IStGH/ ICC, KENIA-PROZESS BEGINNT, VIZE-PRÄSIDENT RUTO PLÄDIERT UNSCHULDIG – Kenya: le vice-président plaide non coupable devant la CPI

1. Afrikanische Kampfansage an Den Haag
Julia Raabe, 10. September 2013, 10:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
Am Internationalen Strafgerichtshof in Den Haag beginnt der Prozess gegen Kenias Vizepräsidenten William Ruto – unter konfrontativen Vorzeichen
2. Kenias Vizepräsident erklärt sich in Den Haag für unschuldig
10. September 2013, 16:20 http://derstandard.at/r652/Afrika
Prozess am Internationalen Strafgerichtshof wegen blutiger Unruhen nach Wahl von 2007 eröffnet
Den Haag/Nairobi – Der kenianische Vize-Präsident William Ruto hat sich am Dienstag zum Auftakt seines Prozesses wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit für unschuldig erklärt.
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Kenya: le vice-président plaide non coupable devant la CPI
La Haye (AFP) – 10.09.2013 17:08 – Par Nicolas DELAUNAY
Le vice-président kényan William Ruto a clamé son innocence mardi à La Haye à l’ouverture de son procès pour crimes contre l’humanité, le premier de la Cour pénale internationale contre un haut dirigeant en fonction.

Le vice-président kényan William Ruto discute avec l'animateur de radio Joshua Arap Sang (2eg) dans
Kenias Vizepräsident William Ruto diskutiert mit dem Radioanimateur Joshua Arap Sang im Audienzsaal des Gerichts in Den Haag
Le vice-président kényan William Ruto discute avec l’animateur de radio Joshua Arap Sang (2eg) dans la salle d’audience de la Cour pénale internationale, à La Haye, le 10 septembre 2013
afp.com – Michael Kooren

Vêtu d’un costume gris légèrement foncé, d’une chemise claire et d’une cravate rouge aux rayures blanches, William Ruto était assis à la droite des juges, derrière son avocat Karim Khan. Un sourire narquois a fendu son visage à plusieurs reprises lorsqu’un représentant du greffe a lu un résumé des charges pesant contre lui.
Quand le juge-président Chile Eboe-Osuji a appelé l’accusé à plaider coupable ou non coupable, la réponse a fusé : “non coupable!”.
William Ruto, 46 ans, est accusé d’avoir fomenté certaines des violences politico-ethniques qui ont meurtri le Kenya après la réélection contestée du président Mwai Kibaki fin décembre 2007, faisant un millier de morts et plus de 600.000 déplacés.
Avec son co-accusé, l’animateur de radio Joshua Arap Sang, il doit répondre de trois crimes contre l’humanité : meurtres, persécutions et déportations.
Le président kényan Uhuru Kenyatta est lui aussi accusé de crimes contre l’humanité par la CPI. Son procès, le premier de la Cour contre un chef d’État en fonction, doit débuter le 12 novembre.
Dans la galerie du public, une vingtaine de partisans de M. Ruto, dont des députés kényans et l’ambassadrice du Kenya aux Pays-Bas venus soutenir les accusés, avaient pris place et suivaient les débats d’une oreille attentive.
Le procureur Fatou Bensouda a assuré dans sa déclaration liminaire que M. Ruto avait planifié des crimes contre l’humanité afin de “satisfaire sa soif de pouvoir politique”.
“Il est difficile d’imaginer la souffrance ou la terreur de ces hommes, femmes et enfants qui ont été brûlés vifs, tués à la machette ou chassés de chez eux”, a soutenu Mme Bensouda.
L’avocat de M. Ruto, Me Khan, a rétorqué : “l’accusation a très clairement glissé sur quelques peaux de banane au long de ce processus”. Clamant l’innocence de son client, il a qualifié l’enquête du procureur “d’insulte à tous ceux qui croient en une institution viable”.
“Toute la vie de M. Ruto (…) est un témoignage pour un avenir meilleur pour le peuple kényan”, a-t-il ajouté, soutenant que son client “est celui qui mérite le plus de louanges”, notamment pour sa coopération avec la Cour.
“Il n’y rien à craindre!”
Mais la question de l’intimidation des témoins, qui empoisonne la procédure depuis le début de l’enquête en 2010, a également été évoquée mardi au tribunal.
“De nombreux témoins ont eu trop peur pour témoigner”, a soutenu Mme Bensouda, évoquant du chantage, des pots-de-vin et des intimidations.
La défense nie être impliquée dans des intimidations de témoins et Me Khan a déclaré mardi : “il n’y rien à craindre!”
La CPI poursuit des membres des deux clans qui se sont affrontés lors des heurts politico-ethniques de 2007-2008 : le Parti pour l’unité nationale (PNU) de Mwai Kibaki et le Mouvement démocratique orange (ODM).
Du côté de l’ODM, William Ruto est accusé d’avoir pris la tête d’une organisation criminelle en vue d’évincer les partisans du PNU de la vallée du Rift. Le journaliste Sang est accusé d’avoir contribué à ces crimes en “attisant les violences par la diffusion de messages de haine”.
Dans un extrait d’un entretien télévisé diffusé mardi par la défense, William Ruto affirme : “ce dont on m’accuse n’est pas possible au Kenya, ce n’est possible que dans les films, à Hollywood”.
Du côté du PNU, Uhuru Kenyatta est soupçonné d’avoir, en réaction, conçu et mis en œuvre un plan d’attaques généralisées et systématiques contre des partisans de l’ODM.
Le représentant des 327 victimes autorisées à participer à la procédure, Wilfred Nderitu, a quant à lui appelé les juges à entendre leur voix.
Le procès s’ouvre quelques jours à peine après l’adoption par les députés kényans d’un texte proposant de quitter le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Le vote des députés kényans, largement symbolique, n’aura aucune influence sur les procédures en cours, mais certains craignent qu’il marque le début d’un exode des États africains parties à la Cour. La CPI n’a jusqu’à présent engagé des poursuites que contre des Africains.
© 2013 AFP

