HUNGERKRISE/ DÜRRE SOMALIA/ HORN v. AFRIKA aktuell 25.07.2011 – famine, secheresse, Somalie, Corne de l’Afrique: mobilisation à Rome, déception des ONG

Carte de la Corne de l'Afrique où plus de 10 millions de personnes sont frappées par la sécheresseDie aktuelle Hungerkrise betrifft mehrere Länder am Horn von Afrika, nicht nur Somalia. Die Vermischung der Themen hier in diesem Beitrag, von der großen internationalen Politik bis zum kleinen Terror der somalischen Islamisten, ist pure Absicht des Blogautoren.

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI: OST- AFRIKA, Horn von Afrika: SCHLIMMSTE DÜRRE/ TROCKENHEIT SEIT 60 JAHREN – 10 MILLIONEN BETROFFENE – Corne de l’Afrique: la pire sécheresse depuis 60 ans frappe 10 millions de personnes

=> KENIA ÜBERFORDERT MIT HUNGERFLÜCHTLINGEN AUS SOMALIA – Kenya: situation catastrophique au camp de réfugiés de Dadaab

=> HUNGERKATASTROPHE IN OSTAFRIKA: MENSCHENHAND, KEINE FATALITÄT – Interview Oxfam, Rotes Kreuz Croix Rouge – Crise alimentaire en Afrique de l’Est: la main de l’homme, pas la fatalité –

=> ALLES DAZU – TOUS LES ARTICLES AU SUJET


1er ARTICLE SUR SEPT: Somalie: les shebab promettent un bras de fer aux humanitaires étrangers

MOGADISCIO (AFP) – 22.07.2011 17:18
Les rebelles islamistes shebab refusent toujours d’ouvrir les portes à certaines organisations humanitaires importantes dans les zones somaliennes qu’ils contrôlent, a affirmé vendredi leur porte-parole, niant que ces régions étaient frappées de famine comme le déclare l’ONU. Mais les Nations unies n’entendent pas baisser les bras, et comptent aider, “là où cela est possible”, les victimes de la pire sécheresse en des décennies dans la Corne de l’Afrique.

Des enfants somaliens regardent par une fenêtre, dans un camp à Mogadiscio, le 24 juillet 2011
Foto (c) AFP: Kinder im Flüchtlingslager bei Mogadiscio, Somalia
Des enfants somaliens regardent par une fenêtre, dans un camp à Mogadiscio, le 24 juillet 2011

=> A partir de 2009, les shebab, engagés dans un sanglant combat contre le gouvernement de transition somalien soutenu par la communauté occidentale, avaient interdit à plusieurs organisations humanitaires de travailler dans les zones sous leur contrôle – l’essentiel du sud et du centre du pays.
Le groupe, affilié à Al-Qaïda, les accusaient notamment d’avoir des motivations politiques. Les problèmes sécuritaires, ajoutés à l’imposition de conditions de travail jugées inacceptables, avaient au bout du compte poussé nombre d’humanitaires au départ.
“Les groupes interdits précédemment ne sont pas les bienvenus pour travailler dans les zones sous notre contrôle”, a déclaré vendredi Sheik Ali Mohamud Rage, porte-parole des shebab, sur une radio somalienne.
Parmi les organisations interdites figuraient le Programme alimentaire mondial (PAM). L’agence onusienne avait cessé début 2010 ses opérations dans les régions sous contrôle islamiste, en raison notamment des risques pesant sur ses équipes. Il avait toutefois maintenu une présence en Somalie, notamment dans la capitale Mogadiscio.
Le PAM continue aujourd’hui de réfléchir à la façon de travailler partout il le peut dans le pays, estimant que les shebab ne sont pas une organisation monolithique.
“Une des difficultés que nous avons toujours eu est de savoir si les déclarations en provenance du sud de la Somalie s’appliquent à l’organisation (shebab) en tant que telle ou si elles sont le point de vue d’individus ou de groupes,” a réagi depuis Rome le porte-parole de l’agence, Greg Barrow.
D’autres agences, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) ont également indiqué continuer à travailler dans le pays, malgré les problèmes de sécurité ou de restrictions d’accès.
Une gravissime sécheresse frappe, selon les Nations unies, quelque 12 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique. En Somalie, la crise, aggravée par les conflits incessants, a poussé l’ONU a déclarer mercredi l’état de famine dans deux régions du sud sous contrôle shebab – le sud de Bakool et Lower Shabelle.
“Il y a une sécheresse en Somalie mais pas de famine, ce qui est déclaré par l’ONU est faux à 100%”, a rejeté vendredi Sheik Ali Mohamud Rage. Selon lui, la “déclaration de famine est politique et contient des intentions cachées”.
Pour les groupes humanitaires, la situation ne cesse pourtant de s’aggraver en Somalie mais aussi en Ethiopie et au Kenya voisins où les réfugiés de la sécheresse et des conflits fuient par milliers dans des camps déjà surpeuplés.
Vendredi, Médecins sans frontières (MSF) a appelé “toutes les parties en Somalie, les pays voisins et la communauté internationale à améliorer de façon significative l’aide à la population somalienne dans la région”.
L’ONG demande aussi la levée des restrictions qui pèsent sur “les mouvements des travailleurs humanitaires internationaux et sur les voies de ravitaillement de leurs organisations”. Ces restrictions, dit-elle, “retardent et limitent l’aide disponible pour la population”.
Les agences de l’ONU et les ONG ont multiplié ces dernières semaines les appels à la mobilisation en faveur de la Corne de l’Afrique.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a chiffré à 1,6 milliard de dollars les besoins pour l’aide humanitaire à la Somalie. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Afrique du Sud ont déjà promis des millions de dollars pour la région.
Ce week-end, avant une réunion d’urgence sur la Somalie de l’Organisation de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, et la directrice du PAM, Josette Sheeran, doivent visiter les camps de réfugiés de Dabaad, dans l’est du Kenya.
© 2011 AFP

Des personnes ayant fui le centre de la Somalie se trouvent le 14 juillet 2011 dans un camp de dépla
Foto (c) AFP: Menschen, die aus dem zentralen Somalia geflohen sind, 14. Juli 2011 in einem Flüchtlingslager in Mogadischu
Des personnes ayant fui le centre de la Somalie se trouvent le 14 juillet 2011 dans un camp de déplacés à Mogadiscio

2. Somalie: le taux de mortalité des réfugiés en forte hausse
GENEVE (AFP) – 19.07.2011 15:54
Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a averti mardi que le taux de mortalité parmi les réfugiés somaliens en Ethiopie était particulièrement élevé, principalement chez les enfants, en raison de graves problèmes de malnutrition.
“La situation à Dolo Ado est terrible” a estimé le responsable de la santé publique au HCR, Paul Spiegel, au sujet du camp de réfugiés éthiopien où des milliers de Somaliens ont trouvé refuge ces dernières semaines après avoir fui la sécheresse dans leur pays.
Le taux de mortalité a atteint en juin 7,4 morts sur 10.000 personnes par jour, largement au dessus la moyenne sub-saharienne de 0,5 et des situations d’urgence de 1 mort par jour.
Ce taux est “15 fois supérieur à la moyenne et touche principalement les enfants âgés de moins de cinq ans”, a souligné M. Spiegel, ajoutant que le taux de mortalité des enfants est habituellement plus du double de l’ensemble de la population.
Une situation de famine est décrétée lorsque le taux de mortalité atteint plus de deux morts sur 10.000 personnes par jour et lorsque 30% de la population d’une région dépérit en raison de la famine, selon les critères de l’ONU.
Le porte-parole de HCR Adrian Edwards a cependant souligné que ces critères devaient être remplis pour l’ensemble de la région, alors que les données du HCR ne reflètent que la situation des réfugiés arrivant dans les camps.
Le niveau de malnutrition aiguë a atteint 26,8% de la population des camps de réfugiés, a ajouté M. Spiegel.
L’organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) va organiser lundi une réunion ministérielle d’urgence pour aider la Somalie, en proie à une sécheresse exceptionnelle.
Douze millions de personnes manquent de nourriture dans la Corne de l’Afrique par suite de la sécheresse et des conflits armés, avait déclaré la semaine dernière à l’AFP un économiste de la FAO, Shukri Ahmed.
La sécheresse touche particulièrement Djibouti, l’Ethiopie, le Kenya, la Somalie et l’Ouganda et depuis des semaines, les organisations humanitaires multiplient les appels à une mobilisation pour ces pays.
En France, des ONG ont lancé mardi des appels aux dons pour venir en aide aux millions d’habitants d’Afrique de l’Est.
Le Secours catholique-Caritas France a débloqué une première aide de 300.000 euros, tandis que le Secours populaire français “appelle à la solidarité et aux dons financiers pour pouvoir faire parvenir l?aide aux enfants et aux personnes touchées par la crise nutritionnelle dans cette région”.
© 2011 AFP

Des réfugiés somaliens arrivent au camp de Dadaab, le 23 juillet 2011 au Kenya
Foto (c) AFP: Somalische Flüchtlinge kamen in Dadaab, 23. Juli 2011 in Kenia
Des réfugiés somaliens arrivent au camp de Dadaab, le 23 juillet 2011 au Kenya

