KENIA: RUHE NACH DEN WAHLEN und AUFRUFE ZUR VERSÖHNUNG – PORTRAITs KENYATTA – Kenya: calme et appels à la réconciliation après la victoire de Kenyatta

1. Kenia: Ruhe und Forderung nach Versöhnung, nach dem Sieg von Kenyatta
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 20:31 – Von Aude Genet und Boris Bachorz
Résultat officiel de l'élection présidentielle au KenyaRuhe herrschte Sonntag in Kenia nach der Wahl des Uhuru Kenyatta für die Präsidentschaft, in krassem Gegensatz zu den Unruhen, die die letzten Wahlen im Jahr 2007 markierten. Der Aufruf zur Erhaltung des Friedens vom Hauptgegner von Herrn Kenyatta, dem scheidenden Premierminister Raila Odinga, schien befolgt worden zu sein.
2. Kenyatta machte aus Anschuldigungen des Internationalen Gerichtshofs ein Trumpf-Wahlkampfthema
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 13:52 – Von Boris Bachorz
Weit davon entfernt, eine Last zu sein, hat die Anklage wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit gegen Uhuru Kenyatta vom internationalen Gerechtigkeit seine Anhänger galvanisiert und Munition an die bereits formidable Wahlmaschine der neuen kenianischen Präsidenten geliefert, sagen Analysten.
3. PORTRAIT : Kenias Präsident mit Schatten der Vergangenheit
Kopf des Tages | Julia Raabe, 10. März 2013, 18:28 http://derstandard.at/r652/Afrika
Superlative haben in Uhuru Kenyattas Leben stets eine große Rolle gespielt. Der 51-Jährige ist mit einem Vermögen von einer geschätzten halben Milliarde Dollar wohl der reichste Mann Kenias, einer der größten Grundbesitzer und als ältester Sohn von Staatsgründer Jomo Kenyatta Sprössling der historisch wichtigsten Figur in der modernen Geschichte des Landes.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS

=> KENIA in AFRIKANEWS ARCHIV, ca 135 posts

1. Kenya: calme et appels à la réconciliation après la victoire de Kenyatta
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 20:31 – Par Aude GENET et Boris BACHORZ
Le calme prévalait dimanche au Kenya, au lendemain de l’élection de Uhuru Kenyatta à la présidence, dans un contraste frappant avec les émeutes qui avaient marqué le précédent scrutin de 2007.

Le nouveau président kényan, Uhuru Kenyatta (C), à Nairobi le 9 mars 2013Der neue Präsident von Kenia, Uhuru Kenyatta (C), Nairobi 9. März 2013
Le nouveau président kényan, Uhuru Kenyatta (C), à Nairobi le 9 mars 2013
Foto © AFP – by Jennifer Huxta

