LIBYEN ERKLÄRT SICH NACH GADDAFIs TOD "BEFREIT" – La Libye proclame sa "libération" après la mort de Kadhafi

1. Libyen erklärt seine “Befreiung” drei Tage nach dem Tod von Gaddafi
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.10.23 07.42
Die neuen libyschen Autoritäten erklärten Sonntag die “Befreiung” des Landes und öffneten damit Weg für die Bildung einer Übergangsregierung nach 42 Jahren einer Herrschaft ohne Austausch von Muammar Gaddafi, der Donnerstag in Sirte getötet wurde. “Erklärung der Befreiung. Erhebt eure Häupter. Du bist frei, Libyer”, sagte der Vize-Präsident des Nationalen Übergangsrates (CNT), Abdel Hafez Ghoga, bei einer Zeremonie vor einer jubelnden Menge auf dem zentralen Platz in Benghazi.
2. Libyen: die Tripolitaner feiern die “Befreiung”
Tripolis (AFP) – 24.10.2011 05.18 Uhr
Wehende Flaggen und Rufe “Allah akbar” (Gott ist groß), im Chor wiederholt: auf dem Märtyrer-Platz in Tripolis wurde die Proklamation der “Befreiung” von Libyen nach 42 Jahren des diktatorischen Regimes von Muammar Gaddafi in einer euphorischen Atmosphäre begrüßt.
3. Das “befreite” Libyen in Gesprächen, um eine Regierung zu bilden
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.10.24 04.39
Gespräche über die Bildung einer Übergangsregierung nach 42 Jahren Herrschaft Muammar Gaddafi’s rückten am Montag ins Zentrum der Aktivitäten; die neuen Führer sagten aber schon, dass das neue Libyen durch die Scharia regiert werden wird.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR TROIS : La Libye proclame sa “libération” trois jours après la mort de Kadhafi
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 23.10.2011 19:42
Les nouvelles autorités libyennes ont proclamé dimanche la “libération” du pays, ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement de transition après 42 ans d’un règne sans partage de Mouammar Kadhafi, tué jeudi à Syrte. “Déclaration de libération. Levez haut vos têtes. Vous êtes des Libyens libres”, a déclaré le vice-président du Conseil national de transition (CNT), Abdel Hafez Ghoga lors d’une cérémonie devant une foule en liesse sur la place centrale de Benghazi. Cette proclamation tant attendue est cependant assombrie par la polémique autour des circonstances de la mort de l’ancien dirigeant, tué après avoir été capturé vivant.

Des Libyens fêtent la libération du pays, le 23 octobre 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Jubel 23.10.2011 in Benghasi
Des Libyens fêtent la libération du pays, le 23 octobre 2011 à Benghazi