3. A Doloow, entre sécheresse et combats, les déplacés somaliens en quête d’aide
DOLOOW (Somalie) (AFP) – 25.07.2011 10:35
“Son estomac brûle comme s’il était en feu tellement il a faim. Mais je ne peux rien faire”, déplore Hassan Abdi en regardant tristement son petit-fils. A Doloow, dans le sud somalien dévasté par la sécheresse, les enfants pleurent de faim dans la poussière.
D’une main, Hassan Abdi tient son petit-fils de cinq ans, de l’autre, toute la nourriture dont les sept membres de sa famille disposent : un sac de céréales, du sucre et une bouteille d’huile, l’aide alimentaire qu’une organisation humanitaire leur a fournie.
“Cette nourriture va aider, mais elle ne va pas durer longtemps”, craint Hassan Abdi.
La sécheresse qui frappe la Corne de l’Afrique est la pire depuis des décennies, affirment les Nations unies.
En Somalie, elle est encore aggravée par de longues années de conflits. Selon l’ONU, jusqu’à 350.000 personnes sont en état de famine dans deux provinces du sud contrôlées par les insurgés islamistes shebab et des dizaines de milliers de personnes ont déjà succombé ces derniers mois.
A Doloow, des chameaux décharnés cherchent de quoi manger dans la brousse. Les familles espèrent patiemment de l’aide, assises à l’ombre des arbres.
Beaucoup ont marché pendant des jours pour arriver jusqu’à ce village frontalier de l’Ethiopie, dans la région de Gedo. Ici, où la population locale est déjà elle-même menacée de famine, ils sont venus chercher une première aide avant de continuer leur chemin jusqu’aux camps de réfugiés éthiopiens.
Malgré les promesses de dons de la communauté internationale, l’aide arrive difficilement dans les régions contrôlées par les shebab – la plupart dans le sud et le centre du pays.
Quelques ONG y ont maintenu des activités ces deux dernières années, en dépit de conditions de travail périlleuses et de restrictions drastiques imposées par les rebelles. Mais de nombreuses organisations, interdites par les insurgés, comme le Programme alimentaire mondial (PAM), ont choisi de se retirer.
A une centaine de kilomètres de là, la ligne de front, mouvante, n’est pas loin. Mais Doloow est une poche sécurisée par les forces pro-gouvernementales dans une zone largement dominée par les shebab.
“Ici au moins, les travailleurs humanitaires sont en sécurité”, estime Abdulrashid Hassan Abdi, le commissaire local. “Ailleurs, les combats continuent”, constate-t-il.
Beaucoup de ceux qui ont fui les régions déclarées en état de famine par l’ONU – le sud du Bakool et Lower Shabelle – disent avoir été victimes de harcèlement violent dans leur périple à travers les zones shebab. Plusieurs racontent que tout leur argent, les biens et le rare bétail encore vivant qui leur restaient ont servi à payer leur passage.
“Avant, j’avais beaucoup de chèvres, mais nous n’avons plus rien maintenant”, raconte Sayed Hassan, qui a rejoint Doloow avec sa famille, après une marche de trois jours.
“La Somalie peut être dangereuse, mais nous sommes ici pour aider des gens qui sont en train de mourir”, affirme Maurice Kiboye, responsable des programmes du sud et centre somaliens de l’organisation italienne COOPI. L’agence arrive à distribuer de l’aide alimentaire jusque dans les zones shebab.
“Les communautés locales assurent notre sécurité, sans arme”, explique M. Kiboye. “Les gens disent aux shebab : +Ils nous donnent seulement de la nourriture, laissez-les travailler+.”
En déplacement dimanche à Doloow, la commissaire européenne à l’Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a assuré que “si ces gens (de COOPI) peuvent faire plus, nous trouverons des fonds” pour eux.
“Le temps ne joue pas avec nous”, a-t-elle ajouté. “Nous devons agir maintenant, pour aider les communautés locales et atteindre ceux qui ont été déplacés.”
© 2011 AFP

Des réfugiés somaliens au camp de Dolo Ado, le 5 juillet 2011 en Ethiopie
Foto (c) AFP: Somalische Flüchtlinge im Lager Dolo Ado, 5. Juli 2011 in Äthiopien
Des réfugiés somaliens au camp de Dolo Ado, le 5 juillet 2011 en Ethiopie

BREVE: L’Europe augmente son aide aux victimes de la sécheresse en Afrique de l’Est
DADAAB (Kenya) (AFP) – 23.07.2011 11:52
La commissaire de l’Union européenne à l’aide humanitaire s’est engagée samedi à tout faire pour aider les 12 millions de personnes touchées par la sécheresse en Afrique de l’est et a promis près de 30 millions d’euros supplémentaires.
© 2011 AFP

BREVE: Corne de l’Afrique: réunion à Rome pour une “aide massive et urgente”
ROME (AFP) – 25.07.2011 10:39
La sécheresse dans la Corne de l’Afrique a provoqué une “situation catastrophique qui exige une aide internationale massive et urgente”, a déclaré lundi le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, à l’ouverture d’une réunion ministérielle de crise à Rome.
© 2011 AFP

BREVE: Somalie: le pont aérien d’aide pour Mogadiscio commencera mardi
ROME (AFP) – 25.07.2011 08:55
Le pont aérien d’aide pour Mogadiscio commencera mardi, a annoncé la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, lors de la réunion ministérielle d’urgence à Rome sur la Corne de l’Afrique.
© 2011 AFP

BREVE: La Banque mondiale octroie 500 millions de dollars pour la Corne de l’Afrique
ROME (AFP) – 25.07.2011 09:31
La Banque mondiale a décidé d’octroyer plus de 500 millions de dollars pour faire face à l’urgence dans la Corne de l’Afrique, frappée par la sécheresse, a annoncé l’institution lundi, peu avant la tenue d’une réunion à Rome pour enrayer la famine dans cette région.
© 2011 AFP

Des Somaliens attendent une distribution de nourriture dans un camp près de Mogadiscio, le 21 juille
Foto (c) AFP: Lager bei Mogadiscio, Somalia
Des Somaliens attendent une distribution de nourriture dans un camp près de Mogadiscio, le 21 juillet 2011

LA FAIM, LA PAUVRETE MONDIALE

Polémique | Victime de ses liens avec Kadhafi, Jean Ziegler ne prononcera pas le discours inaugural du festival de Salzbourg ce mercredi. Ziegler, 77 ans, devait prononcer le discours inaugural du festival de Salzbourg ce mercredi 27 juillet à l’invitation de la présidente du gouvernement du Land autrichien. Mais, en mars dernier, la socialiste Gabriele Burgstaller s’est ravisée et a décommandé le bouillant professeur sous prétexte des relations que le sociologue avaient entretenues avec le régime Kadhafi, relations que lui redate en l’an 1991.

Jean Ziegler, dans son discours non-prononcé, voulait affronter les riches et puissants du monde en les confrontant avec leur attitude vis-a- vis la faim sur cette planete, et évoque encore l’espoir des révolutions arabes et conclut en citant «Mère Courage et ses enfants» de Berchtold Brecht, dont la première fut donnée au Schauspielhaus de Zurich en 1941. Il y a 70 ans.

«J’ai appris une chose
et je sais en mourant
qu’elle vaut pour chacun:
Vos bons sentiment, que signifient-ils
Si rien n’en paraît au dehors ?
Et votre savoir,
qu’en est-il
s’il reste sans conséquences?
Je vous le dis:
souciez-vous en quittant ce monde,
non d’avoir été bons,
cela ne suffit pas,
mais de quitter un monde bon!»

Jean Ziegler, 77 ans, devait prononcer le discours inaugural du festival de Salzbourg ce mercredi 27 juillet à l’invitation de la présidente du gouvernement du Land autrichien. Mais, en mars dernier, la socialiste Gabriele Burgstaller s’est ravisée et a décommandé le bouillant professeur sous prétexte des relations que le sociologue avaient entretenues avec le régime Kadhafi.

Ziegler a attendu son heure pour contre-attaquer. Il publiera lundi prochain son discours dans une version augmentée sous la forme d’un opuscule aux édittions Alzburger Ecowin-Verlag, écrit la Süddeutsche Zeitung, qui en a publié le texte original dans son édition dominicale.

«La raison officielle donnée par la ville de Salzbourg pour l’annulation de mon intervention est absurde, explique l’auteur de “La Haine de l’Occident” au journal allemand, mes dernières relations avec Kadhafi remonte à 1991. Il n’était alors pas encore fou,» Le Genevois qualifie de diffamatoire l’assertion selon laquelle il aurait été membre du comité Kadhafi pour les droits de l’homme et affirme que le régime libyen appartient «aux pires dictatures».

Ziegler dénonce les pressions des sponsors suisses du festival: «Les dirigeant de Nestlé, UBS et Credit Suisse ne comptaient pas m’entendre pendant une demi-heure», déclare-t-il dans l’interview publiée sous le titre «Indignez-vous!».

« Révolte des conscience » (extrait du discours de Jean Ziegler)

«Mesdames et Messieurs, toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Trente-sept mille personnes meurent de faim chaque jour et près d’un milliard de gens souffrent de malnutrition sévère. Le rapport annuel de la FAO qui dresse ce bilan des victimes dit que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel de son développement, pourrait sans problème nourrir le double de la population mondiale.

En conséquence, il n’y a pas de pénurie, aucune fatalité au massacre de la faim. Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné.»

