LIBERIA: NOBELPREIS LEYMAH GBOWEE WIRD CHEFIN einer VERSÖHNUNGS-INITIATIVE- Liberia: Leymah Gbowee va lancer la réconciliation "en jeans et en baskets"

1. Liberia: Präsidentin Sirleaf und ihr Rivale Tubman wollen Priorität Versöhnung
Monrovia (AFP) – 2011.11.11 18.55
Nachdem er die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen in Liberia boykottierte, sagte Winston Tubman am Freitag, er sei bereit zu arbeiten “für die Einheit des Landes”, mit der wiedergewählten Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf, die eine Co-Friedensnobelpreisträgerin zur Chefin des Versöhnungsprojektes ernannt hat.
2. Liberia: Leymah Gbowee startet Versöhnung “in Jeans und Turnschuhen”
Monrovia (AFP) – 2011.12.11 05.17
Die liberianische Leymah Gbowee, Co-Siegerin des Friedensnobelpreises, wird die Aufgabe der nationalen Versöhnung “in Jeans und Turnschuhen” und in Kontakt mit den Menschen anpacken, sagte sie.
3. Liberia: eine Nonne an der Spitze der Untersuchung der Gewalt
Monrovia (AFP) – 2011.11.15 07.43
Die katholische Nonne Mary Laurene Browne wurde für die Untersuchung der Gewalt am Vorabend der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen in Liberia beauftragt.
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1er ARTICLE SUR TROIS : Liberia: Mme Sirleaf et son rival Tubman mettent en avant la réconciliation
MONROVIA (AFP) – 11.11.2011 18:55
Après avoir boycotté le second tour de l’élection présidentielle au Liberia, l’opposant Winston Tubman s’est dit vendredi prêt travailler, “pour l’unité du pays”, avec la présidente réélue Ellen Johnson Sirleaf, qui a nommé une Nobel de la paix chef d’un projet pour la réconciliation. “J’ai décidé de mettre en place une initiative pour la paix et la réconciliation nationale pour lancer le dialogue. (…) Je suis heureuse d’annoncer que notre lauréate du prix Nobel de la paix Leymah Gbowee a accepté de diriger” ce programme, a déclaré Mme Sirleaf dans un message à la Nation diffusé par les médias publics, sans annoncer de calendrier.

Leymah Gbowee, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix prend un homme dans ses bras le 9 octobre 2011 à
Foto (c) AFP: Leymah Gbowee, Co-Gewinnerin des Friedensnobelpreises, nimmt einen Mann in ihre Arme, 9. Oktober 2011 in Monrovia
Leymah Gbowee, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix prend un homme dans ses bras le 9 octobre 2011 à Monrovia

