KENIAs GESICHTER DES RADIKALEN ISLAM – Les visages de l’islam radical au Kenya

3. Kenia: Radikaler muslimischer Prediger erschossen
02.04.2014 · http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/afrika/
In Kenia ist ein radikaler muslimischer Prediger getötet worden. Abubaker Sharif Ahmed stand Al Qaida und Al Shabaab nahe und hielt den Terrorangriff von Nairobi für „zu 100 Prozent gerechtfertigt“.
1. Kenia: “Makaburi”, Gesicht des radikalen Islam
Mombasa ( Kenia) (AFP) – 2014.06.03 08.39 – Von Aymeric Vincenot
“Unsere Unschuldigen gegen Ihre Unschuldigen.” Wenn Abubaker Shariff Ahmed alias “Makaburi” Figur der Musa -Moschee, dem Herz des radikalen Islam in Mombasa an der kenianischen Küste , die Tötung von Kindern im September in der Westgate Mall in Nairobi rechtfertigt, behält er einen selbstbewussten, aber ruhigen Ton.
2. Kenia: die Musa Moschee in Mombasa, Tempel des radikalen Islam
Mombasa ( Kenia) (AFP) – 2014.06.03 00.19 – Von Aymeric Vincenot
Seit Jahren ist die Musa -Moschee in Mombasa, der zweitgrößten Stadt Kenias , das Herz des radikalen Islam in diesem überwiegend christlichen Land und das Ziel einer heftigen Niederschlagung durch die Behörden: eine Gefahr, dass die Situation sich noch weiter anspannt.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN(AFP)) WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS

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1. Kenya: “Makaburi”, visage de l’islam radical
Mombasa (Kenya) (AFP) – 06.03.2014 08:39 – Par Aymeric VINCENOT
“Ce sont nos innocents contre vos innocents”. Quand Abubaker Shariff Ahmed, alias “Makaburi”, figure de la mosquée Musa, coeur de l’islamisme radical à Mombasa sur la côte du Kenya, justifie le massacre d’enfants en septembre au centre commercial Westgate à Nairobi, il conserve un ton assuré mais calme.

Un jeune musulman à Mombasa après la prière du vendredi le 20 février 2014
Ein junger Muslim in Mombasa nach dem Gebet vom Freitag, 20. Februar 2014
Un jeune musulman à Mombasa après la prière du vendredi le 20 février 2014
afp.com – Ivan Lieman

Tout en rondeurs, le visage joufflu terminé par un bouc roux, l’homme, cheveux blancs, est vêtu d’un simple pagne local et d’un tee-shirt blanc déformé par l’âge. Il le dit sans détour: il ne croit pas à la démocratie, veut l’imposition de la charia (loi islamique) partout dans le monde et assure que l’attaque du Westgate par un commando islamiste, au cours duquel au moins 67 personnes ont péri, dont des femmes et des enfants, était “100% justifié”.
“Est-ce que (les femmes et les enfants) tués en Somalie ne sont pas innocents?”, demande-t-il depuis le petit réduit aveugle aux murs défraîchis qui lui sert de bureau et de logement, sous un drapeau noir orné d’un sabre et de la “Chahada” (profession de foi musulmane), variation des divers étendards adoptés par les groupes djihadistes de par le monde.
En Somalie, assure-t-il, l’armée kényane qui participe à une force africaine “fait la même chose, voire pire que ce qui s’est passé au Westgate”, où le commando a mitraillé aveuglément commerçants, clients et des enfants participant à un concours de cuisine. “Selon la religion islamique, ils (les auteurs de l’attaque) avaient le droit de venger”.
Quant aux victimes musulmanes de l’attaque, lancée à la mi-journée, elles “n’avaient de musulman que le nom”, assure-t-il: à cette heure de prière, “comment un musulman peut-il être dans un centre commercial au lieu d’être à la mosquée?”.
