KENIA: PARLAMENT FORDERT ICC-AUSTRITT – Kenya: les députés demandent le retrait de leur pays de la CPI

Parlament stimmt für Kenias Ausstieg aus Internationalem Strafgericht
5. September 2013, 21:43 http://derstandard.at/r652/Afrika
Abgeordnete leiteten entsprechendes Gesetz in die Wege – Präsident Kenyatta und seinem Stellvertreter droht wegen blutiger Unruhen nach Wahl 2007 Prozess
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Kenya: les députés demandent le retrait de leur pays de la CPI
Nairobi (AFP) – 05.09.2013 18:27
Les députés kényans ont adopté jeudi une motion demandant que le Kenya se retire de la Cour pénale internationale (CPI) qui doit commencer à juger, en septembre et novembre, les deux têtes de l’exécutif kényan pour crimes contre l’humanité.
“La Chambre va déposer dans les 30 jours un projet de loi pour abroger la Loi sur les crimes internationaux”, adoptée en 2008 et fixant les modalités de coopération entre le Kenya et la CPI, et demande “au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour retirer le Kenya du Statut de Rome”, a déclaré après le vote le président de l’Assemblée, Justin Muturi, en reprenant les termes de la motion adoptée par les députés.
La motion n’a aucun caractère contraignant à l’égard du gouvernement, seul habilité à décider du retrait du pays d’un traité international et à entamer les procédures ad hoc, selon la Constitution kényane.
Le texte avait été déposé par le chef de la majorité à l’Assemblée, Aden Duale, membre du parti du vice-président kényan William Ruto. Il a été adopté à une vaste majorité, une partie de la minorité parlementaire ayant quitté la salle lors d’incidents de séance ayant jalonné les débats.
La majorité parlementaire s’articule autour de la coalition Jubilee, réunissant essentiellement les partis du président Uhuru Kenyatta et celui de M. Ruto.
Le Sénat est convoqué mardi pour examiner à son tour la même motion, déposée par le chef de la majorité sénatoriale, également membre du parti du vice-président.
Avant les procès de Ruto et Kenyatta
La CPI, entrée en fonction en 2002 à La Haye, est le premier tribunal international permanent chargé de juger les personnes accusées de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de génocide.
Le 10 septembre, elle ouvrira le procès pour crimes contre l’humanité de William Ruto et de son co-accusé, le journaliste Joshua Arap Sang. L’ouverture de celui d’Uhuru Kenyatta, qui doit répondre également de crimes contre l’humanité, doit suivre le 12 novembre.
Les trois hommes sont jugés, dans deux procès distincts, pour leurs responsabilités respectives dans l’organisation des deux mois de terribles violences qui avaient suivi la présidentielle de fin décembre 2007, marquée par des fraudes.
L’annonce de la victoire du président sortant d’alors Mwai Kibaki – soutenu par M. Kenyatta – avait déclenché la colère des partisans de son adversaire Raila Odinga – alors allié avec M. Ruto. La contestation politique s’était rapidement muée en affrontements entre communautés, faisant plus d’un millier de morts et des centaines de milliers de déplacés.
Aucune poursuite n’a été engagée au Kenya contre les éventuels responsables de ces violences.
MM. Kenyatta et Ruto, désormais alliés, ont été élus à la tête de l’Etat kényan sur un ticket commun le 4 mars dernier. Ils se sont tous deux engagés à coopérer avec la CPI et ont nié toutes les accusations portées contre eux.
Jeter la CPI “dans les poubelles de l’histoire”
Jeudi, les échanges, souvent vifs, ont été plus politiques que juridiques, les partisans de la motion accusant notamment la minorité parlementaire d’être “au service” de la CPI, les adversaires du texte reprochant à la majorité de ne pas s’intéresser aux véritables problèmes du pays.
“Cette motion vise à libérer le Kenya et les Kényans de leurs maîtres colons”, a déclaré M. Duale, tandis qu’un député a invité ses collègues à jeter la CPI “dans les poubelles de l’histoire”.
Le député Jakoyo Midiwo a de son côté qualifié le vote “de jour sombre pour le Kenya”.
Même si le Kenya se retirait effectivement du Statut de Rome – ce qu’il serait le premier pays à faire – cela n’empêcherait pas la tenue des procès.
“Il n’est pas possible d’arrêter des procédures légales et judiciaires indépendantes par des mesures politiques”, a commenté jeudi Fadi El Abdallah, le porte-parole de la CPI, dans une vidéo mise en ligne par la Cour.
Il a rappelé à l’AFP que le retrait d’un pays ne pouvait devenir effectif qu’un an minimum après la demande et que cela n’avait de toute façon “absolument aucun impact sur les affaires et procédures en cours”.
L’ONG de défense des droits de l’Homme Amnesty International a qualifié jeudi le vote de “tentative inquiétante de refuser la justice” aux victimes des violences de 2007-2008, estimant qu’il “instaurait un dangereux précédent pour l’avenir de la justice en Afrique”.
© 2013 AFP