Le calme prévalait dimanche au Kenya, au lendemain de l’élection de Uhuru Kenyatta à la présidence, dans un contraste frappant avec les émeutes qui avaient marqué le précédent scrutin de 2007.
L’appel à maintenir la paix lancé par le principal opposant de M. Kenyatta, le Premier ministre sortant Raila Odinga, semblait avoir été suivi.
M. Odinga, qui se présentait pour la troisième et sans doute ultime fois à la présidentielle, a contesté le verdict de la Commission électorale, mais a choisi de le faire exclusivement devant la Cour suprême.
Les médias kényans ont salué dimanche sa décision. A l’instar du Standard on Sunday, ils appelaient aussi le nouveau président, 51 ans, à panser les plaies d'”un pays coupé en deux par des fractures tribales et économiques”.
La tonalité conciliante du président élu, dans son premier discours samedi après l’annonce de sa victoire, “constitue de toute évidence un bon départ pour faire face aux divisions ethniques profondes suscitées par la bataille électorale dans le pays”, renchérissait le Sunday Nation.
“Nous avons montré que nous avons appris quelque chose des violences ayant suivi l’élection de 2007 et fait 1.300 morts, et que nous avons dit +plus jamais+”, écrit le journal.
Il y a cinq ans, des émeutes secouaient déjà le pays deux jours après le scrutin du 27 décembre 2007. Le Kenya s’était ensuite embrasé dès l’annonce le 30 décembre de la réélection contestée du président Mwai Kibaki — qui ne se représentait pas cette année — face à Raila Odinga. Les violences avaient duré plusieurs semaines, jusqu’à la constitution d’un gouvernement de coalition dirigé par M. Odinga, sous l’autorité présidentielle de M. Kibaki.
M. Kenyatta a été inculpé de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale pour son role dans ces violences
Samedi, le dauphin de fait de M. Kibaki, issu de la même communauté kikuyu, la plus importante du pays (17%) — a été élu dès le premier tour du scrutin de lundi avec 50,07% des voix. M. Odinga, issu d’une communauté systématiquement exclue du pouvoir depuis l’indépendance, les Luo, a été crédité de 43,31% des voix, mais a dénoncé “des irrégularités massives”.
Patrouilles
Dimanche à Nairobi, les Kényans, à grande majorité chrétiens, ont pris comme toutes les semaines le chemin des églises.
A Eastleigh, par ailleurs peuplé d’une importante communauté musulmane somali, la paroisse St Teresa était bondée. Des gardes opéraient une légère fouille à l’entrée, mais comme ailleurs dans les rues de ce quartier frappé ces derniers mois par une série d’attaques à la grenade, le calme prévalait.
“Les gens sont heureux parce que nous avons la paix,” glisse soeur Stella, avant d’expliquer que la messe s’est ouverte par “une saynète dont le message était +ne laissons pas ce genre d’élections nous diviser+”.
Anastasia Ngina, une paroissienne, a voté pour M. Odinga et attend encore “le verdict de la Cour suprême”, mais prêche aussi la réconciliation. M. Kenyatta est “le président élu et nous devons le soutenir”.
Dans cet esprit, le Sunday Nation appelait les partisans du nouveau président à fêter la victoire “avec modération” pour ne pas susciter “d’animosité”.
Une retenue pas toujours suivie dans la capitale, où des gens au bord de la route ou dans des matatus (mini-bus) paradaient, certains lançant : “plus aucune autre tribu que les Kikuyu et les Kalenjin ne dirigeront le Kenya”.
Depuis l’indépendance en 1963, le Kenya n’a connu que des présidents issus de ces deux communautés : trois Kikuyu — Mwai Kibaki, Uhuru Kenyatta et, 50 ans avant, son père Jomo Kenyatta ; et un Kalenjin — Daniel arap Moi.
Si dans l’ouest, et en particulier à Kisumu, troisième ville du pays et fief de M. Odinga, inquiétude et colère restaient palpables dimanche, la violence n’a là non plus pas pris.
“La situation était vraiment calme la nuit dernière, et encore aujourd’hui (dimanche),” commente Jurus Mutoko, vendeur de journaux. “Raila pensait que ses supporters pourraient faire des problèmes alors il les a calmés et ils l’ont écouté,” dit-il, ajoutant que policiers et paramilitaires ont aussi patrouillé.
Le chef de la police kényane, David Kimaiyo, a confirmé qu'”aucun incident majeur n’avait été enregistré” sur l’ensemble du territoire. “Même là où quelques éléments ont voulu susciter des troubles, la réponse a été rapide et nous avons réussi à rétablir l’ordre.”
© 2013 AFP

