LIBYEN, BÜRGERKRIEG (Part IV): GADDAFIs RÜCKZUG a la "VERBRANNTE ERDE" – Libye, guerre civile (Part IV): Khadafi – retrait facon terre brûlée

Mouammar Kadhafi le 2 mars 2011 à Tripoli
Foto (c) AFP: Muammar Gaddafi 2. März 2011 in Tripolis
Mouammar Kadhafi le 2 mars 2011 à Tripoli

1. Libyen: Gaddafis Gegen-Offensive im Osten, Kriegsschiffe nähern sich
Ajdabiya (Libyen) (AFP) – 2011.03.02 01.03
Luft- und libysche Landtruppen loyal zum Oberst Muammar Gaddafi haben am Mittwoch im Osten Libyens, für mehrere Tage von den Aufständischen kontrolliert, eini Gegen-Offensive geführt, während US-Kriegsschiffe sich näherten den Gewässern des Mittelmeers.
2. Die libysche Opposition gespalten über die Jagd auf al-Gaddafi
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 10.49
Die libysche Opposition in Benghazi, Vorhutstadt der Anti-Gaddafi-Aufstände, hat sich von einem Aufstand zu einer parallelen Regierung entwickelt, aber bleibt über den Weg zur Jagd nach Oberst Gaddafis Regierung gespalten.
3. In Benghazi melden sich Jugendliche freiwillig zur Befreiung von Tripolis
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 10.59
Carte de la situation en LibyeEs sind über 150 Jugendliche, teils in Uniform und Mütze, andere in Jeans, T-Shirts und Turnschuhen. Sie kommen als Freiwillige, um den Kräften der Opposition gegen Muammar Gaddafi beizutreten, und sind bereit, auf Tripolis zu marschieren, um die Hauptstadt zu befreien.
4. Im östlichen Libyen, ein Tag der Kämpfe im Rhytmus von Bombenanschlägen
Brega (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 17.39
Soldaten von Oberst Gaddafi in einer Universität umzingelt, Kämpfe in der Nähe des Flughafens, Armee-Panzer gegen die Raketenwerfer der Rebellion: Brega, Schlüsselort für den Zugriff auf Bengasi war der Schauplatz von heftigen Kämpfen zwischen pro-und anti-Gaddafi.
5. Gaddafi: Gegen-Angriff und versprach Tausende von Toten bei der Intervention
Tripolis (AFP) – 2011.02.03 19.37
Oberst Muammar Gaddafi hat am Mittwoch gegen-angegriffen mit dem Marsch von Truppen und Kampfflugzeugen in den von den Aufständischen kontrollierten Osten, und hat in einer Rede Tausende von Toten versprochen im Falle der Intervention des Westens in Libyen.
6. Libyen: Öl – der Nerv des Krieges?
TV5-Monde, 2011.02.03, von Arnaud Matteoli
Die Welt, sagt man uns, steht vor einer neuen Ölkrise, durch die libysche Krise. Und in Europa oder Nordamerika, der Preis für Benzin steigt bereits. Welchen Anteil haben Propaganda und Fantasie in dieser Bedrohung? Der Vorschlag der militärischen Intervention der NATO in Libyen, ist das aus dem Wunsch gekommen, Demokratie oder das schwarze Gold zu verteidigen? Der Präsident des libyschen nationalen Unternehmens Shukri Ghanem hat angekündigt, dass die Ölförderung in Libyen bereits um etwa die Hälfte gesunken ist aufgrund der Abreise der ausländischen Arbeitnehmer. Und die Aufständischen kontrollieren jetzt die Ölterminals.
7. Blutiger Freitag
04.03.2011 – telepolis
Einschüchterung und Gewalt in Tripolis. In anderen Städten herrscht Krieg
Die Gaddafi-Gegner haben den heutigen Freitag zu einem Entscheidungstag ausgerufen. Doch ist das Regime vorbereitet auf die Proteste in Tripolis. Gaddafi zeigt erneut, dass er entschieden und mit allen Mitteln gegen Protest und Widerstand vorgeht; der Krieg zwischen seinen Truppen und seinen Gegnern in wichtigen Städten Libyens geht weiter, eine Entscheidung ist nicht in Sicht.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> PART II, 23.02. – 26.02.: LIBYEN (II) Aufstand, Chaos, Blutige Repression – GADDAFI PORTRAIT Khadafi – INTERVIEW OPPOSITION – Libye (II): rebellion et repression sanglante

=> PART III, 27.02. – 02.03.: REVOLUTION in LIBYEN (Part III): ISOLIERTER GADDAFI WILL BÜRGERKRIEG – Libye (Part III): Pour Kadhafi “tout est calme”, les insurgés s’organisent

Liebe Leserinnen und Leser,
das Tempo der Infos aus Libyen ist zu hoch für ein kleines Ein-Mann-Blog wie dieses, und Kriegsberichterstaatung pur ist nicht mein Thema. Ich melde mich zwischendurch immer wieder mit den bis dahin wichtigsten Informationen.
=> Hier ist eine sehr schnelle und gute Info-Site aus der Schweiz, Dossier Arabische Welt

Chers lecteurs,
un petit blog-d’un-mec-tout-seul comme celui-ci ne peut pas suivre les actus libyennes au rhytme ou elles se produisent – et des reportages de guerre pure et dures, je n’en fais pas. Je reviendrai de temps en temps avec les articles le plus importants.
En attendant voici
=> un bon site (suisse) d’actu rapide, dossier monde arabe
=> Libye : les reportages de TV5MONDE, en SMS et VIDEOS
Après avoir passé la frontière égyptienne, nos envoyés spéciaux sont en Libye depuis le 26 février. Suivez leur périple et leurs reportages.

SIEHE AUCH – VOIR AUSSI:
=> LIBYEN: Über China’s Evakuierung seiner Bürger – L’évacuation des Chinois de Libye sert aussi la propagande de Pékin
=> LIBYEN: Flüchtlingsdramen und rassistische Jagd auf Schwarzafrikaner – Des Africains pourchassés en Libye comme des mercenaires de Kadhafi

1er ARTICLE SUR SEPT: Libye: contre-offensive de Kadhafi dans l’est, navires de guerre en approche
AJDABIYA (Libye) (AFP) – 02.03.2011 13:03
L’aviation et les forces libyennes loyales au colonel Mouammar Kadhafi menaient mercredi une contre-offensive dans l’est de la Libye, contrôlée depuis plusieurs jours par les insurgés, alors que des navires de guerre américains approchaient des eaux de la mer Méditerranée.

Un habitant de Benghazi devant des livres verts du colonel Mouammar Kadhafi en feu, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Ein Bewohner von Benghazi vor den brennenden “grünen Büchern” von Oberst Muammar Gaddafi, 2. März 2011
Un habitant de Benghazi devant des livres verts du colonel Mouammar Kadhafi en feu, le 2 mars 2011

La ville de Brega, localité la plus avancée contrôlée par les insurgés dans l’Est du pays, était le théâtre de combats violents et meurtriers. Mais l’issue de ces combats restait incertaine mercredi en milieu de journée.
Deux personnes sont mortes dans les affrontements, ont déclaré deux témoins.
“Les troupes pro-Kadhafi sont arrivées à l’aube à Brega, elles ont pris les raffineries en main pendant quelques heures”, a déclaré un autre témoin, faisant état, comme plusieurs autres, de “mercenaires tchadiens” parmi les forces pro-Kadhafi.
Les forces de l’armée régulière sont entrées à Brega, ville située à mi-chemin entre Benghazi et Syrte, fief du colonel Kadhafi, avec plusieurs chars et de l’artillerie lourde et ont occupé un quartier d’habitation, selon un témoin, ajoutant que des combats intenses se déroulaient au port.
En fin de matinée, des insurgés affirmaient néanmoins avoir repris la main. “Brega est désormais complètement sous le contrôle de la Révolution. Des gens sont partis d’Ajdabiya pour aider”, a affirmé sous le couvert de l’anonymat un général de police à Ajdabiya, à 160 km au sud-ouest de Benghazi, centre névralgique de l’opposition.