Mme Gbowee, 39 ans, et Mme Sirleaf, 73 ans, ont été distinguées par le comité Nobel en même temps que la Yéménite Tawakkol Karman, quatre jours avant le premier tour de la présidentielle du 11 octobre. Le Nobel de Mme Sirleaf avait été critiqué par ses opposants, qui l’ont jugé non mérité, en évoquant son bref soutien financier à l’ex-chef de guerre devenu président Charles Taylor.
Plus tôt vendredi, M. Tubman qui avait boycotté le second tour de la présidentielle du 8 novembre – laissant Mme Sirleaf seule en lice – s’était posé en défenseur de la paix et de la réconciliation dans un entretien à l’AFP et à Radio France Internationale (RFI) à Monrovia.
“Puisque Mme Sirleaf va maintenant prétendre être présidente et est reconnue par la communauté internationale, nous devons trouver un moyen de travailler avec elle, et je pense que cela n’est pas insurmontable”, a déclaré l’opposant, qui s’était retiré de la course et avait affirmé avant le vote qu’il ne reconnaîtrait pas le gouvernement issu du second tour en raison de fraudes probables.
Selon les résultats de près de 87% des bureaux de vote communiqués jeudi soir par la Commission électorale nationale (NEC), Mme Sirleaf a obtenu 90,8% des voix au scrutin marqué par une faible participation (37,4%) par rapport au 1er tour du 11 octobre (plus de 71%). En dépit de son retrait, M. Tubman a eu 9,2% des suffrages.
Peu avant la publication de ces résultats, Mme Sirleaf, première présidente élue d’Afrique en 2005, avait tendu la main à ses opposants, souhaitant pouvoir former un gouvernement d’union.
Winston Tubman a indiqué que son parti, le Congrès pour le changement démocratique (CDC), n’en sera pas car il “n’est pas à vendre” et ne reconnaît toujours pas les résultats du second tour.
“L’ambition profonde d’unir le pays”
Toutefois, le CDC est “prêt à panser les plaies de notre pays et à unir notre pays” après des guerres civiles qui ont fait 250.000 morts, détruit les infrastructures et ruiné l’économie du Liberia de 1989 à 2003, a-t-il précisé.
“Nous nous sommes engagés dans la politique parce que nous avons l’ambition profonde d’unir le pays, cela doit continuer”, a-t-il dit, affirmant avoir entrepris de convaincre les jeunes de son parti, déterminés à contester le pouvoir de Mme Sirleaf, que “la paix est la chose la plus importante pour le Liberia”.
A la veille du second tour, la police anti-émeute avait tiré à balles réelles sur des pro-Tubman rassemblés devant le siège du CDC pour soutenir sa décision de se retirer de la course. Au moins deux personnes ont été tuées selon des témoins, huit selon le parti.
bannerwomenJeudi, Ellen Johnson Sirleaf s’était dite “attristée” par ces morts et avait annoncé la mise en place d’une “commission d’enquête indépendante” pour situer les responsabilités de chacun dans ces évènements.
Ces violences pré-électorales, qui ont suscité des craintes de reprise de troubles dans le pays, ainsi que l’appel de l’opposition à boycotter les urnes, ont contribué au faible taux de participation au second tour, ont estimé en les regrettant plusieurs observateurs internationaux, dont ceux du Centre Carter et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays).
Tous ont toutefois conclu à un scrutin libre, transparent et démocratique.
L’attitude conciliante de M. Tubman et la main tendue de Mme Sirleaf pour le dialogue contribuent à réduire la tension au Liberia. Pour autant, la présidente n’aura pas la tâche facile pour son second quinquennat, dans un pays sorti divisé du scrutin, où elle apparaît moins appréciée qu’à l’étranger et dont la majorité des quatre millions d’habitants vivent dans l’extrême pauvreté.
© 2011 AFP