Pour lui, ce que l’Occident appelle “terrorisme, fondamentalisme, radicalisme” n’est que la réponse à sa violence envers l’islam: “Les gouvernements occidentaux tuent des innocents partout dans le monde tous les jours.”
“Pourquoi les pilotes de drones ne sont jamais qualifiés de terroristes?”, alors que “quand un seul non-musulman est tué par un musulman, c’est du terrorisme”, poursuit-il.
“Makaburi” se défend d’être extrémiste ou radical. Simplement un “vrai” musulman: “L’islam radical est une création de ceux (…) qui sont opposés à l’islam. Il n’y a pas d’islam radical (…) nous n’avons pas de modérés, d’extrémistes, l’islam est une seule religion” basée sur le Coran.
L’islam “véritable”, cependant, n’est selon lui aujourd’hui en vigueur qu’à Falloujah, ville d’Irak récemment conquise par un groupe djihadiste proche d’Al-Qaïda, dans les zones afghanes sous contrôle taliban et dans celles de Somalie aux mains des islamistes shebab. “Même l’Arabie Saoudite est un pays chrétien gouverné par quelqu’un qui se prétend musulman”, dit-il.
– Risque de ‘guerre civile’ –
Il nie cependant les accusations de l’ONU qui l’a placé depuis 2012 sous sanctions pour “ses liens étroits avec les membres influents” des shebab.
L’ONU le décrit comme “un important (…) recruteur de jeunes musulmans kényans en vue d’activités militantes violentes en Somalie”, qui “fournit un appui matériel à des groupes extrémistes au Kenya” et en Afrique de l’Est et participe “à la mobilisation et à la gestion de fonds pour les shebab”.
“Je ne soutiens pas les shebab, je ne connais pas de shebab (…) Où sont les preuves que j’ai recruté qui que ce soit? Qui ai-je recruté? Où, quand, comment? Ce sont justes des accusations (…) c’est des conneries”, réagit-il dans un rare moment d’emportement mesuré.
Les shebab n’ont pas besoin de recruter, affirme-t-il, “le moteur le plus fort poussant les jeunes musulmans à rejoindre le jihad en Somalie, c’est l’injustice du gouvernement kényan”: la féroce répression policière – aux abus dénoncés par des ONG – particulièrement contre les fidèles de la mosquée Musa “radicalise les jeunes plus que n’importe quel prédicateur le pourrait”, dit-il.
“La démocratie (…) tue les musulmans”, assure Makaburi, citant les “exécutions” de plusieurs prédicateurs de la mosquée – dont celle en 2012 de son “ami” Aboud Rogo Mohammed, lui aussi accusé d’être lié aux shebab -, les arrestations et tortures de fidèles, dont certains disparaissent aux mains de la police.
Son propre avenir est selon lui tout tracé: “Ma vie est en danger, ils finiront par me tuer.”
Face à cela, “comment s’attendre à ce que (les jeunes musulmans kényans) ne rendent pas les coups? Il ne leur manque que les armes, s’ils avaient des armes, nous aurions une guerre civile au Kenya, dès maintenant”, assure-t-il.
© 2014 AFP

2. Kenya: La mosquée Musa de Mombasa, temple de l’islam radical
Mombasa (Kenya) (AFP) – 06.03.2014 12:19 – Par Aymeric VINCENOT
Depuis des années, la mosquée Musa à Mombasa, deuxième ville du Kenya, est devenue le cœur de l’islam radical dans ce pays majoritairement chrétien et la cible d’une féroce répression des autorités, au risque de rendre la situation encore plus tendue.
En août 2012, l’imam radical Aboud Rogo Mohammed, principal prédicateur de la mosquée était assassiné, avant que son successeur Cheikh Ibrahim Ismail ne tombe à son tour sous les balles en octobre 2013, déclenchant à chaque fois de violentes émeutes.
Pour leurs partisans, les deux hommes ont été assassinés par les autorités, une opinion largement partagée y compris par des analystes sérieux, même si le gouvernement nie.