Rebelle libyen mort à l'hopital de Brega, après des combats avec les forces pro Kadhafi, le 2 mars
Foto (c) AFP: Libyscher Rebell starb im Krankenhaus Brega, nach dem Kampf mit den pro-Gaddafi-Truppen, 2. März 2011
Rebelle libyen mort à l’hopital de Brega, après des combats avec les forces pro Kadhafi, le 2 mars

La région d’Ajdabiya, contrôlée par les insurgés, a été touchée par des raids aériens sur la région d’Ajdabiya.
Selon un témoin, ces raids ont apparemment visé un dépôt de munitions déjà attaqué il y a deux jours. Des habitants ont affirmé en revanche que la cible était une base de l’armée tombée aux mains de l’insurrection à 3 km d’Ajdabiya.
Après plusieurs jours d’attente, le colonel Kadhafi, profitant d’un essoufflement de l’opposition, cherchait à reprendre la main. Pour les insurgés, le contrôle de Brega et d’Ajdabiya est stratégique pour envisager de prendre Tripoli et de renverser le colonel Kadhafi.
Le numéro un libyen est apparu mercredi à la télévision lors d’une cérémonie publique à Tripoli au cours de laquelle il devait prendre la parole.
Des dizaines de personnes assistaient à cette cérémonie marquant le 34ème anniversaire de l’établissement du “pouvoir des masses” dans le pays, en scandant des slogans à la gloire de Kadhafi, puis ont chanté l’hymne national, selon des images montrées à la télévision.
A Tripoli, où des miliciens pro-Kadhafi organisaient des postes de contrôle de nuit dans la ville, la situation semblait calme mercredi. L’aéroport s’est en revanche transformé en camp de réfugiés: des centaines de personnes attendaient de pouvoir quitter le pays, dormant sous des abris de fortune au milieu des poubelles et des bouteilles en plastique.
Mercredi matin, un camion-citerne a explosé dans le centre de la capitale, près de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, sans faire de victime.
Confronté à de nombreuses défections, le dirigeant libyen a nommé deux nouveaux ministres et un procureur général pour remplacer les deux responsables passés à l’insurrection.
Sur le plan humanitaire, la situation a atteint un niveau de “crise” critique à la frontière entre la Libye et la Tunisie.
Une foule s’étendant “sur des kilomètres et des kilomètres” se pressait pour quitter la Libye, selon le HCR, qui a lancé un nouvel appel pour que des “centaines d’avions soient affrétés” afin d’évacuer les réfugiés.
Dans le même temps, soucieuse d’aider l’opposition à renverser Kadhafi mais consciente qu’une trop grande implication dans la situation libyenne pourrait avoir des conséquences négatives, la communauté internationale avançait ses pions, notamment militaires, après avoir décidé d’une série de sanctions.
Deux navires de guerre américains, dont le porte-hélicoptères USS Kearsarge, traversaient mercredi le canal de Suez pour rejoindre la Méditerranéenne et se positionner au large de la Libye.
“Nous déplaçons des éléments pour les rapprocher” de la Libye, avait déclaré à l’AFP un responsable du Pentagone. “Un navire comme le Kearsarge est capable de plusieurs types de mission”, a-t-il ajouté. Ce porte-hélicoptères, qui transporte des chalands de débarquement et 800 Marines, peut assurer un soutien à des opérations humanitaires ou militaires.
A Washington, les responsables militaires préparaient une liste d’options pour le président Barack Obama et étaient en discussion avec leurs homologues européens, mais le flou demeurait sur l’éventualité d’une intervention militaire.
Selon des analystes, une démonstration de force symbolique au large des côtes libyennes pourrait suffire à accroître la pression sur Kadhafi.
Américains et Européens envisagent surtout une interdiction de l’espace aérien libyen pour empêcher des bombardements de civils, mais n’ont pas encore trouvé de consensus, les Américains estimant qu’il serait “compliqué” de la mettre en place.
A Benghazi, certains dirigeants de l’insurrection, perdant espoir d’un renversement du régime par la révolte populaire, envisageaient de demander des frappes aériennes étrangères.
© 2011 AFP

Affrontements entre civils et forces loyales à Kadhafi, vers Ajdabiya en Libye, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Zusammenstöße zwischen Zivilisten und Gaddafi-treuen Kräften, nahe Ajdabiya in Libyen, 2. März 2011
Affrontements entre civils et forces loyales à Kadhafi, vers Ajdabiya en Libye, le 2 mars 2011

2. L’opposition libyenne divisée sur la manière de chasser Kadhafi
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 02.03.2011 10:49
L’opposition libyenne à Benghazi, avant-garde de la contestation anti-Kadhafi, est passée d’un mouvement d’insurrection à un gouvernement parallèle, mais elle reste divisée sur le chemin à prendre pour chasser le colonel Kadhafi du pouvoir.
Après plus de deux semaines de révolte, les “chefs” de l’insurrection -en fait des avocats, des journalistes, des militaires déserteurs et des hommes d’affaires- s’attellent à remettre l’Est libyen au travail, organiser une “police” locale, assurer l’approvisionnement en eau et nourriture.
Dès dimanche, les dirigeants de la contestation ont créé un “Conseil national indépendant” de transition chapeautant les villes tombées aux mains de l’opposition, dans les vastes terres de l’Est, riches en pétrole, et dans l’Ouest.
Si ce conseil est “le visage de la Libye pendant la période de transition” selon un de ses membres, il peut avoir un “visage” anarchique.
L’annonce de la création d’un conseil de transition a ainsi été faite à Al-Baïda (Est) par l’ancien ministre de la Justice de Kadhafi passé dans l’opposition, Moustapha Abdeljalil. Mais les révolutionnaires à Benghazi ont annoncé le lendemain la formation de ce conseil indépendant, sans toutefois pouvoir dire qui le composait.
Dans un second temps, les insurgés de Benghazi ont créé un conseil militaire, embryon d’une future armée de libération. Mais il n’y a pas de commandement unifié et les villes de l’Ouest luttent contre les forces loyales à Kadhafi sans le soutien des insurgés de Benghazi.
Contrôle de l’Est, progression à l’Ouest, l’opposition accentue certes son emprise. Mais reste la capitale. Reste le plus dur. Reste Tripoli, les troupes de Kadhafi et le “guide de la révolution”. Soit un casse-tête pour l’opposition au moment où les Occidentaux envisagent des options militaires, notamment l’interdiction de survol du pays pour empêcher des bombardements par des avions militaires libyens.
Plusieurs officiers ralliés à la cause anti-Kadhafi évoquent depuis plusieurs jours une marche sur Tripoli ou des opérations de soutien aux opposants de la capitale.
Mille kilomètres à avaler pour des forces mal préparées et mal équipées? Le général Ahmed Qatrani, chargé des forces militaires à Benghazi, y est de toute façon opposé.
“Tripoli est pris en otage. Nous sommes en contact avec les opposants là-bas, mais ils nous demandent de ne rien faire. Ils disent être capables” de mener eux-mêmes l’insurrection, a expliqué à l’AFP le général Qatrani.
Des soldats et des civils se sont néanmoins portés volontaires après avoir reçu un entraînement à Benghazi.
Les pro-Kadhafi “en ont attrapé 40 à Syrte et en ont tué 18”, dit Motaz Souleiman, un des responsables du centre de “recrutement” de volontaires. Syrte, à mi-chemin entre Benghazi et Tripoli, est la région natale du colonel Kadhafi et un bastion du “guide de la révolution”.
Deux semaines ont passé et l’opposition craint l’enlisement de la contestation, surtout que les tentatives de soulèvement à Tripoli ont été durement réprimées.
Alors que le numéro 2 de la représentation libyenne à l’ONU a estimé qu’il faudrait peut-être encore des semaines pour que Kadhafi lâche, certains dirigeants de l’opposition à Benghazi ont perdu espoir d’un renversement rapide du régime par la seule force des Libyens et envisagent de demander des frappes aériennes aux Occidentaux.
“Il y a un déséquilibre entre nos forces et celles de Kadhafi”, selon Salwa Bughaighi, membre de la coalition d’opposition. Les chefs de l’insurrection sont partagés entre partisans et opposants d’une “solution internationale”, les derniers craignant un nouvel “Irak ou Afghanistan”.
A Washington, de hauts responsables militaires ont indiqué qu’il n’y avait pas de consensus jusque là à l’Otan sur une intervention militaire et que la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne serait “extraordinairement” compliquée.
© 2011 AFP

Des civils libyens attendent pour s'enrôler dans les forces armées rebelles à Benghazi, le 1er mars
Foto (c) AFP: Libysche Zivilisten warten darauf, den bewaffneten Rebellen in Benghazi, 1. März 2011, beizutreten
Des civils libyens attendent pour s’enrôler dans les forces armées rebelles à Benghazi, le 1er mars

3. A Benghazi, des jeunes se portent volontaires pour aller libérer Tripoli
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 02.03.2011 10:59
Ils sont plus de 150 jeunes, certains en tenue militaire et béret, d’autres en jeans, t-shirts et baskets. Ils viennent de s’inscrire comme volontaires des forces de l’opposition à Mouammar Kadhafi et se disent prêts à marcher sur Tripoli pour libérer la capitale.
La cour de l’école Saleh Buaisir, à Benghazi (est), ressemble à une ruche. Les jeunes se pressent devant un bureau installé par l’armée et inscrivent rapidement leur nom sur des listes.
Les hauts-parleurs déversent de la musique arabe. A côté du bureau, flotte un drapeau rouge-noir-vert, les couleurs de l’indépendance de la Libye en 1951, jusqu’à la révolution qui a porté au pouvoir le colonel Kadhafi en 1969.
“Je veux aller à Tripoli pour la libérer. Je suis prêt à me battre”, dit Hassan, qui n’a que 20 ans et en paraît encore moins, en s’extirpant de l’essaim de jeunes qui veulent s’enregistrer comme volontaires.
A ses côtés, Ibrahim, 25 ans, dit d’un ton ferme à l’AFP qu’il ne veut “aucune intervention étrangère, surtout pas des Etats-Unis” pour faire chuter le régime de Kadhafi.

