KENIA: AUSLÄNDERFEINDLICHE STRAßENSCHLACHTEN IN NAIROBI – Bataille rangée entre "Kényans" et Somalis dans un quartier de Nairobi

Kampf zwischen “Kenianern” und Somalis in einem Viertel von Nairobi
NAIROBI (AFP) – 2012.11.19 16.43 – Von Aymeric Vincenot
In aufeinanderfolgenden Wellen, von denen jede wiederum unter einem Regen von Steinen nach vorne und dann zurückrollt, stoßen junge ethnische Somali auf der einen Seite und Kenianer aus anderen Gemeinden auf der anderen in den Straßen von Eastleigh, einem Stadtteil von Nairobi, zusammen, der am Vorabend Schauplatz eines mörderischen Angriffs war.
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Bataille rangée entre “Kényans” et Somalis dans un quartier de Nairobi
NAIROBI (AFP) – 19.11.2012 16:43 – Par Aymeric VINCENOT
En vagues successives qui chacune leur tour avancent puis refluent sous une pluie de pierres, jeunes d’ethnie somalie d’un côté et Kényans d’autres communautés de l’autre, s’affrontent dans les rues d’Eastleigh, un quartier de Nairobi théâtre la veille d’un attentat meurtrier.

Un jeune homme tenant une pierre lors de heurts inter-ethniques, le 19 novembre 2012 dans un quartie
Kenia, Nairobi, interethnische Krawalle
Un jeune homme tenant une pierre lors de heurts inter-ethniques, le 19 novembre 2012 dans un quartier de Nairobi
Foto (c) AFP – by Tony Karumba

“Ces Somaliens sont des terroristes”, affirment les uns, désignant sous le même terme réfugiés somaliens et Kényans d’ethnie somalie originaires du nord du pays, qui constituent la majorité des habitants du quartier.
“Ils ont de l’argent et ils financent les (islamistes somaliens) shebab”, expliquent plusieurs membres du camp se revendiquant “kényan”, accusant ceux d’en face d’être responsables de l’explosion la veille dans le quartier d’une bombe placée dans un bus, qui a tué au moins 9 personnes.
Pour de nombreux Somalis d’Eastleigh, l’attentat n’est qu’un prétexte dont se sont saisis les jeunes d’en face, des “voleurs” venus selon eux des bidonvilles de l’autre côté de Juja Road, qui sépare le quartier entre sa partie haute, à majorité somalie, et sa partie basse.
“Depuis l’explosion, ils en profitent pour piller, ce ne sont pas des gamins du quartier. Ils ne viennent que pour nous voler”, explique Mohamed Noor Ismail, 36 ans, commerçant et président du comité d’îlotage du quartier, qui, un fouet à la main, surveille les alentours dans une autre rue d’Eastleigh.
Sur la Première Avenue d’Eastleigh, les pierres continuent de voler et la bataille fait rage, charges et replis se succèdent. Dans les rangs, quelques gamins d’une dizaine d’années à peine. Une jeune femme, jean moulant et haut rose au large décolleté, court une pierre dans une main, ses chaussures dans l’autre.
Entre les belligérants, un bus a fait les frais de la colère. Ses vitres sont brisées, des manifestants tentent en vain de le renverser.
Il faut près d’une demi-heure aux membres de la GSU, unité paramilitaire de la police qui pourtant quadrille le quartier, pour intervenir. Quelques grenades lacrymogènes suffisent à séparer les belligérants et ramener un semblant de calme.
Outre les GSU, dont la seule vue parvient à faire s’enfuir en courant le moindre groupe de jeunes rassemblés dans la rue, des Somalis patrouillent dans leur quartier, armés de machettes, de massues ou de barres de fer.
Dans une rue défoncée, un jeune d’une vingtaine d’années est une de leurs victimes. Agenouillé sous le soleil, il perd son sang abondamment, en gémissant “à l’aide”, l’arrière du crâne ouvert par un coup de machette qui a laissé une profonde et large coupure.
“C’est un gamin des rues, il a été surpris en train de voler”, affirme quelqu’un dans la foule des badauds qui le regardent, pour certains sans trop savoir que faire, pour d’autres sans cacher une certaine satisfaction revancharde.
Dans la matinée, les pilleurs semblent s’en être donnés à coeur joie. La bataille des pierres terminée, Gain Wamuyu ne peut que constater amèrement les dégâts: “ils ont tout pris”, soupire-t-elle, fataliste, devant le petit kiosque où elle vendait cigarettes, bonbons, stylos ou cartes de recharges téléphoniques et dont ne reste qu’une vitre brisée et des étagères vides.
Le calme revient peu à peu dans le quartier. Des parents affolés marchent d’un pas pressé, tenant fermement par la main les enfants qu’ils se sont empressés d’aller chercher à l’école.
Les violences à Eastleigh ont fait six blessés graves, selon la Croix-Rouge kényane, qui a également recensé de “très nombreuses” blessures plus légères.
La police restera sur place “jusqu’à ce que la situation redevienne normale”, a assuré à Eastleigh le chef de la police de Nairobi, Moses Nyakwama Ombati.
En milieu d’après-midi, le calme est revenu. Quelques voitures et minibus de transport collectif s’aventurent à nouveau dans le quartier, et les commerçants relèvent les rideaux de fer, malgré l’air toujours chargé des effluves irritantes des gaz lacrymogènes.
Mais certains manifestants sont frustrés. Côté “kényan”, on accuse la police d’avoir pris parti pour les Somalis en les empêchant d’en découdre. Et les esprits restent chauds.
“Enlève ton voile!”, crie en swahili un groupe de manifestants “kényans” à une musulmane qui se dirige vers la partie haute du quartier. “Ici c’est le Kenya”, clament-ils au passage d’un autre groupe de femme somalies.
© 2012 AFP

