KENIA, EXCISION: IN RICHTUNG NULLTOLERANZ BEI FGM, ABER MIT DEN MÄNNERN – Au Kenya, des hommes contre les mutilations génitales féminines

In Kenia kämpfen Männer gegen weibliche Genitalverstümmelung
NAIROBI (IPS) – 26. Februar 2013
Von Miriam Gathigah
In Kenia geht die Praxis zurück, dank des Gesetzes, aber auch dank des Engagements – auch wenn es manchmal zweckgebunden ist – der Männer, das immer bedeutsamer wird.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> THEMA EXCISION in AFRIKANEWS ARCHIV

Au Kenya, des hommes contre les mutilations génitales féminines
NAIROBI (IPS) – 26 février 2013
Par Miriam Gathigah
Dans le pays, la pratique régresse, grâce à la loi mais aussi à l’engagement – même s’il est parfois intéressé – de plus en plus important des hommes.
Aux yeux de la communauté Samburu, au nord du Kenya, passe encore que Julius Lekupe n’ait pas eu de fils. Mais le pire était que sa fille aînée ait refusé de se faire « couper ».

female_mutilation_464


« Ici, les femmes sont comme une propriété. On les excise et on les marie, parfois dès l’âge de 10 ans », témoigne-t-il. Il savait que sa fille, à 16 ans, n’avait plus beaucoup de temps avant de devoir subir ce rituel, contre sa volonté. « Elle m’a supplié de la soutenir et de la protéger. C’était une décision difficile, mais j’ai accepté. Je l’ai envoyée vivre avec une amie à Nairobi », raconte-t-il.

Julius Lekupe est l’un de ces hommes membres d’une communauté ethnique pratiquant la coupure/mutilation génitale féminine (C/MGF) qui, de plus en plus nombreux, ont commencé à s’élever contre cette pratique. Dans la loi déjà, le vent a tourné. En 2010, le parlement kényan a adopté la Loi sur l’Interdiction des Mutilations Génitales Féminines, qui stipule que les auteurs sont passibles de 7 ans de prison et d’une amende qui peut s’élever à 5 800 dollars – une somme conséquente dans ce pays d’Afrique de l’Est où le salaire mensuel moyen est de 250 dollars.
La combinaison de la législation et du changement d’attitude dans les communautés semble commencer à porter ses fruits. Mercredi 6 février, à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, les Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et pour la Population (UNFPA) ont publié de nouveaux chiffres, qui montrent un recul de la mutilation génitale féminine sur le continent africain, et particulièrement chez les plus jeunes filles. Les agences citent notamment le Kenya en exemple, dans leur communiqué publié ce 6 février, soulignant que « les femmes âgées de 45 à 49 ans sont trois fois plus nombreuses à l’avoir subie que les filles âgées de 15 à 19. » Pour le directeur exécutif de l’Unicef, Anthony Lake, « ce progrès montre qu’il est possible de mettre un terme aux C/MGF. Nous pouvons et devons le faire, pour aider des millions de filles et de femmes à vivre une vie meilleure ».
De plus en plus, les hommes assument un rôle actif pour promouvoir ce changement culturel. C’est ce que relevait le rapport 2012 de l’UNFPA, “Accélérer le changement” (ici en anglais). En plus des pères comme Julius Lekupe qui protègent leurs filles, de jeunes hommes dans tout le Kenya prennent la parole publiquement pour déclarer leur volonté d’épouser des femmes non coupées. Des prises de positions significatives dans un pays où la mutilation génitale féminine reste souvent un prérequis au mariage.

De plus, en 2011, une vingtaine de leaders musulmans se sont déclarés opposés aux C/MGF. « On nous a longtemps fait croire que les mutilations génitales féminines étaient une recommandation du Prophète, et que les fidèles doivent les pratiquer », raconte Abdi Omar, un père de famille de Garissa, au nord du Kenya. « Mais dans tout le pays des responsables musulmans nous disent désormais que ce n’est pas le cas. Pourquoi devrais-je les pratiquer, si le Prophète ne l’a pas fait ? »

