LIBYEN: Flüchtlingsdramen und rassistische Jagd auf Schwarzafrikaner – Des Africains pourchassés en Libye comme des mercenaires de Kadhafi

Un réfugié qui a fui la Libye dans le camp de Choucha, près de la frontière tunisienne à Ras Jdir, l
Foto (c) AFP: Ein Flüchtling, aus Libyen in das Lager Shusha geflohen, nahe der tunesischen Grenze bei Ras Jdir, 6. März 2011
Un réfugié qui a fui la Libye dans le camp de Choucha, près de la frontière tunisienne à Ras Jdir, le 6 mars 2011

1. Rund 100.000 Menschen haben die tunesisch-libysche Grenze überschritten
RAS Jedir (Tunesien) (AFP) – 2011.03.04 10.46
Fast 100.000 Menschen flohen aus dem Chaos in Libyen und überquerten die tunesisch-libysche Grenze seit dem 20. Februar, sagte Freitag gegenüber AFP der tunesische Rote Halbmond.
2. Afrikaner in Libyen werden gejagt als Söldner für Gaddafi
RAS Jedir (Tunesien) (AFP) – 2011.04.03 09.10
Sie sind entsetzt. Einige verbarrikadierten sich in ihren Häusern, während andere sich in der Wüste versteckten. Beleidigt, bedroht, geschlagen, vertrieben, ausgeraubt: Afrikaner in Libyen, die als “Söldner” von Gaddafi angesehen werden, geben alles auf, um ihre Haut zu retten. Ousmane Cisse, Elfenbeinküste, 31, war vor dem Fernseher in seinem Haus in Zouara (westlichen Libyen), als “die Libyer” angekommen sind. “Sie an der Tür, boom, boom, viele Male klopfte es 2:00 Uhr am Morgen. Sie mit Gewalt zurückkehren wollten. Sie sagten, raus, wir werden dich töten, du bist Schwarzer, Ausländer, zieh ab!”.
3. Ein in Tunesien aufgenommener Libyer rettet seinerseits zwei in Tripolis festsitzende Tunesier
RAS Jdir (AFP) – 2011.06.03 18.34
Als Zeuge eines Massakers und nach Todesdrohungen wurde Mouftah Mouznagui mit offenen Armen in Tunesien nach der Flucht aus Tripolis mit seiner Familie begrüßt. Es ging noch einmal zurück, ein paar Habseligkeiten zu retten, und dankbar, er brachte sogar zwei Tunesier mit sich.
4. Zawiyah: Aufständische in der Mitte, die Kräfte von al-Gaddafi rundum, “50-50”
RAS Jdir (Tunesien) (AFP) – 2011.09.03 17.28
“Die Revolutionäre kontrollieren das Zentrum von Zawiyah, Gaddafi-Kräfte sind ringsum. Es ist 50-50.” Rashid, ein marokkanischer 48-jähriger kam am Mittwoch aus der libyschen Stadt Zawiyah auf die tunesische Seite mit seiner Frau und vier Töchtern.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> SIEHE AUCH – SEPT 2011 – VOIR AUSSI: RASSISMUS GEGEN SCHWARZE in LIBYEN ANGEPRANGERT – Libye: Une ONG dénonce des “crimes racistes” contre des Noirs

Dieses Blog unterstützt folgende Erklärung – Ce blog soutient la déclaration suivante

Freiheit statt Frontex
Keine Demokratie ohne globale Bewegungsfreiheit
Die Dynamik des arabischen Frühlings strahlt aus in die ganze Welt. Die Aufstandsbewegungen im Maghreb machen Mut und Hoffnung, nicht nur weil despotische Regime verjagt werden, die vor kurzem noch unüberwindbar erschienen. So offen die weiteren Entwicklungen bleiben, im Dominoeffekt der tunesischen Jasminrevolution meldet sich in atemberaubender Schnelligkeit die alte Erkenntnis zurück, dass Geschichte von unten gemacht wird. Die Kämpfe richten sich gegen die tägliche Armut wie auch gegen die allgemeine Unterdrückung, es geht gleichermaßen um bessere Lebensbedingungen wie um Würde, kurz: um “Brot und Rosen”….
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La liberté à la place de Frontex !
Pas de démocratie possible sans une liberté de circulation universelle
La dynamique du printemps arabe rayonne dans le monde entier. Les soulèvements populaires au Maghreb donnent de l’espoir et du courage, et pas seulement parce que des régimes autoritaires, qui semblaient inébranlables il y a encore peu, sont enfin renversés. Même si les évolutions ultérieures de ces mouvements restent ouvertes, une ancienne vérité refait surface de manière spectaculaire et ce, à la suite d’un effet domino de la révolution de jasmin tunisienne : l’Histoire s’écrit par le bas. Les luttes portent sur la pauvreté au quotidien, mais également sur la répression générale, il est donc autant question de meilleures conditions de vie que de dignité. Bref, de « pain et de roses »…..
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1er ARTICLE SUR QUATRE: Près de 100.000 personnes ont franchi la frontière tuniso-libyenne
RAS JDIR (Tunisie) (AFP) – 04.03.2011 10:46
Près de 100.000 personnes, fuyant le chaos en Libye, ont franchi la frontière tuniso-libyenne depuis le 20 février,, a annoncé vendredi à l’AFP le responsable régional du Croissant-Rouge tunisien.

