IMMER NOCH KINDERSOLDATEN im TSCHAD und in DARFUR – Toujours des enfants-soldats chez les rebelles et l’armée

Immer noch Kindersoldaten bei Rebellen und Armee im Tschad und in Darfur
Libreville (AFP) – 2011.10.02 16.52
Tausende von Kindern, einige nicht älter als 13 Jahre, werden weiterhin von Rebellengruppen, aber auch vonder Armee im Osten des Tschad und in Darfur (Sudan) eingesetzt, sagte Amnesty International (AI) in einem Bericht veröffentlicht Donnerstag.
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Toujours des enfants-soldats chez les rebelles et l’armée au Tchad et au Darfour
LIBREVILLE (AFP) – 10.02.2011 16:52
Des milliers d’enfants, parfois âgés de seulement 13 ans, continuent à être utilisés par les groupes rebelles mais aussi de l’armée dans l’est du Tchad et au Darfour (Soudan), souligne Amnesty International (AI) dans un rapport publié jeudi.

Enfants-soldats dans l'armée tchadienne le 14 décembre 2006Foto (c) AFP: Enfants-soldats dans l’armée tchadienne le 14 décembre 2006
Kindersoldaten in der tschaduischen Armee, Dez 2006

“Les droits des enfants sont violés impunément de deux côtés de la frontière” tchado-soudanaise affirme le rapport sur les enfants soldats réalisé entre avril 2009 et octobre 2010.
L’est du Tchad abrite des camps de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan), zone en guerre civile, ainsi que de Centrafrique, mais également des déplacés tchadiens, estimés globalement à 450.000 personnes.
“Tous les acteurs impliqués dans le conflit à l’est du Tchad ont recruté et utilisent des enfants: l’armée nationale tchadienne (ANT) comme les groupes armés d’opposition. Des chefs communautaires de différents groupes ethniques utilisent les enfants dans des conflits violents communautaires”, écrit AI.
D’après AI, le “gouvernement tchadien a affirmé ne pas avoir de politique de recrutement d’enfants mais a admis leur présence au sein de son armée”.
“Selon des chiffres des Nations unies de 2007, entre 7.000 et 10.000 personnes enfants ont pu être utilisés comme combattants ou associés aux groupes armés tchadiens ou soudanais ainsi qu’à l’armée tchadienne. Certains ont été enlevés ou recrutés par la force, d’autre ont rejoint pour venger la mort d’un proche, le vol de bétail ou simplement pour échapper à la pauvreté ou le manque d’éducation ou de travail”, selon le rapport.

Trois enfants soldats au Thcad le 02 novembre 2006Foto (c) AFP: Trois enfants soldats au Tchad le 02 novembre 2006

Selon AI, environ 80% des enfants-soldats sont recrutés par des groupes rebelles et 20% par l’armée tchadienne.
“Les enfants touchent entre 10.000 FCFA (15 euros) et 250.000 F CFA (380 euros) des recruteurs”. L’âge moyen de recrutement se situe entre 13 et 17 ans mais des jeunes de 10 ans ont été recrutés.
Amnesty dénonce également “l’impunité” des responsables. “Il n’y a pas eu de poursuites pour recrutement ou utilisation d’enfants au sein de l’armée ou de groupes armés” et les responsables “bénéficient de l’impunité de leurs crimes”, souligne AI.
“J’ai quitté Abéché (est) quand j’avais 14 ans”, affirme Mahaman, un des enfants soldats rencontré par AI. “J’étais seul et je n’ai dit à personne que j’allais rejoindre un groupe armé (…) Je suis allé à Adré (frontière avec le Soudan) et de là au Soudan. Après un an avec le FSR (Front pour le salut de la République, groupe rebelle tchadien opposé au régime du président tchadien Idriss Deby), je commandais 50 combattants”.
“Mon père était vieux. A la maison, il n’y avait pas assez pour tout le monde. Je voulais améliorer notre situation”, explique de son côté Azam, qui a rejoint un groupe armé à 13 ans.
“La menace de conflit et la violence généralisée dans la zone poussent les enfants, principalement les garçons, à rejoindre ces forces et groupes. L’échec ou l’absence de programme de démobilisation font que les enfants sont vulnérables au +re-recrutement+ même après leur retour”, souligne AI dans son rapport.
En 2007 le gouvernement de N’Djamena a lancé avec l’aide de l’UNICEF un programme de résinsertion qui a échoué faute de moyens financiers, à cause de “l’insécurité permanente, de l’extrême pauvreté et de la réticence des responsables politiques et militaires”, écrit encore Amnesty.
Les enfants les plus vulnérables sont les déplacés internes au Tchad ou les réfugiés du Darfour voisin, selon le rapport.
L’ONG de défense des droits de l’homme cite notamment le JEM (Mouvement pour la légalité et la justice, groupe rebelle soudanais) qui est “particulièrement actif dans le recrutement d’enfants”.
“Des campagnes de recrutement du JEM ont continué dans les camps et chez les déplacés dans l’Est du Tchad en 2010”, malgré le réchauffement des relations entre le Tchad et le Soudan et l’engagement des deux pays à ne plus soutenir les rebellions tentant de déstabiliser l’autre.
© 2011 AFP

