KONTROVERSE ISTGH/ICC MIT AU: WER IST VERBRECHER? – Les détracteurs de la CPI protègent les criminels, dit la procureur

1. AU wirft Haager Strafgerichtshof “Rassenhetze” vor
(AFP) –
Addis Abeba — Die Afrikanische Union hat dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) in Den Haag eine einseitige Verfolgung von Verbrechern vorgeworfen. Mittlerweile sei die Ahndung von Straftaten “zu einer Art Rassenhetze” verkommen, sagte Äthiopiens Ministerpräsident Hailemariam Desalegn nach Abschluss des AU-Gipfels in Addis Abeba. Auf dem Gipfel beschloss die AU unter anderem die Bildung einer schnellen Eingreiftruppe.
2. Kritiker der ICC beschützen Verbrecher, sagt Chefanklägerin
NEW YORK (AFP) – 28.05.2013 21.00 Uhr
Die Chefanklägerin des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) Fatou Bensouda warf Dienstag nach heftiger Kritik von der Afrikanischen Union (AU) Kritikern des ICC vor, zu versuchen, die Verantwortlichen für Verbrechen gegen die Menschlichkeit zu schützen.
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1. Pour l’UA, la CPI mène une “chasse raciale” envers les Africains
ADDIS ABEBA (AFP) – 27.05.2013 16:55 – Par Jenny VAUGHAN, Aude GENET
Le président de l’Union africaine (UA) a accusé lundi à Addis Abeba la Cour pénale internationale (CPI) de mener “une sorte de chasse raciale” contre les Africains, à l’issue d’un Sommet de l’organisation qui a appelé au renvoi au Kenya des poursuites intentées par la CPI contre la tête de l’exécutif de ce pays.

La procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, le 18 décembre 2012 à La Hague
IstGH Chefanklägerin Fatou Bensouda
La procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, le 18 décembre 2012 à La Hague
afp.com – Robin van Lonkhuijsen

