IDENTITÄT: "ARABER UND STOLZ DRAUF!" – De Rabat à Manama: "Arabes et fiers de l’être"

1. Von Rabat bis Manama: “Arabisch und stolz darauf”
BEIRUT (AFP) – 2011.01.03 11.19
Seit dem Sturz des tunesischen Präsidenten Ben Ali und Hosni Mubarak’s unter dem Druck der Straße, vor zwei Monaten undenkbar, und mit anderen Aufständen in der Region, Tausende von Internet-Benutzern, von Tunis bis Sanaa, verkünden ihre Begeisterung für ihre “arabische Identität”.
2. Was die arabische Welt? Eine echte Einheit oder ein gedachtes Gebilde?
Seit Beginn des Jahres 2011, während Unruhen im Maghreb, Maschrik und im Nahen Osten explodieren, kommt ein Satz immer wieder: “arabische Welt”. Das Konzept ist wahllos, fast blind, von Kommentatoren, die Marokko, Libyen, Ägypten, die osmanische Türkei und den persischen Iran in den gleichen Topf werfen, verwendet worden. Was ist die Realität dieser “arabischen Welt”?
Antworten von Slimane Zeghidour – TV5-Monde

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN BILD

1er ARTICLE SUR DEUX: De Rabat à Manama: “Arabes et fiers de l’être”
BEYROUTH (AFP) – 01.03.2011 11:19
Depuis la chute des présidents tunisien Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak sous la pression de la rue, inimaginable il y a encore deux mois, et avec d’autres révoltes dans la région, des milliers d’internautes, de Tunis à Sanaa, proclament leur enthousiasme pour leur “arabité”.

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Longtemps considérés comme “soumis” ou “extrémistes”, les peuples arabes ont ébranlé par des révolutions pacifiques, les stéréotypes et retrouvé une fierté laminée par des décennies d’oppression.
“Pour la première fois de ma vie, je suis fier d’être arabe”, affirme Ahmad Jamil, un Jordanien de 35 ans. “Maintenant, je peux lever la tête”, dit cet ingénieur à l’AFP.
Depuis la chute des présidents tunisien Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak sous la pression de la rue, inimaginable il y a encore deux mois, et avec d’autres révoltes dans la région, des milliers d’internautes, de Tunis à Sanaa, proclament leur enthousiasme pour leur “arabité”.
“Je suis née en Tunisie, j’ai vécu en Egypte, donné mon sang en Libye, j’ai été battue au Yémen, en passant par Bahreïn. Je grandirai dans le monde arabe … jusqu’à atteindre la Palestine. Je m’appelle Liberté”, écrit Karim Saif sur une page Facebook.
Intitulée simplement “Je suis arabe”, cette page ( http://www.facebook.com/#!/Ana.3araby?v=wall ), qui réunit plus de 3.000 membres, dit avoir pour mission de soutenir ces révolutions.
D’autres pages similaires, “Arabe et fier de l’être” ou “Un monde arabe uni” parmi d’autres, sont le lieu d’expression de sentiments de solidarité et de fraternité entre les peuples arabes.
“La Tunisie aime Bahreïn” ou encore “Tous les Arabes avec la Libye”, peut-on y lire notamment.
“Nous sommes passés d’une nation (arabe) muette, qualifiée d’apathique et d’humiliée, à une nation dont les révolutions sont commentées dans le monde entier”, s’énorgueillit Arij Abdoulrazzaq Alfaraj, Saoudienne de 24 ans.
Cette diplômée en médecine contactée via Facebook dit espérer une révolution également “sociale et culturelle” à l’image de la Révolution française. “Je suis fier de voir que les jeunes Arabes sont capables de changer les choses”, dit Aamar el-Ojaili, Irakien de 36 ans.
Suspendus à leur petit écran ou à leur ordinateur, les citoyens de la région suivent minute par minute les images inoubliables de “leur” Histoire en marche, ce “printemps arabe” dont ils ont secrètement rêvés à l’ombre d’Etats policiers et répressifs.
La plupart des pays arabes avaient déjà connu l’euphorie, avec la décolonisation ou encore le “rêve” d’une union arabe incarné par le leader égyptien charismatique Gamal Abdel Nasser.
Mais les événements de 2011 sont totalement “inédits”, d’après les experts.
“Il y a toutes les couches sociales, toutes les classes d’âge, sans aucun slogan idéologique ou partisan, dans un langage merveilleusement clair et sans figure charismatique”, explique à l’AFP Georges Corm, spécialiste du Moyen-Orient. “C’est une grande innovation dans l’Histoire, du moins contemporaine”, soutient cet historien et économiste qui évoque une “très belle interaction entre droits de l’Homme et technologies modernes”.
Libérés de la peur, aspirant à la liberté et à la démocratie, beaucoup s’en prennent à rêver de nouveau à une union arabe.
“Au diable les différences religieuses, tribales et géographiques, regardez comment l’Europe s’est unie malgré les différences de langues, pourquoi pas nous!”, dit Arij.
Pour Sari Hanafi, professeur de sociologie à l’Université américaine de Beyrouth, l’image stéréotypée de l’arabe “barbu” chez les pays Occidentaux a été ébranlée. “Ils ont vu quelque chose de nouveau, des gens civilisés et pacifiques”.
Selon lui, certains responsables étrangers sont encore dans l'”ignorance” et craignent l’islamisation d’une région souvent perçue comme “un réservoir de terroristes”, surtout après les attaques du 11-Septembre.
Dans “Considérations sur le malheur arabe”, l’intellectuel libanais Samir Kassir, qui militait pour une démocratie laïque dans la région avant d’être assassiné en 2005, écrivait: “Il ne fait pas bon être arabe de nos jours”.
Sept ans plus tard, le quotidien anglophone saoudien Arabnews lançait en pleine révolution égyptienne: “C’est +cool+ d’être arabe de nouveau”.
© 2011 AFP

