LIBYEN (II) Aufstand, Chaos, Blutige Repression – GADDAFI PORTRAIT Khadafi – INTERVIEW OPPOSITION – Libye (II): rebellion et repression sanglante

1. Libyen: Gaddafi’s Gelübde zur Wiederherstellung der Ordnung, Gefahr einer blutigen Niederschlagung
Tripolis (AFP) – 2011.02.22 11.46
Carte de la situation en LibyeLibyens Staatschef Muammar Gaddafi steht vor einem beispiellosen Volksaufstand letzte Woche und schwor am Dienstag in einer Fernsehansprache, zur Wiederherstellung der Ordnung die “zerstörerische Bedrohung” durch blutige Repression zu unterdrücken.
2. Die UNO erhob die Möglichkeit der “Verbrechen gegen die Menschlichkeit” in Libyen
GENF (AFP) – 2011.02.22 11.43
Die UN-Hochkommissarin für Menschenrechte, Navi Pillay, verlangte am Dienstag die Öffnung einer “unabhängige internationale Untersuchung der Gewalt in Libyen und forderte die” sofortige Einstellung schwerer Verletzungen der Menschenrechte, begangen von den libyschen Autoritäten “.
3. Libysche Ölförderung beginnt mit dem Aufstand zu leiden
PARIS (AFP) – 2011.02.22 20.50
Die libysche Ölförderung begann zu verlangsamen Dienstag, da der Aufstand droht weiter zu destabilisieren den bereits fieberhaften Ölmarkt, trotz der Zusagen aus Saudi-Arabien, das sicherstellt, dass es wird kein Mangel sein.
Carte des exportations du pétrole libyen4. Libyen: das Regime verliert die Kontrolle über den Osten, ist nach wie vor entschlossen, die Revolte niederzuschlagen
Tobruk (AFP) – 2011.02.23 05.52
Der Staatschef Muammar Gaddafi Mittwoch schien die Kontrolle über große Teile des östlichen Libyen verloren zu haben, war aber fest entschlossen, den Aufstand im Blut zu unterdrücken.
5. Die Machtstruktur des Gaddafi kollabiert
KAIRO (AFP) – 23/02/2011 17.21
Seit Jahrzehnten hat sich Muammar Gaddafi auf Stammes- und politische Rivalitäten berufen, um seine Macht zu festigen, aber das System das er schuf bricht zusammen, während die Rebellion ist auf dem Vormarsch, sagen Analysten.

6. PORTRAIT: Muammar Gaddafi – Vom Revolutionär zum Despoten
7. INTERVIEW: Ausschreitungen in Libyen – was die Oppositionellen wollen
8. INTERVIEW 2: “Die Menschen brauchen Demokratie. Punkt!”
Florian Flade 24.02.2011, telepolis
Interview mit dem libyschen Ex-Dschihadisten Noman Benotman über die libysche Revolution und die viel beschworene islamistische Gefahr

9. Opposition ruft zum Marsch auf Tripolis
Libyen | 24.02.2011 | Deutsche Welle World
Libyens Machthaber Gaddafi versucht, die Umklammerung durch die Aufständischen mit militärischer Gewalt zu durchbrechen. Nach Augenzeugen richten seine Gefolgsleute in Städten rund um Tripolis blutige Massaker an.
10. Blutiges Kräftemessen in Libyen
Volksaufstand | 25.02.2011 | Deutsche welle World
Das Morden in Libyen nimmt kein Ende, doch die wachsende Empörung in der Welt lässt Staatschef Gaddafi kalt. Regimegegner planen für diesen Freitag einen Marsch auf die Hauptstadt Tripolis, um Gaddafi zu vertreiben.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO (drei TV-Bilder von Gaddafi)

=> PART I, 15.02. – 22.02.: LIBYEN: LUFTANGRIFFE AUF DEMONSTRATIONEN kontra GADDAFI-REGIME – TÄGLICH 100te TOTE mehr (HRW) – INTERNET ZU — Libye: toujours manifestations anti-régime , chaque jour 100taines de morts (HRW), internet coupé; attaques de l’air

=> PART III, 26.02. – 01.03.: REVOLUTION in LIBYEN (Part III): ISOLIERTER GADDAFI WILL BÜRGERKRIEG – Libye (Part III): Pour Kadhafi “tout est calme”, les insurgés s’organisent

=> Kadhafi va se suicider «comme Hitler»
Le leader libyen Mouammar Kadhafi va se suicider «comme Hitler l’a fait» face à l’insurrection en cours en Libye, déclare l’ex-ministre libyen de la Justice.

1er ARTICLE SUR NEUF: Libye: Kadhafi jure de rétablir l’ordre, menace d’une répression sanglante
TRIPOLI (AFP) – 22.02.2011 23:46
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, confronté à une révolte populaire sans précédent depuis une semaine, a juré mardi dans un discours télévisé de rétablir l’ordre, brandissant la menace d’une répression sanglantealors que les violences ont déjà fait au moins 300 morts. Promettant de se battre “jusqu’à la dernière goutte” de son sang, il a appelé la police et l’armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la “peine de mort”.
“Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries”, a-t-il lancé dans un discours télévisé enflammé de plus d’une heure. Drapé dans une tunique marron, il s’exprimait devant sa maison bombardée en avril 1986 par les Américains et laissée depuis en l’état.
Son ministre de l’Intérieur, Abdel Fatah Younes, a cependant déclaré qu’il se ralliait à la “révolution”, selon des images diffusées mardi soir par Al-Jazira.
“J’appelle toutes les forces armées à répondre aussi aux demandes du peuple en solidarité avec la révolution”, a ajouté le ministre vêtu d’un uniforme militaire sur des images diffusées par la chaîne. De hauts responsables libyens, ministres, diplomates ou militaires ont déjà fait défection pour marquer leur opposition à la répression.
“Nous n’avons pas encore fait usage de la force, mais si la situation requiert le recours à la force, nous y recourrons”, a pourtant assuré Mouammar Kadhafi dans son discours.
“Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution: ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports”, a-t-il dit, en appelant ses partisans à manifester à partir de mercredi.
“Aucun fou ne pourra couper notre pays en morceaux”, a ajouté le colonel, au pouvoir depuis plus de 40 ans, menaçant de “purger (le pays) maison par maison”.
Les violences meurtrières, d’abord concentrées à l’Est, ont touché la capitale dimanche soir, alors que le calme était revenu à Benghazi lundi soir, selon des témoins. D’après l’organisation Human Rights Watch (HRW), la répression a déjà fait “au moins 62” morts à Tripoli depuis dimanche.
“Les milices, les forces de sécurité fidèles à Kadhafi sévissent de façon terrible, cassent les portes, pillent (…). Il est impossible de retirer les corps dans les rues, on se fait tirer dessus”, a expliqué à l’AFP la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’Homme (FIDH), Souhayr Belhassen.
Des Tunisiens ayant fui le pays ont raconté à l’AFP des nuits de terreur à Tripoli, les hommes de Kadhafi et des mercenaires tirant dans tous les sens, arrêtant, braquant, violant.
Dans la capitale, beaucoup d’étrangers restaient confinés chez eux. L’aéroport était bondé, et de nombreux pays ont annoncé mardi l’envoi d’avions ou de navires pour évacuer des ressortissants.
Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé “la fin immédiate” des violences en Libye et condamné la répression des manifestants engagée par le régime du colonel Mouammar Kadhafi.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a parlé d’un “bain de sang totalement inacceptable” et plusieurs élus du Congrès des Etats-Unis ont demandé des sanctions contre le régime libyen.
La Ligue arabe a annoncé que la participation de la Libye à ses réunions était suspendue “jusqu’à ce que les autorités libyennes acceptent les revendications” du peuple libyen “et assurent sa sécurité”.
Les Européens étaient divisés sur d’éventuelles sanctions, certains pays redoutant un retour de bâton contre leurs ressortissants sur place ou une ouverture des vannes de l’immigration. Rome craint ainsi de voir affluer entre 200 à 300.000 migrants si la Libye cesse de bloquer les départs.
En Amérique latine, le Pérou est devenu le premier pays à rompre ses relations diplomatiques avec la Libye pour protester contre la répression, tandis que le Nicaragua et Cuba prenaient leurs distances avec cette vague de condamnations internationale.
La haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay a exigé l’ouverture d’une “enquête internationale indépendante” sur les violences, évoquant la possibilité de “crimes contre l’humanité”.
Sur le plan économique, l’escalade meurtrière en Libye, important producteur mondial d’or noir, a fait trembler les Bourses mondiales et flamber les cours du pétrole.
L’Opep s’est dit prête à augmenter sa production en cas de besoin, tout en assurant que le marché restait largement approvisionné. En revanche, le seul gazoduc reliant la Libye à l’Italie et à l’Europe a été coupé mardi.
© 2011 AFP