Des réfugiés en provenance de Libye en quête de nourriture le 3 mars 2011 à Ras Jedir
Foto (c) AFP: Flüchtlinge aus Libyen auf der Suche nach Nahrung 3. März 2011 in Ras Jedir
Des réfugiés en provenance de Libye en quête de nourriture le 3 mars 2011 à Ras Jedir

“Près de 100.000 personnes qui fuient les violences en Libye ont passé la frontière tuniso-libyenne depuis le 20 février”, a déclaré Monji Slim, selon lequel “un total exact de 95.275 migrants sont passés en deux semaines”.
Selon lui, dans ce nombre total “figurent environ 35.000 Egyptiens et plus de 10.000 Bangladeshis”. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a pour sa part averti vendredi que la frontière entre la Tunisie et la Libye était contrôlée par des “forces pro-régime lourdement armées”.
Depuis Genève, le HCR a également estimé que quelque 12.500 personnes bloquées à la frontière devaient encore être évacuées.
© 2011 AFP

Des réfugiés en provenance de Libye à leur arrivée le 2 mars 2011 à Ras Jedir
Foto (c) AFP: Flüchtlinge aus Libyen auf Ankunft 2. März 2011 in Ras Jedir
Des réfugiés en provenance de Libye à leur arrivée le 2 mars 2011 à Ras Jedir

2. Des Africains pourchassés en Libye comme des mercenaires de Kadhafi
RAS JEDIR (Tunisie) (AFP) – 04.03.2011 09:10
Ils sont terrorisés. Certains se sont barricadés chez eux, d’autres se sont cachés dans le désert. Insultés, menacés, frappés, chassés, volés, les Africains de Libye assimilés aux “mercenaires” de Kadhafi abandonnent tout pour sauver leur peau.
Cissé Ousmane, Ivoirien de 31 ans, regardait la télévision chez lui, à Zouara (ouest de la Libye), quand “les Libyens” sont arrivés. “Ils ont frappé à la porte, boum, boum, plusieurs fois, il était 2H00 du matin. Ils voulaient rentrer de force. Ils disaient +sortez, on va vous tuer, vous êtes des blacks, des étrangers, dégagez+”.
C’est la porte blindée et les barreaux aux fenêtres qui l’ont sauvé, lui et sa famille. Des maisons de Nigériens ont déjà brûlé, dit-il, et ce soir-là il en est persuadé “un black qui sort, il va mourir”.
Deux heures plus tard, ils fuyaient en pleine nuit pour venir s’échouer à Ras Jedir à la frontière entre la Libye et la Tunisie.
Les témoignages des Africains de Libye arrivés à Ras Jedir ces derniers jours se suivent et se ressemblent. Ils viennent du Mali, du Soudan, du Tchad ou du Ghana, étaient venus en Libye pour trouver un emploi bien payé, aider leurs parents restés au pays ou s’installer et fonder une famille.
“Je gagnais environ deux fois plus qu’au Soudan”, explique Moussa, un ouvrier soudanais de 33 ans, qui a fui avec ses quatre enfants. “Invités” à venir en Libye pendant des années par le panafricain Mouammar Kadhafi, ces émigrés étaient régulièrement victimes d’actes de racisme.
Mais leur vie a définitivement basculé avec la révolution libyenne: la répression la plus féroce a été menée par les “mercenaires africains” du leader libyen, selon de nombreux témoins qui ont décrit “des hommes noirs tirant sur les foules sans prévenir”.
Dans les villes “libérées”, la chasse aux Africains a commencé, des insultes aux coups en passant par le racket voire le viol, disent les Africains interrogés.
“Les Libyens nous accusent d’être des miliciens de Kadhafi, des mercenaires africains”, explique Mohamed Ali, ingénieur soudanais de 40 ans, arrivé de Zawiyah. “Nous ne sommes que de simples manoeuvres!”, s’indigne Saïd Moussa, Malien de 42 ans, employé d’une société chinoise à Tiji (ouest). Il raconte que quand les Chinois sont partis, la population du village leur est “tombé dessus”. “Ils nous ont agressés, ils nous ont tout pris”.
A Zouara, “les civils voulaient nous tuer, ils ont battu plusieurs d’entre nous. Pour moi, ce sont des animaux”, lâche Abdel Ahmed, ouvrier ghanéen de 25 ans. “Ils nous ont chassé de chez nous, nous ont tout volé, ont causé des problèmes aux femmes”, dit un autre sous couvert de l’anonymat. Un commerçant soudanais de 20 ans, arrivé de la même ville, explique qu’il a eu tellement peur qu’il est allé se cacher deux jours dans le désert.
Chacun a une histoire à raconter mais ils restent terrorisés. Au poste-frontière, ils ne se mêlent pas aux autres.Et quand on les interroge sur ce qu’ils ont vécu, souvent la conversation est interrompue: “Ne raconte pas ce qu’il se passe là-bas, dis qu’il n’y a pas de problèmes”, leur lancent des compatriotes par crainte de représailles.
L’arrivée à Ras Jedir est rude. Des milliers d’Egyptiens, Bangladeshis ou Africains s’entassent à même le sol, dans des abris de fortune, des tentes ou des hangars dans l’attente d’être rapatriés. L’incertitude du retour dure des jours.
Pour tout refaire après des années en Libye, ils n’ont pratiquement rien. Saïd Moussa montre une petite valise: “C’est tout ce qu’il me reste après deux ans en Libye. Tout ce qu’on demande à Dieu, c’est de rentrer au pays”.
Cissé Ousmane compte s’installer avec sa femme tunisienne à Tunis. Il a réussi à emporter un frigo, une machine à laver “pour les vendre”. Après quatre ans en Libye, “il faut tout recommencer à zéro, on ne sait pas ce qu’il va se passer on n’a pas de maison, rien”.
© 2011 AFP

Une foule se presse à la frontière tunisienne à Ras Jedir, le 2 mars 2011
Foto (c) AFP: Eine Menschenmenge versammelt sich auf der tunesischen Grenze in Ras Jedir, 2. März 2011
La foule des réfugiés en provenance de Libye, massée le 2 mars 2011 à Raj Jedir

