LIBYEN, ICC-UNTERSUCHUNG KRIEGSVERBRECHEN: FRAUEN BRECHEN DAS TABU VERGEWALTIGUNG – Libye: des femmes brisent le tabou du viol devant des enquêteurs de la CPI

Libyen: Frauen brechen das Tabu der Vergewaltigung vor ICC-Ermittlern
Tripolis (AFP) – 2011.01.12 16.23
Libysche Frauen haben es gewagt, Tabus in einer sehr konservativen Gesellschaft zu brechen, indem sie über sexuelle Übergriffe unter dem Regime von Muammar Gaddafi gegenüber den Ermittlern des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) berichteten, der Donnerstag eine Untersuchung über die sexuellen Verbrechen begann.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTEGOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FOTO

Libye: des femmes brisent le tabou du viol devant des enquêteurs de la CPI
TRIPOLI (AFP) – 01.12.2011 16:23
Des femmes libyennes ont osé briser les tabous dans une société très conservatrice pour raconter les agressions sexuelles subies sous le régime de Mouammar Kadhafi aux enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI), qui commençaient jeudi une enquête sur ces crimes sexuels.
Une équipe de la Cour pénale internationale (CPI) est arrivée mercredi en Libye pour enquêter sur des crimes sexuels qui auraient été commis par des fidèles de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi durant les huit mois de révolte contre son régime.
“Nous sommes ici pour mener une enquête sur des crimes sexuels” commis durant le soulèvement, a déclaré à l’AFP Jane O’toole, qui dirige l’équipe de la CPI, expliquant que l’enquête porterait sur tous les aspects des principaux crimes sexuels commis contre les femmes.
“Nous n’enquêtons pas sur chaque crime mais sur les plus graves et ceux qui constituent des crimes majeurs”, a-t-elle expliqué en marge d’une conférence sur les femmes, ajoutant que l’objet de l’enquête était également de savoir qui avait ordonné ces crimes.
“Nous en sommes encore au stade préliminaire”, a-t-elle précisé.
En juin, le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, avait déclaré que les enquêteurs de la CPI disposaient de preuves que Mouammar Kadhafi avait ordonné des viols en série durant la révolte et fait distribuer pour cela des stimulants sexuels de type Viagra à ses soldats.
L’équipe de Mme O’toole, qui demeurera en Libye jusqu’à vendredi, a pris part mercredi soir à une conférence au cours de laquelle des Libyennes ont raconté les atrocités qu’elles disent avoir subies aux mains de responsables du régime de Kadhafi avant et durant la révolte.
Latifa Mesbah Humayar a raconté avoir été violée par des fonctionnaires de Kadhafi en 1999 à l’orphelinat de Tripoli où elle a grandi et a passé une grande partie de sa vie adulte.
“Je suis restée dans cette institution durant 38 ans et c’est là où j’ai souffert le plus”, dit-elle.
“J’ai été violée à l’orphelinat par des fonctionnaires du ministère de la Santé parce que j’ai parlé ouvertement contre Kadhafi. C’était choquant. Des gens qui étaient censés prendre soin des orphelins comme moi, se sont transformés en ennemis”.
“Il y avait des agressions sexuelles régulières. J’ai souffert de séquelles physiques et sexuelles. Tout cela a été commis par l’ancien régime”, a-t-elle dit, accusant les haut responsables du régime d’être au courant de ces agissements.
Elle a appelé la CPI à “enquêter et à traduire les criminels devant la justice”.
Militante féministe et blogueuse, Ghaida Touati, a évoqué sa détention durant trois mois dans la tristement célèbre prison d’Abou Slim à Tripoli.
Elle a été emprisonnée durant l’insurrection contre le régime de Kadhafi, seulement quatre jours après sa rencontre avec l’ancien “Guide” dans sa résidence de Bab al-Aziziya.
“Je l’ai rencontré pour lui parler des violences contre les femmes en Libye et il a dit: +vous êtes une brave fille, et nous avons besoin de nombreuses filles comme vous en Libye+. Quatre jours plus tard, j’ai été arrêtée”, a-t-elle dit.
Elle a précisé avoir été détenue du 16 février au 15 mai, la plupart du temps à l’isolement.
bannerwomen“J’ai été menacée, agressée et insultée. Tout cela pour avoir écrit sur les violences contre les femmes. Il est de notre devoir de traduire ces criminels de Kadhafi devant la justice… des criminels qui ont violé nos vies privées juste parce que nous avons réclamé la liberté”.
“J’espère que la communauté internationale nous aidera en portant nos cas devant la Cour (pénale) internationale”, a-t-elle déclaré.
© 2011 AFP

Une Libyenne marche devant des graffiti dans une rue de Tripoli, le 24 octobre 2011

