KENIA: 50 JAHRE UNABHÄNGIGKEIT; ERFOLGE, aber ALTE PROBLEME u. NEUE STAMMESGEWALT – Kenya: des violences tribales ternissent le 50e anniversaire de l’indépendance

1. Kenia: Stammes- Gewalt trübt den 50. Jahrestag der Unabhängigkeit
Moyale (Kenia) (AFP) – 2013.12.09 01.50 – Von Peter Martell
An der Stelle, wo die Machete hinhaute, sind drei lange Schnitte auf dem Schädel von Isse Abdi , 20, einer der vielen Verletzten einer neuen Welle von Stammesgewalt im Norden Kenias – ein paar Tage vor dem fünfzigsten Jahrestag der Unabhängigkeit des Landes .
2. Kenia : 50 Jahre Unabhängigkeit und große Herausforderungen
Nairobi (AFP) – 2013.12.12 12.23 – Von Peter Martell
Kenia markierte am Donnerstag den fünfzigsten Jahrestag seiner Unabhängigkeit , ist stolz auf seine Rolle als Wirtschaftsmacht Afrikas trotz vieler Herausforderungen – Armut , Korruption, ethnische Gewalt.
3. Stolz und Kritik zu Kenias 50. Geburtstag
Kenia feiert 50 Jahre Unabhängigkeit. Das Land gilt als Stabilitätsanker in Afrika. Die Kenianer sind stolz auf das Erreichte, aber auch kritisch gegenüber ihrer Führung und gegenüber sich selbst. Fünf Perspektiven.
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1. Kenya: des violences tribales ternissent le 50e anniversaire de l’indépendance
Moyale (Kenya) (AFP) – 09.12.2013 13:50 – Par Peter MARTELL
A l’endroit où la machette s’est abattue, trois longues entailles strient le crâne d’Abdi Isse, 20 ans, un des nombreux blessés d’une nouvelle vague de violences tribales dans le nord du Kenya, à quelques jours du cinquantenaire de l’indépendance du pays.

Un officier de police soigné à l'hôpital après des violences tribales à Moyale au Kenya, le 8 décemb
Ein Polizist im Krankenhaus nach Stammes-Gewalt in Kenia in Moyale , 8. Dezember 2013
Un officier de police soigné à l’hôpital après des violences tribales à Moyale au Kenya, le 8 décembre 2013
afp.com –

“Ils ont attaqué à l’aube, tirant sur tout le monde et n’importe qui, femmes et enfants compris, découpant les autres à la machette”, explique un de ses proches, Adan Hassan, alors qu’une infirmière du dispensaire rudimentaire chasse les mouches du blessé en sueur.
Dans la chambre voisine, se reposent deux hommes blessés par balles.
Les violences ont éclaté mi-novembre entre communautés Gabra et Borana dans le canton de Moyale, zone reculée des confins du nord du Kenya, à la frontière avec l’Ethiopie, avec leurs habituels corollaires: morts, blessés, pillages, commerces saccagés, habitations incendiées…
Les tensions sont historiquement récurrentes autour de l’eau, des pâturages ou du bétail entre les deux communautés – toutes deux membres du peuple Oromo, partagé entre le nord du Kenya et une vaste part de l’Ethiopie. Episodiquement, elles donnent lieu à des éruptions de violence meurtrière, dans une région où les armes pullulent et où la kalachnikov a souvent remplacé le bâton du berger.
Comme dans d’autres régions rurales du Kenya, à ces conflits traditionnels sont venues s’ajouter plus récemment des luttes, souvent alimentées par des politiciens du cru, pour le contrôle des instances politiques locales.
La vaste décentralisation, prévue par la Constitution de 2010 et entamée avec les élections générales de mars dernier, et les postes et budgets qui l’accompagnent, ont exacerbé les conflits communautaires dans de nombreuses zones du Kenya ces derniers mois.
Des violences sanglantes qui entachent sérieusement l’exaltation officielle de l’unité nationale à l’approche des célébrations du cinquantenaire du Kenya indépendant, le 12 décembre.
