KENIA, DER ARME NORDEN: KÜNFTIGES ELDORADO? – Kenya: le nord nomadique et désertique, un nouvel et improbable Eldorado

Kenia: der trockene und nomadische Norden, ein neues und unwahrscheinliches Eldorado
Loyangalani (Kenia) (AFP) – 2012.05.31 15.04 – Von Boris Bachorz
Arm, dürr, von wenigen Nomaden bevölkert: Der Norden Kenias wird seit Jahrzehnten ignoriert. Durch Öl und Windenergie wird er vielleicht morgen der Motor der Wirtschaftskraft von Ostafrika. “Kenia war lange zwischen einer Region mit hohem Potenzial und einer mit geringem Potential geteilt worden, nach einer ganz bewussten Politik der Regierung”, bemerkt Mzalendo Kibunjia, Präsident der Nationalen Kommission für den Zusammenhalt und Integration.
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Kenya: le nord nomadique et désertique, un nouvel et improbable Eldorado
LOYANGALANI (Kenya) (AFP) – 31.05.2012 15:04 – Par Boris BACHORZ
Pauvre, aride, peuplé de rares nomades, le nord du Kenya a été ignoré pendant des décennies. Le pétrole et l’énergie éolienne en feront peut-être demain le moteur de la première puissance économique d’Afrique de l’Est.

Une mère et son enfant de la tribu El Molo dans le village de Komote, dans le nord du Kenya, le 18 mEoliennes dans les collines Ngong, à 25 kilomètres au sud-ouest de Nairobi, le 29 octobre 2010
Mutter und Kind vom Stamm der El Molo. Kenia
Une mère et son enfant de la tribu El Molo dans le village de Komote, dans le nord du Kenya, le 18 mai 2012
Foto (c) AFP – by Carl de Souza

Windräder in Ngong, Kenia
Eoliennes dans les collines Ngong, à 25 kilomètres au sud-ouest de Nairobi, le 29 octobre 2010
Foto (c) AFP/Archives – by Tony Karumba