2. Liberia: Leymah Gbowee va lancer la réconciliation “en jeans et en baskets”
MONROVIA (AFP) – 12.11.2011 17:17
La Libérienne Leymah Gbowee, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix, se lancera dans la mission de réconciliation nationale dont elle a été chargée “en jeans et en baskets”, et au contact du peuple, a-t-elle annoncé
Dans un entretien avec l’AFP et la radio RFI, elle a admis la difficulté de la tâche pour laquelle elle a été mandatée vendredi par la présidente Ellen Johnson Sirleaf, réélue présidente cette semaine.
Le Liberia est un pays encore traumatisé par une guerre civile de quatorze ans entre 1989 et 2003 qui a fait 250.000 morts, et des violences atroces contre les civils menées par des “seigneurs de la guerre”, restés impunis.
Leymah Gbowee, 39 ans, est connue pour avoir mobilisé les femmes pour mettre fin à ce conflit à travers ce qu’elle a appelé le “chaos pacifique féminin”.
Et elle est convaincue que son Prix Nobel l’aidera dans ses efforts pour renforcer la dynamique de la paix, après un scrutin présidentiel contesté qui a souligné la persistance de tensions dans le pays.
“Je sais que c’est une tâche intimidante”, a-t-elle reconnu. “Je sais que cela va être très stimulant car les derniers jours nous ont prouvé que le Liberia est toujours très divisé selon des lignes politiques, ethniques et sociales”.
L’opposition a boycotté le deuxième tour du scrutin présidentiel, et la participation a été faible avec 38 pc. La veille du vote, la police a ouvert le feu sur des manifestants de l’opposition, faisant au moins deux morts.
“Vous ne pouvez avoir quatorze ans de guerre civile, puis pensez que tout va bien après six ans de démocratie”, a estimé celle qui en 2003 avait contraint avec un groupe de 200 femmes les chefs de guerre à signer un accord de paix à Accra, au Ghana.
“Il y a toujours des divisions, et les gens qui ont vécu la guerre n’ont pas encore eu quelqu’un qui écoute leurs problèmes”, a-t-elle souligné.
Le conflit au Liberia a été particulièrement brutal avec le recours systématique aux enfants soldats, aux viols des femmes, et aux mutilations de civils.
En 2005, Mme Sirleaf fut élue pour un premier mandat, et le pays a commencé a reconstruire son infrastructure et son économie.
“La paix que nous avons est fragile, et nous devons progresser à pas comptés”, a reconnu Leymah Gbowee.
“Le processus va inclure une série de consultation dans les différentes communautés. Elle ne sera pas pilotée d’un bureau. Je vais mettre mes jeans et mes baskets pour aller de communauté en communauté”, a-t-elle assuré. “Nous devons aller au devant du peuple”.
Mme Gbowee va associer ses efforts à ceux d’une commission “Vérité et Réconciliation (TRC)”, créée sur le modèle de celle qui a existé en Afrique du Sud, et qui a publié un rapport en 2009.
Ce rapport recommande aussi que certaines personnes soient jugées pour crimes de guerre, mais la Prix Nobel craint que cela ne divise encore plus le pays.
Un exemple typique de ce risque est, selon elle, l’ancien seigneur de la guerre Prince Johnson qui est arrivé troisième au premier tour de la présidentielle avec 12 %.
Selon la communauté internationale il est l’homme qui a organisé la torture et le meurtre de l’ancien dictateur militaire Samuel Doe. Pour sa communauté ethnique, persécutée par Doe, c’est un héros.
Leymah Gbowee débutera le 29 novembre son action par un rassemblement pour la Paix et la Réconciliation, une journée avec des activités artistiques et culturelles au cours de laquelle tous les dirigeants politiques feront des déclarations en faveur de cette réconciliation.
© 2011 AFP

3. Liberia: une religieuse à la tête de la commission d’enquête sur les violences
MONROVIA (AFP) – 15.11.2011 19:43
La religieuse catholique Mary Laurene Browne a été nommée à la tête de la commission d’enquête sur les violences survenues à la veille du 2e tour de la présidentielle au Liberia, scrutin remporté par Ellen Johnson Sirleaf avec 90,7% des voix selon les résultats définitifs.
Mme Sirleaf, 73 ans, prix Nobel de la paix 2011, “a mis sur pied une commission indépendante d’enquête dirigée par Soeur Mary Laurene Browne de l’Eglise catholique du Liberia”, selon un communiqué publié sur le site de la présidence.
“La commission doit enquêter sur les heurts entre des partisans du Congrès pour le changement démocratique (CDC, opposition) et la police lors d’une manifestation le 7 novembre, à la veille du second tour de l’élection présidentielle”, les violences ont fait “un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels”, ajoute le texte.
Ce jour-là, la police anti-émeute avait tiré à balles réelles sur des opposants rassemblés devant le siège du CDC à Monrovia pour soutenir la décision de Winston Tubman, 70 ans, de se retirer de la course. Au moins deux personnes ont été tuées selon des témoins, huit selon le CDC.
Le CDC a appelé à un rassemblement, sans date fixe, lors de l’inhumation de ses partisans tués par la police. Le parti se réunira mercredi pour faire le point sur son “plan d’actions”, a indiqué à l’AFP sa présidente, Geraldine Doe Sherif, sans préciser de calendrier.
© 2011 AFP

La Libérienne Leymah Gbowee, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix à Monrovia le 9 octobre 2011
Foto (c) AFP: Die liberianische Leymah Gbowee, Co-Gewinnerin des Nobelpreises für Frieden, in Monrovia 9. Oktober 2011
La Libérienne Leymah Gbowee, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix à Monrovia le 9 octobre 2011