Selon le numéro deux du CNT, Mahmoud Jibril, une autopsie réalisée dimanche matin a conclu que l’ancien dirigeant avait été tué d’une balle dans la tête lors d’un échange de tir sur le chemin de l’hôpital. Et un responsable du CNT a annoncé que le corps serait à terme remis à ses proches, qui décideraient “en concertation avec le CNT” du lieu de sépulture.
Dans une marée de drapeaux vert, noir et rouge, des dizaines de milliers de civils et de combattants se sont rassemblés sur la place centrale de Benghazi, deuxième ville du pays à un millier de kilomètres à l’est de Tripoli et ancienne “capitale” de la rébellion, qui y a vu le jour à la mi-février.
La cérémonie s’est ouverte avec le nouvel hymne national, puis des responsables des nouvelles autorités se sont succédé à la tribune pour dire leur joie et leur fierté de voir le pays libéré, ponctuant leurs discours de vibrants “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand).
Le président du CNT Moustapha Abdeljalil, intervenu en dernier, a pour sa part répété que la législation du pays serait fondée sur la charia (loi islamique).
“En tant que pays islamique nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue”, a-t-il souligné.
Il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Mouammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce, et qui ne serait désormais plus en vigueur. Il a également annoncé l’ouverture de banques islamiques.
Dans le même temps, des milliers de personnes, ivres de bonheur, se sont rassemblées sur la place des Martyrs à Tripoli pour fêter la libération, tandis qu’à Misrata, la foule, réunie sur la place de la Liberté, a repris en choeur les slogans: “Libye libre!”, “Ni est, ni ouest, la Libye est une seule nation!”.
La proclamation officielle de la fin de l’ère Kadhafi a été saluée notamment par la France et la Grande-Bretagne qui ont été les fers de lance de la coalition internationale intervenue à la mi-mars pour mettre un terme à la répression sanglante de la contestation en Libye. Le conflit a fait, selon le CNT, plus de 30.000 morts en huit mois.
Paris a salué “le courage, l’unité, la dignité” du peuple libyen tandis que Londres a évoqué une “victoire historique pour le peuple libyen”. Le président américain Barack Obama a pour sa part salué le début d’une “nouvelle ère de promesses”.
Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, dont les opérations en Libye doivent prendre fin le 31 octobre, a estimé que le courage et la détermination des Libyens avaient “inspiré le monde”.
Le CNT attendait la prise de Syrte, dernier bastion pro-Kadhafi tombé jeudi, pour proclamer la libération du pays. Selon la feuille de route des nouvelles autorités publiée en septembre, cette proclamation doit être suivie au plus tard dans un mois par la mise en place d’un gouvernement de transition.
Le N.2 du CNT, Mahmoud Jibril, a assuré dimanche que des pourparlers étaient déjà en cours pour former le nouveau gouvernement intérimaire, dont il a déjà annoncé qu’il ne ferait lui-même pas partie: “Ce processus devrait prendre environ une semaine à un mois”, a-t-il estimé.
Ce processus risque d’être compliqué par de multiples luttes de pouvoir: libéraux contre islamistes, tensions régionalistes, rivalités tribales, ambitions individuelles ou pour le contrôle des revenus du pétrole…
Le nouveau gouvernement devra ensuite organiser dans un délai de huit mois l’élection d’une Assemblée chargée de désigner un comité pour rédiger une nouvelle Constitution et d’organiser des élections générales dans un délai maximum d’un an après sa formation.
Outre ces défis pesant sur l’avenir, le CNT devait aussi affronter dimanche les critiques sur la mort de Mouammar Kadhafi jeudi à Syrte (360 km à l’est de Tripoli). Les autorités assurent qu’il a succombé dans des échanges de tirs, mais des témoignages et les vidéos tournées au moment de son arrestation n’écartent pas l’hypothèse d’une exécution sommaire.
Le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a estimé dimanche que la “réputation” du CNT avait été “un peu ternie” par la mort de Mouammar Kadhafi. “Ce n’est pas une façon de procéder (…). Nous aurions aimé voir le colonel Kadhafi devant la justice”, a-t-il ajouté.
La veuve de M. Kadhafi et plusieurs organisations internationales, dont l’ONU, appuyée par les Etats-Unis, ont réclamé une enquête. M. Abdeljalil a assuré samedi qu’une investigation était en cours. Et M. Jibril s’est dit “totalement d’accord” avec l’ouverture d’une enquête internationale pour qu’il soit jugé.
A Misrata, où les corps de M. Kadhafi et de son fils Mouatassim, lui aussi tué jeudi à Syrte, ont été transportés et placés dans une chambre froide, des milliers de Libyens ont défilé depuis vendredi pour s’assurer de la mort de leur “ennemi”.
© 2011 AFP

2-Des Libyens fêtent la libération du pays, le 23 octobre 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Jubel 23.10.2011 in Benghasi
Des Libyens fêtent la libération du pays, le 23 octobre 2011 à Benghazi