Manifestation le 25 janvier 2011 à Tunis

Manifesation le 25 janvier 2011 à TunisFoto (c) AFP: Demonstration 25. Januar 2011 in Tunis

2. Qu’est ce que le monde arabe ? Une entité réelle ou un artifice ?
Depuis le début de l’année 2011, alors que les révoltes explosent dans les pays du Maghreb, du Machrek et du Moyen Orient, une expression revient sans cesse : “monde arabe”, que l’on pourrait presque écrire désormais “mondarabe”. Le concept est employé sans discernement, presque aveuglement, par des commentateurs qui mettent dans un même pot le Maroc, la Libye, l’Égypte, la Turquie ottomane ou l’Iran perse. Quelle est la réalité de ce “mondarabe” ?
Les réponses de Slimane Zeghidour – TV5-Monde

LA DESUNION ARABE

“Du golfe à l’océan!”.C’est ainsi que les Arabes désignent “leur” monde, ce fabuleux semi-désert qui s’étend des eaux du Golfe persique à celles de l’Atlantique. Un “monde arabe” que la grande presse n’ a jamais autant évoqué… Et aussi mal jaugé, le situant vaguement du Maroc au Pakistan, en passant par Istanbul la Turque et Téhéran la persane ! “Monde arabe”, et maintenant l’on pourrait presque écrire en un seul mot “mondarabe” et même “mondarabomusulman”, tant l’expression est employée à foison et à contresens.

Le concept n’est pourtant apparu que récemment, inventé dans l’entre-deux-guerres au Royaume Uni par des Britanniques qui voulaient f-garder leur emprise sur cette zone stratégique, ouvrant la route des Indes. Il aura donc fallu ce printemps des peuples qui y habitent pour en faire ressortir, au-delà d’une même aspiration à la liberté, la formidable diversité.

UNITÉ GÉOGRAPHIQUE – ÉCLATEMENT POLITIQUE

14 millions de km2, 3 60 millions d’âmes, plus de la moitié du stock d’or noir mondial, presque le quart du gaz, 2000 km d’ouverture sur l’Atlantique, 4000 sur la Méditerranée, 2300 sur la mer Rouge et l’océan Indien, voilà le paysage que déroule l’ample “tapis” arabe, un pays encore plus grand que la Chine, le Brésil ou les États-Unis. Et presque aussi riche, dans le sous-sol et sur le papier du moins.

Le logo de la ligue arabe, organisation internationaleSur la carte géopolitique s’y alignent, sans autre interruption spatiale que la zone Israël-Palestine, vingt-deux Etats, dont huit royaumes plus ou moins absolutistes : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Comores, Egypte, Emirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Mauritanie, Maroc, Oman, Palestine, Qatar,Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie, Yémen.