Et qui viennent rappeler ses profondes divisions à un pays encore traumatisé par les terribles violences politico-ethniques sur lesquelles avait débouché la présidentielle de fin 2007. Des violences qui ont mené l’actuel président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto, élus en mars, dans le box de la Cour pénale internationale (CPI), accusés de crimes contre l’humanité.
“Il y a eu déjà des affrontements avec les Borana, mais il s’agit là de quelque chose de différent”, explique Hassan, un chef traditionnel Gabra, à propos de l’intensité des dernières violences. En février 2012, pourtant, plus de 40.000 personnes avaient été déplacées par des violences entre Borana et Gabra, déjà décrites alors comme d’un niveau sans précédent.
Les deux communautés s’accusent l’une l’autre d’être à l’origine des derniers affrontements et mettent en cause des politiciens locaux.
“Les gars d’en face ne rigolent pas, ils nous attaquent avec des armes automatiques, des grenades”, souligne Adan Mohammed, un jeune Borana tout juste diplômé de l’Université de Nairobi: “ils sont encouragés par les hommes politiques, afin que leur tribu prenne le pouvoir”.
L’armée en renfort des forces locales
A Moyale, on parle de dizaines de morts, mais aucun bilan précis n’est disponible. “L’accès au champ de bataille a été limité”, explique Stephen Bonaya, responsable local de la Croix-Rouge kényane, ajoutant que des milliers de personnes avaient fui la ville, qui s’étend de part et d’autre de la frontière éthiopienne.
“Beaucoup sont passés en Ethiopie, d’autres se cachent en brousse”, poursuit-il, alors que la principale route en direction de Nairobi est coupée.
L’armée a été envoyée pour aider les forces locales, débordées. Dans une rue poussiéreuse et défoncée passe en trombe un camion rempli de soldats en tenue de combat. Au-dessus des quartiers d’où continue de s’élever la fumée de maisons incendiées, bourdonne un hélicoptère militaire.
Les soldats qui patrouillent en gilet pare-balles et casque lourd, semblaient dimanche avoir rétabli l’ordre dans le centre de Moyale, mais la situation autour de la ville restait précaire.
“On est tombé dans une embuscade en entrant dans un village à la recherche d’armes”, raconte George Odur, policier au treillis taché de sang, blessé par balle à la cuisse et à l’épaule, allongé sur un chariot de l’hôpital de Moyale.
L’armée aura beau mettre fin aux combats, le fossé entre communautés restera difficile à combler. “Oui, on est tous musulmans, oui on parle la même langue (…) mais ce sont des gens mauvais”, assure Ali Mohamed, chamelier, parlant de ceux d’en face: “si je ne me bats pas, c’est simplement parce que je n’ai pas d’armes”.
© 2013 AFP

2. Kenya: 50 ans d’indépendance et des défis majeurs à relever

Nairobi (AFP) – 12.12.2013 12:23 – Par Peter MARTELL
Le Kenya a marqué jeudi le cinquantenaire de son indépendance, fier de son rôle de locomotive économique est-africaine, malgré de nombreux défis — pauvreté, corruption, violences ethniques — encore à relever.
Les festivités ont commencé à minuit, quand le drapeau kényan a été érigé à l’Uhuru Gardens — les jardins de la liberté –, à l’endroit précis où le drapeau britannique avait laissé la place au kényan il y a 50 ans.
Des grimpeurs sont partis à l’assaut du Mont Kenya et de sa cime enneigée, pour là-aussi dresser un drapeau.
Le président Uhuru Kenyatta, élu en mars, a rejoué un autre moment d’histoire en s’adressant à la Nation comme son père, Jomo Kenyatta, premier président du Kenya indépendant, le fit cinq décennies plus tôt.
“Cette nuit il y a 50 ans, des Kényans se sont rassemblés sur ce sol (…), cette nuit-là fut à la fois le crépuscule de l’oppression et l’aube dorée de la liberté”, a-t-il lancé devant des Kényans dansant et chantant, comme leurs ancêtres à l’époque. “De cette nuit-là, l’empire a décliné et une Nation fière a vu le jour (…) Enfin, les Kényans ont été maîtres de leur destinée”.