Lors de la création de la CPI, “l’objectif était d’éviter toute sorte d’impunité, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale”, a déclaré devant la presse le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, président en exercice de l’UA.
“La CPI doit bien voir qu’elle ne devrait pas pourchasser des Africains”, a poursuivi M. Hailemariam, assurant que “les dirigeants africains ne comprennent pas les poursuites contre” le président kényan Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto, inculpés depuis janvier 2012 de crimes contre l’humanité par la CPI.
MM. Kenyatta et Ruto, élus respectivement en mars président et vice-président du Kenya sur un ticket commun, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l’organisation des terribles violences ayant suivi le précédent scrutin présidentiel de décembre 2007 au Kenya, durant lequel ils appartenaient à deux camps différents.
“Suspension” des procédures
Ces violences s’étaient rapidement muées en affrontements entre communautés, accompagnés de meurtres brutaux, viols et mutilations, faisant plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.
Le procès de M. Kenyatta doit s’ouvrir le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. L’ouverture de celui de William Ruto a été reportée sine die début mai.
Le Sommet de l’UA a adopté lundi “par consensus” une résolution demandant la clôture de la procédure kényane devant la CPI et son renvoi devant les juridictions kényanes.
La CPI avait autorisé en 2010 son procureur à engager des poursuites en raison de “l’inaction des autorités kényanes” dans l’établissement des principales responsabilités de ces violences, mais les chefs d’Etat africains ont mis en avant les réformes de son système judiciaire menées depuis par le Kenya.
“Maintenant que le Kenya a réformé sa justice (…) les choses devraient être laissées aux tribunaux” kényans, a estimé la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.
La Cour internationale a fait savoir à l’AFP qu’elle “ne réagirait pas aux résolutions de l’UA”, un de ses porte-parole soulignant que 43 pays africains avaient signé le Statut de Rome fondateur de la CPI et que 34 l’avaient ratifié, “faisant de l’Afrique la région la plus représentée au sein des membres de la Cour”.
La résolution de l’UA n’aura aucune force contraignante sur la CPI, indépendante. Seul le Conseil de sécurité de l’ONU, auquel elle est liée par un accord de coopération, peut simplement réclamer une “suspension” des procédures.
Une trentaine de personnes, tous des Africains
Mais la prise de position de l’UA aura un fort impact politique, le continent faisant bloc derrière MM. Kenyatta et Ruto, dont la victoire électorale a mis les capitales occidentales dans l’embarras.
Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d’Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d’Ivoire, Mali).
Les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l’ont néanmoins été à la demande des quatre Etats concernés, parties au Statut de Rome. Les affaires concernant le Darfour et la Libye – non signataires – l’ont été à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que le procureur de la CPI s’est auto-saisi des dossiers kényan et ivoirien.
Selon le commissaire de l’UA à la Paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, la résolution sur la CPI a été adoptée “par consensus”, sans vote formel. Seuls deux pays ont exprimé des “nuances” durant le débat, la Gambie – pays d’origine de la procureure de la CPI Fatou Bensouda qui mène les poursuites dans le dossier kényan – et le Botswana.
Le Sommet a par ailleurs décidé lundi la création d’une “force de réaction rapide” africaine, chargée d’intervenir sur les conflits qui continuent de déchirer le continent, alors que l’UA a été critiquée pour son impuissance dans les crises en Libye et Côte d’Ivoire en 2011 et plus récemment au Mali, trois pays où elle a assisté sur la touche à des interventions militaires internationales.
Une telle force serait opérationnelle “immédiatement” grâce aux contributions d’ores et déjà offertes par l’Afrique du Sud, l’Ouganda et l’Ethiopie, a précisé M. Lamamra, ajoutant que cette force “se veut une mesure provisoire en attendant que (le projet de) Force africaine en attente (FAA) soit totalement opérationnelle”.
La FAA, prévue dans les textes constitutifs de l’UA et censée initialement être opérationnelle fin 2010, ne le sera désormais au mieux qu’en 2015.
© 2013 AFP

2. Les détracteurs de la CPI protègent les criminels, dit la procureur
NEW YORK (AFP) – 28.05.2013 21:00
La procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a accusé mardi ceux qui critiquaient la CPI de vouloir protéger les responsables de crimes contre l’humanité, au lendemain de vives critiques émises par l’Union africaine (UA).
Le président de l’UA, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, avait accusé lundi à Addis Abeba la CPI de mener “une sorte de chasse raciale” contre les Africains. L’UA a réclamé le transfert à la justice kényane des poursuites engagées par la CPI contre le président kényan Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto pour crimes contre l’humanité.
Mme Bensouda, qui s’exprimait lors d’un débat à l’ONU à New York, n’a pas évoqué précisément ces critiques. Mais à la question d’un diplomate sur des “voix” qui s’élèveraient contre l’action de la CPI, elle a répondu: “Nous savons tous qui sont ces voix”.
“Ce sont les voix de ceux qui cherchent à protéger les auteurs de ces crimes. Ces voix ne soutiennent pas les victimes des crimes”, a-t-elle affirmé.
“Les vraies victimes sont les victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, pas ceux qui commettent ces crimes”, a déclaré Mme Bensouda. “Ce que ces voix cherchent à faire c’est à protéger les auteurs des crimes”.
“Je crois que c’est une insulte aux victimes”, a-t-elle ajouté.
Elle a affirmé que la CPI allait “continuer à être indépendante, à être impartiale, à appliquer la loi strictement sans aucune considération politique ou autre”.
Mme Bensouda s’exprimait lors d’une réunion des Etats parties à la Convention internationale pour la protection contre les disparitions forcées, organisée par la France, l’Argentine et le Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.
“N’oublions pas que le fait que l’accent soit mis actuellement sur les situations en Afrique signifie que l’accent est mis aussi sur les victimes africaines”, a souligné Tina Intelmann, qui préside l’assemblée des 122 Etats parties à la CPI.
La CPI avait rejeté lundi, par la voix de son porte-parole, les accusations de racisme proférées à son encontre par l’UA et avait annoncé qu’elle ignorerait un appel de l’UA au transfert des procès des deux dirigeants kényans dans leur pays.
La CPI fait valoir que quatre des huit dossiers en cours d’examen concernant l’Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Mali et Ouganda) ont été soumis à la CPI par les pays intéressés eux-mêmes. L’Afrique est la région la plus largement représentée à la CPI, 34 pays africains ayant ratifié le statut de Rome créant la Cour.
© 2013 AFP