2. Les Tripolitains célèbrent la Libye “libérée”
TRIPOLI (AFP) – 24.10.2011 05:18
Drapeaux au vent et cris d'”Allah akbar” (Dieu est grand) repris en choeur: sur la place des Martyrs à Tripoli la proclamation de la “libération” de la Libye après 42 ans d’un régime dictatorial imposé par Mouammar Kadhafi a été accueillie dimanche dans une ambiance euphorique.
Drapeaux au vent et cris d'”Allah akbar” (Dieu est grand) repris en choeur: sur la place des Martyrs à Tripoli la proclamation de la “libération” de la Libye après 42 ans d’un régime dictatorial imposé par Mouammar Kadhafi a été accueillie dimanche dans une ambiance euphorique.
“Cette annonce de la libération de la Libye, nous l’avons attendue pendant 42 ans (…) 50.000 personnes ont sacrifié leur vie pour que nous puissions entendre ces mots”, lance Mohamed al-Arabi, un imam de Benghazi, à une foule en délire sur la place centrale de la capitale.
La proclamation dimanche après-midi à Benghazi (est) par les nouvelles autorités libyennes de la “libération” de la Libye intervient trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi à Syrte, dernier bastion de ses forces tombé jeudi aux mains des combattants du nouveau régime, après huit mois d’insurrection armée.

Scène de liesse le 23 octobre 2011 place des Martyres à Tripoli
Foto (c) AFP: Jubel 23.10.2011, Märtyrerplatz in Tripolis
Scène de liesse le 23 octobre 2011 place des Martyres à Tripoli

“Dieu soit loué, c’est le jour de la libération”, scandent partout dans la capitale des Libyens soulagés. Des centaines de femmes de tous âges, regroupées derrière une barrière sur la place des Martyrs -ex-place Verte rebaptisée par les “révolutionnaires” il y a deux mois lors de la chute de Tripoli-, agitent des drapeaux aux couleurs de la nouvelle Libye.
“C’est un jour très spécial pour tous les Libyens. Nous sommes si heureux des changements à venir, des choses comme la liberté des médias, la liberté d’expression”, s’enthousiasme Isra Boukrain, 24 ans, une technicienne de laboratoire. “Avant c’était contrôlé, nous ne pouvions pas dire ce que nous voulions”, ajoute-t-elle, disant espérer aussi voir de gros progrès en matière de soins et d’éducation.
Pour marquer l’événement, deux chameaux, offerts par les autorités, ont été abattus et cuisinés et des repas ont été distribués aux Tripolitains. Des lectures du Coran et des prières ont également ponctué la matinée avant l’annonce.
M. Al-Arabi salue pour sa part le choix de faire l’annonce de la “libération” à Benghazi, deuxième ville du pays située à un millier de km à l’est de Tripoli, où est né le mouvement de contestation il y a huit mois. “Demain, le gouvernement va s’installer à Tripoli. C’était pour le bien des gens de Benghazi qui ont tant souffert qu’ils ont choisi de faire l’annonce là bas”, affirme-t-il.
L’un des défis du nouveau gouvernement, qui doit être formé prochainement, sera de désarmer la population civile et de dissoudre les multiples milices du pays -dont certaines ont joué un rôle important dans le conflit- ou de les intégrer à une armée professionnelle.
“C’est un jour que j’ai attendu pendant toute ma vie. Je n’espérais pas le voir arriver”, se réjouit Abdelmoneim Allagi, originaire de la ville côtière de Zouara, à l’ouest de Tripoli, tout en reconnaissant que de nombreuses divisions existent dans le pays, notamment dans sa région où des heurts entre pro et anti-Kadhafi ont eu lieu récemment.
“C’est arrivé avant que (Mouammar) Kadhafi soit tué. Maintenant qu’il est mort, tout va bien se passer”, veut croire, optimiste, cet agent de sécurité de 30 ans. “Si Dieu le veut, nous allons collecter toutes les armes et reconstruire un pays meilleur”, ajoute-t-il.
© 2011 AFP

2-Scène de liesse le 23 octobre 2011 place des Martyres à Tripoli
Foto (c) AFP: Jubel 23.10.2011, Märtyrerplatz in Tripolis
Scène de liesse le 23 octobre 2011 place des Martyres à Tripoli