Pour ce cinquantenaire, Nairobi a ravivé la flamme patriotique dans des publicités à la gloire des combattants Mau Mau, insurrection symbole dans l’accès à l’indépendance.
Mais pour de nombreux Kényans, l’heure est aussi au bilan: la société est ultra-inégalitaire, meurtrie par des violences ethniques qui, depuis 50 ans, ont jalonné la plupart des échéances politiques, culminant fin 2007 et début 2008 par des massacres d’ampleur sans précédent. La classe dirigeante est classée parmi les plus corrompues.
“Il va y avoir une avalanche d’hagiographies”, notait récemment un célèbre chroniqueur kényan, Patrick Gathara. “Le Kenya va mettre son plus bel habit du dimanche et s’asperger de parfum patriotique pour couvrir la puanteur de ces cinq dernières décennies”.
Inégalités
Car au-delà des violences ethniques — qui valent au président Kenyatta et à son vice-président William Ruto une inculpation devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité –, l’histoire post-coloniale kényane est jalonnée de moments sombres: accaparement de terres par une élite, assassinats politiques dès l’ère Kenyatta père, instauration d’un régime de parti unique et tortures par centaines sous la présidence de son successeur Daniel arap Moi…
En 2010, les Kényans ont voulu tourner une page, adoptant, près de 20 ans après le rétablissement du multipartisme, une nouvelle Constitution censée renforcer les bases de la démocratie, engager une réforme foncière, panser les plaies des violences ethniques. Mais encore peu suivie d’effets.
Gado, célèbre caricaturiste, a récemment dessiné une carte de son pays dans le quotidien Daily Nation qui compare les défis de 1963 à ceux d’aujourd’hui: les anciens sont toujours là, flanqués de nouveaux venus — tribalisme et corruption.
Pour la jeunesse qui vivote dans les rues de Nairobi en vendant des souvenirs aux touristes, la priorité est surtout de créer emplois et services publics.
“S’ils dépensaient l’argent en eau potable et hôpitaux, ce serait vraiment une façon de marquer l’indépendance”, commente George Odula, habitant d’un bidonville de la capitale.
“Il est indéniable que des progrès ont été accomplis”, relevait encore M. Gathara, appelant cependant à examiner les bons comme les mauvais côtés des décennies passées.
Le Kenya se pose en puissance régionale, vient de lancer un important projet ferroviaire vers l’Ouganda, modernise son port congestionné de Mombasa et, là où de nombreux pays peinent encore à sortir de la crise, affiche des taux de croissance enviables: 4% en 2012, 5,5% prévu en 2013.
Mais “moins sera dit sur le fait que le Kenya est l’une des places les plus inégalitaires sur terre, que l’essentiel du progrès, en particulier la croissance des revenus, est largement concentré entre les mains de 5% de la population”, ajoutait M. Gathara.
Pour Uhuru Kenyatta, issu d’une des familles les plus riches d’Afrique, ce cinquantenaire aura aussi été l’occasion de fustiger le monde occidental, accusé de relents colonialistes dans son soutien au processus engagé contre lui et son vice-président devant la CPI.
“Nos ancêtres ont rejeté le colonialisme et la domination impériale en leur temps”, lâchait-il en octobre lors d’une autre fête nationale. “Nous devons honorer leur héritage, rester fidèle à notre héritage, en rejetant toute forme de domination et de manipulation à notre tour”.
© 2013 AFP

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Les restes d'une maison brûlée à Moyale lors d'émeutes tribales, le 8 décembre 2013
Die Überreste eines am 8. Dezember in Moyale bei Stammesunruhen verbrannten Hauses
Les restes d’une maison brûlée à Moyale lors d’émeutes tribales, le 8 décembre 2013
afp.com –

1. Kenia: Stammes- Gewalt trübt den 50. Jahrestag der Unabhängigkeit
Moyale (Kenia) (AFP) – 2013.12.09 01.50 – Von Peter Martell
An der Stelle, wo die Machete hinhaute, sind drei lange Schnitte auf dem Schädel von Isse Abdi , 20, einer der vielen Verletzten einer neuen Welle von Stammesgewalt im Norden Kenias – ein paar Tage vor dem fünfzigsten Jahrestag der Unabhängigkeit des Landes .