1. Liberia: Präsidentin Sirleaf und ihr Rivale Tubman wollen Priorität Versöhnung
Monrovia (AFP) – 2011.11.11 18.55
Nachdem er die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen in Liberia boykottierte, sagte Winston Tubman am Freitag, er sei bereit zu arbeiten “für die Einheit des Landes”, mit der wiedergewählten Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf, die eine Co-Friedensnobelpreisträgerin zur Chefin des Versöhnungsprojektes ernannt hat.
“Ich habe beschlossen, eine Initiative für Frieden und nationale Versöhnung, den Dialog, zu beginnen. (…) Ich freue mich, dass unsere Gewinnerin des Friedensnobelpreises Leymah Gbowee zugestimmt hat, dies zu führen”, sagte Sirleaf in einer Botschaft an die Nation durch die öffentlichen Medien übertragen, ohne die Bekanntgabe eines Zeitplans.
Ms. Gbowee, 39 und Sirleaf, 73, wurden vom Nobel-Komitee in Verbindung mit der jemenitischen Tawakkol Karman vier Tage vor der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen am 11. Oktober geehrt. Der Nobelpreis von Sirleaf wurde von ihren Gegnern kritisiert, die ihn unverdient fühlten, unter Hinweis auf ihre kurze finanzielle Unterstützung für den ehemaligen Warlord Charles Taylor Anfang der 1990er.
Früher am Freitag posierte Mr. Tubman als alleiniger Verteidiger des Friedens und der Versöhnung, in einem Interview mit AFP und Radio France Internationale (RFI) in Monrovia.
“Seitdem Sirleaf jetzt behaupten wird, Präsidentin zu sein und von der internationalen Gemeinschaft anerkannt wird, müssen wir einen Weg finden, um mit ihr zu arbeiten, und ich denke, es ist nicht unüberwindbar”, sagte der Gegner, der vor der Abstimmung gesagt hatte, dass er nicht anerkennen würde die Regierung aus der zweiten Runde wegen wahrscheinlichen Betruges.
Die Ergebnisse von fast 87% der Wahllokale berichteten Donnerstagabend von der Nationalen Wahlkommission (NEC), dass erhielt Sirleaf 90,8% der Stimmen bei den Wahlen durch eine niedrige Wahlbeteiligung (37,4%) markiert im Vergleich zu 1. Runde vom 11. Oktober (mehr als 71%). Trotz seines Boykotts hatte Mr. Tubman 9,2% der Stimmen.
Kurz vor der Veröffentlichung dieser Ergebnisse hatte Sirleaf sich an ihre Gegner gewandt, um eine Regierung der nationalen Einheit zu bilden.
Winston Tubman sagte, seine Partei, Congress for Democratic Change (CDC), wird nicht dabei sein, weil sie “nicht zum Verkauf” stünde und immer noch nicht anerkennt die Ergebnisse der zweiten Runde.
“Der tiefe Ehrgeiz der Einigung des Landes”
Doch die CDC ist “bereit, die Wunden unseres Landes zu heilen und unser Land zu vereinen” nach den Bürgerkriegen von 1989 bis 2003, sagte er.
“Wir haben uns in der Politik beteiligt, weil wir die Ambition der Einigung des Landes haben, daher muss dies auch weiterhin so sein”, sagte er und behauptete, damit begonnen zu haben, junge Leute seiner Partei, entschlossen, die Autorität der Frau Sirleaf herauszufordern, zu überzeugen, dass “Frieden ist das Wichtigste für Liberia.”
Am Vorabend der zweiten Runde feuerte die Polizei mit scharfer Munition auf pro-Tubman Demonstranten vor dem Hauptquartier der CDC. Mindestens zwei Menschen wurden nach Zeugen, acht nach der Partei, getötet.
Donnerstag nannte Ellen Johnson Sirleaf sich “traurig” über den Tod und kündigte die Einrichtung einer “unabhängigen Untersuchungskommission” an, um die Verantwortlichen in diesen Ereignissen zu suchen.
Die Gewalt im Vorfeld der Wahlen, die Ängste vor Wiederaufnahme der Unruhen im Land, und der Aufruf der Opposition die Wahlen zu boykottieren, haben zur niedrigen Wahlbeteiligung in der zweiten Runde beigetragen, wird bedauert von vielen Internationale Beobachter wie das Carter Center und der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS, 15 Länder).
Alle haben jedoch festgestellt, eine Abstimmung frei, transparent und demokratisch.
Die versöhnliche Haltung von Mr. Tubman und die ausgestreckte Hand von Frau Sirleaf für einen Dialog haben dazu beitragen, Spannungen in Liberia zu reduzieren. Allerdings wird die Präsidentin es nicht leicht haben im Zeiten Mandat in einem Land, gespalten nach dem Wahlboykott, und wo sie weniger geschätzt wird als im Ausland und wo die Mehrheit der vier Millionen Menschen leben in der extreme Armut.
© 2011 AFP