3. La Libye “libérée” en pourparlers pour former un gouvernement
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 24.10.2011 16:39
Les pourparlers en vue de former un gouvernement de transition après 42 ans de règne de Mouammar Kadhafi sont entrés lundi dans le vif du sujet, les nouveaux dirigeants assurant d’ores et déjà que la nouvelle Libye serait régie par la charia.
Cette annonce a provoqué des inquiétudes en Libye, surtout parmi les femmes, ainsi qu’à l’étranger. L’Union européenne a appelé au respect des droits de l’Homme et la France a annoncé qu’elle serait “vigilante”, en particulier en matière de diversité culturelle et religieuse ou d’égalité des sexes.
Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a cherché lundi à rassurer: “Je voudrais que la communauté internationale soit assurée du fait qu’en tant que Libyens nous sommes musulmans, mais musulmans modérés”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Benghazi (est).
Les règles de l’islam “ne représentent aucun danger pour quelque parti politique ou faction que ce soit”, a-t-il insisté.
“En tant que pays musulman, nous avons adopté la charia (loi islamique) comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue”, avait-il déclaré dimanche, en citant l’exemple du mariage et du divorce, sur lesquels la loi en vigueur est plus libérale que la charia.
Lundi, il a parlé des banques: “L’usure est bannie. Il s’agit d’un texte (de la charia) sans équivoque. Il y a des banques qui opèrent selon le système islamique, à savoir le partage des gains et des pertes. Cette question est essentielle”. Mais il a assuré que cela ne signifiait pas que les lois en vigueur seraient sommairement abrogées.
Evoquant les pourparlers en vue de la formation d’un gouvernement de transition, qui doit intervenir dans un délai d’un mois, après la proclamation dimanche dernier à Benghazi de la “libération” du pays, M. Abdeljalil a assuré que la nouvelle équipe serait en place “d’ici deux semaines”.
De multiples luttes de pouvoir sont pourtant en jeu: libéraux contre islamistes, tensions régionalistes, rivalités tribales, ambitions individuelles ou pour le contrôle des revenus du pétrole… La feuille de route du CNT prévoit ensuite l’élection d’une assemblée constituante huit mois maximum après la formation du gouvernement, suivie d’élections générales un an plus tard.
Outre la polémique sur la charia, la proclamation de la “libération” de la Libye après huit mois d’un conflit qui a fait, selon le CNT, plus de 30.000 morts, restait ternie par le malaise autour des circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi, tué jeudi après avoir été capturé vivant.
Les nouvelles autorités libyennes affirment que l’ancien dirigeant a été tué d’une balle dans la tête lors d’un échange de tirs. Mais des témoignages et les vidéos tournées au moment de son arrestation laissent penser que l’ancien dirigeant a pu être victime d’une exécution sommaire.
Le médecin ayant pratiqué l’autopsie, le docteur Othmane el-Zentani, s’est borné à déclarer dimanche que Mouammar Kadhafi avait été “tué par balles”.
Le leader cubain Fidel Castro a dénoncé lundi un “assassinat”, tandis que la veuve de M. Kadhafi et plusieurs organisations, dont l’ONU, appuyée par les Etats-Unis, réclament une enquête.
© 2011 AFP

Capture d'écran d'une vidéo youtube par CNN montrant Kadhafi ensanglanté lors de sa capture le 20 La mort de Mouammar Kadhafi
Foto (c) AFP: Screenshot CNN, blutiger Gaddafi, 20.10.2011 in Sirte, Libyen
Capture d’écran d’une vidéo youtube par CNN montrant Kadhafi ensanglanté lors de sa capture le 20 octobre 2011 à Syrte

