KENIA: POLYGAMIE JETZT AUCH OHNE ZUSTIMMUNG DER FRAUEN – Le Kenya légalise la polygamie, que les femmes y consentent ou non

Kenia erlaubt Männern Polygamie ohne Zustimmung der Frauen
21.03.2014 (APA/AFP)
Kenianische Männer dürfen nun beliebig viele Frauen heiraten, ohne ihre Erstfrau fragen zu müssen. Bei dem Votum setzten sich die Parlamentarier gegen die weiblichen Abgeordneten durch.
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Le Kenya légalise la polygamie, que les femmes y consentent ou non
NAIROBI, 21 mars 2014 (AFP) –
Les députés kényans ont voté une loi permettant aux hommes d’épouser autant de femmes qu’ils le souhaitent, sans en toucher mot à leur première épouse, à la fureur d’élues qui ont claqué la porte du Parlement de Nairobi, indiquent vendredi les médias.

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Frauen in einem Dorf in Kenia
Des villageoises kenyanes SUPERSTOCK/SIPA

La proposition de loi, adoptée tard jeudi, formalise en droit kényan des lois coutumières. A l’origine, le texte donnait la possibilité aux épouses de s’opposer à une décision de leur mari d’épouser plusieurs femmes. Mais unissant leurs forces au-delà des appartenances politiques, les élus hommes sont finalement allés plus loin, abandonnant cette clause donnant voix au chapitre aux femmes.
“Quand vous épousez une femme africaine, elle doit savoir que la deuxième va suivre, puis la troisième (…) c’est l’Afrique”, a expliqué devant la chambre l’un de ces élus, Junet Mohammed, cité par Capital FM.
“A chaque fois qu’un homme rentre à la maison avec une femme, elle est considérée comme la deuxième ou la troisième femme”, a renchéri Samuel Chepkong’a, président de la commission des Affaires juridiques et légales du Parlement, cité par le quotidien Nation. “Selon la loi coutumière, vous n’avez pas besoin de dire à votre épouse quand vous rentrez à la maison avec une deuxième ou une troisième femme. Toute femme que vous ramenez à la maison est votre femme”.
Comme dans beaucoup de pays africains, la polygamie est une pratique commune au Kenya.
Jeudi, c’est surtout l’abandon de la clause imposant le consentement de la première épouse qui a déclenché la colère des élues.
“Si c’est bien vous l’homme dans la maison, et que vous choisissez de ramener quelqu’un d’autre — ou deux ou trois autres personnes — je pense que vous devez avoir le cran d’admettre que votre femme et votre famille ont le droit de savoir”, a estimé devant la chambre l’une d’entre elles, Soipan Tuya, également citée par Capital FM.
Le texte doit encore être promulgué par le président kényan pour entrer en vigueur.
AFP

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Kenia erlaubt Männern Polygamie ohne Zustimmung der Frauen
21.03.2014 (APA/AFP)
Kenianische Männer dürfen nun beliebig viele Frauen heiraten, ohne ihre Erstfrau fragen zu müssen. Bei dem Votum setzten sich die Parlamentarier gegen die weiblichen Abgeordneten durch.
Nairobi – Mit der Mehrheit der männlichen Abgeordneten hat das kenianische Parlament ein Gesetz zur Polygamie abgesegnet. Dieses erlaubt Männern die Eheschließung mit beliebig vielen Frauen, ohne ihre Erstfrau vorher zu befragen. Bei dem Votum am Donnerstagabend in Nairobi setzten sich die Parlamentarier gegen die weiblichen Abgeordneten durch.
Die weiblichen Parlamentsvertreter verließen aus Protest gegen die Abstimmung das Plenum, wie örtliche Medien am Freitag berichteten. Mit dem Gesetz werden hergebrachte Bräuche gesetzlich festgeschrieben. Wie in vielen afrikanischen Ländern ist Polygamie in Kenia weit verbreitet. Ursprünglich enthielt der Gesetzesentwurf eine Klausel, wonach Frauen ein Vetorecht eingeräumt wurde. Die männlichen Abgeordneten verbündeten sich jedoch über Parteigrenzen hinweg und strichen den Passus wieder. „Wenn man eine afrikanische Frau heiratet, muss sie wissen, dass eine zweite und dritte folgen wird“, sagte der Abgeordnete Junet Mohammed dem Radiosender Capital FM.
Auch der Vorsitzende des Justizausschusses, Samuel Chepkong‘a, verteidigte das Gesetz. Das Gewohnheitsrecht sehe es nicht vor, die Ehefrauen im Voraus darüber zu informieren, sagte er der Zeitung „Daily Nation“.
Die Parlamentarierinnen reagierten entrüstet auf die Entscheidung ihrer männlichen Kollegen. Wer sich entscheide, andere Frauen mit nach Hause zu bringen, sollte Manns genug sein, „seiner Frau und seiner Familie das Recht einzuräumen, hierüber informiert zu werden“, sagte die Abgeordnete Soipan Tuya dem Sender Capital FM. Das Gesetz muss nun noch von Präsident Uhuru Kenyatta in Kraft gesetzt werden. (APA/AFP)

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