1. Afrikanische Kampfansage an Den Haag
Julia Raabe, 10. September 2013, 10:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
Am Internationalen Strafgerichtshof in Den Haag beginnt der Prozess gegen Kenias Vizepräsidenten William Ruto – unter konfrontativen Vorzeichen
Der Internationale Strafgerichtshof (ICC) in Den Haag steht vor einem neuen Höhepunkt: Am Dienstag beginnt der Prozess gegen den kenianischen Vizepräsidenten William Ruto. Zum ersten Mal steht ein hochrangiger Politiker vor den Richtern. Bei den blutigen Unruhen nach der Präsidentenwahl im Jahr 2007 mit mehr als 1200 Toten soll er sich der Verbrechen gegen die Menschlichkeit schuldig gemacht haben. Und nicht nur er. Auch dem kenianischen Präsidenten Uhuru Kenyatta soll der Prozess gemacht werden, geplanter Beginn: 12. November.
Für die Anhänger einer weltweiten Strafgerichtsbarkeit wäre das eigentlich ein Grund zum Jubeln. “Über Jahrzehnte sind all jene, die die kenianischen Wahlen in ein Blutbad verwandelt haben, mit Mord davongekommen”, erklärte Daniel Bekele, Afrika-Direktor von Human Rights Watch, am Montag. “Dieser ICC-Prozess nimmt sich der Straflosigkeit in dem Land an und bietet eine Chance für Gerechtigkeit, die den Kenianern von ihrer eigenen Regierung vorenthalten wurde.”
Doch darum geht es in der aktuellen Debatte längst nicht mehr. Die kenianische Regierung hat es geschafft, die Prozesse zu einem Kampf entlang einer klar definierten Frontlinie zu stilisieren: der Strafgerichtshof gegen Afrika.
Dass sich die Mehrheit in Kenias Parlament vergangene Woche dafür aussprach, den ICC zu verlassen, war nur ein letzter Akt in dieser Darstellung. Im Mai hatte die Afrikanische Union auf Betreiben Kenias eine Resolution verabschiedet, in der sie den Strafgerichtshof der Rassenhetze beschuldigte, weil dieser bisher nur afrikanische Fälle behandelt habe.
Zuletzt sprach sich selbst Uganda gegen den Strafgerichtshof aus, ICC-Mitglied der ersten Stunde, 2010 Gastgeber einer Überprüfungskonferenz des Rom-Statuts und Initiator des Verfahrens gegen den Rebellenführer Joseph Kony und mehrere Mitkämpfer. “Der Internationale Strafgerichtshof sollte damit aufhören, immer nur afrikanische Spitzenpolitiker ins Visier zu nehmen”, sagte Vizeaußenminister Henry Okello Oryem am Montag.
Afrikanische Chefanklägerin
Am Gerichtshof in Den Haag verweist man auf die Tatsache, dass die Anklagebehörde des ICC nur in Kenia und Côte d’Ivoire von sich aus aktiv geworden ist. Sudan und Libyen wurden dem Gericht vom UN-Sicherheitsrat überwiesen, vier der acht betroffenen Staaten baten den ICC selbst um Ermittlungen (Uganda, Demokratische Republik Kongo, Zentralafrikanische Republik, Mali). Doch auch der Umstand, dass mit der gambischen Juristin Fatou Bensouda seit 2012 eine Afrikanerin Chefanklägerin ist, hat an den Vorwürfen nichts geändert.
“Als der Strafgerichtshof seine Arbeit aufgenommen und mit den Prozessen gegen Lubanga und Katanga (Exrebellenführer aus dem Kongo, Anm.) begonnen hat, wurde ihm vorgeworfen, sich nur um vermeintlich ‘kleine Fische’ zu kümmern”, sagte ICC-Vizepräsident Cuno Tarfusser dem STANDARD. “Jetzt geht es um die höchste staatliche Ebene – und wir werden wieder kritisiert.”
Gegen die politische Entscheidung von Kenias Parlament könne das Gericht zwar nichts machen, und die Ausstiegsmöglichkeit sei im Römischen Statut vorgesehen. Aber: “Der Vorwurf, ein imperialistisches, weißes Gericht zu sein, stimmt einfacht nicht.”
Sicher ist, dass der Gerichtshof die Verfahren gegen Ruto und Kenyatta fortsetzen wird, selbst wenn Kenia aus dem ICC aussteigen sollte. Tarfusser: “Auf die gängigen Gerichtsverfahren hat die Entscheidung keinen Einfluss.” Beide Politiker standen während der Nachwahl-Unruhen auf verschiedenen Seiten und sollen ihre Anhänger aufgehetzt haben.
Für die Anwälte der Opfer sind die Verfahren eine Zitterpartie. Zeugen sind abgesprungen, andere verschwunden. Einige berichteten in kenianischen Medien anonym darüber, massiv unter Druck gesetzt worden zu sein. Ruto wird in Den Haag persönlich anwesend sein. Zu seiner Unterstützung reisten dutzende kenianische Parlamentarier an. (Julia Raabe, DER STANDARD, 10.9.2013)