1. Libyen erklärt seine “Befreiung” drei Tage nach dem Tod von Gaddafi
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.10.23 07.42
Die neuen libyschen Autoritäten erklärten Sonntag die “Befreiung” des Landes und öffneten damit Weg für die Bildung einer Übergangsregierung nach 42 Jahren einer Herrschaft ohne Austausch von Muammar Gaddafi, der Donnerstag in Sirte getötet wurde. “Erklärung der Befreiung. Erhebt eure Häupter. Du bist frei, Libyer”, sagte der Vize-Präsident des Nationalen Übergangsrates (CNT), Abdel Hafez Ghoga, bei einer Zeremonie vor einer jubelnden Menge auf dem zentralen Platz in Benghazi.
Diese lang erwartete Proklamation wird jedoch überschattet durch die Kontroverse um die Umstände des Todes des ehemaligen Führers, der getötet zu worden sein scheint nachdem er lebend gefangen wurde.
Laut Nummer zwei in der CNT, Mahmoud Jibril, hatte eine Autopsie am Sonntagmorgen festgestellt, dass der ehemalige Führer im Kopf erschossen wurde, auf dem Weg ins Krankenhaus nach einem Feuergefecht. Und ein Beamter der CNT gab bekannt, dass der Körper schließlich seinen Verwandten übergeben werde, die entscheiden würden “in Absprache mit der CNT” den Ort der Bestattung.
In einem Meer von Fahnen, grün, schwarz und rot, waren Zehntausende von Zivilisten und Kämpfern auf dem zentralen Platz von Benghazi versammelt, die zweite Stadt des Landes, tausend Meilen östlich von Tripolis und ehemalige “Hauptstadt” der Rebellion.
Die Zeremonie begann mit der neuen Nationalhymne, und Offizielle der neuen Behörden auf dem Podium haben ihre Freude und ihren Stolz zum Ausdruck gebracht, das Land befreit zu sehen, und sie unterstrichen ihre Reden mit vibrierenden “Allah Akbar”.
Der Präsident des CNT, Moustapha Abdeljalil, sprach als letzter und hat für seinen Teil bekräftigt, dass die Gesetzgebung in Bezug auf die Scharia (islamisches Recht) basieren würde.
“Als islamisches Land haben wir die Scharia als wesentlich akzepziert und jedes Gesetz, das die Scharia verletzt, ist rechtlich null und nichtig”, sagte er.
Er nannte als Beispiel das Gesetz über die Scheidung und Ehe, das unter Muammar al-Gaddafi Polygamie verbot und Scheidung erlaubte, welches nun nicht mehr wirksam wäre. Er kündigte außerdem Eröffnung von islamischen Banken an.
Gleichzeitig versammelten sich Tausende von Menschen, trunken vor Glück, am Märtyrer-Platz in Tripolis, um die Befreiung zu feiern, während in Misrata sich die Menge am Platz der Freiheit versammelte, im Chor der Slogans: “Freies Libyen”, “Weder Ost, noch West, Libyen ist eine Nation”.
Die offizielle Verkündigung des Endes der Ära Gaddafi wurde von Frankreich und Großbritannien begrüßt, die Speerspitzen der internationalen Koalition, die ab Mitte März eingegriffen hatte, um die blutige Unterdrückung in Libyen zu beenden. Der Konflikt forderte, laut CNT, mehr als 30.000 Tote in acht Monaten.
Paris begrüßte “den Mut, die Einheit und Würde” des libyschen Volkes, während London von einem “historischen Sieg für das libysche Volk” sprach. US-Präsident Barack Obama für seinen Teil begrüßte den Beginn einer “neuen Ära der Verheißung.”
Fogh Rasmussen, Generalsekretär der NATO, deren Operationen in Libyen 31 Oktober auslaufen, sagte, dass der Mut und die Entschlossenheit der Libyer hatte “die Welt inspiriert.”
Die CNT wollte auf die Einnahme von Sirte warten, die letzte Bastion der pro-Gaddafi, um die Befreiung des Landes zu verkünden. Laut der Roadmap der neuen Behörden, die im September veröffentlicht wurde, hat dieser Verkündigung spätestens innerhalb eines Monats die Einrichtung einer Übergangsregierung zu folgen.
N.2 der CNT, Mahmoud Jibril, sagte am Sonntag, dass die Gespräche über die neue Übergangsregierung anfangen: “Dieser Prozess sollte nehmen Wochen bis zu einem Monat “, sagte er.
Dieser Prozess kann durch mehrere Machtkämpfe erschwert werden: Liberale gegen Islamisten, regionale Spannungen, Stammesfehden, Ambitionen oder individuelle Steuerung der Öl-Einnahmen …
Die neue Regierung wird dann innerhalb von acht Monaten die Wahl einer Versammlung zu organisieren haben, um einen Ausschuss für die Ausarbeitung einer neuen Verfassung zu ernennen und allgemeine Wahlen innerhalb eines Zeitraums von höchstens einem Jahr nach ihrer Gründung abzuhalten.
Neben diesen gewichtigen Herausforderungen über die Zukunft steht die CNT auch im Angesicht der Kritik am Tode Muammar Gaddafis in Sirte (360 km östlich von Tripolis). Behörden wollten sicherstellen, dass er im Kreuzfeuer starb, aber Geschichten und Videos zum Zeitpunkt seiner Verhaftung schlossen die Hypothese einer Hinrichtung nicht aus.
Der britische Minister für Verteidigung, Philip Hammond, sagte am Sonntag, dass der “Ruf” der CNT sei “etwas getrübt” durch den Tod von Muammar Gaddafi. “So kann man das nicht tun (…). Wir hätten gerne Oberst Gaddafi vor Gericht gesehen”, fügte er hinzu.
Die Witwe von Herrn Gaddafi und mehrere internationale Organisationen, wie auch die UNO, von den Vereinigten Staaten unterstützt, haben eine Untersuchung gefordert. Mr. Abdeljalil sagte am Samstag, dass eine Untersuchung im Gange sei. Und Herr Jibril sagte, er sei “vollkommen einverstanden” mit der Eröffnung einer internationalen Untersuchung.
In Misrata, wohin die Leichen von Gaddafi und seinem Sohn Mouatassim, ebenfalls getötet Donnerstag in Sirte, transportiert wurden und in einem kalten Raum sind, marschierten Tausende von Libyern am Freitag, den Tod ihres “Feindes” zu feiern.
© 2011 AFP