Des jeunes d'ethnie somalie armée de machettes lors de heurts inter-ethniques, le 19 novembre 2012 Un jeune homme de l'ethnie somalie face à des polciers kenyans lors de heurts inter-ethniques, le 1
Kenia, Nairobi, interethnische Krawalle, somalische Jugendliche
Des jeunes d’ethnie somalie armée de machettes lors de heurts inter-ethniques, le 19 novembre 2012 dans un quartier de Nairobi
Un jeune homme de l’ethnie somalie face à des polciers kenyans lors de heurts inter-ethniques, le 19 novembre 2012 dans un quartier de Nairobi
Fotos (c) AFP – by Carl de Souza

Kampf zwischen “Kenianern” und Somalis in einem Viertel von Nairobi
NAIROBI (AFP) – 2012.11.19 16.43 – Von Aymeric Vincenot
In aufeinanderfolgenden Wellen, von denen jede wiederum unter einem Regen von Steinen nach vorne und dann zurückrollt, stoßen junge ethnische Somali auf der einen Seite und Kenianer aus anderen Gemeinden auf der anderen in den Straßen von Eastleigh, einem Stadtteil von Nairobi, zusammen, der am Vorabend Schauplatz eines mörderischen Angriffs war.
“Diese Somalis sind Terroristen” sagen einige und packen in den gleichen Begriff die somalischen Flüchtlinge und ethnische Somali-Kenianer aus nördlichen Ländern, die die Mehrheit der Einwohner darstellen.
“Sie haben Geld, und sie finanzieren die (somalischen Islamisten) Shebab”, sagen mehrere Mitglieder des “kenianischen” Lagers, und werfen ihren Gegenüber vor, verantwortlich zu sein für die Explosion gestern im Bezirk einer Bombe in einem Bus, die mindestens neun Menschen getötet hat.
Für viele Somalis in Eastleigh ist der Angriff nur ein Vorwand, den die Jugendlichen gegenüber ergriffen haben, “Diebe”, die aus den Slums von der anderen Seite der Juja Road gekommen sind, die den oberen, überwiegend Somali-, und den unteren Teil trennt.
“Seit der Explosion nutzen sie die Gelegenheit, um zu plündern, es sind nicht die Nachbarschaftskinder. Sie kommen nur, um zu stehlen”, sagte Mohamed Ismail Noor, 36, Unternehmer und Vorsitzender des Nachbarschaftskommitees, eine Peitsche in der Hand.
Auf der First Avenue Eastleigh fliegen die Steine weiterhin und die Schlacht tobt. In den Reihen, einige Kinder von zehn Jahren. Eine junge Frau, dünne Jeans und rosa Spitzenausschnitt, hält einen Stein in einer Hand und ihreSchuhe in der anderen.
Zwischen den Kriegführenden ist ein Bus Opfer des Zorns. Seine Fenster zerbrochen, die Demonstranten versuchten erfolglos, ihn umzustürzen.
Es dauert fast eine halbe Stunde, bis die Mitglieder der GSU, paramilitärische Polizei-Einheit, intervenieren. Einige Tränengasgeschosse werden ausreichen, um die Kriegsparteien zu trennen und einen Anschein von Ruhe zu geben.
Neben der GSU, deren bloßer Anblick jede Gruppe junger Leute auf der Straße davonlaufen lässt, laufen in ihrer Nachbarschaft Somali Patrouille, mit Macheten, Knüppeln und Eisenstangen bewaffnet.
In einer abgelegenen Straße ist ein junger Mann von zwanzig Jahren eines ihrer Opfer. Hinkniend in der Sonne verliert er sein Blut reichlich, stöhnt “Hilfe, Hilfe”, die Rückseite des Schädels mit einer Machete aufgeschlagen.
“Dies ist ein Straßenkind, er wurde beim Diebstahl erwischt”, sagte jemand in der Menge der Schaulustigen.
Am Morgen scheinen die Räuber vollen Herzens zugegriffen zu haben. Der Kampf um Steine ist vorbei, Gain Wamuyu sieht nur den Schaden, bitter: “Sie nahmen alles”, seufzt sie, fatalistisch, vor dem kleinen Kiosk, wo sie verkauft Zigaretten, Süßigkeiten, Stifte oder Handy-Karten – nun bleiben nur Glasscherben und leere Regale.
Ruhe kehrt allmählich in der Nachbarschaft zurück. Bestürzte Eltern gehen in Eile, fest an der Hand die Kinder, die sie aus der Schule holen.
Die Gewalt in Eastleigh brachte4 sechs schwere Verletzungen, nach dem kenianischen Roten Kreuz, das auch “sehr viele” leichtere Verletzungen festgestellt hatte.
Die Polizei wird in Kraft bleiben, “bis sich die Lage wieder normalisiert”, versicherte der Eastleigh Polizeichef in Nairobi, Moses Nyakwama Ombati.
Bis Mitte Nachmittag kehrte Ruhe ein. Einige Autos und Minibus Transporte sind zurück in der Nachbarschaft, und Händler heben den Eisernen Vorhang, obwohl die Luft immer noch voll ist mit dem reizenden Geruch von Tränengas.
Aber einige Demonstranten sind frustriert. Auf der “kenianischen” Seite wird der Polizei vorgeworfen, mit den Somalis paktiert zu haben. Und die Köpfe bleiben heiß.
“Zieh deinen Schleier runter!”, schreit in Swahili eine Gruppe von Demonstranten “Kenya” , als eine Muslimin vorbeigeht. “Hier ist Kenia”, behaupten sie vor einer anderen Gruppe von somalischen Frauen.
© 2012 AFP

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