2. Kenyatta a fait des accusations de la Cour internationale un atout électoral
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 13:52 – Par Boris BACHORZ
Loin d’avoir été un boulet, l’inculpation pour crimes contre l’humanité de Uhuru Kenyatta par la justice internationale a galvanisé ses partisans, ajoutant des munitions à la déjà redoutable machine électorale du nouveau président kényan, relèvent les analystes.
La Cour pénale internationale (CPI) soupçonne M. Kenyatta – qui nie – d’avoir rémunéré un gang criminel pour mener des représailles et défendre sa communauté kikuyu, quand le Kenya était au bord de la guerre civile après les résultats contestés du précédent scrutin présidentiel de fin 2007.
“Le procès de la CPI a aidé” Uhuru Kenyatta et William Ruto, son colistier désormais vice-président, également inculpé pour ces violences post-électorales, relève pour l’AFP Daniel Branch, professeur d’histoire africaine à l’Université britannique de Warwick.
“Cela leur a apporté une profonde motivation pour l’emporter et a fait tourner en permanence la campagne autour d’eux”, ajoute-t-il.
M. Kenyatta, 51 ans, a été proclamé samedi président, élu dès le premier tour avec 50,07% des voix contre 43,31% pour son rival Raila Odinga, 68 ans, qui veut saisir la Cour suprême pour “fraudes massives”.
Il devrait être le premier inculpé à accéder au pouvoir avant de devoir s’envoler vers La Haye pour comparaître — en théorie — pendant au moins deux ans devant les juges de la CPI.
L’extraordinaire est qu’une telle perspective n’a pas dissuadé le Kenya de lui remettre les clés du pays, au contraire.
L’inculpation de M. Kenyatta a permis “de mobiliser son groupe ethnique contre l’ennemi qui risque d’emmener le fils du pays hors de chez lui”, estime Musambayi Katumanga, professeur de sciences politiques de l’Université de Nairobi.
Certes, les Kényans peuvent se demander comment le duo Kenyatta-Ruto gérera le pays depuis La Haye, où ils sont tenus théoriquement d’assister aux audiences quotidiennes, à partir du 28 mai pour M. Ruto et du 9 juillet pour M. Kenyatta. Une situation qui serait unique au monde.
“mâcher du chewing gum et monter les escaliers”
William Ruto, 46 ans, a expliqué pouvoir concilier les deux obligations, car “on peut mâcher un chewing-gum tout en montant les escaliers”.
Mais même dans le camp de M. Kenyatta, un quart de ses supporters reconnaissaient se poser la question, selon un sondage de l’institut Ipsos-Synovate fin février.
Ces doutes n’ont finalement pas pesé lourd et le fait d’avoir été relayés par plusieurs diplomates ou responsables internationaux a souvent été vécu comme une ingérence dans la campagne.
“Les proches de Kenyatta estiment que ces déclarations des diplomates les ont aidés, car les Kenyans sont très fiers. Ils se souviennent qu’ils appartenaient encore il y a peu à l’empire colonial d’une autre puissance”, la Grande-Bretagne, témoigne Tom Wolf, analyste en chef d’Ipsos-Synovate.
Mais si “la CPI a joué un rôle de premier plan dans la campagne (…), c’est avant tout la providence démographique et les ressources financières qui ont assuré la victoire de M. Kenyatta”, estime Ken Opalo, doctorant kényan en sciences politique à l’université américaine de Stanford.
L’alliance a priori contre-nature entre MM. Kenyatta et Ruto — leurs communautés respectives, kikuyu et kalenjin, s’étaient affrontées violemment dans la Vallée du Rift en 2007-2008 –, a réuni deux ethnies représentant plus d’un quart des 41 millions d’habitants du Kenya.
Et 87% des électeurs dans leurs bastions se sont inscrits sur les listes électorales en prévision du scrutin, contre 78% dans les places fortes de M. Odinga, écrit M. Opalo sur son blog.
“La coalition Jubilee (des vainqueurs) a mené une bien meilleure campagne. Ruto est apparu nettement supérieur à Odinga pour mobiliser les électeurs”, constate M. Branch, et “le savoir-faire de Ruto allié à l’argent de Uhuru s’est avéré extrêmement efficace”.
M. Kenyatta, fils du “père” de l’indépendance du pays, est issu d’une des familles les plus riches d’Afrique — 500 millions de dollars selon le magazine Forbes –, ce qui lui a assuré des moyens sans mesure avec ceux de M. Odinga. Jusqu’au recours à une société de communication publique britannique réputée, BTP Advisers.
Ses adversaires, et certains observateurs sous couvert d’anonymat, évoquent aussi des achats de voix, des achats de carte d’identité pour empêcher des électeurs de voter et des irrégularités, notamment dans la Vallée du Rift, sans qu’il soit possible de les vérifier de façon indépendante, ni de les attribuer à un seul camp ou de mesurer leur ampleur.
© 2013 AFP

