KENIA: LONDON ENTSCHÄDIGT ENDLICH DIE MAU MAU – Kenya: Londres va indemniser des victimes de la révolte Mau Mau de 1952-1960

1. Mau Mau: Tausende Kenianer verklagen London
4. Juni 2013, 22:42 http://derstandard.at/r652/Afrika
Millionen Euro Schadensersatz für Kolonialverbrechen gefordert
Nairobi/London – Mehr als 8.000 Kenianer wollen die frühere Kolonialmacht Großbritannien wegen schwerer Vergehen während des Mau-Mau-Kriegs in den 1950er-Jahren verklagen. Wie Kenias Anwaltskammer (LSK) am Dienstag mitteilte, liegen ihr entsprechende Listen von zwei Rechtsanwaltskanzleien vor. Demnach belaufen sich die Schadensersatzforderungen der ehemaligen anti-kolonialen Mau-Mau-Kämpfer auf umgerechnet mehrere Millionen Euro.
2. Mau-Mau-Aufstand: Folteropfer sollen Entschädigung erhalten
6. Juni 2013, 15:42 http://derstandard.at/r652/Afrika
Britische Regierung will 5.000 Überlebenden je 3.000 Euro zahlen – Denkmal für Opfer des Kolonialismus geplant
Die Regierung Großbritanniens beabsichtigt, mehr als 5.000 Überlebenden, die während des kenianischen Mau-Mau-Aufstands in Gefängnissen der damaligen Kolonialmacht gefoltert wurden, Entschädigungen zu zahlen.

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1. sur 2 : Des milliers de Kenyans poursuivent Londres pour sévices coloniaux
Publié le 04 juin 2013 à 11h57 AFP NAIROBI
Plus de huit mille Kényans réclament des millions de dollars au gouvernement britannique en
compensation des mauvais traitements infligés pendant l’insurrection Mau Mau des années 1950 qui avait fait au moins 10 000 morts durant la période coloniale, selon une association d’avocats.

Des combattants Mau Mau conduits au tribunal de Githunguri, au Kenya, en avril 1953, au temps de l'un vétéran Mau Mau célèbre la décision de justice, à Nairobi, le 5 octobre dernier.
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L: 1953: Mau Mau Kämpfer werden zum Gericht geführt – r: ein Mau Mau feiert das Gerichtsurteil in Nairobi Oktober 2012
g : Des combattants Mau Mau conduits au tribunal de Githunguri, au Kenya, en avril 1953, au temps de l’insurrection Mau Mau contre l’administration coloniale britannique, afp.com -,dr : un vétéran Mau Mau célèbre la décision de justice, à Nairobi, le 5 octobre dernier.
PHOTO BEN CURTIS, ARCHIVES AP –

La Lawyer Society of Kenya (LSK, association professionnelle qui regroupe des avocats) a reçu des listes d’anciens combattants Mau Mau réclamant le versement de dommages évalués à des milliards de shillings de la part du gouvernement britannique», a indiqué dans un communiqué mardi Apollo Mboyan, président de l’association.
Ces milliers de réclamations interviennent à la suite d’une décision de justice de la Haute cour de Londres en octobre 2012 autorisant trois vieux Kenyans à poursuivre le gouvernement britannique.
Depuis, un bureau d’avocats a soumis une liste de plus de 8000 noms tandis qu’un autre a présenté 700 autres noms de victimes, selon la LSK qui coordonne les requêtes
Ce nombre devrait encore augmenter avec d’autres noms apportés par la Commission kényane des droits de l’homme, qui a soutenu la première action en justice.
Au moins 10 000 personnes ont trouvé la mort durant l’insurrection Mau Mau de la période 1952-1960 contre le régime colonial britannique, brutalement réprimée, et certaines sources ont évoqué un nombre de victimes bien plus élevé.
À l’époque, l’attention internationale avait été surtout attirée par la mort de 32 colons blancs durant la révolte.
Les trois plaignants kényans, Paulo Muoka Nzili, Wambugu Wa Nyingi et Jane Muthoni Mara, avaient fait état devant la justice britannique de tortures et des mutilations sexuelles.
Un grand nombre de plaignants n’ont apparemment jamais porté d’armes, mais ils ont été maltraités après avoir été accusés de nourrir et d’aider les rebelles qui terrorisaient les communautés de colons.
Des dizaines de milliers de personnes avaient été détenues, dont le grand-père du président américain Barack Obama.
La révolte des Mau Mau, qui recrutaient essentiellement dans la communauté kikuyu, a précédé l’accession à l’indépendance du pays en 1963. Le premier président, Jomo Kenyatta, était kikuyu et ancien Mau Mau.
© 2013 AFP