Début février, la mosquée a de nouveau été le théâtre d’affrontements meurtriers, quand la police y a pénétré pour mettre fin – dit-elle – à une “convention djihadiste” destinée à recruter des combattants pour les rangs des islamistes somaliens shebab.
Et autour du grand bâtiment vert et blanc en plein centre de la ville, la situation continue d’être tendue, alors qu’une centaine de fidèles a été violemment arrêtée et que l’un d’entre eux a depuis disparu alors qu’il était aux mains de la police.
“L’invasion de la mosquée a été menée illégalement, rien d’illégal ne s’y déroulait, il n’y avait pas de recrutement”, s’insurge Cheikh Abubaker Shariff, alias “Makaburi”, l’une des principales figures de la mosquée et un proche de feu Rogo. Il est accusé par l’ONU et Washington d’être l’un des principaux recruteurs des shebab au Kenya.
“Il ne s’agissait pas d’une convention djihadiste, mais d’une convention discutant de sujets liés à la guerre sainte”, tels que le martyr ou les apostats, assure-t-il, “tous les sujets abordés sont dans le Coran et il n’est pas illégal d’en parler dans une mosquée ou ailleurs au Kenya”, rappelant que la mosquée était à l’occasion ouverte à tous.
– Répression aveugle –
Pour Makaburi, qui nie tout lien avec les shebab mais se présente comme “favorable à l’implantation de la charia partout dans le monde”, ne cachant pas son admiration pour Oussama ben Laden, les autorités “non-islamiques” kényanes se servent de prétextes pour s’attaquer à la mosquée Musa, “la seule qui prêche l’islam véritable”.
“La mosquée Musa est la seule dont les imams abordent la question du djihad”, affirme-t-il, mais “ces imams n’ont violé aucune loi, c’est pourquoi ils sont victimes de meurtres extrajudiciaires”.
Pour le président du Conseil consultatif national des musulmans du Kenya (Kemnac), Cheikh Ngao Juma, ces imams sont des “criminels” qui doivent être arrêtés mais la répression aveugle contre les fidèles de la mosquée n’est pas la solution.
La convention “était organisée dans le but exprès d’enseigner le jihad et le radicalisme”, affirme Cheikh Ngao Juma, par ailleurs proche des autorités kényanes. Avec de “fausses promesses” de gloire, d’un lopin en Somalie, voire d’une belle épouse somalienne, les prédicateurs radicaux “essaient de laver le cerveau des jeunes en utilisant le Coran”.
“C’est du business, du trafic humain et de l’esclavage”, accuse-t-il, les recruteurs recevant de l’argent pour chaque jeune envoyé en Somalie. Mais “utiliser les armes ne résoudra pas le problème, on ne combat pas une idéologie avec un fusil (…) mais seulement à travers la discussion (…) les jeunes ont besoin de conseils”.
Même si la radicalisation d’une partie de la jeunesse musulmane est une “menace”, selon Hassan Omar Hassan, sénateur d’opposition de Mombasa et ancien militant des droits de l’Homme, les autorités kényanes en préférant user de violence – parfois extralégale – plutôt que s’attaquer aux racines du problème, n’ont fait qu’aggraver la situation.
“En traitant la mosquée Musa par le mépris, le gouvernement en a fait un temple de la radicalisation”, estime-t-il, dénonçant “l’escalade” de la répression ayant abouti aux meurtres notamment de Rogo.
“La stratégie adoptée par le gouvernement est plus susceptible d’aggraver la situation que de l’améliorer”, poursuit-il, il “s’est littéralement mis toute la communauté musulmane du pays à dos et perdu beaucoup de sa légitimité”.
– Chômage massif –
Selon le sénateur, le gouvernement doit “gratter sous la surface” et se pencher sur les causes profondes du ressentiment des musulmans kényans et plus généralement des habitants de la côte.
Durant des décennies, ils ont été sous-représentés au sein de l’élite politique, sous-éduqués, victimes de discriminations sur le marché de l’emploi, se retrouvant massivement au chômage, mais aussi considérés comme des citoyens de seconde zone pour qui il était difficile d’obtenir des documents d’identité.