Parlament stimmt für Kenias Ausstieg aus Internationalem Strafgericht
5. September 2013, 21:43 http://derstandard.at/r652/Afrika
Abgeordnete leiteten entsprechendes Gesetz in die Wege – Präsident Kenyatta und seinem Stellvertreter droht wegen blutiger Unruhen nach Wahl 2007 Prozess
Nairobi/Den Haag – Kurz vor Prozessen gegen die kenianische Staatsführung am Internationalen Strafgerichtshof (ICC) hat das Parlament des ostafrikanischen Landes für einen Ausstieg aus dem Tribunal gestimmt. Am Donnerstag wurde zunächst eine entsprechende Petition angenommen; binnen 30 Tagen muss die Regierung nun über einen Gesetzentwurf abstimmen. Darin werde eine dringende Aufkündigung des Römischen Statuts verlangt, das den Gerichtshof mit Sitz in Den Haag etabliert hat, sagte Parlamentspräsident Justin Muturi in Nairobi.
In der kommenden Woche beginnt beim ICC in Den Haag der Prozess gegen den kenianischen Vizepräsidenten William Ruto. Er muss sich in drei Punkten wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit verantworten, weil er nach der Wahl 2007 blutige Unruhen organisiert haben soll. Der Auftakt des Prozesses gegen Präsident Uhuru Kenyatta ist für den 12. November angesetzt. Ihm werden unter anderem Mord, Vergewaltigung und Vertreibung vorgeworfen.
Enges Wahlergebnis
Beide Politiker sollen Drahtzieher hinter den ethnisch motivierten Gewaltausbrüchen vor sechs Jahren gewesen sein. Damals gab es ein sehr enges Wahlergebnis. Mehr als 1.000 Menschen wurden bei den Ausschreitungen getötet.
Selbst wenn die Parlamentsinitiative Erfolg hätte und Kenia als erste Land seine ICC-Mitgliedschaft aufkündigen würde, könnten die Prozesse gegen Ruto und Kenyatta nicht mehr gestoppt werden. Denn die Verfahren haben schon begonnen. Die beiden Angeklagten haben zugesagt, mit dem Strafgerichtshof zusammenzuarbeiten. Die Vorwürfe haben sie zurückgewiesen.
Über einen Ausstieg aus dem ICC führte das Parlament in Nairobi am Donnerstag eine heftige Debatte. Für viele Kenianer ist er eine neo-kolonialistische Institution. Als “Jauchegrube der Geschichte” bezeichnete ein Abgeordneter das Gericht. Ein Austritt werde das Ansehen Kenias rehabilitieren. Der oppositionelle Parlamentarier Jakoyo Midiwo sprach hingegen von einem “schwarzen Tag” für Kenia, weil eine Aufkündigung der ICC-Mitgliedschaft das Ansehen des Landes schwer beschädigen werde. (APA, 5.9.2013)
ENDE DES AFP-ARTIKELS:
Wenn Kenia sich tatsächlich aus dem Rom-Statut zurückzieht- es wäre das erste Land, das zu tun – verhinderte dies nicht die Durchführung des Prozesses.
“Es ist nicht möglich, unabhängige rechtliche und gerichtliche Verfahren durch politische Maßnahmen zu stoppen”, sagte am Donnerstag Fadi El Abdallah , Sprecher des ICC , in einem Video, das durch das Gericht online gestellt wurde.
Er erinnerte daran, gegenüber AFP , dass der Austritt eines Landes nurwirksam werden könnte Minimum ein Jahr nach Eingang des Antrags und dass er trotzdem “absolut keine Auswirkungen auf laufendes Geschäft und Verfahren” habe .
Die NGO Amnesty International nannte die Abstimmung am Donnerstag “einen beunruhigenden Versuch, Gerechtigkeit zu verweigern” für die Opfer der Gewalt von 2007-2008 , und sagte, dies sei “ein gefährlicher Präzedenzfall für die Zukunft der Gerechtigkeit in Afrika.”
© 2013 AFP

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