3. PORTRAIT UHURU KENYATTA (francais, deutsch ganz unten)

Voici les résultats officiels complets tels qu’annoncés samedi par la Commission électorale indépendante (IEBC): OFFIZIELLE ERGEBNISSE DER WAHLKOMMISSION
Inscrits: 14.352.533 EINGESCHRIEBEN
Votants: 12.330.028 GEWÄHLT
Participation: 85,9%
Suffrages exprimés: 12.221.053
Bulletins nuls: 108.975 0,88% UNGÜLTIGE
James KIYIAPI: 40.998 0,33% des votants
Martha KARUA: 43.881 0,36%
Mohamed DIDA 52.848 0,43%
Musalia MUDAVADI: 483.981 3,93%
Paul MUITE: 12.580 0,10%
Peter KENNETH: 72.786 0,59%
Raila ODINGA: 5.340.546 43,31%
Uhuru KENYATTA: 6.173.433 50,07%
NB: merci de noter que les pourcentages des candidats sont calculés sur le nombre de votants et non sur les suffrages exprimés. PROZENTE VON WÄHLERN
© 2013 AFP

Un militant de Uhuru Kenyatta embrasse le 9 mars 2013 son candidat qui vient de remporter les électiDes sympathisants du candidat Raila Odinga protestent contre sa défaite à Kisumu, le 9 mars 2013Une membre de la commission électorale transporte des urnes, à Mombasa, le 5 mars 2013
Ein Aktivist von Uhuru Kenyatta
Unterstützer von Raila Odinga, um gegen seine Niederlage, 9. März 2013 zu protestieren
Stimmenauszählung
Un militant de Uhuru Kenyatta embrasse le 9 mars 2013 son candidat qui vient de remporter les élections présidentielles au Kenya
Foto © AFP – by Will Boase
Des sympathisants du candidat Raila Odinga protestent contre sa défaite à Kisumu, le 9 mars 2013
Foto © AFP – by Till Muellenmeister
Une membre de la commission électorale transporte des urnes, à Mombasa, le 5 mars 2013
Foto © AFP/Archives – by Ivan Lieman


0. AUS 2007/2008:
“Musterknabe” Kenia: wie kommt das da bloß alles? , Analysen der Gewalt, zusammengefasst von mir, das Afrikanews Archiv gabs damals noch nicht, die Themen schon…..