“Sie griffen im Morgengrauen an, schossen auf alle und jeden, auch Frauen und Kinder, und hackten auf die anderen mit Macheten”, sagte einer seiner Verwandten , Adan Hassan , während eine Krankenschwester in der rudimentären Klinik Fliegen vom Gesiht des schwitzenden Verletzten verjagt.
Im nächsten Raum sitzen zwei durch Schüsse verletzte Männer.
Die Gewalt brach aus Mitte November zwischen den Gemeinschaften Gabra und Borana, im Kanton Moyale, einer abgelegenen Gegend des nördlichen Kenia an der Grenze zu Äthiopien, mit ihren üblichen Begleiterscheinungen : Tote, Verletzte , Plünderungen, Geschäfte und Häuser verbrannt …
Die Spannungen sind historisch und wiederkehrend und drehen sich um Wasser , Weideland und Vieh zwischen den beiden Gemeinschaften – beide Mitglieder der Oromo-Thnie, die in Nord- Kenia und großen Teilen von Äthiopien lebt. Episodisch geben sie Ausbrüchen der tödlichen Gewalt Anlass in einer Region , wo es Waffen im Überfluss gibt und wo die Kalaschnikow oft den Hirtenstab ersetzt.
Wie in anderen ländlichen Gebieten von Kenia wurden die traditionellen Konflikte mit jüngsten Kämpfen bereichert , die oft von den Politikern, die die lokalen politischen Instanzen kontrollieren wollen, angeheizt.
Die weitgehende, durch die Verfassung 2010 geplante, Dezentralisierung begann mit den Wahlen im vergangenen März , mit ihren einhergehenden Posten und Budgets, und dies verschärfte kommunale Konflikte in vielen Teilen von Kenia in den letzten Monaten.
Blutige Gewalt, welche die offizielle Beweihräucherung der nationalen Einheit im Vorfeld der fünfzigsten Jubiläumsfeier des unabhängigen Kenia , 12. Dezember, ernsthaft verderben kann.
Und erinnern an dietiefe Spaltung in einem Land, das immer noch von der schrecklichen politischen und ethnischen Gewalt am Ende der Präsidentschaftswahl 2007 traumatisiert ist. Gewalt , die die aktuellen Staatschefs Uhuru Kenyatta und William Ruto wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit auf die Anklagebank des Internationalen Strafgerichtshofs (IStGH) geführt hat.
“Es hat bereits Zusammenstöße mit den Borana gegeben, aber das hier ist etwas anderes “, sagte Hassan , ein traditioneller Chef der Gabra , über die Intensität der jüngsten Gewalt. Im Februar 2012 sind jedoch mehr als 40.000 Menschen von Gewalt zwischen den Borana und Gabra vertrieben worden , schon damals beschrieben als ein beispielloses Niveau .
Beide Gemeinden beschuldigen sich gegenseitig , die jüngsten Kämpfe begonnen zu haben, und kritisieren die lokalen Politiker.
“Die Jungs gegenüber machen keine Witze, sie haben uns mit automatischen Waffen angegriffen, mit Granaten “, sagte Adan Mohamed , ein junger Borana, der gerade an der Universität von Nairobi abschloss : “Sie werden von Politikern gefördert, damit ihr Stamm an die Macht kommt. ”
Die Armee zur Stärkung der lokalen Kräfte
In Moyale sprechen wir von Dutzenden von Toten , aber kein klares Bild steht zur Verfügung. “Der Zugang zu dem Schlachtfeld war beschränkt “, sagte Stephen Bonaya , der lokale Leiter des Kenya Red Cross (Rotes Kreuz), und fügte hinzu , dass Tausende von Menschen aus der Stadt geflohen waren, die sich auf beide Seiten der kenianisch- äthiopischen Grenze erstreckt .