“Toute action extralégale des autorités va continuer à nourrir le discours sur l’oppression et l’humiliation des communautés de la côte et surtout musulmanes”, explique le sénateur, tout en rappelant que le problème est bien plus large.
Au Kenya, “depuis trop longtemps nous avons légitimé la violence policière (…) pour des raisons de sécurité nationale. Mais la Constitution doit toujours s’appliquer, quelles que soient les circonstances et les accusations contre quelque individu ou partie”.
© 2014 AFP

3. “Makaburi”, figure de l’islamisme radical kényan, tué par balles
Mombasa (Kenya) (AFP) – 01.04.2014 21:52
Abubaker Shariff Ahmed alias “Makaburi”, figure de l’islam radical kényan, accusé d’être un relais des islamistes shebab somaliens au Kenya, a été tué par balles mardi soir à Mombasa, la capitale de la côte kényane très majoritairement musulmane.
Un correspondant de l’AFP a vu les corps criblés de balles de Makaburi et d’un jeune homme, allongés côte à côte à l’arrière d’un véhicule de police dans un commissariat de Mombasa où ils ont été transportés.
Les corps ont été identifiés par les familles. “L’un d’entre eux est celui d’Abubaker Shariff Ahmed alias Makaburi”, a confirmé le chef de la police du quartier de Kisauni, Richard Ngatia. “Nous ne savons pas qui les a tués et pourquoi”, a-t-il ajouté, lançant un appel à témoins.
Makaburi venait de sortir d’un tribunal de la deuxième ville du pays et attendait avec quatre autres personnes – dont le jeune homme tué avec lui – quand des tireurs en voiture ont ouvert le feu, selon la police et des témoins.
“Ils attendaient qu’une voiture vienne les chercher quand des gens à bord d’un véhicule en marche leur ont tiré dessus”, a expliqué M. Ngatia.
Selon Mohamed Ali, “ami de longue date” de Makaburi qui se trouvait en sa compagnie, “nous attendions d’être récupérés devant le tribunal quand on a entendu des coups de feu. On s’est tous jetés à terre”.
Cheikh Abubaker Shariff Ahmed était placé depuis 2012 sous sanctions de l’ONU pour “ses liens étroits avec les membres influents” des islamistes shebab.
C’est la troisième personnalité importante de la mosquée Musa de Mombasa, coeur de l’islam radical kényan, accusée par les autorités d’être un centre de propagande djihadiste et de recrutement pour les shebab somaliens, à être tuée par balles en moins de deux ans.
L’imam Aboud Rogo Mohamed, principal prédicateur de la mosquée et ami de Makaburi, avait été assassiné en août 2012, avant que son successeur Cheikh Ibrahim Ismail ne tombe à son tour sous les balles en octobre 2013, déclenchant à chaque fois de violentes émeutes à Mombasa.
– ‘Exécutions extrajudiciaires’? –
Aucun des tueurs n’a été identifié, mais leurs partisans, Makaburi en tête, avaient accusé les autorités kényanes d’avoir mené “des exécutions extrajudiciaires”.
Mardi soir, Mombasa était calme mais la police était déployée en masse et des dirigeants politiques et religieux ont lancé des appels au calme sur les radios locales.
Makaburi, âgé d’une cinquantaine d’années, était décrit par l’ONU comme “un important (…) recruteur de jeunes musulmans kényans en vue d’activités militantes violentes en Somalie”, qui “fournit un appui matériel à des groupes extrémistes au Kenya” et en Afrique de l’Est et participe “à la mobilisation et à la gestion de fonds pour les shebab”.
Il avait nié vertement ces accusations, dans un entretien avec l’AFP en février, tout en défendant l’instauration de la charia “partout dans le monde” et la mémoire d’Oussama ben Laden. Il avait également estimé “100% justifiée” l’attaque islamiste menée en septembre contre le centre commercial Westgate de Nairobi, qui avait fait au moins 67 morts.