Jean Ziegler expose, dans ce discours non prononcé, le mécanisme implacable de la famine, comment elle atteint le corps des enfants, décharne leurs membres, vieillit leur visage. La famine dans la Corne de l’Afrique donne à son propos une tragique actualité.

«Le Programme alimentaire mondiale, dont le budget a été divisé par deux en trois ans, a réclamé 180 millions d’euros aux Etats membres. Il n’a reçu des promesses que pour 62 millions. Pourquoi, demande Jean Ziegler? Parce que les pays riches – l’Union européenne, les Etats-Unis, le Canada et l’Australie – ont dû sauver les banques spéculatives à coup de milliers de milliards d’euros. (…)

«Les gens riches, les banquiers puissants, les patrons des multinationales viennent à Salzbourg. Ils sont les responsables de cet ordre du monde cannibale.»

«Quel est mon rêve, poursuit le sociologue. Que l’art qui a des armes que la raison ne possède pas, transperce la chape de béton armé de l’égoïsme et brise soudain le mur de l’autojustification. Que la course au profit s’effondre en poussière et en cendres. Que surgisse dans la conscience la réalité de ces enfants qui meurent. Un miracle pourrait arriver à Salzbourg: le réveil des maîtres du monde, la révolte des consciences… Mais, n’ayez pas peur, ce miracle ne va pas se réaliser. C’est un rêve. Le capital a été partout et toujours plus fort que l’art. (…)»
Source

4. Appel de personnalités pour “débloquer vite” les fonds pour la Corne de l’Afrique
ROME (AFP) – 25.07.2011 05:24
Une trentaine de personnalités, dont le chanteur Bob Geldof, ont lancé un appel aux dirigeants de la planète à “débloquer vite” les fonds promis pour la Corne de l’Afrique, avant la réunion d’urgence convoquée lundi à Rome pour enrayer la famine dans cette région.
Les dirigeants réunis à Rome “devraient tous saisir cette opportunité pour annoncer le montant de leur aide et trouver cet argent sans délai, sans détour et sans équivoque”, écrivent les signataires, soulignant qu’il est “inconcevable qu’en 2011, qui que ce soit puisse encore mourir de faim”.
Selon eux, “600 millions de dollars (près de 420 millions d’euros) supplémentaires sont nécessaires maintenant pour aider nos concitoyens. Ce n’est pas grand-chose à l’échelle du monde, même si certains pays connaissent des difficultés économiques”.
“La semaine dernière, les dirigeants européens ont trouvé le centuple de ce montant pour sauver l’euro et le système bancaire, mais la France, l’Allemagne, l’Italie, les pays du Golfe et d’autres ont jusqu’ici seulement mobilisé des sommes mineures pour empêcher les gens de mourir de faim”, s’insurgent-ils.
Les associations humanitaires travaillent sur le terrain, mais “beaucoup plus pourrait être fait si cet argent était débloqué et débloqué vite”, poursuivent-ils, dénonçant “un manque de volonté politique”.
“Au delà des besoins immédiats, des mesures doivent être prises pour améliorer l’approvisionnement alimentaire. Nous devons investir à long terme dans l’agriculture pour permettre aux plus pauvres de se nourrir eux-mêmes. Les pays riches ont promis de s’y attaquer il y a deux ans, mais ont honteusement échoué à le faire. Beaucoup de dirigeants africains ont aussi échoué à faire de l’agriculture une priorité”, dénoncent-ils.
Outre Bob Geldof, qui avait mobilisé la planète contre la faim dans les années 1990 avec son Band Aid, figurent parmi les signataires le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly, l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry, la comédienne Kristin Scott Thomas, l’actrice allemande Jana Pallaske et le comédien allemand Michael Mittermeier. Des militants de plusieurs associations humanitaires (ActionAId, One, Oxfam, Save the children, Transparency International) ont également signé cet appel.
La FAO, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, a convoqué lundi à Rome une réunion d’urgence pour venir en aide à quelque 12 millions de personnes frappées par la sécheresse et enrayer une famine meurtrière.
Selon l’ONU, des dizaines de milliers de personnes sont mortes ces dernières semaines, victimes de la sécheresse qui touche toute la région: Somalie, Ethiopie, Kenya, Djibouti, Soudan et Ouganda.
© 2011 AFP

25 juillet 2011 à Rome
Foto (c) AFP: Le vice-Premier ministre somalien Mohamed Ibrahim, le chef de la FAO Jacques Diouf et le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire le 25 juillet 2011 à Rome

5. Corne de l’Afrique: mobilisation à Rome, déception des ONG
ROME (AFP) – 25.07.2011 17:02
Le chef de la FAO a réclamé lundi à Rome une “aide internationale massive et urgente” pour la Corne de l’Afrique, touchée par une grave sécheresse, mais ses contours chiffrés sont restés flous, à la grande déception des organisations humanitaires.
“Il faut sauver des vies et réagir”, a lancé lors d’une réunion ministérielle de crise le directeur général de l’Organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation, Jacques Diouf, selon qui 1,6 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) sont nécessaires dans les 12 mois et 300 millions dans les deux mois qui viennent.
Lundi, au cours de la conférence de presse finale, aussi bien M. Diouf que le ministre français de l’Agriculture Bruno Le Maire, dont le pays, qui préside actuellement le G20, a convoqué la réunion de Rome, ont éludé les questions sur le montant précis des sommes promises ou versées par les contributeurs.
Selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, il faut 1,6 milliard de dollars rien que pour la Somalie, où “des enfants et des adultes meurent chaque jour à un rythme terrifiant”, mais les agences de l’ONU n’en ont reçu que la moitié.
La réunion de lundi visait à “faire le point sur l’état d’avancement des donations, sur les besoins et préparer la conférence des donateurs de Nairobi dans deux jours”, a indiqué M. Le Maire, selon lequel l’Union européenne a apporté 100 millions d’euros et la France “a doublé son aide à 10 millions”.
Dans l’après-midi, la FAO a toutefois tenu à préciser que le rendez-vous de Nairobi mercredi n’était pas formellement “une conférence de donateurs”, durant laquelle ces derniers s’engagent sur des sommes chiffrées, mais une simple “réunion de routine à laquelle sont invités des donateurs”.
La Banque mondiale avait pour sa part annoncé l’octroi de 500 millions de dollars.
Avant la réunion, une trentaine de personnalités dont le chanteur Bob Geldof, le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly, l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry et la comédienne Kristin Scott Thomas avaient pourtant exigé que les pays membres de la FAO “annoncent le montant de leur aide et trouvent cet argent sans délai, sans détour et sans équivoque”.
La sécheresse qui sévit actuellement dans la Corne de l’Afrique, la pire depuis 60 ans, a déjà fait des dizaines de milliers de morts et menace 12 millions de personnes en Somalie, au Kenya, en Ethiopie, à Djibouti, au Soudan et en Ouganda.
La situation est particulièrement critique en Somalie, où l’ONU a décrété formellement la famine dans deux régions du sud, contrôlées par les insurgés islamistes shebab, qui en interdisent l’accès à certaines organisations humanitaires.
“Cette crise n’est pas seulement le résultat d’une sécheresse prolongée: il est indispensable d’arriver à la paix”, a dit M. Diouf.

SOMALIA internal refugees from hunger, 25.+ 26. 07. 2011, photos by AFP:
Un homme porte un enfant dénutri dans ses bras, dans un camp de réfugiés, le 25 juillet 2011 à MogadAvant une distribution de nourriture dans un camp de la région de Doloow, le 26 juillet 2011 en SomaDes Somaliennes attendent de la nourriture dans un centre de distribution d'un camp près de MogadisDes Somaliennes reçoivent de la nourriture dans un centre de distribution d'un camp près de MogadisDes réfugiés somaliens dans un camp à Mogadiscio, le 25 juillet 2011

La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a annoncé qu’un pont aérien d’aide pour Mogadiscio commencerait dès mardi avec pour priorité la livraison de nutriments aux enfants.
“Notre principal sujet d’inquiétude, ce sont les enfants. Nous voyons arriver des enfants qui sont tellement faibles, en état de malnutrition avancée, qu’ils ont très peu de chances -moins de 40% de chances- de s’en sortir. C’est le pire que j’aie jamais vu”, a témoigné Mme Sheeran, de retour d’une tournée dans la région.
Elle a raconté avoir rencontré des femmes “qui ont dû laisser leurs bébés sur la route, et faire le choix horrible de choisir de sauver le plus fort au détriment du plus faible”, d’autres qui “ont vu leurs enfants mourir dans leurs bras”.
Auparavant, le vice-Premier ministre somalien Mohammed Ibrahim avait lancé un SOS: “La population de Somalie est désespérée. Je lance un appel afin que vous puissiez aider la Somalie à ouvrir des couloirs humanitaires pour le transport de l’aide alimentaire”.
“La communauté internationale a échoué à assurer la sécurité alimentaire”, a reconnu Bruno Le Maire.
“Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, la faim sera le scandale de ce siècle”, a poursuivi le ministre, tout en disant “mesurer parfaitement la lassitude des opinions publiques, la tentation de la résignation et de l’indifférence”.
Déçue, la directrice de l’ONG britannique Oxfam, Barbara Stocking, a jugé “honteux que seules quelques-unes des économies les plus riches et les plus puissantes aient été disposées à montrer leur engagement aujourd’hui pour sauver des vie”.
“J’espère que la réunion d’aujourd’hui entraînera d’autres gouvernements à s’engager fortement lors de la réunion de Nairobi”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.
L’organisation non gouvernementale One, créée par le chanteur Bono pour combattre la pauvreté, a de son côté espéré que “les mots forts et émotionnels prononcés par les représentants du monde entier seront suivis d?actes aussi forts en faveur des hommes, femmes et enfants qui meurent de faim”.
© 2011 AFP