” Viele sind nach Äthiopien gegangen , andere sind im Busch versteckt “, fährt er fort, während die Hauptstraße nach Nairobi abgeschnitten ist.
Die Armee wurde gesandt, um lokale, überwältigte Kräfte zu unterstützen. In einer staubigen , zerfurchten Straße brummt ein Lastwagen voller Soldaten in Kampfanzug . Mancherorts steigt noch Rauch aus niedergebrannten Häusern , ein Militärhubschrauber summt.
Soldaten patrouillieren in kugelsicheren Westen und mit schweren Helmen, schienen Sonntag die Ruhe im Zentrum von Moyale wiederhergestellt haben, die Situation rund um die Stadt blieb prekär.
“Wir kamen in einen Überfall beim Eintritt in ein Dorf auf der Suche nach Waffen “, sagte George Odur , Polizist in blutbefleckter Uniform, in den Oberschenkel und die Schulter geschossen , nun auf einem Rollbett liegend im Krankenhaus Moyale .
Die Armee wird die Kämpfe wahrscheinlich beenden, die Lücke zwischen den Gemeinden bleibt schwer zu füllen . “Ja, wir sind alle Muslime , wir sprechen die gleiche Sprache (…) , aber die sind schlechte Menschen “, sagt Ali Mohamed , Kameltreiber und redet von jenen Gegenüber: ” Wenn ich nicht kämpfe, ist es einfach , weil ich keine Waffen habe. ”
© 2013 AFP

2. Kenia : 50 Jahre Unabhängigkeit und große Herausforderungen
Nairobi (AFP) – 2013.12.12 12.23 – Von Peter Martell
Kenia markierte am Donnerstag den fünfzigsten Jahrestag seiner Unabhängigkeit , ist stolz auf seine Rolle als Wirtschaftsmacht Afrikas trotz vieler Herausforderungen – Armut , Korruption, ethnische Gewalt.
Die Feierlichkeiten begannen um Mitternacht , als die kenianische Flagge an den Uhuru Gardens – Gärten der Freiheit – gehisst wurde, genau an der Stelle, wo die britische Flagge in Kenia vor 50 Jahre ersetzt worden war.
Kletterer eroberten den Mount Kenya und seinen schneebedeckten Gipfel , um hier auch eine Flagge hochzuziehen.
Präsident Uhuru Kenyatta , der im März gewählt wurde, wiederholte einen anderen Moment der Geschichte der Nation , wie sein Vater , Jomo Kenyatta , der erste Präsident des unabhängigen Kenia, es fünf Jahrzehnte zuvor gemacht hatte.
“In dieser Nacht vor 50 Jahren versammelten sich Kenianer auf diesem Boden (…) , die Nacht war sowohl die Dämmerung der Unterdrückung wie die goldene Morgenröte der Freiheit“, sagte er vor wie ihre Vorfahren tanzenden und singenden Kenianern. ” In dieser Nacht ging das britische Königreich unter und eine stolze Nation wurde geboren (…) Schließlich wurden die Kenianer Meister ihres Schicksals. ”
Zu diesem Jubiläum hat Nairobi die patriotische Flamme in der Werbung zur Ehre der Mau-Mau- Kämpfer , Aufstandssymbol in der Unabhängigkeit, neu entfacht.
Aber für viele Kenianer ist die Zeit auch die der Bilanz : Die Gesellschaft ist ultra-ungleich, durch ethnische Gewalt seit 50 Jahren ausgelaugt. Diese hat die meisten politischen Ereignissen geprägt und fand ihren Höhepunkt Ende 2007 und Anfang 2008 in Massakern von nie gekanntem Ausmaß . Die herrschende Klasse ist unter den korruptesten der Welt.