2. Kenya: Londres va indemniser des victimes de la révolte Mau Mau de 1952-1960
LONDRES (AFP) – 06.06.2013 14:07 – Par Anne Laure MONDESERT
Londres a finalement accepté d’indemniser à hauteur de 20 millions de livres plusieurs milliers de Kényans, quelque 60 ans après la répression de l’insurrection des Mau Mau, une page particulièrement sombre de l’histoire coloniale britannique.
A Nairobi, quelque 160 Mau Mau, certains très âgés, ont accueilli la nouvelle avec une intense émotion, et une grande fierté.
“Le gouvernement reconnaît que des Kényans ont été soumis à des tortures et à d’autres formes de mauvais traitements entre les mains de l’administration coloniale”, a déclaré le chef de la diplomatie William Hague devant la Chambre des Communes.
Lors de cette intervention, qui fait suite à une bataille judiciaire de quatre ans engagée par des victimes, le ministre a exprimé les “regrets sincères” du gouvernement, sans aller toutefois jusqu’à présenter des excuses complètes.
“La torture et les mauvais traitements sont des atteintes odieuses à la dignité de l’homme que nous condamnons sans réserve”, a-t-il dit, annonçant que le gouvernement verserait 19,9 millions de livres (23,5 millions d’euros) à 5.228 victimes défendues par un cabinet d’avocats londonien.
Le ministère britannique des Affaires étrangères avait confirmé le mois dernier négocier un accord avec des plaignants accusant les forces impériales britanniques d’avoir commis contre eux des tortures et des agressions sexuelles.
Jusqu’alors le Foreign Office avait argumenté que le gouvernement kényan avait hérité de la responsabilité des faits commis pendant la période coloniale au moment de l’accession du pays à l’indépendance du pays en 1963.
“Je rends grâce au ciel que nous soyons encore en vie aujourd’hui pour vivre cela et que nous soyons indemnisés pour les atrocités qui ont été commises”, s’est réjoui à Nairobi Habil Molo Ogola, âgé de 78 ans, auprès de l’AFP.
Le vieil homme a expliqué qu’après avoir tenté d’aider des prisonniers Mau Mau à s’échapper, il avait été détenu pendant trois ans et avait subi des tortures.
Gitu wa Kahengeri, porte-parole d’une association de vétérans Mau Mau, âgé de près de 90 ans, a salué “un grand jour”.
“Le gouvernement britannique a compris que nous avons besoin de justice. C’est le début d’une réconciliation entre les Mau Mau et le gouvernement britannique. C’est formidable pour nous qui
avons lutté pour l’indépendance”, a-t-il dit.
Au moins 10.000 personnes, selon l’estimation la plus basse, ont trouvé la mort durant l’insurrection Mau Mau de la période 1952-1960 contre le régime colonial, brutalement réprimée. A l’époque, l’attention internationale avait été surtout attirée par la mort de 32 colons blancs durant la révolte.
Un grand nombre de plaignants n’ont apparemment jamais porté d’armes, mais ils ont été maltraités après avoir été accusés de nourrir et d’aider les rebelles, qui menaient des attaques afin de récupérer les terres fertiles des colons blancs.
Des dizaines de milliers de personnes avaient été détenues, dont le grand-père du président américain Barack Obama.
Le mouvement militant recrutait essentiellement dans la communauté kikuyu. Le premier président, Jomo Kenyatta lui-même était kikuyu et ancien Mau Mau.
Le cabinet britannique Leigh Day, représentant les victimes, s’est réjoui de ce “moment historique”. “Il est courageux de reconnaître publiquement pour la première fois la nature terrible du passé de la Grande-Bretagne au Kenya”, a déclaré l’un des avocats, Martyn Day.
Il a affirmé que cette décision d’indemniser les victimes de tortures pourrait mener des ressortissants d’anciennes colonies britanniques à envisager une action contre Londres, au Yémen, en Malaisie et à Chypre notamment.
En octobre 2012 la Haute cour de Londres avait autorisé trois Kényans, Paulo Muoka Nzili, Wambugu Wa Nyingi et Jane Muthoni Mara, à poursuivre le gouvernement britannique.
Selon leurs avocats, le premier avait subi une castration, le deuxième avait été violemment battu et la dernière avait subi des violences sexuelles dans des camps de détention pendant l’insurrection Mau Mau.
Une quatrième plaignante, Susan Ngondi, est morte depuis le début de l’action en justice.
En plus des sommes annoncées au titre de réparation, qui représentent par personne environ cinq fois le salaire annuel d’un fonctionnaire kényan de base, le gouvernement britannique a indiqué qu’il aiderait à la construction d’un mémorial à Nairobi pour les victimes de tortures et de mauvais traitements pendant l’ère coloniale.
© 2013 AFP

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Nairobi, 6.6.2013: Mau-Mau-Veteran Mathenge Iregi (81) jubelt angesichts der Entscheidung, joie suite à la décision, photo: curtis, AP