2. Libyen: die Tripolitaner feiern die “Befreiung”
Tripolis (AFP) – 24.10.2011 05.18 Uhr
Wehende Flaggen und Rufe “Allah akbar” (Gott ist groß), im Chor wiederholt: auf dem Märtyrer-Platz in Tripolis wurde die Proklamation der “Befreiung” von Libyen nach 42 Jahren des diktatorischen Regimes von Muammar Gaddafi in einer euphorischen Atmosphäre begrüßt.
“Die Ankündigung der Befreiung von Libyen, darauf haben wir seit 42 Jahren gewartet(…) 50.000 Menschen ihr Leben gaben, damit wir diese Worte hören können”, freut sich Mohamed al-Arabi, ein Imam von Benghazi, inmitten einer jubelnden Menge auf dem zentralen Platz der Stadt.

“Gott sei gelobt, der Tag der Befreiung”, skandierten die Menschen in der Hauptstadt von Libyen. Hunderte von Frauen aller Altersstufen, hinter einem Zaun auf dem Märtyrerplatz versammelt, Umbenennung des ehemaligen Grünen Platzes vor zwei Monaten, schwenken die Fahnen mit den Farben des neuen Libyen.
“Das ist ein ganz besonderer Tag für alle Libyer. Wir sind so sehr zufrieden mit den kommenden Änderungen, Dinge wie die Freiheit der Medien, Meinungsfreiheit”, freut sich Boukrain Isra, 24, eine Labortechnikerin . “Früher, als alles kontrolliert wurde, konnten wir nicht sagen, was wir wollten”, fügt sie hinzu und erwartet auch, bedeutende Fortschritte bei der Gesundheitsversorgung und Bildung zu sehen.
Für das Ereignis, zwei Kamele, von den Behörden angeboten, wurden geschlachtet und gekocht und die Mahlzeiten wurden an die Tripolitaner verteilt. Lesungen aus dem Koran und Gebete wurden auch unterbrochen am Morgen vor der Ankündigung.
Herr Al-Arabi seinerseits begrüßte die Wahl der Bekanntgabe der “Befreiung” in Benghazi, der zweitgrößten Stadt tausend Meilen östlich von Tripolis, dem Geburtsort der Protestbewegung vor 8 Monaten. “Morgen wird die Regierung in Tripolis sein. Es war für die Leute von Benghazi, die so viel gelitten hatten, dass man die Proklamation hier machte”, sagt er.
Eine der Herausforderungen der neuen Regierung, die bald gebildet werden wird, wird es sein, die Zivilbevölkerung zu entwaffnen und die vielen Milizen aufzulösen, von denen einige eine wichtige Rolle gespielt haben in den Konflikten, oder sie in eine Berufsarmee zu integrieren.
“Es ist ein Tag, auf den ich gewartet habe mein ganzes Leben. Ich habe nicht erwartet, das passieren zu sehen”, begrüßt Abdelmoneim Allagi, aus der Küstenstadt Zouara, westlich von Tripolis, bei gleichzeitiger Anerkennung, dass es viele Spaltungen im Land gibt, vor allem in der Region, wo Zusammenstöße zwischen pro-und anti-Gaddafi vor kurzem noch stattfanden.
“Es geschah, bevor (Muammar) Gaddafi getötet wurde. Jetzt ist er tot, alles wird gut”, will glauben, optimistisch, dieser Wachmann von 30. “So Gott will, werden wir alle Waffen einsammeln und ein besseres Land neu aufbauen”, fügt er hinzu.
© 2011 AFP

