LIBYEN: DREI KLEINE SOZIALREPORTAGEN AUS DEM NACH-GADDAFI – Trois petits reportages "divers" de l’apres Khadafi

1. Eine Buchhandlung im Herzen von Tripolis zur Bekämpfung der Unwissenheit unter Gaddafi
Tripolis (AFP) – 2011.08.31 08.31
“Ich öffnete die Bibliothek, um die Unwissenheit unter Muammar Gaddafi zu bekämpfen.” Eine Woche nach dem Fall von Tripolis am Dienstag war Mohammed Ali al-Bahbahy unter den ersten, seinen Laden wieder zu öffnen.
2. Libyen: dem Meer zugewandt, ein Friedhof für 800 Soldaten pro-Gaddafi
Misrata (Libyen) (AFP) – 2011.09.06 17.54
Direkt am Mittelmeer, etwa 800 Beton-Gräber, vom Wind gesäubert, von weißen Sanddünen umgeben. Hier liegen die Soldaten Muammar Gaddafi’s, getötet während der Schlacht von Misrata, die drittgrößte Stadt in Libyen, von sechs Monaten heftigen Kämpfen heimgesucht.
3. Die Häuser der Gaddafis erzählen ihre ehemaligen Bewohner
Tripolis (AFP) – 2011.08.29 08.55
Die Häuser der Clan-Mitglieder von Muammar Gaddafi, die die Aufständischen nach derer Flucht einnahmen, zeigen die extravaganten, kapriziösen oder diskreten Charaktere der alten Meister von Libyen.
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=> + OKT : LIBYEN: NOCH ZWEI KLEINE SOZIALREPORTAGEN AUS DEM NACH-GADDAFI – Deux autres petits reportages “divers” de l’apres Khadafi

1. Une librairie au coeur de Tripoli pour combattre l’ignorance sous Kadhafi
TRIPOLI (AFP) – 31.08.2011 08:31
“J’ai ouvert cette librairie pour combattre l’ignorance sous Mouammar Kadhafi”. Une semaine après la chute mardi de Tripoli aux mains des rebelles, Mohammed Ali al-Bahbahy a été l’un des premiers à rouvrir sa boutique.

cimetière crée pour les soldats de Mouammar Kadhafi tués pendant la bataille de Misrata
Foto (c) AFP: 5. September 2011, zwischen den Gräbern des Friedhofs für Soldaten von Muammar Gaddafi, getötet während der Schlacht von Misrata
Un Libyen passe, le 5 septembre 2011 parmi les tombes du cimetière crée pour les soldats de Mouammar Kadhafi tués pendant la bataille de Misrata