1. Mau Mau: Tausende Kenianer verklagen London
4. Juni 2013, 22:42 http://derstandard.at/r652/Afrika
Millionen Euro Schadensersatz für Kolonialverbrechen gefordert
Nairobi/London – Mehr als 8.000 Kenianer wollen die frühere Kolonialmacht Großbritannien wegen schwerer Vergehen während des Mau-Mau-Kriegs in den 1950er-Jahren verklagen. Wie Kenias Anwaltskammer (LSK) am Dienstag mitteilte, liegen ihr entsprechende Listen von zwei Rechtsanwaltskanzleien vor. Demnach belaufen sich die Schadensersatzforderungen der ehemaligen anti-kolonialen Mau-Mau-Kämpfer auf umgerechnet mehrere Millionen Euro.
Die britische Justiz hatte im Oktober 2012 drei älteren Kenianern ein Klagerecht wegen mutmaßlicher Kolonialverbrechen zugesprochen. Die Briten hatten den Aufstand der Mau Mau gegen ihre Kolonialherrschaft zwischen 1952 und 1960 niedergeschlagen. Mehr als zehntausend Menschen wurden dabei getötet, möglicherweise deutlich mehr. Zehntausende wurden interniert. Die Kläger werden von der Regierung in Nairobi und der kenianischen Menschenrechtskommission unterstützt. (APA, 4.6.2013)

2. Mau-Mau-Aufstand: Folteropfer sollen Entschädigung erhalten
6. Juni 2013, 15:42 http://derstandard.at/r652/Afrika
Britische Regierung will 5.000 Überlebenden je 3.000 Euro zahlen – Denkmal für Opfer des Kolonialismus geplant
Die Regierung Großbritanniens beabsichtigt, mehr als 5.000 Überlebenden, die während des kenianischen Mau-Mau-Aufstands in Gefängnissen der damaligen Kolonialmacht gefoltert wurden, Entschädigungen zu zahlen. Außerdem wurde die Errichtung eines Denkmals für die Folteropfer in Kenias Hauptstadt Nairobi beschlossen, berichtet der “Guardian”.
Außenminister William Hague präsentierte die Entscheidung am Donnerstag im britischen Parlament. Jeder Überlebende kann laut der Zeitung mit einer Zahlung in Höhe von 2.600 Pfund (mehr als 3.000 Euro) rechnen. Der durchschnittliche Jahresverdienst in Kenia liegt bei 620 Euro.
Britische Schuldeingeständnis
Die Zahlungen werden als Schuldeingeständnis Großbritanniens angesehen und öffnen die Tür für zahlreiche weitere mögliche Kläger. So haben ehemalige Mitglieder der zypriotischen EOKA-Guerilla, die in den 50er Jahren inhaftiert und misshandelt wurden, bereits Klagen angekündigt.
Die Briten hatten den Aufstand der Mau Mau gegen ihre Kolonialherrschaft zwischen 1952 und 1960 mit brutaler Gewalt niedergeschlagen. Mehr als zehntausend Menschen wurden dabei getötet, möglicherweise deutlich mehr.
Über hunderttausend Kenianer wurden interniert und gefoltert, um Geständnisse zu erpressen oder sie dazu zu bringen, der Mau-Mau-Bewegung abzuschwören.
Unter den Opfern der britischen Militärs war damals auch Hussein Onyango Obama, der Großvater des heutigen US-Präsidenten. Seine Witwe berichtete, Soldaten hätten Nadeln unter seine Fingernägel geschoben und seine Hoden zwischen Eisenstangen gequetscht. Außerdem sei er jeden Tag ausgepeitscht worden.
“Wir müssen still sündigen”
Offiziellen Berichten zufolge wurden Verdächtige bei lebendigem Leib auf dem Feuer gebraten. Der britische Generalstaatsanwalt für Kenia, Eric Griffith-Jones, meinte damals, er fühle sich an die Zustände in “Nazi-Deutschland oder dem kommunistischen Russland” erinnert, empfahl aber lediglich, Verdächtige in Zukunft nur noch auf den Oberkörper zu schlagen, wobei aber darauf geachtet werden müsse, keine inneren Verletzungen hervorzurufen. Überhaupt solle man so wenig wie möglich von den Übergriffen reden: “Wenn wir sündigen, müssen wir still sündigen.”
Die britische Justiz hatte im Oktober 2012 den Kenianern Paulo Nzili, Wambugu Wa Nyingi und Jane Muthoni Mara, die eigens nach London gereist waren, ein Klagerecht zugesprochen. Nzili wurde von den Briten kastriert, Nyingi neun Jahre ohne Anklageerhebung festgehalten und Mara mit einer Flasche voll kochendem Wasser vergewaltigt.
Jahrelange Verzögerung durch britische Regierung
In dem Rechtsstreit hatten Vertreter der britischen Regierung jahrelang versucht, eine Entscheidung zugunsten der Kläger zu verzögern: Zuerst wurde behauptet, die Regierung Kenias sei als Rechtsnachfolger Großbritanniens für die Menschenrechtsverletzungen verantwortlich.
In der zweiten Verhandlungsrunde bezeichneten die Anwälte die Vorwürfe als gerechtfertigt, argumentierten aber, dass für ein faires Verfahren bereits zu viel Zeit vergangen sei. Das Gericht schloss sich dieser Ansicht nicht an. (bed, derStandard.at, 6.6.2013)

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