“Le Kenya a longtemps été divisé entre une région à haut potentiel et une autre à bas potentiel, selon une politique gouvernementale tout à fait délibérée”, relève Mzalendo Kibunjia, président de la Commission nationale pour la cohésion et l’intégration.
“Mais aujourd’hui, la région à bas potentiel est en train de devenir celle à haut potentiel”, ajoutait ce responsable lors d’un récent colloque sur l’avenir du nord du Kenya, organisé à Loyangalani, au bord du lac Turkana, une des régions les plus chaudes et les plus désolées d’Afrique.
Il y eut d’abord début mars le lancement de ce qui est présenté comme le projet d’infrastructure le plus ambitieux d’Afrique: un oléoduc, une voie ferrée et une autoroute traversant le nord du Kenya jusqu’au port de Lamu, au bord de l’océan Indien, pour offrir une fenêtre maritime au Soudan du Sud — et à son pétrole — ainsi qu’à l’Ethiopie, voisins enclavés du Kenya. Coût: 18 milliards d’euros.
Quantité très prometteuse de pétrole
Quelques jours plus tard, la société britannique Tullow Oil annonçait avoir trouvé une quantité très prometteuse de pétrole sur son site de Ngamia 1 au nord-ouest du Turkana, potentiellement plus importante que partout ailleurs en Afrique de l’Est.
Enfin, un consortium de sociétés européennes et africaines doit lancer dans les prochains mois au Turkana la construction du plus important parc éolien d’Afrique, susceptible de subvenir à 20% des besoins énergétiques du Kenya.
Quelques mois qui suffiront peut-être à bouleverser la configuration historique du Kenya: l’immense nord du pays, à peu près la moitié de la superficie du pays de 582.600 km2, n’est peuplé que par 10% des 38,6 millions d’habitants.
Les trois comtés de l’extrème nord du pays sont, de loin, les plus pauvres du pays. 94,3% des habitants du Turkana vivent sous le seuil de pauvreté, contre 22% dans la capitale Nairobi, selon le dernier recensement de 2009.
Un habitant du Turkana doit parcourir en moyenne 52 km pour accéder au premier hôpital, contre 5 km à Nairobi.
“Il y a une partie du Kenya dont l’autre partie ne sait rien et se soucie semble-t-il encore moins”, relevait dès 1947 l’écrivain et voyageur américain Negley Farson.
Nomades privés d’eau courante
Encore aujourd’hui, la route bitumée s’arrête un peu plus de 40 km au nord d’Isiolo, la “ville-frontière” implicite du Kenya. Le reste n’est que pistes, impraticables en saison des pluies, parfois à la merci de bandits.
“Ce sont d’abord les Britanniques qui ont traité cette région comme une frontière: il n’y avait ni café, ni thé, pas d’industrie. C’était tout au plus une zone de front entre Britanniques et Italiens” pendant la deuxième guerre mondiale, rappelle Hassan Wario, directeur des musées et des sites aux Musées nationaux du Kenya.
Après l’indépendance, “le gouvernement kényan a repris à son compte cette idée”, poursuit M. Wario, un natif de Wajir (nord) dont l’enfance a été marquée par le couvre-feu imposé à la population et autres “mesures punitives”.
A mille lieux des sphères du pouvoir de Nairobi, les Turkana, Samburu, Somali, Rendille, Gabra et autres El Molo, nomades éleveurs de chèvres et de dromadaires privés d’électricité et d’eau courante, tiennent-ils aujourd’hui leur revanche ?
“Si on fait du bon travail, il suffit de cinq ans” pour permettre au nord du Kenya de rattraper son retard, assure le député de la circonscription de Laisamis (nord), Joseph Lekuton. D’autant plus qu’une nouvelle Constitution adoptée en 2010 va décentraliser dès l’an prochain d’importants budgets vers les régions.
Spéculation immobilière
Mais déjà à Lamu, la population s’inquiète d’être submergée par la main d’oeuvre importée pour construire le port en eau profonde censé être trois fois plus grand que celui de Mombasa (sud), le plus important d’Afrique de l’Est à ce jour.
“Nous sommes au Kenya, où il n’y a pas un corps intermédiaire politique honnête mais des intérêts et du chauvinisme liés aux origines ethniques” et le décollage énergétique du nord “bénéficiera d’abord aux élites en place”, craint M. Wario.
La spéculation immobilière fait déjà rage autour des champs pétroliers du Turkana, avec certains ministres aux avant-postes. “Cela prendra du temps avant qu’un El Molo ou un Turkana voient la couleur d’un pétrodollar”, ajoute cet expert.
© 2012 AFP

