LIBYEN: DAS ENDE GADDAFIs (Part I – 22.08.) – La fin d’une dévorocratie

Anmerkung: Dieses Blog hatte bislang sowohl auf die tägliche und täglich überall nachzulesende Kriegsberichterstattung verzichtet, wie dennoch zahlreiche Reportagen im Zusammenhang mit der Rebellion dargebracht – über die darin verwickelten Menschen, über Migrationen, über das alte Libyen, über das embrionale neue Libyen.
Jetzt läutet dem Regime die letzte Glocke. Hier also die Berichte über den Untergang des “Führers aller Führer”.

1.Artikel von 5: Der Internationale Strafgerichtshof führt Gespräche mit den Rebellen über Seif al-Islam Gaddafi
DEN HAAG (AFP) – 22.08.2011 12.06
Der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) führt Gespräche mit den libyschen Rebellen über die Überstellung von Seif al-Islam, einem Sohn von Oberst Gaddafi, gesucht wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit und in Tripolis verhaftet von den Rebellen, sagte der Nachrichtenagentur AFP der Sprecher des IStGH, Fadi El-Abdallah.
2. Libyen: Gaddafi, kämpferisch bis zum Ende
Tripolis (AFP) – 22.08.2011 16:41
Oberst Muammar Gaddafi, getreu seinem Ruf als Kämpfernatur und trotz der Aufrufe der internationalen Gemeinschaft und der Rebellen, sich zu ergeben, klammerte noch sich an seine verbleibende Macht, nachdem die Rebellen in seine Festung in Tripolis eingedrungen waren.
3. Libysches Öl: Der Markt setzt auf eine allmähliche Erholung der Exporte
LONDON (AFP) – 22.08.2011 16:31
Libyen nach Gaddafi sollte seine Ölexporte, die seit sechs Monaten sozusagen unterbrochen sind, nach und nach wieder aufnehmen, aber es wird einige Zeit dauern, bevor das Land wieder das Niveau der Produktion vor dem Konflikt erreicht.
4. Öl: Libyen, ein zugedrehter Hahn für Europa
Tripolis (AFP) – 22.08.2011 16:30
Libyen, wichtigste Öl-Reserve in Afrika und auf dem Kontinent der viertgrößte Produzent, exportierte vor der Revolte gegen das Regime von Muammar Gaddafi 80% des schwarzen Goldes nach Europa, insbesondere Italien und Frankreich.
Derzeit praktisch zum Erliegen gekommen wegen des Konflikts, die Exporte von Öl, von entscheidender Bedeutung für das Land, sollten schrittweise im Falle einer stabilen Änderung des Regimes wieder aufgenommen werden.

5. Die Menschen in Tripolis zwischen Angst und Freude
Tripolis (AFP) – 2011.08.22 09.16
Angst und Jubel wetteiferten Montag in den Straßen in Tripolis, wo die Rebellen den ganzen Tag Katz und Maus mit Soldaten pro-Gaddafi spielten.
Strom, Wasser und Internet wurden geschnitten und eine der beiden Telefonnetze, Almadar, auch, von etwa 2.45 Uhr GMT. Manche Menschen beginnen zu fürchten, sich ohne Nahrung wiederzufinden.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

1er ARTICLE SUR CINQ: La Cour pénale internationale discute avec les rebelles sur Seif al-Islam Kadhafi
LA HAYE (AFP) – 22.08.2011 12:06
La Cour pénale internationale (CPI) discute avec les rebelles libyens du transfèrement de Seif al-Islam, un fils du colonel Kadhafi recherché pour crimes contre l’humanité et arrêté à Tripoli par les rebelles, a indiqué à l’AFP le porte-parole du CPI, Fadi El-Abdallah.
2. Libye: le colonel Kadhafi, pugnace jusqu’au bout
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 16:41
Le colonel Mouammar Kadhafi, fidèle à sa réputation de pugnacité et défiant les appels de la communauté internationale et des rebelles à se rendre, s’accrochait toujours à ce qui lui reste de pouvoir après l’entrée des rebelles dans son bastion de Tripoli.
Après avoir gouverné la Libye d’une main de fer pendant 42 ans, le colonel libyen est en passe de devenir le troisième dirigeant arabe à être renversé depuis le début du “printemps arabe”.

3. Pétrole libyen: le marché mise sur une reprise progressive des exportations
LONDRES (AFP) – 22.08.2011 16:31
La Libye de l’après-Kadhafi devrait connaître une reprise progressive de ses exportations de pétrole, quasiment interrompues depuis six mois, mais il faudra du temps avant que le pays ne retrouve son niveau de production d’avant le conflit.
L’avancée victorieuse dans Tripoli des forces hostiles au colonel Mouammar Kadhafi a surpris les investisseurs, qui évaluent désormais les perspectives d’une relance prochaine de l’industrie pétrolière du pays, au point mort depuis le début du conflit en février.

4. Pétrole: la Libye, un robinet coupé pour l’Europe
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 16:30
La Libye, principale réserve de pétrole d’Afrique et quatrième producteur du continent, exportait avant la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi 80% de son or noir vers l’Europe, en particulier en Italie et en France.
Actuellement quasiment à l’arrêt en raison du conflit, les exportations d’hydrocarbures, cruciales pour le pays, devraient reprendre progressivement en cas de changement stable de régime.

5. Les habitants de Tripoli entre peur et jubilation
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 21:16
L’inquiétude le disputait à la liesse lundi dans les rues de Tripoli où les rebelles ont joué toute la journée au chat et la souris avec des soldats pro-Kadhafi.
L’électricité, l’eau et internet ont été coupés et l’un des deux réseaux de téléphonie, Almadar, l’est aussi depuis environ 14H45 GMT. Certains habitants commencent à craindre de se retrouver bientôt sans nourriture.
Les points de contrôle des rebelles sont encore rares dans les rues défoncées de la capitale libyenne, témoignant du fait que les insurgés n’ont pas encore pris le contrôle total de la ville.

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI: LIBYEN: DAS ENDE GADDAFIs (II) – en allemand seulement – 22.08.

