Abeba lebt, über Twitter. Einem Telefoninterview will sie nicht zustimmen, auch ihren Namen will sie nicht veröffentlicht sehen – zu groß ist ihre Angst vor Repressalien. Denn die äthiopische Regierung hat ein Monopol über das gesamte Telekommunikationssystem des Landes, die Nachrichtendienste können praktisch unbegrenzt auf die Anrufdaten aller Telefonnutzer zugreifen. Das geht aus einem Bericht der Menschenrechtsorganisation Human Rights Watch (HRW) hervor, der am Dienstag (25.03.2014) in Berlin vorgestellt wurde. Er trägt den Titel: “Sie wissen alles, das wir tun.” Ausgerüstet werde die Regierung vom chinesischen Telekommunikationsanbieter ZTE, der auch Verträge mit anderen autokratischen Regimen, wie etwa dem Iran oder Libyen, abgeschlossen habe.
Aktivisten, Journalisten und Oppositionspolitiker würden von der Regierung gezielt abgehört, sagt Felix Horne, Afrika-Experte von Human Rights Watch, der Missbrauchsopfer und ehemalige Mitarbeiter des Nachrichtendienstes interviewt hat. Oft reichten ein paar kritische Bemerkungen über die Regierung, um verhaftet, misshandelt, sogar gefoltert zu werden, so Horne: Elektroschocks und Auspeitschen seien relativ normal. Äthiopier, die Anrufe aus dem Ausland bekämen, seien besonders gefährdet. “Die Folge ist, dass viele Menschen, besonders von marginalisierten Volksgruppen, riesige Angst haben, Anrufe aus dem Ausland entgegenzunehmen.” Auch trauten sich etliche Äthiopier in der Diaspora kaum, ihre Verwandten zuhause anzurufen.
Äthiopien belauscht seine Bürger
Das bestätigt ein Journalist, der in Deutschland lebt: Mit seiner Familie rede er nie am Telefon über Politik. Denn die Konsequenzen im autoritären Äthiopien seien brutal: Horne erzählt von einer jungen Muslimin, die gefoltert und vergewaltigt wurde. Der Grund: Der Klingelton ihres Handys – ein muslimischer Gebetsruf – sei vom Nachrichtendienst als Indiz dafür gewertet worden, dass sie plane, die Regierung zu stürzen.
Überwachungstechnologie aus Deutschland?
Deshalb treffe sie sich immer persönlich mit Kontakten, um “sensible Themen” zu besprechen, schreibt die Aktivistin in Addis Abeba. Wenn das nicht möglich sei, dann laufe die Kommunikation mit anderen Regimekritikern über E-Mail, Facebook oder eben Twitter. Ob sie keine Angst habe, dass die Regierung sich vielleicht in ihren Computer einhacken könnte? Sie antwortet erst nach einer Weile: “Das kann man nie wissen.” Sie schickt einen lächelnden Smiley hinterher. Natürlich habe sie große Angst, schreibt sie nach einer weiteren Pause. “Aber was sollen wir sonst tun?”
Die Angst der Aktivistin ist nicht unbegründet: In den vergangenen zwei Jahren habe die Regierung Überwachungstechnologie eingekauft, mit der sie sich in Computer einhacken könnte, sagt Cynthia Wong, Expertin für Internet von Human Rights Watch. Damit würden vor allem Regimegegner und Oppositionelle in der Diaspora belauscht, was besonders daran liege, dass im Land nur etwa ein Prozent der Bevölkerung Zugang zum Internet habe. Die Software könne E-Mails und Skype-Unterhaltungen aufzeichnen, aber auch Passwörter speichern und sich in die Mikrofone und Kameras des Laptops einhacken. “Der Computer wird praktisch in ein Abhörgerät in Echtzeit umgewandelt”, fasst es Wong zusammen. Vor allem in Äthiopien könnten Aktivisten sich vor solchen Angriffen kaum schützen, sagt Horne. “Kaum einer kennt sich mit den Grundzügen der digitalen Sicherheit aus.”
“Alle haben Angst”
Die Technologie haben den Recherchen von Human Rights Watch zufolge zwei europäische Firmen geliefert: So nutze die Regierung das Softwareprogramm Remote Control System des italienischen Anbieters Hacking Team. Eine Firma mit Sitz in Deutschland, Gamma International, die auch das deutsche Bundeskriminalamt Anfang 2013 mit einem Staatstrojaner ausstatten sollte, hat das Regime laut HRW mit der Software FinFisher beliefert. Der Verkauf von solcher Überwachungstechnologie sei de facto keinerlei Kontrollen ausgesetzt, kritisiert Wong. Human Rights Watch rufe deshalb europäische Regierungen auf, unverzüglich Schritte einzuleiten, um den Handel mit autoritären Regimen wie Äthiopien zu kontrollieren. Die Tatsache, dass Äthiopien ein wichtiger Partner für den Westen im Kampf gegen den Terrorismus in der Region sei, dürfe der Kritik nicht im Wege stehen, sagt Horne.
Human Rights Watch mahnt zur Eile: Die Regierung in Addis Abeba habe sich das Ziel gesetzt, die Nutzung von Internet und Smartphone in der Bevölkerung in den nächsten Jahren massiv auszubauen, so Horne. Trotz einer weitverbreiteten Angst vor Überwachung werde diese tatsächlich derzeit noch nicht umfassend eingesetzt. Das liegt nach Angaben von Human Rights Watch daran, dass die Kapazitäten innerhalb der Regierung fehlen und es auch zu Streitigkeiten zwischen einzelnen Ministerien komme. Doch das könne sich schnell ändern, warnt HRW-Aktivist Horne – vor allem im Vorfeld der Wahlen, die 2015 stattfinden sollen.
Letztlich sei es auch fast egal, ob die Regierung tatsächlich alle Menschen abhöre – oder eben nicht, schreibt ein äthiopischer Journalist, der in Deutschland lebt, auf Nachfrage über Facebook. Die Angst sei inzwischen so groß, dass kaum jemand sich traue, überhaupt Kritik zu üben. Sie hätten Angst vor der Regierung, aber auch voreinander. “Alle haben vor allen Angst.”
=> Video zum Thema
Äthiopien belauscht seine Bürger

Datum 26.03.2014
Autorin/Autor Naomi Conrad
Redaktion Helena Baers

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