LIBERIA, 10 JAHRE FRIEDEN (I): FORTSCHRITTE, ABER ANGST u KORRUPTE POLIZEI – Liberia: malgré 10 ans de paix, la menace de troubles hante encore

1. Liberia : Trotz 10 Jahre Frieden spukt die Bedrohung durch Unruhen noch immer im Land
Monrovia ( AFP) – 29/05/2014 18.50 – By Frankie TAGGART und Zoom Dosso
Liberia geht ins zweite Jahrzehnt eines unruhigen Friedens nach Bürgerkriegen , die etwa 250.000 Todesfälle zwischen 1989 und 2003 kosteten, aber das Gespenst eines erneuten Konfliktes spukt noch immer in diesem englischsprachigen Land in Westafrika. In Monrovia, der Hauptstadt mit ihrem Stadtzentrum voller Aktivität, bezeugen mehrere verfallene Gebäude mit Einschusslöchern immer noch die Vergangenheit der Gewalt.
Liberia sollte den Frieden nicht als Selbstverständlichkeit nehmen, denn Wut kocht in den Reihen der Veteranen, warnt der ehemalige Rebellenführer Sekou Conneh Damateh , der die jetzt aufgelöste Partei Vereinigte Liberianer für Versöhnung und Demokratie ( LURD ) führt.

2. Liberia: Die Bürger über die korrupte Polizei verärgert
Monrovia ( AFP) – 30/05/2014 06:01 – Von Frankie TAGGART
Im Schatten der Palmen auf einem Markt in Monrovia locken Straßenhändler die Kunden lauthals. Aber sie haben immer ein Auge auf die Polizei, der sie Erpressung vorwerfen. In ihrem Schmuckstand im Waterside Market, einem großen Markt direkt am Strand, hat Zoe Freman , 29, ein ängstliches Lächeln, als sie erzählt, wie die Polizei routinemäßig ihre Waren konfisziert und Geld von ihr erpresst.
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1. Liberia: malgré 10 ans de paix, la menace de troubles hante encore le pays
Monrovia (AFP) – 29.05.2014 18:50 – Par Frankie TAGGART et Zoom DOSSO
Le Liberia entre dans sa deuxième décennie de paix fragile, après des guerres civiles qui y ont fait environ 250.000 morts entre 1989 et 2003, mais le spectre d’un nouveau conflit hante encore ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest. A Monrovia, la capitale au centre-ville grouillant d’activité, plusieurs immeubles délabrés constellés d’impacts de balles témoignent encore des violences du passé.

Augustine Trebe, un ex-combattant de la guerre civile, tient sa nièce dans ses bras, à Robertsport,
Augustine Trebe, Ex-Kämpfer aus dem Bürgerkrieg, mit seiner Nichte, in Robertsport, Liberia
Augustine Trebe, un ex-combattant de la guerre civile, tient sa nièce dans ses bras, à Robertsport, le 7 mai 2014
afp.com – SEYLLOU

Le Liberia ne devrait pas prendre cette paix pour acquise, car la colère gronde dans les rangs des anciens combattants, prévient l’ex-chef rebelle Sekou Damateh Conneh, qui a dirigé le mouvement Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), aujourd’hui dissous.
Selon lui, les ex-rebelles se sentent abandonnés et risquent de reprendre les armes si rien n’est fait pour améliorer leur condition.
“Ils sont prêts à créer des troubles. (…) Ils n’ont pas d’argent et sont frustrés. Ils peuvent faire n’importe quoi. Je leur dis: +Non, nous ne pouvons pas faire cela maintenant, nous avons besoin de paix dans ce pays+. Les gens ont beaucoup souffert”, affirme M. Conneh, assis à son bureau dans un lugubre bâtiment du centre-ville.
