KENIA : MIKROKREDITE PER HANDY – le téléphone mobile se transforme en banquier

In Kenia wird das Handy ein Bankier
NAIROBI (AFP) – 30.04.2013 06.48 Uhr – Von Daniel WESANGULA
Vor sechs Monaten wurde Jane Achieng Adhiambo ein kleiner Kredit von einer kenianischen Bank verweigert – nur 200 € -, um ihren Obst- und Gemüsestand weiter zu entwickeln. Die Einnahmen waren zu niedrig. Es ist schließlich mit einem neuen Kredit-Service, dass die 42-jährige Frau mit einem Umsatz von rund 400 Euro pro Monat die notwendigen finanziellen Mittel für ihren Straßenhandel gefunden hat: eine Telefon-Anwendung namens M- Shwari.
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Au Kenya, le téléphone mobile se transforme en banquier
NAIROBI (AFP) – 30.04.2013 06:48 – Par Daniel WESANGULA
Il y a six mois, Jane Adhiambo Achieng se voyait refuser un modeste prêt d’une banque kényane — 200 euros à peine — pour développer son étal de fruits et légumes. Ses revenus étaient trop faibles. C’est finalement auprès d’un nouveau service de prêt que cette femme de 42 ans, au chiffre d’affaires de quelque 400 euros par mois, a trouvé les ressources financières nécessaires à son petit commerce de rue: une application téléphonique appelée M-Shwari.

Des Kenyans attendent le bus devant une publicité pour M-Shwari, une nouvelle plate-forme de service
Eine Anzeige für M-Shwari, eine neue Plattform für Finanzdienstleistungen, 27. April 2013 in Nairobi
Des Kenyans attendent le bus devant une publicité pour M-Shwari, une nouvelle plate-forme de service financier, le 27 avril 2013 à Nairobi
Foto © afp.com – by Tony Karumba

M-Shwari est une nouvelle plate-forme de service financier, qui offre aux clients du premier opérateur téléphonique kényan Safaricom la possibilité d’ouvrir des comptes-épargne ou encore d’emprunter par le seul biais de leur téléphone portable.
M-Shwari est une extension d’un service déjà existant, M-Pesa (M pour mobile, Pesa pour argent en swahili), qui permet depuis 2007 aux détenteurs de mobiles (70% de la population kényane) d’envoyer et recevoir de l’argent, ou de payer des factures sans passer par le circuit bancaire.
Selon la Banque centrale kényane, 12 millions de Kényans au moins — sur une population de quelque 42 millions d’habitants — n’ont encore pas accès à un compte bancaire. L’idée est, avec M-Shwari (littéralement “pas de tracas”), de leur étendre la palette de services financiers aux prêts ou à l’épargne.
“Nous nous sommes toujours demandé comment développer M-Pesa. Nous savions qu’il y avait une limite à casser pour atteindre une nouvelle frontière,” explique Nzioka Muita, responsable communication chez Safaricom.
Des solutions bancaires pour le secteur informel
A travers sa nouvelle plate-forme, Safaricom explique que ses clients peuvent à tout moment ouvrir un compte bancaire virtuel, y placer ou retirer leur épargne et bénéficier de micro-crédits avec simplement 100 shillings (un peu moins d’un euro) sur ce compte.
“C’est un produit pour quiconque pense qu’un service bancaire ne devrait pas être source de tracas. Pas de formulaire à remplir, pas besoin de se déplacer dans une succursale. Tout ce que vous devez faire, c’est +clic, clic, clic+”, poursuit M. Muita.
Les prêts doivent être remboursés en un mois, avec un taux d’intérêt de 7,5% — bien inférieur à celui pratiqué par les banques traditionnelles.
La nouvelle application a rencontré un succès immédiat: dès le premier jour de l’opération fin 2012, 70.000 comptes ont été ouverts.
“Jusqu’ici, personne dans le secteur bancaire traditionnel n’avait pensé à mettre en place une telle idée,” commente Tiberius Barasa, un expert économique à l’Institut kényan d’analyse et de recherche politique.
“Je suis sûr que quelques banquiers surveillent M-Shwari pour voir si le service représente une menace potentielle à leur activité,” poursuit-il.
Safaricom contrôle quelque 70% du marché de la téléphonie mobile kényane, avec environ 19 millions d’abonnés. 15 millions d’entre eux détiennent déjà un compte M-Pesa. Et à lui seul, le service M-Pesa voit transiter plus de 50 millions de dollars (38 millions d’euros) par jour au Kenya.
Safaricom avait lancé M-Pesa sans partenaire bancaire. Pour M-Shwari, l’opérateur s’est adossé à une banque privée kényane — la Commercial Bank of Africa (CBA), détenue en majorité par la famille du nouveau président kényan Uhuru Kenyatta. La CBA apporte son expertise et pourrait bien, disent les experts, prendre elle-même de l’envergure grâce à ce partenariat.
Mais les analystes prédisent tout de même que les principaux bénéficiaires de ce nouveau service seront toutes les personnes jusqu’ici qualifiées d’insolvables, en raison de leurs maigres revenus, ou les populations vivant dans des régions reculées, sans services bancaires.
“Cela va fortement changer nos vies,” estime Abbas Godana, professeur dans un lointain district de l’est du Kenya, celui du Fleuve Tana. “On peut accéder au crédit de n’importe où dans le pays. On n’a plus besoin de parcourir des kilomètres jusqu’à notre banque pour remplir des papiers et attendre qu’un responsable approuve le prêt”.
Le village de M. Gadana, Cha Mwana Muma, est situé à une trentaine de kilomètres du plus proche centre commercial et de la plus proche banque du coin. Dans cette région côtière pauvre, où les routes sont régulièrement impraticables, effectuer une telle distance peut prendre une journée entière.
En février, trois mois après son lancement, M-Shwari enregistrait déjà pour plus de 235 millions de dollars de transactions (180 millions d’euros). 1,6 million d’utilisateurs avaient déjà eu recours à un prêt ou effectué un dépôt.
M-Shwari n’est pas totalement un produit pionnier: une compagnie de télécoms concurrente, Bharti Airtel, a lancé un service similaire avant Safaricom l’an dernier. Mais l’impact n’a pas été le même.
“Safaricom a l’avantage du nombre” d’abonnés, résume M. Barasa.
© 2013 AFP

