KENIA: UNGELIEBTE, DEGENERIERTE POLIZEI – Kenya: incompétence, violence et corruption plombent la police

Kenia: Inkompetenz , Korruption und Gewalt legen die Polizei lahm
Nairobi (AFP) – 2014.04.14 10.44 – Von Reuben Kyama
Die Kenianer sind ungeduldig über Inkompetenz einer unterausgestatteten, unterbezahlten und notorisch korrupten Polizei, trotz der Reformenversprechen des kenianischen Präsidenten Uhuru Kenyatta vor der Bedrohung durch islamistische Angriffe neben den normalen Raubüberfällen und Morden.
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Kenya: incompétence, violence et corruption plombent la police
Nairobi (AFP) – 14.04.2014 10:44 – Par Reuben KYAMA
Les Kényans s’impatientent devant l’incompétence d’une police sous-équipée, sous-payée et notoirement corrompue, malgré la promesse de réformes du président kényan Uhuru Kenyatta face à la menace d’attentats islamistes en plus des meurtres et cambriolages fréquents. “Le public kényan n’a jamais vraiment fait confiance à la police”, explique Ken Ouko, professeur de sociologie à l’université de Nairobi, en décrivant une force de police faisant davantage partie du problème que de la solution.

Des jeunes jihadistes présumés sont interpellés par la police après des affontements près de la mosq
Mutmaßliche junge Dschihadisten wurden von der Polizei festgenommen, Mombasa, Kenia
Des jeunes jihadistes présumés sont interpellés par la police après des affontements près de la mosquée Masjid Musa, à Mombasa (Kenya), en février 2014
afp.com – Ivan Lieman

Au Kenya, il se passe rarement une semaine sans que des policiers fassent la une des quotidiens locaux. En janvier, les forces de sécurité se couvraient de ridicule en tentant de faire croire que l’attentat qui venait de frapper l’aéroport de Nairobi n’était en fait qu’une ampoule électrique qui avait explosé.
Quatre Somaliens ont ensuite été inculpés de préparation et exécution d'”attaque terroriste” pour cet incident qui n’a pas fait de victime.
Le Kenya a été frappé par une série d’attaques – à la grenade, à la bombe, fusillades – depuis qu’il a envoyé des troupes dans le sud de la Somalie à la poursuite des islamistes shebab.
Affiliés à Al-Qaïda, ceux-ci n’ont depuis cessé de menacer le Kenya de représailles et ont revendiqué la sanglante attaque du centre commercial Westgate, dans la capitale Nairobi, qui a fait 67 morts fin septembre.
En juin, ce sont des policiers de l’ouest du Kenya qui soulevaient un tollé après avoir relâché un groupe de jeunes hommes soupçonnés d’avoir battu et violé une jeune femme sans autre punition que de tondre le gazon aux abords du commissariat.
Le site web “ipaidabribe.or.ke” publie les témoignages de milliers d’individus, principalement des automobilistes arrêtés pour de soi-disant violations du code de la route, racontant comment ils ont été obligés ou ont refusé de payer un pot-de-vin à des policiers.
– “Frustration et colère” –
Lors d’un discours au Parlement sur l’état de la nation en mars, le président Kenyatta reconnaissait “un manque inacceptable de coordination dans notre gestion du crime” et évoquait les “frustrations et la colère de la population” qui s’est parfois transformée “en justice populaire injuste”. Il concluait qu’il fallait réformer la police afin de redonner confiance aux habitants.
Le paysage urbain de la capitale, où hauts murs, barbelés, fils électriques et barreaux aux fenêtres sont la norme, témoigne de cette absence de confiance dans la capacité de la police de protéger les gens.
Certains montrent du doigt les bas salaires des policiers – 200 dollars (150 euros) par mois, moins que le coût du loyer d’un petit appartement à Nairobi – pour expliquer l’incompétence et la corruption endémiques.
Le président Kenyatta s’est engagé à déployer davantage de policiers dans les rues et de leur octroyer de meilleurs salaires, des logements décents et une assurance médicale, ajoutant que le gouvernement allait aussi munir la police de 1.200 nouveaux véhicules et d’équipements de surveillance plus sophistiqués.
C’est toutefois trop peu, analyse Peter Kiama, directeur de l’Independant medico-legal unit (IMLU) de Nairobi, une ONG de défense des droits de l’homme, pour qui le problème va bien au-delà.
“Je ne crois pas que ces mesures incitatives changeront quoi que ce soit tant et aussi longtemps que la mentalité des policiers ne changera pas”, analyse M. Kiama.
-“Donner des gens à manger aux hyènes” –
Il dépeint une structure rétive à la réforme, où les policiers sont habitués à faire régner leur loi et raconte que son organisation, qui recense les brutalités policières, a relevé 48 cas de personnes tuées après avoir été contrôlées par les policiers entre janvier et mars 2014.
Certains corps de policiers, particulièrement l’unité antiterrorisme, ont été accusés de torture, détention arbitraire et disparitions, principalement de musulmans soupçonnés d’être des militants islamistes.
Des diplomates occidentaux ont manifesté leur impatience devant une force sans capacité ni volonté de faire face à la menace d’attentats.
“La plupart des policiers préféreraient recevoir un pot-de-vin que d’arrêter une attaque terroriste et il y a plusieurs policiers qui n’ont aucun scrupule à assassiner des individus et à les donner à manger aux hyènes”, a raconté un expert européen, refusant d’être cité.
Un haut responsable de la police kényane admet que la situation est désastreuse et qu’il faut “un changement de modèle à l’intérieur même de la police pour être en phase avec l’évolution de la criminalité et les nouvelles menaces sécuritaires”.
© 2014 AFP