Les dernières guerres civiles ont fait quelque 250.000 morts en 14 ans (1989-2003) et contraint des centaines de milliers de Libériens à l’exil. Durant cette période, de nombreuses factions rebelles ont violé, mutilé et tué des civils, ayant souvent recours à des enfants-soldats drogués.
De ces troubles subsistent de profondes déchirures parmi les 4,2 millions d’habitants dont la majorité vit dans la pauvreté, avec un taux de chômage tournant autour de 80%.
Depuis 2004, les Nations unies ont désarmé environ 100.000 combattants libériens, en promettant 300 dollars et un accès gratuit à l’éducation et à la formation à chacun. Des promesses jamais respectées, selon des opposants. Conséquences: des milliers de tueurs aguerris souffrent de maladies, d’addiction à la drogue, mais n’ont pas accès à l’aide sociale.
“Il y a beaucoup d’ex-combattants qui n’ont pas de travail, il n’y a pas de programmes pour eux. Tout le monde est abandonné”, soutient M. Conneh.
– Contre la ‘justice populaire’ –
Contrairement à d’autres pays en situation de post-conflit, le Liberia n’a pas intégré les ex-combattants dans son armée et sa police et a, en plus, licencié plus de 14.000 soldats.
Cela représente “un assez grand nombre de gens sans emploi, très mécontents et se sentant lésés”, estime l’ONG sud-africaine Accord, spécialisée dans la résolution des conflits, dans un rapport publié en 2013. “Le fait que la majorité de ces ex-combattants soient inoccupés signifie que le risque de les voir enrôlés et utilisés pour déstabiliser d’autres pays de la région (…) est élevé”.
La sécurisation du pays a longtemps été assurée par la Mission des Nations unies au Liberia (Minul), déployée depuis octobre 2003. Cette force, qui a compté jusqu’à 15.000 hommes, devrait être ramenée à 3.800 soldats à l’été, laissant la main à une police nationale sous-financée et sous-équipée, dont les Libériens se méfient.
Pour la Minul, la situation sécuritaire au Liberia est “stable” mais fragile, en raison notamment d’une inquiétante augmentation de groupes d’auto-défense, souvent constitués de travailleurs mécontents et sous-payés dans des villes minières.
“Certains Libériens appellent cela +la justice populaire+, pas nous. Ce n’est pas une forme acceptable de justice, que des gens soient pourchassés sur la base de simples rumeurs, blessés ou tués par des communautés”, a affirmé récemment la chef de la Minul, Karin Landgren.
La président libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, première Africaine élue chef d’Etat en 2005, puis réélue en 2011, a à l’étranger une image de militante pacifiste, comme en témoigne son prix Nobel de la paix en 2011. Sa gestion est toutefois critiquée dans son pays où certains l’accusent de corruption, de népotisme et de ne pas avoir assez oeuvré à la réconciliation.
D’autres reconnaissent que son pouvoir a su maintenir la stabilité politique du Liberia.
Une de ses initiatives a été la nomination, fin 2012, de son principal opposant, l’ex-vedette de football George Weah, très populaire, comme “ambassadeur de la paix” et chef d’un comité officiel pour la réconciliation nationale.
“Beaucoup de gens sont amers dans ce pays, mais ce sont des êtres humains comme nous, nous devons leur parler”, a déclaré à l’AFP M. Weah, estimant que le Liberia a besoin d’exorciser ses maux pour avancer.
© 2014 AFP

2. Liberia: les habitants exaspérés par une police corrompue
Monrovia (AFP) – 30.05.2014 06:01 – Par Frankie TAGGART
A l’ombre des palmiers bordant un marché de Monrovia, les vendeurs de rue attirent les clients en hurlant. Mais ils gardent toujours un oeil sur les policiers, qu’ils accusent de les racketter. Assise dans sa bijouterie de Waterside Market, grand marché en bord de mer, Zoe Freman, 29 ans, a un sourire anxieux quand elle raconte comment des policiers confisquent régulièrement sa marchandise et lui extorquent de l’argent.