Des États plutôt “jeunes”, si l’on se rappelle qu’ils ont vu le jour au milieu du siècle dernier, au lendemain d’une “nuit coloniale”, britannique au Machrek, française au Maghreb et au Levant (Syrie et Liban). Plus en amont, tous, hormis le Maroc, furent des provinces de l’Empire ottoman, quatre siècles durant (1517-1917). Deux Arabes sur trois vivent en Afrique, un sur quatre est égyptien. Si l’Egypte est le pays le plus peuple, 84 millions d’âmes et l’Algérie le plus vaste –le Soudan a perdu début 2011 son titre de “plus grand pays d’Afrique”, suite à l’ablation du Sud-Soudan-, le Bahreïn est le plus petit -665 km2- et le Qatar le moins peuplé.

DÉSÉQUILIBRES ÉCONOMIQUES AUSSI

On retrouve le même déséquilibre quant à la répartition de l’or noir. Quatre pays producteurs –Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït- qui englobent à peine 3% des Arabes en captent plus du tiers. Sept États, les plus pauvres, où vivotent les trois-quarts d’entre eux, en possèdent à peine plus du quart. Ces écarts criants de niveau de vie ont pour corollaires des options idéologiques irréconciliables –laïcité en Tunisie, charia en Arabie saoudite- et des oppositions politiques non moins insurmontables, notamment vis à vis d’Israël, des États-Unis et de l’Iran. Cela se traduit par une désunion arabe, manifeste au sein même de la Ligue arabe, un état de fait que le tsunami démocratique en cours aura fait éclater au grand jour.
Ce ne sera pas le moindre de ses mérites.
03.03.2011, par Slimane Zeghidour
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/revolution-arabe-europe-fevrier-2011/p-14883-Qu-est-ce-que-le-monde-arabe-Une-entite-reelle-ou-un-artifice-.htm

Dieses Blog unterstützt folgende Erklärung – Ce blog soutient la déclaration suivante

Freiheit statt Frontex
Keine Demokratie ohne globale Bewegungsfreiheit
Die Dynamik des arabischen Frühlings strahlt aus in die ganze Welt. Die Aufstandsbewegungen im Maghreb machen Mut und Hoffnung, nicht nur weil despotische Regime verjagt werden, die vor kurzem noch unüberwindbar erschienen. So offen die weiteren Entwicklungen bleiben, im Dominoeffekt der tunesischen Jasminrevolution meldet sich in atemberaubender Schnelligkeit die alte Erkenntnis zurück, dass Geschichte von unten gemacht wird. Die Kämpfe richten sich gegen die tägliche Armut wie auch gegen die allgemeine Unterdrückung, es geht gleichermaßen um bessere Lebensbedingungen wie um Würde, kurz: um “Brot und Rosen”….
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La liberté à la place de Frontex !
Pas de démocratie possible sans une liberté de circulation universelle
La dynamique du printemps arabe rayonne dans le monde entier. Les soulèvements populaires au Maghreb donnent de l’espoir et du courage, et pas seulement parce que des régimes autoritaires, qui semblaient inébranlables il y a encore peu, sont enfin renversés. Même si les évolutions ultérieures de ces mouvements restent ouvertes, une ancienne vérité refait surface de manière spectaculaire et ce, à la suite d’un effet domino de la révolution de jasmin tunisienne : l’Histoire s’écrit par le bas. Les luttes portent sur la pauvreté au quotidien, mais également sur la répression générale, il est donc autant question de meilleures conditions de vie que de dignité. Bref, de « pain et de roses »…..
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Décembre 2010 - mars 2011, la carte des soulèvements arabes
Décembre 2010 – mars 2011, la carte des soulèvements arabes
Karte Arabische Volksaufstände Dezember 2010 – März 2011