3. Un Libyen accueilli en Tunisie sauve en retour deux Tunisiens bloqués à Tripoli
RAS JDIR (AFP) – 06.03.2011 18:34
Témoin d’un massacre, menacé de mort, Mouftah Mouznagui a été accueilli à bras ouverts en Tunisie après avoir fui Tripoli avec sa famille. Il y est quand même retourné sauver quelques affaires et, reconnaissant, il a même ramené deux Tunisiens avec lui.
Venu prêter main-forte aux bénévoles mobilisés au poste-frontière de Ras Jdir, où continuent d’affluer les réfugiés fuyant la Libye, cet ingénieur en informatique raconte dimanche son histoire, des sanglots dans la voix.
“Je vivais à Tripoli. Il y a dix jours, des militaires libyens et des Noirs sont entrés dans la maison de mon voisin et ont ouvert le feu, ils ont tué des gens”, explique l’homme aux traits burinés, encore choqué.
Il décide immédiatement de quitter le pays avec sa femme et ses quatre enfants. En laissant tout derrière lui. “J’avais peur pour ma vie”.
“J’ai conduit longtemps. On est passés par Zawiyah, il y avait des combats”, poursuit-il.
“Quand je suis arrivé en Tunisie, les gens d’ici nous ont offert l’hospitalité. On a été accueillis par une famille tunisienne, qui nous nourrit et nous loge”, dit-il, en levant les mains au ciel pour remercier Dieu de cette rencontre.
Quatre jours plus tard, malgré le danger, Mouftah décide de repartir à Tripoli pour ramener quelques affaires.
“Après Zawiyah, il y avait des check-points de militaires et de policiers tous les 500 mètres”, décrit-il.
En route, il rencontre un Tunisien qui le supplie d’entrer en contact avec son fils, détenu à Tripoli, et de le ramener au pays.
Sans hésiter, le Libyen accepte. Par gratitude envers un peuple qui l’a sauvé.
Non sans peine, il retrouve l’homme et son oncle qui viennent de sortir de prison et les prend sous son aile. Direction la frontière.
Contactée par l’AFP au téléphone, la soeur du jeune Tunisien aidé par Mouftah a confirmé le récit, sous couvert d’anonymat.
Son frère et son oncle, propriétaires d’un restaurant à Tripoli, ont été arrêtés par l’armée libyenne alors qu’ils se dirigeaient vers la frontière tunisienne, avant d’être “envoyés dans une prison de Tripoli avec 78 autres personnes de différentes nationalités, essentiellement des Egyptiens et des Tunisiens”, a-t-elle précisé.
En prison, “on les a forcés à poser pour une photo avec des armes pour dire qu’ils étaient d’Al Qaïda, avant de les libérer en leur disant de quitter le pays”, raconte Mouftah. Un fait confirmé par la soeur du Tunisien.
Sur la route du retour, “aux check-points, les militaires voulaient que les Tunisiens sortent de la voiture, ils voulaient les emmener avec eux”, raconte Mouftah, qui parvient malgré tout à les protéger en parlementant inlassablement avec les forces de l’ordre.
“J’ai dit aux Tunisiens: je donnerai ma vie s’il le faut, mais je vous ramène”, raconte-t-il les larmes aux yeux.
Les trois hommes franchiront la frontière sains et saufs le 28 février.
Sortant de la petite foule attentive qui fait cercle autour de lui, un Tunisien anonyme s’avance, l’embrasse sur la joue, l’étreint pour le remercier et le réconforter.
Aujourd’hui, Mouftah a tiré un trait sur la Libye. Il va demander l’asile politique.
“Ce qui se passe, ça me fait mal pour mon pays. On n’a pas d’armes, on veut seulement qu’il parte”, souffle-t-il. “Il”, c’est le colonel Mouammar Kadhafi.
© 2011 AFP

4. Zawiyah: les insurgés au centre, les forces de Kadhafi autour, “du 50-50”
RAS JDIR (Tunisie) (AFP) – 09.03.2011 17:28
“Les révolutionnaires contrôlent le centre de Zawiyah et les forces de Kadhafi sont autour. C’est du 50-50”. Rachid, un Marocain de 48 ans est arrivé mercredi de la ville libyenne de Zawiyah et vient juste de passer côté tunisien avec sa femme et ses quatre filles.
Zawiyah, à 40 km à l’ouest de Tripoli et 150 de la frontière tunisienne, est le bastion des insurgés le plus proche de la capitale où depuis 19 jours Mouammar Kadhafi résiste à l’insurrection.
Rencontré mercredi après-midi par l’AFP au poste frontalier de Ras Jdir, Rachid ne veut pas dire son nom pour des raisons évidentes. Zawiyah c’est un peu sa ville. Il y habite depuis onze ans où il a un magasin de photos, trois de ses filles y sont nées.
Selon lui, “il n’y a personne dans les rues, la ville est complètement vide, les familles se cachent à la campagne”. “Il n’y a pas de téléphone, pas d’internet.”
“Il y a des snipers sur les toits”, ajoute-t-il, bien qu’il ne puisse dire s’il s’agit de forces pro ou anti Kadhafi.
“Ce matin, vers 10 heures quand nous sommes partis, nous avons entendu quelques coups de feu, loin de chez moi. Mais hier c’était plus intense, il y avait des bombes, des coups de feu, surtout le matin”, raconte-t-il à l’AFP. Sa femme confirme régulièrement son récit en donnant quelques détails.
“Vendredi, samedi et dimanche ont été les pires journées de combat depuis deux semaines”. “Dimanche, un obus a atterri sur ma maison, il a fait un trou d’un mètre de diamètre dans un des murs. Une de mes filles a crié de peur en entendant le bruit”, poursuit Rachid.
“Zawiyah, c’est comme la Somalie, boum, boum, boum”, raconte un autre Marocain derrière lui, qui a également fui la ville ce mercredi.
“Quand le calme reviendra je rentrerai en Libye. Pour l’instant je retourne au Maroc. C’était dur de partir, j’ai vécu 11 ans à Zawiyah”, affirme Rachid.
Pour fuir ce matin, la famille a pris un taxi, pour l’équivalent de 350 euros (700 dinars libyens). Direction la frontière tunisienne.
Ils ont aussi dû payer environ 50 euros (100 dinars) à chacun des 6 check-points de militaires libyens entre Zawiyah et la frontière.
“Je préfère payer 350 euros que de vivre entouré de bombes”, dit-il.
Pour ne pas se faire voler son argent et son portable en route, il les a cachés sur sa femme et ses enfants.
Rachid dit également avoir menti aux militaires fidèles au régime en leur disant qu’il venait de Tripoli, pour éviter trop de fouilles: “les contrôles sont plus importants quand on vient de Zawiyah”.
Au début de son voyage, son taxi s’est aussi fait arrêter plusieurs fois par des insurgés qui demandaient un mot de passe donné au chauffeur à un check point à la sortie de Zawiyah. “C’est une façon pour les insurgés de vérifier d’où on vient”, a expliqué Rachid.
Deux Tunisiens, qui ont fui Tripoli en taxi mercredi matin avec deux Egyptiens, ont regagné leur pays par le même poste-frontière de Ras Jdir, en disant être passés tout près de Zawiyah.
“Le chauffeur de taxi venait de Zawiyah. Quand on s’est approché de la ville, vers 10 heures du matin, il nous a dit qu’il fallait la contourner, qu’on ne pouvait pas la traverser, que c’était trop dangereux. A la sortie de la ville on a vu un commissariat de police complètement détruit. On entendait des coups de feu au loin”, raconte Tahar Souifi, un ouvrier en bâtiment âgé de 31 ans.
“Si on avait traversé la ville on serait morts.”
“Il y avait des check-points quasiment tous les kilomètres entre Tripoli et Zawiyah”, raconte son compagnon de fuite, Mohammed Saidi.
“Aux abords de Zawiyah, un colonel de l’armée libyenne nous a arrêtés. Il nous a demandé de sortir de la voiture pour dégager une poubelle en feu de la route. Quand on a refusé, il nous a menacé avec une kalachnikov. C’était du plastique qui brûlait, on s’est tous brûlé les mains”, affirme-t-il, en montrant ses mains noircies et légèrement brûlées.
“Le colonel a demandé à un des Egyptiens de lui donner sa couverture. Il lui a dit: si tu me la donnes pas je tire dans la voiture, en pointant son arme sur lui”
“Notre chauffeur libyen a caché notre argent et nous a accompagné jusqu’à la frontière. Sans lui on ne serait pas là”
© 2011 AFP