Un enfant attend une distribution de nourriture, dans un camp à Mogadiscio, le 24 juillet 2011 en So
Foto (c) AFP: Un enfant attend une distribution de nourriture, dans un camp à Mogadiscio, le 24 juillet 2011

6. Enfants somaliens: “la pire situation que j’aie jamais vue”, dit la chef du PAM
ROME (AFP) – 25.07.2011 11:54
La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) a affirmé lundi à Rome que la situation des enfants somaliens, menacés par la famine, était “la pire” qu’elle ait jamais rencontrée, lors de la réunion d’urgence sur la Corne de l’Afrique.
“Notre principal sujet d’inquiétude, ce sont les enfants. Nous voyons arriver des enfants qui sont tellement faibles, en état de malnutrition avancée, qu’ils ont très peu de chances -moins de 40% de chances- de s’en sortir. C’est le pire que j’aie jamais vu”, a déclaré Mme Sheeran au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion ministérielle convoquée par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La directrice du PAM, qui revient d’une tournée dans la région, notamment dans les camps de réfugiés somaliens, a dit avoir rencontré des femmes “qui ont dû laisser leurs bébés sur la route, et faire le choix horrible de sauver le plus fort au détriment du plus faible”, d’autres qui “ont vu leurs enfants mourir dans leurs bras”.
Le PAM doit lancer mardi un pont aérien vers Mogadiscio, avec pour objectif prioritaire d’aider les enfants en leur fournissant des produits nutritifs en sachet qui n’ont pas besoin d’être dilués dans l’eau et leur permettent de reprendre des forces, a-t-elle expliqué.
“Il faut sauver des vies, ce n’est pas une question de politique, c’est l’humanité qui doit se rassembler pour sauver des vies”, a-t-elle conclu.
© 2011 AFP

une clinique gérée par MSF, le 8 juillet 2008 à 35 km au sud de Mogadiscio
Foto (c) AFP: Klinik von Ärzte ohne Grenzen, Somalia
une clinique gérée par MSF, le 8 juillet 2008 à 35 km au sud de Mogadiscio

7. Somalie: pressions et opérations “à distance” pour les ONG en zone shebab
NAIROBI (AFP) – 25.07.2011 13:51
Si les insurgés shebab refusent toujours le retour en Somalie des organisations humanitaires expulsées à partir de 2009, une vingtaine d’ONG internationales y opèrent depuis deux ans avec une relative efficacité, sans présence expatriée et sous le strict contrôle des islamistes.
“Nous arrivons à travailler, même si c’est parfois frustrant”, résume Yves Van Loo, porte-parole à Nairobi du Comité international de la Croix Rouge (CICR), présent de façon permanente en Somalie depuis 1991.
Face à la famine qui sévit selon l’ONU dans le centre-sud somalien sous domination shebab, le CICR a pu distribuer ce week-end près de 400 tonnes de nourriture aux populations, “en toute transparence” et en gardant “le contrôle de A à Z” de toute l’opération.
Depuis le bannissement de plusieurs ONG –essentiellement anglo-saxonnes– pour “espionnage” et prosélytisme chrétien, une vingtaine d’organisations, parmi lesquelles des acteurs majeurs du monde de l’humanitaire poursuivent donc tant bien que mal leurs opérations au coeur des territoires islamistes. Sans toutefois de distribution massive d’aide alimentaire aux populations, que refusaient jusqu’ici les shebab.
Aux côtés du CICR, on trouve Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Solidarités international, Danish Refugee Council, Norwegian Refugee Council, ou l’ONG italienne (Coopi)…
En deux ans, ces ONG, qui ne disposent pas d’employés occidentaux sur place, ont pu mettre en oeuvre de nombreux programmes. Elles travaillent le plus souvent avec des représentations permanentes, et des équipes locales somaliennes expérimentées.
“Les expatriés pilotent les projets depuis Nairobi, sur le principe du remote control” (contrôle à distance), explique Emmanuel Rinck, directeur du NSP, un programme d’appui aux ONG intervenant en Somalie.
Aux expatriés les décisions stratégiques, relatives à la gestion des projets, la signature de contrat, les recrutements ou encore les transferts d’argent. Aux Somaliens la mise en oeuvre des opérations.
“Notre staff est issu et travaille avec les communautés locales: il a une compréhension totale de la situation (…) et assez de compétences pour mener nos activités”, assure le directeur pays d’ACF, Jens Oppermann.
“Déjà mise en oeuvre par le passé en Somalie, en Tchétchènie, et en Afghanistan, cette méthodologie du management à distance n’avait jamais été développée à une telle échelle”, reconnaît-il.
Elle pose inévitablement le problème de possibles détournements et de l’instrumentalisation de l’aide.
“En deux ans, les ONG ont développé toute une série de stratégies pour minimiser les risques”, selon M. Rinck: procédures de suivi, contacts quotidiens avec le terrain, utilisation de la photo/vidéo, sondages des communautés, audits externes via des experts somaliens…
Le tout se déroule sous la pression continue des shebab, aux yeux desquels toute organisation étrangère est suspecte.
Les ONG doivent donc mener au quotidien de délicates négociations avec l’administration et les commandants shebab locaux, en jouant notamment de la contre-influence des communautés et chefs de clans.
Certaines tentent également de discuter au niveau national, via les leaders les moins extrémistes du mouvement, ou avec “l’Office de surveillance des agences étrangères” des shebab, en charge depuis Mogadiscio de la gestion de l’aide.
“Le système fonctionne, avec des situations très différentes d’une région à l’autre”, constate le directeur du NSP, pour qui cependant “l’aide distribuée reste quantitativement limitée”.
En rejetant vendredi tout retour des organisations chassées en 2009, les shebab ont confirmé que les ONG encore présentes dans le centre-sud somalien pourront continuer à travailler.
C’est une “relative fenêtre d’opportunité” pour gérer la crise actuelle, selon le NSP. A condition que la communauté internationale se plie à la règle du “remote control”. Et que les ONG concernées disposent de la marge de manoeuvre nécessaire pour gérer un afflux massif de l’aide.
© 2011 AFP

BREVE: Somalie: 40.000 personnes fuyant la famine convergent vers Mogadiscio
GENEVE (AFP) – 26.07.2011 09:59
Quelque 40.000 personnes fuyant la famine ont convergé vers Mogadiscio en quête d’eau et de vivres depuis le début du mois en juillet, a indiqué vendredi une porte-parole du HCR.
© 2011 AFP

BREVE: Sécheresse en Somalie: report du pont aérien de l’ONU, l’aide se fait attendre

NAIROBI (AFP) – 26.07.2011 17:04
Au lendemain de la conférence de Rome, la communauté internationale peinait toujours à se mobiliser contre la sécheresse en Afrique de l’Est, avec le report du début d’un pont aérien du Programme alimentaire mondial (PAM) à destination de Mogadiscio.
© 2011 AFP

=> DOSSIERS: Corne de l’Afrique : grandes sécheresses et famines depuis trente ans, et d’autres
La grave crise humanitaire qui frappe la Corne de l’Afrique, où 12 millions de personnes sont touchées par la sécheresse, rappelle d’autres tragédies de ce type dans cette région, en proie à des cycles fréquents de grande sécheresse.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Somalie-secheresse-famine-2011/p-17206-Corne-de-l-Afrique-grandes-secheresses-et-famines-depuis-trente-ans.htm

1985:

Written by Michael Jackson and Lionel Richie, produced by Quincy Jones, recorded by popular musicians to raise funds to help famine-relief efforts in Ethiopia which experienced unusual drought in 1985.

=> THEMENDOSSIERS TV5-MONDE: Horn von Afrika: große Dürren und Hungersnöte der letzten 30 Jahre u.a.
Die ernste humanitäre Krise am Horn von Afrika, wo 12 Millionen Menschen von Dürre betroffen sind, erinnert an andere Tragödien dieser Art in der Region, durch häufige Dürreperioden heimgesucht.
DIES FÜHRT ZU EINER AUTOMATISCH ÜBERSETZTEN SEITE; NICHT IDEAL; ABER LESBAR. SIE KÖNNEN DORT JEDEN LINK ANKLICKEN UND BLEIBEN IN DER DEUTSCHEN SPRACHE.

Somalia: Shebab versprechen Armdrücken mit ausländischen Hilfeorganisationen
Mogadischu (AFP) – 22/07/2011 05.18
Die Shebab (islamistische Rebellen) weigern sich immer noch , die Türen in weiten Teilen Somalias unter ihrer Kontrolle für einige humanitären Organisationen zu öffnen, sagte am Freitag ihr Sprecher, und dementierte, dass diese Regionen Gebiete der Hungersnot seien wie von der UN angegeben.
Aber die Vereinten Nationen haben nicht die Absicht aufzugeben, und wollen helfen “wo immer möglich”, den Opfern der schlimmsten Dürre seit Jahrzehnten im Horn von Afrika.