1. AU wirft Haager Strafgerichtshof “Rassenhetze” vor
(AFP) –
Addis Abeba — Die Afrikanische Union hat dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) in Den Haag eine einseitige Verfolgung von Verbrechern vorgeworfen. Mittlerweile sei die Ahndung von Straftaten “zu einer Art Rassenhetze” verkommen, sagte Äthiopiens Ministerpräsident Hailemariam Desalegn nach Abschluss des AU-Gipfels in Addis Abeba. Auf dem Gipfel beschloss die AU unter anderem die Bildung einer schnellen Eingreiftruppe.
Das ursprüngliche Ziel des Tribunals, sämtliche Straftaten in seinem Kompetenzbereich zu ahnden, habe sich zu Lasten Afrikas verschoben. “Der Strafgerichtshof sollte erkennen, dass er nicht Jagd auf Afrikaner machen sollte”, sagte Desalegn, der das Treffen der Staatengruppe geleitet hatte. Die afrikanischen Staatsführer verstünden besonders die Prozesse gegen den kenianischen Präsidenten Uhuru Kenyatta und seinen Stellvertreter William Ruto nicht.
Die Staats- und Regierungschefs der AU forderten auf dem Gipfel, den Prozess gegen Kenyatta und Ruto in die Hände der kenianischen Justiz zu legen. Beide sind in Den Haag angeklagt, während der Unruhen nach der Präsidentschaftswahl 2007 an Verbrechen gegen die Menschlichkeit beteiligt gewesen zu sein. Bei den ethnisch motivierten Ausschreitungen nach der Wahl wurden mehr als 1100 Menschen getötet und Hunderttausende in die Flucht getrieben.
Der Strafgerichtshof erklärte indes, er wolle “auf die Resolutionen der AU nicht reagieren”. Gerichtssprecher Fadi al-Abdallah sagte der Nachrichtenagentur AFP, die Hälfte der gegen Afrika behandelten Fälle sei von den jeweiligen Ländern selbst initiiert worden. Zudem hätten 43 afrikanische Länder die Gründungsakte des Tribunals unterschrieben und 34 Staaten hätten sie ratifiziert. Damit sei Afrika die “am stärksten repräsentierte Region” beim IStGH.
Seit Aufnahme seiner Tätigkeit im Jahr 2002 hat das Gericht in Den Haag Ermittlungen gegen Vertreter in acht afrikanischen Ländern eingeleitet. Neben Kenia und der Demokratischen Republik Kongo ging es dabei um Delikte in der sudanesischen Krisenregion Darfur, in Uganda, Libyen und Mali sowie in der Zentralafrikanischen Republik und der Elfenbeinküste.
Unterdessen beschloss die AU die Einrichtung einer schnellen Eingreiftruppe. Desalegn sprach von einer “historischen Entscheidung”. Dank entsprechender Zusagen von Südafrika, Uganda und Äthiopien werde die Truppe sofort einsatzbereit sein, sagte der AU-Kommissar für Frieden und Sicherheit, Ramtane Lamamra. Die AU war in der Vergangenheit wiederholt für ihr Nichteingreifen bei Konflikten wie in Mali kritisiert worden.