“Parfois, ils vous font payer 500 dollars libériens (4,2 euros) ou 10 dollars US (7,3 euros), une autre fois 20 dollars US (14,6 euros). Les montants varient selon les agents. Quand ils confisquent votre marchandise, le temps d’aller la récupérer au commissariat, ils ont presque tout volé”, affirme-t-elle.
Sous une forte chaleur brassant un air mêlant des effluves de poisson fumé et de mangues mûres, les commerçants racontent leurs mésaventures avec la police à Monrovia, capitale d’un pays parmi les plus pauvres au monde.
Le Liberia a été dévasté par des guerres civiles de 1989 à 2003: ces 14 ans de conflit ont fait quelque 250.000 morts, poussé des milliers d’habitants à fuir et ruiné l’économie.
Plus de dix ans après, Monrovia reste privée d’un bon réseau électrique et d’adduction d’eau. Chômage et analphabétisme sont endémiques.
Abel Dayougar, 26 ans, dit s’être reconverti en vendeur de fripes, après que des vols à main armée l’ont conduit en prison. Mais, à cause du “harcèlement” des policiers, il en vient à se demander s’il a fait le bon choix. Et il interpelle la présidente Ellen Johnson Sirleaf.
“Je suis venu dans ce marché pour gagner honnêtement ma vie. Je supplie la présidente de parler à sa police pour qu’elle nous laisse tranquille”, lance-t-il.
Sur la rue Mechlin qui mène à Waterside Market, s’alignent des ateliers de couture, des magasins de vêtements indiens et de vaisselle libanaise. Là aussi, on se plaint en choeur des tracasseries policières.
– L’institution la plus corrompue –
Luis Gray, vendeur de 33 ans, affirme avoir été battu un jour après s’être opposé à un agent qui voulait confisquer sa marchandise.
Des ONG internationales alertent d’ailleurs sur ce fléau pour ce pays considéré comme l’un des plus corrompus au monde.
Cent vingt Libériens interrogés dans le rapport 2013 de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) affirmaient avoir été victimes de policiers racketteurs.
Dans un rapport publié la même année, Transparency International présentait la police comme l’institution la plus corrompue du pays et 77% des Libériens interrogés disaient avoir été rançonnés en 2012.
Mais pour Chris Massaquoi, le chef de la police libérienne, son institution n’est pas le seul corps touché par la corruption dans le pays. Et il met la population face à ses propres responsabilités.
“Comment on corrompt un agent de police? C’est par l’intermédiaire de citoyens, d’automobilistes… S’ils ne donnent pas d’argent, il n’y aura pas de corruption”, fait-il valoir.
Plusieurs agents, coupables de corruption, ont été, selon lui, suspendus ou radiés. “C’est fini le temps où des policiers brutalisaient la population sans conséquence. Nous veillons à l’application de la loi pour que tout le monde soit protégé”, assure-t-il.
Dans des commissariats généralement en ruine, les policiers disent manquer d’électricité, d’eau mais aussi de véhicules, d’ordinateurs, de moyens de communication, d’uniformes… et même de menottes. Le salaire mensuel d’un agent de police, de 150 dollars US, est jugé faible par rapport aux mille tracas de la vie quotidienne.
“Les agents veulent travailler mais la principale difficulté est l’absence de moyens”, insiste un responsable de la police.
Le Liberia compte 4.864 policiers, pour une population de 4,3 millions d’habitants. L’Ecosse, avec une population comparable, en a quatre fois plus.
La sécurité est depuis 2003 assurée par la Mission des Nations unies au Liberia (Minul) dont les effectifs, ayant culminé à 15.000, vont baisser à 3.800 cet été, laissant cette tâche à la seule police nationale.
Amara Kamar, un autre cadre de la police, dit ainsi n’avoir que 45 éléments pour sa section alors qu’il lui en faut le double.