Der schweizer Globalisierungskritiker Jean Ziegler war bei den diesjährigen Salzburger Festspielen zunächst als Eröffnungsredner eingeladen, dann aufgrund seiner “Kontakte zu Gaddafi” ausgeladen worden. Er selber plante, dort, vor einem Auditorium der Reichen und Mächtigen, eine Brandrede gegen deren Verhalten gegenüber dem Welthunger zu halten. Dem Argument seiner Ausladung begegnet er mit dem Hinweis, dass seine Kontakte zu Gaddafi bis zum Jahr 1991 gingen, “als dieser noch nicht verrückt war”.

Es kommt der Tag…Die gute, leider nicht gehaltene Rede von Jean Ziegler

Es kommt der Tag, da wird sich wenden

Das Blatt für uns, er ist nicht fern.
Da werden wir, das Volk, beenden
Den großen Krieg der großen Herrn.

Es wird der Tag, doch wann er wird,
Hängt ab von mein und deinem Tun.
Drum wer mit uns noch nicht marschiert,
Der mach’ sich auf die Socken nun.

Aus Mutter Courage (Bert Brecht) – und damit endet die eindrucksvolle Rede von Jean Ziegler, die er eigentlich zur Eröffnung der Salzburger Festspiele halten sollte, und die treffend analysiert, wie es zu der aktuellen Katastrophe in Ostafrika – und zu anderen – kommt. Wohl deshalb wurde er wieder ausgeladen.

Jean Ziegler: Nicht gehaltene Rede zur Eröffnung der Salzburger Festspiele
Süddeutsche Zeitung 24.07.2011 16:19

“Sehr verehrte Damen und Herren,

alle fünf Sekunden verhungert ein Kind unter zehn Jahren. 37.000 Menschen verhungern jeden Tag und fast eine Milliarde sind permanent schwerstens unterernährt. Und derselbe World-Food-Report der FAO, der alljährlich diese Opferzahlen gibt, sagt, dass die Weltlandwirtschaft in der heutigen Phase ihrer Entwicklung problemlos das Doppelte der Weltbevölkerung normal ernähren könnte.

Schlussfolgerung: Es gibt keinen objektiven Mangel, also keine Fatalität für das tägliche Massaker des Hungers, das in eisiger Normalität vor sich geht. Ein Kind, das an Hunger stirbt, wird ermordet.
Gestorben wird überall gleich. Ob in den somalischen Flüchtlingslagern, den Elendsvierteln von Karachi oder in den Slums von Dhaka, der Todeskampf erfolgt immer in denselben Etappen. Bei unterernährten Kindern setzt der Zerfall nach wenigen Tagen ein. Der Körper braucht erst die Zucker-, dann die Fettreserven auf. Die Kinder werden lethargisch, dann immer dünner. Das Immunsystem bricht zusammen. Durchfälle beschleunigen die Auszehrung. Mundparasiten und Infektionen der Atemwege verursachen schreckliche Schmerzen.
Dann beginnt der Raubbau an den Muskeln. Die Kinder können sich nicht mehr auf den Beinen halten. Ihre Arme baumeln kraftlos am Körper. Ihre Gesichter gleichen Greisen. Dann folgt der Tod.

Die Umstände jedoch, die zu dieser tausendfachen Agonie führen, sind vielfältig und oft kompliziert.
© 2011 SZ
HIER die ganze Rede lesen!

=> Seit 2009 hatten die islamistischen Shebab, verwickelt in einen blutigen Kampf gegen die somalische Übergangsregierung, die von der westlichen Gemeinschaft unterstützt wird, mehreren humanitären Organisationen verboten, sich in Gebieten unter ihrer Kontrolle zu engagieren – die meisten im südlichen und zentralen Somalia .
Die Gruppe, die mit Al Qaida verbunden ist, beschuldigt die Humanitärorganisationen politischer Motive. Sicherheitsprobleme, mit unerträglichen Arbeitsbedingungen verbunden, hatten schließlich zu deren Rückzug geführt.
“Die früher verbotenen Gruppen sind nicht willkommen in den Gebieten unter unserer Kontrolle zu arbeiten”, sagte Scheich Ali Mohamud Rage Freitag, ein Sprecher der Shebab, in einem Somali-Radio.
Zu den verbotenen Organisationen gehört das World Food Programme (WFP). Die Agentur hat ihren Betrieb Anfang 2010 in den Gebieten unter islamischer Herrschaft, vor allem wegen der Risiken für seine Mitarbeiter, eingestellt. Sie hat jedoch aufrechterhalten eine Präsenz in Somalia, insbesondere in der Hauptstadt Mogadischu. WFP denkt heute darüber nach, wie sie überall im Land arbeiten kann, wenn man bedenkt, dass die Shebab nicht eine monolithische Organisation sind.

Andere Organisationen wie die Weltgesundheitsorganisation (WHO) und das Kinderhilfswerk der Vereinten Nationen (UNICEF) berichteten auch, weiterhin in dem Land zu arbeiten, trotz der Probleme der Sicherheit oder Zugangsbeschränkungen .
Eine sehr ernste Dürre betrifft nach Angaben der Vereinten Nationen etwa 12 Millionen Menschen am Horn von Afrika. In Somalia, veranlasste die Krise, durch den anhaltenden Konflikt verschärft, die UN den Zustand der Hungersnot in zwei südlichen Regionen kontrolliert von Shebab zu erklären – südliches Bakool und Lower Shabelle.
“Es ist eine Dürre in Somalia, aber keine Hungersnot, die von der UN erklärt wird, das ist 100% falsch”, dementierte am Freitag Sheik Ali Mohamud Rage. Er sagte, die “Erklärung des Hungers ist politisch und hat eine hidden agenda (eine versteckte politische Motivation)”.
Laut humanitären Gruppen verschlechter sich aber die Situation weiterhin in Somalia, aber auch im benachbarten Äthiopien und Kenia, wo Flüchtlinge wegen Dürre und Konflikten zu Abertausenden in die bereits überfüllten Lagern geflohen sind.
Freitag, Ärzte ohne Grenzen (MSF) “ruft alle Parteien in Somalia, in den Nachbarstaaten und der internationalen Gemeinschaft auf, deutlich zu verbessern Unterstützung für die somalische Bevölkerung in der Region.” Die NGO hat auch für die Aufhebung der Beschränkungen für “die Bewegung der internationalen Helfer und die Zuleitungen von ihren Organisationen” aufgerufen. Diese Beschränkungen, sagte sie, “sind Verzögerung und begrenzen die zur Verfügung stehende Unterstützung der Öffentlichkeit.”
Die UN-Organisationen und NGOs haben in den letzten Wochen vermehrt Anrufe für die Mobilisierung zu Gunsten der am Horn von Afrika Leidenden durchgeführt.
Der UNO-Generalsekretär Ban Ki-moon benannte $ 1,6 Mrd. für humanitäre Hilfe für Somalia erforderlich. Die Vereinigten Staaten, das Vereinigte Königreich, Deutschland, Frankreich, Südafrika haben bereits Millionen von Dollar für die Region zugesagt.
….
© 2011 AFP

2. Somalia: die Todesrate von Flüchtlingen stark gestiegen
GENF (AFP) – 19.07.2011 03.54 Uhr
Das UN-Hochkommissariat für Flüchtlinge (UNHCR) warnte am Dienstag, dass die Todesrate unter den somalischen Flüchtlinge in Äthiopien besonders hoch sei, insbesondere bei Kindern, wegen schwerer Unterernährung.
“Die Situation ist schrecklich in Dolo Ado”, sagte der Leiter des Ressorts öffentliche Gesundheit im UNHCR, Paul Spiegel, betreffend das äthiopische Flüchtlingslager, wo Tausende von Somalis in den letzten Wochen nach ihrer Flucht vor der Dürre in ihrem Land eine Zuflucht gefunden haben.
Die Sterblichkeit im Juni erreichte 7,4 Todesfälle pro 10.000 Menschen pro Tag, weit über dem Durchschnitt Afrikas südlich der Sahara von 0,5 und bei Notfällen von einem Todesfall pro Tag.
Diese Rate ist “15-mal höher als der Durchschnitt und betrifft vor allem Kinder unter fünf Jahren”, sagte Spiegel, fügte hinzu, dass die Sterblichkeitsrate von Kindern in der Regel mehr als das Doppelte der allgemeinen Bevölkerung beträgt.
Eine Hungersnot ist erklärt, wenn die Todesrate erreicht mehr als zwei Todesfälle von 10.000 Menschen pro Tag und wenn 30% der Bevölkerung einer Region zugrunde gehen wegen der Hungersnot, nach den Kriterien der Vereinten Nationen.
Der UNHCR-Sprecher Adrian Edwards betonte jedoch, dass diese Kriterien für die gesamte Region erfüllt sein müssen, während die UNHCR-Daten nur die Situation der Flüchtlinge, die in den Lagern ankommen, reflektieren.
Das Niveau der akuten Unterernährung hat 26,8% der Bevölkerung in den Flüchtlingslagern erreicht, sagte Spiegel.
Die Ernährungs- und Landwirtschaftsorganisation der Vereinten Nationen (FAO) hält am Montag ein dringendes Ministertreffen ab um zu helfen Somalia, das einer außergewöhnlichen Dürre ausgesetzt ist.
Zwölf Millionen Menschen haben keine Lebensmittel am Horn von Afrika wegen der Dürre und bewaffneten Konflikte, sagte letzte Woche der AFP ein FAO-Ökonom, Shukri Ahmed.
Die Trockenheit wirkt sich besonders in Djibouti, Äthiopien, Kenia, Somalia und Uganda aus, und seit Wochen, Hilfsorganisationen fordern zunehmend eine Mobilisierung für diese Länder.
In Frankreich haben NGOs Dienstag Spendenaufrufe gestartet, um Millionen von Menschen in Ostafrika zu helfen.
Die Organisation Secours Catholique-Caritas in Frankreich hat eine Starthilfe von 300.000 Euro freigegeben, während der Secours Populaire français “ruft zur Solidarität und zu Geldspenden auf, um die Hilfe an die Kinder und die von der Nahrungsmittelkrise in dieser Region Betroffenen senden zu können “.
© 2011 AFP