2. Kritiker der ICC beschützen Verbrecher, sagt Chefanklägerin
NEW YORK (AFP) – 28.05.2013 21.00 Uhr
Die Chefanklägerin des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) Fatou Bensouda warf Dienstag nach heftiger Kritik von der Afrikanischen Union (AU) Kritikern des ICC vor, zu versuchen, die Verantwortlichen für Verbrechen gegen die Menschlichkeit zu schützen.
Der Vorsitzende der AU, Ethiopian Premierminister Hailemariam Desalegn, beschuldigte am Montag in Addis Abeba den ICC “einer Art von Rassenjagd” gegen die Afrikaner. Die AU hat die Übertragung der Strafverfolgung durch den ICC gegen Uhuru Kenyatta, kenianischer Präsident, und William Ruto, Vice President, für Verbrechen gegen die Menschlichkeit an die kenianische Justiz gefordert.
Bensouda, die bei einer Debatte bei der UNO in New York sprach, erwähnte nicht ausdrücklich die Kritik. Aber die Frage eines Diplomaten nach den “Stimmen” gegen die ICC Arbeit antwortete sie: “Wir alle wissen, wer diese Stimmen sind.”
“Das sind die Stimmen derer, die die Täter dieser Verbrechen zu schützen suchen. Diese Stimmen unterstützen nicht die Opfer der Verbrechen”, sagte sie.
“Die wahren Opfer sind die Opfer von Kriegsverbrechen, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Völkermord, nicht diejenigen, die diese Verbrechen begehen”, sagte Bensouda. “Was diese Stimmen versuchen zu tun ist, die Täter zu schützen.”
“Ich denke, es ist eine Beleidigung für die Opfer”, fügte sie hinzu.
Sie sagte, dass das ICC “weiterhin unabhängig sein wird, unparteiisch sein wird, das Gesetz ohne politische oder andere Erwägungen strikt durchsetzen wird.”
Bensouda war bei einem Treffen der ICC-Vertragsstaaten über das Internationale Übereinkommen zum Schutz vor dem Verschwindenlassen, organisiert von Frankreich, Argentinien und dem Hochkommissariat der Vereinten Nationen für Menschenrechte.
“Vergessen Sie nicht die Tatsache, dass, wenn der Schwerpunkt auf Situationen in Afrika gesetzt wird, dies bedeutet, dass der Schwerpunkt auf afrikanische Opfer gebracht wird,” sagte Tina Intelmann, Vorsitzende in der Versammlung der 122 Vertragsstaaten des ICC.
Der IStGH lehnte Montag durch seinen Sprecher die Rassismusvorwürfe gegen ihn durch die AU ab und sagte, dass er eine Forderung der AU ​​nach Übertragung des Prozesses gegen die beiden kenianischen Führer in ihr Land ignoriere.
Der ICC argumentiert, dass vier der acht Fälle bezüglich Afrika (Demokratische Republik Kongo, Zentralafrikanischen Republik, Mali und Uganda) von den betroffenen Ländern selbst zum ICC eingereicht wurden. Afrika ist die Region am stärksten vertreten im ICC, 34 afrikanische Staaten haben das Statut von Rom zur Gründung des Gerichtshofes ratifiziert.
© 2013 AFP

One thought on “KONTROVERSE ISTGH/ICC MIT AU: WER IST VERBRECHER? – Les détracteurs de la CPI protègent les criminels, dit la procureur”

  1. Auf der einen Seite Millionen von Opfern,
    auf der zweiten Seite jahrzehntelange und meterdicke Bücher umfassende Aktivitäten, den Verbrechern per Gesetz das Handwerk zu legen.
    Auf der dritten Seite alle Kumpane der Despoten und Kleptokraten, die sich und ihre Freunde da hinausziehen möchten.
    Sie werden alle hinter Gittern landen, wenn ihnen ihre Völker kein schlimmeres Schicksal bescheren.
    Da können sie von mir aus auch gerne die Nützlichkeit der Todesstrafe oder der staatlichen Willkür diskutieren.
    Frei diskutieren, wie es das Menschenrecht vorsieht.

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