“Ma vie est en danger, ils finiront par me tuer. C’est ce qu’ils font”, avait affirmé Makaburi à l’AFP à propos des autorités kényanes.
Dans la soirée, la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser une foule de partisans de Makaburi rassemblés autour du poste de police pour réclamer son corps, selon le correspondant de l’AFP.
La mosquée Musa avait été le théâtre d’affrontements meurtriers début février, quand la police y avait pénétré pour mettre fin à celle qu’elle décrivait comme “une convention djihadiste” destiné à recruter des combattants shebab.
Une centaine de fidèles avait été arrêtée mais seule une trentaine avait finalement été inculpée, notamment pour “appartenance à un groupe terroriste”. Les autorités kényanes avaient ensuite mis en garde contre la radicalisation de certains musulmans dans le pays, notamment à la mosquée Musa.
Seuls 11% des Kényans se revendiquent musulmans, contre plus de 80% se déclarant chrétiens, essentiellement protestants.
L’assassinat de Makaburi intervient au lendemain d’un triple attentat à l’explosif à Nairobi dans le quartier d’Eastleigh, surnommé “la petite Mogadiscio” pour son importante communauté somalienne ou kényane d’ethnie somali.
Mi-mars, deux personnes avaient été arrêtées à bord d’une voiture piégée à Mombasa et le 24 mars, des assaillants avaient ouvert le feu dans une église d’un faubourg de la ville, tuant six personnes.
© 2014 AFP

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Abubaker Shariff AhmedLe corps d'Abubaker Shariff Ahmed
Abubaker Shariff Ahmed, alias ” Makaburi ” Figur des radikalen Islam Kenia, sitzt unter einer Flagge der somalischen Shebab , in seinem Haus in Mombasa 20. Februar 2014
Der Körper von Ahmed Abubaker Shariff alias ” Makaburi “, erschossen am 1. April 2014 in Mombasa
Abubaker Shariff Ahmed, alias “Makaburi”, figure de l’islam radical kenyan, assis sous un drapeau des shebab somaliens, à son domicile de Mombasa le 20 février 2014
afp.com – Ivan Lieman
Le corps d’Abubaker Shariff Ahmed alias “Makaburi”, figure de l’islam radical kényan, tué par balles, le 1er avril 2014 à Mombasa
afp.com –

1. Kenia: “Makaburi”, Gesicht des radikalen Islam
Mombasa ( Kenia) (AFP) – 2014.06.03 08.39 – Von Aymeric Vincenot
“Unsere Unschuldigen gegen Ihre Unschuldigen.” Wenn Abubaker Shariff Ahmed alias “Makaburi” Figur der Musa -Moschee, dem Herz des radikalen Islam in Mombasa an der kenianischen Küste , die Tötung von Kindern im September in der Westgate Mall in Nairobi rechtfertigt, behält er einen selbstbewussten, aber ruhigen Ton.
Der rundliche Mann, molliges Gesicht mit einem roten Ziegenbart, weißes Haar , trägt einen einfachen lokalen Schurz und ein weißes, vom Alter verformtes T-Shirt. Er sagt unverblümt: er glaube nicht an die Demokratie , will die Einführung der Scharia (islamisches Recht ) weltweit und versichert, dass der Angriff von einem islamistischen Kommando in Westgate, wo mindestens 67 Personen getötet wurden, darunter Frauen und Kinder, “100% gerechtfertigt war. ”
“Sind die in Somalia getöteten ( Frauen und Kinder) nicht unschuldig?”, fragte er in dem fensterlosen Raum mit schäbigen Wänden, der ihm als Büro- und Wohnraum dient, unter einer schwarzen Fahne mit Schwert und der “Shahada” (muslimische Glaubensbekenntnis), eine Variation der verschiedenen Flaggen von Dschihad- Gruppen auf der ganzen Welt.