1. Kenia: Ruhe und Forderung nach Versöhnung, nach dem Sieg von Kenyatta
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 20:31 – Von Aude Genet und Boris Bachorz
Ruhe herrschte Sonntag in Kenia nach der Wahl des Uhuru Kenyatta für die Präsidentschaft, in krassem Gegensatz zu den Unruhen, die die letzten Wahlen im Jahr 2007 markierten. Der Aufruf zur Erhaltung des Friedens vom Hauptgegner von Herrn Kenyatta, dem scheidenden Premierminister Raila Odinga, schien befolgt worden zu sein.
Herr Odinga, der für sein drittes und wahrscheinlich letzte Mal für die Präsidentschaftswahl kanidiert hatte, bestriit das Ergebnis der Wahlkommission, aber entschied sich, dies nur durch den Obersten Gerichtshof behandeln zu lassen.
Die kenianischen Medien feierten Sonntag diese Entscheidung. Wie der Standard am Sonntag, der auch den neuen Präsidenten, 51 Jahre, aufrief, die Wunden zu heilen “eines Landes geteilt durch Stammesfrakturen und wirtschaftlich.”
Der versöhnliche Ton des gewählten Präsidenten in seiner ersten Rede Samstag nach der Ankündigung seines Sieges “ist offensichtlich ein guter Anfang, um mit durch den Wahlkampf im Land erhitzten tiefen ethnischen Spaltungen umzugehen”, meint die Sonntagszeitung Nation.
“Wir haben gezeigt, dass wir etwas von der Gewalt, die den Wahlen 2007 folgte und 1300 Menschen tötete, gelernt haben, und wir haben gesagt, nie wieder”, schrieb die Zeitung.
Vor fünf Jahren schüttelten Unruhen das Land bereits zwei Tage nach der Wahl am 27. Dezember 2007. Die war damals bei der Ankündigung am 30. Dezember der angefochtenen Wiederwahl von Präsident Mwai Kibaki entflammt, der diesmal nicht mehr kandidierte. Die Gewalt dauerte mehrere Wochen, bis zur Bildung einer Koalitionsregierung von Herrn Odinga unter der Präsidentschaft von Kibaki.
Herr Kenyatta wurde mit Verbrechen gegen die Menschlichkeit durch den Internationalen Strafgerichtshof geladen für seine Rolle in dieser Gewalt.
Dieser Zögling von Kibaki – aus der gleichen Kikuyu-Gemeinschaft, der größten des Landes (17%) – wurde im ersten Wahlgang am Montag mit 50,07% der Stimmen gewählt. Odinga, von der Luo-Gemeinschaft, systematisch von der Macht seit der Unabhängigkeit ausgeschlossen, wurden 43,31% der Stimmen gutgeschrieben, aber er prangerte “massive Unregelmäßigkeiten” an.
Patrouillen
Sonntag in Nairobi, nahmen die Kenianer (große Mehrheit sind Christen) wie jede Woche den Weg in die Kirchen.
In Eastleigh, auch von einer großen somalischen muslimischen Gemeinschaft bewohnt, war die Pfarrei St. Teresa überfüllt. Wächter machten leichte Kontrollen am Eingang, aber auch in den Straßen des Viertels, das in den letzten Monaten durch eine Reihe von Granatenangriffen aufgewühlt wurde, herrschte Ruhe.
“Die Menschen sind glücklich, weil wir Frieden haben”, freut sich Schwester Stella, bevor sie erklärt, dass die Messe mit “einem Appell begann, in dem die Botschaft war, nicht zuzulassen, dass diese Art von Wahlen uns teilt“..
Anastasia Ngina, ein Gemeindemitglied, stimmte für Herrn Odinga und wartet noch auf “das Urteil des Supreme Court”, aber auch sie predigte Versöhnung. Herr Kenyatta ist “der gewählte Präsident, und wir brauchen Unterstützung.”
In diesem Sinne rief Sonntag die Zeitung Nation Anhänger des neuen Präsidenten auf, den Sieg “moderat” zu feiern und “Feindseligkeit” zu vermeiden.
Aufruf nicht immer befolgt in der Hauptstadt, wo einige Menschen riefen: “nie wird ein anderer Stamm als Kikuyu und Kalenjin Kenia führen”.
Mwai Kibaki, Uhuru Kenyatta, und 50 Jahre davor sein Vater Jomo Kenyatta; drei Kikuyu, und ein Kalenjin – Daniel Arap Moi-: Seit der Unabhängigkeit im Jahr 1963 hat Kenia nur Präsidenten aus diesen beiden Gemeinschaften erlebt .
Wenn auch im Westen und insbesondere in Kisumu, der drittgrößten Stadt und Festung von Herrn Odinga, Angst und Wut spürbar blieb am Sonntag, ist auch dort die Gewalt nicht da gewesen.
“Die Situation war sehr ruhig letzte Nacht und heute (Sonntag)”, sagte Jurus Mutoko, Zeitungsjunge. “Raila dachte, seine Fans würden vielleicht Probleme geben, aber er hat sie beruhigt und sie hörten ihn”, sagte er und fügte hinzu, dass die Polizei und paramilitärische Kräfte auch wachten.
Der Chef der kenianischen Polizei, David Kimaiyo, bestätigt, dass “keine größeren Zwischenfälle aufgezeichnet worden waren” im gesamten Gebiet. “Auch wenn einige Elemente Unordnung schaffen wollten, war unsere Antwort schnell und wir haben es geschafft, die Ordnung wiederherzustellen.”
© 2013 AFP

