KENIA, VOLK WÜTEND: ABGEORDNETE KIPPEN DIÄTENKÜRZUNG – Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces "avides cochons"

1. Kenias Abgeordnete lehnen einen entschiedenen Rückgang ihrer Gehälter ab
NAIROBI (AFP) – 28.05.2013 17.54 Uhr
Die kenianischen Abgeordneten, unter den höchstbezahlten in Afrika, haben am Dienstag mit überwältigender Mehrheit ein Gesetz verabschiedet, das den kürzlichen Rückgang der Löhne wieder aufhebt. Dieser war von einer speziellen Regierungskommission, eingesetzt durch die neue Verfassung, beschlossen worden.
2. Kenianer protestieren gegen ihre Abgeordneten, diese “gierigen Schweine”
NAIROBI (AFP) – 11.06.2013 20.34 Uhr
Einige hundert Kenianer demonstrierten am Dienstag vor ihrem Parlament in Nairobi und parodierten ihre Abgeordneten als “gierige Schweine”, die, gerade gewählt, sich eine deutliche Erhöhung ihrer Gehälter zugestehen wollen.
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1. SUR DEUX :Kenya: les députés rejettent une baisse décidée de leurs salaires
NAIROBI (AFP) – 28.05.2013 17:54
Les députés kényans, parmi les mieux payés du continent africain, ont adopté mardi à une très large majorité un texte annulant une récente baisse de leurs salaires, décidée par une Commission gouvernementale spéciale mise en place par la nouvelle Constitution.

Des Kényans manifestent devant leur Parlement, le 11 juin 2013 à Nairobi, contre l'augmentation de
Kenianer protestieren vor ihrem Parlament am 11. Juni 2013 in Nairobi, gegen die Erhöhung der Abgeordnetengehälter – Des Kényans manifestent devant leur Parlement, le 11 juin 2013 à Nairobi, contre l’augmentation de salaire des députés
afp.com – Tony Karumba

Le 1er mars, quelques jours avant les législatives, la Commission des Salaires et rémunérations, agence gouvernementale indépendante, chargée notamment de fixer les rémunérations dans la Fonction publique, avait décidé une baisse d’environ 40% du salaire des députés.
Elle avait ramené la rémunération mensuelle des députés à 532.000 shillings kényans (environ 4.800 euros) contre 851.000 shillings (environ 7.500 euros) lors de la législature alors sortante. Le salaire des députés n’est pas imposé.
Le salaire minimum pour les emplois les moins qualifiés au Kenya est fixé à environ 9.800 shillings (90 euros).
Mardi, les députés ont voté un texte annulant la décision de la Commission, publiée au Journal officiel, faisant fi des critiques formulées par le président Uhuru Kenyatta – également élu en mars – ainsi que d’une large partie de la population.
“Nous ne sommes absolument pas cupides (…) personne n’a le pouvoir de réduire nos salaires”, a expliqué le député William Cheptumo en présentant le projet de texte, qualifiant la décision de la Commission d'”inconstitutionnelle”.
La Commission n’a “aucune autorité pour fixer nos salaires”, a renchéri un autre député Mithika Linturi, ajoutant: “Nous sommes des parlementaires et devons être respectés”.
Ce texte est l’un des premiers adopté par les députés depuis l’installation de la nouvelle législature issue des élections du 4 mars. Il est intervenu alors que le pays était victime d’une gigantesque panne d’électricté à l’échelle nationale, due à une défaillance technique pour l’heure inexpliquée.
La nouvelle législature, la première depuis l’adoption de la Constitution de 2010, compte 350 députés contre 222 lors de la législature sortante.
En janvier, à l’occasion de leur dernier vote avant l’expiration de leurs mandats, les députés de la législature sortante avaient adopté l’octroi un bonus de départ de plus de 80.000 euros pour chacun de ceux qui ne seraient pas réélus, une protection rapprochée après leur retraite et des funérailles d’Etat pour tous les députés.
Ils s’étaient déjà accordés le même type d’avantages quelques mois auparavant, mais le président d’alors, Mwai Kibaki y avait mis son veto. Ce qu’il avait fait à nouveau en mars, au milieu de réactions scandalisées de la population.
© 2013 AFP

2. Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces “avides cochons”
NAIROBI (AFP) – 11.06.2013 20:34
Quelques centaines de Kényans ont manifesté mardi devant leur Parlement à Nairobi, parodiant en “avides cochons” leurs députés qui à peine élus tentent de s’octroyer une conséquente hausse de salaire.
L’association “Occupez le Parlement” en était à sa deuxième manifestation du genre. La première avait été organisée mi-mai, avec deux douzaines de cochons vivants et des litres de sang de bovins déversés sur le pavé.
Ce mardi, du sang a encore été jeté. Les manifestants ont encore fait leurs slogans autour d’un jeu de mot: “MPigs” formé à partir de MPs -abréviation de Members of Parliament (députés)- et de Pig (cochon). Mais les organisateurs, poursuivis depuis la précédente manifestation pour cruauté envers des animaux, avaient cette fois confectionné un cochon géant.
Les députés kényans, parmi les mieux payés du continent africain et ne payant pas d’impôts, tentent de s’octroyer une hausse de salaire de quelque 300.000 shillings (2.600 euros), pour revenir à celui touché par les députés de la précédente législature (851.000 shillings, soit environ 90 fois le salaire minimum au Kenya).
La Commission des Salaires et rémunérations, agence gouvernementale indépendante chargée de fixer les traitements de la fonction publique, avait décidé cette baisse de salaire des nouveaux députés, élus en mars. La nouvelle chambre basse compte 128 députés de plus que la précédente.
“Aidez ceux dans le besoin, pas les voraces”, pouvait-on lire mardi sur l’une des pancartes des manifestants. “Si vous obtenez une augmentation, j’arrête de payer des taxes”, disait une autre.
“Les Kenyans ne sont pas prêts à payer ça,” a affirmé l’une des organisatrices, Florence Kanyua, rappelant que ce sont les Kényans qui payent ces salaires via leurs impôts.
“Les enseignants, les policiers, les médecins et les infirmières ont des salaires de misère,” a-t-elle ajouté, “mais les députés ne pensent pas à ce genre de problème”.
“Le Parlement défie notre démocratie (…) c’est une impunité que nous ne pouvons pas accepter,” a renchéri un manifestant, John Nyaga, étudiant.
En début d’après-midi, les manifestants ont déposé leur cochon géant, paré de fleurs, devant les grilles du Parlement, puis lancé en l’air de faux billets de banque représentant eux aussi une bande de cochons.
Quelques personnalités étaient venus les soutenir.
Pour l’une d’elles, l’expert en droit constitutionnel Yash Pal Ghai, les députés “défient” la nouvelle Constitution kényane en remettant en question la Commission des salaires, reconnue par la Constitution, et ses membres.
“La plupart des Kenyans vivent dans une extrême pauvreté,” a-t-il ajouté. Soulignant par ailleurs le fort endettement du pays, il a estimé que ces salaires ne feraient “qu’alourdir cette charge”.
“L’économie de ce pays ne peut pas se le permettre,” a renchéri Khelef Khalifa, président d’une importante organisation de la société civile, Muslims for Human Rights (les Musulmans pour les droits de l’Homme).
Des dizaines de policiers, munis de matraques, casques et gaz lacrymogènes avaient été déployés autour du Parlement, dans le centre de Nairobi. Mais la manifestation n’a été marquée par aucun incident.
© 2013 AFP

1. Kenias Abgeordnete lehnen einen entschiedenen Rückgang ihrer Gehälter ab
NAIROBI (AFP) – 28.05.2013 17.54 Uhr
Die kenianischen Abgeordneten, unter den höchstbezahlten in Afrika, haben am Dienstag mit überwältigender Mehrheit ein Gesetz verabschiedet, das den kürzlichen Rückgang der Löhne wieder aufhebt. Dieser war von einer speziellen Regierungskommission, eingesetzt durch die neue Verfassung, beschlossen worden.
Am 1. März, wenige Tage vor den Parlamentswahlen, hatte die Kommission für Löhne und Gehälter, unabhängige Regierungsbehörde, insbesondere zuständig für die Festlegung der Entgelte im öffentlichen Dienst, einen Rückgang von ca. 40% der Gehälter der Abgeordneten beschlossen.
Sie hatte das Monatsgehalt der Abgeordneten auf 532.000 kenianische Schilling (rund 4.800 Euro) reduziert gegenüber 851.000 Schilling (rund 7.500 Euro) während der jetzt auslaufenden Legislaturperiode. Abgeordnetengehälter werden nicht besteuert.
Der Mindestlohn für gering qualifizierte Arbeitsplätze in Kenia ist auf etwa 9.800 Schilling (90 Euro) festgelegt.
Am Dienstag stimmte das Haus über ein Gesetz ab, das die Entscheidung der Kommission im Amtsblatt veröffentlicht wieder aufhob, ignorierte die Kritik von Präsident Uhuru Kenyatta – ebenfalls im März gewählt – und ein großer Teil der Bevölkerung.
“Wir sind absolut nicht gierig (…) niemand hat die Macht, unsere Gehälter zu reduzieren”, erklärte der Abgeordnete William Cheptumo bei Vorlage des Entwurfs und nannte die Entscheidung der Kommission “verfassungswidrig”.
Die Kommission hat “überhaupt keine Autorität, unsere Gehälter zu bestimmen”, fügte ein weiterer Ageordneter, Mithika Linturi, hinzu: “Wir sind Mitglieder des Parlaments und wollen respektiert werden.”
Dieses Gesetz ist eines der ersten, das von den Abgeordneten seit der Installation des neuen Parlaments verabschiedet wird, das aus den Wahlen am 4. März hervorgegangen ist. Gleichzeitig war das Land Opfer eines massiven Stromausfalls auf nationaler Ebene, aufgrund eines technischen im Moment ungeklärten Fehlers.
Das neue Parlament, das erste seit der Verabschiedung der Verfassung von 2010, hat 350 Abgeordnete gegenüber 222 im scheidenden Parlament.
Im Januar, anlässlich der letzten Abstimmung vor Ablauf ihrer Amtszeit, hatten die Abgeordneten die Gewährung eines Bonus von mehr als 80.000 Euro verabschiedet für jeden von denen, die nicht wiedergewählt werden würden, eine Absicherung nach der Pensionierung und ein Staatsbegräbnis für alle Abgeordneten.
Sie hatten sich bereits die gleiche Art von Leistungen vor ein paar Monaten gewährt, da hatte aber der damalige Präsident Mwai Kibaki sein Veto eingelegt. Was er im März wieder tat, auf die entsetzten Reaktionen der Bevölkerung reagierend.
© 2013 AFP