Liebe Leserinnen und Leser,
das Tempo der Infos aus Libyen ist zu hoch für ein kleines Ein-Mann-Blog wie dieses, und Kriegsberichterstattung pur ist nicht mein Thema. Ich melde mich zwischendurch immer wieder mit den bis dahin => wichtigsten Informationen und kleineren, vergessenen Stories.
=> Hier ist eine sehr schnelle und gute Info-Site aus der Schweiz, Dossier Arabische Welt

Chers lecteurs,
un petit blog-d’un-mec-tout-seul comme celui-ci ne peut pas suivre les actus libyennes au rhytme ou elles se produisent – et des reportages de guerre pure et dures, je n’en fais pas. Je reviendrai de temps en temps avec => les articles le plus importants et des petites histoires oubliees.
En attendant voici
=> un bon site (suisse) d’actu rapide, dossier monde arabe

=> Libye : les reportages de TV5MONDE, en SMS et VIDEOS
Après avoir passé la frontière égyptienne, nos envoyés spéciaux sont en Libye depuis le 26 février. Suivez leur périple et leurs reportages.

Des Somaliens ayant fui la Libye réclament de l'aide au poste-frontière de Ras Jdir, en Tunisie, le
Foto (c) AFP: Somalis flohen Libyen und bitten um Hilfe beim Grenzübergang Ras Jdir, Tunesien, 12. März 2011
Des Somaliens ayant fui la Libye réclament de l’aide au poste-frontière de Ras Jdir, en Tunisie, le 12 mars 2011

1. Rund 100.000 Menschen haben die tunesisch-libysche Grenze überschritten
RAS Jdir (Tunesien) (AFP) – 2011.03.04 10.46
Fast 100.000 Menschen flohen aus dem Chaos in Libyen und überquerten die tunesisch-libysche Grenze seit dem 20. Februar, sagte Freitag gegenüber AFP der tunesische Rote Halbmond.
“Fast 100.000 Menschen, geflohen vor Gewalt in Libyen, haben die tunesisch-libyschen Grenze seit dem 20. Februar überschritten”, sagte Slim Monji, dass “eine genaue Zahl von insgesamt 95.275 Migranten sich in zwei Wochen verschoben haben.”
Er sagte, dass in diesem Total “sind rund 35.000 Ägypter und über 10.000 Bangladescher”. Der UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR) seinerseits warnte am Freitag, dass die Grenze zwischen Tunesien und Libyen kontrolliert werde durch “schwer bewaffnete pro-Regime Kräfte.”
Von Genf, UNHCR schätzt, dass etwa 12.500 Menschen an der Grenze gestrandet noch evakuiert werden müssen.
© 2011 AFP