=> LIBYEN: LETZTE TAGE DES REGIMES (Part III , 23.08.- 26.08.) – Libye, les derniers jours

=> WER “LIVE DABEI” MAG MIT VIELEN VIDEOS ETC – HIER IST AB 23.08. DIE MITTLERWEILE SEHR LANGE CHRONIK VON TV5-MONDE; (FRZ)
=> EN DIRECT – temoignages, videos, twitters etc… – , DEPUIS LE 23 AOUT CHEZ TV5-MONDE – tres longue deja et du bas en haut

Remarque: Tout en présentant des articles divers sur la rebellion, les migrations, les humains, ce blog a évité jusqu’a présent les reportages purs de guerre, que vous trouviez dans votre quotidien. Maintenant, que la fin du régime sonne, en voila, en plusieurs parties, des récits:

Le site de la raffinerie de Zawiya, à 40 km à l'ouest de Tripoli, le 19 août 2011
Foto (c) AFP: La raffinerie de Zawiya, à 40 km à l’ouest de Tripoli, le 19 août 2011 – Die Raffinerie von Zawiya, 40 km westlich von Tripolis, 19.August 2011

1er ARTICLE SUR CINQ: La Cour pénale internationale discute avec les rebelles sur Seif al-Islam Kadhafi
LA HAYE (AFP) – 22.08.2011 12:06
La Cour pénale internationale (CPI) discute avec les rebelles libyens du transfèrement de Seif al-Islam, un fils du colonel Kadhafi recherché pour crimes contre l’humanité et arrêté à Tripoli par les rebelles, a indiqué à l’AFP le porte-parole du CPI, Fadi El-Abdallah.
“La Cour dans son ensemble est impliquée”, a déclaré M. Abdallah. Interrogé sur la confirmation que la CPI et les rebelles menaient des discussions sur le transfèrement de Seif al-Islam, le porte-parole a répondu: “oui”.
La rébellion avait annoncé dimanche son arrestation à Tripoli, confirmée plus tard par le procureur de la Cour Luis Moreno-Ocampo sur la foi d'”informations confidentielles”.
“Nous espérons qu’il pourra être très bientôt à La Haye” pour y être jugé, avait déclaré le procureur de la CPI, indiquant qu’il “avait prévu de contacter le gouvernement de transition” libyen pour discuter des modalités pratiques de son transfèrement aux Pays-Bas.
M. Moreno-Ocampo a encore souligné que la Cour “était prête à aider les Libyens à gérer leur passé difficile” et à “soutenir le gouvernement de transition” libyen “pour qu’aucun crime ne reste impuni”.
Deuxième fils du colonel Kadhafi et porte-parole officieux du régime, Seif al-Islam était souvent présenté comme le futur successeur de son père.
Considéré par le procureur de la CPI comme le “Premier ministre libyen de facto”, il est accusé d’avoir joué un “rôle clé dans la mise en oeuvre d’un plan” conçu par son père visant à “réprimer par tous les moyens” le soulèvement populaire de février, “dont l’utilisation de violence extrême et meurtrière”. Il aurait notamment organisé le recrutement de mercenaires.
La CPI avait émis le 27 juin des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam, 39 ans, et son beau-frère et “bras droit”, le chef des services du renseignement libyens, Abdallah Al-Senoussi, 62 ans.
Les trois hommes sont soupçonnés de crimes contre l’humanité commis en Libye depuis le 15 février, date à laquelle avait éclaté la rébellion qui s’était ensuite transformée en conflit armé.
La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
La Cour a compétence en Libye en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU votée le 26 février.
© 2011 AFP

2. Libye: le colonel Kadhafi, pugnace jusqu’au bout
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 16:41
Le colonel Mouammar Kadhafi, fidèle à sa réputation de pugnacité et défiant les appels de la communauté internationale et des rebelles à se rendre, s’accrochait toujours à ce qui lui reste de pouvoir après l’entrée des rebelles dans son bastion de Tripoli.
Après avoir gouverné la Libye d’une main de fer pendant 42 ans, le colonel libyen est en passe de devenir le troisième dirigeant arabe à être renversé depuis le début du “printemps arabe”, après le Tunisien Zine al-Abidine Ben Ali et l’Egyptien Hosni Moubarak.
Mais pour le moment il est introuvable et traqué par la rébellion, le Pentagone affirmant qu’il est toujours en Libye.
Poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité commis dans son pays depuis le début de la révolte le 15 février, le colonel libyen a tout au long du conflit qualifié de “rats” les rebelles libyens.
Plus ancien dirigeant arabe et africain, il est né, selon sa propre légende, sous une tente bédouine dans le désert de Syrte le 7 juin 1942. Fils de berger de la tribu des Guedadfa, il reçoit une éducation religieuse rigoureuse avant d’entrer dans l’armée en 1965.
Il a 27 ans quand il renverse le vieux roi Idriss le 1er septembre 1969, sans qu’une goutte de sang ne soit versée.
En 1977, il proclame la “Jamahiriya”, qu’il définit comme un “Etat des masses” qui gouvernent par le biais de comités populaires élus et s’attribue le titre de “Guide de la révolution”. Mais son pouvoir reste intact.
Son style de vie, ses tenues traditionnelles, sa façon fantasque d’exercer le pouvoir sur cet immense et riche pays pétrolier peu peuplé, apparaissent incongrus et imprévisibles pour les Occidentaux mais aussi pour les Arabes.
En saharienne kaki, en uniforme militaire chamarré d’or ou en gandoura, la robe des Bédouins, Kadhafi aime recevoir sous la tente, à Syrte ou dans la cour de la caserne Bab Al-Aziziya, à Tripoli.
Séducteur, il apprécie la compagnie féminine. Entouré souvent par des femmes en tenue de soldat, ses “amazones”, il se nourrit frugalement, notamment de lait de chamelle.
Personnage théâtral, il se singularise par des actes et des propos qui ont amusé le monde, distribuant des affronts à ses pairs arabes ou émettant des théories très personnelles sur l’histoire et les hommes.
Lors d’un sommet arabe en 1988, on le voit la seule main droite gantée de blanc. Il explique qu’il veut ainsi éviter de serrer des “mains tachées de sang”. Au sommet suivant, il se trouve à côté de l’ex-roi saoudien Fahd. Fumant un gros cigare, il se tourne ostensiblement vers son voisin chaque fois qu’il exhale la fumée.
Son Livre vert, instituant la “Jamahiriya”, affirme que la démocratie ne peut être établie par les urnes. “Les élections, c’est une mascarade”, dit-il.
Dans les années 1990, Kadhafi, affaibli sur la scène mondiale, déçu par ses partenaires arabes, se tourne vers le continent noir.
Elu à la tête de l’Union africaine début 2009, il s’autoproclame “Roi des rois traditionnels d’Afrique”. Après une année chaotique où ses prises de position dissonantes brouillent l’image de l’institution, il cède la place au président du Malawi.
Traité pendant des décennies de chef d’un Etat “terroriste”, il décide de se réconcilier avec l’Occident.
En 2003, à la surprise du monde entier, il annonce le démantèlement de ses programmes secrets d’armement. Il reconnaît ensuite la responsabilité de son pays dans les attentats contre un avion américain au-dessus de Lockerbie, en Ecosse (270 morts en 1988) et un avion français au Niger (170 morts en 1989), et verse des indemnisations aux familles des victimes.
L’ex-paria s’ouvre enfin à l’Occident. Kadhafi reçoit les dirigeants occidentaux tandis qu’à l’étranger on lui déroule le tapis rouge, comme à Paris et plus récemment à Rome, suscitant des polémiques.
Fort de son pétrole, il réussit en 2008 à solder son passé avec l’Italie en obtenant des excuses et des dédommagements de Rome pour la période coloniale.
Plus récemment, il fait plier la Suisse qui lui présente ses excuses, un an après l’arrestation de son fils Hannibal pour violences sur ses domestiques.
Et il accueille triomphalement Abdelbasset al-Megrahi, condamné pour l’attentat de Lockerbie, libéré par l’Ecosse pour raisons de santé.
© 2011 AFP