2. Kenianer protestieren gegen ihre Abgeordneten, diese “gierigen Schweine”
NAIROBI (AFP) – 11.06.2013 20.34 Uhr
Einige hundert Kenianer demonstrierten am Dienstag vor ihrem Parlament in Nairobi und parodierten ihre Abgeordneten als “gierige Schweine”, die, gerade gewählt, sich eine deutliche Erhöhung ihrer Gehälter zugestehen wollen.
Der Verein “Besetzt das Parlament” hatte seine zweite Veranstaltung dieser Art. Die erste wurde Mitte Mai organisiert mit zwei Dutzend lebender Schweine und literweise Rinderblut auf dem Bürgersteig verschüttet.
Am Dienstag wurde wieder Blut vergossen. Die Demonstranten drehten ihre Parolen noch um ein Wortspiel: “MPigs”, ein Wort, abgeleitet von MPs (Abkürzung der Mitglieder des Parlaments) – und von Pig (Schwein). Aber die Organisatoren, die nach der vorigen Veranstaltung wegen Tierquälerei , belangt wurden, hatten diesmal hatte ein riesiges Schwein gebastelt.
Die Kenianischen Abgeordneten gehören zu den bestbezahlten in Afrika, brauchen keine Steuern zu zahlen und versuchen, sich eine Gehaltserhöhung von rund 300.000 Schilling (2.600 Euro) zu gewähren, um die von den Abgeordneten des vorherigen Parlaments empfangenen Leistungen zu haben ( 851.000 Schilling, etwa das 90-fache des Mindestlohns in Kenia).
Die Kommission für Löhne und Gehälter, unabhängige Behörde für die Festlegung der Gehälter des öffentlichen Dienstes, hatte diese niedrigeren Gehälter für die im März neugewählten Abgeordneten entschieden. Das neue Unterhaus hat 128 Sitze mehr als das vorige.
“Helft den Bedürftigen, nicht den Gefräßigen,” konnte man am Dienstag auf einem der Schilder der Demonstranten lesen. “Wenn ihr eine Gehaltserhöhung bekommt, zahle ich keine Steuern mehr”, auf einem anderen.
“Die Kenianer sind nicht bereit, das zu bezahlen”, sagte eine der Organisatorinnen, Florenz Kanyua, damit erinnerte sie daran, dass es die Kenianer sind, die diese Gehälter über ihre Steuern zahlen.
“Lehrer, Polizisten, Ärzte und Krankenschwestern haben einen Hungerlohn”, fügte sie hinzu, “aber die Abgeordneten denken nicht über diese Art von Problem nach.”
“Das Parlament spottet unserer Demokratie (…) das können wir nicht straflos akzeptieren”, stimmte ein Demonstrant zu, John Nyaga, Student.
Am frühen Nachmittag legten die Demonstranten ihr riesiges blumengeschmücktes Schwein vor die Tore des Parlaments, dann warfen sie gefälschte Banknoten in die Luft, die auch einen Haufen von Schweinen darstellten.
Einige Persönlichkeiten waren gekommen, um sie zu unterstützen.
Für einen von ihnen, den Verfassungsrechtler Yash Pal Ghai, die Abgeordneten “spotten” der neuen kenianischen Verfassung, indem sie die Gehaltskommission, von der Verfassung anerkannt, in Frage stellen.
“Die meisten Kenianer leben in extremer Armut”, fügte er hinzu. Auch die hohe Verschuldung des Landes betonend, meinte er, dass diese Löhne würden “nur diese Belastung erhöhen würden.”
“Die Wirtschaft in diesem Land kann es sich nicht leisten”, stimmte Khelef Khalifa bei, Präsident einer großen Organisation der Zivilgesellschaft, Muslime für Menschenrechte.
Dutzende von Polizisten mit Schlagstöcken, Helmen und Tränengas bewaffnet waren rund um das Parlament im Zentrum von Nairobi im Einsatz. Doch die Veranstaltung verzeichnete keinen Zwischenfall.
© 2013 AFP

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