2. Afrikaner in Libyen werden gejagt als Söldner für Gaddafi
RAS Jedir (Tunesien) (AFP) – 2011.04.03 09.10
Sie sind entsetzt. Einige verbarrikadierten sich in ihren Häusern, während andere sich in der Wüste versteckten. Beleidigt, bedroht, geschlagen, vertrieben, ausgeraubt: Afrikaner in Libyen, die als “Söldner” von Gaddafi angesehen werden, geben alles auf, um ihre Haut zu retten. Ousmane Cisse, Elfenbeinküste, 31, war vor dem Fernseher in seinem Haus in Zouara (westlichen Libyen), als “die Libyer” angekommen sind. “Sie an der Tür, boom, boom, viele Male klopfte es 2:00 Uhr am Morgen. Sie mit Gewalt zurückkehren wollten. Sie sagten, raus, wir werden dich töten, du bist Schwarzer, Ausländer, zieh ab!”.
Es war die gepanzerte Tür und Gitter vor den Fenstern, die ihn und seine Familie gerettet hatten. Häuser von Nigerianern waren bereits verbrannt, sagte er, und in dieser Nacht, er sei zuversichtlich, “dass ein Black, der rausgeht, er wird sterben.”
Zwei Stunden später flohen sie in die Nacht, um in Ras Jedir an der Grenze zwischen Libyen und Tunesien zu stranden.
Die Zeugnisse der von Libyen in Ras Jedir in diesen Tagen eingetroffenen Afrikaner sind gleich. Sie kommen aus Mali, Sudan, Tschad und Ghana, waren nach Libyen gekommen, um einen gut bezahlten Job zu finden, zu helfen ihren Verwandten zu Hause oder sich niederzulassen und eine Familie zu gründen.
“Ich habe etwa doppelt so verdient wie im Sudan”, sagte Moussa, ein sudanesischer Arbeiter 33, der mit seinen vier Kindern geflohen ist. Vom Panafrikaner Muammar Gaddafi jahrelang “eingeladen” zu kommen, wurden diese Auswanderer regelmäßig Opfer von Rassismus.
Aber das Leben hat sich definitiv in der libyschen Revolution verschoben: die wildesten Repressionen wurden von den “African Söldner” des libyschen Staatschefs durchgeführt, nach zahlreichen Zeugen, die beschriebenen “schwarze Männer, die in die Massen schiessen ohne Vorwarnung.”
In den “befreiten” Städten begann die Jagd auf Afrikaner, von Beleidigungen über Handgreiflichkeiten bis Erpressung oder Vergewaltigung, sagen die befragten Afrikaner.
“Die Libyer beschuldigen uns als Milizionäre Gaddafis, afrikanische Söldner zu sein”, sagt Mohamed Ali, ein sudanesischer Ingenieur, 40 Jahre, aus Zawiyah angekommen. “Wir sind nur einfache Arbeiter!” empört sich Said Musa, Malier, 42-jähriger Angestellter eines chinesischen Unternehmens in Tiji (Westen). Er sagte, als die Chinesen flohen, die Dorfbevölkerung ist “umgefallen”. “Sie haben uns angegriffen, sie nahmen alles von uns.”
In Zouari, “Zivilisten wollten uns umbringen, sie hben viele von uns geschlagen. Für mich sind sie Tiere”, rief Ahmed Abdel, Arbeitnehmer aus Ghana, 25. “Sie haben uns von zu Hause verjagt, haben alles gestohlen, haben Probleme für Frauen gemacht”, sagte ein anderer unter der Bedingung der Anonymität. Ein sudanesischer Händler von 20 Jahren aus der gleichen Stadt sagte, er war so erschrocken, dass er zwei Tage in die Wüste untertauchen ging.
Jeder hat eine Geschichte zu erzählen, aber sie sind erschrocken. Am Checkpoint sie nicht vermischen sich mit den anderen. Und wenn sie über ihre Erfahrungen gefragt werden, oft das Gespräch unterbrochen wird: “Sag nicht, was dort geschieht, sonst kommen Probleme “, werfen ihre Landsleute aus Angst vor Repressalien ein.
Die Ankunft in Ras Jedir ist hart. Tausende Ägypter, Bangladescher und Afrikaner sind gestapelt auf dem Boden, in Hütten, Zelten oder Hallen warten darauf, in ihre Heimatländer zurückgeführt zu werden. Die Unsicherheit der Rückkehr dauert viele Tage.
Um nach Jahren in Libyen daheim neu zu beginnen, haben sie praktisch nichts. Said Musa zeigt einen kleinen Koffer: “Das ist alles, was ich nach zwei Jahren in Libyen habe. Wir bitten Gott nur, nach Hause zurückzukehren.”
Ousmane Cisse will mit seiner tunesischen Frau in Tunis anfangen. Er schaffte es, einen Kühlschrank, eine Waschmaschine “zum verkaufen” mit zu bringen. Nach vier Jahren in Libyen, “wir müssen von Grund auf neu beginnen, wissen wir nicht, was passieren wird, es gibt kein Haus, nichts.”
© 2011 AFP