3. In Doloow zwischen Dürre und Kämpfen, suchen vertriebene Somalis Hilfe
DOLOOW (Somalia) (AFP) – 25.07.2011 10:35
“Sein Magen brennt wie Feuer, so hungrig ist er. Aber ich kann nichts tun”, klagt Hassan Abdi, sieht traurig auf seinen kleinen Sohn. In Doloow im Süden Somalias verwüstet durch Dürre, weinen die Kinder vor Hunger im Staub.
Mit der einen Hand hält Hassan Abdi seinen kleinen 5 Jahre alten Sohn, mit der anderen Seite alle Lebensmittel der sieben Familienmitglieder: einen Sack Getreide, Zucker und eine Flasche Öl, die Nahrungsmittelhilfe, die eine Hilfsorganisation ihnen zur Verfügung gestellt hat.
“Das Essen wird helfen, aber es wird nicht lange halten”, fürchtet Abdi Hassan.
Die Dürre am Horn von Afrika ist die schlimmste seit Jahrzehnten, sagen die Vereinten Nationen.
In Somalia ist sie durch lange Jahre der Kämpfe noch verschärft. Die UN sagt, bis zu 350.000 Menschen sind in einem Zustand der Hungersnot in zwei südlichen Provinzen, kontrolliert von den islamistischen Aufständischen Shebab und Zehntausende sind bereits in den vergangenen Monaten gestorben.
In Doloow suchen hagere Kamele Fressen im Busch. Familien warten geduldig auf Hilfe, sitzen im Schatten der Bäume.
Viele sind seit Tagen unterwegs, um zu diesem Dorf an der Grenze zu Äthiopien zu kommen, in der Gedo-Region. Hier, wo die lokale Bevölkerung selbst ist bereits vom Hunger bedroht, bekommen sie eine erste Hilfe, bevor sie ihren Weg fortsetzen in die Flüchtlingslager in Äthiopien.
Trotz Zusagen der internationalen Gemeinschaft kommt die Hilfe nur mit Schwierigkeiten an in Gebieten, die von der Shebab kontrolliert werden – die meisten im südlichen und zentralen Somalia.
Einige NGOs haben Aktivitäten aufrecht erhalten in den vergangenen zwei Jahren trotz gefährlicher Arbeitsbedingungen und drastischer Beschränkungen durch die Rebellen. Aber viele Organisationen, die von den Aufständischen ebenso verboten wurden wie das Welternährungsprogramm (WFP), haben sich zurückgezogen.
100 Kilometer entfernt, ist die Frontlinie, die sich bewegt, nicht weit. Aber Doloo
w ist eine Tasche, die von den Pro-Regierungstruppen in einem weitgehend von der Shebab dominierten Gebiet gesichert wird.
“Hier sind zumindest Helfer sicher”, sagte Hassan Abdi Abdulrashid, der Ortsbeauftragte. “Anderswo gehen die Kämpfe weiter,” bemerkt er.
Viele, die aus der Region geflohen sind, die von den Vereinten Nationen zu Hungergebieten erklärt wurden – der Süden von Bakool und Lower Shabelle – sagen, sie waren Opfer von gewaltsamen Belästigungen auf ihrem Weg durch Shebab-Gebiete. Viele sagen, dass sieall ihr Geld, Eigentum und die wenigen noch lebenden Tiere, ihre restlichen, verwenden mussten, um für ihre Durchreise zu bezahlen.
“Früher hatte ich viele Ziegen, aber wir haben nichts mehr”, sagt Sayed Hassan, der Doloow mit seiner Familie nach einem Marsch von drei Tagen erreichte.
“Somalia kann gefährlich sein, aber wir sind hier, um Menschen, die sterben, zu helfen”, sagt Maurice Kiboye, Programmleiter für das südliche und zentrale Somalia der italienischen Organisation COOPI. Die Agentur schafft es, Nahrungsmittelhilfe in Shebab-Gebieten zu verteilen.
“Die lokale Gemeinschaften schützen uns, ohne Waffen”, sagt Kiboye. “Die Leute sagen zu Shebab: ‘Sie geben uns nur Nahrung, lasst sie arbeiten’.”
Auf dem Weg nach Doloow am Sonntag, versicherte die Europäischen Kommissarin für humanitäre Hilfe, Kristalina Georgieva,, dass “wenn diese Leute ( von COOPI) mehr tun können, werden wir Geld dafür finden”.
“Die Zeit arbeitet nicht mit uns”, sagte sie. “Wir müssen jetzt handeln, um den lokalen Gemeinschaften zu helfen und jene zu erreichen, die vertrieben wurden.”
© 2011 AFP

KURZMELDUNG: Europa verstärkt Hilfe für die Opfer der Dürre in Ostafrika
Dadaab (Kenia) (AFP) – 23.07.2011 11.52
Der Kommissar der Europäischen Union für humanitäre Hilfe hat Samstag zugesagt, alles zu tun, um den 12 Millionen Menschen von Dürre in Ostafrika betroffenen Menschen zu helfen und versprach fast 30 Millionen Euro zusätzlich.
© 2011 AFP
Horn von Afrika: Treffen in Rom für eine “dringende und massive Hilfe”
ROM (AFP) – 25.07.2011 10.39
Die Dürre am Horn von Afrika hat eine “katastrophale Situation” verursacht, die massive internationale Hilfe dringend erfordert”, sagte am Montag der Generaldirektor der FAO, Jacques Diouf bei der Eröffnung eines Ministertreffens über die Krise in Rom.
© 2011 AFP
Somalia: die Luftbrücke der Hilfe nach Mogadischu beginnen Dienstag
ROM (AFP) – 2011.07.25 08.55
Die Luftbrücke für Hilfen nach Mogadischu beginnt Dienstag, kündigte die Direktorin des Welt-Ernährungs-Programms (WFP), Josette Sheeran, beim Ministertreffen über das Horn von Afrika in Rom.
© 2011 AFP
Weltbank gewährt 500.000.000 $ für das Horn von Afrika
ROM (AFP) – 2011.07.25 09.31
Die Weltbank hat mehr als $ 500.000.000 angewiesen, um der Not am Horn von Afrika zu begegnen, wo die Dürre zugeschlagen hat. Das kündigte die Weltbank am Montag an, kurz vor einer Sitzung in Rom, um die Hungersnot in dieser Region zu stoppen.
© 2011 AFP

4. Aufruf mehrerer Persönlichkeiten, die Mittel für das Horn von Afrika schnell freizugeben
ROM (AFP) – 25.07.2011 05:24
Etwa dreißig Personen, darunter Sänger Bob Geldof, haben die Führungskräfte weltweit aufgerufen, “schnell zu entsperren” die versprochenen Mittel für das Horn von Afrika, vor der Dringlichkeits-Sitzung am Montag in Rom, um den Hunger zu stoppen in dieser Region.
Die in Rom versammelten Staats-und Regierungschefs “sollten alle an dieser Stelle die Höhe ihrer Hilfe ankündigen und das Geld unverzüglich, unkompliziert und eindeutig aufbringen”, schrieben die Unterzeichner und wiesen darauf hin, dass es “unvorstellbar ist, dass im Jahr 2011 wer auch immer noch verhungert. “
Ihnen zufolge ” sind jetzt 600.000.000 $ (knapp 420 Mio. Euro) nötig um unseren Mitbürgern zu helfen. Das ist nicht viel im Weltmaßstab, selbst wenn einige Länder erleben wirtschaftliche Schwierigkeiten” .
“Letzte Woche haben die europäischen Staats-und Regierungschefs hundert Mal so viel aufgebracht, um den Euro und das Bankensystem zu retten, aber Frankreich, Deutschland, Italien, Golfstaaten und andere haben bisher nur kleinere Summen mobilisiert, um Menschen vor dem Verhungern zu retten”, empörten sie sich.
Humanitäre Organisationen arbeiten vor Ort, aber “viel mehr könnte getan werden, wenn das Geld freigegeben würde und zwar schnell”, sagten sie weiter unter Berufung auf “einen Mangel an politischem Willen.”
“Über die unmittelbaren Bedürfnisse hinaus müssen Schritte unternommen werden, um die Nahrungsmittelversorgung zu verbessern. Wir müssen langfristig in die Landwirtschaft investieren um die Ärmsten in die Lage zu versetzen, sich selbst zu ernähren. Die reichen Länder haben vor zwei Jahren versprochen, dies zu tun, sind aber schmählich gescheitert. Viele afrikanische Staats-und Regierungschefs haben auch nicht der Landwirtschaft Priorität gegeben”, prangerten sie an.
Neben Bob Geldof, der die Welt gegen den Hunger mobilisierte in den 1990er Jahren mit seiner Band Aid gehören zu den Unterzeichnern der ivorische Sänger Tiken Jah Fakoly, der britische Schauspieler und Regisseur Stephen Fry, die Schauspielerin Kristin Scott Thomas, die deutschen Schauspieler Jana Pallaske und Michael Mittermeier. Aktivisten aus mehreren humanitären Organisationen (ActionAid, One, Oxfam, Save the Children, Transparency International) haben auch den Aufruf unterzeichnet.
Die FAO, Organisation der UNO für Ernährung und Landwirtschaft, hat in Rom am Montag eine Dringlichkeitssitzung einberufen, um etwa 12 Millionen von Dürre und Hungersnot betroffenen Menschen zu Hilfe zu kommen und eine tödliche Hungersnot zu stoppen.
Die UN sagt, Zehntausende von Menschen sind in den vergangenen Wochen gestorben, Opfer der Dürre, die die gesamte Region erfasst: Somalia, Äthiopien, Kenia, Dschibuti, Sudan und Uganda.
© 2011 AFP