Une manifestation pour le peuple libyen, le 20 février 2011 au Caire en Egypte
Foto (c) AFP: Une manifestation pour le peuple libyen, le 20 février 2011 au Caire en Egypte
Ägyptische und libysche Demonstranten skandierten Parolen gegen Gaddafi in Kairo, Ägypten, 20. Februar 2011

2. L’ONU évoque la possibilité de “crimes contre l’humanité” en Libye
GENEVE (AFP) – 22.02.2011 11:43
La haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay a exigé mardi l’ouverture d’une “enquête internationale indépendante” sur les violences en Libye et demandé l'”arrêt immédiat des graves violations des droits de l’Homme hommises par les autorités libyennes”.
“Les attaques systématiques et généralisées contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l’humanité”, a déclaré Mme Pillay dans un communiqué.
“Les autorités doivent cesser immédiatement de tels actes illégaux de violence contre les manifestants” a-t-elle ajouté, évoquant l’usage qui aurait été fait de mitrailleuses, tireurs embusqués et avions militaires.
Un de ses représentants, Frej Fenniche, a précisé lors d’un point de presse qu'”il est maintenant confirmé par les médias et différentes sources, y compris le départ de deux pilotes avec leur appareil jusqu’à Malte, qu’il y a eu des bombardements, des utilisations d’avions pour tirer sur les foules”.
“La haut commissaire considère que ce genre d’attaques systématiques contre des populations civiles peut être considéré comme crimes contre l’humanité”, a-t-il indiqué.
Mais “il ne revient pas à la commissaire de dire si ce sont des crimes contre l’humanité. Il revient à des tribunaux nationaux, régionaux ou internationaux de définir cela et d’appliquer les lois qui conviennent”, a spécifié son représentant.
Ainsi, Mme Pillay a exigé l’ouverture d’une “enquête internationale indépendante” sur les violences en Libye, demandant l'”arrêt immédiat des graves violations des droits de l’Homme commises par les autorités libyennes”. “La brutalité avec laquelle les autorités libyennes (…) tireraient à balles réelles sur des manifestants pacifiques est inadmissible”, a-t-elle poursuivi. Elle s’est dit “extrêmement inquiète que des vies soient perdues en ce moment même”.
Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir à New York une session spéciale sur la Libye, Mme Pillay indique que “la communauté internationale doit être unie dans la condamnation de tels actes et doit prendre des engagements sans équivoque pour s’assurer que justice sera faite pour les milliers de victimes de cette répression”.
“L’Etat a l’obligation de protéger les droits à la vie, la liberté et la sécurité” a-t-elle ajouté.
Selon le Haut commissariat, les violences en Libye ont fait 250 morts et des centaines de blessés depuis le 14 février. Mais ce chiffre est sûrement supérieur, a averti M. Fenniche.
Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité libyennes aurait fait entre 300 et 400 morts et des milliers de blessés depuis le 15 février.
“Nous sommes au courant qu’un nombre de défenseurs des droits de l’homme et des journalistes ont été arrêtés. Personne ne sait où ils sont, nous ne savons pas s’ils sont en vie ou pas”, a déploré M. Fenniche.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se réunit dès lundi pour sa session annuelle à Genève avait prévu — avant les récents évènements — d’étudier la situation des droits de l’homme en Libye. Alors que de nombreuses ONG ont demandé la tenue d’un session spéciale sur la Libye, le représentant de Mme Pillay a expliqué qu’il revenait aux Etats membres de la demander.
D’autres ONG ont également appelé à l’exclusion de la Libye du Conseil. “Il est clair que l’Assemblée générale (à New York, ndlr) peut envisager de suspendre un membre du Conseil”, a expliqué M. Fenniche.
“Il revient à tous ces Etats d’agir et d’agir vite”, a-t-il conclu.
© 2011 AFP