3. Ein in Tunesien aufgenommener Libyer rettet seinerseits zwei in Tripolis festsitzende Tunesier
RAS Jdir (AFP) – 2011.06.03 18.34
Als Zeuge eines Massakers und nach Todesdrohungen wurde Mouftah Mouznagui mit offenen Armen in Tunesien nach der Flucht aus Tripolis mit seiner Familie begrüßt. Es ging noch einmal zurück, ein paar Habseligkeiten zu retten, und dankbar, er brachte sogar zwei Tunesier mit sich.
Gekommen um mit den mobilisierten Freiwilligen am Grenzübergang Ras Jdir Hand anzulegen, erzählte der Computer-Ingenieur Sonntag seine Geschichte, mit Schluchzen in der Stimme.
“Ich lebte in Tripolis. Vor zehn Tagen traten das libysche Militär und Schwarze in das Haus meines Nachbarn und eröffneten das Feuer, sie haben Menschen getötet”, sagte der Mann mit schroffen Gesichtszügen, noch schockiert.
Er beschloss sofort, das Land mit seiner Frau und vier Kindern zu verlassen. Alles zurücklassen. “Ich hatte Angst für mein Leben.”
“Ich fuhr eine lange Zeit. Wir fuhren durch Zawiyah, dort gab es Kämpfe”, sagt er.
“Als ich in Tunesien angekommen bin, die Leute hier haben uns angeboten Gastfreundschaft. Wir wurden von einer tunesischen Familie begrüßt, die uns nährt und beherbergt”, sagte er und hob die Hände zum Himmel, Gott zu danken für dieses Treffen.
Vier Tage später, trotz der Gefahr, entscheidet Mouftah sich, noch einmal nach Tripolis zu gehen, um noch einige Sachen zu holen.
“Nach Zawiyah gab es militärische Kontrollpunkte und Polizei alle 500 Meter”, beschreibt er.
Unterwegs trifft er auf einen Tunesier, der ihn bittet, in Kontakt mit seinem in Tripolis inhaftierten Sohn zu kommen, und ihn nach Hause zu bringen.
Ohne zu zögern sagt der Libyer ja. In Dankbarkeit für ein Volk, das ihn gerettet hat.
Nicht ohne Schwierigkeiten, fand er den Mann und seinen Onkel, der gerade aus dem Gefängnis entlassen wurde und nimmt ihn unter seine Fittiche. Abfahrt Richtung Grenze.
Von AFP telefonisch kontaktiert, bestätigt die Schester des jungen Tunesiers die Geschichte, unter der Bedingung der Anonymität. Ihr Bruder und Onkel, Restaurantbetreiber in Tripolis, wurden von der libyschen Armee verhaftet, als sie zur tunesischen Grenze zogen, bevor sie wurden “in ein Gefängnis in Tripolis gesteckt mit 78 anderen von verschiedenen Nationalitäten, hauptsächlich Ägypter und Tunesier “, sagte sie.
Im Gefängnis “waren sie gezwungen, für ein Foto mit Waffen zu stellen und zu sagen, sie seien von al-Qaida, bevor man sie laufen liess und ihnen sagte, das Land zu verlassen”, sagte Mouftah. Das bestätigt die Schwester.
Auf dem Weg zurück “, an den Checkpoints, wollten Militärs die Tunesier aus dem Wagen ziehen und sie mitnehmen”, sagt Mouftah, dem es aber immer noch gelingt, sie zu schützen.
“Ich habe den Tunesiern gesagt: Ich gebe mein Leben, wenn es sein muss, aber ich bringe Euch nach Hause”, sagt er mit Tränen in den Augen.
Die drei Männer kamen sicher über die Grenze am 28. Februar.
Hervorgegangen aus der kleinen Menge im aufmerksamen Kreis um ihn, ein Tunesier gibt ihm Küsse auf die Wange und umarmt ihn und dankt ihm.
Heute Mouftah zog einen Schlussstrich unter Libyen. Er wird politisches Asyl beantragen.
“Was passiert, schmerzt es mich, für mein Land. Wir haben keine Waffen, wir wollen nur, dass er geht”, flüsterte er. “Er” ist Oberst Muammar Gaddafi.
© 2011 AFP

4. Zawiyah: Aufständische in der Mitte, die Kräfte von al-Gaddafi rundum, “50-50”
RAS Jdir (Tunesien) (AFP) – 2011.09.03 17.28
“Die Revolutionäre kontrollieren das Zentrum von Zawiyah, Gaddafi-Kräfte sind ringsum. Es ist 50-50.” Rashid, ein marokkanischer 48-jähriger kam am Mittwoch aus der libyschen Stadt Zawiyah auf die tunesische Seite mit seiner Frau und vier Töchtern.
Zawiyah, 40 km westlich von Tripolis und 150 von der tunesischen Grenze, ist die Hochburg der Aufständischen in der Nähe der Hauptstadt.
Getroffen am Mittwoch Nachmittag von AFP am Grenzübergang Ras Jdir Rashid will seinen Nachnamen aus verständlichen Gründen nicht sagen. Zawiyah ist seine Stadt. Er lebte dort seit elf Jahren, er hat in einem Fotogeschäft gearbeitet, drei seiner Töchter wurden dort geboren.
Er sagte: “es gibt niemanden auf der Straße, die Stadt ist völlig leer, Familien sind auf dem Land versteckt.” “Es gibt kein Telefon, kein Internet.”
“Es gibt Scharfschützen auf den Dächern”, sagt er, obwohl er nicht sagen kann, ob dies die Pro-oder Anti Gaddafi sind.
“Heute morgen gegen 10 Uhr, als wir von zu Hause weg gingen, hörten wir ein paar Schüsse. Aber gestern war intensiver, gab es Bomben, Schüsse, besonders in den Morgen”, sagt er AFP. Seine Frau bestätigt seine Geschichte regelmäßig und gibt einige Details.
“Freitag, Samstag und Sonntag waren die schlimmsten Tagen des Kampfes der letzten beiden Wochen.” “Am Sonntag, eine Splitter auf mein Haus landete, machte ein Loch von einem Meter Durchmesser aus einer Wand. Eines meiner Mädchen mit Angst schrie auf den Lärm”, sagt Rashid.
“Zawiyah ist wie Somalia, boom, boom, boom,” sagte ein anderer Marokkaner hinter ihm, der auch aus der Stadt geflohen ist am Mittwoch.
“Wenn sich der Staub gelegt hat, werde ich nach Libyen zurückkehren. Für den Moment möchte ich nach Marokko zurückgehen. Es war schwer zu gehen , ich habe 11 Jahre gelebt in Zawiyah”, sagte Rachid.
Auf der Flucht an diesem Morgen fand die Familie ein Taxi für den Gegenwert von 350 Euro (700 libysche Dinar). Bis zur tunesischen Grenze.
Sie mussten auch etwa je 50 Euro (100 Dinar) an sechs militärischen Checkpoints zwischen Zawiyah und der libyschen Grenze zahlen.
“Ich möchte lieber zahlen 350 € als inmitten von Bomben umgeben zu leben”, sagte er.
Um zu vermeiden, dass sein Geld und sein Handy unterwegs ausgeraubt werden, versteckte er sie auf seiner Frau und Kindern.
Zu Beginn seiner Reise wurde sein Taxi auch mehrfach von Aufständischen angehalten, die ihn nach einem an der Ausfahrt Zawiyah gegebenen Passwort fragten. “Es ist ein Weg für die Aufständischen zu prüfen, woher du kommst”, sagte Rachid.
Zwei Tunesier, in einem Taxi geflüchtet aus Tripolis Mittwochmorgen mit zwei Ägyptern, kehrten in ihr Land zurück am gleichen Grenzübergang Ras Jdir und waren vorher auch bei Zawiyah.
“Der Taxifahrer war aus Zawiyah. Als wir die Stadt näherten etwa 10 Uhr morgens, hat er uns gesagt, er habe sie zu umgehen, könnten wir nicht durchfahren, war es zu gefährlich. Beim Verlassen der Stadt sahen wir eine völlig zerstörte Polizeistation. Wir hörten Schüsse in der Ferne “, sagte Tahar Souif, ein Bauarbeiter im Alter von 31.
“Hätten wir durchquert die Stadt würden wir tot sein.”
“Es gab Checkpoints fast jeden Kilometer zwischen Tripolis und Zawiyah”, sagte sein entkommenener Begleiter, Mohammed Saidi.
“In der Nähe von Zawiyah, hielt ein Oberst der libyschen Armee uns auf. Er hat uns gebeten, das Auto zu verlassen, um einen brennden Papierkorb von der Straße zu räumen. Als wir uns weigerten, drohte er uns mit einer Kalaschnikow. Das war brennender Kunststoff, wir haben uns die Hände verbrannt “, sagt er und zeigt seine Hände geschwärzt und versengt.
“Der Oberst hat einen der Ägypter gebeten, ihm seine Decke zu geben. Er sagte, wenn du sie mir nicht gibst, schiesse ich in den Wagen , zeigt seine Waffe auf ihn”
“Unser libyscher Taxifahrer hatte unser Geld versteckt und wir waren an der Grenze eskortiert. Ohne ihn wären wir nicht da.”
© 2011 AFP