Des civils libyens, qui ont rejoint les forces armées rebelles, choisissent un uniforme le 1er mars
Foto (c) AFP: Libysche Zivilisten, die den Streitkräften der Rebellen beitraten, wählen eine Uniform 1. März 2011 in Benghazi
Des civils libyens, qui ont rejoint les forces armées rebelles, choisissent un uniforme le 1er mars

“Nous allons libérer nous-mêmes la Libye”, ajoute-t-il, en faisant le signe de la victoire, avant de rejoindre les autres volontaires qui se mettent en rangs dans la cour en attendant leur premier entraînement.
Selon l’un des responsables des inscriptions, plus de 5.000 personnes se sont portées volontaires depuis lundi, un chiffre impossible à vérifier.
Ce sont des jeunes pour la plupart. Les mieux équipés portent des vestes militaires et des pantalons de treillis. D’autres sont pauvrement vêtus, parfois chaussés de simples tongs en caoutchouc. Presque tous ont un béret, un chapeau ou un foulard qui couvre les cheveux.
Une fois inscrits, les volontaires suivent les ordres de la poignée de militaires présents et marchent sur trois rangs jusqu’à la table, installée au centre de la cour.
“Allah est le plus grand! Libye libre!”, crient-ils plusieurs fois, obéissant aux consignes des instructeurs. Les murs de l’école réverbèrent la clameur qui paraît encore plus forte.
Lorsqu’ils sont tous assis, l’un des militaires commence la première leçon: comment monter et démonter un fusil AK-47 et comment le charger.
Les volontaires suivent les explications comme ils peuvent. Les caméras de télévision et les photographes présents leur masquent par moments l’instructeur et ils protestent timidement.
Le premier entraînement ne dure de toutes façons qu’une demi-heure. Les volontaires rompent ensuite les rangs et se regroupent entre amis pour bavarder.
“Je suis ici parce que Kadhafi a tué des milliers de personnes. Nous aimions Kadhafi par le passé, mais maintenant il tue des civils. J’ai vu de mes propres yeux un enfant assassiné”, dit Mohamed, un médecin d’une trentaine d’années, dont le profil tranche sur celui de la plupart des volontaires.
“Le peuple libyen veut tuer Kadhafi. Seulement Kadhafi. Je suis prêt à aller à Tripoli”, conclut-il, reprenant le leitmotiv de tous les jeunes présents.
© 2011 AFP

Un enfant regarde des volontaires lybiens qui écoutent un militaire le 1er mars 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Ein Kind schaut libyschen Freiwilligen zu, die einem Soldaten zuhören, 1. März 2011 in Benghazi
Un enfant regarde des volontaires lybiens qui écoutent un militaire le 1er mars 2011 à Benghazi

4. Dans l’Est libyen, une journée de combats au rythme des bombardements
BREGA (Libye) (AFP) – 02.03.2011 17:39
Des soldats du colonel Kadhafi encerclés dans une université, des combats près de l’aéroport, des chars de l’armée face aux lance-roquettes de la rébellion: Brega, le verrou contrôlant l’accès à Benghazi, est le théâtre de combats violents entre pro et anti-Kadhafi.
Après plus de deux semaines d’insurrection qui ont permis à l’opposition de prendre le contrôle de tout l’Est et de plusieurs villes de l’Ouest libyen, le colonel Mouammar Kadhafi a lancé une contre-attaque.
Ses hommes sont apparus à l’aube dans un quartier de Brega, ville située à 200 km à l’ouest de Benghazi, équipés de chars et pièces d’artillerie.
“J’ai été réveillé ce matin à 6h00 à cause des tirs”, raconte Ahmed Ali, comptable pour la compagnie pétrolière de Brega. “Des mercenaires tchadiens ont pris position aux portes de la compagnie” pétrolière, ajoute-t-il.
Ahmed et son collègue fuient alors à Ajdabiya. “Ils nous ont arrêtés pour fouiller le véhicule à la recherche d’armes avant de nous laisser continuer”, assure-t-il.
En ville, les combats font déjà rage en trois points: l’aéroport, la compagnie pétrolière et l’université.
“Les forces de Kadhafi ont attaqué l’aéroport de Brega, où elles ont affronté des rebelles”, souligne Aymane al-Moghrabi, un médecin qui participe au soutien médical des combattants depuis Ajdabiya.
En fin de matinée, après plusieurs heures de combat, les insurgés affirment que l’offensive de l’armée régulière a été repoussée.
Sur la route d’Ajdabiya à Brega, des renforts affluent. Une quarantaine de pick-ups convoient des combattants armés de kalachnikovs ou de mitrailleuses lourdes. Certains viennent de Benghazi, le bastion de l’insurrection, d’autres d’Adjabiya, qui est pourtant bombardé également par des avions de l’armée régulière. A Ajdabiya, des dizaines de personnes prient pour leurs compagnons d’armes de Brega.
Sayida Imam, une Libyenne de 45 ans, tient l’arme de son mari qui conduit. “J’ai laissé ma fille de cinq ans à Benghazi et j’accompagne mon mari. J’ai vécu pendant 20 ans à Brega et n’abandonnerai pas ma ville”, dit-elle.

Des rebelles libyens préparent une attaque à Ajdabiya, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Libysche Rebellen bei der Vorbereitung eines Angriffs in Ajdabiya, 2. März 2011
Des rebelles libyens préparent une attaque à Ajdabiya, le 2 mars 2011

“Cela sera la victoire ou la mort”, dit Saleh Fadel, un autre combattant.
A une station service proche de Brega, deux hommes, brandissant une machette et un pic à brochette, font le signe de la victoire.
Des habitants assurent que Brega est de nouveau sous le contrôle des rebelles. Les forces pro-Kadhafi sont “encerclées à l’université de Brega”, dit un habitant joint par téléphone.
Mais dans l’après-midi, une forte explosion secoue Brega et plusieurs témoins disent avoir vu un avion de chasse. Un nuage de fumée s’élève au-dessus du quartier de l’université. L’armée régulière tire également des obus. Bourdonnement des armes lourdes. Le bruit des combats rythme la journée.
“Maintenant, ils sont cantonnés à l’université et aux portes de la compagnie pétrolière. Leurs munitions s’épuisent. Ils tirent au hasard. Nous prendrons ces positions avant la nuit”, affirme un combattant insurgé.
Quelques heures plus tard, deux missiles s’abattent près d’une place de Brega où des habitants célèbrent l’échec de la contre-offensive de Kadhafi, sans toutefois faire de victimes.
“Brega est libéré. Nous les avons fait reculer de 30 km vers l’ouest” de la ville, affirme Khalid al-Aqoly, un insurgé, alors que des rebelles tirent sur un portrait du colonel libyen en criant “C’est ton tour”.
Dans la morgue d’un des deux hôpitaux de la ville, les corps de quatre jeunes libyens ont été transportés. “Il y a quatre autres corps dans l’autre morgue et des corps qu’on a pas pu encore transporter”, selon Mashallah Aqub, un insurgé.
A Benghazi, un porte-parole du gouvernement de transition, Mustafa Gheriani, avance le chiffre de 10 à 15 morts dans les rangs de l’insurrection.
“Nous les avons repoussés. La bataille est finie”, dit M. Gheriani.
© 2011 AFP

Kadhafi lors d'une intervention à la télévision libyenne, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Gaddafi in einer Rede im libyschen Fernsehen, 2. März 2011
Kadhafi lors d’une intervention à la télévision libyenne, le 2 mars 2011

