LIBERIA, 10 JAHRE FRIEDEN (II): VERLORENE GENERATION DER KINDERSOLDATEN – Liberia: la génération perdue des enfants-soldats

Liberia: Die verlorene Generation der Kindersoldaten
Monrovia (AFP) – 2014.06.06 10.41 – By Frankie TAGGART
Abdul Sesay trug eine AK-47 in den “Demon Forces” des ehemaligen Kriegsherrn Charles Taylor (heute im Gefängnis), einer Miliz, die während des zweiten Bürgerkriegs in Liberia massiv getötet, gefoltert und vergewaltigt hat. Elf Jahre nach dem Ende des Krieges schläft Abdul in den Straßen von Monrovia und hat keinen festen Arbeitsplatz, versucht nur, etwas Geld zu schnorren, um die Drogen, die ihn seinem Schicksal vergessen lassen, kaufen zu können.
Er war einer von Tausenden von Kindern, die während der beiden Konflikte in Liberia 1989-2003 verwüsteten, von den verschiedenen Milizen im Krieg rekrutiert wurden, als Kämpfer, Träger von Munition, Dienern, Köchen oder Sexsklaven.

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Liberia: la génération perdue des enfants-soldats
Monrovia (AFP) – 06.06.2014 10:41 – Par Frankie TAGGART
Abdul Sesay portait un fusil AK-47 au sein des “Forces du démon” de l’ex-chef de guerre emprisonné Charles Taylor, une milice qui a massivement tué, torturé et violé pendant la seconde guerre civile du Liberia. Onze ans après la fin de cette guerre, Abdul dort dans les rues de Monrovia et n’a pas d’emploi stable, essayant seulement de grappiller un peu d’argent pour acheter la drogue qui lui permet d’oublier son sort.

Abdul Sesay, un ancien enfant-soldat, le 8 mai 2014 à Monrovia
Ein ehemaliger Kindersoldat 2014 in Monrovia, Liberia
Abdul Sesay, un ancien enfant-soldat, le 8 mai 2014 à Monrovia
afp.com – Seyllou