La librairie au charme suranné est située au coin de la place Verte de Tripoli, lieu symbole du régime rebaptisé place des Martyrs depuis que les rebelles ont pris le contrôle de la capitale.
Pour lancer sa boutique en 1995, M. Bahbahy avait puisé 200 oeuvres dans sa collection personnelle. “Maintenant j’ai 12.000 livres”, raconte ce septuagénaire un peu fou, en chemise et mocassins.
D’un geste de la main, il montre les rayonnages où les livres de géographie, philosophie, politique, sciences et religion s’étalent au côté de thrillers américains. Des tomes épais de l’Encyclopédie Britannica s’entassent aussi au deuxième étage de la boutique, sous le regard vigilant d’une Mona Lisa encadrée.
Mouammar Kadhafi a tué la culture locale de la lecture, dit-il. Il lui a donc été facile de construire sa collection, amis ou étrangers voulant vendre les livres de leurs grands-parents, période où la Libye était une monarchie, pour se faire un peu d’argent de poche.
La plupart des ses clients, dit-il, sont des touristes de passage.
Né en 1942 à Yefren, dans les montagnes de Nefoussa dans l’Ouest libyen, puis éduqué dans des académies militaires en Angleterre et aux Etats-Unis, M. Bahbahy était officier militaire quand Mouammar Kadhafi s’est emparé du pouvoir en 1969, via un coup d’Etat sans effusion de sang.
“Nous étions alors très heureux d’avoir la révolution… mais il l’a volée”, se lamente-t-il.
Doucement mais sûrement, Kadhafi a purgé l’armée des officiers éduqués. Le tour de Bahbahy est venu en 1979.
Après des années à travailler dans différents entreprises, il a décidé de vivre de sa passion d’enfant. “J’ai appris à lire le Coran à l’âge de trois ans avec mon grand-père qui m’a élevé. Adolescent, mon passe-temps favori était de lire des livres historiques”, raconte-t-il dans un anglais fluide.
Les fondamentaux du régime sont également disponibles sur ses étagères. Le Livre vert, manifeste politique de Mouammar Kadhafi, est là en arabe, anglais, français, japonais, italien, espagnol, hébreu et même en bengali.
“Le Livret vert a été traduit en 45 langues, plus que le Coran. Kadhafi se considérait comme l’empereur du monde et il voulait que ses théories touchent tout le monde”, affirme le libraire.
Il y aussi des compilations de chaque déclaration écrite et orale faite par le “Guide” libyen aujourd’hui déchu.
“Maintenant je suis libre, j’ai envie de lire des livres historiques qui couvrent tous les côtés” de l’histoire, confie M. Bahbahy, un critique sévère de l’éducation sous Mouammar Kadhafi, qui se plaçait au début de l’histoire et la Libye au coeur du monde arabe et de l’Afrique.
Sa librairie, explique-t-il, est devenu un havre de paix pour ceux ayant faim de culture, alors que grâce à son passé militaire, les services secrets le voyaient comme un partisan du régime et le laissaient largement tranquille.
“On ne pouvait pas dire un seul mot. On discutait de politique dans notre cercle d’amis de confiance, dans l’intimité. Mais jamais en public et nous ne l’aurions jamais publié. Maintenant, on peut”, sourit-il.
© 2011 AFP

Mohammed Ali al-Bahbahy, dans sa librairie, au coin de la place Verte, rebaptisée place des Martyrs,
Foto (c) AFP: Mohammed Ali al-Bahbahy in seiner Bibliothek an der Ecke des Green Square, jetzt Platz der Märtyrer, 28. August 2011 in Tripoli
Mohammed Ali al-Bahbahy, dans sa librairie, au coin de la place Verte, rebaptisée place des Martyrs, le 28 août 2011 à Tripoli