In Somalia , sagt er, macht die in einem afrikanischen Militärkraft beteiligte kenianische Armee “das Gleiche , oder noch schlimmer als das, was im Westgate passiert”, wo die Kommando wahllos Händler , Kunden und Kinder, die an einem Kochwettbewerb teilnahmen, beschossen . “Nach dem Islam, hatten sie (die Täter des Angriffs ) das Recht auf Rache.”
Und die muslimischen Opfer des Anschlags, der in der Mitte des Tages stattfand? „Die waren nur dem Namen nach Muslime”, sagt er: “Wie kann jemand ein Muslim sein, der zu dieser Zeit des Gebets in einem Einkaufszentrum ist statt in der Moschee? ” .
Für ihn ist, was der Westen als ” Terrorismus, Fundamentalismus und Radikalismus ” bezeichnet, nur die Antwort auf dessen Gewalt gegenüber dem Islam. “Die westlichen Regierungen töten jeden Tag unschuldige Menschen auf der ganzen Welt. ”
“Warum werden Piloten von Drohnen nie Terroristen genannt?” Während, “wenn ein einzelner Nicht-Muslim von einem Muslim getötet wird, ist es Terrorismus”, fährt er fort.
“Makaburi” bestreitet, extremistisch oder radikal zu sein. Einfach ein “wahrer” Muslim. “Der radikale Islam ist eine Schöpfung von denen (…) , die dem Islam entgegenstehen. Es gibt keinen radikalen Islam (…) Es gibt keinen mäßigen, keinen extremistischen Islam. Es ist eine einzige Religion, die auf dem Koran beruht. ”
Umgesetzt ist der „wahre“ Islam jedoch heute nur in der Stadt Falludscha im Irak, die vor kurzem durch eine Dschihad- Gruppe nahe Al- Kaida erorbert wurde, in Afghanistan in den von den Taliban kontrollierten Gebiete und in Somalia in Zonen in Händen der islamistischen Shebab. “uch Saudi-Arabien ist ein christliches Land, das von jemandem regiert wird, der behauptet, Muslim zu sein”, sagte er.
– Risiko eines “Bürgerkrieges” –
Allerdings bestreitet er die Vorwürfe der UNO im Rahmen von Sanktionen gegen ihn seit 2012 für “seine enge Beziehungen zu einflussreichen Mitgliedern” der Shebab.
Die UN beschreibt ihn als ” einen wichtigen (…) Rekrutierer junger kenianischer Muslime für militante Aktivitäten in Somalia “, der ” materielle Unterstützung für extremistische Gruppen in Kenia bietet” und in Ostafrika und sich “in der Mobilisierung und Verwaltung von Mitteln für Shebab beteiligt. ”
“Ich habe die Shebab nicht unterstützt , ich weiß nichts von Shebab (…) Wo ist der Beweis , dass ich wen auch immer rekrutiert habe? Wen habe ich rekrutiert? Wo, wann, wie? Dies sind nur Anschuldigungen(…) das ist Blödsinn “, antwortet er in einem seltenen Moment kontrollierter Wut..
Die Shebab brauchen nicht zu rekrutieren, sagt er. “Der stärkste Motor, der junge Muslime dazu treibt, sich dem Jihad in Somalia anzuschließen , ist die Ungerechtigkeit der kenianischen Regierung”: heftige Polizeirepression – von NGOs angeprangert – vor allem gegen die Anhänger der Musa -Moschee “radikalisiert die Jugend besser, als jeder Prediger es könnte”, sagte er.
“Die Demokratie (…) tötet Muslime”, sagt Makaburi unter Berufung auf “Hinrichtungen” von mehreren Predigern der Moschee und Festnahmen und Folter der Gläubigen , von denen einige in den Händen der Polizei verschwinden .
Seine eigene Zukunft? “Mein Leben ist in Gefahr , sie werden mich töten. ”
Angesichts dessen , “wie können wir erwarten , dass (junge kenianische Muslime ) keine Schläge austeilen? Ihnen fehlen nur die Waffen, wenn sie Waffen hätten , hätten wir einen Bürgerkrieg in Kenia, jetzt ” , sagt er.