2. Liberia: Leymah Gbowee startet Versöhnung “in Jeans und Turnschuhen”
Monrovia (AFP) – 2011.12.11 05.17
Die liberianische Leymah Gbowee, Co-Siegerin des Friedensnobelpreises, wird die Aufgabe der nationalen Versöhnung “in Jeans und Turnschuhen” und in Kontakt mit den Menschen anpacken, sagte sie.
In einem Interview mit AFP und RFI Radio gab sie die Schwierigkeit der Aufgabe zu, für die sie angeheuert wurde Freitag von Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf.
Liberia ist ein Land immer noch vom Bürgerkrieg traumatisiert – 14 Jahre zwischen 1989 und 2003, mit 250.000 Todesfälle und entsetzlicher Gewalt gegen Zivilisten durch “Warlords” durchgeführt, und alles blieb ungesühnt.
Leymah Gbowee, 39, hatte Frauen für das so genannte “pazifistische weibliche Chaos” für das Ende des Konflikts mobilisiert.
Und sie ist überzeugt, dass ihr Nobelpreis wird in ihren Bemühungen um die Dynamik des Friedens helfen, nach einer umstrittenen Präsidentschaftswahl, welche die Persistenz von Spannungen im Land hervorgehoben hat.
“Ich weiß, es ist eine schwierige Aufgabe,” bestätigte sie. “Ich weiß, es wird sehr spannend, weil die letzten Tagen uns gezeigt haben, dass Liberia immer noch sehr nach politischen Gesichtspunkten gespalten ist, nach ethnischen und sozialen.”
Die Opposition boykottierte die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen, und die Beteiligung war gering mit 38 %. Am Tag vor der Abstimmung eröffnete die Polizei das Feuer auf oppositionelle Demonstranten und tötete mindestens zwei.
“Man kann nicht 14 Jahre des Bürgerkriegs haben und denken, dass alles gut ist nach sechs Jahren der Demokratie”, sagte sie, die im Jahr 2003 mit einer Gruppe von 200 Frauen Warlords gezwungen hatte, ein Friedensabkommen in Accra in Ghana zu unterzeichnen.
“Es gibt immer noch Spaltungen und Menschen, die den Krieg miterlebt haben, ohne jemanden, der ihre Probleme anhört,” sagte sie.
Der Konflikt in Liberia war besonders brutal mit dem systematischen Einsatz von Kindersoldaten, Vergewaltigung von Frauen, und Verstümmelung von Zivilisten.
Im Jahr 2005 wurde Sirleaf in eine erste Amtszeit gewählt, und das Land begann, seine Infrastruktur und Wirtschaft wieder aufzubauen.
“Der Frieden, den wir haben, ist zerbrechlich und wir müssen uns mit gemessenen Schritten bewegen”, räumte Leymah Gbowee ein.
“Zum Prozess wird eine Reihe von Konsultationen in den verschiedenen Gemeinden gehören. Er wird nicht aus dem Amt heraus betrieben werden. Ich werde meine Jeans und meine Turnschuhe anziehen und von Gemeinde zu Gemeinde gehen”, sagte sie. “Wir müssen die Menschen erreichen.”
Ms. Gbowee wird gemeinsam mit der “Wahrheits-und Versöhnungskommission (TRC)” arbeiten, geschaffen nach dem Vorbild dessen, was in Südafrika existierte, und welche einen Bericht veröffentlichte in 2009.
Der Bericht empfiehlt auch, dass die Menschen für Kriegsverbrechen verurteilt werden, aber Gbowee ist besorgt, dass dies das Land weiter spalten könnte.
Ein typisches Beispiel für diese Gefahr, sagte sie, ist der ehemalige Warlord Prince Johnson, der dritte in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen mit 12%. Für die internationale Gemeinschaft ist er der Mann, der Folter und Mord an dem ehemaligen Militärdiktator Samuel Doe organisierte. Für seine ethnische Gemeinschaft, damals verfolgt von Doe, ist er ein Held.
Leymah Gbowee wird ihre Arbeit am 29. November mit einer Kundgebung für Frieden und Versöhnung beginnen, ein Tag mit Kunst und kulturellen Aktivitäten, in denen alle politischen Führer Erklärungen zur Unterstützung dieser Versöhnung abgeben sollen.
© 2011 AFP