2. Libye: face à la mer, un cimetière de 800 soldats pro-Kadhafi
MISRATA (Libye) (AFP) – 06.09.2011 17:54
Face à la Méditerranée, quelque 800 tombes de béton balayées par le vent, au milieu de dunes de sable blanc. Ici reposent les soldats de Mouammar Kadhafi tués pendant la bataille de Misrata, troisième ville de Libye ravagée par six mois de combats acharnés.
Le nom officiel est le “cimetière des soldats de Kadhafi” -c’est le seul de ce type à Misrata-, mais les habitants l’appellent aussi ironiquement “l’hôtel Janat”, du nom du quartier où il se trouve.
Une équipe de quatre hommes s’occupe des défunts. Lundi, quatre cadavres de combattants pro-Kadhafi sont amenés au cimetière, un grand carré entouré de murs de parpaings gris.
Les morts -tous en vêtements civils- sont déshabillés, posés sur une dalle de béton ensanglantée, lavés et enveloppés dans un linceul blanc.
“Ils viennent d’Al-Hicha”, village situé sur le front ouest de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi encore tenue par ses forces, explique l’un des fossoyeurs, Ali Al-Derateia.
“Ils ont essayé dimanche d’entrer dans Misrata en venant de Syrte, ils pensaient que la route”, tenue par les forces du nouveau régime, “était sûre pour eux”, ajoute-t-il. Les imprudents ont péri sous les balles des combattants pro-CNT.
La toilette mortuaire terminée, les fossoyeurs font une brève prière, revêtent une combinaison grise et emportent les corps vers leur dernière demeure, un grossier cercueil de bois qui sera clos par de petites planchettes clouées.
En guise de pierre tombale, un parpaing. En guise d’épitaphe, le nom du mort (lorsqu’il est identifié, ce qui est rare) dessiné du bout du doigt dans le béton qui sera versé sur le cercueil.
“Il est très rare que des familles des morts viennent les voir. On les envoie alors dans un bureau où on garde des photos, pour identification”, indique Mohammed Al-Jetlawi, un autre fossoyeur.
Lui n’a pas d’état d’âme sur son travail. “C’est vrai, ils sont venus nous tuer, mais c’est notre devoir de les laver et les enterrer selon la tradition”, dit-il.
Misrata s’était soulevée le 19 février, lorsque les soldats pro-Kadhafi avaient réprimé une manifestation en tirant au canon antiaérien dans la foule. De violents combats avaient suivi, et l’armée avait bombardé la ville à l’arme lourde pendant des mois, au point que trouver une maison sans impact de balle ou de shrapnel relève de l’exploit.
Selon les sources, entre 1.500 et 3.000 civils ont péri durant ces affrontements.
La ville n’est plus bombardée depuis le 10 août, mais plusieurs missiles balistiques Scud l’ont visée ces dernières semaines sans l’atteindre, détruits en vol par l’Otan ou tombés dans la mer loin de leur cible.
De haine, même de ressentiment, on ne trouve pourtant pas trace dans les déclarations de ces hommes chargés d’enterrer leurs ennemis. “C’est une tragédie. Ils sont tous nos frères. On ne voulait pas que tout ça arrive. Je suis désolé par tout ça”, murmure Mohammed Al-Jetlawi.
“J’aurais voulu que Dieu sauve les vies de tout le monde. Nous sommes habitués à cette situation, à voir des morts, mais en fait nous sommes atterrés de voir des musulmans s’entretuer. C’est pathétique”, renchérit Ali Al-Derateia.
A côté du cimetière militaire musulman, un tout petit carré accueille cinq tombes -une famille de réfugiés africains chrétiens qui cherchaient à fuir Misrata pendant les combats, tués fin avril lors d’un bombardement du port où ils attendaient désespérément un bateau. “Le père, la mère et trois enfants”, précise Ali Al-Derateia.
Leur travail terminé, les quatre fossoyeurs remontent dans leur camionnette déglinguée et s’éloignent, laissant seuls face à la mer les soldats morts que presque personne ne vient visiter.
© 2011 AFP

Des rebelles posent dans une chambre de la maison d'Hannibal Kadhafi, le 26 août 2011 à Tripoli
Foto (c) AFP: Rebellen posieren in einem Zimmer des Hauses von Hannibal Gaddafi, 26 August 2011 in Tripolis
Des rebelles posent dans une chambre de la maison d’Hannibal Kadhafi, le 26 août 2011 à Tripoli

