Kenia, Sozialreportage: Der behinderte Tänzer Sylvester Barasa – Kenya: handicapé, mendiant, mais surtout danseur

Kenia: Behindert und Bettler, vor allem aber Tänzer
NAIROBI (AFP) – 2011.10.25 11.35
Wenn er nicht am Straßenrand in Nairobi bettelt, ist Sylvester auf der Bühne ein Tänzer und einer zeitgenössischen Tanzkompanie verbunden. Und ganz egal, ob er des Gebrauchs seiner Beine vorenthalten ist.
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Kenya: handicapé, mendiant, mais surtout danseur
NAIROBI (AFP) – 25.10.2011 11:35
Quand il n’est pas mendiant au bord de la route à Nairobi, Sylvester devient danseur et rejoint sur scène une troupe de danse contemporaine. Et peu importe alors qu’il soit privé de l’usage de ses jambes. “C’est comme si je filais un coup de pied à mon handicap ! Même si c’est la polio, je ne le vois plus comme quelque chose d’important, je n’y fais plus attention du tout”, s’enthousiasme-t-il.

Sylvester Barasa lors d'une répétition de danse avec sa troupe à Nairobi le 4 octobre 2011Foto (c) AFP: Sylvester Barasa lors d’une répétition de danse avec sa troupe à Nairobi le 4 octobre 2011

A 34 ans, Sylvester Barasa est une des figures emblématiques de la compagnie de danse contemporaine Pamoja (“Ensemble”, en swahili), qui réunit depuis cinq ans dans la capitale kényane danseurs valides et handicapés.
Deux jambes atrophiées, depuis la polio qui l’a frappé à l’âge de 10 ans, mais un buste et des épaules de déménageur, et une puissante présence scénique, qui rive l’attention pendant ses solos.
Ce père de quatre enfants reconnaît vivre “dans un environnement très dur”. Une litote puisqu’il quitte le bidonville de Kayole, le matin, pour installer son fauteuil roulant au bord de Wayaki Way, la principale artère de la ville, et mendier dans le vacarme et la pollution d’une circulation incessante.
Il a suivi un ami à une répétition de Pamoja peu de temps après la création de la troupe. “J’étais intimidé, je craignais que les gens se moquent de moi, mais ils m’ont encouragé”.
D’abord un atelier expérimental, Pamoja, fondé par la chorégraphe israélo-canadienne Miriam Rother, devient vite une compagnie produisant au moins un spectacle par an.
“Je retire beaucoup de choses de la danse, je deviens plus souple. Je ne savais pas ce qu’était la danse contemporaine, mais j’ai compris que c’est quelque chose qui aide mon corps à se sentir bien”, explique Sylvester.
“on se moque que vous n’ayez pas de jambe”
Treize danseurs composent la compagnie amateur, même si le spectacle donné ce mois-ci n’en mettait en scène que cinq. Les valides apportent leur technique de danseur, les invalides ne cherchent pas à cacher leur handicap mais le font danser, pour ainsi dire, poussant leur corps à ses limites pour participer aux ballets collectifs ou improviser des solos.
Aucun ne paraît nourrir le moindre complexe. John Kihungi, 40 ans, qui déambule en s’aidant d’un interminable bâton, se décrit comme un “acrobate” et rappelle qu’il se produit à l’occasion devant les touristes des hôtels de la côte.
“Quand j’ai rejoint Pamoja, j’ai senti que j’étais arrivé au bon endroit”, explique-t-il. Dans les répétitions, “je donne de nouvelles idées aux danseurs, mes idées d’acrobate”, ajoute-t-il avec la même fierté réjouie dans les yeux.
Sur scène, deux jeunes femmes qui s’aident d’une canne au quotidien entament un duo où leurs bras dessinent des arabesques avant de s’entremêler.
“Notre credo, c’est qu’on se moque de savoir que vous n’ayez pas de jambe, que vous soyez paralysé depuis la taille ou amputé: qu’apportez-vous sur scène en tant que personnage ?”, explique le directeur de la compagnie, Joseph Kanyenje.
Il se dit impressionné par les progrès de ses danseurs, sur scène comme dans la vie quotidienne: “certains ont passé de bons entretiens pour des emplois, trois travaillent comme fonctionnaires, un autre comme réceptionniste dans un hôtel”.
“Tout se passe dans la tête”, dit le patron de Pamoja, qui ajoute, en se glissant pour l’occasion dans la peau d’un de ses danseurs infirmes: “les gens me regardent parfois de haut, mais ce soir, c’est eux qui lèvent la tête pour me voir faire mon spectacle”.
© 2011 AFP