3. Das “befreite” Libyen in Gesprächen, um eine Regierung zu bilden
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.10.24 04.39
Gespräche über die Bildung einer Übergangsregierung nach 42 Jahren Herrschaft Muammar Gaddafi’s rückten am Montag ins Zentrum der Aktivitäten; die neuen Führer sagten aber schon, dass das neue Libyen durch die Scharia regiert werden wird.
Die Ankündigung verursachte Bedenken sowohl in Libyen, vor allem unter den Frauen, als auch im Ausland. Die Europäische Union hat zur Achtung der Menschenrechte aufgerufen und Frankreich hat angekündigt, dass es “wachsam” sein werde, insbesondere im Hinblick auf kulturelle und religiöse Vielfalt und die Gleichstellung der Geschlechter.
Der Präsident des Nationalen Übergangsrates (CNT), Moustapha Abdeljalil, versuchte Montag zu beruhigen: “Ich will der internationalen Gemeinschaft der Tatsache versichern, dass wir Libyer Muslime, aber moderate Muslime”, sagte er während einer Pressekonferenz in Benghazi (Ost).
Die Regeln des Islam “sind keine Bedrohung für irgendeine politische Partei oder Fraktion”, sagte er.
“Als ein muslimisches Land, wir haben die Scharia (islamisches Recht) als grundlegendes Recht und jedes Gesetz, dass die Scharia verletzt, ist rechtlich null und nichtig”, sagte er Sonntag, verwies auf das Beispiel von Ehe und Scheidung, wo das bestehende Gesetz ist liberaler als die Scharia.
Montag sprach er von den islamischen Banken: “Der Wucher ist verboten. Dies ist ein eindeutiger Text (der Scharia). Es gibt Banken, die unter dem islamischen System funktionieren, nämlich dem Austausch von Gewinnen und Verlusten. Dies ist von entscheidender Bedeutung. ” Aber er versichert, dass dies nicht bedeutet, dass die Gesetze kurzerhand würden widerrufen werden.
Unter Bezugnahme auf die Gespräche über die Bildung einer Übergangsregierung, die innerhalb eines Monats nach der Bekanntgabe der “Befreiung” des Landes da sein muss, versicherte Mr. Abdeljalil, dass das neue Team wäre vorhanden “innerhalb von zwei Wochen.”
Mehrere Machtkämpfe sind noch im Spiel: Die Liberalen gegen Islamisten, regionale Spannungen, Stammesfehden, Ambitionen oder individuelle Steuerung der Öl-Einnahmen … Die Roadmap des CNT plant dann die Wahl einer verfassungsgebenden Versammlung acht Monate nach der Bildung der Regierung, gefolgt von von allgemeinen Wahlen ein Jahr später.

© 2011 AFP

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