“Es wird eine Lawine von Hagiographien geben”, bemerkte kürzlich der berühmte kenianische Kolumnist Patrick Gathara . “Kenia wird seine besten Kleider am Sonntag anziehen und patriotischen Sprayduftstoff sprühen, um den Gestank von den letzten fünf Jahrzehnten zu überdecken. ”
Ungleichheiten
Denn über die ethnische Gewalt hinaus – die Präsident Kenyatta und Vize-Präsident William Ruto vor den Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit gebraht hat – ist die kenianische Postkolonialgeschichte markiert von dunklen Zeiten: Land- Grabbing (diebstahlmäßiges Aneignen großer Ländereien) von der Elite, politische Morde aus der Ära Kenyatta Vater, ein System der Einheitspartei und Folter von Hunderten unter der Präsidentschaft von seinem Nachfolger Daniel arap Moi …
Im Jahr 2010 wollten die Kenianer eine Seite wenden mit, fast 20 Jahre nach der Wiederherstellung des Mehrparteiensystems, der Annahme einer neuen Verfassung, die neue Grundlage für die Demokratie und Landreform werden sollte, die Wunden der ethnischen Gewalt heilen sollte. Aber fast nichts folgte.
Der berühmte Karikaturist Gado brachte vor kurzem eine Karte seines Landes in der Zeitung Daily Nation , die die Herausforderungen des Jahres 1963 mit denen von heute vergleicht : die alten sind immer noch da, flankiert von Newcomern wie Tribalismus und Korruption.
Für die Jugendlichen, die durch die Straßen von Nairobi streunen zum Verkauf von Souvenirs an Touristen, ist vor allem Priorität, Arbeitsplätze und öffentliche Dienstleistungen zu schaffen.
“Wenn sie für Krankenhäuser und Trinkwasser das Geld ausgäben , wäre es wirklich ein Weg in die Selbständigkeit”, sagt George Odula , der in einem Armenviertel in der Hauptstadt lebt.
“Es gibt keinen Zweifel daran, dass Fortschritte gemacht wurden “, erwähnt Mr. Gathara noch, möhte jedoch Beschwerdeführer die guten und die schlechten Seiten in den vergangenen Jahrzehnten untersucht wissen.
Kenia installiert sich als regionale Macht , hat eine wichtige Eisenbahnprojekt mit Uganda ins Leben gerufen , modernisiert den überlasteten Hafen von Mombasa , und zeigt beneidenswerte Wachstumsraten, wo viele Länder noch kämpfen, um aus der Krise zu kommen: 4% im Jahr 2012, 5,5% im Jahr 2013.
Aber “man sagt weniger ist über die Tatsache, dass Kenia ist einer der ungleichsten Orte auf der Erde ist, das der Riesenteil des Fortschritts, Einkommenswachstum besonders, sich weitgehend in den Händen von 5 % der Bevölkerung konzentriert” , fügte Herr Gathara hinzu.
Für Uhuru Kenyatta , aus einer der reichsten Familien in Afrika, wird dieses Jubiläum auch eine Gelegenheit , um die westliche Welt zu geißeln , mit Kolonialismusvorwürfen wegen der Unterstützung des Prozesses gegen ihn und seinen Vizepräsidenten vor dem ICC .
” Unsere Vorfahren hatten Kolonialismus und imperiale Herrschaft in ihrer Zeit abgelehnt”, ließ er hören im Oktober auf einem nationalen Feiertag . “Wir müssen ihr Erbe ehren, treu bleiben zu unserem Erbe , und unsererseits auch alle Formen von Herrschaft und Manipulation ablehnen. ”
© 2013 AFP

3. Stolz und Kritik zu Kenias 50. Geburtstag
Kenia feiert 50 Jahre Unabhängigkeit. Das Land gilt als Stabilitätsanker in Afrika. Die Kenianer sind stolz auf das Erreichte, aber auch kritisch gegenüber ihrer Führung und gegenüber sich selbst. Fünf Perspektiven.
Zu lesen auf Deutsche Welle http://www.dw.de/stolz-und-kritik-zu-kenias-50-geburtstag/a-17288758 sehr interessant, mit weiteren links

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