Pour combler ce manque, un recrutement est en cours. Le chef de la police espère que ses troupes compteront au total 8.000 agents d’ici 2017.
“C’est un pays déchiré par 14 ans de guerres civiles”, résume-t-il. “Tout est prioritaire ici”.
© 2014 AFP

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1. Liberia : Trotz 10 Jahre Frieden spukt die Bedrohung durch Unruhen noch immer im Land
Monrovia ( AFP) – 29/05/2014 18.50 – By Frankie TAGGART und Zoom Dosso
Liberia geht ins zweite Jahrzehnt eines unruhigen Friedens nach Bürgerkriegen , die etwa 250.000 Todesfälle zwischen 1989 und 2003 kosteten, aber das Gespenst eines erneuten Konfliktes spukt noch immer in diesem englischsprachigen Land in Westafrika. In Monrovia, der Hauptstadt mit ihrem Stadtzentrum voller Aktivität, bezeugen mehrere verfallene Gebäude mit Einschusslöchern immer noch die Vergangenheit der Gewalt.
Liberia sollte den Frieden nicht als Selbstverständlichkeit nehmen, denn Wut kocht in den Reihen der Veteranen, warnt der ehemalige Rebellenführer Sekou Conneh Damateh , der die jetzt aufgelöste Partei Vereinigte Liberianer für Versöhnung und Demokratie ( LURD ) führt.
Ihm zufolge fühlen sich die ehemaligen Rebellen verlassen und könnten zu den Waffen greifen, wenn nichts getan wird , um ihren Zustand zu verbessern.
“Sie sind bereit, Probleme zu schaffen (…) Sie haben kein Geld und sind frustriert. Sie könnten wer weiss was tun. Ich sage ihnen: Nein, das können wir nicht, nicht das jetzt, wir brauchen Frieden in diesem Land. Die Menschen haben gelitten”, sagt Conneh an seinem Schreibtisch in einem schmuddeligen Gebäude der Innenstadt.
Die letzten Bürgerkriege kosteten 250.000 Tote in 14 Jahren ( 1989-2003 ) und zwangen Hunderttausende Liberianer ins Exil. Während dieser Zeit vergewaltigten, verstümmelten und töteten viele Rebellengruppen Zivilisten , oft mit Hilfe von unter Drogen gesetzten Kindersoldaten.
Von diesen Störungen bleiben tiefe Gräben zwischen den 4,2 Millionen Menschen – die meisten von ihnen leben in Armut , die Arbeitslosigkeit beträgt rund 80%.
Seit 2004 entwaffnete die UN etwa 100.000 liberianische Kämpfer, verspricht $ 300 und freien Zugang zu Bildung und Ausbildung für alle. Die Versprechen wurden nie erfüllt , sagen Oppositionelle. Folgen: Tausende von geläuterten Mördern leiden an Krankheiten , unter Drogensucht, haben aber keinen Zugang zur Sozialhilfe .
” Es gibt eine Menge von Ex-Kombattanten , die nicht berufstätig sind , aber es gibt keine Programme für sie. Jeder wird aufgegeben”, sagt Conneh .
– Gegen die “Volksjustiz” –
Im Gegensatz zu anderen Ländern im Post-Konflikt hat Liberia nicht die Ex-Kombattanten in seine Armee und Polizei integriert und zusätzlich mehr als 14.000 Soldaten entlassen .
Dies stellt “eine beträchtliche Anzahl von arbeitslosen Menschen dar, die sehr unglücklich sind und sich vernachlässigt fühlen”, sagte die südafrikanischen NGO Accord, spezialisiert auf Konfliktlösung, in einem im Jahr 2013 veröffentlichten Bericht . “Die Tatsache, dass die Mehrheit dieser ex-Kombattanten unbeschäftigt sind, bedeutet, dass das Risiko hoch ist, dass sie rekrutiert und eingesetzt werden, um in anderen Ländern in der Region zu destabilisieren. ”
Die Sicherheit wurde lange von der Mission der Vereinten Nationen in Liberia (UNMIL ) , seit Oktober 2003 im Einsatz, garantiert. Diese Kraft , die bis zu 15.000 Männer hatte, wird auf 3.800 Soldaten im Sommer reduziert werden, so dass die unterfinanzierte und unzureichend ausgestattete nationale Polizei, der die Liberianer zudem mißtrauen, alleine dasteht.