3. Les maisons des Kadhafi racontent leurs anciens occupants
TRIPOLI (AFP) – 29.08.2011 08:55
Les résidences des membres du clan de Mouammar Kadhafi, où les insurgés sont entrés après sa fuite, révèlent les caractères extravagant, capricieux ou discret des anciens maîtres absolus de la Libye.
“Voici les demeures des fils de Kadhafi”, annonce un insurgé qui se présente sous le nom de Marwan, désignant trois maisons plantées sur un terrain au bord de l’eau, dans le quartier de Regatta à quelques kilomètres de Tripoli.
La quarantaine, les cheveux grisonnants et la kalachnikov en bandoulière, l’homme entre dans la première maison: un simple chalet en bois avec terrasse, petit salon, bar, une seule chambre face à la mer et deux salles de bain. Le lieu a tout d’une garçonnière.
“C’est sûrement ici qu’Hannibal accueillait ses maîtresses”, précise Marwan, parlant du quatrième fils du colonel Kadhafi, qui s’est fait connaître pour ses frasques à l’étranger.
Il a provoqué une crise diplomatique entre la Libye et la Suisse, en 2008, après avoir été arrêté avec sa femme à Genève, à la suite d’une plainte déposé par ses employés de maison pour maltraitance.
Au dessus du chalet se trouve une petite maison de plain-pied. “C’est celle de Khamis”, croit savoir Marwan. Moins bien située, plus familiale, pourvue de trois chambres, la demeure appartiendrait donc au fils qui dirigeait la plus violente des brigades de choc du régime.
L’endroit est spartiate, à l’image de Khamis, le militaire.
En contrebas, la plus belle des trois maisons a la meilleure situation. C’est une villa toute blanche, dont l’immense porte d’entrée témoigne d’un luxe que la décoration intérieure ne dément pas. La demeure est meublée dans un style moderne, épuré et haut de gamme.
Assis au milieu du salon, sa kalachnikov en main, Mahmoud, un jeune insurgé, soupire d’envie: “Moi aussi j’aurais bien aimé vivre ici. Si on avait tous eu des maisons comme celle-là, on n’aurait peut-être pas fait la révolution !”.
Malgré l’interdiction légale d’importer de l’alcool en Libye, plusieurs bouteilles de vodka et de champagne Dom Pérignon ont été laissées à côté d’un plat de fromage dont l’abandon semble témoigner d’un apéritif interrompu dans l’urgence.
En dessous de la maison, toujours face à la mer, trône un jacuzzi à trois places. “Les frères se partageaient cette demeure pour faire la fête “, explique un autre combattant, qui veut garder l’anonymat.
Située en plein coeur de Tripoli, la maison d’Aïcha, la fille du “Guide”, est de loin la plus grande. C’est un ancien hôpital administré par des catholiques, qu’elle a réquisitionné pour en faire sa demeure principale.
Derrière le portail en fer cadenassé et criblé de balles, se dresse une demi-douzaine de bâtiments, dont celui de la sécurité. La première bâtisse abrite une immense piscine couverte, pleine de jouets d’enfants.
Au premier étage de la maison, dans la chambre à coucher, des insurgés se vautrent en riant sur le lit recouvert de draps en satin. A l’autre bout de la pièce, une valise jetée à la hâte sur le sol est remplie de vêtements. Derrière, le dressing de la jeune femme est encore plein.
“Elle est partie précipitamment”, plaisante un insurgé. “Maintenant que cette capricieuse est partie, j’espère qu’on va retransformer cette maison en hôpital”.
Sur le front de mer de Tripoli, Saadi, un autre fils, disposait d’un chalet avec vitrage blindé et d’un passage secret pour s’enfuir. Des insurgés de Misrata ont pris possession des lieux et montrent aux journalistes un garage qui abritait des bolides, une tente immense et un mini terrain de football.
Passionné du ballon rond, Saadi avait tenté il y a quelques années d’acheter sa place de joueur dans un club de la première division italienne, Perugia.
La maison de Seif al-Islam, le plus en vue des fils du colonel, n’était pas accessible aux journalistes.
Kadhafi père, pour sa part, vivait dans l’immense complexe-bunker de Bab al-Aziziya dans le sud de Tripoli, tombé mardi et dont les images ont fait le tour du monde.
© 2011 AFP

ABER, MAIS:
Un endroit qui rappele bien les images des camps de concentration nazis
Bilder eines Vernichtungslagers des Regimes, die uns an vergessen geglaubte Bilder aus Deutschland erinnern
Deutsche Untertitel von mir