5. Kadhafi contre-attaque et promet des milliers de morts en cas d’intervention
TRIPOLI (AFP) – 02.03.2011 19:37
Le colonel Mouammar Kadhafi a contre-attaqué mercredi, promettant dans un discours des milliers de morts en cas d’intervention des Occidentaux en Libye et envoyant troupes et avions de chasse à l’attaque dans l’Est contrôlé par les insurgés.
Face à cela, l’opposition à Benghazi, centre névralgique de la révolte, a réclamé des frappes aériennes de l’ONU contre les mercenaires employés par le régime.
Au 16e jour d’insurrection, la communauté internationale, soucieuse d’aider l’opposition mais consciente des conséquences néfastes d’une trop grande implication, avance ses pions, notamment militaires, après avoir adopté une série de sanctions économiques.
A Tripoli, le “guide de la révolution libyenne” est apparu devant une foule de partisans lors d’une cérémonie marquant le 34e anniversaire de l’établissement du “pouvoir des masses” en Libye.
“Des milliers de Libyens mourront en cas d’intervention de l’Amérique ou de l’Otan”, a-t-il prévenu lors d’un long discours.
En outre, “nous ne pouvons pas permettre aux Américains ou à l’Occident d’intervenir en Libye. S’ils le font, ils doivent savoir qu’ils se jettent dans un enfer et une mer de sang pire que l’Irak ou l’Afghanistan (…). Nous distribuerons les armes par millions et ce sera un nouveau Vietnam”, a-t-il martelé.
Assurant qu’il ne quitterait jamais le pays et qu’il ne pouvait abandonner le pouvoir, il a de nouveau accusé Al-Qaïda d’être à l’origine de l’insurrection et promis l’amnistie à ceux qui rendraient les armes, tout en assurant qu’il n’y avait “pas de manifestations en Libye”.
Il a également affirmé que la production pétrolière de son pays, qui détient les plus importantes réserves d’Afrique, était “au plus bas”, et menacé de remplacer les entreprises occidentales par des sociétés de Chine et d’Inde.
Sur le terrain, les forces libyennes, soutenues par des blindés et l’aviation, ont lancé une attaque à Brega, la localité la plus avancée contrôlée par les insurgés dans l’Est. Trois missiles ont été tirés sur la ville, apparemment sans faire de blessé.
Selon des témoins, des mercenaires arrivés à l’aube ont notamment tenté de reprendre les infrastructures pétrolières, mais l’opposition armée avait recouvré le contrôle de la majorité de la ville en fin de journée.
Un peu plus au nord, la région d’Ajdabiya a aussi été touchée par des raids aériens qui n’ont pas fait de victime.
Le porte-parole de l’insurrection, Abdelhafez Ghoqa, a appelé “les Nations unies (…) à lancer des frappes aériennes sur les positions des mercenaires dont il est clair qu’ils sont utilisés contre les civils et le peuple libyen”.
A Benghazi, il a en outre annoncé que l’ancien ministre de la Justice, Mustapha Mohamad Abdeljalil, allait présider le “Conseil national” de transition mis en place dans les villes contrôlées par les insurgés.
Selon la Ligue libyenne des droits de l’Homme, la répression a fait 6.000 morts, dont 3.000 à Tripoli et 2.000 à Benghazi – un bilan nettement plus important, dans cette dernière ville, que les 220 à 250 morts avancés par des sources hospitalières locales et le CICR.
Sur le plan humanitaire, la situation a atteint un niveau de “crise” à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Une foule s’étendait “sur des kilomètres et des kilomètres” pour quitter la Libye, selon le HCR.
Les organisations humanitaires et la communauté internationale ont engagé mercredi une course contre la montre et le chaos. La France et le Royaume-Uni ont annoncé l’envoi de plusieurs avions et d’un navire pour évacuer des milliers de personnes vers l’Egypte.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), agence de l’ONU, a annoncé un plan d’aide alimentaire d’urgence de 28 millions d’euros pour 2,7 millions de personnes en Libye, en Egypte et en Tunisie.
Dans le même temps, deux navires de guerre américains, dont le porte-hélicoptères USS Kearsarge, ont rejoint la Méditerranée mercredi pour se positionner au large de la Libye. Ce porte-hélicoptères peut assurer un soutien soit à des opérations humanitaires soit à des opérations militaires.
Une frégate britannique, le HMS Westminster, a quitté Gibraltar pour la Libye, avec à bord, en plus de hélicoptères et lance-missiles habituels, du matériel médical et des couvertures.
L’option d’une intervention militaire en Libye suscitait cependant de profondes divisions au sein de l’Otan, en raison des craintes de réaction dans le monde arabe, des réticences à voir l’alliance élargir son champ d’influence et de la complexité de l’opération.
La France a réitéré son opposition. Les Etats-Unis sont encore “loin d’une décision” sur l’opportunité d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, en invitant à la “prudence au sujet des actions que nous pourrions engager dans d’autres domaines que le soutien aux missions humanitaires”.
La Ligue arabe a cependant indiqué mercredi qu’elle pourrait soutenir la mise en place d’une telle zone, visant à empêcher des frappes aériennes contre des civils, bien qu’elle reste opposée à une intervention militaire.
© 2011 AFP

Des rebelles à Brega, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Rebellen in Brega, 2. März 2011
Des rebelles à Brega, le 2 mars 2011

6. Libye : le pétrole est-il le nerf de la guerre ?
TV5-Monde- 02.03.2011, par Arnaud Matteoli
Le monde, nous dit-on, s’apprête à un nouveau choc pétrolier, dû à la crise libyenne. Et déjà en Europe ou en Amérique du Nord, les prix de l’essence augmentent. Quelle est la part de propagande et de fantasme dans cette menace ? La suggestion d’intervention militaire en Libye de l’Otan vient-elle du désir de défendre la démocratie ou l’or noir ? Le président de la compagnie nationale libyenne Choukri Ghanem a annoncé que la production de pétrole de la Libye était déjà réduite environ de moitié en raison du départ des travailleurs, immigrés, du secteur. Et les insurgés qui se sont soulevés contre le régime de Mouammar Kadhafi contrôlent aujourd?hui les terminaux pétroliers.

L’or noir représente plus de 95 % des exportations et 75 % du budget de l’État selon l’APS, Algérie Presse Service. Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Libye est l’un des principaux producteurs pétroliers en Afrique, avec 1,8 million de barils par jour. Ses réserves sont évaluées à 42 milliards de barils. Le comportement du clan au pouvoir n?est pas sans rappeler la manière dont la famille Trabelsi avait fait main basse sur les richesses de la Tunisie. Les enfants du “guide” libyen contrôlent la plupart des secteurs économiques que compte le pays, dont le pétrole. Ce n’est pas un hasard si l’un de ses fils, le préféré du Colonel, Seïf al-Islam, s’occupe de ce secteur stratégique. C’est lui qui a installé Chokri Ghanem, un réformateur libéral, dans ses fonctions de président de la National Oil Company (NOC). Ce dernier a la confiance des milieux pétroliers occidentaux.

UN PAYS DÉPENDANT D’UNE MONO INDUSTRIE

La part des revenus du pétrole dans le produit national brut (PNB ) est particulièrement forte puisqu’elle est le double de celle de l’Arabie Saoudite et le triple de celle de l’Iran. La production est essentiellement concentrée sur le bassin de Syrte dont 270 000 sont consommés sur place et le reste exporté en majorité (85%) vers les pays européens. L’industrie pétrolière est gérée par l’entreprise nationale publique National Oil Corporation disposant d’une participation majoritaire dans tous les consortiums montés avec les compagnies pétrolières étrangères (dont le français Total, le chinois CNPC, ou le russe Gazprom, etc). La Libye possède cinq raffineries d’une capacité de traitement totale de 320 000 barils par jours.

La Libye est le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l’Algérie. Les réserves sont de 41,5 milliards de barils. Le pétrole libyen est de qualité, peu cher à produire et proche des centres de consommation. Ce qui en fait l’un des acteurs majeurs de l’Opep. Le pétrole est la ressource quasi unique du pays. La Libye reste fortement dépendante de l’étranger pour tout le reste de son économie. La dépendance est réciproque, en 2010, les pays européens comptant sur le pétrole libyen étaient l’Italie (32%), l’Allemagne (13,4%), la France (10%) et l’Espagne (8,6%). Environ 100 000 barils/jour sont exportés, essentiellement vers l’Europe et surtout l’Italie d?après Ria Novosti (l’agence de presse russe).

Les économistes évoquent désormais le “spectre d’un nouveau choc pétrolier”. Le retour à une situation normale sur le plan de la production pétrolière sera la priorité absolue quel que soit le pouvoir en place en Libye. Les révolutionnaires sont les premiers à protéger les installations pétrolières passées sous leur contrôle. Ils ont déjà repris les exportations de pétrole, avec le départ d’un bateau à destination de la Chine.

Des milliers de rebelles libyens prient à Benghazi, le 4 mars 2011
Foto (c) AFP: Tausende von Rebellen in Benghazi beten, 4. März 2011
Des milliers de rebelles libyens prient à Benghazi, le 4 mars 2011