1. Von Rabat bis Manama: “Arabisch und stolz darauf”
BEIRUT (AFP) – 2011.01.03 11.19
Seit dem Sturz des tunesischen Präsidenten Ben Ali und Hosni Mubarak’s unter dem Druck der Straße, vor zwei Monaten undenkbar, und mit anderen Aufständen in der Region, Tausende von Internet-Benutzern, von Tunis bis Sanaa, verkünden ihre Begeisterung für ihre “arabische Identität”.
Lange als “untertänig” oder “Extremisten” angesehen, wurden die Stereotypen durch die friedlichen Revolutionen geschüttelt und die arabischen Völker fanden einen Stolz wieder, der durch jahrzehntelange Unterdrückung unterminiert war.
“Zum ersten Mal in meinem Leben bin ich stolz darauf, ein Araber zu sein”, sagte Jamil Ahmad, ein jordanischer Mann von 35 Jahren. “Jetzt kann ich den Kopf hoch nehmen”, sagte der Ingenieur gegenüber AFP.
“Ich bin in Tunesien geboren, dann lebte ich in Ägypten auf, in Libyen habe mein Blut gegeben, ich wurde in Jemen geschlagen, über Bahrain. Ich werde wachsen … in der arabischen Welt, bis nach Palästina kommen. Mein Name ist Freiheit”, schrieb Karim Saif auf einer Facebook-Seite.
Unter dem einfachen Titel “Ich bin ein Araber”, hat diese Seite ( http://www.facebook.com/#!/Ana.3araby?v=wall ), die zusammen bringt über 3.000 Mitglieder, die Mission, diese Revolutionen zu unterstützen.
Andere ähnliche Seiten, “arabisch und stolz darauf” oder “Eine Vereinigte Arabischen Welt” sind unter anderem der Ort des Ausdrucks von Gefühlen der Solidarität und Brüderlichkeit unter den arabischen Völkern.
“Tunesien mag Bahrain” oder “Alle Araber mit Libyen,” können wir lesen.
“Aus einer stummen arabischen Nation, beschrieben als apathisch und gedemütigt, sind wir eine Nation geworden, deren Revolutionen kommentiert werden in der ganzen Welt”, rühmt Arij Abdoulrazzaq Alfaraj, Saudierin, 24 Jahre.
Diese medizinische Absolventin (über Facebook kontaktiert) hofft auf eine Revolution auch “sozial und kulturell”, nach dem Bild der Französischen Revolution. “Ich bin stolz zu sehen, dass junge Araber in der Lage sind, etwas zu ändern”, sagte Aamar el Ojaili, Iraker von 36 Jahren.
An ihren Fernseher oder dem Computer geklebt, folgen die Bürger der Region von Minute zu Minute die unvergesslichen Bilder von “ihrer” Geschichte in Bewegung, vom “arabischen Frühling”, den sie heimlich im Schatten der repressiven Polizeistaaten geträumt haben.
Die meisten arabischen Länder hatten bereits die Euphorie erlebt, wie die Entkolonialisierung oder den “Traum” von einer arabischen Vereinigung, von dem charismatischen ägyptischen Führer Gamal Abdel Nasser ausgebildet.
Aber die Ereignisse des Jahres 2011 sind total “beispiellos”, so Experten.
“Es gibt dort alle sozialen Schichten, alle Klassen, ohne ideologische oder parteiische Slogans, in einer wunderbar klaren Sprache und ohne charismatische Gestalt”, sagte der AFP Georges Corm, für den Nahen Osten spezialisiert. “Das ist eine große Innovation in der Geschichte, zumindest der zeitgenössischen”, sagt der Historiker und Ökonom, der ein “tolles Zusammenspiel zwischen Menschenrechten und moderner Technologie” sieht.
Befreit von Angst, mit Sehnsucht nach Freiheit und Demokratie, viele träumen sogar von einer neuen arabischen Vereinigung.
“Zum Teufel mit den religiösen, Stammes- und geographischen Unterschieden, schauen wir, wie sich Europa trotz der Unterschiede in Sprache vereinte, warum nicht wir”, sagte Arij.
Für Sari Hanafi, Professor für Soziologie an der American University of Beirut, ist das Stereotyp des arabischen “Bärtigen” in den westlichen Ländern erschüttert. “Sie sahen einen neuen, friedlichen und zivilisierten Menschen.”
Er sagte, einige ausländische Verantwortliche sind noch in der “Unwissenheit” und haben Angst vor der Islamisierung der Region, die oft gesehen wurde als “ein Reservoir von Terroristen”, vor allem nach den Anschlägen vom 11. September.
In “Reflexionen über die arabische Katastrophe” schrieb der libanesische Intellektuelle Samir Kassir, der für eine säkulare Demokratie in der Region warb, bevor er im Jahr 2005 ermordet wurde: “In diesen Tagen siehst Du nicht gut aus, wenn Du Araber bist.”
Sieben Jahre später, die Saudi-Englische Tageszeitung Arabnews schrieb während der ägyptischen Revolution: “Jetzt ist es wieder cool, Araber zu sein.”
© 2011 AFP