2. Kenyatta machte aus Anschuldigungen des Internationalen Gerichtshofs ein Trumpf-Wahlkampfthema
NAIROBI (AFP) – 10.03.2013 13:52 – Von Boris Bachorz
Weit davon entfernt, eine Last zu sein, hat die Anklage wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit gegen Uhuru Kenyatta vom internationalen Gerechtigkeit seine Anhänger galvanisiert und Munition an die bereits formidable Wahlmaschine der neuen kenianischen Präsidenten geliefert, sagen Analysten.
Der Internationale Strafgerichtshof (ICC) vermutet, dass Herr Kenyatta – der leugnet – eine kriminellen Bande bezahlte, um seine Kikuyu Gemeinde zu rächen und verteidigen, als Kenia am Rande des Bürgerkriegs war nach den umstrittenen Ergebnissen der vorangegangenen Präsidentschaftswahlen Ende des Jahres 2007.
“Die ICC Untersuchungen haben ihnen geholfen”, Uhuru Kenyatta und William Ruto, seinen Mitangeklagten und jetzt Vice President, meint Daniel Branch, Professor für afrikanische Geschichte an der britischen University of Warwick.
“Das gab eine tiefe Motivation zu gewinnen, und kontinuierlich ist der Wahlkampf um sie herum gelaufen”, sagte er.
Kenyatta, 51, wurde Samstag Präsident in der ersten Runde mit 50,07% gegen 43,31% für seinen Rivalen Raila Odinga, 68, der den Supreme Court für “massiven Betrug” anrufen will .
Er ist der erste Angeklagte, der die Macht gewinnt, bevor er nach Den Haag fliegen und theoretisch mindestens zwei Jahre vor den Richtern erscheinen muss.
Das außergewöhnliche daran ist, dass diese Perspektive Kenia nicht davon abgehalten hat, ihm die Schlüssel des Landes zu geben, im Gegenteil.
Die Vorwürfe gegen Herrn Kenyatta hat “die gesamten ethnischen Gruppen gegen den Feind, der den Sohn des Landes weg von zu Hause nehmen kann, mobilisiert”, sagte Musambayi Katumanga, Professor für Politikwissenschaft an der Universität von Nairobi.
Sicherlich können die Kenianer sich fragen, wie das Kenyatta-Ruto Duo das Land zu verwalten beabsichtigt von Den Haag aus, wo sie theoretisch erforderlich sind, um Anhörungen täglich zu besuchen – vom 28. Mai an für Mr Ruto und Herr Kenyatta ab 9. Juli. Eine Situation, die einzigartig in der Welt ist.
“Kaugummi kauen und zu Fuß die Treppe hinauf”
William Ruto, 46, erklärt, die zwei Aufgaben versöhnen zu können, weil “wir Kaugummikauen können beim Klettern die Treppe hinauf.”
Aber auch im Lager von Herrn Kenyatta stellt sich ein Viertel ihrer Anhänger die Frage, nach einer Umfrage von Ipsos-Synovate Ende Februar.
Diese Zweifel wogen letztlich nicht schwer und wurden durch mehrere Diplomaten und internationale Beamte, die sie angesprochen hatten, letztlich verwischt, denn das ist oft als Einmischung in dem Land gesehen worden.
“Kenyattas Verantwortliche glauben, dass diese Aussagen der Diplomaten ihnen geholfen haben, weil die Kenianer sehr stolz sind. Sie erinnern sich, dass sie bis vor kurzem dem Kolonialreich einer anderen Macht,” Great Britain, angehörten, meint Tom Wolf, Senior Analyst von Ipsos-Synovate.
Aber wenn “der ICC auch eine führende Rolle in der Kampagne spielte (…), waren es vor allem die demografische Herkunft und seine finanziellen Ressourcen, die den Sieg des Herrn Kenyatta gewährleisteten”, sagte Ken Opalo, kenianischer Doktorand in Politikwissenschaft an der US Stanford University.
Das Bündnis a priori gegen die Natur zwischen MM. Kenyatta und Ruto – ihre jeweiligen Gemeinschaften, Kikuyu und Kalenjin, waren heftig im Rift Valley in den Jahren 2007-2008 zusammengestoßen – hat zusammengebracht zwei ethnische Gruppen, die mehr als ein Viertel der 41 Millionen Menschen in Kenia darstellen.
Und 87% der Wähler in ihren Hochburgen wurden auf den Wahllisten in Erwartung der Abstimmung registriert, gegenüber 78% in den Hochburgen von Odinga, so Opalo auf seinem Blog.
“Die Koalition Jubilee (Sieger) machte eine viel bessere Kampagne. Ruto schien deutlich besser als Odinga, um die Wähler zu mobilisieren”, sagt Branch, und “Know-how von Ruto verbunden mit Uhuru s Geld” erwies sich als äußerst effektiv. ”
Herr Kenyatta, Sohn des “Vaters” der Unabhängigkeit des Landes, ist von einer der reichsten Familien in Afrika – 500 Millionen Dollar laut Forbes magazine – das versicherte ihm Mittel ohne Vergleich mit denen von Herrn Odinga. Bis zum Engagement eines renommierten britischen Kommunikationsunternehmens, BTP Advisers.
Seine Gegner, und manche Beobachter unter Beibehaltung der Anonymität, erwähnen auch Stimmenkauf, Einkauf von Wählerkarten, um sie von der Stimmabgabe fernzuhalten, und Unregelmäßigkeiten bei der Wahl, vor allem im Rift Valley, wo es aber nicht möglich ist, diese unabhängig zu überprüfen oder sie einer Seite zuzuweisen.
© 2013 AFP