3. Pétrole libyen: le marché mise sur une reprise progressive des exportations
LONDRES (AFP) – 22.08.2011 16:31
La Libye de l’après-Kadhafi devrait connaître une reprise progressive de ses exportations de pétrole, quasiment interrompues depuis six mois, mais il faudra du temps avant que le pays ne retrouve son niveau de production d’avant le conflit.
L’avancée victorieuse dans Tripoli des forces hostiles au colonel Mouammar Kadhafi a surpris les investisseurs, qui évaluent désormais les perspectives d’une relance prochaine de l’industrie pétrolière du pays, au point mort depuis le début du conflit en février.
Avec le succès des rebelles, “un volume substantiel de pétrole libyen pourrait revenir progressivement sur le marché mondial dans les prochains mois”, a souligné Filip Petersson, analyste de la banque SEB.
“Si un gouvernement crédible se met rapidement en place, et en fonction des dommages subis par les infrastructures pétrolières, on pourrait envisager un retour à la normale de la production libyenne dans six mois”, a estimé de son côté Manouchechr Takin, expert du Centre d’études énergétiques (CGES) à Londres.
La production de la Libye, qui s’élevait à 1,6 million de barils de brut par jour (mbj) en janvier, soit environ 2% de l’offre mondiale, s’était effondrée les mois suivants et ne représentait plus que 60.000 barils quotidiens en juillet, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
La reprise de la production “peut aller vite”, si un régime de transition est rapidement installé, ce qui ouvrirait la voie à des exportations “de l’ordre de 0,2 à 0,7 mbj” d’ici à la fin de l’année, a relevé Guy Maisonnier, ingénieur à l’institut de recherche français IFP Energies nouvelles. Mais il ne table sur un retour au niveau d’avant le conflit qu’en 2013.
La prudence restait en effet de mise parmi les experts, alors que nombre d’incertitudes subsistent aussi bien sur l’état des infrastructures que sur l’environnement politique à venir.
Alors que raffineries, ports et gisements pétroliers ont fait l’objet de violents affrontements entre les deux camps, “on ignore à quel point l’appareil de production est endommagé ; il est donc impossible dans ces conditions de déterminer quand il pourra être remis en marche”, a ainsi tempéré Torbjorn Kjus, analyste de DnB NOR.
Par ailleurs, “la Libye aura absolument besoin de l’appui et de l’expérience des multinationales pétrolières, et les sociétés étrangères ne renverront leurs employés expatriés dans le pays que si les conditions de sécurité le permettent”, a expliqué à l’AFP M. Takin.
La stabilité politique et la sécurisation des gisements est selon lui la condition sine qua non au retour des travailleurs étrangers du secteur, indispensable à une reprise significative de la production locale.
Or, “l’euphorie qui suivrait la chute de Kadhafi pourait bien être de courte durée”, a renchéri M. Petersson, notant que “la guerre civile pourrait bien continuer” après le renversement du colonel, susceptible de faire renaître tensions et rivalités entre les différentes régions du pays.
La réaction contrastée des marchés pétroliers lundi, entre repli modéré à Londres et légère hausse à New York, reflétait la prudence des opérateurs.
Le brut libyen, léger et pauvre en soufre, est très prisé par les raffineurs européens, et son absence avait alimenté au printemps l’envolée des prix du baril, montés jusqu’à près de 130 dollars à Londres en avril.
Il est “peu probable” qu’une baisse des prix imputable au retour de l’offre libyenne intervienne sur les marchés avant que la reprise des exportations ne se concrétise, a indiqué M. Petersson à l’AFP.
D’autant plus que la désintégration du régime du colonel Kadhafi arrive à un moment où le brut libyen est devenu moins crucial pour le marché mondial, où la demande pétrolière a déjà sensiblement ralenti depuis le printemps sous le coup d’une croissance économique en berne aux Etats-Unis comme en Europe.
© 2011 AFP