3. La production libyenne d’hydrocarbures commence à pâtir de la révolte
PARIS (AFP) – 22.02.2011 20:50
La production d’hydrocarbures libyens a commencé à ralentir mardi à cause de l’insurrection qui frappe le pays, risquant de déstabiliser encore plus un marché du pétrole déjà fébrile malgré les promesses de l’Arabie saoudite, qui assure qu’il n’y aura pas de pénurie.
Les cours du brut pointent à des niveaux records depuis près de deux ans et demi.
Vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s’échangeait à 106,39 dollars sur l’InterContinental Exchange de Londres, en hausse de 65 cents par rapport à la clôture de lundi, après avoir atteint 108,57 dollars, un sommet depuis le 4 septembre 2008.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en mars, s’échangeait à 91,46 dollars, 5,26 dollars au-dessus de la dernière clôture vendredi, après être monté jusqu’à 94,49 dollars, son niveau le plus élevé depuis l’automne 2008.
“Les troubles en Libye poussent les cours du pétrole à de nouveaux sommets”, observaient les analystes de Commerzbank.
“Le marché est inquiet face à la menace d’une guerre civile”, a commenté Phil Flynn, de PFG Best.
Le groupe espagnol Repsol a annoncé mardi qu’il suspendait sa production de pétrole en Libye. Une décision qui pourrait affecter environ 20% de la production quotidienne libyenne, selon une estimation.
Le groupe italien ENI, premier producteur étranger d’hydrocarbures dans le pays, a également annoncé la suspension temporaire de “certaines” de ses activités et l’interruption des livraisons de gaz à travers le seul gazoduc vers l’Europe, qui relie la Libye à l’Italie.
La Libye était en proie mardi au chaos en raison de l’insurrection contre le dirigeant Mouammar Kadhafi.
Les promesses rassurantes du premier producteur de pétrole de l’Opep, l’Arabie saoudite, ne semblent pas réellement avoir apaisé les marchés.
Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaimi, a déclaré qu’il “n’y a pas de pénurie en ce moment sur le marché, mais s’il y avait une diminution de l’offre, en raison de perturbations dans des pays producteurs, les pays de l’Opep, comme l’Arabie saoudite, accroîtront leur production”.
Les Etats-Unis ont appelé l’ensemble des pays producteurs de pétrole dont ceux de l’Opep, à extraire plus de barils.
Sur le terrain, la production a commencé à pâtir de la situation.
Repsol a annoncé qu’il suspendait son activité. “Nous avons suspendu aujourd’hui (mardi) nos opérations en Libye”, a déclaré un porte-parole.
En 2009, la production nette du groupe était de 34.777 barils de pétrole par jour en Libye. Repsol ne disposait que de chiffres de productions nets, correspondant à la part qu’il perçoit sur l’exploitation de ses puits, sans compter toute la production perçue par la Libye au titre d’impôts, versés par Repsol, opérateur du champ d’El-Sharara.
Selon une source industrielle, la décision du groupe espagnol pourrait signifier le blocage de la production d’environ 300.000 barils par jour, soit près de 20% de la production libyenne, évaluée entre 1,5 et 1,8 million de barils par jour.
Le groupe italien ENI a de son côté annoncé que “certaines activités de production de pétrole et de gaz naturel ont été temporairement suspendues à titre de précaution”. De même, la fourniture de gaz par le gazoduc Greenstream (entre le Libye et l’Italie) est interrompue.
ENI, qui n’a pas précisé quels sites étaient concernés, produit environ 244.000 barils par jour (nets en 2009) en Libye. La production totale sur les gisements opérés par le groupe italien avec la compagnie libyenne NOC avoisine 640.000 barils/jour.
La Libye, membre de l’Opep, est l’un des quatre principaux producteurs d’Afrique. Elle compte les plus grosses réserves de pétrole du continent (44 milliards de barils), et est un important fournisseur des pays européens.
© 2011 AFP

Des Tunisiens à la frontière entre la Libye et la Tunisie au poste de Ras Jedir
Foto (c) AFP: Des Tunisiens à la frontière entre la Libye et la Tunisie au poste de Ras Jedir
Flüchtlinge am Grenzübergang Ras Jedir, Tunesien- Libyen, 22.02.2011

4. Libye: le régime perd le contrôle de l’Est, reste décidé à mater la révolte
TOBROUK (AFP) – 23.02.2011 17:52
Le dirigeant Mouammar Kadhafi semblait mercredi avoir perdu le contrôle de vastes régions de l’est de la Libye, mais restait déterminé à réprimer dans le sang l’insurrection.
Les autorités libyennes ont aussi haussé le ton contre les médias étrangers, avertissant que les journalistes entrés “illégalement” en Libye seraient considérés “comme s’ils collaboraient avec Al-Qaïda et comme des hors-la-loi”. “S’ils ne se livrent pas aux autorités, ils seront arrêtés”, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Khaled Kaïm.
“Bain de sang”, “génocide”, “crimes contre l’Humanité”: la communauté internationale, confirmant une situation catastrophique en Libye qui détient les plus importantes réserves de pétrole en Afrique, tentait de trouver un moyen de faire stopper l’homme fort libyen, pour l’instant en vain.
“Capturez les rats!” Dans un discours télévisé enflammé et belliqueux mardi soir, Mouammar Kadhafi, le plus ancien dirigeant du monde arabe, a ainsi appelé la police, l’armée et ses partisans à réprimer les protestataires, avertissant de possibles “boucheries” et menaçant de “purger (le pays) maison par maison”.
Face au chaos, de nombreux pays continuaient d’évacuer, dans des conditions difficiles, les dizaines de milliers de leurs ressortissants par air et par mer.
Depuis le début de la révolte le 15 février, les violences ont fait au moins 300 morts, selon un bilan officiel, la plupart à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l’est de Tripoli et foyer de l’insurrection.
La Fédération internationale des ligues de droits de l’homme a parlé d’au moins 640 morts, dont 275 à Tripoli et 230 à Benghazi. Et un médecin français, Gérard Buffet, tout juste rentré de Benghazi, a évoqué “plus de 2.000 morts” uniquement dans cette ville.
C’est d’ailleurs la région orientale riche en pétrole que les opposants semblaient contrôler, de la frontière égyptienne jusqu’à Ajdabiya plus à l’ouest, en passant par Tobrouk, Derna et Benghazi, selon des journalistes sur place et des habitants.
Une équipe de journalistes a vu des rebelles, en majorité armés, sur la route allant jusqu’à Tobrouk, et des soldats ayant rallié les insurgés.
Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a confirmé que la province de Cyrénaïque (est) n’était “plus sous contrôle du gouvernement libyen”. Mais il a aussi évoqué “la naissance d’un émirat islamique (… et une volonté) d’enlever des Occidentaux”.
M. Kaïm a affirmé qu’Al-Qaïda avait établi à Derna un “émirat islamique” dirigé par un ex-détenu de Guantanamo. Mais des habitants de Derna, tout en reconnaissant une présence islamiste, ont démenti ces allégation, l’un d’eux estimant qu’elles visaient “à faire peur à l’Europe”.
Dans la capitale Tripoli, malgré l’appel de Kadhafi, seules des dizaines de manifestants ont brandi des drapeaux verts et des portraits du leader, sous les yeux de quelques policiers et hommes en civil armés de kalachnikov.
La plupart des commerces sont restés fermés mais de longues files d’attente se sont formées devant les boulangeries et les stations d’essence.
A l’aéroport de Tripoli la situation était “chaotique”, des passagers se battant pour monter dans les avions, selon le commandant d’un avion maltais, Philip Apap Bologna, de retour de la capitale libyenne.
Le Croissant rouge en Tunisie a mis en garde contre un “risque catastrophique” d’exode massif de la Libye voisine, alors que M. Frattini a dit craindre un “exode biblique” de migrants depuis ce pays.
Après des jours d’hésitations, les pays de l’Union européenne se sont dits “prêts” à prendre des sanctions, et ont chargé leurs experts d’examiner des gels d’avoirs, des interdictions de visa et d’éventuelles poursuites contre des dirigeants libyens, selon des diplomates.
“J’ai vu des crimes horribles qui sont inacceptables et ne peuvent rester sans conséquences”, a souligné le président de l’UE, Herman Van Rompuy. M. Kadhafi, longtemps accusé de “terrorisme” avant de se réconcilier en 2003 avec l’Occident, a “perdu toute légitimité”, a insisté la chef de la diplomatie espagnole, Trinidad Jimenez.
Le Pérou a été le premier Etat à rompre ses relations diplomatiques avec la Libye pour protester contre les violences.
Au sein même du régime libyen, les défections ont continué avec la démission du ministre de l’Intérieur, Abdel Fatah Younes, après celle du ministre de la Justice et de nombreux diplomates en poste à l’étranger.
Et comme il y a deux jours, le pilote d’un chasseur a refusé d’obéir à des ordres de bombarder Benghazi, préférant s’éjecter et laisser son appareil s’écraser, selon un journal libyen.
Portés par des inquiétudes croissantes sur l’approvisionnement en pétrole, dont la Libye est un important producteur, les prix poursuivaient leur envolée à New York et Londres, évoluant à des niveaux inédits depuis deux ans et demi.
Ports et terminaux fermés, gazoduc vers l’Italie coupé: toutes les exportations d’hydrocarbures étaient bloquées. Et plusieurs groupes pétroliers ont rapatrié leurs employés, alors que le Français Total a “commencé à suspendre” une partie de sa production, comme l’Italien ENI et l’Espagnol Repsol.
© 2011 AFP