2-Sylvester Barasa lors d'une répétition de danse avec sa troupe à Nairobi le 4 octobre 2011Foto (c) AFP: Sylvester Barasa lors d’une répétition de danse avec sa troupe à Nairobi le 4 octobre 2011

Kenia: Behindert und Bettler, vor allem aber Tänzer
NAIROBI (AFP) – 2011.10.25 11.35
Wenn er nicht am Straßenrand in Nairobi bettelt, ist Sylvester auf der Bühne ein Tänzer und einer zeitgenössischen Tanzkompanie verbunden. Und ganz egal, ob er des Gebrauchs seiner Beine vorenthalten ist.
“Es ist, als ob ich meiner Behinderung in den Hintern treten würde! Auch wenn es Polio ist, ich sehe es nicht mehr als etwas Wichtiges, ich schenke dem überhaupt keine Aufmerksamkeit mehr”, schwärmt er.
Mit 34 ist Sylvester Barasa eine der emblematischen Figuren der zeitgenössischen Tanzkompanie Pamoja (“Zusammen” auf Suaheli), die seit fünf Jahren in der kenianischen Hauptstadt behinderte und verkrüppelte Tänzer vereint.
Zwei Beine verkümmert an Kinderlähmung, die ihn im Alter von 10 Jahren geschlagen hatte, hat er aber Oberkörper und Schultern eines Hafenarbeiters und eine mächtige Bühnenpräsenz, die Bank für die Aufmerksamkeit des Publikums während seiner Soli.
Der Vater von vier Kindern gesteht, “in einer sehr rauen Umgebung” zu leben. Ein Understatement, denn er steht jeden Morgen im Slum Kayole auf, um sich mit einem Rollstuhl am Rand des Wayak Way, der Hauptschlagader der Stadt, zu installieren, und im Lärm und der Verschmutzung eines nicht aufhören wollenden Verkehrs zu betteln .
Er folgte einem Freund zu einer Probe von Pamoja kurz nach der Gründung der Truppe. “Ich eingeschüchtert war, hatte ich Angst, dass die Leute sich über mich lustig machen, aber sie machten mir Mut.” Eine experimentelle Werkstatt, Pamoja, durch die israelisch-kanadische Choreografin Miriam Rother gegründet und die schnell ein Unternehmen wurde, das mindestens eine Show pro Jahr produziert.
“Ich mache eine Menge Tanz, ich bin flexibler geworden. Ich wusste nicht, was zeitgenössischer Tanz ist, aber ich verstand, dass dies etwas ist, dass meinem Körper sich wohl fühlen hilft”, sagte Sylvester .
“Sie lachen, die haben keine Beine”
Dreizehn Amateurtänzer sind Basis des Unternehmens, auch wenn die Show in diesem Monat nur fünf featured. Die Gesunden bringen ihre Tanztechnik, die Behinderten versuchen nicht, ihre Behinderung zu verbergen, aber bringen sie zum Tanzen, drängen ihre Körper bis an die Grenze in der Ballett-Klasse, oder improvisieren Soli.
Niemand scheint einen Komplex zu haben. John Kihungi, 40, der sich mit Hilfe eines endlosen Stocks bewegt, bezeichnet sich selbst als “Acrobat” und erinnert daran, dass er vor Touristenhotels an der Küste auftritt.
“Als ich zu Pamoja kam, fühlte ich, dass ich an der richtigen Stelle angekommen bin”, sagte er. In Proben, “gebe ich neue Ideen an die Tänzer, meine Ideen Acrobat”, sagte er mit Stolz in seinen Augen.
Auf der Bühne beginnen zwei junge Frauen, die täglich mit einem Stock gehen, ein Duett, wo ihre verwickelten Arme Arabesken darstellen.
“Unser Motto ist, dass wir nichts darauf geben, ob Sie nur ein Bein haben oder von der Taille ab gelähmt sind: was bringst du auf die Bühne, als Persönlichkeit?”, sagt der Regisseur des Unternehmens, Joseph Kanyenje.
Er sagte, er zeigt sich beeindruckt durch den Fortschritt seiner Tänzer auf der Bühne und im Alltag: “Einige hatten gute Interviews für Arbeitsplätze, drei arbeiten jetzt als Beamte, eine als Hotel-Rezeptionistin.”
“Alles geschieht im Kopf”, sagt der Chef von Pamoja und spricht weiter aus der Perspektive seiner behinderten Tänzer: “Menschen schauen mich manchmal von oben an, aber heute Abend, sind sie es, die nach oben schauen um meine Show zu sehen. ”
© 2011 AFP

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