Kenia: der trockene und nomadische Norden, ein neues und unwahrscheinliches Eldorado
Loyangalani (Kenia) (AFP) – 2012.05.31 15.04 – Von Boris Bachorz
Arm, dürr, von wenigen Nomaden bevölkert: Der Norden Kenias wird seit Jahrzehnten ignoriert. Durch Öl und Windenergie wird er vielleicht morgen der Motor der Wirtschaftskraft von Ostafrika. “Kenia war lange zwischen einer Region mit hohem Potenzial und einer mit geringem Potential geteilt worden, nach einer ganz bewussten Politik der Regierung”, bemerkt Mzalendo Kibunjia, Präsident der Nationalen Kommission für den Zusammenhalt und Integration.
“Aber heute entwickelt sich die geringes-Potenzial-Region zu einer mit hohem Potenzial”, sagte er kürzlich bei einem Symposium über die Zukunft des Norden Kenias, organisiert in Loyangalani am Turkana-See, einer der heißesten der ödesten Regionen von Afrika.
Zuerst war da Anfang März die Einführung des so genannten Infrastruktur-Projekts, das ehrgeizigste in Afrika vorgestellt: Pipeline, Eisenbahn und eine Autobahn durch den Norden Kenias bis in den Hafen von Lamu am Rand des Indischen Ozeans – ein Fenster aufs Meer für den Süd-Sudan und sein Öl ebenso wie für Äthiopien, nachbarlicher Binnenstaat. Kosten: € 18 Milliarden.
Vielversprechende Menge an Öl
Ein paar Tage später kündigte die britische Firma Tullow Oil an, sie habe eine viel versprechende Menge Öl auf ihrem Standort Ngamia im Nordwesten von Turkana gefunden, die möglicherweise noch wichtiger ist als sonst irgendwo in Ostafrika.
Schließlich sollte ein Konsortium aus europäischen und afrikanischen Gesellschaften in den kommenden Monaten in Turkana den größten Windpark in Afrika starten, der 20% des Energiebedarfs in Kenia unterstützen kann.
Wenige Monate können ausreichend sein, um die historische Konfiguration von Kenia zu verstören: Der Norden, etwa die Hälfte der Landfläche von 582.600 km2, wird von nur 10% der 38,6 Millionen Einwohner bewohnt .
Die drei Grafschaften im äußersten Norden des Landes sind mit Abstand die ärmsten des Landes. 94,3% der Menschen in Turkana leben unterhalb der Armutsgrenze, gegenüber 22% in der Hauptstadt Nairobi, nach dem neuesten Stand der Volkszählung 2009.
Ein Turkaner muss einen Durchschnitt von 52 km zurücklegen, um das erste Krankenhaus zu erreichen, gegen 5 km in Nairobi.
“Es gibt einen ein Teil von Kenia, von dem der andere nichts weiß und, wie es scheint, noch weniger wissen will”, sagte 1947 der amerikanische Schriftsteller und Reisende Negley Farson.
Nomaden ohne Leitungswasser
Noch heute hört die asphaltierte Straße knapp über 40 km nördlich von Isiolo, der impliziten “Grenzstadt” von Kenia, auf. Der Rest sind nur Spuren, unpassierbar während der Regenzeit, manchmal von Banditen bedroht.
“Es waren vor allem die Briten, die diese Region als eine Grenze behandelt hatten: Es gab keinen Kaffee, keinen Tee, keine Industrie. Es war bestenfalls eine Frontalzone zwischen Briten und Italienern” während des Zweiten Weltkriegs, so erinnert sich Hassan Wario, Direktor der Museen und Sehenswürdigkeiten in den National Museums of Kenya.
Nach der Unabhängigkeit “hatte die kenianische Regierung diese Idee aufgegriffen”, sagt Mr. Wario, gebürtig aus Wajir (Norden) – seine Kindheit wurde von der Ausgangssperre markiert und anderen “Strafmaßnahmen” .
Tausend Meilen entfernt von den Kreisen der Macht in Nairobi, wollen die Turkana, Samburu, Somali, Rendille Gabra und andere El Molo, nomadische Hirten der Kamele und Ziegen, ohne Strom und fließendes Wasser, sich jetzt rächen?
“Wenn wir einen guten Job machen, dauert es nur fünf Jahre”, damit der Norden Kenias aufholt, sagt der Regionalparlamentarier aus Laisamis (Norden), Joseph Lekuton. Vor allem, da eine neue Verfassung, im Jahr 2010 angenommen, im nächsten Jahr erhebliche Mittel auf die Regionen dezentralisieren qwird.
Immobilienspekulation
Aber bereits in Lamu sind die Menschen besorgt, von von importierten Arbeitskräften überschwemmt zu werden. Der Tiefwasserhafen soll dreimal größer sein als der von Mombasa (Süd), der größte in Afrika.
“Wir sind in Kenia, wo es nicht eine ehrliche zwischengeschaltete Stelle gibt, aber nur politisches Interesse und im Zusammenhang mit ethnischem Chauvinismus”, und vom Take-off der Energie des Nordens “werden die Eliten in erster Linie profitieren”, fürchtet Herr Wario.
Immobilienspekulation ist bereits herumgewirbelt in den Ölfeldern der Turkana, mit einigen Ministern an der Spitze. “Es dauern, bevor ein El Molo oder ein Turkana die Farbe eines Petrodollar sehen”, fügte der Experte hinzu.
© 2012 AFP

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