5. Horn von Afrika: Mobilisierung in Rom, Enttäuschung der NGOs
ROM (AFP) – 25.07.2011 17:02
Der Leiter der FAO in Rom hat Montag eine “massive und dringende internationale Hilfe ” für das Horn von Afrika gefordert, das von schwerer Dürre betroffen ist, aber die bezifferten Konturen bleiben vage, sehr zur Enttäuschung der humanitären Organisationen.
“Wir müssen Leben retten und reagieren”, hat bei einem Ministerkrisentreffen der Generaldirektor der FAO, Jacques Diouf, geäußert, nach dessen Schätzung 1,6 Milliarden Dollar (€ 1,1 Mrd) innerhalb von 12 Monaten und 300 Millionen innerhalb von zwei Monaten erforderlich sind.
Montag, während der abschließenden Pressekonferenz, ist sowohl Herr Diouf wie auch der französische Landwirtschaftsminister Bruno Le Maire, dessen Land derzeit den Vorsitz der G20 hat und die Sitzung in Rom einberufen hat, der Frage ausgewichen nach dem genauen Betrag der versprochenen oder bezahlten Summen.
Nach Angaben des UNO-Generalsekretärs Ban Ki-moon, sind 1,6 Milliarden Dollar allein in Somalia notwendig, wo “Kinder und Erwachsene sterben jeden Tag in einem erschreckenden Tempo”, aber die UN-Agenturen erhielten nur die Hälfte.
Das gestrige Treffen wollte “eine Bestandsaufnahme der Fortschritte der Spenden, der Bedürfnisse machen und die Geberkonferenz in Nairobi in zwei Tagen vorbereiten “, sagte Herr Le Maire, und dass die Europäische Union 100.000.000 € gegeben hat und Frankreich “hat seine Hilfe auf 10 Millionen verdoppelt.”
Am Nachmittag hat die FAO jedoch darauf bestanden, dass das Treffen am Mittwoch in Nairobi nicht formell eine “Geberkonferenz” sei, bei der letztere sich mit genauen Summen engagieren, sondern ein einfaches ” routinemäßiges Treffen, bei dem Spender eingeladen sind. “
Die Weltbank hatte ihrerseits angekündigt $ 500.000.000.
Vor dem Treffen hatten etwa dreißig Personen, darunter der Sänger Bob Geldof, der ivorische Sänger Tiken Jah Fakoly, der britische Schauspieler und Regisseur Stephen Fry und Schauspielerin K
ristin Scott Thomas, gefordert, dass die Mitgliedsländer der FAO “den Betrag ihrer Hilfe verkünden und das Geld unverzüglich, unkompliziert und eindeutig aufbringen. “
Die derzeitige Dürre am Horn von Afrika, die schlimmste seit 60 Jahren, hat bereits Zehntausende von Menschen getötet und bedroht 12 Millionen Menschen in Somalia, Kenia, Äthiopien, Dschibuti, Sudan und Uganda.
Die Situation ist besonders kritisch in Somalia, wo die UN offiziell die Hungersnot erklärt hat in zwei südlichen Gebieten, kontrolliert von islamistischen Shebab-Aufständischen, die einigen humanitären Organisationen den Zugang verbieten.
“Diese Krise ist nicht nur das Resultat einer lang anhaltenden Dürre: Es ist wichtig, den Frieden zu erreichen”, sagte Diouf.
Die Direktorin des World Food Programme (WFP), Josette Sheeran, hat eine Luftbrücke nach Mogadischu ab Dienstag angekündigt, mit Priorität auf der Bereitstellung von Nahrungsmitteln für Kinder.
“Unsere Hauptsorge gilt den Kindern. Wir sehen Kinder, die so schwach sind, in einem Zustand schwerer Mangelernährung, dass sie kaum eine Chance haben, weniger als 40% Chance, dem Tod zu entkommen . Dies ist das Schlimmste, das ich je gesehen habe “, sagte Sheeran, zurückgekehrt von einer Tour durch die Region.
Sie erzählte von einem Treffen mit Frauen, “die ihre Babys auf der Straße zurücklassen mussten, und die schreckliche Wahl hatten, die Stärkeren zu Lasten der Schwächeren zu retten.” Andere “haben gesehen, wie ihre Kinder in ihren Armen starben “.
Zuvor hatte der somalische Vize-Premierminister Mohammed Ibrahim ein SOS gestartet: “Die Menschen in Somalia sind verzweifelt Ich appelliere an Sie, um Somalia zu helfen, humanitäre Korridore für den Transport von Nahrungsmittelhilfe zu öffnen..”
“Die internationale Gemeinschaft hat es versäumt, die Ernährungssicherheit zu gewährleisten”, bekannte Bruno Le Maire.
“Wenn wir nicht die erforderlichen Maßnahmen unternehmen, wird der Hunger der Skandal dieses Jahrhunderts sein”, fuhr der Minister fort, während er sagte “dass er genau ermesse die Ermüdung der öffentlichen Meinung, die Versuchung von Resignation und Gleichgültigkeit.”
Enttäuscht sagte die Direktorin der britischen NGO Oxfam, Barbara Stocking, es sei “beschämend, dass nur einige der reichsten und mächtigsten Volkswirtschaften bereit seien, ihr Engagement heute zu zeigen um Leben zu retten.”
“Ich hoffe, die heutige Sitzung führt andere Regierungen dazu, stark einzugreifen während des Nairobi Treffens”, sagte sie in einer Erklärung.
Die Nichtregierungsorganisation One, die von Sänger Bono gegründet wurde, um Armut zu bekämpfen, hofft ihrerseits, dass “den starken und emotionalen Worten von den Vertretern der Welt gesprochen, ebenso starke Taten folgen werden für die Männer, Frauen und Kinder, die an Hunger sterben.”
© 2011 AFP

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0 thoughts on “HUNGERKRISE/ DÜRRE SOMALIA/ HORN v. AFRIKA aktuell 25.07.2011 – famine, secheresse, Somalie, Corne de l’Afrique: mobilisation à Rome, déception des ONG”

  1. INTERVIEW VIDEO 6 MIN. JACQUES DIOUF, CHEF DE LA FAO:
    soutitrée en allemand, voir le trackback en dessous
    Corne de l’Afrique : Pour Jacques Diouf, « le sauvetage de la Somalie est une question de volonté politique »

    Jacques Diouf, le secrétaire général de la FAO – l’agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation – a réclamé lundi à Rome une « aide internationale massive et urgente » pour la Corne de l’Afrique, touchée par une grave sécheresse, mais ses contours chiffrés ne seront connus que mercredi à Nairobi lors d’une réunion des donateurs.

    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Somalie-secheresse-famine-2011/p-17217-Corne-de-l-Afrique-Pour-Jacques-Diouf-le-sauvetage-de-la-Somalie-est-une-question-de-volonte-politique-.htm

  2. Interview 26.07.2011 Video – Deutsche Untertitel – Diouf, Welternährungsorganisation FAO – Hungerkrise Somalia, Horn von Afrika –
    Im Sinne der Archivierung und der Erinnerung, auch der kurzfristigen, habe ich dieses Video deutsch untergetitelt.
    => Hier mein dazu gehöriger vorangegangener Artikel inkl. vieler links, “HUNGERKRISE/ DÜRRE SOMALIA/ HORN v. AFRIKA aktuell 25.07.2011 -…

  3. FORTSETZUNG DER ÜBERSETZUNGEN DES OBIGEN BEITRAGS…
    6. Kinder Somalias: ” die schlimmste Situation, die ich je gesehen habe”, sagt die Leiterin des WFP
    ROM (AFP) – 25.07.2011 11:54
    Die Direktorin des World Food Programme (WFP) sagte am Montag in Rom, dass die Situation der somalischen Kinder von Hunger bedroht, sei “die Schlimmste”, die sie jemals angetroffen habe, während der Dringlichkeits-Sitzung über das Horn von Afrika.