4. Pétrole: la Libye, un robinet coupé pour l’Europe
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 16:30
La Libye, principale réserve de pétrole d’Afrique et quatrième producteur du continent, exportait avant la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi 80% de son or noir vers l’Europe, en particulier en Italie et en France.
Actuellement quasiment à l’arrêt en raison du conflit, les exportations d’hydrocarbures, cruciales pour le pays, devraient reprendre progressivement en cas de changement stable de régime, pour revenir à 50% de leur niveau d’avant-guerre en 2012 et à 100% en 2013, selon un scénario d’analystes.
A l’arrivée au pouvoir du colonel Kadhafi en 1969, les compagnies pétrolières, majoritairement américaines, extrayaient du sol libyen plus de 2 millions de barils par jour (mbj). A l’époque, la Libye exporte autant que l’Arabie Saoudite.
Mais très vite, le numéro un libyen nationalise le pétrole, limite la production et crée la Compagnie nationale du pétrole (NOC) qui constituera des coentreprises avec des participations minoritaires des compagnies étrangères.
Mais après vingt ans d’isolement économique et de sanctions internationales contre le régime, la Libye a vu affluer depuis dix ans toutes les compagnies pétrolières occidentales avides de brut, le pays étant encore considéré comme sous-exploité au regard de ses réserves.
En 2010, le pays a produit 1,55 mbj, selon les données de l’Agence internationale de l’Energie (AIE). La production totale d’or noir atteint même 1,79 mbj, si l’on ajoute les liquides de gaz naturel et autres condensats, d’après l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
La Libye était ainsi en 2009 le quatrième producteur de pétrole en Afrique (après le Nigeria, l’Angola et l’Algérie), et l’un des 20 plus gros producteurs de pétrole au monde, selon l’EIA. Son brut est particulièrement prisé, parce qu’il est peu riche en soufre et facile à traiter.
Au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la Libye est en 9e position pour sa production de brut sur les 12 membres que compte le cartel.
Avec une consommation intérieure limitée de 280.000 barils par jour en 2009, la Libye exportait 1,5 mbj de pétrole, en grande majorité (79%) vers l’Europe.
Son principal acheteur en 2010 était l’Italie (28%), suivi de la France (15%), la Chine (11%), l’Allemagne (10%) et l’Espagne (10%). Les Etats-Unis n’ont acheté l’an passé que 3% de l’or noir libyen.
La Libye compte les plus grosses réserves de pétrole en Afrique, avec 44 milliards de barils, loin devant le Nigeria (37,2 milliards de barils) et l’Algérie (12,2). Les grandes compagnies présentes sont l’italien Eni, le français Total et les géants anglo-saxons BP, Shell et ExxonMobil.
Le pays a également quasi-doublé ses exportations en gaz naturel en quelques années, de 5,4 milliards de m3 en 2005 à plus de 10 milliards de m3 de gaz naturel par an, selon l’Opep, grâce à un nouveau gazoduc vers l’Italie actuellement coupé. Ses réserves sont estimées à 1.540 milliards de m3.
© 2011 AFP

5. Les habitants de Tripoli entre peur et jubilation
TRIPOLI (AFP) – 22.08.2011 21:16
L’inquiétude le disputait à la liesse lundi dans les rues de Tripoli où les rebelles ont joué toute la journée au chat et la souris avec des soldats pro-Kadhafi.
L’électricité, l’eau et internet ont été coupés et l’un des deux réseaux de téléphonie, Almadar, l’est aussi depuis environ 14H45 GMT. Certains habitants commencent à craindre de se retrouver bientôt sans nourriture.
Les points de contrôle des rebelles sont encore rares dans les rues défoncées de la capitale libyenne, témoignant du fait que les insurgés n’ont pas encore pris le contrôle total de la ville.
La tension était perceptible aux alentours de l’hôtel Rixos, proche de la résidence du leader libyen, où sont regroupés une trentaine de journalistes internationaux.
Armés de kalachnikov, des soldats pro-Kadhafi patrouillaient dans les rues proches de l’établissement y faisant de brèves incursions pour se reposer, se restaurer avant de repartir aussitôt, a constaté un journaliste de l’AFP.
Regroupés au premier étage, les journalistes s’apprêtaient lundi soir à passer une nuit quasi coupée du monde, privé d’eau, d’électricité.
Empêchés de sortir par les soldats, ils ont entendu en fin de soirée résonner dans les rues avoisinnantes des tirs et des bruits d’affrontements.
Les rebelles qui ont fait une percée majeure dimanche attendaient toujours lundi le renfort de milliers d’autres combattants de la révolution venus de régions déjà libérées du pays.
La prudence est de mise. Ils hésitent sur la manière d’avancer dans la ville: rapidement à travers de grandes avenues, exposés aux tirs des snipers installés sur le toit d’immeubles, ou lentement à travers le labyrinthe de ruelles, sans savoir qui vous attend au prochain tournant.
Les murs tristes en béton de Tripoli ont été recouverts de graffitis anti-Kadhafi et pro-révolution, exigeant la liberté et la chute du “Guide” libyen, au pouvoir depuis 42 ans et que la plupart des habitants considèrent comme fou.
Le long de la corniche, un cycliste solitaire défie les francs-tireurs, au moment où les tirs rompaient le silence de la ville.
Les civils sont exténués après être restés éveillés la plus grande partie de la nuit et avoir festoyé en mangeant, buvant et fumant des cigarettes, ce qui leur est impossible pendant la journée au cours du mois sacré musulman du ramadan.
Dans le quartier de Gorji, au sud-ouest de la capitale, près du domicile d’un des fils de Mouammar Kadhafi, Mohamed, désormais retenu par les insurgés, les habitants disent avoir accueilli, en liesse, les combattants révolutionnaires.
“Les rebelles des montagnes et de Zawiyah sont maintenant à la place des Martyrs (le nouveau nom donné par les insurgés à la place Verte, où se rassemblaient traditionnellement les pro-Kadhafi) et dans les rues environnantes”, a déclaré à l’AFP un habitant, Saad Zaidi, après avoir participé aux festivités du centre-ville.
“Mais il y a des tireurs embusqués africains venus du Tchad dans la Vieille ville et parfois, on peut entendre des tirs d’obus de mortier. Mais nous ne savons pas d’où ils sont tirés”, a-t-il ajouté.
Abdelrahmane ben Jama, comme la majorité des habitants de Gorji ne veut qu’une chose: rejoindre les combats.
“Je n’ai pas d’arme mais je veux protéger ce quartier parce que c’est le mien. Nous n’avons pas assez d’armes mais nous voulons toutes les armes possibles pour nous débarrasser du dictateur. Ici, chacun est un combattant”, dit-il.
“Même les femmes nous ont soutenus, moralement, elles sont tellement heureuses de tout ce qui arrive”, ajoute-t-il.
Les habitants sont anxieux, ne sachant pas ce qui va se passer dans les jours ou semaines à venir, mais déjà heureux d’avoir vu ce qu’ils considèrent comme la fin inévitable de Mouammar Kadhafi.
Tous disent savoir quels voisins soutiennent le colonel Kadhafi, mais ils ne crient pas vengeance. “On sait exactement qui est avec nous et qui est avec Kadhafi, ils sont peu nombreux, on leur a juste conseillé de rester chez eux”, confie Aboubakr Wanis, un voisin.
© 2011 AFP