Des manifestants égyptiens et libyens scandent des slogans anti-Kadhafi au Caire en Egypte, le 21 fé
Foto (c) AFP:Une manifestation pour le peuple libyen, le 21 février 2011 au Caire en Egypte
Ägyptische und libysche Demonstranten skandierten Parolen gegen Gaddafi in Kairo, Ägypten, 21. Februar 2011

5. La structure de pouvoir de Kadhafi en train de s’effondrer
LE CAIRE (AFP) – 23.02.2011 17:21
Durant des décennies, Mouammar Kadhafi s’est appuyé sur les rivalités tribales et politiques pour asseoir son pouvoir, mais le système qu’il a mis en place est en train de s’effondrer alors que la rébellion gagne du terrain, estiment les analystes.
En prenant le pouvoir en 1969, il s’est rapidement avéré un personnage imprévisible et belliqueux, s’employant à effacer les structures traditionnelles du pouvoir pour installer un contrôle personnel s’appuyant sur un puissant réseau sécuritaire.
En 1977, il a déclaré la Libye “jamahiriya,” (république populaire), proposant ainsi une alternative au capitalisme et au socialisme qui théoriquement donnait le pouvoir directement au peuple.
Mais en réalité, Mouammar Kadhafi exerçait un contrôle absolu. En l’absence de partis politiques, interdits, et grâce à des groupes sociaux à usage cosmétique, toute dissension était muselée par les puissants comités populaires et surtout par les membres de la tribu des Gadadfa, dont il est issu, originaire du sud du pays.
Les membres des comités révolutionnaires, la structure la plus proche d’un parti politique, étaient soigneusement choisis dans les tribus en fonction de leur allégeance.
Mouammar Kadhafi jouait aussi les tribus les unes contre les autres s’assurant ainsi qu’aucune large coalition ne puisse modifier l’équilibre des forces à son détriment.
Les affiliations tribales ont longtemps joué un rôle important dans ce pays riche en pétrole, fournissant des réseaux sociaux pouvant servir à l’avancement dans les carrières, la mobilité sociale et les mariages. Cependant leur importance politique est moins évidente.
“L’urbanisation et le développement font que les chefs de tribus ont moins d’influence sur leurs membres”, estime Mohammad Fadel, un chercheur libyen indépendant, basé à Londres.
“Les tribus fonctionnent de la même manière qu’une famille, avec des désaccords politiques comme à l’intérieur d’un cercle familial”, explique-t-il.
Lundi, Seif al-Islam, l’influent fils du colonel Kadhafi, a averti que la Libye pourrait tomber dans une guerre civile, une façon de dire que les affrontements qui ont fait des centaines de morts la semaine passée étaient de nature tribaux.
Il apparaît néanmoins que les combats ont eu lieu entre le régime et la population, indépendamment des tribus auxquelles elle appartient.
En atteste le fait que le principal défi auquel le régime fait face émane d’un large mouvement qui réclame des réformes et la liberté, prenant le dessus sur les structures de pouvoir traditionnelles, selon des analystes.
“Kadhafi avait réussi à créer un équilibre entre les tribus et les clans, mais ce système connaissait déjà un effritement. Aujourd’hui cette structure de pouvoir est en train de s’effondrer. Certaines tribus le lâchent”, affirme Delphine Perrin, spécialiste de l’Afrique du nord à l’Institut universitaire européen de Florence (Italie).
Au fil des ans, Mouammar Kadhafi s’est surtout consacré à renforcer sa propre tribu, avec des armes et de l’argent.
“Son point fort est le Sud (Sebha), d’où vient sa tribu et d’où il ramène des mercenaires tchadiens”, selon un spécialiste de la Libye qui veut rester anonyme.
Le chef des renseignements Abdallah Senussi et l’ancien bras droit de Mouammar Kadhafi, le très redouté Abdelsalam Jalloud appartiennent aux deux autres grandes tribus du sud, Mgerha et les Hsaouna.
“Pour faire tomber Kadhafi, il faut commencer par cette région”, souligne cet analyste.
Ces derniers jours, certains chefs de tribus, dont ceux de Werfalla, la plus grande de Libye, ont soutenu l’opposition.
Tenues éloignées du centre du pouvoir, ces tribus peuvent assurer la sécurité des opposants, indique Molly Tarhouni, une chercheuse londonienne, qui souligne leur grande mobilité géographique.
“Leur capacité de mobilisation dans leurs régions est ce qui rend le régime de Kadhafi nerveux. Il va tenter de les isoler géographiquement les uns des autres”, note-t-elle.
© 2011 AFP

Seif al-Islam lors de son intervention télévisée le 20 février 2011
Foto (c) AFP: Seif al-Islam lors de son intervention télévisée le 20 février 2011
Gaddafi-Sohn Seif al-Islam

=> 6. PORTRAIT: Libye : Mouammar Kadhafi, du révolutionnaire au despote
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est en place depuis 42 ans, ce qui en fait le plus ancien des chefs d’Etats arabes. Retour sur le parcours et la personnalité hors normes du Guide de la révolution.
22.02.2011 Par Laure Constantinesco
DU CHE GUEVARA ARABE…
… AU DESPOTE MEGALOMANE

=> 7. INTERVIEW: Émeutes en Libye : ce que veulent les opposants
Ancienne monarchie, passée sous le contrôle italien, la Libye accéda à l’indépendance en 1951. Cet immense pays désertique est peu peuplé (6 millions d’habitants pour une superficie de trois fois la France), principalement de tribus nomades. L’opposition est à l’image de ce morcèlement géographique, éclatée en origines ethniques, et très férocement réprimée par le régime de Kadhafi. Issa Attoubawi vit au Danemark, d’où il co-dirige le Front des Toubous pour le Salut de la Libye (FTSL). Les Toubous vivent à cheval sur la Libye (au Sud), le Niger, le Tchad et l’Égypte. Il nous dit quels sont ses espoirs.
« Ce que je veux c’est une “République libyenne” »
22.02.2011 Interview par Sylvie Braibant, et traduite par Ali Chibani, chercheur, collaborateur au Monde diplomatique

8. AUDIO: Afrique | 24.02.2011 | Deutsche Welle World, red. francophone
Kadhafi en difficulté

Désormais, le guide libyen ne contrôle plus l’est du pays et perd aussi du terrain dans l’ouest.
Après la ville de Tobrouk et certaines localités de l’est du pays, la ville de Zouara, située à 120 km à l’ouest de Tripoli, vient à son tour d’échapper au contrôle du Guide de la révolution. Ecoutez ci-dessous les explications de Kossivi Tiassou.
=> Edition : Ibrahim Tounkara