© 2014 AFP

2. Kenia: die Musa Moschee in Mombasa, Tempel des radikalen Islam
Mombasa ( Kenia) (AFP) – 2014.06.03 00.19 – Von Aymeric Vincenot
Seit Jahren ist die Musa -Moschee in Mombasa, der zweitgrößten Stadt Kenias , das Herz des radikalen Islam in diesem überwiegend christlichen Land und das Ziel einer heftigen Niederschlagung durch die Behörden: eine Gefahr, dass die Situation sich noch weiter anspannt.
Im August 2012 wurde der radikale Kleriker Aboud Rogo Mohammed , Hauptprediger der Moschee , ermordet, danach sein Nachfolger Scheich Ibrahim Ismail im Oktober 2013 bei gewalttätigen Ausschreitungen. Makaburi folgte Anfang 2014 – siehe Artikel 3.
Um ihre Anhänger wurden beide Männer von den Behörden , eine weit verbreitete Meinung auch durch schwere Analysten ermordet , obwohl die Regierung leugnet.
Anfang Februar war die Moschee wieder der Schauplatz von tödlichen Zusammenstößen , als die Polizei – sagte sie – eine ” Dschihad- Versammlung” mit der Rekrutierung von Kämpfern für die somalische islamistische Shebab auflöste.
Hundert Gläubige wurden gewaltsam festgenommen und einer von ihnen ist seitdem verschwunden, während er in den Händen der Polizei war.
“Die Invasion der Moschee wurde illegal durchgeführt, nichts Illegales passierte, es gab keine Rekrutierungen”, protestierte Sheikh Abubaker Shariff , auch bekannt als ” Makaburi “, eine der Hauptfiguren die Moschee und in der Nähe des verstorbenen Rogo . Ihm wird von der UNO und Washington vorgeworfen, in Kenia einer der wichtigsten Personalvermittler für die Shebab zu sein.
“Es war keine Dschihad- Versammlung, sondern eine zum Diskutieren von Themen rund um den heiligen Krieg”, wie Märtyrer oder Abtrünnige , sagt er, “alle diese Themen sind im Koran und es ist nicht illegal, in einer Moschee oder anderswo in Kenia darüber zu sprechen “, und erinnerte daran, dass die Moschee für diese Gelegenheit für alle offen war.
– Blinde Repression –
Für Makaburi, … siehe Artikel 1…, ist die Musa Moschee “die einzige, die den wahren Islam predigt”.
Für den Vorsitzenden des National Advisory Council of Kenya Muslime (Rat der kenianischen Muslime, Kemnac ), Scheich Juma Ngao, sind diese Imame jedoch “Kriminelle” , die verhaftet werden sollten , aber die wahllose Repression gegen Anhänger der Moschee ist für ihn nicht die Lösung.
Die Versammlung ” wurde für den ausdrücklichen Zweck der Lehre von Jihad und Radikalismus organisiert”, sagte Scheich Juma Ngao , der übrigens in der Nähe der kenianischen Behörden steht. Mit “falschen Versprechungen” von Ruhm, einem Stück Land in Somalia oder einer schönen somalischen Frau „verführen die radikalen Prediger, junge Menschen mit dem Koran einer Gehirnwäsche zu unterziehen. ”
“Es ist Geschäft , Menschenhandel und Sklaverei”, sagt er, „Personalvermittler erhalten Geld für jeden jungen Gesandten für Somalia“ . Aber “Verwendung Waffen wird das Problem nicht lösen , Sie können eine Ideologie nicht mit einem Gewehr bekämpfen , sondern nur durch Diskussion (…) Jugendliche brauchen Führung . ”
Auch wenn die Radikalisierung von vielen muslimischen Jugendlichen eine “Bedrohung ” ist, so Hassan Omar Hassan , ein Oppositions-Senator aus Mombasa und ehemaliger Aktivist für Menschenrechte, hat die Vorliebe der kenianischen Behörden, Gewalt anzuwenden – manchmal extralegale – anstatt die Wurzel des Problems anzugehen, die Situation noch schlimmer gemacht.