    Das WFP wird starten am Dienstag eine Luftbrücke nach Mogadischu, mit dem vorrangigen Ziel der Förderung von Kindern durch die Bereitstellung nahrhafter Lebensmittel in Tüten, die nicht in Wasser verdünnt werden brauchen, und es ihnen ermöglichen, wieder zu Kräften zu kommen , sagte Frau Sheeran.
    “Leben retten ist nicht eine Frage der Politik, es ist die Menschheit, die zusammen kommen muss, um Leben zu retten”, schloss sie.
    © 2011 AFP

    7. Somalia: Druck und „ferngesteuerte“ Operationen für NGOs in Shebab-Gebieten
    NAIROBI (AFP) – 25.07.2011 01.51 Uhr
    Wenn die Shebab-Aufständischen noch immer verweigern die Rückkehr der humanitären Organisationen, vertrieben seit dem Jahr 2009, nach Somalia, so operieren doch rund zwanzig internationale nichtstaatliche Organisationen dort seit zwei Jahren mit einer relativen Effizienz und unter der strengen Kontrolle der Islamisten.
    “Wir können arbeiten, wenn es auch manchmal frustrierend ist”, sagt Yves Van Loo, ein Sprecher in Nairobi, des Internationalen Komitees vom Roten Kreuz (IKRK), permanent präsent in Somalia seit 1991.
    Konfrontiert mit der Hungersnot nach der UN im südlich-zentralen Somalia dominiert von Shebab, war das IKRK in der Lage zu verteilen an diesem Wochenende fast 400 Tonnen Nahrungsmittel an die Menschen, “transparent” und die Kontrolle von A bis Z zu behalten” der gesamten Operation.
    Seit der Verbannung von mehreren NGOs – vor allem angelsächsischer – wegen “Spionage” und christlicher Missionierung verfolgen weiterhin etwa zwanzig Organisationen, darunter auch wichtige Akteure in der humanitären Welt, ihre Aktivitäten inmitten der islamistischen Gebiete. Ohne jedoch eine massive Verteilung der Nahrungsmittelhilfe für die Bevölkerung, was bisher verweigerte die Shebab.
    Zusammen mit dem IKRK gibt es Ärzte ohne Grenzen (MSF), Aktion gegen den Hunger (ACF), internationale Solidarität, Danish Refugee Council, Norwegian Refugee Council, oder die italienische NGO (Coopi) …
    In zwei Jahren konnten diese NGOs, die keine westlichen Mitarbeiter vor Ort haben, viele Programme implementieren. Sie arbeiten meist mit ständigen Vertretungen und erfahrenen somalischen lokalen Teams.
    “Expats (Auslandsfranzosen u.a.) steuern die Projekte aus Nairobi, nach dem Prinzip der Remote Control” (Fernbedienung), erklärt Emmanuel Rinck, Leiter des NSP, ein Hilfsprogramm für NGOs die in Somalia im Einsatz sind.
    Den Expats strategische Entscheidungen in Bezug auf Management, Vertragsabschluss, Einstellungs-oder Geldtransfers in den Projekten. Den Somalis das Umsetzen der Operationen.
    “Unsere Mitarbeiter kommen aus und arbeiten mit den lokalen Gemeinschaften: Sie haben ein umfassendes Verständnis der Situation (…) und genügend Fähigkeiten, um unsere Aktivitäten durchzuführen,” sagt der Landesdirektor von ACF, Jens Oppermann.
    “Bereits in der Vergangenheit in Somalia, Tschetschenien, Afghanistan und umgesetzt, war die Methodik des Remote-Management noch nie in einem solchen Umfang entwickelt worden”, sagt er.
    Es stellt sich zwangsläufig die Frage nach möglichem Missbrauch und Manipulation der Hilfsmittel.
    “In zwei Jahren, NGOs haben eine Reihe von Strategien zur Risikominimierung entwickelt”, sagt Mr. Rinck: Nachkontroll-Verfahren, täglichen Kontakt mit dem Gelände, Nutzung von Foto / Video, Umfragen in den Gemeinschaften, durch externe Revisionen von somalischen Experten …
    Alles findet unter dem kontinuierlichen Druck der Shebab statt, in deren Augen jede ausländische Organisation ist verdächtig.
    NGOs müssen täglich heikle Verhandlungen mit der Verwaltung und den örtlichen Shebab-Kommandeuren führen, sie nutzen dabei den Gegen-Einfluss der Gemeinschaften und Clanführer aus.
    Einige versuchen auch, auf nationaler Ebene zu diskutieren, über die weniger extremistischen Führer der Bewegung, oder mit “dem Amt für die Überwachung ausländischer Agenturen” der Shebab, aus Mogadischu mit der Verwaltung der Hilfe beauftragt.
    “Das System arbeitet mit sehr unterschiedlichen Situationen von einer Region zur anderen”, sagt der Direktor des NSP, für den jedoch “die verteilte Hilfe bleibt quantitativ begrenzt.”
    Freitag, bei Ablehnung jeder Rückkehr der 2009 verjagten Organisationen, bestätigt Shebab, dass die noch im südlich-zentralen Somalia präsenten NGOs weiter arbeiten können.
    Dies ist ein “relatives Fenster der Zweckmäßigkeit”, um die aktuelle Krise zu bewältigen, nach dem NSP. Vorausgesetzt, dass die internationale Gemeinschaft sich der Regel des “remote control” unterwirft. Und dass die NGOs den Spielraum haben, einen massiven Zustrom von Hilfen zu verwalten.
    © 2011 AFP

    KURZMELDUNG: Somalia: 40.000 Menschen fliehen vor der Hungersnot in Richtung Mogadischu
    GENF (AFP) – 26.07.2011 09.59
    Rund 40.000 Menschen auf der Flucht vor der Hungersnot konvergieren nach Mogadischu auf der Suche nach Wasser und Nahrung seit Anfang Juli, sagte am Freitag ein Sprecher des UNHCR.
    © 2011 AFP

    Dürre in Somalia: Aufschub der UN-Luftbrücke, die Hilfe lässt auf sich warten
    NAIROBI (AFP) – 26.07.2011 17:04
    Nach der Konferenz von Rom fällt es der internationalen Gemeinschaft noch immer schwer, sich gegen die Dürre in Ostafrika zu mobilisieren, mit dem Aufschub des Beginns einer Luftbrücke des Welternährungsprogramms (WFP) mit dem Ziel Mogadischu.
    © 2011 AFP

  4. Heute, nach dem Beginn der Luftbrücke, ist dieses Thema ein Schwerpunkt bei der taz mit der Aufmacher-Schlagzeile:
    UN-Luftnummer gegen Hunger.

    Am wichtigsten erscheint mir der Kommentar von Dominic Johnson:

    Ist es eine PR-Aktion oder der Start einer entschlossenen Hilfsoperation, wenn die UNO ein Flugzeug voller Spezialnahrung nach Somalia fliegt? Es gehört zu den Widersprüchen der gegenwärtigen Hungerkatastrophen am Horn von Afrika, dass beide Antworten richtig sind.
    Weiterlesen hier: http://www.taz.de/Kommentar-Hungerhilfe-fuer-Somalia/!75249/

  5. Welthungertag 16. 10. – Welthungerbericht: 1 Millarde Menschen hungern jetzt
    Zuerst mein Kommentar: «Sarkozy sagt, im Mittelmeerraum, in Afrika werde sich die Zukunft der Menschheit entscheiden, ob Krieg oder Frieden, ob Hass oder Miteinander, ob Fundamentalismus oder Demokratie, ob Armut oder Wohlstand. Wir sagen, am Thema Afr…

  6. Das Ausmaß des EU-Milchdumpings – Alternativer Ernährungsgipfel in Rom – Info unabhängige Bauerngewerkschaften
    Kommende Woche findet in Rom der Welternährungsgipfel statt, und nebenan ein » internationales Parallelforum von Organisationen, die für eine andere Landwirtschaft und Argrarpolitik einterten. Dazu mehr unten, hier zunächst ein paar interessante Zahlen…

  7. Fazit FAO Welthungergipfel: Offenbarungseid der Reichen, Attacke der Nahrungs-Multis, Widerstand der NGOs
    Zunächst das
    FOTO DER WOCHE: (c)AFP, Mouammar Kadhafi, Silvio Berlusconi, Hungergipfel FAO à Rome, le 16 novembre 2009
    Zwei der wichtigsten Männer auf der Konferenz, und damit ist schon fast alles gesagt. Der Konferenz, die zuvor richtigerweise als…

  8. Zur neuen Hungersnot 2010 im Niger, zur falschen und richtigen Hilfepolitik – Interview IFAD Mohamed Béavogui
    « Der Irrtum der NGO’s ist es, die Bauern von den landwirtschaftlichen Entwicklungsprogrammen auszuschließen »
    Interview mit Mohamed Béavogui, Regionaldirektor des Internationalen Fonds für landwirtschaftliche Entwicklung /International Fund for Agric…

  9. Wieder mal: UN-Gipfel Weltarmut/ Milleniumsziele endet so hohl wie Wahlreden
    Zum tristen Welternährungsgipfel vor 11 Monaten und zum absurden Welthungertag vor 10 Monaten hatte ich noch eigene kleine Texte verfasst. Diese Mühe kann ich mir diesmal sparen, es bleibt so erbärmlich wie es war: die reichen Länder haben Ideen und Fo…

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