9. La colère des opposants gronde en Libye
Afrique | 24.02.2011 | Deutsche Welle World, red. francophone
Violences en Libye
Il était très attendu, il a plutôt accouché d’une souris. C’est finalement par téléphone que le Guide libyen, Muammar Kadhafi a préféré s’adresser à son peuple.
=> LIRE ICI

Capture d'écran de Kadhafi apparaissant le 22 février 2011 à la télévision officielle libyenneMouammar Kadhafi lit un passage de son manifeste politique, le Livre vert, lors de son allocution à Le colonel Kadhafi lors de son intervention télévisée le 22 février 2011Une capture d'écran du colonel Kadhafi s'adressant à la télévision libyenne le 22 février 2011
Foto (c) AFP: Une capture d’écran du colonel Kadhafi s’adressant à la télévision libyenne le 22 février 2011
Muammar Gaddafi liest eine Passage aus seinem politischen Manifest, das Grünbuch, in seiner Rede im Fernsehen 22. Februar 2011

1. Libyen: Gaddafi’s Gelübde zur Wiederherstellung der Ordnung, Gefahr einer blutigen Niederschlagung
Tripolis (AFP) – 2011.02.22 11.46
Libyens Staatschef Muammar Gaddafi steht vor einem beispiellosen Volksaufstand letzte Woche und schwor am Dienstag in einer Fernsehansprache, zur Wiederherstellung der Ordnung die “zerstörerische Bedrohung” durch blutige Repression zu unterdrücken.
Vielversprechend zu kämpfen “bis zum letzten Tropfen” von seinem Blut, rief er die Polizei und die Armee die Kontrolle über die Situation wieder zu erorbern und versicherte, dass alle bewaffneten Demonstranten verdienten “Bestrafung”.
“Übergeben Sie sofort ihre Waffen, sonst wird es Metzgerei werden”, sagte er in einer im Fernsehen übertragenen, zündenden Rede von mehr als eine Stunde. Drapiert in ein braunes Gewand, sprach er vor seinem Haus von den Amerikanern im April 1986 bombardiert.
Sein Innenminister Abdel Fatah Yunis, sagte aber, er vereine sich mit der “Revolution”, nach Bildern ausgestrahlt Dienstag von Al-Jazeera.
“Ich appelliere an alle Streitkräfte als Reaktion auf die Forderungen der Menschen in Solidarität mit der Revolution zu agieren”, fügte der Minister hinzu, der trägt eine Uniform auf die Bilder durch den Kanal ausgestrahlt. Hohe libysche Beamte, Minister, Diplomaten und Militärs sind bereits zu den Oppositionellen übergelaufen, um ihren Widerstand gegen Unterdrückung zu markieren.
“Wir haben noch nicht Gebrauch von Gewalt gemacht, aber wenn es die Situation erfordert, tun wir es”, hat Muammar Gaddafi in seiner Rede versichert.
“Alle jungen Menschen müssen morgen Verteidigungs-Ausschüsse der Revolution schaffen: sie schützen Straßen, Brücken, Flughäfen”, sagte er und forderte seine Anhänger auf, ab Mittwoch zu demonstrieren.
“Kein Narr kann unser Land in Stücke schneiden”, fügte der Oberst hinzu, an der Macht seit über 40 Jahren, und droht, “das Land zu reinigen, Haus für Haus”.
Die tödliche Gewalt, die ursprünglich im Osten konzentriert war, traf die Hauptstadt am Sonntag Nacht. Laut Human Rights Watch (HRW) hat die Repression bereits “mindestens 62” Tote in Tripolis seit Sonntag gefordert.
“Die Milizen, Sicherheitskräfte treu zu Gaddafi grassieren so schrecklich, brechen Türen, machen Plünderungen (…). Es ist unmöglich, die Leichen in den Straßen zu entfernen, man bekommt einen Schlag”, sagte der AFP der Präsident der Internationalen Föderation der Menschenrechte (FIDH), Souhayr Belhassen.
Tunesier, die aus dem Land geflohen sind, erzählten AFP Nächte des Terrors in Tripolis: Gaddafi Männer und Söldner feuern in alle Richtungen, verhaften, vergewaltigen.
In der Hauptstadt waren für viele Ausländer die Wege in ihre Heimat beschränkt. Der Flughafen war überfüllt, und viele Länder sagten am Dienstag den Versand von Flugzeugen oder Schiffen zu, um die Staatsangehörigen zu evakuieren.
In einer Notstandssitzung forderte der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen “sofortiges Ende” der Gewalt und verurteilt die Repressalien gegen Demonstranten durch das Regime von Oberst Muammar Gaddafi.
Außenministerin Hillary Clinton, sprach von einem “Blutbad völlig inakzeptabel” und einige Mitglieder des Kongresses der Vereinigten Staaten haben zu Sanktionen gegen das libysche Regime aufgerufen.
Die Arabische Liga kündigte an, dass die Beteiligung von Libyen in seinen Sitzungen ausgesetzt werden “, bis die libyschen Behörden die Forderungen akzeptieren” des libyschen Volkes “und sorgen für seine Sicherheit.”
Die Europäer waren über mögliche Sanktionen uneins, in einigen Ländern herrscht Angst vor einem Gegenschlag gegen ihre Staatsangehörigen vor Ort oder Öffnen der Ventile von Einwanderung. Rom befürchtet zwischen 200 bis 300.000 Migranten.
In Lateinamerika wurde Peru das erste Land, seine diplomatischen Beziehungen zu Libyen zu trennen, um gegen Unterdrückung zu protestieren, während Nicaragua und Kuba nahmen Abstand von dieser Welle der internationalen Verurteilung.
© 2011 AFP

2. Die UNO erhob die Möglichkeit der “Verbrechen gegen die Menschlichkeit” in Libyen
GENF (AFP) – 2011.02.22 11.43
Die UN-Hochkommissarin für Menschenrechte, Navi Pillay, verlangte am Dienstag die Öffnung einer “unabhängige internationale Untersuchung der Gewalt in Libyen und forderte die” sofortige Einstellung schwerer Verletzungen der Menschenrechte, begangen von den libyschen Autoritäten “.
“Die systematische und weit verbreiteten Angriffe gegen die Zivilbevölkerung können Verbrechen gegen die Menschlichkeit darstellen”, sagte Pillay in einer Erklärung.
“Die Behörden sollten sofort aufhören mit solchen illegalen Handlungen der Gewalt gegen Demonstranten”, fügte sie hinzu, bezog sich auf die Nutzung von Maschinengewehren, Scharfschützen und Militärflugzeugen.
Einer ihrer Vertreter, Frej Fenniche, sagte während einer Pressekonferenz, dass “es ist jetzt durch die Medien und andere Quellen bestätigt ist, einschließlich der Flucht von zwei Piloten mit ihren Flugzeugen auf Malta: es gab Bombenangriffe, Flugzeuge schossen auf die Massen. ”
“Der Hohe Kommissar ist der Auffassung, dass diese Art der systematischen Angriffe gegen die Zivilbevölkerung als Verbrechen gegen die Menschlichkeit angesehen werden können”, sagte er. Aber “es ist am Kommissar zu sagen, ob sie Verbrechen gegen die Menschlichkeit sind. Es ist Sache der nationalen Gerichte, regionalen oder internationalen, das zu definieren und entsprechende Gesetze durchzusetzen”.