2. Kenias Vizepräsident erklärt sich in Den Haag für unschuldig
10. September 2013, 16:20 http://derstandard.at/r652/Afrika
Prozess am Internationalen Strafgerichtshof wegen blutiger Unruhen nach Wahl von 2007 eröffnet
Den Haag/Nairobi – Der kenianische Vize-Präsident William Ruto hat sich am Dienstag zum Auftakt seines Prozesses wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit für unschuldig erklärt. “Nicht schuldig”, antwortete der 46-jährige Ruto auf die Frage des nigerianischen Richters Chile Eboe-Osuji, wie er zu den Vorwürfen des Internationalen Strafgerichtshofs (IStGH) stehe. Ruto soll laut Anklage maßgeblich mitverantwortlich sein für die Unruhen nach der Präsidentschaftswahl in Kenia 2007, bei denen mehr als 1.100 Menschen getötet wurden.
Radiojournalist angeklagt
Ruto traf am Vormittag kurz vor Verhandlungsbeginn im Gericht ein und wurde dort von etwa 20 kenianischen Abgeordneten und Anhängern empfangen. Auch der mitangeklagte Radiojournalist Joshua Arap Sang, der vor und während der Unruhen über den Äther gehetzt hatte, erklärte sich als nicht schuldig.
Bei den ethnisch motivierten Ausschreitungen vor sechs Jahren wurden Hunderttausende in die Flucht getrieben. Ruto steht gemeinsam mit Joshua Arap Sang (38), einem Rundfunkmoderator, vor Gericht. Sowohl Ruto als auch Sang entstammen der Volksgruppe der Kalenjin, die bis 2002 mit dem damaligen Präsidenten Daniel Arap Moi den Staatschef stellte. Sang soll als Moderator des Senders Kass FM, der in der Kalenjin-Sprache ausgestrahlt wird, während der Unruhen unter anderem über den Sender gesagt haben: “Der Krieg hat begonnen!” und “Worauf wartet Ihr noch?”
Historischer Prozess
Chefanklägerin Fatou Bensouda aus Gambia warf Ruto vor, er habe als “mächtiger Politiker” die Gewalttaten von 2007 geplant, weil er seinen “Hunger nach Macht befriedigen wollte”. Die Leiden der Menschen, die “bei lebendigem Leibe verbrannt oder zerstückelt wurden”, seien im Nachhinein “schwer vorstellbar”, so Bensouda.
Mit dem 46 Jahre alten Ruto steht erstmals ein amtierender Staatspolitiker vor Gericht. Ruto soll die Gewalttaten nach der Präsidentenwahl in Kenia 2007 geplant und organisiert haben. Der einflussreiche Politiker habe die Kämpfer mobilisiert und mit Waffen versorgt, sagte Chefanklägerin Bensouda.
Beobachter sprachen von einem historischen Prozess – nicht nur für Kenia: Der Vizepräsident ist der erster ranghohe Politiker im Amt, der sich vor dem Weltstrafgericht in Den Haag verantworten muss. Im November muss Präsident Uhuru Kenyatta vor dem Weltstrafgericht erscheinen. Wegen dieser Prozesse will Kenia als weltweit erstes Land aus dem Gericht austreten, was aber keinen Einfluss auf die laufenden Verfahren haben soll. Ruto erschien freiwillig vor den Richtern in Den Haag und fuhr wie ein Staatsmann in einer dunklen Limousine vor. (APA, 10.9.2013)

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