“Durch die Behandlung der Musa Moschee mit Verachtung hat die Regierung aus ihr einen Tempel der Radikalisierung gemacht”, sagt er unter Berufung auf die ” Eskalation ” der Repression , die zu den Morden, insbesondere dem von Rogo, geführt hat.
” Die von der Regierung beschlossene Strategie verschlimmert eher die Situation zu verbessern”, fährt er fort, “sie hat buchstäblich die gesamte muslimische Gemeinschaft in dem Land aufgebracht und die Regierung verlor viel von ihrer Legitimität. ”
– Massenarbeitslosigkeit –
Nach dem Senator muss die Regierung ” unter der Oberfläche kratzen” und die Ursachen des Grolls der kenianischen Muslime und allgemein der Bewohner der Küste bekämpfen.
Seit Jahrzehnten waren sie in der politischen Elite unterrepräsentiert, unterausgebildet, Opfer von Diskriminierungen auf dem Arbeitsmarkt, finden sich massiv arbeitslos, werden auch als Bürger zweiter Klasse betrachtet , für die es schwierig ist, Identitätsdokumente zu erhalten.
“Irgendwelche extralegalen Aktionen der Behörden werden den Diskurs der Unterdrückung und Demütigung der Küste und vor allem muslimische Gemeinden ernähren “, sagte der Senator und erinnerte daran, dass das Problem viel breiter ist.
“Viel zu lange haben wir die Polizeigewalt in Kenia aus Gründen der nationalen Sicherheit legitimiert. Aber die Verfassung muss immer gelten, unabhängig von den Umständen und der Anklage gegen eine Person oder Partei”.
© 2014 AFP

3. Kenia: Radikaler muslimischer Prediger erschossen
02.04.2014  ·  http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/afrika/
In Kenia ist ein radikaler muslimischer Prediger getötet worden. Abubaker Sharif Ahmed stand Al Qaida und Al Shabaab nahe und hielt den Terrorangriff von Nairobi für „zu 100 Prozent gerechtfertigt“.
Unbekannte haben am Dienstag in der kenianischen Hafenstadt Mombasa einen bekannten radikalen muslimischen Prediger getötet. Abubaker Sharif Ahmed, auch unter dem Namen Makaburi bekannt, wurde zusammen mit einem jüngeren Begleiter erschossen, wie die Polizei mitteilte.
Beide hätten am Straßenrand gestanden, als aus einem vorbeifahrenden Auto heraus das Feuer auf sie eröffnet worden sei. Zu der Tat bekannte sich niemand. Nach Polizeiangaben wurden Ermittlungen eingeleitet.
Makaburi war ein Unterstützer des getöteten Chefs des Terrornetzwerks Al Qaida, Usama bin Ladin, und der mit Al Qaida verbündeten radikalislamischen Shabaab-Miliz in Somalia. Im vergangenen Jahr hatte er den Shabaab-Angriff auf ein Einkaufszentrum in Kenias Hauptstadt Nairobi als „zu hundert Prozent gerechtfertigt“ bezeichnet. Bei dem Angriff waren im September 67 Menschen getötet worden.
Unterstützer des Predigers machten am Dienstag die kenianischen Behörden für dessen Tod verantwortlich. Vor der Polizeiwache in Mombasa, zu der sein Leichnam gebracht wurde, spielten sich tumultartige Szenen ab, wie ein Korrespondent der Nachrichtenagentur AFP berichtete. Beamte schossen in die Luft. Kenia hatte im Jahr 2011 Truppen nach Somalia geschickt, um dort gegen die Shabaab-Miliz zu kämpfen. Seither nahm die Gewalt in Kenia zu.

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