2. Was die arabische Welt? Eine echte Einheit oder ein gedachtes Gebilde?
Seit Beginn des Jahres 2011, während Unruhen im Maghreb, Maschrik und im Nahen Osten explodieren, kommt ein Satz immer wieder: “arabische Welt”. Das Konzept ist wahllos, fast blind, von Kommentatoren, die Marokko, Libyen, Ägypten, die osmanische Türkei und den persischen Iran in den gleichen Topf werfen, verwendet worden. Was ist die Realität dieser “arabischen Welt”?
Antworten von Slimane Zeghidour – TV5-Monde

DIE ARABISCHE UNEINIGKEIT

“Vom Golf bis zum Meer!.” So beziehen sich die Araber auf “ihre” Welt, diese fabelhafte Halbwüste, die sich vom Persischen Golf erstreckt bis zu den Gewässern des Atlantiks. Eine “arabische Welt”, von der die Mainstream-Presse nie viel gesprochen hat … Und wie schlecht kalibriert, indem vage von Marokko bis Pakistan, über türkisch Istanbul und persisch Teheran! “Arab World”, “monde arabe” und jetzt könnte man fast schreiben ein einziges Wort “mondarabe” und sogar “mondarabomusulman”, das als Begriff in Hülle und Fülle und mit vielen Fehlinterpretationen verwendet wird.

Das Konzept ist erst vor kurzem erschienen, aber erfunden in den Jahren zwischen den Kriegen in Großbritannien, das die Kontrolle über diese strategische Bereich behalten wollte, zur Eröffnung der Route nach Indien. Es hat in diesem Frühjahr die dort lebenden Völker gebraucht, um daraud , über ein gemeinsames Streben nach Freiheit, die große Vielfalt hervorzuholen, -zeigen.

GEOGRAFISCHE EINHEIT – POLITISCHE SPALTUNG

14 Millionen km2, 360 Millionen Seelen, mehr als die Hälfte des Bestands des globalen schwarzen Goldes, fast ein Viertel des Gases, 2.000 km Öffnung am Atlantik, 4000 auf dem Mittelmeer, 2300 am Roten Meer und dem Indischen Ozean, ist dies die Landschaft des großen “Teppichs” arabisches Land, noch größer als China, Brasilien oder die USA. Und fast so reich, im Keller und zumindest auf dem Papier.

Auf der geopolitischen Landkarte sind ohne weitere Unterbrechung als den den Israel-Palästina-Raum, 22 Staaten, acht mehr oder weniger absolutistische Königreiche: Algerien, Saudi-Arabien, Bahrain, Dschibuti, Komoren, Ägypten, VAE, Irak, Jordanien, Kuwait, Libanon, Libyen, Mauretanien, Marokko, Oman, Palästina, Qatar, Somalia, Sudan, Syrien, Tunesien, Jemen.

Staaten und eher “jung”, wenn man bedenkt, dass sie in der Mitte des letzten Jahrhunderts geboren wurden, im Anschluss an eine “koloniale Nacht” Briten im Mashriq, Französisch im Maghreb und Levante (Syrien und Libanon ). Davor waren alle außer Marokko Provinzen des Osmanischen Reiches für vier Jahrhunderte (1517-1917). Zwei von drei Arabern leben in Afrika, ein Viertel ist Ägypter. Wenn Ägypten ist das Land mit die meisten Menschen, 84 Millionen Seelen, und Algerien größte an Fläche – Sudan hat Anfang 2011 den Titel “größte Land Afrikas” verloren, nach der Abspaltung des Süd-Sudan – , Bahrain ist das kleinste – 665 km2 und Katar das am dünnsten besiedelte.