In Kenia wird das Handy ein Bankier
NAIROBI (AFP) – 30.04.2013 06.48 Uhr – Von Daniel WESANGULA
Vor sechs Monaten wurde Jane Achieng Adhiambo ein kleiner Kredit von einer kenianischen Bank verweigert – nur 200 € -, um ihren Obst- und Gemüsestand weiter zu entwickeln. Die Einnahmen waren zu niedrig. Es ist schließlich mit einem neuen Kredit-Service, dass die 42-jährige Frau mit einem Umsatz von rund 400 Euro pro Monat die notwendigen finanziellen Mittel für ihren Straßenhandel gefunden hat: eine Telefon-Anwendung namens M- Shwari.
M-Shwari ist eine neue Plattform für Finanzdienstleistungen: der erste kenianische Mobilfunkanbieter Safaricom bietet Kunden die Möglichkeit der Eröffnung von Sparkonten oder Kreditnahmen ausschließlich über ihr Handy.
M-Shwari ist eine Erweiterung eines bereits bestehenden Service, M-Pesa (M für den Mobilfunk, Pesa für Geld in Swahili), der seit 2007 Inhabern von Handys (70% der kenianischen Bevölkerung) ermöglicht, Geld zu senden und zu empfangen oder Rechnungen zu bezahlen ohne den Umweg über das Bankensystem.
Laut der kenianischen Zentralbank haben mindestens 12 Millionen Kenianer – von einer Bevölkerung von rund 42 Millionen Menschen – keinen Zugang zu einem Bankkonto. Die Idee ist, mit M-Shwari (wörtlich “keine Hektik”), die M-Pesa- Palette von Finanzdienstleistungen, Krediten oder Einsparungen zu erweitern.
“Wir haben uns immer gefragt, wie man M-Pesa weiter entwickeln kann. Wir wussten, dass es eine Grenze zu durchbrechen, um eine neue Grenze zu erreichen”, sagt Nzioka Muita, Communications Manager bei Safaricom.
Banking-Lösungen für den informellen Sektor
Durch die neue Plattform, sagt Safaricom, können seine Kunden jederzeit ein virtuelles Bankkonto öffnen, ihre Ersparnisse einzahlen oder abheben und von Mikrokrediten profitieren, und das mit nur 100 Schilling (etwas weniger als einen Euro) auf dem Konto.
“Dies ist ein Produkt für jedermann, der glaubt, dass Banken kein Anlass zur Sorge sein sollten. Keine Formulare ausfüllen, keine Notwendigkeit, sich in eine Niederlassung zu bewegen. Alles, was Sie tun müssen, ist Klick, Klick, Klick”, so Mr. Muita.
Die Darlehen müssen innerhalb eines Monats zurückgezahlt werden, mit einem Zinssatz von 7,5% – deutlich unter denen von traditionellen Banken.
Die neue Anwendung war ein sofortiger Erfolg: schon am ersten Tag der Operation Ende 2012 wurden 70.000 Konten eröffnet.
“So weit hatte niemand im traditionellen Bankensektor daran gedacht, eine solche Idee umzusetzen”, sagte Tiberius Barasa, ein Wirtschaftsexperte an der Kenia Institute of Policy Analysis and Research.
“Ich bin sicher, dass einige Banker M-Shwari beobachten, um zu sehen, ob der Service eine potenzielle Bedrohung für ihr Geschäft ist”, sagt er.