Mouammar Kadhafi le 10 avril 2011 à Tripoli
Foto (c) AFP: Mouammar Kadhafi le 10 avril 2011 à Tripoli
Seif al-Islam Kadhafi, le 10 mars 2011 à Tripoli
Foto (c) AFP: Seif al-Islam Kadhafi, le 10 mars 2011 à Tripoli – am 10.März in Tripolis
Un poster de Mouammar Kadhafi brûlé à Ankara le 22 août 2011
Foto (c) AFP: Un poster de Mouammar Kadhafi brûlé à Ankara le 22 août 2011 –
Ein Plakat von Gaddafi wird in Ankara verbrannt am 22.August 2011


1. Der Internationale Strafgerichtshof führt Gespräche mit den Rebellen über Seif al-Islam Gaddafi

DEN HAAG (AFP) – 22.08.2011 12.06
Der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) führt Gespräche mit den libyschen Rebellen über die Überstellung von Seif al-Islam, einem Sohn von Oberst Gaddafi, gesucht wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit und in Tripolis verhaftet von den Rebellen, sagte der Nachrichtenagentur AFP der Sprecher des IStGH, Fadi El-Abdallah.
“Das Gericht als Ganzes ist beteiligt”, sagte Abdallah. Auf die Frage nach der Bestätigung, ob der IStGH und die Rebellen Gespräche über die Überstellung von Seif al-Islam geführt haben, antwortete der Sprecher: “Ja.”
Die Rebellen hatten seine Festnahme Sonntag in Tripolis angekündigt, was später durch den Staatsanwalt Luis Moreno-Ocampo auf der Basis von “vertraulichen Informationen” bestätigt wurde.
“Wir hoffen, er wird sehr bald in Den Haag” vor Gericht stehen, sagte der Staatsanwalt des Internationalen Strafgerichtshofs, und gab an, dass er “hatte geplant, die Übergangsregierung Libyens zu kontaktieren”, um die praktischen Vorkehrungen für seine Überstellung in die Niederlande zu diskutieren.
Moreno-Ocampo betonte, dass das Gericht “ist bereit den Libyern zu helfen, ihre schwierige Vergangenheit zu verwalten” und “die Übergangsregierung” von Libyen zu unterstützen, “damit kein Verbrechen ungesühnt bleibt.”
Zweiter Sohn von Oberst Gaddafi und inoffizieller Sprecher des Regimes, war Seif al-Islam oft als künftiger Nachfolger seines Vaters präsentiert worden.
Nach Auffassung des Chefanklägers des IStGH als “libyscher Premierminister de facto”, ist er angeklagt, eine “Schlüsselrolle bei der Umsetzung eines Plans” zu spielen, von seinem Vater entworfen, um “mit allen Mitteln den “Volksaufstand im Februar” zu unterdrücken, einschließlich der Verwendung von extremer und tödlicher Gewalt. ” Er habe insbesondere die Rekrutierung von Söldnern organisiert.
Der IStGH hatte am 27. Juni Haftbefehle gegen Muammar Gaddafi, seinen Sohn Seif al-Islam, 39, und seinen Bruder und “rechten Arm”, den Leiter des libyschen Geheimdienstes, Abdullah Al-Sanusi, 62, ausgestellt.
Die drei Männer sind Verbrechen gegen die Menschlichkeit verdächtigt in Libyen seit dem 15. Februar, als der Aufstand ausbrach, der sich dann in einen bewaffneten Konflikt verwandelte.
Der IStGH ist das erste ständige internationale Gericht, das die mutmaßlichen Täter von Völkermord, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen verfolgen soll.
Der Gerichtshof ist in Libyen zuständig aufgrund einer Resolution des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen vom 26. Februar.
© 2011 AFP
2. Libyen: Gaddafi, kämpferisch bis zum Ende
Tripolis (AFP) – 22.08.2011 16:41
Oberst Muammar Gaddafi, getreu seinem Ruf als Kämpfernatur und trotz der Aufrufe der internationalen Gemeinschaft und der Rebellen, sich zu ergeben, klammerte noch sich an seine verbleibende Macht, nachdem die Rebellen in seine Festung in Tripolis eingedrungen waren.
Nachdem er Libyen mit eiserner Faust 42 Jahre lang regiert hatte, ist der libysche Oberst dabei, der dritte arabische Führer seit Beginn des “arabischen Frühlings” zu werden, der gestürzt wird, nach dem Tunesier Zine al-Abidine Ben Ali und dem Ägypter Hosni Mubarak.
Aber momentan ist er unauffindbar und verfolgt durch die Rebellion. Das Pentagon sagt, er sei noch in Libyen.
Verfolgt vom Internationalen Strafgerichtshof wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit, begangen in seinem Land seit dem Beginn des Aufstandes am 15. Februar, hat der libysche Oberst während des gesamten Konflikts die libyschen Rebellen als “Ratten” bezeichnet.
Ältester arabischer und afrikanischer Staats-und Regierungschef, wurde er geboren, nach seiner eigenen Legende, in einem Beduinenzelt in der Wüste von Syrte am 7. Juni 1942. Sohn eines Schäfers aus dem Stamm der Guedadfa, erhält er eine gründliche religiöse Erziehung vor dem Eintritt in die Armee im Jahr 1965.
Er ist 27 Jahre alt, als er dem alten König Idris stürzt am 1. September 1969, ohne einen Tropfen Blut zu vergießen.
Im Jahr 1977 verkündet er die “Jamahiriya “, die er definiert als “Staat der Massen”, die mittels gewählter Volksausschüsse regieren, und beansprucht selbst den Titel des “Führers der Revolution.” Aber seine Macht bleibt unangetastet.