Un enfant soldat dans le sud du Tchad le 31 décembre 2007
trois

Un enfant soldat dans le sud du Tchad le 31 décembre 2007Foto (c) AFP: Kindersoldat im Südn des Tschad, Dez 2007

Immer noch Kindersoldaten bei Rebellen und Armee im Tschad und in Darfur
Libreville (AFP) – 2011.10.02 16.52
Tausende von Kindern, einige nicht älter als 13 Jahre, werden weiterhin von Rebellengruppen, aber auch vonder Armee im Osten des Tschad und in Darfur (Sudan) eingesetzt, sagte Amnesty International (AI) in einem Bericht veröffentlicht Donnerstag.
“Die Rechte der Kinder werden ungestraft auf beiden Seiten der Grenze Tshad-Sudan verletzt”, sagt der Bericht über Kindersoldaten, erstellt zwischen April 2009 und Oktober 2010.
Der Osten des Tschad ist Lagerstatt von Flüchtlingen aus Darfur (Westsudan), der Zentralafrikanischen Republik, sowie auch intern vertriebenen Tschadern, etwa auf 450.000 Menschen geschätzt.
“Alle, die im Konflikt im Osten des Tschad beteiligt sind, haben rekrutiert und eingesetzt Kinder. Die tschadische nationale Armee (ANT) wie bewaffnete Oppositionsgruppen. Chefs aus verschiedenen ethnischen Gruppen verwenden Kindern in gewalttätigen Konflikten zwischen Gemeinschaften”, schreibt Al.
Laut AI, “die tschadische Regierung behauptet, keine Politik der Rekrutierung von Kindern zu haben, räumt aber ihre Präsenz in ihrer Armee ein.”
“Nach den Zahlen des Jahres 2007 (UNO), zwischen 7.000 und 10.000 Kinder sind als Kämpfer verwendet worden im Zusammenhang mit tschadischen und sudanesischen bewaffneten Gruppen und der tschadischen Armee. Einige wurden entführt oder mit Gewalt rekrutiert, andere sind beigetreten, um den Tod eines geliebten Menschen oder den Diebstahl von Vieh zu rächen oder einfach, um Armut oder mangelnder Bildung oder Arbeitslosigkeit zu entkommen”, so der Bericht.
Laut AI, ca. 80% von Kindersoldaten wurden durch Rebellengruppen und 20% von der tschadischen Armee rekrutiert.
“Kinder erhalten zwischen 10.000 CFA (15 Euro) und der Rekrutierer 250.000 CFA-Francs (380 Euro). Das Durchschnittsalter der Rekrutierung ist zwischen 13 und 17 Jahren, aber diejenigen ab 10 Jahren werden auch rekrutiert”.
Amnesty verurteilte auch die “Straflosigkeit” der Verantwortlichen und Beamten. “Es gibt keine Strafverfolgung für die Rekrutierung oder den Einsatz von Kindern in den Streitkräften oder bewaffneten Gruppen – sie genießen Straffreiheit für ihre Verbrechen “, sagte AI.
“Ich verließ Abéché (Osten), als ich 14 Jahre war”, sagt Mahaman, ein Kindersoldaten durch AI befragt. “Ich war allein und ich habe niemandem gesagt, ich würde den Beitritt zu einer bewaffneten Gruppe planen(…) Ich ging zu Adre (Grenze zum Sudan) und von dort in den Sudan. Nach einem Jahr mit dem FSR ( Front für die Rettung der Republik, Tschad Rebellen gegen das Regime von Präsident Idriss Deby im Tschad), kommandierte ich 50 Kämpfer”.
“Mein Vater war alt. Zu Hause, es war nicht genug für alle da. Ich wollte unsere Situation verbessern”, sagte Azam, der einer bewaffneten Gruppe mit 13 Jahren beitrat.
“Die generelle Gefahr von Konflikten und Gewalt in der Region treibt Kinder, meist Jungen, iin diese Kräfte und Gruppen. Der Ausfall oder das Fehlen der Demobilisierungs-Programme macht die Kinder anfälliger für erneute Einziehung, auch nach ihrer Rückkehr “, sagte der AI-Bericht.
Im Jahr 2007 hatte die N’Djamena Regierung mit der Hilfe von UNICEF ein Reintegrationsprogramm begonnen, das aus Geldmangel und wegen der “anhaltenden Unsicherheit, extremen Armut und die mangelnden Bereitschaft der politischen und militärischen Beamten eingestellt wurde”, schreibt Amnesty.
Kinder sind am stärksten gefährdet unter den Binnenvertriebenen im Tschad und den Flüchtlingen aus dem benachbarten Darfur, so der Bericht.
Die NGOs der Menschenrechte zitiert JEM (Bewegung für die Rechtmäßigkeit und Gerechtigkeit, sudanesische Rebellen), die “besonders aktiv bei der Rekrutierung von Kindern” ist.
“Rekrutierungskampagnen der JEM werden in den Lagern und unter Vertriebenen im Osten des Tschad im Jahr 2010 fortgesetzt” trotz der Erwärmung der Beziehungen zwischen dem Tschad und dem Sudan und dem Engagement der beiden Länder, die gegenseitige Unterstützung für die Rebellen der anderen zu destabilisieren.
© 2011 AFP

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