3. PORTRAIT : Kenias Präsident mit Schatten der Vergangenheit
Kopf des Tages | Julia Raabe, 10. März 2013, 18:28 http://derstandard.at/r652/Afrika
Superlative haben in Uhuru Kenyattas Leben stets eine große Rolle gespielt. Der 51-Jährige ist mit einem Vermögen von einer geschätzten halben Milliarde Dollar wohl der reichste Mann Kenias, einer der größten Grundbesitzer und als ältester Sohn von Staatsgründer Jomo Kenyatta Sprössling der historisch wichtigsten Figur in der modernen Geschichte des Landes. Nachdem ihn die Wahlleitung am Wochenende zum Sieger der Präsidentenwahl erklärt hat, ist klar, dass er bereits in der ersten Wahlrunde den Sprung zum mächtigsten Mann des Staates geschafft hat.
“Heute feiern wir den Triumph der Demokratie, des Friedens und der Nation”, twitterte Kenyatta am Samstag. Doch gerade im westlichen Ausland wird sein Sieg so kritisch gesehen, dass die USA und andere Staaten zwar dem kenianischen Volk zur Wahl gratulierten, nicht aber dem Wahlsieger selbst. Denn dieser muss sich – wie auch sein Stellvertreter und früherer Widersacher William Ruto – vor dem Internationalen Strafgerichtshof (ICC) in Den Haag wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit verantworten.
Konkret wird Kenyatta vorgeworfen, während der blutigen Unruhen nach den Wahlen 2007 Mitglieder einer kriminellen Organisation zur Gewalt gegen Angehörige anderer ethnischer Gruppen angestachelt zu haben. So soll er mitverantwortlich sein für Vertreibungen, Vergewaltigungen, Mord.
Kenyatta gehört zum Volk der Kikuyu, der größten Volksgruppe in Kenia. Sein Vorname bedeutet “Freiheit”, der Familienname “Licht Kenias”. Nach seinem Schulabschluss studierte er Politik und Wirtschaft am Elite-College Amherst in den USA.
1997 versuchte Kenyatta zum ersten Mal den Sprung in die Politik, scheiterte aber mit seiner Bewerbung um den Einzug ins Parlament im früheren Wahlkreis seines Vaters. Mithilfe des damaligen Staatschefs Daniel Arap Moi schaffte er es 2001 ins Abgeordnetenhaus und die Regierung. 2002 verlor er bei der Präsidentenwahl gegen den scheidenden Amtsinhaber Mwai Kibaki, den er dann 2007 unterstützte. Bis zuletzt war der dreifache Vater Vizepremier, den Posten des Finanzministers hatte er mit dem Start von ICC-Ermittlungen zurückgelegt.
Ein Wikileaks-Eintrag vermerkte, Kenyatta sei charmant, charismatisch, aber kein Arbeitstier, und er trinke zu viel. Die Vorwürfe des ICC weist er zurück, sagt aber Kooperation zu. Der Prozess soll am 9. Juli beginnen. In Zukunft wird Kenyatta auch viel Zeit in Den Haag verbringen. (Julia Raabe, DER STANDARD, 11.3.2013)