7. Libye: l’opposition progresse vers l’ouest, manifestation à Tripoli
PRÈS DE RAS LANOUF (Libye) (AFP) – 04.03.2011 18:17
L’insurrection libyenne, maîtresse de l’est du pays, a continué sa progression vendredi vers l’ouest pour tenter de stopper une éventuelle attaque de l’armée régulière du colonel Mouammar Kadhafi, alors que l’opposition tentait de manifester à Tripoli.
Des appels avaient été lancés pour profiter de la prière du vendredi pour se faire entendre dans la capitale, où l’opposition a déjà tenté la semaine dernière de se soulever dans plusieurs quartiers.
Dans le quartier rebelle de Tajoura, dans l’est de la capitale, des affrontements ont opposé une centaine de manifestants scandant des slogans contre le régime aux forces de l’ordre. Ces dernières ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires, selon des témoins.
Sur la place Verte, dans le centre-ville, une centaine de pro-Kadhafi ont manifesté leur soutien au “Guide de la révolution”, selon un journaliste de l’AFP. Des heurts limités ont eu lieu entre des petits groupes de manifestants pro et anti-Kadhafi non loin de là, a indiqué un témoin.
Les forces de l’ordre bouclaient le secteur, mais elles sont restées en retrait sans intervenir, tirant simplement en l’air.
Au 18e jour de révolte contre le dirigeant libyen, les insurgés — un mélange de jeunes Libyens sans expérience du combat et de militaires ralliés à l’opposition — avancent le long de la côte, et se trouvent désormais à plus de 300 km au sud-ouest de Benghazi, fief de la contestation anti-Kadhafi.
Des bombardements intenses et des tirs d’artillerie étaient entendus près de Ras Lanouf, alors que des insurgés se dirigeaient en camion vers ce secteur, selon un journaliste de l’AFP.
Des bombardements répétés et des rafales d’artillerie étaient entendus depuis une position dans le désert située à une dizaine de kilomètres à l’est de Ras Lanouf, port pétrolier stratégique situé à environ 600 km à l’est de Tripoli.
Au moins quatre personnes ont été tuées dans les combats près de Ras Lanouf, selon un insurgé joint sur place. Un médecin a de son côté fait état de “nombreux morts et blessés” à Ras Lanouf.
“Le plan est d’avancer petit à petit dans leur direction pour les pousser à reculer. Nous ne voulons pas nous battre, nous voulons leur imposer une pression psychologique (…). Mais si nous devons tuer pour remporter cette bataille, nous le ferons”, a expliqué à l’AFP le colonel Bachir Abdelkader.
Un peu plus à l’est, le capitaine Chouaib al-Akaki, qui a rallié le camp de l’opposition, s’inquiétait à l’idée des combats à venir, forcément fratricides.
“Nous essayons de limiter les pertes des deux côtés. En Libye, nous sommes tous parents. Nous sommes un pays de tribus. Nous avons tous de la famille à Syrte”, ville natale et fief du colonel Kadhafi située entre Tripoli et Benghazi, a-t-il expliqué.
Cependant, un autre capitaine rallié à l’opposition, Mohammad Abdallah, a expliqué à Brega qu’il n’encourageait “pas les gens à aller vers Ras Lanouf parce que les troupes de Kadhafi y (avaient) des positions solides”.
“Ce sera un massacre si les gens vont là-bas”, a-t-il redouté, ajoutant que des centaines de volontaires étaient partis vers cette ville.
A Brega, l’opposition se préparait à une nouvelle contre-offensive. Devant l’entrée de la principale raffinerie, une cinquantaine d’insurgés ont établi un poste de contrôle, équipé d’armes anti-aériennes et installé des barricades sur la route.
A la sortie d’Ajdabiya, à 70 km à l’est (BIEN à l’est) de Brega, un journaliste de l’AFP a vu plusieurs voitures prendre la direction du port pétrolier. Certains venaient de villes nettement plus à l’est comme Al-Baïda ou Tobrouk.
“Je suis venu avec quatre amis. Nous n’avons pas de fusils, mais nous pensons en obtenir en arrivant à Brega. Nous devons prouver (à Kadhafi) que c’est notre pays. C’est l’heure du jihad”, a expliqué Mohammed, 35 ans, employé de banque à Tobrouk.
Tout à l’ouest, la ville de Zawiyah (60 km à l’ouest de Tripoli) a été reprise par les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi, a affirmé la télévision libyenne.
Le “chef du groupe terroriste” de la ville, Hussein Darbouk, et son second ont été tués, a-t-elle également affirmé, en précisant que d’autres chefs rebelles avaient été faits prisonniers.
Des hélicoptères de transport de troupes Chinook étaient visibles dans le ciel de la capitale en fin d’après-midi. Au moins six appareils, pouvant transporter une cinquantaine de soldats et du matériel, volaient vers l’ouest, en direction de Zawiyah.
L’opposition a également manifesté à Benghazi pour réclamer le départ du colonel Kadhafi. Quelque 5.000 Libyens ont prié près du tribunal après un prêche au cours duquel l’imam a promis que “la victoire était proche”.
A Washington, le président américain Barack Obama a déclaré jeudi que le monde entier était “révolté” par la violence contre les Libyens, prévenant que les Etats-Unis examinaient “toutes (leurs) options” dans cette crise.
Selon la Ligue libyenne des droits de l’Homme, la répression a déjà fait 6.000 morts.
Sur le plan humanitaire, le Croissant-Rouge tunisien a affirmé vendredi que près de 100.000 personnes fuyant la Libye avaient franchi la frontière tunisienne depuis le 20 février.
L’Italie redoute un afflux massif d’immigrants. Elle plaide pour une aide humanitaire sur le terrain ainsi qu’une aide aux infrastructures dans les pays concernés et a annoncé vendredi être prête à mobiliser “près d’un milliard d’euros” pour le développement des pays de la rive du sud de la Méditerranée.
© 2011 AFP

Des Libyens font le V de la victoire devant un bureau de l'armée rebelle, le 1er mars 2011 à Bengha
Foto (c) AFP: Libyer machen das “V” für den Sieg vor einem Büro der Rebellenarmee am 1. März 2011 in Benghazi
Des Libyens font le V de la victoire devant un bureau de l’armée rebelle, le 1er mars 2011 à Bengha

1. Libyen: Gaddafis Gegen-Offensive im Osten, Kriegsschiffe nähern sich
Ajdabiya (Libyen)
(AFP) – 2011.03.02 01.03
Libysche Luft- und Landtruppen loyal zum Oberst Muammar Gaddafi haben am Mittwoch im Osten Libyens, seit mehreren Tagen von den Aufständischen kontrolliert, eine Gegen-Offensive geführt, während US-Kriegsschiffe sich den Gewässern des Mittelmeers näherten.
Die Stadt Brega, die von Aufständischen kontrollierte, weit im Osten liegende Stadt, war der Schauplatz von heftigen und tödlichen Kämpfen. Aber der Ausgang der Kämpfe war Mittwoch Mittag noch ungewiss.
Zwei Menschen starben bei den Zusammenstößen, erklärten zwei Zeugen.
“Die Truppen Pro-Gaddafi erreichten Brega im Morgengrauen, die Raffinerien nahmen sie in die Hand für ein paar Stunden”, sagte ein weiterer Zeuge, mit der Feststellung, wie viele andere, dass es “tschadische Söldner” unter den Pro- Gaddafi-Kräften gab.
Die regulären Streitkräfte kamen nach Brega, einer Stadt auf halbem Weg zwischen Benghazi und Sirte, Gaddafi-Hochburg, mit mehreren Panzern und schwerer Artillerie und besetzten ein Wohngebiet, so ein Zeuge, der hinzufügte, dass schwere Kämpfe stattgefunden haben im Hafen.
Am späten Morgen behaupteten Aufständische dennoch, die Oberhand wieder gewonnen zu haben. “Brega ist jetzt vollständig unter der Kontrolle der Revolution. Menschen sind aus Ajdabiya gekommen um zu helfen”, sagte unter dem Deckmantel der Anonymität ein Polizeigeneral aus Ajdabiya, 160 km südwestlich von Benghazi, dem neuralgischen Zentrum der Opposition.

Die Region von Ajdabiya, von den Aufständischen kontrolliert, wurde durch Luftangriffe getroffen.
Ein Zeuge sagte, diese Angriffe hätten offensichtlich auf ein Munitionsdepot gezielt, das bereits vor zwei Tagen angegriffen worden war. Anwohner sagten allerdings, dass das Ziel eine Militärbasis war, die den Aufständischen 3 km entfernt von Ajdabiya in die Hände gefallen war.
Nach mehreren Tagen des Wartens versuchte Oberst Gaddafi, unter Ausnutzung momentaner Schwächen der Opposition, die Kontrolle zurückzugewinnen. Für die Aufständischen ist die Kontrolle von Brega und Ajdabiya strategisch wichtig um zu versuchen, Tripolis einzunehmen und Oberst Gaddafi stürzen.
Der libysche Staatschef ist im Fernsehen aufgetreten Mittwoch bei einer öffentlichen Feier in Tripolis, bei der er sprechen sollte.
Dutzende von Menschen nahmen an der Zeremonie zum 34. Jahrestag der Gründung der “Macht der Massen” im Lande, skandierten Parolen zum Lob Gaddafis, dann sangen sie die Nationalhymne, wie Bildern im Fernsehen zeigten.
In Tripolis, wo pro-Gaddafi organisierte Milizen nächtliche Checkpoints in der Stadt errichteten, schien sich die Lage am Mittwoch zu beruhigen. Der Flughafen ist jedoch in ein Flüchtlingslager verwandelt, Hunderte von Menschen warten darauf das Land zu verlassen, sie schlafen in Notunterkünften unter Mülltonnen und Plastikflaschen.
Mittwoch Morgen explodierte ein Tanklastzug im Zentrum der Hauptstadt, in der Nähe der Residenz des Oberst Muammar Gaddafi, verursachte aber keine Opfer.
Konfrontiert mit zahlreichen Ausfällen, hat der libysche Staatschef zwei neue Minister und einen Generalstaatsanwalt ernannt, um die beiden Verantwortlichen zu ersetzen,die zu den Aufständischen gewechselt waren.
Was die humanitäre Lage angeht, hat die Situation ein kritisches Niveau, eine “Krise” an der Grenze zwischen Libyen und Tunesien erreicht.
Eine Menge, die sich “über Meilen und Meilen” erstreckt, will in aller Eile Libyen verlassen, laut UNHCR, der einen neuen Appell losgelassen hat, damit “Hunderte von Flugzeugen gechartert werden”, um Flüchtlinge zu evakuieren.
Zur gleichen Zeit, um der Opposition zu helfen, Gaddafi zu stürzen, aber bewusst, dass zu viel Engagement in der libyschen Situation negative Folgen haben könnte, rückte die internationale Gemeinschaft ihre Bauern vor, besonders militärische, nachdem sie über eine Reihe von Sanktionen entschieden hatte.
Zwei US-Kriegsschiffe, darunter der Hubschrauberträger USS Kearsarge, überquerten den Suezkanal am Mittwoch, um das Mittelmeer zu erreichen und sich vor Libyen zu positionieren.
“Wir bewegen Einheiten” in die Nähe von Libyen, hatte gegenüber AFP ein Beamter des Pentagon geäußert. “Ein Schiff wie die Kearsarge ist in der Lage, mehrere Arten von Missionen auszuführen”, fügte er hinzu. Dieser Hubschrauberträger, der Landungsboote und 800 Marines transportiert, kann die Unterstützung für humanitäre oder militärische Maßnahmen sein.
In Washington bereiteten Militärs eine Liste von Optionen für Präsident Barack Obama und waren im Gespräch mit ihren europäischen Kollegen, aber eine mögliche militärische Intervention blieb vage.
Analysten zufolge könnte eine symbolische Machtdemonstration vor der Küste von Libyen genug sein, um den Druck auf Gaddafi zu erhöhen.
Amerikaner und Europäer sehen zunächst ein Verbot des libyschen Luftraums vor, um die Bombardierung von Zivilisten zu verhindern, haben aber noch keinen Konsens gefunden; die Amerikaner schätzen, es wäre “kompliziert”, das Flugverbot durchzusetzen.
In Benghazi planten einige Führer der Aufständischen, ausländische Luftangriffe anzufordern, weil die Hoffnung verlieren, dass der Sturz des Regimes durch den Volksaufstand erreicht wird.
© 2011 AFP