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Des officiers kényans transfèrent des détenus dans un véhicule de police après des affrontements dans la ville portuaire de Mombasa, en février 2014
afp.com – Ivan Lieman

Kenia: Inkompetenz , Korruption und Gewalt legen die Polizei lahm
Nairobi (AFP) – 2014.04.14 10.44 – Von Reuben Kyama
Die Kenianer sind ungeduldig über Inkompetenz einer unterausgestatteten, unterbezahlten und notorisch korrupten Polizei, trotz der Reformenversprechen des kenianischen Präsidenten Uhuru Kenyatta vor der Bedrohung durch islamistische Angriffe neben den normalen Raubüberfällen und Morden. ” Die kenianische Öffentlichkeit hat nie wirklich der Polizei vertraut “, sagte Ken Ouko , Soziologieprofessor an der Universität von Nairobi, und beschreibt eine Polizei , die eher Teil des Problems als der Lösung ist.
In Kenia vergeht selten eine Woche, ohne dass die Polizeibeamten Schlagzeile der lokalen Zeitungen sind. Im Januar wurden die Sicherheitskräfte mit Spott überschüttet, als sie glauben machen wollten, dass der Angriff auf den Flughafen Nairobi eigentlich eine explodierende Glühbirne war.
Vier Somalis wurden dann verhaftet wegen Vorbereitung und Durchführung eines “Terroranschlags” für diesen Vorfall , der kein Opfer gemacht hatte.
Granaten , Bombe , Schüsse – Kenia wurde von einer Reihe von Angriffen getroffen, seit es Truppen in den Süden Somalias zur Verfolgung der islamistischen Shebab schickte.
Mit Al-Kaida verbunden, haben diese nie aufgehört, Kenia mit Vergeltung zu drohen, und behaupteten den blutigen Angriff auf die Westgate Mall in der Hauptstadt Nairobi mit 67 Toten Ende September 2013.
Im Juni hatten Polizisten im Westen Kenias einen Aufruhr ausgelöst nach Freilassung einer Gruppe von jungen Männern, die eine junge Frau geschlagen und vergewaltigt hatten – ohne andere Strafe als Rasenmähen in der Nähe der Polizeistation.
Die Website ” ipaidabribe.or.ke ” veröffentlicht die Zeugenaussagen von Tausenden von Menschen, vor allem Autofahrern, die wegen angeblicher Verstöße gegen die Regeln der Straße festgenommen wurden und erzählen, wie sie gezwungen wurden, ein Bestechungsgeld zahlen an die Polizei zu zahlen.
– ” Frustration und Wut ” –
In einer Rede an das Parlament über die Lage der Nation anerkannte Präsident Kenyatta im März “einen nicht hinnehmbaren Mangel an Koordination in unserem Management der Kriminalität” und sprach von der “Frustration und Wut des Volkes” , die sich manchmal ” in unlautere Lynchjustiz” verwandelt. Man brauche eine Polizeireform , um das Vertrauen zu den Menschen wieder herzustellen.
Das Stadtbild der Hauptstadt, wo hohe Mauern, Stacheldraht , elektrische Leitungen und vergitterte Fenster die Norm sind, spiegelt diesen Mangel an Vertrauen in die Fähigkeit der Polizei, die Menschen zu schützen.
Einige zeigen mit dem Finger auf die niedrigen Polizeigehälter – 200 Dollar (150 Euro) pro Monat , weniger als die Kosten der Miete für eine kleine Wohnung in Nairobi -, um die endemische Korruption und Inkompetenz zu erklären.
Präsident Kenyatta verpflichtete sich, mehr Polizei auf den Straßen einzusetzen und ihnen bessere Löhne , menschenwürdige Wohnung und Krankenversicherung zu geben, und fügte hinzu , dass die Regierung auch 1200 neue Polizeifahrzeuge und anspruchsvollere Überwachungsanlagen kauft.
Allerdings ist da zu wenig , analysiert Peter Kiama , Direktor der Independant medico-legal unit (IMLU) in Nairobi , einer NGO für Menschenrechte, für den das Problem weit darüber hinaus geht.
“Ich glaube nicht, dass diese Anreize alles ändern , solange die Mentalität der Polizei nicht verändert wird”, so Mr. Kiamas Analyse.
– “Menschen den Hyänen zum Fraß vorwerfen” –
Er zeigt auf eine eigensinnige Strukturreform , wo die Polizei es gewohnt ist, ihr Gesetz herrschen zu lassen, und sagt, dass seine Organisation, die die Brutalität der Polizei durchleuchtet , zwischen Januar und März 2014 48 Fälle von Menschen identifizierte, die tot waren, nachdem sie von der Polizei überprüft wurden.
Einigen Polizeikorps , insbesondere der Anti-Terror- Einheit, wurden Folter, willkürliche Verhaftungen und Verschleppungen vorgeworfen , meist von Muslimen, die man verdächtigt, militante Islamisten zu sein.
Westliche Diplomaten haben Ungeduld ausgedrückt mit einer Polizeikraft ohne die Fähigkeit oder Bereitschaft , sich der Bedrohung durch Attentäter entgegenzustellen.
“Die meisten Polizisten haben lieber ein Bestechungsgeld als einen Terroranschlag zu verhindern und es gibt so manche Polizisten, die keine Skrupel haben, Menschen zu ermorden und sie den Hyänen zum Fraß vorzuwerfen”, sagte ein europäischer Experte anonym.
Ein hochrangiger kenianischer Polizeifunktionär gibt zu, dass die Situation schrecklich ist, und fordert “einen Paradigmenwechsel auch innerhalb der Polizei, um im Einklang mit der Entwicklung der Kriminalität und neuer Sicherheitsbedrohungen zu sein.”
© 2014 AFP

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