0 thoughts on “LIBYEN: Flüchtlingsdramen und rassistische Jagd auf Schwarzafrikaner – Des Africains pourchassés en Libye comme des mercenaires de Kadhafi”

  1. LIBYEN, BÜRGERKRIEG (Part IV): GADDAFIs RÜCKZUG a la “VERBRANNTE ERDE” – Libye, guerre civile (Part IV): Khadafi – retrait facon terre brûlée

    Foto (c) AFP: Muammar Gaddafi 2. März 2011 in Tripolis
    Mouammar Kadhafi le 2 mars 2011 à Tripoli
    1. Libyen: Gaddafi Gegen-Offensive im Osten, Kriegsschiffe nähern sich
    Ajdabiya (Libyen) (AFP) – 2011.03.02 01.03
    Luft- und libysche Landtruppen loya…

  2. Meine Antwort ( Kopie) auf:
    http://tomgard.blog.de/2011/03/04/google-zensur-10760148/
    und
    http://tomgard.blog.de/2011/03/04/eu-finanziert-befeuert-dauerhaft-schlaecherei-libyen-10756513/

    Vielen Dank für die Empfehlung, die ich allerdings etwas korrigieren möchte: nicht ich berichte über eine rassistische Seite der Ereignisse in Libyen, sondern die frz. Presseagentur AFP, bzw. einer ihrer tunesischen Korrespondenten an der tunesisch-libyschen Grenze. Ich habe die Depesche lediglich (ruck-zuck-)übersetzt und das Original dazukopiert.
    Diese afrikanischen Korrespondenten der AFP (und vermutlich ist es bei anderen Agenturen, die ich als Quelle aber nicht nutze, auch so) berichten aber auch über ganz andere Seiten der libyschen Ereignisse, bzw. der darin verwickelten Menschen.

    Manche Medien wollen ein bestimmtes Afrikabild vorzeigen und ziehen die eine Art von Vor-Ort-Berichten vor, jene, die schön passen. Verschwiegen wird der Rest.
    Andere Leute, dabei oft Medienkritiker, ziehen die andere Art (zum Beispiel der obige) von Reportagen vor, jene, die das Afrikabild, das sie zeigen möchten, untermauern. Verschwiegen wird der Rest.

    So haben Sie beispielsweise unter meinem Artikel “Identität: ‘Araber und stolz drauf!'”, der genau die andere, die positive Seite reportiert, zwar einen Verweis auf Ihren Artikel als Gegenposition geschrieben, erwähnen ihn hier aber nicht – passt nicht.
    Müssen Sie ja auch nicht, ich hoffe aber, Sie führen redlicherweise dann niemals das Wort “Wahrheit” hier ein, denn die dürfte größer und komplexer sein als das Detail, das ja nur ein Steinchen im Mosaik ist.

    Ich habe (und mein oben empfohlenes Afrikablog ist die Reaktion darauf) über lange Zeit feststellen dürfen, dass “mainstream” und “kritische”, dass “oben” und “unten” sich in einem Punkt doch sehr ähnlich sind: was nicht passt, wird passend gemacht. Um das komplette Bild, im konkreten Fall um das Land Libyen und seine Menschen, ganz allgemein um den schwarzen Kontinent und die historisch, politisch und ökonomisch nicht gerade vom Glück gebeutelten Afrikaner geht es den wenigsten. Meistens geht es um Instrumentalisierung für eigene (ideologische oder politische oder sonstwie) Zwecke.
    Eine traurige Erfahrung, insbesondere natürlich weniger für mich, als für die einfachen afrikanischen Menschen, die durchaus, das wurde letzterdings wohl in einigen Ländern deutlich) selber sprechen und sich zeigen können.

    So empfehle ich bei einer Wertung der Rebellionen und ihrer positiven Seiten (wie afrikanisch/arabische Freude über und Stolz auf Rebellion und sich selber) auch mal ein kurzes Innehalten mit der Frage, woher man darauf blickt. Nicht nur wohin, woher. Als Deutscher fällt mir da natürlich sofort das “Hurra, wir sind wieder wer!” bei der Fussball-WM 1954 ein. Vor kurzem noch die schlimmsten Menschen der Welt, jetzt Weltmeister! Diese Freude wurde natürlich auch sofort von der (ich nenne den Komplex mal so:) Adenauer-Ära instrumentalisiert, sie war aber reell, es war ein populärer Ausdruck von Erleichterung, den man humanerweise wohl niemandem übel nehmen würde, egal, was man von der Politik, die er zementierte, halten mag.