Während der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen in New York muss eine Sondersitzung zu Libyen halten, sagte Pillay, dass “die internationale Gemeinschaft in der Verurteilung solcher Handlungen müssen vereint sein und müssen eindeutige Zusagen machen, um sicherzustellen, dass Gerechtigkeit für die Tausenden von Opfern der Repression gemacht wird. ”
“Der Staat hat die Pflicht, die Rechte auf Leben, Freiheit und Sicherheit zu schützen”, fügte sie hinzu.
Nach den Hohen Kommissar, führte die Gewalt in Libyen auf 250 Tote und Hunderte Verletzte seit 14. Februar. Aber diese Zahl ist wahrscheinlich höher, warnte Fenniche.
Nach Angaben der Internationalen Föderation für Menschenrechte (FIDH), die Unterdrückung der friedlichen Demonstrationen durch die libysche Sicherheitskräfte würden zwischen 300 und 400 Toten und tausenden Verletzten seit dem 15. Februar gewesen sein.
“Wir wissen, dass eine Reihe von Verteidigern der Menschenrechte und Journalisten verhaftet sind. Niemand weiß, wo sie sind, wir wissen nicht, ob sie noch am Leben sind oder nicht”, sagte Herr Fenniche .
Die Kommission für Menschenrechte der Vereinten Nationen trifft am Montag zu seiner jährlichen Sitzung in Genf und hatte – vor den jüngsten Ereignissen – die Situation der Menschenrechte in Libyen zu studieren. Während viele NGOs für eine Sondersitzung zum Thema Libyen fordern, sagte der Vertreter der Pillay, das sei Sache der Mitgliedstaaten.
Andere NGOs haben auch den Ausschluss von Libyen aus dem Rat gefordert. “Es ist klar, dass die Generalversammlung (New York, ED) können erwägen Aussetzung eines Ratsmitglieds,” sagte Herr Fenniche.
“Es liegt an allen diesen Staaten zu handeln und schnell zu handeln”, sagte er.
© 2011 AFP

3. Libysche Ölförderung beginnt mit dem Aufstand zu leiden
PARIS (AFP) – 2011.02.22 20.50
Die libysche Ölförderung begann zu verlangsamen Dienstag, da der Aufstand droht weiter zu destabilisieren den bereits fieberhaften Ölmarkt, trotz der Zusagen aus Saudi-Arabien, das sicherstellt, dass es wird kein Mangel sein.
Die Preise für Rohöl sind auf Rekordniveau seit fast zweieinhalb Jahren.
Um 1700 GMT, ein Barrel Brent Nordsee-Rohöl im April Lieferung wurde gehandelt auf 106,39 Dollar auf den Intercontinental Exchange in London, 65 Cent mehr als Montag, nach Erreichen 108 , $ 57, der höchste Stand seit 4. September 2008.
An der New York Mercantile Exchange (Nymex), ein Barrel Light Sweet Crude für März Lieferung war der Handel bei 91,46 Dollar, 5,26 Dollar mehr als Freitag, nach bis auf 94,49 Dollar, den höchsten Stand seit Herbst 2008.
“Die Unruhen in Libyen drängen Ölpreise auf neue Höchststände”, bemerkte ein Analyst bei der Commerzbank.
“Der Markt ist besorgt von der Gefahr eines Bürgerkriegs”, sagte Phil Flynn von PFG Best.
Die spanische Gruppe Repsol Dienstag hat angekündigt die Aussetzung ihrer Ölförderung in Libyen. Eine Entscheidung, die sich auf etwa 20% der libyschen täglichen Förderung auswirken könnte, so eine Schätzung.
Die italienische ENI, der größte Produzent von Öl im Ausland, kündigte auch die zeitweilige Aussetzung “gewisser” ihrer Aktivitäten an und die Unterbrechung der Gaslieferungen über die einzige Pipeline nach Europa, die verbindet Libyen mit Italien.
Die beruhigenden Versprechen des ersten Ölproduzent der OPEC, Saudi-Arabien, scheinen nicht wirklich die Märkte beruhigt zu haben.
Der saudische Ölminister Ali al-Nuaimi sagte, dass “es keinen Mangel im Moment auf dem Markt gibt, aber wenn es eine Abnahme des Angebots aufgrund von Störungen in produzierenden Länder gibt, OPEC-Länder wie Saudi-Arabien werden ihre Produktion erhöhen. ”
Die Vereinigten Staaten haben alle Öl produzierenden Ländern einschließlich der OPEC zu mehr Fässer aufgerufen.
Vor Ort begann die Produktion aus der Situation zu leiden.
Repsol meldet Aussetzung seiner Aktivitäten. “Wir haben heute (Dienstag) unsere Aktivitäten in Libyen ausgesetzt”, sagte ein Sprecher.
Im Jahr 2009 war die Netto-Produktion des Konzerns 34.777 Barrel Öl pro Tag in Libyen. Nach einer Quelle aus der Branche, die Entscheidung der spanischen Gruppe bedeuten könnte die Blockierung der Produktion von ca. 300.000 Barrel pro Tag oder fast 20% der libyschen Produktion, bei zwischen 1,5 und 1,8 Millionen Barrel pro Tag geschätzt.
Die italienische ENI produziert etwa 244.000 Barrel pro Tag (netto im Jahr 2009) in Libyen. Die gesamte Produktion auf den Feldern von der italienischen Gruppe mit der libyschen NOC betrieben wird um 640.000 Barrel pro Tag.
Libyen, OPEC-Mitglied, ist einer der vier großen afrikanischen Produzenten. Es hat die größten Ölreserven des Kontinents (44 Mrd. Barrel) und ist ein führender Anbieter in europäischen Ländern.
© 2011 AFP