1. Eine Buchhandlung im Herzen von Tripolis zur Bekämpfung der Unwissenheit unter Gaddafi
Tripolis (AFP) – 2011.08.31 08.31
“Ich öffnete die Bibliothek, um die Unwissenheit unter Muammar Gaddafi zu bekämpfen.” Eine Woche nach dem Fall von Tripolis am Dienstag war Mohammed Ali al-Bahbahy unter den ersten, seinen Laden wieder zu öffnen.
Die Buchhandlung befindet sich in der malerischen Ecke des Green Square in Tripolis , als Symbol für das Regime umbenannt in Märtyrer-Platz, seitdem die Rebellen die Kontrolle über die Hauptstadt haben.
Zur Gründung von seinem Geschäft im Jahr 1995 hatte Bahbahy 200 Werke aus seiner Sammlung einbezogen. “Jetzt habe ich 12.000 Bücher”, sagte dieser Siebzigjährige, ein wenig verrückt, in Hemd und Mokassins.
Mit einer Geste der Hand zeigt er die Regale, wo die Bücher der Geographie, Philosophie, Politik, Wissenschaft und Religion an der Seite von amerikanischen Thrillern stehen. Dicke Bände der Encyclopedia Britannica auch stapelten sich im zweiten Stock des Ladens, unter den wachsamen Augen der Mona Lisa.
Muammar Gaddafi hat die lokale Kultur des Lesens getötet, sagt er. Es war daher leicht, von Freunden und Fremden Bücher von ihren Großeltern zu kaufen, die ein wenig Geld machen wollten in einer Zeit, in der Libyen eine Monarchie war.
Die meisten seiner Kunden, sagt er, sind Touristen.
Geboren 1942 in Yefren, in den Bergen von Nefoussa im Westen Libyens und erzogen in Militärakademien in Großbritannien und den Vereinigten Staaten, er war ein Offizier während Muammar Gaddafi’s Machtergreifung im Jahr 1969 über einen Staatsstreich ohne Blutvergießen.
“Wir waren sehr erfreut über die Revolution … aber er hat sie uns gestohlen”, klagt er.
Langsam, aber sicher, hat Gaddafi die Armee von ausgebildeten Offizieren gesäubert. Bahbahy kam im Jahr 1979 an die Reihe.
Nach Jahren Arbeit in verschiedenen Unternehmen beschloss er, seine Kindheit Leidenschaft zu leben. “Ich lernte den Koran im Alter von drei Jahren lesen mit meinem Großvater, der mich erzogen hatte. Als Teenager war meine Lieblingsbeschäftigung, historische Bücher zu lesen”, sagte er auf Englisch mit Flüssigkeit.
Die grundlegenden Texte des Regimes sind auch auf den Regalen. Das Grünbuch, politisches Manifest von Muammar Gaddafi, ist hier in Arabisch, Englisch, Französisch, Japanisch, Italienisch, Spanisch, Hebräisch und sogar Bengali.
“Das Green Book ist in 45 Sprachen übersetzt worden, mehr als der Koran. Gaddafi selbst sah sich wie der Kaiser der Welt, und er wollte, dass seine Theorien betreffen jeden”, sagte der Buchhändler.
Es gibt auch Zusammenstellungen von einzelnen schriftlichen und mündlichen Erklärungen desv jetzt gefallenen libyschen “Führers”.
“Jetzt bin ich frei, historische Bücher, die alle Seiten reflektieren, lesen zu können”, sagt Herr Bahbahy, ein scharfer Kritiker der Bildung unter Muammar al-Gaddafi, der sich an den Beginn der Geschichte und Libyen in das Herz der arabischen Welt und Afrikas platzierte.
Seine Bibliothek, sagt er, hat sich zu einem Zufluchtsort für diejenigen hungrig nach Kultur entwickelt, wegen seiner militärischen Vergangenheit sahen Geheimdienste ihn als Anhänger des Regimes und ließen ihn weitgehend allein.
“Man konnte kein Wort sagen. Wir sprachen über Politik in unserem Kreis von vertrauten Freunden, in privatim. Aber nie in der Öffentlichkeit, und wir würden nie veröffentlicht haben. Jetzt können wir”, lächelt er .
© 2011 AFP