2. Die libysche Opposition gespalten über die Jagd auf Gaddafi
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 10:49
Die libysche Opposition in Benghazi, Vorhut der Anti-Gaddafi-Aufstände, hat sich von einem Aufstand zu einer parallelen Regierung entwickelt, aber bleibt über den Weg zur Jagd nach Oberst Gaddafis Regierung gespalten.
Nach zwei Wochen der Revolte, machen sich die “Anführer” des Aufstands – in der Tat Rechtsanwälte, Journalisten, desertierte Militärs und Geschäftsleute – daran, in Ost-Libyen mit der Arbeit anzufangen, eine lokale Polizei zu organisieren, die Versorgung mit Nahrung und Wasser sicher zu stellen.
Seit Sonntag haben Anführer der Proteste einen “Nationalen unabhängigen Rat” des Übergangs geschaffen, der die Städte, gefallen in die Hände der Opposition, in den Weiten des Ostens, reich an Öl, und im Westen leitet.
Wenn dieser Rat ist “das Gesicht von Libyen während der Übergangszeit” nach einem ihrer Mitglieder, kann er ein anarchisches “Gesicht” haben.
Die Ankündigung der Schaffung eines Übergangsrates wurde in Al-Baida (Ost) vom ehemaligen Justizminister von Gaddafi gemacht, der zu Opposition wechselte, Moustapha Abdeljalil. Aber die Revolutionäre in Benghazi haben am nächsten Tag die Bildung dieses unabhängiges Rates angekündigt, konnte aber nicht sagen, wer ihn bildet.
In einem zweiten Schritt haben in Benghazi Aufständische einen militärischen Rat gegründet, Embryo einer künftigen Befreiungsarmee. Aber es gibt kein einheitliches Kommando und die westlichen Städte kämpfen gegen die Kräfte, die loyal zu Gaddafi stehen, ohne die Unterstützung der Aufständischen in Benghazi.
Die Kontrolle des Ostens, Fortschritte im Westen, die Opposition verschärft sicherlich ihren Griff. Aber es bleibt die Hauptstadt. Bleibt das schwerste. Bleibt Tripolis, Gaddafis Truppen und der “Führer der Revolution”. Also eine harte Nuss für die Opposition, gerade wenn der Westen militärische Optionen einplant, einschließlich der No-fly-Zone, um die Bombardierung durch libysche Kampfflugzeuge zu verhindern.
Mehrere Offiziere für die Anti-Gaddafi-Sache evozieren seit mehreren Tagen einen Marsch auf Tripolis oder Unterstützungsoperationen für die Widerständler in der Hauptstadt.
Tausend Kilometer für unvorbereitete und schlecht ausgerüstete Kräfte? General Ahmed Qatrani, Beauftragter der Streitkräfte in Benghazi, ist es in jedem Fall dagegen.
“Tripolis wird als Geisel genommen. Wir sind in Kontakt mit den Gegnern dort, aber sie bitten uns nichts zu tun. Sie behaupten es selbst zu können”, selbst den Aufstand durchzuführen, sagte General Qatrani der AFP.
Soldaten und Zivilisten haben sich dennoch als Freiwillige gemeldet nach Erhalt einer Ausbildung in Benghazi.
Die Pro-Gaddafi “haben 40 in Syrte gefangen und getötet 18,” sagt Motaz Suleiman, ein Führer des Zentrums der “Anwerbung” von Freiwilligen. Syrte, auf halbem Weg zwischen Benghazi und Tripolis, ist der Geburtsort von Oberst Gaddafi und eine Bastion des “Führers der Revolution.”
Zwei Wochen sind vergangen, und die Opposition fürchtet die Versandung des Protestes, zumal die Aufstandsversuche in Tripolis stark unterdrückt wurden.
Während die Nummer 2 der libyschen Vertretung bei den Vereinten Nationen schätzt, dass es vielleicht noch Wochen dauert, bis Gaddafi loslässt, haben einige Führer der Opposition in Benghazi die Hoffnung auf einen raschen Regimesturz durch die schiere Kraft der Libyer verloren und planen, Luftangriffe beim Westen anzufordern.
“Es besteht ein Ungleichgewicht zwischen unseren Streitkräften und denen Gaddafis”, sagt Salwa Bughaighi, Mitglied der Koalition der Opposition. Die Führer der Aufständischen schwanken zwischen Befürwortern und Gegnern einer “internationalen Lösung”, wobei letztere ein neues “Irak oder Afghanistan” fürchten.
In Washington sagten ranghohe Militärs, gab es keinen Konsens bisher zu der militärischen Intervention der NATO, und die Errichtung einer Flugverbotszone wäre “außerordentlich” kompliziert.
© 2011 AFP

3. In Benghazi melden sich Jugendliche freiwillig zur Befreiung von Tripolis
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 10.59
Es sind über 150 Jugendliche, teils in Uniform und Mütze, andere in Jeans, T-Shirts und Turnschuhen. Sie kommen als Freiwillige, um den Kräften der Opposition gegen Muammar Gaddafi beizutreten, und sind bereit, auf Tripolis zu marschieren, um die Hauptstadt zu befreien.
Der Schulhof Buaisir Saleh, Benghazi (Ost), gleicht einem Bienenstock. Die jungen Leute drängeln sich an einem Tisch von der Armee installiert und schnell registrieren sie ihre Namen auf Listen.
Die Lautsprecher spucken arabische Musik aus. Neben dem Schreibtisch flattert eine rot-schwarz-grüne Flagge den Farben der Unabhängigkeit von Libyen im Jahr 1951, bis zur Revolution, die Oberst Gaddafi an die Macht brachte im Jahr 1969.
“Ich will nach Tripolis gehen, um es zu befreien. Ich bin bereit zu kämpfen”, sagt Hassan, der erst 20 Jahre alt ist und sogar nach noch weniger aussieht, kletterte aus dem Schwarm von Jugendlichen, die zur Registrierung als Freiwillige da sind.
An seiner Seite, Ibrahim, 25, sagt mit fester Stimme zu AFP, dass er will “keinerlei ausländische Intervention, vor allem nicht von den Vereinigten Staaten” um zu stürzen das Regime von Gaddafi.
“Wir werden selbst Libyen befreien,” fügt er hinzu, und macht das Victory-Zeichen, bevor er zu den anderen Freiwilligen geht, die in Reihen auf dem Hof stehen und warten auf ihr erstes Training.
Nach einem Verantwortlichen haben sich mehr als 5.000 Menschen ehrenamtlich gemeldet seit Montag, eine Zahl, nicht zu überprüfen.
Sie sind meist jung. Die am besten Ausgestatteten tragen militärische Jacken und Drillichhosen. Andere sind schlecht gekleidet, manchmal mit einfachen Gummistriemen-Latschen. Fast jeder hat eine Baskenmütze, Hut oder einen Schal für das Haar.
Einmal registriert, folgen die Freiwilligen den Anordnungen der Handvoll Soldaten, und marschieren in drei Reihen bis an den Tisch, der sich in der Mitte des Hofes befindet.
“Allah ist der Größte! Freies Libyen!” schreien sie mehrmals, und gehorchen so den Anweisungen der Instruktoren. Die Schulwände werfen den Schrei zurück, der noch stärker zu sein scheint.
Als sie alle sitzen, beginnt einer der Soldaten die erste Lektion: Montage und Demontage einer AK-47 und wie sie zu laden ist.
Die Freiwilligen folgen den Erklärungen, wie sie können. Anwesende Fernsehkameras und Fotografen verdecken ihnen manchmal die Sicht und sie protestieren zaghaft.
Die erste Trainingseinheit dauert sowieso nur eine halbe Stunde. Die Freiwillige zerstreuen sich dann und reden mit Freunden.
“Ich bin hier, weil Gaddafi Tausende von Menschen getötet hat. Uns gefiel Gaddafi in der Vergangenheit, aber jetzt tötet er Zivilisten. Ich sah mit meinen eigenen Augen ein ermordetes Kindes”, sagt Mohammed, ein Arzt von dreißig Jahre, dessen Profil sich von dem der meisten Freiwilligen abhebt.
“Das libysche Volk will Gaddafi töten. Nur Gaddafi. Ich bereit, nach Tripolis zu gehen,”, sagt er und wiederholt das Mantra aller anwesenden Jugendlichen.
© 2011 AFP