4. Libyen: das Regime verliert die Kontrolle über den Osten, ist nach wie vor entschlossen, die Revolte niederzuschlagen
Tobruk (AFP) – 2011.02.23 05.52
Der Staatschef Muammar Gaddafi Mittwoch schien die Kontrolle über große Teile des östlichen Libyen verloren zu haben, war aber fest entschlossen, den Aufstand im Blut zu unterdrücken.
Die libyschen Behörden haben ebenfalls ihre Stimmen gegen die ausländischen Medien erhoben, Warnung, dass Journalisten “illegal” in Libyen arbeiten würden, “als ob sie mit Al Qaida zusammenarbeiten und außerhalb des Gesetzes leben.” “Wenn sie sich den Behörden nicht ausliefern, sie verhaftet werden”, sagte Vize-Außenminister Khaled Kaim.
“Blutbad”, “Völkermord”, “Verbrechen gegen die Menschlichkeit”: Die internationale Gemeinschaft bestätigte damit eine katastrophalen Situation in Libyen, das die größten Ölreserven in Afrika hält.
“Fangt die Ratten!” In einer im Fernsehen übertragenen Rede Dienstag Nacht feurig und kriegerisch, hat Muammar Gaddafi … s.o. …
Angesichts des Chaos, setzte in vielen Ländern zu räumen, die unter schwierigen Bedingungen, Zehntausende ihrer Staatsangehörigen auf dem Luftweg und auf dem Seeweg
Seit Beginn des Aufstandes am 15. Februar gab es mindestens 300 Tote, nach offiziellen Angaben, die meisten in Benghazi, der zweitgrößten Stadt 1.000 km östlich von Tripolis und die Heimat der Aufständischen.
Die Internationale Föderation für Menschenrechte sprach von mindestens 640 Menschen getötet, darunter 275 bis 230 auf Tripolis und Benghazi. Und ein Französisch Arzt Gerard Buffet, gerade zurück von Benghazi, sprach von “mehr als 2.000 Toten” nur in dieser Stadt in der ölreichen Region Ost.
Ein Team von Reportern sah die Rebellen, meist bewaffnet, auf dem Weg nach Tobruk, und Soldaten schlossen sich den Aufständischen an.
Der Chef der italienischen Diplomatie Franco Frattini bestätigte, dass die Provinz Cyrenaika (Ost) war “nicht mehr unter Kontrolle der libyschen Regierung.” Aber er sprach auch von “der Geburt eines Islamischen Emirats (… und den Willen) Westler zu entführen.”
Herr Kaim sagte, dass Al-Qaida zu Derna hatte ein “islamisches Emirat” von einem ehemaligen Guantánamo-Häftling an der Spitze etabliert. Aber Einwohner von Derna räumten zwar islamistische Präsenz ein, haben aber die Behauptung bestritten, einer von ihnen sagen, dass sie dazu bestimmt seien, “Europa zu erschrecken.”
In der Hauptstadt Tripolis, trotz der Aufrufe von Gaddafi, winkten nur Dutzende von Demonstranten grüne Flaggen und Porträts des Führers, vor ein paar Polizisten in Zivil und Männern mit Kalaschnikows bewaffnet.
Die meisten Geschäfte blieben geschlossen, aber lange Schlangen vor Bäckereien und Tankstellen wurden gebildet.
Flughafen in Tripolis: Situation sei “chaotisch”.
Der Tunesische Roten Halbmond hat vor einem “katastrophalen Risiko” einer Massenflucht aus dem benachbarten Libyen gewarnt, während Herr Frattini sprach von Angst vor einem “biblischen Exodus” von Migranten aus diesem Land.
Nach Tagen des Zögerns, sagten die Länder der Europäischen Union, sie seien “bereit” zu Sanktionen, und beauftragten ihre Fachleute zu überprüfen Einfrieren von Vermögen-, Visa-Verbote und mögliche Strafverfolgung gegen libysche Verantwortliche, sagten Diplomaten.
“Ich sah die schrecklichen Verbrechen, die inakzeptabel sind und können nicht ohne Konsequenzen bleiben”, sagte EU-Präsident Herman Van Rompuy. Herr Gaddafi, lange des “Terrorismus” bezichtigt, bevor er mit dem Westen im Jahr 2003 versöhnt war, hat “jede Legitimität verloren”, betonte der Chef der spanischen Diplomatie, Trinidad Jimenez.
Innerhalb des libyschen Regimes haben die Abtrünnigen mit dem Rücktritt von Innenminister Abdel Fatah Younes, nach dem des Justizministers und vieler Diplomaten im Ausland ihre Abdrift fortgesetzt.
Und vor zwei Tagen hat der Pilot eines Kämpfers verweigert den Befehl, Benghazi zu bombardieren, lieber auswerfen und lassen das Flugzeug abstürzen, nach einer libyschen Zeitung.
Getrieben von der wachsenden Besorgnis über die Öl-Versorgung, von denen Libyen ist ein bedeutender Produzent, Preise weiterhin in New York und London steigen.
Geschlossen Häfen und Terminals, Pipeline nach Italien abgeschnitten: alle Ölexporte waren blockiert. Und mehrere Ölgesellschaften haben ihre Mitarbeiter zurückgeführt, während Französisch Total “begonnen auszusetzen” hat einen Teil seiner Produktion, wie die italienische ENI und die spanische Repsol.
© 2011 AFP

5. Die Machtstruktur des Gaddafi kollabiert
KAIRO (AFP) – 23/02/2011 17.21
Seit Jahrzehnten hat sich Muammar Gaddafi auf Stammes- und politische Rivalitäten berufen, um seine Macht zu festigen, aber das System das er schuf bricht zusammen, während die Rebellion ist auf dem Vormarsch, sagen Analysten.
Nach seiner Machtübernahme im Jahr 1969, er wurde schnell zu einem kriegerischen und unberechenbaren Charakter, daran, die traditionellen Machtstrukturen zu löschen, persönliche Kontrolle über ein leistungsfähiges Netzwerk der Sicherheit zu installieren.
Im Jahr 1977 nannte er Libyen “Dschamahirija” (Volksrepublik) und bietet damit eine Alternative zu Kapitalismus und Sozialismus, die theoretisch gab Macht an das Volk.
Aber in Wirklichkeit hat Muammar Gaddafi die absolute Kontrolle ausgeübt. In Abwesenheit von politischen Parteien und gesellschaftlichen Gruppen wurde für kosmetische Zwecke jeder Dissens verboten, von den mächtigen Volkskommitees vor allem von Mitgliedern seines Stammes Gadadfa aus dem Süden des Landes.
Die Mitglieder der revolutionären Komitees, die Struktur am nächsten an einer politischen Partei, wurden sorgfältig von den Stämmen nach ihrer Loyalität ausgewählt.
Muammar Gaddafi spielte auch Stämme gegeneinander aus und hat dadurch gewährleistet, dass keine große Koalition kann das Gleichgewicht der Kräfte gegen ihn verändern.
Die Stammes-Zugehörigkeit hat schon lange eine wichtige Rolle gespielt, die sozialen Netzwerke können dienen im Beruf, soziale Mobilität und die Ehe. Aber ihre politische Bedeutung ist weniger offensichtlich.
“Durch Urbanisierung und Entwicklung haben die Häuptlinge der Stämme haben weniger Einfluss auf ihre Mitglieder”, sagte Mohammad Fadel, ein libyscher Forscher unabhängige, in London.
“Die Stämme funktionieren auf die gleiche Weise wie eine Familie, mit politischen Meinungsverschiedenheiten im Kreis der Familie”, sagt er.
Montag, Seif al-Islam, der einflussreiche Sohn des Oberst Gaddafi, hat davor gewarnt, dass Libyen könnte in einen Bürgerkrieg fallen, eine Art zu sagen, dass die Auseinandersetzungen in der Natur der Stammeskulturen seien.
Dennoch scheint es, dass die Kämpfe stattfanden zwischen dem Regime und der Bevölkerung, unabhängig von den Stämmen zu dem sie gehört.
Belegt durch die Tatsache, dass die größte Herausforderung für das Regime von einer breiten Bewegung, die fordern Reformen und Freiheit, Vorrang bekommt vor den traditionellen Machtstrukturen, nach Meinung der Analysten.
“Gaddafi war gelungen, ein Gleichgewicht zwischen den Stämmen und Clans zu schaffen, aber dieses System war bereits in der Erosion. Heute die Machtstruktur zusammenbricht. Einige Stämme haben ihn fallen gelassen”, sagt Delphine Perrin, eine Spezialistin Nordafrika am European University Institute in Florenz (Italien).
Im Laufe der Jahre stärkte Muammar Gaddafi vor allem den eigenen Stamm mit Waffen und Geld.
“Seine Stärke ist die Süd (Sabha), wo sein Stamm und tschadische Söldner sind”,so ein Spezialist in Libyen, die anonym bleiben möchte.
Der Geheimdienstchef Abdallah Senussi und ehemalige rechte Hand von Muammar Gaddafi und der gefürchtete Abdelsalam Jallud gehören zu zwei anderen großen Stämme im Süden, Mgerha und Hsaouna.
“Zu stürzen Gaddafi, sollte es mit dieser Region starten”, sagte der Analyst.
Diese Tage, einige Stammesführer, einschließlich der Werfalli, die meisten von Libyen, unterstützten die Opposition.
Fern vom Zentrum der Macht, diese Stämme können die Sicherheit der Opposition gewährleisten, sagt Molly Tarhouni, ein Forscher in London, die ihre geografische Mobilität betont.
“Ihre Fähigkeit, in ihren Bereichen zu mobilisieren, macht das Gaddafi-Regime nervös. Er wird versuchen, sie zu isolieren geographisch voneinander”, erklärt sie.
© 2011 AFP