Sein Lebensstil, seine traditionelle Kleidung, die wunderliche Art und Weise wie er die Macht ausübt über dieses große und dünn besiedelte ölreiche Land, erscheinen unpassend und unberechenbar für die westlichen Mächte, und auch für die Araber.
In Khaki, in Militäruniform mit Gold geschmückt oder in der Gandoura, der Kleidung der Beduinen, liebt es Gaddafi in seinem Zelt in Syrte, oder im Innenhof der Kaserne Bab Al-Aziziyah, in Tripolis, zu empfangen.
Als Verführer genießt er die Gesellschaft von Frauen. Oft von Frauen in Soldatenuniform, seinen “Amazonen”, umgeben, ernährt er sich sparsam, vor allem von Kamelmilch.
Eine theatralische Persönlichkeit, fällt er auf durch Handlungen und Aussagen, die die Welt amüsiert haben, verteilt Beleidigungen an seine arabischen Kollegen oder stellt sehr persönliche Theorien über die Geschichte und die Menschen auf.
Bei einem arabischen Gipfel 1988 sieht man ihn mit einem einzigen weißen Handschuh an der rechten Hand. Er sagt, er will so vermeiden, “blutbefleckte Händen zu schütteln.” Beim nächsten Gipfel sitzt er neben dem ehemaligen saudischen Königs Fahd. Er raucht eine dicke Zigarre und wendet sich offen zu seinem Nachbarn jedes Mal, wenn er den Rauch ausatmet.
Sein Grünes Buch zur Gründung der “Jamahiriya” sagt, dass die Demokratie nicht an der Wahlurne entstehen kann. “Wahlen sind eine Farce”, sagt er.
In den 1990er Jahren wendet sich Gaddafi, auf der Weltbühne geschwächt, von seinen arabischen Partnern enttäuscht, dem schwarzen Kontinent zu.
Gewählt an die Spitze der Afrikanischen Union im Frühjahr 2009, proklamiert er sich selbst alsn “König der traditionellen Könige Afrikas.” Nach einem chaotischen Jahr, wo seine dissonanten Stellungnahmen das Bild der Institution trüben, räumt er den Platz zugunsten des Präsidenten von Malawi.
Seit Jahrzehnten als Staatsoberhaupt eines “Terroristenstaates” behandelt, beschließt er, sich mit dem Westen auszusöhnen.
Im Jahr 2003, zur Überraschung der ganzen Welt, kündigt er die Demontage seiner geheimen Rüstungsprogramme an. Er übernimmt dann die Verantwortung seines Landes für die Attentate auf ein amerikanisches Flugzeug über dem schottischen Lockerbie (270 Tote, 1988) und auf ein französisches Flugzeug in Niger (170 Todesfälle, 1989), und zahlt Entschädigungen an die Familien der Opfer .
Der ehemalige Paria öffnet sich schließlich dem Westen. Gaddafi empfängt die westlichen Führer, während man ihm im Ausland den roten Teppich ausrollt, wie in Paris und zuletzt in Rom, was jedoch Polemiken erzeugt.
Durch seine Öleinnahmen gestärkt, gelingt es ihm im Jahr 2008, seine Vergangenheit mit Italien zu begleichen, indem er eine Entschuldigung und Entschädigungen von Rom für die Kolonialzeit erhält.
In jüngerer Zeit bringt er der Schweiz eine schwere Schlappe bei, sich bei ihm zu entschuldigen, ein Jahr nach der Verhaftung seines Sohnes Hannibal wegen Gewalttätigkeit gegenüber seinen Hausangestellten.
Und er bereitet Abdelbasset al-Megrahi einen triumphalen Empfang, dem als Lockerbie-Attentäter Verurteilten, der von Schottland aus gesundheitlichen Gründen entlassen wurde.
© 2011 AFP
3. Libysches Öl: Der Markt setzt auf eine allmähliche Erholung der Exporte
LONDON (AFP) – 22.08.2011 16:31
Libyen nach Gaddafi sollte seine Ölexporte, die seit sechs Monaten sozusagen unterbrochen sind, nach und nach wieder aufnehmen, aber es wird einige Zeit dauern, bevor das Land wieder das Niveau der Produktion vor dem Konflikt erreicht.
Der siegreiche Vormarsch der Gaddafi-feindlichen Truppen in Tripolis überraschte die Investoren, die jetzt Chancen für eine baldige Erholung der Erdölindustrie des Landes sehen, die auf Eis lag seit Beginn des Konflikts im Februar.
Mit dem Erfolg der Rebellen ” könnte eine erhebliche Menge an libyschem Öl allmählich auf den Weltmarkt zurückkehren in den kommenden Monaten”, sagte Filip Petersson, Analyst bei der SEB Bank.
“Wenn eine glaubwürdige Regierung startet schnell, und je nach Schäden an der Öl-Infrastruktur, könnte man eine Rückkehr zur normalen Produktion Libyens in 6 Monaten voraussehen”, sagte seinerseits Manouchechr Takin, Experte des Zentrums für Energieforschung in London.
Die Produktion von Libyen, die 1,6 Millionen Barrel Rohöl pro Tag (bpd) im Januar betrug, etwa 2% des weltweiten Angebots, brach in den folgenden Monaten zusammen und erreichte nur noch 60 000 Barrel pro Tag im Juli, nach Angaben der Internationalen Energie-Agentur (IEA).