Il était l’un des milliers d’enfants qui, au cours des deux conflits ayant coup sur coup ravagé le Liberia de 1989 à 2003, ont été enrôlés par les diverses milices en guerre comme combattants, porteurs de munitions, domestiques, cuisiniers ou esclaves sexuels.
Brutalisés par ces guerres qui ont fait 250.000 morts, ces jeunes ont à la fois été victimes et auteurs de crimes horribles. Aujourd’hui adultes, ils mènent une nouvelle guerre contre la pauvreté et leur dépendance à la drogue.
– Enlevé sur le chemin de l’école –
Abdul Sesay raconte qu’il avait 15 ans quand les hommes de Charles Taylor l’ont enlevé alors qu’il se rendait à l’école dans la région de Nimba (nord du Liberia).
“Ils m’ont enlevé dans la rue et m’ont poussé dans leur voiture, puis, plus tard, ils m’ont donné une arme pour commencer à me battre”, explique-t-il à l’AFP.
Il a intégré la redoutable unité paramilitaire “antiterroriste” connue sous le nom de “Forces du démon”, dirigée par le fils de Charles Taylor, Chuckie, accusée en 2006 par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) des pires atrocités de 1997 à 2002.
Aujourd’hui âgé de 33 ans, Abdul dément avoir commis des crimes pendant cette période, affirmant n’avoir eu que des rôles de soutien derrière la ligne de front, mais reconnaît qu’il était “accro” à la drogue. “J’en prenais pour me donner du courage”, dit-il.
La drogue ne l’a pas lâché et il fait des petits boulots pour s’en procurer.
Comme beaucoup d’autres anciens enfants-soldats, il se sent abandonné par le gouvernement qui, affirme-t-il, ne lui a rien donné lorsqu’il a rendu son arme dans le cadre d’un processus de démobilisation et de désarmement de quelque 103.000 membres des groupes armés rebelles et des milices progouvernementales en 2004.
Deux organisations humanitaires, Plan et Family Health International, ont prouvé que les anciens enfants-soldats comme Abdul, restent, des années après, fortement perturbés par ce qu’ils ont vécu.
Sur 98 d’entre eux interrogés en 2009, leur étude a montré que 90% avaient des symptômes de stress post-traumatique et que 65% étaient profondément dépressifs.
Trois filles sur cinq ont été victimes de violence sexuelle et un cinquième des anciens enfants-soldats, filles et garçons, ont tenté de se suicider.
“Les enfants qui ont été impliqués dans les forces combattantes sont plus agressifs et plus sévèrement atteints” que les autres, affirme l’étude des deux organisations. En outre, “ils sont souvent mis en cause et stigmatisés, ce qui les amène à se battre et à abuser de la drogue”, ajoute l’étude.
– 300 dollars pour une nouvelle vie –
Le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), mis en place en 2004, offrait 300 dollars US et une formation à ceux qui rendaient leurs armes.
Mais ceux qui n’avaient rien à remettre n’ont pas bénéficié de ce programme qui a exclu de fait les enfants utilisés par les groupes armés comme domestiques ou esclaves sexuels.
Tant le gouvernement que les principaux groupes rebelles ont démenti l’existence des enfants-soldats mais, selon diverses estimations, ils étaient en réalité de 15.000 à 38.000.
L’un d’eux, Augustine Tregbee, avait 15 ans lorsqu’il a fui vers la Sierra Leone voisine quand des milices opposées à Charles Taylor ont pris à l’artillerie lourde la ville côtière de Robertsport en 2000.
Quand il y est revenu peu après, son grand-père avait été tué. “Il n’y avait plus de civils ici, la ville était occupée par des combattants”, dit-il à ‘AFP.
Ils lui ont donné une mitraillette PKM de type soviétique, l’ont entraîné à la guérilla et ont menacé de l’exécuter s’il tentait de s’enfuir.
“J’ai vu beaucoup d’amis mourir dans les combats contre les soldats de Charles Taylor, mais j’ai été sauvé par Dieu”, affirme Augustine, âgé maintenant de 29 ans et peu enclin à parler du nombre de personnes qu’il a tuées, seulement des combattants, pas de civils, selon lui.
Il est devenu pêcheur à Robertsport et rêve de pouvoir acheter un bateau, ce qui semble presque impossible avec les quinze dollars qu’il gagne chaque mois pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses deux enfants.
Et pourtant, Augustine regarde l’avenir avec optimisme, même si son passé sombre n’est jamais bien loin, l’époque où, se souvient-il, il faisait “du jogging” avec ses amis enfants-soldats…
© 2014 AFP

