LIBYEN: COMEBACK DES BOXSPORTS, UNTER GADDAFI VERBOTEN – Interdite par Kadhafi, la boxe de retour en Libye

Verboten von Gaddafi, kommt Boxen zurück nach Libyen
TRIPOLIS (AFP) – 14/02/2012 11.52 Uhr
Lange von Muammar al-Gaddafi als “barbarischer” Sport verboten, macht das Boxen sein Comeback in Libyen nach dem Sturz seines Regimes, dank begeisterter junger Menschen, die davon träumen, der neue Muhammad Ali zu werden. In einem Club von Tripolis, der seinen Namen noch sucht, startet Sufyan al-Bassar, 23, eine Rechte auf seinen Gegner, er spaltet ihm die Lippe. “Hör auf! Stop!”, schreit sein Trainer Driss Ali Mohamed.
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Interdite par Kadhafi, la boxe de retour en Libye
TRIPOLI (AFP) – 14.02.2012 11:52
Longtemps interdite par Mouammar Kadhafi qui la considérait comme un sport “sauvage”, la boxe a fait son retour en Libye après la chute de son régime, grâce à des jeunes gens enthousiastes rêvant de devenir les nouveaux Mohamed Ali. Dans un club de Tripoli qui se cherche encore un nom, Sofiane al-Bassar, 23 ans, lance une droite à son adversaire, lui fendant la lèvre. “Arrête! Arrête!” crie son entraîneur, Driss Ali Mohamed.

L'entraîneur Driss Ali Mohamed (d) observe le combat de ses élèves Sofiane al-Bassar (g) et Ramzi A
Foto (c) AFP: Coach Driss Ali Mohamed beobachtet den Kampf seiner Schüler Sufyan al-Bassar (g) und Ramzi Abdel Hadi al-Hadschi in seinem Boxverein in Tripolis, 14. Januar 2012
L’entraîneur Driss Ali Mohamed (d) observe le combat de ses élèves Sofiane al-Bassar (g) et Ramzi Abdel Hadi al-Hajji dans son club de Tripoli, le 14 janvier 2012

Le tout nouveau club de boxe s’est installé là où se réunissaient autrefois des partisans de Mouammar Kadhafi pour discuter du “Livre vert”, ensemble de réflexions politiques, économiques et sociales de l’ancien “Guide de la révolution”, tué en octobre après huit mois d’un conflit meurtrier.
Aujourd’hui, une grande peinture murale orne l’entrée du bâtiment, montrant un Kadhafi à terre, terrassé par “un jeune Mohamed Ali”.
Sofiane et son adversaire, Ramzi Abdel Hadi al-Hajji, font partie des premiers amateurs à avoir rejoint le club.
“C’est notre réponse au tyran mort. Nous relançons ce sport que nous aimons mais qu’il détestait, dans l’un de ses bastions”, explique l’entraîneur.
“Kadhafi a interdit la boxe parce qu’il pensait que c’était un sport sauvage. Mais il n’avait aucun problème pour pendre et tuer des gens à Abou Slim (prison de Tripoli, ndlr). Pas étonnant qu’il ait été tué par nos gars”, ironise-t-il.
M. Mohamed, 63 ans, dit avoir participé au dernier championnat international de boxe auquel la Libye ait pris part, en 1979 au Venezuela, dans la catégorie poids plume. Mais il avait dû se retirer en raison d’un doigt cassé.
Trois ans auparavant, il avait rencontré la légende de la boxe Mohamed Ali à Benghazi, la ville de l’est de la Libye d’où est parti le soulèvement contre Mouammar Kadhafi à la mi-février.
Peu après le championnat au Venezuela, le colonel Kadhafi a interdit la boxe, et M. Mohamed a dû remiser ses gants et se mettre à l’haltérophilie et à la musculation.
– “C’était mon rêve” –
“J’ai ressorti mes gants il y a deux mois, après presque 33 ans, pour entraîner ces garçons”, dit-il, alors que Sofiane et Ramzi se préparent pour un nouveau round.
“Ca a toujours été mon rêve. Je demandais aux gens où je pouvais apprendre la boxe, mais personne n’osait en parler”, raconte Ramzi. “Aujourd’hui, grâce à notre entraîneur qui dépense son propre argent, je peux apprendre la boxe. Je veux être le Mohamed Ali libyen. Je sais que nous, les Libyens, nous étions bons en boxe et cette gloire doit revenir”.
Les familles de Ramzi et Sofiane les soutiennent.
“Mon père me dit que je dois continuer. Il dit que je suis l’un des premiers à apprendre ce sport depuis la mort de Kadhafi et que ça m’aidera à devenir célèbre”, dit Ramzi avec un large sourire.
Sofiane, qui se décrit comme “un homme pacifique”, explique que la boxe lui donne du “bonheur et le relaxe”. “Je veux devenir boxeur professionnel. Je sais que ça va arriver”, dit-il avec assurance.
Leur entraîneur aussi a bon espoir.
Les Libyens originaires “de villes comme Benghazi et Tripoli sont bons, surtout à Benghazi. Benghazi a produit de bons boxeurs par le passé”, affirme-t-il, en ajoutant que dans les années 1970, la Libye a gagné des médailles sur le ring.
Mais les défis sont nombreux: la Libye a d’abord besoin de clubs bien équipés et d’entraîneurs professionnels. Dans le club de M. Mohamed, le plafond n’est pas étanche. Quand il pleut, les recrues glissent souvent sur le sol mouillé pendant l’entraînement.
“Regardez-moi cet endroit, il fait froid et humide. Il n’y a presque rien ici, à part notre désir de devenir des boxeurs”, dit Ramzi en reprenant son équilibre. “Mais je suis sûr que dans cette nouvelle Libye, nous parviendrons à réaliser nos rêves”.
© 2012 AFP