Safaricom kontrolliert rund 70% Marktanteil des kenianischen Mobilfunks, mit etwa 19 Millionen Abonnenten. 15 Millionen von ihnen haben bereits eine M-Pesa. Und allein M-Pesa bewegt mehr als 50 Millionen Dollar (38 Mio. Euro) pro Tag in Kenia.
Safaricom lancierte M-Pesa ohne Bankpartner. M-Shwari wird durch eine kenianische Privatbank gesichert, die Commercial Bank of Africa (CBA), mehrheitlich im Besitz der Familie des neuen kenianischen Präsidenten Uhuru Kenyatta . Die CBA bietet Know-how und könnte, sagen Experten, sich den Umfang durch diese Partnerschaft auch erweitern.
Doch Analysten sagen voraus, dass die Hauptnutznießer dieses neuen Dienstes alle wegen ihrer dürftigen Einkommen als insolvent qualifizierten Menschen, oder Menschen in abgelegenen Gebieten, ohne Bankkonto.
“Das wird unser Leben stark verändern”, glaubt Abbas Godana, Lehrer in einem abgelegenen Stadtteil im Osten Kenias, am Tana River. “Sie können Kredite von überall im Land bekommen. Wir müssen nicht mehr viele Meilen reisen, an unsere Bank Papierkram machen und warten, dass ein Manager den Kredit genehmigt.”
Das Dorf von Herrn Gadana, Cha Mwana Muma, ist etwa dreißig Kilometer vom nächsten Einkaufszentrum und der nächsten Bank in der Gegend entfernt. In dieser armen Küstenregion, wo Straßen regelmäßig unpassierbar sind, kann ein solcher Abstand einen ganzen Tag dauern.
Im Februar, drei Monate nach seiner Markteinführung, hatte M-Shwari bereits für mehr als 235 Millionen Dollar Transaktionen (180 Mio. Euro) aufgezeichnet. 1,6 Millionen Nutzer hatten ein Darlehen verwendet oder eine Einnzahlung getan.
M-Shwari ist nicht ganz ein bahnbrechendes Produkt: ein rivalsierendes Telekom-Unternehmen, Bharti Airtel, startete eine ähnliche Dienstleistung vor Safaricom im letzten Jahr. Aber die Wirkung war nicht die gleiche.
“Safaricom hat den Vorteil der Zahlen” von Teilnehmern, sagt Herr Barasa.
© 2013 AFP

One thought on “KENIA : MIKROKREDITE PER HANDY – le téléphone mobile se transforme en banquier”

  1. Und jetzt (Anfang 2015) gibt es eine Bilanz:

    Bargeldlos und sicher zahlen in Kenia
    Das Land der Handy-Nerds

    Kenia liegt beim Handybezahlen ganz vorn. Hier gibt es keine Warteschlangen vor Bankfilialen, auch Taschendiebe haben es schwer – dank „M-Pesa“.

    NAIROBI (taz) – 01.01.2015
    Von Ilona Eveleens
    Kenianer brauchen kein Portemonnaie und auch keine Kreditkarte in der Tasche, wenn sie zum Einkaufen gehen. Sie benutzen einfach ihr Telefon.
    …Weiterlesen: http://taz.de/Bargeldlos-und-sicher-zahlen-in-Kenia/!152027/

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