4. Im östlichen Libyen, ein Tag der Kämpfe im Rhythmus von Bombenanschlägen
Brega (Libyen) (AFP) – 2011.02.03 17.39
Soldaten von Oberst Gaddafi in einer Universität umzingelt, Kämpfe in der Nähe des Flughafens, Armee-Panzer gegen die Raketenwerfer der Rebellion: Brega, Schlüsselort für den Zugriff auf Bengasi ist der Schauplatz von heftigen Kämpfen zwischen pro-und anti-Gaddafi.
Nach mehr als zwei Wochen des Aufstandes, die der Opposition erlaubten, die Kontrolle über den gesamten Osten und mehrere westliche Städte in Libyen zu übernehmen, hat Oberst Muammar Gaddafi einen Gegenangriff gestartet.
Seine Männer erschienen am Morgen in einemViertel von Brega, einer Stadt 200 km westlich von Bengasi, mit Panzern und Artillerie ausgestattet.
“Ich war um 6:00 heute morgen von Schüssen aufgewacht”, sagte Ahmed Ali, ein Buchhalter für das Öl-Unternehmen in Brega. “Tschadische Söldner sind vor den Toren des Unternehmens in Stellung gegangen“, ergänzt er.
Ahmed und sein Freund sind dann geflüchtet nach Ajdabiya. “Sie hielten uns an, um das Fahrzeug nach Waffen zu durchsuchen, bevor wir weiterfahren konnten”, sagt er.
In der Stadt tobt die Schlacht bereits an drei Punkten: am Flughafen, der Ölgesellschaft und der Universität.
“Gaddafis Truppen haben angegriffen den Flughafen Brega, wo sie auf Rebellen stießen”, sagt Ayman al-Moghrabi, ein Arzt, der an der medizinischen Betreuung der Kombattanten von Ajdabiya aus teilnimmt.
Am späten Morgen, nach mehreren Stunden des Kampfes, sagen die Aufständischen, dass die Offensive der regulären Armee zurückgeschlagen wurde.
Auf der Straße von Ajdabiya nach Brega strömen Verstärkungen hinzu. Vierzig Pickups bringen Kämpfer mit Kalaschnikows oder schweren Maschinengewehren. Einige kommen aus Bengasi, der Hochburg der Aufständischen, andere aus Adjabiya, das jedoch auch durch Flugzeuge der regulären Armee bombardiert wird. In Ajdabiya, Dutzende von Menschen beten für ihre Kameraden von Brega.
Sayida Imam, eine Libyerin von 45 Jahren, hält die Waffe ihres Mannes, der am Steuer sitzt. “Ich ließ mein Mädchen von fünf Jahren in Benghazi und begleite meinen Mann. Ich lebe seit 20 Jahren in Brega und werde nicht aufgeben meine Stadt”, sagt sie.
“Das wird der Sieg sein oder der Tod”, sagt Saleh Fadel, ein anderer Kämpfer.
An einer Tankstelle in der Nähe von Brega schwingen zwei Männer eine Machete und einen Spieß und machen das Siegeszeichen.
Einwohner versichern, dass Brega wieder von den Rebellen kontrolliert wird. Pro-Gaddafi-Kräfte sind eingekesselt an der Universität Brega”, sagt ein Bewohner im Telefon-Interview.
Aber am Nachmittag erschüttert eine laute Explosion Brega und mehrere Zeugen sagen, sie sahen ein Kampfflugzeug. Eine Rauchwolke steigt über das Universitätsviertel. Die reguläre Armee greift jetzt auch zu Granaten. Das Dröhnen von schweren Waffen. Der Lärm der Schlacht teilt den Tag ein.
“Jetzt sind sie auf die Universität beschränkt und das Tor zu der Ölgesellschaft. Ihre Munition wird knapp. Sie schießen planlos. Wir werden diese Positionen vor Einbruch der Dunkelheit einnehmen”, sagt ein Rebellenkämpfer.
Ein paar Stunden später gehen zwei Raketen nieder in der Nähe eines Platzes, wo Menschen das Scheitern der Gegenoffensive Gaddafi feiern, ohne Opfer zu fordern.
“Brega ist befreit. Wir haben sie wieder 30 km nach Westen gedrängt”, sagt Khalid al-Aqoly, ein Aufständischer, während die Rebellen auf ein Porträt des libyschen Obersten schießen und schreien: “Du bist jetzt dran”.
In die Leichenhalle eines von zwei Krankenhäusern in der Stadt wurden die Leichen von vier jungen Libyern transportiert. “Es gibt vier weitere Leichen in der Leichenhalle und andere Leichen, die man noch nicht hierher bringen konnte”, sagt Mashallah Aqub, ein Aufständischer.
In Benghazi stellt ein Sprecher der Übergangsregierung, Mustafa Gheriani die Zahl von 10 bis 15 Toten in den Reihen der Aufständischen fest.
“Wir haben sie zurückgeschlagen. Die Schlacht ist vorbei”, sagt Gheriani.
© 2011 AFP

5. Gaddafi schlägt zurück und verspricht Tausende von Toten im Falle einer Intervention
Tripolis (AFP) – 2011.02.03 19.37
Oberst Muammar Gaddafi hat am Mittwoch zurückgeschlagen und Truppen und Kampfflugzeuge in den von den Aufständischen kontrollierten Osten in Marsch gesetzt, und hat in einer Rede Tausende von Toten versprochen im Falle der Intervention des Westens in Libyen.
Angesichts dessen hat die Opposition in Benghazi, dem neuralgischen Zentrum des Aufstandes, Luftangriffe der UN gegen die vom Regime beschäftigten Söldner gefordert.
Am 16. Tag des Aufstands setzt die internationale Gemeinschaft ihre Bauern, insbesondere militärische, begierig, der Opposition zu helfen, aber im Bewusstsein der nachteiligen Folgen von zu viel Engagement, nach der Verabschiedung einer Reihe von wirtschaftlichen Sanktionen.
In Tripolis erschien der “Führer der libyschen Revolution” vor einer Schar von Anhängern bei einer Zeremonie zum 34. Jahrestag der Gründung der “Macht der Massen” in Libyen.
“Tausende von Libyern werden im Falle einer Intervention Amerikas oder der NATO sterben”, warnte er in einer langen Rede.
Darüber hinaus: “Wir können nicht zulassen, dass die Amerikaner oder der Westen in Libyen intervenieren. Wenn sie das tun, sollten sie wissen, dass sie in eine Hölle und ein Meer von Blut schlimmer als Irak oder Afghanistan (…)laufen. Wir werden Millionen von Waffen verteilen und es wird ein neues Vietnam werden “, betonte er.
Er versicherte, er würde nie das Land verlassen und die Macht nicht aufgeben, und er hat wieder angeklagt Al-Qaida, hinter dem Aufstand und zu stehen und versprach Amnestie für diejenigen, die ihre Waffen abgeben, gleichzeitig versicherte er, dass es “keine Demonstrationen in Libyen” gebe.
Er sagte auch, dass die Ölförderung in seinem Land, das die größten Reserven in Afrika hält, sei “auf niedrigster Stufe” und drohte, die westlichen Unternehmen durch Firmen aus China und Indien zu ersetzen.
Auf dem Boden, haben die libyschen Truppen mit Panzern und Flugzeugen unterstützt einen Angriff auf Brega gestartet, die Stadt am weitesten im Osten von Aufständischen kontrolliert. Drei Raketen wurden auf die Stadt abgefeuert, offenbar gab es keine Verletzten.
Zeugen zufolge haben Söldner im Morgengrauen vor allem versucht, die Öl-Infrastruktur wieder einzunehmen, aber die bewaffnete Opposition hatte die Kontrolle über fast die gesamte Stadt am späten Nachmittag wieder.
Etwas weiter nördlich wurde die Region von Ajdabiya auch durch Luftangriffe, die kein Opfer haben, getroffen.
Der Sprecher der Aufständischen, Abdelhafez Ghoqa, hat “die Vereinten Nationen (…) zu Luftangriffen auf die Stellungen von Söldnern“ aufgerufen, „für die klar ist, sie sind gegen die Zivilbevölkerung und das libysche Volk eingesetzt” .
In Benghazi, er kündigte auch an, der ehemalige Justizminister, Mustapha Mohamad Abdeljalil, würde den “Nationalrat” des Übergangs präsidieren, der in den von den Aufständischen kontrollierten Städten eingesetzt ist.
Nach Angaben der libyschen Liga für Menschenrechte wurden durch die Repression 6000 Menschen, 3.000 in Tripolis und 2000 in Benghazi getötet – eine viel größere Bilanz in dieser Stadt, als die 220-250 Toten, die von örtlichen Krankenhausquellen und vom IRK genannt wurden.
Die humanitäre Lage hat das Niveau einer “Krise” an der Grenze zwischen Libyen und Tunesien erreicht. Eine Menge erstreckte sich “Meilen um Meilen” um Libyen zu verlassen, nach UNHCR.
Humanitäre Organisationen und die internationale Gemeinschaft haben am Mittwoch einen Wettlauf gegen die Zeit und Chaos begonnen. Frankreich und das Vereinigte Königreich kündigten die Lieferung von mehreren Flugzeugen und einem Schiff an, um Tausende von Menschen nach Ägypten evakuieren.
Das Welternährungsprogramm (WFP), UN-Agentur, kündigte einen Plan der Nahrungsmittel-Nothilfe von 28.000.000 € für 2,7 Millionen Menschen in Libyen, Ägypten und Tunesien an.
Inzwischen wurden zwei US-Kriegsschiffe, darunter der Hubschrauberträger USS Kearsarge, im Mittelmeer am Mittwoch vor der Küste Libyens positioniert. Dieser Hubschrauber-Träger kann unterstützen bei humanitären Einsätzen oder bei militärischen Operationen.
Eine britische Fregatte HMS Westminster, hat Gibraltar in Richtung Libyen verlassen, mit, zusätzlich zu üblichen Hubschraubern und Raketen, medizinischer Versorgung und Decken an Bord.
Die Option einer militärischen Intervention in Libyen jedoch weckte tiefe Spaltung innerhalb der NATO, wegen Angst vor Reaktionen in der arabischen Welt, wegen Vorbehalten, den Einflussbereich der Allianz zu erweitern und wegen der Komplexität einer solchen Operation.
Frankreich bekräftigte seine Ablehnung. Die Vereinigten Staaten sind immer noch “weit von einer Entscheidung”, ob eine Flugverbotszone in Libyen opportun sei, sagte Außenministerin Hillary Clinton, und forderte” Vorsicht bei Aktionen, die wir in anderen Bereichen als der Unterstützung für humanitäre Einsätze durchführen könnten”.
Die Arabische Liga sagte am Mittwoch, sie könnte die Einrichtung einer solchen Zone, die Luftangriffe gegen die Zivilbevölkerung zu verhindern anstrebt, unterstützen, obwohl sie weiterhin gegen eine militärische Intervention ist.
© 2011 AFP