« Vers la tolérance zéro »
Selon Ibrahim Shabi, un militant contre les C/MGF à Isiolo – une autre ville du nord – cette prise de position des responsables religieux est très importante pour influencer les Kenyans Somaliens du nord du pays, chez qui le taux de prévalence des C/MGF atteint 98%. A Kapenguria, dans la vallée du Rift, le Conseil local s’est joint en 2011 à ces voix de plus en plus nombreuses, en appelant dans une déclaration publique à abandonner la pratique. « C’est une communauté qui est connue pour pratiquer des formes extrêmement brutales de C/MGF », souligne Philipo Lotimari, une des édiles de la ville. Et de témoigner : la première fois qu’une fille a une relation sexuelle, après l’excision, on lui ouvre le vagin avec la corne d’une vache.
Selon Philipo Lotimari la prise de position du conseil – uniquement masculin – a fait évoluer les attitudes en envoyant « ce message collectif : on peut très bien épouser une femme qui n’est pas excisée ». Il ajoute que ses jeunes sœurs ne le sont d’ailleurs pas, et espère qu’elles pourront suivre des études et ne pas être mariées contre leur volonté.
Mais pour les hommes, les raisons de s’opposer à la pratique ne sont pas forcément altruistes. Les jeunes hommes de la région sont contre les C/MGF car eux même s’en estiment « victimes », note Abdi Omar : « Si la fille est recousue de façon trop serrée, on ne peut pas la pénétrer, on ne peut pas prendre du plaisir dans les rapports sexuels ».
Le Dr. Salim Ali, spécialiste en santé reproductive dans le nord du Kenya, explique : « Les relations sexuelles [pour les femmes qui ont subi des C/MGF] sont inconfortables et elles le ressentent comme un devoir. Elles atteignent rarement l’orgasme. Pour et avec les femmes qui n’ont pas été coupées, le sexe peut être un plaisir ».

Grace Gakii, une militante des droits des femmes, ajoute que les hommes dont les femmes ont souffert de complications à l’accouchement doivent payer les opérations d’urgence. « Pour obtenir l’argent nécessaire, les hommes doivent vendre leur bétail. Un vrai problème en raison de l’importance, pour eux, de leur troupeau », explique celle qui a travaillé sur les C/MGF auprès des communautés Masai ou Pokot.

bannerwomenCes hommes qui se positionnent contre les mutilations génitales féminines ne sont donc pas forcément des alliés directs des femmes. Mais leur implication est néanmoins nécessaire pour parvenir à l’éradication de cette pratique, souligne Grace Gakii. « Si de plus en plus de conseils d’hommes, vieux comme jeunes, soutiennent une société sans C/MGF, alors le Kenya se dirigera vers la tolérance zéro ».
© 2013 IPSnouvelles.be