    Zurück zu den Revolten und den beiden hier angesprochenen konkreten negativen und positiven Seiten:

    Der berichtete Rassismus: Ganz abgesehen davon, dass es keine Gründe gibt, warum afrikanische Länder die einzigen auf der Welt ohne Rassismus sein sollten, wage ich die Situation mal zu uns zu transportieren: Eine Kleinststadt. Eine chinesische Firma mit chinesischen Chefs, Spezialisten und Kadern, mit einheimischen unausgebildeten Arbeitern und schwarzafrikanischen Gastarbeitern, teilweise Hilfsarbeiter, teiweise Techniker. Mitten in Bayern, Schleswig-Holstein oder Meck-Pomm! Tumult, die Chefs retten sich weg. Was würden die Einheimischen denn hier mit den Schwarzen machen? Keine Bange, ist nicht nur Hypothese: man denke bitte zurück an Ostdeutschland nach 1989, die arbeitslosen Einheimischenn und die Ausländer. Und diese Einheimischen fielen nicht in einen Bürgerkrieg, sondern nur in die westlichen Sozialsysteme.

    Der Stolz: Ich kann, wie gesagt, diesen arabischen Stolz nachvollziehen wie den deutschen 1954 – nachvollziehen hat mit tolerieren zu tun, nicht unbedingt mit teilen oder davon begeistert sein. Sie waren halt Underdogs im Auge der Welt, alle dachten wer weiss was über sie, sie waren in einer Image-Sippenhaft, und nun haben sie sich anders gezeigt, vor allem wohl sich selber gegenüber. Betrachten wir nun aber mal einen kleinen Unterschied: Ganz abgesehen davon, dass diese arabischen Menschen und ihre Eliten und deren kleptomonarchischen Systeme wohl etwas weniger auf dem Kerbholz gehabt haben als weiland die Deutschen, sollte man doch auch bemerken können, dass sie als Auslöser für ihren Stolz und ihre Freude und ihr Einheitsgefühl doch etwas ganz anderes zustande gebracht haben als den Gewinn einer Fussball-WM, oder aktueller, als profitiert zu haben (als letztes Glied) von einer Reihe von System-Implosionen in Osteuropa.

    So sieht das aus, wenn man nicht nur selektiv irgendwo hin blickt, sondern distant auch mal darauf, woher man blickt. Seien wir also etwas weniger sicher in unseren Wertungen.

  3. Hallo Andreas,
    danke für die Antwort auf den mir erst unverständlichen Kommentar von T.G.
    Ich finde, da wird nochmal ganz deutlich die Notwendigkeit einer anderen Berichterstattung über Afrika erläutert.
    (Ist Dir dabei vielleicht zufällig ein smiley untergekommen, wo Du nur eine Klammer setzten wolltest?)

    Bon courage.

  4. TomGard ist ein Blogger mit antismeitischem Einschlag – er treibt vor allem auf der Community vom “Freitag” sein Spiel.

    Ganz herzlichen Dank wie immer an all die fundierten Infos von Dir.

    Beste Grüße
    Hermann

  5. Aha, dachte ich mir.
    In jeder Rebellion rebellieren vom Alten geprägte Menschen, und auch zunächst mal innerhalb alteingesessener oder aufgepropfter Strukturen. Ich denke mal, dass solche Rebellionen, spätestens wenn sie mal über die Defensive (Iran, Palästina) hinauswachsen, selten so sympatisch aussehen können wie die tunesische. Schon in der ägyptischen gibt es beispielsweise Beiklänge interreligiöser Konflikte, die man jetzt, etwas später, hört. Besonders in Libyen sieht man auch die unangenehm anmutenden Seiten – mir selber gefielen die Bilder von den Demonstrationen in Tunis und Kairo auch besser als jetzt die von Kalaschnikow schwenkenden Wüstensöhnen im Sand Libyens.

    Für den wohlwollenden, an den unterdrückten und rebellierenden Menschen interessierten Betrachter sollten dennoch in erster Linie Diktaturen Diktaturen und Aufstände Aufstände dagegen sein.

    Dass es solche Spezialisten wie Herrn Gard gibt, war mir schon 2009 aufgefallen bei der Protestbewegung im Iran: Da wurde von Leuten – die so lange als “links” zu gelten haben, wie sich eine internationale Linke nicht von ihnen trennt – dann an den Rebellen herumgemäkelt (“Bürgersöhnchen”), weil der Diktator als Feind Israels und der US-Imperialisten (mit den europäischen im Schlepptau) wohl irgendwie ein weniger schlimmer Schlächter zu sein schien als andere Mörder. Dieses Bild bietet Herr Gard heute im Falle Libyens, die libysche Rebellion bezeichnet er nicht als solche, sondern als “Schlächterei” die wir bitte schön nicht unterstützen sollten.

    Ginge es ihm um Freiheit, Demokratie, Diktatur usw., um die beteiligten Menschen, dann hätte er (hat er nicht) sicherlich auch mal etwas zu anderen Rebellionen gesagt als der libyschen. Er selektiert aber und nutzt nur das, was er zur Untermauerung seiner ideologischen Ansätze instrumentalisieren kann.
    Das wollte ich verallgemeinert in meinem obigen Kommentar zu ihm zum Ausdruck bringen.

    Diese “linken” Burschen sind aber berechenbar: wäre die Befreiung per Sezessionsreferendum des schwarzen, christlichen Südsudan vom arabisch-islamistischen al-Baschir- Regime ein öffentlich interessantes Thema (ist es nicht, interessiert niemanden), würde so einer sofort beispielsweise auf archaische Stammeskulturen unter den südlichen Schwarzafrikanern (mit denen er in Libyen leiden kann, weil sie von den bösen Rebellen verjagt werden) verweisen. Weil Baschir eben als Anti-US- und Anti-Israel-Kämpfer ein Völkermörder der besseren Sorte ist und die Rebellen gegen ihn böse Rebellen sind.

    So etwas sollte man sich immer vor Augen halten, wenn man auf “solidarische” Leute trifft, für die Menschenrechte und Rebellionen unterteilbar sind.

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