3. Liberia: eine Nonne an der Spitze der Untersuchung der Gewalt
Monrovia (AFP) – 2011.11.15 07.43
Die katholische Nonne Mary Laurene Browne wurde für die Untersuchung der Gewalt am Vorabend der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen in Liberia beauftragt.
bannerwomenSirleaf, 73, Friedensnobelpreis 2011 “hat eine unabhängige Kommission zur Untersuchung etabliert, unter Leitung von Schwester Mary Laurene Browne von der katholischen Kirche von Liberia”, sagte eine Erklärung auf der Website der Präsidentin.
“Die Kommission untersicht Zusammenstöße zwischen Anhängern des Congress for Democratic Change (CDC, Opposition) und der Polizei bei einer Demonstration am 7. November, am Vorabend des zweiten Wahlgangs der Präsidentschaftswahlen”.
An diesem Tag feuerte die Polizei mit scharfer Munition auf Gegner vor dem Sitz der CDC in Monrovia versammelt. Mindestens zwei Menschen wurden nach Zeugen, acht nach der CDC getötet.
Die CDC hat zu einer Kundgebung jetzt, zur Beerdigung seiner Anhänger, zu einer Demonstration aufgerufen, aber kein Datum fixiert. Die Partei wird sich am Mittwoch 16.11. treffen, um einen “Aktionsplan” zu besprechen, sagte der AFP Präsidentin Geraldine Doe Sherif, ohne Angabe eines Zeitplans.
© 2011 AFP

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  1. – fr en bas –

    Ja, alle “Mini-Afrikaexperten”, wie ich einer bin, werden zustimmen: fast täglich verlierst Du wegen einer n-ten Wiederholung von Unfassbarem den Glauben an ein fernes Happy-End.
    Sieht man dann wieder so etwas wie hier, dann will das Herz gleich sechs Monate länger schlagen, und man weiss: irgendwann klappt es! Irgendwann obsiegen die Menschen und ihre Vernunft!
    Den 29.11. habe ich mir gemerkt, ist ja nur einen Tag nach den Wahlen im Kongo, die wahrscheinlich im Blut ersticken. Über die berichte ich hier natürlich, also hoffe ich, Anfang Dezember etwas über die Veranstaltung von Frau Gbowee zusammentragen zu können.

    Tous les “petits experts de l’Afrique” comme moi seront d’accord: Chaque jour, il s’y passe qc. pour te faire perdre ta foi en un futur happy-end.
    Mais alors, quand on voit des choses comme celle-ci, ton coeur veut battre six mois de plus et tu sais: Un jour, ça va marcher! Un jour vaincrons les gens simples et la raison!
    J’ai noté la date du 29. Un jour avant, c’est les élections en RD Congo, qui, je crois, s’étoufferont dans le sang. J’ai l’intention de reporter des deux évènements ici.

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