One thought on “KENIA: RUHE NACH DEN WAHLEN und AUFRUFE ZUR VERSÖHNUNG – PORTRAITs KENYATTA – Kenya: calme et appels à la réconciliation après la victoire de Kenyatta”

  1. Vom Blogautoren:

    Bravo, Kenia!
    Dass ich diesen Eintrag fast live mitten in der Nacht veröffentliche und sogar in die Rubrik “afrikapositivnews” stelle, spricht persönliche und politische Bände.

    Kongo 2006 und Kenia 2007 waren zunächst die Hauptthemen, die mich zur Beschäftigung mit Afrika brachten, den Ausschlag zur Gründung dieses Blogs brachte dann im Herbst 2009 der Sturz des Putschistenregimes in Guinea. Alles emotionsgeladene wie beim Menschenfreund gefühlsaufwallende Ereignisse.
    Bis vorgestern, also 6 Tage lang, fanden diese kenianischen Wahlen in diesem Blog überhaupt nicht statt, weil ich blanke Angst hatte, dass “sie wieder einander totschlagen” und ich nach vielen Schatten letzterdings (zB Mali) mein zuversichtliches und vertrauensvolles Afrikabild selbst mir gegenüber gar nicht mehr vertreten kann.

    Also ein großes Bravo der kenianischen politischen Klasse, dass sie diesmal die Macheten im Schrank liessen und die sozial bedingten ethnischen Konflikte im Land nicht instrumentalisierten, um getürkte Wahlen durchzusetzen oder umzustürzen, denn das geschah vor 5 Jahren, siehe den Artikel Nummer Null oben unter den Fotos.

    Allerdings ist es auch eine traurige Geschichte, wenn man schon froh sein muss, wenn demokratische Vorgänge, die den Standards der heutigen Zivilisation entsprechen, die die Afrikaner ja zu Recht auch für sich beanspruchen, einigermaßen akzeptabel und ohne Gewalt ablaufen.

    Die alte Macht wurde wieder bestätigt, Haudegen und volksverachtende Vetternwirtschafter regieren weiter, und so ist für mich leider sicher, dass auch in den nächsten 5 Jahren nichts gegen die Probleme der großen Mehrheit und die der kenianischen Gesellschaft unternommen wird. Kenyatta wird danach nicht 500 Mio Dollar schwer sein, sondern eine Milliarde.

    Ob Kenia wirklich gelernt hat, wird sich erst nach den nächsten Wahlen zeigen, an den Figuren, die dann kandidiert und gewonnen (und wie gewonnen) haben werden, und am Nachwahlverhalten.

    Dem kenianischen Volk trotzdem ein Bravo, und einen Wunsch zu mehr Glück und Emanzipation und zu wirklicher Versöhnung.

Leave a Reply