In Kenia kämpfen Männer gegen weibliche Genitalverstümmelung
NAIROBI (IPS) – 26. Februar 2013
Von Miriam Gathigah
In Kenia geht die Praxis zurück, dank des Gesetzes, aber auch dank des Engagements – auch wenn es manchmal zweckgebunden ist – der Männer, das immer bedeutsamer wird.
Nach der Meinung der Samburu Ethnie im Norden Kenias ging noch durch, dass Julius Lekupe keinen Sohn bekommen hatte. Aber das Schlimmste war, dass seine älteste Tochter es abgelehnt hatte, sich “verschneiden” zu lassen.
“Hier gelten die Frauen als Eigentum. Sie werden beschnitten und geheiratet, manchmal schon mit 10 Jahren”, reflektiert er. Er wusste, dass seine Tochter, im Alter von 16, nicht mehr viel Zeit hatte, bevor sie sich diesem Ritual unterziehen musste, gegen ihren Willen. “Sie hat mich angefleht, sie zu unterstützen und zu schützen. Es war eine schwierige Entscheidung, aber ich stimmte zu. Ich schickte sie zu einer Freundin in Nairobi”, erzählt er.
Julius Lekupe ist einer dieser Männer, Mitglied einer ethnischen Gemeinschaft, die Schneiden / weibliche Genitalverstümmelung (C/FGM) praktiziert, die immer zahlreicher begonnen haben, sich gegen diese Praxis zu wenden. In der Gesetzgebung hatte sich das Blatt bereits gewendet. 2010 hat das kenianische Parlament das Gesetz über das Verbot der weiblichen Genitalverstümmelung verabschiedet, was bedeutet, dass die Täter zu sieben Jahren Gefängnis und einer Geldstrafe bis zu 5800 Dollar verurteilt werden können – eine beträchtliche Summe in diesem Land in Ostafrika , wo das durchschnittliche Monatsgehalt 250 $ beträgt.
Die Kombination aus Gesetzgebung und Veränderung von Einstellungen in der Gemeinschaft scheint langsam Früchte zu tragen. Am 6. Februar, anlässlich des Internationalen Tag der Toleranz Null bei FGM haben das Kinderhilfswerk der Vereinten Nationen (UNICEF) und der Bevölkerungsfonds der Vereinten Nationen (UNFPA) neue Zahlen veröffentlicht, die einen Rückgang der weiblichen Genitalverstümmelung in Afrika zeigen, vor allem bei jüngeren Mädchen. Die Fonds führen insbesondere Kenia als Beispiel an, in ihrer am 6. Februar veröffentlichten Erklärung, und stellen fest, dass “Frauen im Alter von 45 bis 49 diese drei Mal häufiger erlebt haben als Mädchen im Alter von 15 bis 19.” Für die Direktorin von UNICEF, Anthony Lake , “zeigen diese Fortschritte, dass es möglich ist, die C/FGM zu stoppen. Wir können und müssen es tun, damit Millionen von Mädchen und Frauen ein besseres Leben leben können.”
Zunehmend nehmen Männer eine aktive Rolle bei der Förderung dieses kulturellen Wandels ein. Dies stellte der UNFPA-Bericht von 2012, “Den Wandel beschleunigen” ( hier in englischer Sprache) fest. Neben Vätern wie Julius Lekupe , die ihre Töchter schützen, melden sich junge Männer in ganz Kenia zu Wort und erklären öffentlich ihre Absicht, unbeschnittene Frauen zu heiraten. Bedeutungsvolle Stellungnahmen in einem Land, wo weibliche Genitalverstümmelung oft eine Voraussetzung für die Ehe ist.
Darüber hinaus haben sich im Jahr 2011 zwanzig muslimische Führer gegen die C/FGM ausgesprochen. “Wir habt uns lange glauben lassen, dass die weibliche Genitalverstümmelung eine Empfehlung des Propheten war, und dass die Gläubigen sie praktizieren müssen”, sagt Abdi Omar , ein Familienvater aus Garissa, im Norden Kenias. “Aber im ganzen Land sagen uns nun muslimische Führer, es ist nicht der Fall. Warum sollte ich es tun, wenn der Prophet es nicht getan hat?”
“In Richtung der Null-Toleranz”
Nach Ibrahim Shabi, einem Aktivisten gegen die C/FGM in Isiolo – einer anderen Stadt im Norden – ist diese Position der religiösen Führer sehr wichtig, um die kenianischen Somalier im Norden zu beeinflussen, bei denen die Rate von C/FGM 98% erreicht. In Kapenguria im Rift Valley hat sich der Gemeinderat im Jahr 2011 diesen zahlreicher werdenden Stimmen angeschlossen und forderte in einer öffentlichen Erklärung, die Praxis aufzugeben. “Das ist eine Gemeinschaft, die für die Ausübung äußerst brutaler Formen der C/FGM bekannt ist”, sagt Philipo Lotimari, einer der man ihm die Vagina mit dem Horn einer Kuh .
Nach Philipo Lotimari hat die Stellungnahme des Gemeinderates – nur Männer – die Einstellungen geändert, indem sje “diese kollektive Botschaft” transportierte: “Wir können sehr gut eine Frau heiraten, die nicht beschnitten ist.” Er fügt hinzu , dass seine jüngeren Schwestern es auch nicht sind, und hoffet, dass sie studieren können und nicht gegen ihren Willen verheiratet werden.
Aber für die Männer sind die Gründe, sich dieser Praxis zu widersetzen, nicht unbedingt altruistisch. Junge Männer in der Region sind gegen die C/FGM , weil sie sich sogar als “Opfer” sehen, sagt Abdi Omar : “Wenn das Mädchen zu eng genäht ist, kann man sie nicht penetrieren, man kann keine Freude am Sex haben.”
Dr. Salim Ali, ein Spezialist im Bereich der reproduktiven Gesundheit im Norden Kenias, sagt: “Der Geschlechtsverkehr [für Frauen, die C/FGM erlitten haben] ist unbequem , und sie empfinden ihn als Pflicht. Sie erreichen selten einen Orgasmus. Für und mit Frauen, die nicht beschnitten wurden, kann Sex Spaß machen. ”
Grace Gakii, eine Frauenrechtlerin, sagt, dass die Männer, deren Ehefrauen Komplikationen während der Geburt haben, für Notfall-Operationen zahlen müssen. “Für das notwendige Geld müssen die Männer ihr Vieh verkaufen. Ein echtes Problem wegen der Bedeutung ihrer Herde für sie”, sagt diese Frau, die über C/FGM unter den Pokot und Massai arbeitet.
Diese Männer, die sich gegen weibliche Genitalverstümmelung positionieren, sind nicht unbedingt direkte Verbündete der Frauen. Aber ihr Engagement ist immerhin notwendig, um die Ausrottung dieser Praxis zu erreichen , sagt Grace Gakii . “Wenn mehr und mehr Männerräte, alte wie junge, eine Gesellschaft ohne C/FGM unterstützen, dann strebt Kenia in Richtung Null-Toleranz.”
© 2013 IPSnouvelles.be

Leave a Reply