Une Libyenne marche devant des graffiti dans une rue de Tripoli, le 24 octobre 2011Foto (c) AFP: Libyerinnen vor Graffiti auf einer Straße in Tripoli, 24. Oktober 2011

Libyen: Frauen brechen das Tabu der Vergewaltigung vor ICC-Ermittlern
Tripolis (AFP) – 2011.01.12 16.23
Libysche Frauen haben es gewagt, Tabus in einer sehr konservativen Gesellschaft zu brechen, indem sie über sexuelle Übergriffe unter dem Regime von Muammar Gaddafi gegenüber den Ermittlern des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) berichteten, der Donnerstag eine Untersuchung über die sexuellen Verbrechen begann.
Ein Team des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) kam Mittwoch in Libyen an, um Sexualverbrechen zu untersuchen, die angeblich von Anhängern des ehemaligen Staatschefs Muammar Gaddafi in den acht Monaten der Revolte gegen sein Regime begangen wurden.
“Wir sind hier, um Sexualverbrechen zu untersuchen”, während des Aufstands begangen, sagte der Nachrichtenagentur AFP Jane O’Toole, die das Team des ICC leitet: die Ermittlungen würden alle Aspekte der schlimmeren Sexualverbrechen gegen Frauen abdecken.
“Wir wollen nicht untersuchen jedes Verbrechen, sondern die schwersten und diejenigen, die schwere Verbrechen darstellen”, sagte sie am Rande einer Konferenz über Frauen und fügte hinzu, dass der Gegenstand der Untersuchung sei auch, zu wissen, wer hat das Verbrechen begangen.
“Wir sind noch in der Vorstufe”, sagte sie.
Im Juni sagte der Ankläger des Internationalen Strafgerichtshofs, Luis Moreno-Ocampo, dass die ICC-Ermittler Beweise hätten, dass Gaddafi hatte Massenvergewaltigungen während der Revolte angeordnet und zu diesem Zweck sexuelle Stimulanzien wie Viagra an seine Soldaten verteilen liess.
Das Team von Frau O’Toole, die in Libyen bleiben bis Freitag, beteiligte sich am Mittwoch in einer Konferenz, an dem Libyerinnen von Grausamkeiten erzählten, von denen sie sagen, sie erlitten sie unter den Händen von Beamten des Regimes von Gaddafi, vor und während der Revolte.
Latifa Humayar Mesbah hat beschrieben, wie sie von Beamten Gaddafis im Jahr 1999 in Tripolis im Waisenhaus vergewaltigt wurde, wo sie aufgewachsen war und verbrachte einen Großteil ihres Lebens als Erwachsene.
“Ich blieb in dieser Institution 38 Jahre und dort ist, wo ich am meisten gelitten hatte”, sagte sie.
“Ich war im Waisenhaus von Beamten des Ministeriums für Gesundheit vergewaltigt worden, weil ich sprach gegen Gaddafi. Es war schockierend. Menschen, die sich eigentlich um Waisenkinder wie mich kümmern sollten, haben sich in Feinde verwandelt “.
“Es gab regelmäßige sexuelle Übergriffe. Ich litt unter schwerem körperlichen und sexuellen Missbrauch. All das wurde von dem früheren Regime begangen”, sagte sie und warf Spitzenfunktionären des Regimes vor, sich bewusst gewesen zu sein dieser Maßnahmen .
Sie drängte den IStGH, zu “untersuchen und die Täter vor Gericht zu stellen.”
Die feministische Aktivistin und Bloggerin Ghaida Touati sprach von der Haft für drei Monate im berüchtigten Abu Slim-Gefängnis in Tripolis.
Sie wurde während des Aufstands gegen das Gaddafi-Regime inhaftiert, nur vier Tage nach ihrem Treffen mit dem ehemaligen “Führer” in seiner Residenz in Bab al-Aziziyah.
“Ich traf ihn, um über Gewalt gegen Frauen in Libyen zu sprechen, da sagte er, ‘du bist ein gutes Mädchen, und wir brauchen viele Mädchen wie dich in Libyen’. Vier Tage später wurde ich verhaftet “, sagte sie.
Sie sagte, von 16. Februar – 15 Mai gehalten worden zu sein, meist in Einzelhaft.
“Ich wurde bedroht, angegriffen und beleidigt. All dies für das Schreiben über Gewalt gegen Frauen. Es ist unsere Verantwortung, diese Verbrecher vor Gericht zu bringen … Gaddafi’s Kriminelle, die unser Privatleben verletzt haben, nur weil wir Freiheit wollten. ”
“Ich hoffe, dass die internationale Gemeinschaft uns helfen wird, mit unseren Fällen vor dem ICC”, sagte sie.
© 2011 AFP

Leave a Reply