6. PORTRAIT: Muammar Gaddafi – Vom Revolutionär zum Despoten
Libyens Staatschef Muammar Gaddafi ist an der Macht seit 42 Jahren und ist damit das älteste der arabischen Staatsoberhäupter. Blick auf die Laufbahn und die übergroße Persönlichkeit des Führers der Revolution.
22/02/2011 Von Laura Constantinesco
=> HIER DIE AUTOMATISCHE GOOGLE-ÜBERSETZUNG DER SEITE; + 3 historische Videos, + mehr links

7. INTERVIEW: Ausschreitungen in Libyen – was die Gegner wollen
Alte Monarchie unter Kontrolle von Italien, bekam Libyen Unabhängigkeit im Jahr 1951. Dieses riesige Wüstenland ist dünn besiedelt (6.000.000 Einwohner auf einer Fläche von drei mal Frankreich), am meisten von Nomadenstämmen. Die Opposition ist ein Spiegelbild der geographischen Aufteilung, explodierte in ethnische Gruppen und wurde sehr heftig verdrängt durch das Regime von Gaddafi. Attoubawi Issa lebt in Dänemark, wo er Co-Leads der Front der Toubous für das Heil von Libyen (FTSL). Toubou leben grenzüberschreitend in Libyen (Süd), Niger, Tschad und Ägypten. Er erzählt uns, was seine Hoffnungen sind.
“Was ich will, ist eine “Libysche Republik”.
2011.02.22 Interview von Sylvie Braibant, und von Ali Chibani übersetzt, Forscher bei Le Monde diplomatique
=> HIER DIE AUTOMATISCHE DEUTSCHE GOOGLE-ÜBERSETZUNG DER SEITE

8. INTERVIEW 2: “Die Menschen brauchen Demokratie. Punkt!”
Florian Flade 24.02.2011, telepolis
Interview mit dem libyschen Ex-Dschihadisten Noman Benotman über die libysche Revolution und die viel beschworene islamistische Gefahr
Noman Benotman kämpfte jahrelang gegen das Gaddafi-Regime und verbündete sich mit al-Qaida. Dann schwor er dem Terror ab und sieht heute große Chancen für ein Libyen ohne Gaddafi und ohne al-Qaida.
=> BEI TELEPOLIS LESEN

9. Opposition ruft zum Marsch auf Tripolis
Libyen | 24.02.2011 | Deutsche Welle World
Libyens Machthaber Gaddafi versucht, die Umklammerung durch die Aufständischen mit militärischer Gewalt zu durchbrechen. Nach Augenzeugen richten seine Gefolgsleute in Städten rund um Tripolis blutige Massaker an.
=> HIER WEITERLESEN

10. Blutiges Kräftemessen in Libyen
Volksaufstand | 25.02.2011 | Deutsche welle World
Das Morden in Libyen nimmt kein Ende, doch die wachsende Empörung in der Welt lässt Staatschef Gaddafi kalt. Regimegegner planen für diesen Freitag einen Marsch auf die Hauptstadt Tripolis, um Gaddafi zu vertreiben.
=> HIER WEITERLESEN

Warum es wichtig ist,den Aufruf von Avaaz(siehe Kommentar) jetzt zu unterschreiben – es fehlen noch 65 000 Unterschriften
Die Maßnahmen des Sicherheitsrates sind zu milde!

Uneingeschränktes Waffenembargo
Waffenembargo, Reiseverbot und Geldentzug: Die UN hat sich einstimmig auf Sanktionen gegen das Regime von Libyens Machthaber Gaddafi geeinigt. Und schalten noch ein Gericht ein. VON ANDREAS ZUMACH
….Eine zuvor diskutierte Flugverbotszone über Libyen wurde vom UN-Sicherheitsrat nicht beschlossen. Nach Angaben von Diplomaten habe auch keiner der 15 Mitgliedstaaten des Rats einen entsprechenden Vorschlag eingebracht.
Noch am Donnerstag hatte der bisherige Verteidigungs- und designierte Außenminister Frankreichs, Alain Juppé, öffentlich die Einrichtung einer Flugverbotszone gefordert, um weitere Bombardements Gaddafi-treuer Luftwaffenoffiziere gegen die Bevölkerung sowie das Einfliegen von Söldnern aus anderen afrikanischen Ländern zu verhindern. …
=> www.taz.de/1/politik/afrika/artikel/1/sicherheitsrat-verhaengt-sanktionen/

=> Siehe auch: Es gibt kein Zurück mehr, Bericht aus Tobruk über die Arbeit der Volkskomitees von Karim El-Gawhary in der taz vom 28.02.11

=> Siehe auch: Diese Länder haben Gaddafi aufgerüstet
von Ronny Nicolussi – Woher kommen die Waffen, mit denen das Gaddafi-Regime auf die Demonstranten schiesst? Aktuelle Sipri-Zahlen zeigen: mitunter aus Westeuropa.

3 thoughts on “LIBYEN (II) Aufstand, Chaos, Blutige Repression – GADDAFI PORTRAIT Khadafi – INTERVIEW OPPOSITION – Libye (II): rebellion et repression sanglante”

  1. LIBYEN: e-mail Aktion an UN-SICHERHEITSRAT, by avaaz.org – Libye: mailing en masse au Conseil de Securite
    Die NGO avaaz betreibt zur Zeit ein Massenmailing an den Sicherheitsrat, hier der Aufruf und link zur Teilnahme (simpel) in englisch, und ganz unten Infolinks:

    L’ONG avaaz organise actuellement un courrier en masse au Conseil de Securite de l’ONU, v…

  2. Das aufschlussreiche Interview mit dem Libyer Noman Benotman, der in z.Zt. in London lebt und dort als einer der besten Kenner des Terrornetzwerkes al-Qaida und der libyschen Islamistenszene diese analysiert und De-Radikalisierungsprogrammen für Islamisten erarbeitet, sollte man wirklich lesen: s.o. Text 8, “Die Menschen brauchen Demokratie. Punkt!”

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