Die Wiederaufnahme der Produktion “kann schnell gehen”, wenn bald eine Übergangsregierung installiert wird, was den Weg für den Export “im Bereich von 0,2 bis 0,7 Barrel pro Tag” ebnen würde bis zum Ende des Jahres, stellte Guy Maisonnier fest, Ingenieur am französischen Forschungsinstitut IFP Neue Energien. Aber er erwartet eine Rückkehr zum Niveau vor dem Konflikt erst im Jahr 2013.
Vorsicht blieb angebracht unter den Experten, da viele Unsicherheiten sowohl über den Zustand der Infrastruktur wie das kommende politische Umfeld bestehen bleiben.
Wo doch Raffinerien, Häfen und Ölfelder Gegenstand gewalttätiger Auseinandersetzungen zwischen den beiden Lagern waren, “ist es nicht klar, wie weit das Produktionssystem beschädigt ist. So ist es unter diesen Bedingungen unmöglich zu bestimmen, wann es wieder in Gang gesetzt sein kann”, hat somit Torbjorn Kjus, Marktbeobachter der DnB NOR erklärt.
Darüber hinaus “Libyen hat absolut nötig die Unterstützung und Erfahrung der Ölmultis und ausländischen Unternehmen, und diese schicken ihre Experten erst zurück in das Land, wenn es die Sicherheitslage erlaubt”, sagte Herr Takin der AFP.
Politische Stabilität und sichere Ölfelder sind die conditio sine qua non für die Rückkehr der ausländischen Arbeitnehmer in der Branche, unerlässlich für eine deutliche Erholung der lokalen Produktion.
Doch “die Euphorie, die dem Fall Gaddafis folgen würde, könnte auch von kurzer Dauer sein”, fügte Herr Petersson hinzu und bemerkte, dass “der Bürgerkrieg könnte weitergehen” nach dem Sturz des Oberst, es könnten sich die Spannungen und Rivalitäten zwischen verschiedenen Regionen des Landes wiederbeleben.
Die Reaktion an den Ölmärkten Montag, zwischen moderatem Rückgang in London und leichter Hausse in New York, spiegelt die Zurückhaltung der Betreiber.
Libysches Rohöl, leicht und mit niedrigem Schwefelgehalt, wird sehr von den Raffinerien in Europa geschätzt, und seine Abwesenheit im Frühjahr hatte den Anstieg der Ölpreise angeheizt, gestiegen bis auf fast 130 Dollar pro Barrel in London im April.
Es sei “wenig wahrscheinlich”, dass die Preise aufgrund der Rückkehr des libyschen Angebots an die Märkte fallen würden, bevor die Wiederaufnahme der Ausfuhr sich konkretisiere, sagte Petersson der AFP.
Besonders weil der Zerfall des Regimes von Oberst Gaddafi kommt zu einer Zeit, in der libysches Rohöl weniger entscheidend für den globalen Markt ist, wo die Ölnachfrage sich seit dem Frühjahr deutlich verlangsamt hat unter dem Einfluss des schleppenden Wirtschaftswachstums in den Vereinigten Staaten und Europa.
© 2011 AFP
4. Öl: Libyen, ein zugedrehter Hahn für Europa
Tripolis (AFP) – 22.08.2011 16:30
Libyen, wichtigste Öl-Reserve in Afrika und auf dem Kontinent der viertgrößte Produzent, exportierte vor der Revolte gegen das Regime von Muammar Gaddafi 80% des schwarzen Goldes nach Europa, insbesondere Italien und Frankreich.
Derzeit praktisch zum Erliegen gekommen wegen des Konflikts, die Exporte von Öl, von entscheidender Bedeutung für das Land, sollten schrittweise im Falle einer stabilen Änderung des Regimes wieder aufgenommen werden, um bis auf 50% des Vorkriegsniveaus im Jahr 2012 und auf 100% im Jahr 2013 zu steigen, nach einem Szenario von Marktbeobachtern.
Bei der Machtübernahme von Oberst Gaddafi 1969 haben Ölgesellschaften, meist amerikanische, von libyschem Boden mehr als 2 Millionen Barrel pro Tag (bpd) extrahiert. Zu der Zeit waren die Exporte Libyens so viel wie die Saudi-Arabiens.
Doch schon bald verstaatlicht der libysche Staatschef das Öl, begrenzt die Produktion und schafft die Nationale Ölgesellschaft (NOC), die Joint Ventures mit Minderheitsbeteiligungen ausländischer Unternehmen bilden.
Aber nach zwei Jahrzehnten der wirtschaftlichen Isolation und internationalen Sanktionen gegen das Regime hat Libyen seit 10 Jahren den Zustrom aller westlichen Ölkonzerne gesehen, die gierig auf Rohöl waren. Das Land wird immer noch in Bezug auf seine Reserven als zu wenig genutzt angesehen.
Im Jahr 2010 produzierte das Land 1,55 Millionen Barrel pro Tag, nach Angaben der Internationalen Energie-Agentur (IEA). Die gesamte Produktion des schwarzen Goldes beträgt sogar 1,79 Mio. bpd, wenn man Erdgas und andere Kondensate hinzufügt, nach der U. S. Agency for Energy Information (EIA).
Libyen war im Jahr 2009 der viertgrößte Ölproduzent in Afrika (nach Nigeria, Angola und Algerien), und einer der 20 größten Ölproduzenten der Welt, nach der EIA. Sein Rohöl ist besonders beliebt, weil es sehr reich an Schwefel und leicht aufzubereiten ist.
Innerhalb der Organisation Erdöl exportierender Länder (OPEC) ist Libyen auf dem neunten Platz von den 12 Mitgliedern des Kartells, was seine Rohölproduktion angeht.
Mit einem begrenzten inländischen Verbrauch von 280.000 Barrel pro Tag im Jahr 2009 exportierte Libyen 1,5 Millionen bpd Öl, überwiegend (79%) nach Europa.