6. Libyen: Öl – der Nerv des Krieges?
TV5-Monde, 2011.02.03, von Arnaud Matteoli
Die Welt, sagt man uns, steht vor einer neuen Ölkrise, durch die libysche Krise. Und in Europa oder Nordamerika, der Preis für Benzin steigt bereits. Welchen Anteil haben Propaganda und Fantasie in dieser Bedrohung? Der Vorschlag der militärischen Intervention der NATO in Libyen, ist das aus dem Wunsch gekommen, Demokratie oder das schwarze Gold zu verteidigen? Der Präsident des libyschen nationalen Unternehmens Shukri Ghanem hat angekündigt, dass die Ölförderung in Libyen bereits um etwa die Hälfte gesunken ist aufgrund der Abreise der ausländischen Arbeitnehmer. Und die Aufständischen kontrollieren jetzt die Ölterminals.

Aufgrund von Speicherplatzmangel an dieser Stelle geht Punkt 6 weiter im ersten Kommentar unten, und Punkt 7 kommt im zweiten.

3 thoughts on “LIBYEN, BÜRGERKRIEG (Part IV): GADDAFIs RÜCKZUG a la "VERBRANNTE ERDE" – Libye, guerre civile (Part IV): Khadafi – retrait facon terre brûlée”

  1. Fortsetzung Punkt 6 Schwarzes Gold,wegen mangelndem Speicherplatz oben hier:

    Auf Schwarzes Gold entfallen über 95% der Ausfuhren und 75% des Staatshaushalts nach APS, Algerien Presse-Service. Mitglied der Organisation Erdöl exportierender Länder (OPEC) ist Libyen ein wichtiger Ölproduzent in Afrika mit 1,8 Millionen Barrel pro Tag. Seine Reserven werden auf 42 Milliarden Barrel geschätzt. Das Verhalten der herrschenden Clans Erinnert daran, wie die Familie Trabelsi hatte die Hände auf den Reichtum Tunesien festgelegt. Die Kinder des “Führers” kontrollieren meisten Wirtschaftssektoren des Landes, darunter Öl. Es ist kein Zufall, dass einer von seinen Söhnen, der Lieblingssohn Seif al-Islam, verantwortlich für diesen strategischen Sektor ist. Er war es, der installierte Shokri Ghanem, ein liberaler Reformer, in seiner Eigenschaft als Präsident der National Oil Company (NOC). Letzterer hat das Vertrauen der westlichen Ölgesellschaften.

    Ein Land hängt von einem einzigen Wirtschaftszweig ab

    Der Anteil der Öleinnahmen in das Bruttosozialprodukt (BSP) ist besonders stark, da er doppelt so hoch ist wie in Saudi-Arabien und dreimal so hoch wie im Iran. Die Produktion ist vor allem auf das Sirte-Becken konzentriert, das 270 000 vor Ort verbraucht und der Rest exportiert hauptsächlich (85%) in europäische Länder. Die Ölindustrie wird von dem nationalen Unternehmen National Oil Corporation kontrolliert mit einer Mehrheitsbeteiligung an alle Konsortien montiert mit ausländischen Ölgesellschaften (darunter Französisch Total, die chinesische CNPC, Gazprom oder Russisch, etc.). Libyen verfügt über fünf Raffinerien mit einer Gesamtkapazität von 320.000 Verarbeitungskapazität Barrel pro Tag.

    Libyen ist der zweitgrößte Erdölproduzent in Afrika nach Nigeria und Algerien. Die Reserven sind 41,5 Milliarden Barrel. Libyschen Öl ist von hoher Qualität, kostengünstig zu produzieren und nah an Verbrauchszentren. Und Libyen ist damit einer der wichtigsten Akteure in der OPEC. Öl ist praktisch die einzige Ressource des Landes. Libyen bleibt stark abhängig vom Ausland für den Rest der Wirtschaft. Die Abhängigkeit ist gegenseitig, im Jahr 2010 wurden die europäischen Länder mit den libyschen Öl Italien (32%), Deutschland (13,4%), Frankreich (10%) und Spanien (8,6% ) versorgt. Etwa 100.000 Barrel pro Tag exportiert Libyen hauptsächlich nach Europa und insbesondere Italien, laut Ria Novosti (Russische Nachrichtenagentur).

    Ökonomen beziehen sich jetzt auf das “Gespenst von einem neuen Ölschock.” Die Rückkehr zur Normalität in Bezug auf die Ölförderung wird die oberste Priorität, unabhängig von dem herrschenden Regime in Libyen. Die Revolutionäre sind die ersten, die Ölanlagen schützen, die unter ihre Kontrolle kamen. Sie haben bereits Ölexporte wieder aufgenommen, mit dem Auslaufen eines Schiffes nach China.

  2. 7.1. Blutiger Freitag

    04.03.2011 – telepolis
    Einschüchterung und Gewalt in Tripolis. In anderen Städten herrscht Krieg
    Die Gaddafi-Gegner haben den heutigen Freitag zu einem Entscheidungstag ausgerufen. Doch ist das Regime vorbereitet auf die Proteste in Tripolis. Gaddafi zeigt erneut, dass er entschieden und mit allen Mitteln gegen Protest und Widerstand vorgeht; der Krieg zwischen seinen Truppen und seinen Gegnern in wichtigen Städten Libyens geht weiter, eine Entscheidung ist nicht in Sicht……….
    http://www.heise.de/tp/blogs/8/149381

    7.2. Gaddafi kämpft weiter

    Libyen | 04.03.2011 | Deutsche Welle World
    Libyens Staatschef Gaddafi wehrt sich mit allen Mitteln gegen seinen Sturz. Im Osten ließ er Stellungen der Aufständischen mit Kampfjets angreifen. Auch in der Hauptstadt verbreiten seine Anhänger Angst und Schrecken.
    => HIER LESEN

    7.3. Zähe Kämpfe um einzelne Städte in Libyen

    4. März 2011, 17:48, NZZ Online
    Proteste in Tripolis nach dem Freitagsgebet
    Bei Zawiya in Westlibyen haben die Ghadhafi-Truppen die Rebellen zurückgedrängt. Umgekehrt unternahmen die Rebellen im Osten einen Vorstoss zur Erdölstadt Ras Lanuf. In Tripolis kam es nach dem Freitagsgebet zu Protestkundgebungen.
    http://www.nzz.ch/nachrichten/politik/international/libyen_freitag_1.9767814.html

  3. Kritik an mutmaßlichem G36-Export nach Libyen

    telepolis, 05.03.2011
    In Bundeskanzlerin Merkels Amtszeit sei die Lieferung militärischer Geländewagen, Hubschrauber, Störsender und Kommunikationstechnik genehmigt worden

    Jürgen Grässlin, Bundessprecher der Deutschen Friedensgesellschaft – Vereinigte KriegsdienstgegenerInnen (DFG-VK) und Vorsitzender des Rüstungsinformationsbüros (RIB ), hat der Bundesregierung eine Mitschuld an der Flucht aus Libyen und Unterdrückung der Demokratiebewegung gegeben. In Bundeskanzlerin Angela Merkels Amtszeit sei die Lieferung militärischer Geländewagen, Hubschrauber, Störsender und Kommunikationstechnik genehmigt worden……….
    http://www.heise.de/tp/blogs/8/149380

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