2. Libyen: dem Meer zugewandt, ein Friedhof für 800 Soldaten pro-Gaddafi
Misrata (Libyen) (AFP) – 2011.09.06 17.54
Direkt am Mittelmeer, etwa 800 Beton-Gräber, vom Wind gesäubert, von weißen Sanddünen umgeben. Hier liegen die Soldaten Muammar Gaddafi’s, getötet während der Schlacht von Misrata, die drittgrößte Stadt in Libyen, von sechs Monaten heftigen Kämpfen heimgesucht.
Der offizielle Name ist der “Friedhof der Soldaten Gaddafis ” – das ist der einzige seiner Art – , Misratas Bewohner nennen es auch ironisch “das Hotel Janat”, nach der Gegend, wo es sich befindet.
Ein Vier-Mann-Team kümmert sich um die Verstorbenen. Montag werden Leichen von vier pro-Gaddafi Kämpfern auf den Friedhof, ein großer Platz mit Mauern aus grauen Beton-Blöcken umgeben, gebracht.
Die Toten – alle in Zivil -, werden ausgezogen, auf eine Betonplatte gelegt, vom Blut gewaschen und verpackt in einem weißen Leichentuch.
“Sie kommen aus Al-Hicha”, einem Dorf an der Westfront von Sirte, der Heimatstadt von Muammar Gaddafi noch durch seine Kräfte zusammengehalten, sagte einer der Totengräber, Ali Al-Derateia.

Die Arbeit abgeschlossen, haben die Totengräber ein kurzes Gebet und tragen die Leichen in ihre letzte Ruhestätte, eine grobe Holzsarg mit kleinen Brettern vernagelt.
Als Grabstein, ein Schlackenstein. Wie ein Epitaph, der Name des Toten (wenn erkannt wird, selten) mit der Fingerspitze in den Beton über dem Sarg gezeichnet.
“Es ist sehr ungewöhnlich für Familien der Toten zu ihnen kommen. Sie werden dann in ein Büro geschickt, wo wir halten Bilder zur Identifikation”, sagte Mohammed Al-Jetlawi, ein weiterer Totengräber.
Er hat keine Skrupel über seine Arbeit. “Ja, sie kamen um uns zu töten, aber es ist unsere Pflicht, sie zu waschen und begraben sie nach der Tradition”, sagte er.

Gedanken des Hasses, sogar Ressentiments, aber wir finden keine Spur in den Aussagen dieser Männer zuständig zu begraben ihre Feinde. “Es ist eine Tragödie. Sie sind unsere Brüder. Wir wollten nicht, dass das alles passiert. Es tut mir leid für all das,” Mohammed Al-Jetlawi murmelt.
“Ich wünschte, Gott schütze das Leben der Menschen. Wir sind gewohnt, die Toten zu sehen, aber in der Tat sind wir entsetzt, sich Muslime gegenseitig töten zu sehen. Es ist erbärmlich”, fügte Al Ali -Derateia hinzu.
Neben den Muslimen beherbergt der Soldatenfriedhof ein winziges Quadrat mit fünf Gräbern, eine Familie von christlichen, schwarz-afrikanischen Flüchtlingen, die Misrata während der Kämpfe zu fliehen versuchten. “Der Vater, Mutter und drei Kinder”, sagte Ali Al-Derateia.
Ihre Arbeit beendet, gehen die vier Totengräber zurück in ihren LKW und fahren weg, kassen die direkt am Meer begrabenen toten Soldaten, die fast niemand besuchen kommt, wieder allein.
© 2011 AFP