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afp.com – Zoom Dosso

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Abdul Sesay trug eine AK-47 in den “Demon Forces” des ehemaligen Kriegsherrn Charles Taylor (heute im Gefängnis), einer Miliz, die während des zweiten Bürgerkriegs in Liberia massiv getötet, gefoltert und vergewaltigt hat. Elf Jahre nach dem Ende des Krieges schläft Abdul in den Straßen von Monrovia und hat keinen festen Arbeitsplatz, versucht nur, etwas Geld zu schnorren, um die Drogen, die ihn seinem Schicksal vergessen lassen, kaufen zu können.
Er war einer von Tausenden von Kindern, die während der beiden Konflikte in Liberia 1989-2003 verwüsteten, von den verschiedenen Milizen im Krieg rekrutiert wurden, als Kämpfer, Träger von Munition, Dienern, Köchen oder Sexsklaven.
Von diesen brutalen Kriegen 250.000 Toten sind diese jungen Leute beides: Opfer und Täter von schrecklichen Verbrechen. Jetzt Erwachsene, führen sie einen neuen Kampf gegen die Armut und Drogenabhängigkeit.
– Entführt auf dem Weg zur Schule –
Abdul Sesay sagte, dass er 15 Jahre alt war, als er von Charles Taylors Männern entführt wurde, während er auf dem Weg zur Schule in der Region Nimba (Nord-Liberia) war.
“Sie haben mich auf der Straße geschnappt und schoben mich in den Wagen, später gaben sie mir eine Pistole, damit ich kämpfe”, sagte er AFP.
Er kam in die gefürchtete paramilitärischen Einheit “Anti-Terrorismus”, wie die von dem Sohn von Charles Taylor, Chuckie, geführte “Demon Forces” sich nannte. Die wurde im Jahr 2006 von der Hilfsorganisation Human Rights Watch ( HRW) der schlimmsten Gräueltaten von 1997 bis 2002 beschuldigt.
33 Jahre alt heute, bestreitet Abdul Beteiligung an Verbrechen während dieser Zeit, behauptet, er hatte Nebenrollen hinter der Front, räumt aber ein, er sei “süchtig” nach Drogen gewesen zu sein. “Ich nahm sie, um mir Mut zu geben”, sagte er.
Die Droge gab er nicht auf und er macht heute Gelegenheitsjobs, um sie zu bekommen.
Wie viele andere ehemalige Kindersoldaten fühlt er sich von der Regierung aufgegeben. Er sagt, gab ihm nichts, als er seine Waffe übergab als Teil eines Prozesses der Demobilisierung und Entwaffnung einiger 103.000 Mitglieder der bewaffneten Rebellengruppen und Pro-Regierungs-Milizen im Jahr 2004.
Zwei humanitäre Organisationen, Plan und Family Health International, haben bewiesen, dass ehemalige Kindersoldaten wie Abdul, noch Jahre später stark von dem, was sie erlebt hatten, gestört waren.
Im Jahr 2009 zeigte ihre Studie, dass 90% der 98 Befragten die Symptome der posttraumatischen Belastungsstörung hatten und 65% zutiefst deprimiert waren.
Drei von fünf Mädchen waren Opfer sexueller Gewalt und ein Fünftel der ehemaligen Kindersoldaten, Mädchen und Jungen, haben einen Selbstmordversuch gemacht.
“Kinder, die in Streitkräfte beteiligt waren, sind aggressiver und stärker betroffen” als andere, so die Studie der beiden Organisationen. Darüber hinaus “werden sie oft verantwortlich gemacht und stigmatisiert, was bewirkt, dass sie zu schlagen beginnen und Missbrauch von Drogen betreiben”, sagt die Studie.
– $ 300 für ein neues Leben –
Das Programm der Demobilisierung, Entwaffnung und Reintegration (DDR), 2004 gegründet, bot 300 $ und Ausbildung für diejenigen, die ihre Waffen abgaben.
Aber diejenigen, die nichts abgeben konnten, die aus von den bewaffneten Gruppen als Sex-Sklaven oder Diener genutzten Kinder, waren aus diesem Programm de facto ausgeschlossen.
Sowohl die Regierung und die wichtigsten Rebellengruppen hatten die Existenz von Kindersoldaten dementiert aber, nach verschiedenen Schätzungen, waren es eigentlich 15.000 bis 38.000.
Einer von ihnen war Augustinus Tregbee, 15 Jahre alt, als er ins benachbarte Sierra Leone floh, als Anti-Charles Taylor Milizen schwere Artillerie gegen die die Küstenstadt Robertsport im Jahr 2000 einsetzten.
Als er kurz danach zurückkehrte, war sein Großvater getötet worden. “Es gab hier keine Zivilisten mehr, die Stadt war von Kämpfern besetzt”, sagte er AFP.
Sie gaben ihm ein Maschinengewehr PKM sowjetischen Typs, trainierten ihn als Guerilla und drohten, ihn umzubringen, wenn er versuchte, zu entkommen.
“Ich habe viele Freunde sterben sehen im Kampf gegen die Soldaten von Charles Taylor, aber ich wurde von Gott gerettet”, sagte Augustine, der jetzt 29 Jahre alt ist und nur ungern über die Zahl der Menschen spricht, die er getötet hatte, nur Kämpfer, keine Zivilisten, sagte er.
Er wurde Fischer in Robertsport und sein Traum, ein Boot, ist fast unmöglich mit den fünfzehn Dollar, die er jeden Monat verdient, um seine Frau und zwei Kinder zu unterstützen.
Doch Augustinus sieht optimistisch in die Zukunft, auch wenn seine dunkle Vergangenheit nie weit weg ist, die Zeit, so erinnert er sich, mit seinen Freunden Kindersoldaten „joggen“ war…
© 2014 AFP

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