Für die UNMIL ist die Sicherheitslage in Liberia “stabil “, aber zerbrechlich , was teilweise zu einem alarmierenden Anstieg der Selbstverteidigungsgruppen geführt hat, oft von verärgerten und unterbezahlten Arbeiter in Bergbaustädten.
“Manche Liberianer nennen es Volksjustiz, nicht wir. Das ist keine akzeptable Form der Gerechtigkeit, dass die Menschen auf der Basis der bloßen Gerüchte verfolgt werden und durch Gemeinschaften verletzt oder getötet werden”, sagte kürzlich die Chefin der UNMIL , Karin Landgren .
Die liberianische Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf , die erste im Jahr 2005 gewählte und 2011 wiedergewählte afrikanische Staatschefin, hat im Ausland ein Bild einer Friedensaktivistin, wie ihr Friedensnobelpreis im Jahr 2011 belegt. Ihre Handhabung ist jedoch kritisiert in ihrem Land, wo einige ihr Korruption, Vetternwirtschaft vorwerfen, und nicht genug an der Versöhnung gearbeitet zu haben.
Andere erkennen an, dass ihre Macht in der Lage war, die politische Stabilität in Liberia zu erhalten.
Eine ihrer Initiativen war die Ernennung , Ende 2012 , ihres Hauptgegners, dem sehr beliebten ehemaligen Fußballstar George Weah, zum ” Botschafter des Friedens” und Leiter eines offiziellen Ausschusses für nationale Versöhnung.
“Viele Menschen in diesem Land sind bitter, aber sie sind Menschen wie wir, wir müssen mit ihnen reden”, sagte Weah gegenüber AFP. Liberia müsse seine Schmerzen exorzieren, um sich voran zu bewegen.
© 2014 AFP

2. Liberia: Die Bürger über die korrupte Polizei verärgert
Monrovia ( AFP) – 30/05/2014 06:01 – Von Frankie TAGGART
Im Schatten der Palmen auf einem Markt in Monrovia locken Straßenhändler die Kunden lauthals. Aber sie haben immer ein Auge auf die Polizei, der sie Erpressung vorwerfen. In ihrem Schmuckstand im Waterside Market, einem großen Markt direkt am Strand, hat Zoe Freman , 29, ein ängstliches Lächeln, als sie erzählt, wie die Polizei routinemäßig ihre Waren konfisziert und Geld von ihr erpresst.
“Manchmal wollen sie 500 liberianische Dollar (4,2 Euro) oder 10 US-Dollar ( 7,3 € ), dann wiederum 20 US-Dollar (14.6 Euro). Die Beträge variieren mit den Beamten. Wenn sie Ihre Ware konfiszieren, ist in der Zeit, um sie bei der Polizei zurückzuholen, fast gestohlen “, sagt sie .
Bei starker Hitze mit einer Duftvermischung von geräuchertem Fisch und reifen Mangos erzählen Händler ihre Missgeschicke mit der Polizei in Monrovia , der Hauptstadt von einem Land, das zu den ärmsten der Welt zählt.
Liberia wurde von Bürgerkriegen 1989-2003 verwüstet: Die 14 Jahre Konflikt kosteten rund 250.000 Tote, Tausende von Einwohnern waren gezwungen zu fliehen und die Wirtschaft wurde ruiniert .
Mehr als zehn Jahre später fehlt in Monrovia immer noch eine gute Strom- und Wasserversorgung. Arbeitslosigkeit und Analphabetismus sind endemisch .