AUCH WIRTSCHAFTLICHE UNGLEICHGEWICHTE

Wir finden die gleichen Ungleichgewicht in der Verteilung des schwarzen Goldes. Vier Produzentenländer, Qatar, Vereinigte Arabische Emirate, Bahrain, Kuwait, die nur 3% der Araber stellen, produzieren über ein Drittel. Sieben Staaten, die ärmsten, wo drei Viertel der Araber leben, produzieren knapp über einem Viertel. Diese eklatante Lücken im Lebensstandard haben als Begleiterscheinungen die unversöhnlichen ideologischen Optionen -Säkularismus in Tunesien, Saudi-Arabien mit Scharia- und nicht weniger unüberwindliche politische Oppositionen, vor allem vis-à-vis Israel, den Vereinigten Staaten und dem Iran. Dies schlägt sich in einer arabischen Uneinigkeit nieder, offensichtlich auch innerhalb der Arabischen Liga, eine Tatsache, die der laufende demokratische Tsunami ans Tageslicht geholt hat.
Un dies ist nicht der kleinste seiner Verdienste.
2011.03.03 von Slimane Zeghidour

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  1. dazu auch, aus deutsche welle world

    Nahost | 01.03.2011
    Arabische “Republiken der Angst” am Ende?

    Die jüngsten Proteste in der arabischen Welt zeigen, dass militärische Abschreckung allein die Demonstranten nicht mehr in Schach halten kann. Doch wie lange können sich autokratische Systeme dann überhaupt noch halten?

    hier

  2. “Je suis née en Tunisie, j’ai vécu en Egypte, donné mon sang en Libye, j’ai été battue au Yémen, en passant par Bahreïn. Je grandirai dans le monde arabe … jusqu’à atteindre la Palestine. Je m’appelle Liberté”, écrit Karim Saif sur une page Facebook.
    Ähnlich schön wie ein Lied von Ton Steine Scherben aus den 70ern, an das mich dies erinnert:
    “Ich habe viele Väter … viele Mütter … viele Schwestern … viele Brüder. Meine Brüder sind schwarz, und meine Mütter sind gelb, und meine Väter sind rot, und meine Schwestern sind weiß.
    Und ich bin über 10000 Jahre alt. Und mein Name ist Mensch.”

  3. Lieber TomGard,

    In Ihrem Blog haben Sie später (in dem Artikel, wo Sie schreiben, dass Sie von google zensiert werden) meinen (negativen) Artikel über rassistische Ausschreitungen gegen Schwarze in Libyen empfohlen, nicht aber den Artikel hier oben, zu dem Sie hier ihre Gegenposition anbieten.

    Lassen Sie mich also an dieser Stelle mal (Kopie eines Kommentars aus Ihrem Blog) Stellung beziehen:

    Vielen Dank für die Empfehlung, die ich allerdings etwas korrigieren möchte: nicht ich berichte über eine rassistische Seite der Ereignisse in Libyen, sondern die frz. Presseagentur AFP, bzw. einer ihrer tunesischen Korrespondenten an der tunesisch-libyschen Grenze. Ich habe die Depesche lediglich (ruck-zuck-)übersetzt und das Original dazukopiert.
    Diese afrikanischen Korrespondenten der AFP (und vermutlich ist es bei anderen Agenturen, die ich als Quelle aber nicht nutze, auch so) berichten aber auch über ganz andere Seiten der libyschen Ereignisse, bzw. der darin verwickelten Menschen.

    Manche Medien wollen ein bestimmtes Afrikabild vorzeigen und ziehen die eine Art von Vor-Ort-Berichten vor, jene, die schön passen. Verschwiegen wird der Rest.
    Andere Leute, dabei oft Medienkritiker, ziehen die andere Art (zum Beispiel der obige) von Reportagen vor, jene, die das Afrikabild, das sie zeigen möchten, untermauern. Verschwiegen wird der Rest.

    So haben Sie beispielsweise unter meinem Artikel “Identität: ‘Araber und stolz drauf!'”, der genau die andere, die positive Seite reportiert, zwar einen Verweis auf Ihren Artikel als Gegenposition geschrieben, erwähnen ihn hier aber nicht – passt nicht.
    Müssen Sie ja auch nicht, ich hoffe aber, Sie führen redlicherweise dann niemals das Wort “Wahrheit” hier ein, denn die dürfte größer und komplexer sein als das Detail, das ja nur ein Steinchen im Mosaik ist.