Deux jeunes regardent l'entrée d'un club de boxe de Tripoli dont le portail est peint aux couleurs
Foto (c) AFP: Zwei Jugendliche beobachten den Eingang zu einem Boxclub in Tripolis, dessen Tor in den Farben der neuen Flagge von Libyen gemalt ist, 17. Januar 2012
Deux jeunes regardent l’entrée d’un club de boxe de Tripoli dont le portail est peint aux couleurs du nouveau drapeau libyen, le 17 janvier 2012

Verboten von Gaddafi, kommt Boxen zurück nach Libyen
TRIPOLIS (AFP) – 14/02/2012 11.52 Uhr
Lange von Muammar al-Gaddafi als “barbarischer” Sport verboten, macht das Boxen sein Comeback in Libyen nach dem Sturz seines Regimes, dank begeisterter junger Menschen, die davon träumen, der neue Muhammad Ali zu werden. In einem Club von Tripolis, der seinen Namen noch sucht, startet Sufyan al-Bassar, 23, eine Rechte auf seinen Gegner, er spaltet ihm die Lippe. “Hör auf! Stop!”, schreit sein Trainer Driss Ali Mohamed.
Der neue Boxclub wurde installiert, wo einst Anhänger des Muammar al-Gaddafi sich versammelten, um das “Grünbuch” zu diskutieren, eine Serie politischer, wirtschaftlicher und sozialer Reflexionen des alten “Obersten Führers”, im Oktober nach acht Monaten tödlichen Konflikten getötet.
Heute schmückt ein großes Wandbild den Eingang des Gebäudes, es zeigt einen Gaddafi am Boden, gefällt von “einem jungen Muhammad Ali.”
Sufyan und sein Gegner, Ramzi Abdel Hadi al-Hadschi, gehören zu den ersten Amateuren, die dem Verein beitraten.
“Dies ist unsere Antwort auf den toten Tyrannen. Wir machen die Wiederbelebung dieser Sportart, die wir lieben, aber er hasste, in einer seiner Hochburgen”, sagte der Coach.
“Gaddafi hat Boxen verboten, weil er dachte es war ein wilder Sport. Aber er hatte kein Problem mit Erhängen und Töten von Menschen in Abu Slim (Tripolis Gefängnis, hrsg.) Kein Wunder, dass er von unseren Jungs gekillt wurde”, ironisiert er.
Herr Mohamed, 63, sagte, er war bei der letzten Internationalen Championship Boxing, an dem Libyen teilgenommen hat im Jahr 1979, in Venezuela dabei, im Federgewicht Division. Aber er musste wegen eines gebrochenen Fingers zurücktreten.
Drei Jahren zuvor traf er die Box-Legende Muhammad Ali in Benghazi, der Stadt im östlichen Libyen, die den Aufstand gegen Muammar Gaddafi Mitte Februar begann.
Kurz nach der Meisterschaft in Venezuela hat Gaddafi Boxen verboten, und Herr Mohamed musste seine Handschuhe lagern und starten Gewichtheben und Krafttraining.
– “Es war mein Traum” –
“Ich holte meine Handschuhe vor zwei Monaten heraus, nach fast 33 Jahre, um diese Jungs zu trainieren”, sagte er, während Sofiane und Ramzi sich für eine weitere Runde vorbereiten.
“Es war schon immer mein Traum. Ich fragte die Leute, wo ich bosen lernen könnte, aber niemand wagte zu sprechen”, sagt Ramzi. “Heute, dank unserem Coach, der sein eigenes Geld ausgibt, kann ich lernen Boxen. Ich will der libysche Mohamed Ali werden. Ich weiß, wir, die Libyer, waren wir gut im Boxen und die Herrlichkeit muß zurück.”
Die Familien von Ramzi und Sofiane unterstützen sie.
“Mein Vater sagte mir, ich muss weitergehen. Er sagt, ich bin der Erste, der den Sport seit dem Tod von Gaddafi lernt und es wird mir helfen, berühmt zu werden”, sagte Ramzi mit einem Grinsen.
Sofiane, der sich selbst als “Mann des Friedens” bezeichnet, erklärt , dass Boxen ihn “glücklich und entspannt” macht. “Ich möchte ein Profiboxer werden. Ich weiß, es wird passieren”, sagt er selbstbewusst.
Ihr Trainer hat auch große Hoffnungen.
Libyer aus den “Städten Benghazi und Tripolis sind so gut, vor allem in Benghazi. Benghazi hat gute Boxer in der Vergangenheit produziert”, sagt er und fügt hinzu, dass in den 1970er Jahren, Libyen Medaillen gewonnen hatte im Ring.
Doch die Herausforderungen sind vielfältig: Libyen braucht zunächst gut ausgestattete Clubs und professionelle Trainer. Im Club von Mohamed, die Decke ist undicht. Wenn es regnet, Rekruten rutschen während des Trainings oft auf dem nassen Boden aus.
“Schau an diesen Ort, es ist kalt und nass. Es gibt fast nichts hier, abgesehen von unserem Wunsch, Boxer zu werden”, sagte Ramzi. “Aber ich bin sicher, im neuen Libyen werden wir unsere Träume verwirklichen.”
© 2012 AFP

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