Die wichtigsten Kunden im Jahr 2010 war Italien (28%), gefolgt von Frankreich (15%), China (11%), Deutschland (10%) und Spanien (10%). Die Vereinigten Staaten kauften im vergangenen Jahr nur 3% des schwarzen Goldes von Libyen.
Libyen hat die größten Ölreserven in Afrika, mit 44 Milliarden Barrel, weit vor Nigeria (37,2 Mrd. Barrel) und Algerien (12,2). Die großen Unternehmen vor Ort sind Italiens ENI, Frankreichs TOTAL und die anglo-amerikanischen Riesen BP, Shell und ExxonMobil.
Das Land hat sich praktisch verdoppelt seine Exporte von Erdgas in den letzten Jahren, von 5,4 Mrd. m3 im Jahr 2005 auf über 10 Mrd. m3 Erdgas pro Jahr, nach Zahlen der OPEC, dank einer neuen Pipeline nach Italien, die derzeit abgestellt ist. Seine Reserven werden auf 1540 Milliarden m3 geschätzt.
© 2011 AFP
5. Die Menschen in Tripolis zwischen Angst und Freude
Tripolis (AFP) – 2011.08.22 09.16
Angst und Jubel wetteiferten Montag in den Straßen in Tripolis, wo die Rebellen den ganzen Tag Katz und Maus mit Soldaten pro-Gaddafi spielten.
Strom, Wasser und Internet wurden geschnitten und eine der beiden Telefonnetze, Almadar, auch, von etwa 2.45 Uhr GMT. Manche Menschen beginnen zu fürchten, sich ohne Nahrung wiederzufinden.
Die Kontrollpunkte der Rebellen sind noch selten in den schlaglöcherigen Straßen der libyschen Hauptstadt, was die Tatsache widerspiegelt, dass die Aufständischen noch nicht die volle Kontrolle über die Stadt erobert haben.
Die Spannung war spürbar um das Rixos Hotel in der Nähe der Residenz des libyschen Staatschefs, wo rund dreißig internationale Journalisten gruppiert sind.
Bewaffnet mit Kalaschnikows, Soldaten pro-Gaddafi patrouillierten die Straßen in der Nähe, machen kurze Pausen um zu ruhen, essen, bevor sie bald wieder marschieren, sagte ein Journalist von AFP.
Auf der ersten Etage gruppiert, bereiteten sich die Journalisten am Montag auf eine Nacht fast abgeschnitten von der Welt vor, ohne Wasser, Strom.
Gehindert von den Soldaten das Hotel zuverlassen , hörten sie spät in die Nacht durch die Straßen Schüsse und Geräusche des Kampfes hallen.
Die Rebellen, die einen wichtigen Durchbruch Montag wollten, warten immer noch auf die Verstärkung der Tausende von Freiheitskämpfern aus bereits befreiten Gebieten des Landes.
Vorsicht ist Regel. Sie auf dem Weg in die Zukunft jederzeit in der Stadt schnell durch große Alleen, ausgesetzt Scharfschützen das Feuer auf dem Dach von Gebäuden, oder langsam durch das Labyrinth der engen Gassen, ohne zu wissen, wer wartet auf Sie um die Ecke.
Sad Betonwände von Tripolis waren mit Graffiti-und Anti-Gaddafi pro-Revolution erfasst, die Freiheit fordern und dem Fall des “Guide” Libyen, in Kraft seit 42 Jahren und dass die meisten Leute betrachten verrückt.
Entlang der Corniche, trotzt ein einsamer Reiter die Scharfschützen, wenn das Feuer brach das Schweigen der Stadt.
Zivilisten werden nach dem wach fast die ganze Nacht erschöpft und mit nach Essen, Trinken und Rauchen von Zigaretten, was unmöglich ist tagsüber während der muslimischen Fastenmonats Ramadan feierten.
Im Ortsteil Gorj, im Südwesten der Hauptstadt, in der Nähe der Heimat der ein Sohn von Muammar Gaddafi, Mohamed, die jetzt von den Aufständischen gehalten, sagte Anwohner die sie erhalten hatten, Freude, den revolutionären Kämpfer.
“Die Rebellen aus den Bergen und sind nun Zawiyah Martyrs ‘Square (der neue Name von den Aufständischen statt Verte, die traditionell pro-Gaddafi gesammelt gegeben) und in den umliegenden Straßen”, sagte er AFP ein Bewohner, Saad Zaidi, nach der Teilnahme an den Feierlichkeiten der Innenstadt.
“Aber es gibt Scharfschützen Afrika aus dem Tschad in der Altstadt und manchmal kann man das Abfeuern von Mörsergranaten zu hören. Aber wir wissen nicht, woher sie kommen”, fügte er hinzu.
Abdelrahman bin Jama, wie die meisten Leute Gorji will nur eins: in die Kämpfe.
“Ich habe keine Waffe, aber ich möchte diese Gegend zu schützen, weil es meine ist. Wir haben nicht genug Waffen, aber wir wollen jede Waffe möglich loswerden des Diktators. Hier ist jeder ein Kämpfer “, sagte er.
“Selbst Frauen, die uns unterstützt haben moralisch, sie sind so glücklich mit allem, was passiert”, fügt er hinzu.
Die Menschen sind ängstlich, ohne zu wissen, was in den Tagen oder Wochen geschehen, zu kommen, aber gerne schon gesehen haben, was sie als das unvermeidliche Ende der Muammar Gaddafi zu sehen.
Alle sagen, sie wissen, welche Nachbarn Oberst Gaddafi Anspruch, aber sie weint nicht Rache. “Wir wissen genau, wer mit uns und mit Gaddafi, sie wenige sind, sie geraten waren, um einfach zu Hause bleiben”, sagt Abu Bakr Wanis, ein Nachbar.
© 2011 AFP

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