    Ich habe (und mein oben empfohlenes Afrikablog ist die Reaktion darauf) über lange Zeit feststellen dürfen, dass “mainstream” und “kritische”, dass “oben” und “unten” sich in einem Punkt doch sehr ähnlich sind: was nicht passt, wird passend gemacht. Um das komplette Bild, im konkreten Fall um das Land Libyen und seine Menschen, ganz allgemein um den schwarzen Kontinent und die historisch, politisch und ökonomisch nicht gerade vom Glück gebeutelten Afrikaner geht es den wenigsten. Meistens geht es um Instrumentalisierung für eigene (ideologische oder politische oder sonstwie) Zwecke.
    Eine traurige Erfahrung, insbesondere natürlich weniger für mich, als für die einfachen afrikanischen Menschen, die durchaus, das wurde letzterdings wohl in einigen Ländern deutlich) selber sprechen und sich zeigen können.

    So empfehle ich bei einer Wertung der Rebellionen und ihrer positiven Seiten (wie afrikanisch/arabische Freude über und Stolz auf Rebellion und sich selber) auch mal ein kurzes Innehalten mit der Frage, woher man darauf blickt. Nicht nur wohin, woher. Als Deutscher fällt mir da natürlich sofort das “Hurra, wir sind wieder wer!” bei der Fussball-WM 1954 ein. Vor kurzem noch die schlimmsten Menschen der Welt, jetzt Weltmeister! Diese Freude wurde natürlich auch sofort von der (ich nenne den Komplex mal so:) Adenauer-Ära instrumentalisiert, sie war aber reell, es war ein populärer Ausdruck von Erleichterung, den man humanerweise wohl niemandem übel nehmen würde, egal, was man von der Politik, die er zementierte, halten mag.

    Zurück zu den Revolten und den beiden hier angesprochenen konkreten negativen und positiven Seiten:

    Der berichtete Rassismus: Ganz abgesehen davon, dass es keine Gründe gibt, warum afrikanische Länder die einzigen auf der Welt ohne Rassismus sein sollten, wage ich die Situation mal zu uns zu transportieren: Eine Kleinststadt. Eine chinesische Firma mit chinesischen Chefs, Spezialisten und Kadern, mit einheimischen unausgebildeten Arbeitern und schwarzafrikanischen Gastarbeitern, teilweise Hilfsarbeiter, teiweise Techniker. Mitten in Bayern, Schleswig-Holstein oder Meck-Pomm! Tumult, die Chefs retten sich weg. Was würden die Einheimischen denn hier mit den Schwarzen machen? Keine Bange, ist nicht nur Hypothese: man denke bitte zurück an Ostdeutschland nach 1989, die arbeitslosen Einheimischenn und die Ausländer. Und diese Einheimischen fielen nicht in einen Bürgerkrieg, sondern nur in die westlichen Sozialsysteme.

    Der Stolz: Ich kann, wie gesagt, diesen arabischen Stolz nachvollziehen wie den deutschen 1954 – nachvollziehen hat mit tolerieren zu tun, nicht unbedingt mit teilen oder davon begeistert sein. Sie waren halt Underdogs im Auge der Welt, alle dachten wer weiss was über sie, sie waren in einer Image-Sippenhaft, und nun haben sie sich anders gezeigt, vor allem wohl sich selber gegenüber. Betrachten wir nun aber mal einen kleinen Unterschied: Ganz abgesehen davon, dass diese arabischen Menschen und ihre Eliten und deren kleptomonarchischen Systeme wohl etwas weniger auf dem Kerbholz gehabt haben als weiland die Deutschen, sollte man doch auch bemerken können, dass sie als Auslöser für ihren Stolz und ihre Freude und ihr Einheitsgefühl doch etwas ganz anderes zustande gebracht haben als den Gewinn einer Fussball-WM, oder aktueller, als profitiert zu haben (als letztes Glied) von einer Reihe von System-Implosionen in Osteuropa.

    So sieht das aus, wenn man nicht nur selektiv irgendwo hin blickt, sondern distant auch mal darauf, woher man blickt. Seien wir also etwas weniger sicher in unseren Wertungen.

  4. Das kleine TUNESIEN stolz, Beispiel für Ägypten zu sein – La petite Tunisie fière d’avoir donné l’exemple au colosse égyptien
    Das kleine Tunesien stolz, ein Beispiel für den ägyptischen Koloss gegeben zu haben
    TUNIS (AFP) – 2011.02.11 20.23
    Die kleine Nation, die dem Pharao Lektion erteilt: fast einen Monat nach dem Sturz Zine El Abidine Ben Ali’s waren die euphorischen Tu…

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