Dayougar Abel , 26, sagt, er hatte sich in einen Verkäufer umgewandelt, nachdem bewaffneter Raub ihn ins Gefängnis gebracht hatte. Aber wegen der “Belästigungen” der Polizei beginnt er sich zu fragen , ob er die richtige Wahl getroffen hat. Und ruft Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf.
“Ich kam in diesen Markt , um meinen Lebensunterhalt ehrlich zu verdienen . Ich bitte die Präsidentin, ihrer Polizei zu sagen, uns in Ruhe zu lassen”, sagt er.
Auf der Mechlin Street, die zumWaterside Market führt, reihen sich Näh-Werkstätten, Läden für indische Kleidung oder libanesische Gerichte . Auch hier klagt man im Chor über Schikanen durch die Polizei.
– Die korrupteste Institution –
Luis Gray, Händler 33 Jahre , sagt, dass er einen Tag nach Widerstand gegen einen Offizier , der seine Waren konfiszieren wollte, geschlagen wurde.
Internationale NGOs warnen an anderer Stelle vor diesem Problem und bezeichnen dieses Land als eines der korruptesten der Welt.
Zwanzig Prozent der im Bericht der Hilfsorganisation Human Rights Watch ( HRW) interviewten Liberianer sagten, sie waren Opfer von Erpressern der Polizei in 2013 .
In einem veröffentlichten Bericht des gleichen Jahres präsentierte Transparency International die Polizei als die korrupteste Institution im Land und 77 % der befragten Liberianer hatten sich im Jahr 2012 freigekauft.
Aber laut Chris Massaquoi , der Leiter der liberianischen Polizei, ist die Institution nicht der einzige durch Korruption betroffene Körper im Land. Und er bringt die Bevölkerung auf ihre eigene Verantwortung .
“Wie kann ein Polizist korrupt sein? Es ist durch die Bürgerinnen und Bürger, Autofahrer … Wenn sie kein Geld geben , gibt es keine Korruption”, argumentiert er.
Mehrere der Korruption schuldige Beamte wurden, nach ihm , suspendiert oder entlassen. “Vorbei die Zeit, wo die Polizei die Bevölkerung ohne Konsequenz brutalisierte. Wir sorgen für die Anwendung des Gesetzes , so dass jeder geschützt ist”, sagt er.
Die in der Regel in Ruinen arbeitenden Polizisten sagen, sie haben keinen Strom , Wasser, aber auch keine Fahrzeuge, Computer , Kommunikation , Uniformen … und sogar keine Handschellen. Das Monatsgehalt eines Polizisten beträgt 150 US-Dollar, im Vergleich zu den tausend Sorgen des Alltags gering.
“Die Agenten wollen arbeiten, aber das Hauptproblem ist der Mangel an Mitteln “, betont ein Polizeibeamter .
Liberia hat 4.864 Polizeibeamte bei einer Bevölkerung von 4,3 Millionen. Schottland, mit einer vergleichbaren Einwohnerzahl, vier Mal mehr .
Die Sicherheit wird seit 2003 von der Mission der Vereinten Nationen in Liberia (UNMIL ) gewährleistet, deren Zahl , nachdem sie bei 15.000 ihren Höhepunkt hatte, sicher in diesem Sommer auf 3800 fallen , so dass diese Aufgabe einzig der nationalen Polizei zukommt.
Amara Kamar , ein anderer Polizeikader, sagte, nur 45 Elemente für seine Sektion zu haben , während er das Doppelte bräuchte.
Um diese Lücke zu füllen, ist eine Rekrutierung im Gange. Der Polizeichef hofft, dass seine Truppen insgesamt 8.000 Mann zählen bis 2017 .
“Dies ist ein Land, das von 14 Jahren Bürgerkrieg zerrissen ist, ” sagt er. ” Alles ist eine Priorität. ”
© 2014 AFP

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