3. Die Häuser der Gaddafis erzählen ihre ehemaligen Bewohner
Tripolis (AFP) – 2011.08.29 08.55
Die Häuser der Clan-Mitglieder von Muammar Gaddafi, die die Aufständischen nach derer Flucht einnahmen, zeigen die extravaganten, kapriziösen oder diskreten Charaktere der alten Meister von Libyen.
“Das sind die Häuser der Söhne von Gaddafi”, meldet ein Aufständischer namens Marwan und bezeichnet drei Häuser am Ufer, im Regatta-Viertel, nur wenige Kilometer von Tripolis.
Vierzig Jahre, graues Haar und mit Kalashnikov, betrat der Mann das erste Haus: ein einfaches Holzhaus mit Terrasse, Lounge, Bar, ein Zimmer nur mit Blick aufs Meer, und zwei Badezimmer. Der Ort hat alles von einer Junggesellenbude.
“Hannibal hat sicherlich hier seine Mätressen begrüßt”, sagte Marwan, spricht vom vierten Sohn von Oberst Gaddafi, der im Ausland für seine Eskapaden bekannt geworden ist.
Der verursachte eine diplomatische Krise zwischen Libyen und der Schweiz im Jahr 2008, nachdem er mit seiner Frau in Genf verhaftet wurde, nach einer Klage von seinen Dienern, eingereicht wegen Missbrauchs .
Über der Hütte befindet sich ein kleines ebenerdiges Haus. “Dies ist das von Khamis”, versteht Marwan. Weniger gut gelegen, mehr für Familie, mit drei Schlafzimmern ausgestattet, soll das das Haus des Sohnes sein, der am heftigsten die Stoßbrigaden des Regimes geführt hatte.
Der Ort ist spartanisch, mit dem Bild von Khamis, dem Militär.
Weiter unten das schönste der drei Häuser, in bester Lage. Dies ist ein ganz weisses Haus, große Tür, ein luxuriöses Interieur. Das Haus ist in einem modernen, sauberen und gehobenen Stil eingerichtet.
Sitting in der Mitte des Raumes, seine Kalaschnikow in der Hand, seufzt Mahmoud, ein junger Rebell, mit Neid: “Auch ich würde gerne hier leben, wenn wir alle hätten Häuser wie das, haääte die Revolution nicht stattgefunden”.
Trotz des gesetzlichen Verbots, Alkohol nach Libyen zu importieren, wurde mehrere Flaschen Wodka und Dom Perignon Champagner neben einem Teller mit Käse gefunden.
Unterhalb des Hauses, immer mit Blick aufs Meer, ein Dreisitzer- Jacuzzi. “Die Brüder teilten dieses Haus, um zu feiern”, sagte ein anderer Kämpfer, der anonym bleiben will.
Mitten im Herzen von Tripolis, ist das Haus von Aisha, der Tochter des “Führers”, bei weitem das größte. Dies ist eine alte Krankenhaus, das ehemals von Katholiken geführt wurde.
Hinter dem eisernen Tor, verschlossen und von Kugeln durchsiebt, steht ein halbes Dutzend Gebäude, einschließlich jenes der Sicherheit. Das erste Gebäude beherbergt ein riesiges Hallenbad, voller Kinderspielzeug.
Auf der ersten Etage des Hauses, in das Schlafzimmer, wälzen Aufständische sich auf dem Bett mit Satin-Bettwäsche bedeckt und lachen. Am anderen Ende des Raumes, ist ein hastig auf den Boden geworfener Koffer voller Kleidung. Dahinter, das Einkleidezimmer der jungen Frau ist immer noch voll.
“Sie verließ hastig”, scherzt ein Aufständischer. “Jetzt, da diese kapriziöse Frau weg ist, ich hoffe, wir werden das Haus in ein Krankenhaus erneut verwandeln.”
An der Küste von Tripolis, Saadi, ein weiterer Sohn, hatte ein Haus mit abgeschirmten Fenstern und einem Geheimgang, um zu fliehen. Misrata’s Aufständische nahmen Besitz von dem Gelände und zeigten den Reportern eine Garage, die Autos, ein großes Zelt und ein Mini-Fußballfeld.

© 2011 AFP

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