LIBYEN: LETZTE TAGE DES REGIMES (Part III , 23.08.- 26.08.) – Libye, les derniers jours d’une despotie


Wer das geflossene Blut nicht einrechnet, könnte meinen: ….. Ups.
Qui ne se souvient pas du sang coulé, pourrait dire: Oups.

Carte des combats en Libye et à Tripoli le 25 août à 16h00 gmtAnmerkung: Dieses Blog hatte bislang sowohl auf die tägliche und täglich überall nachzulesende Kriegsberichterstattung verzichtet, wie dennoch zahlreiche Reportagen im Zusammenhang mit der Rebellion dargebracht – über die darin verwickelten Menschen, über Migrationen, über das alte Libyen, über das embrionale neue Libyen.
Jetzt läutet dem Regime die letzte Glocke. Hier also die Berichte über den Untergang des “Führers aller Führer”.

Rechts eine Karte der Kämpfe in Libyen und Tripolis vom 25.August 2011, die durch Klick aufs Bild vergrößert werden kann

1.Artikel von 6: Libyen: Gaddafi ruft zum Widerstand auf, sporadische Zusammenstöße in Tripolis
Tripolis (AFP) – 25/08/2011 17.53
Libyens Staatschef Muammar Gaddafi, auf dessen Kopf ein Preis ausgesetzt ist, bleibt unauffindbar und hat am Donnerstag zum Widerstand aufgerufen, während in Tripolis die Rebellen im Kampf gegen die noch vorhandenen pro-Gaddafi-Leute kämpfen und an der Ostfront versuchen, sich in Richtung Syrte zu bewegen.
2. Libyen gibt den Ländern Vorrang, die die Rebellen unterstützt haben, so der Chef des CNT
Benghazi (Libyen) (AFP) – 25.08.2011 05:03
Der Rebellenführer schätzte am Donnerstag mehr als 20.000 Todesfälle seit Beginn des Konflikts in Libyen..
3. Wiederbelebung der Wirtschaft, die große Herausforderung der neuen Herren von Libyen
Kuwait-Stadt (AFP) – 25.08.2011 02:58
Die libyschen Rebellen stehen vor der enormen Herausforderung eines Neustarts der Wirtschaft ihres Landes, blutleer, mit der ersten Aufgabe, das Funktionieren der Grundversorgung und die Ölexporte wieder aufzunehmen.
4. Tripolis: Die letzten Stunden der Journalisten im Hotel Rixos
Tripolis (AFP) – 25/08/2011 03:05
Imed Lamloum, AFP, verbrachte mehrere Monate im Rixos Hotel in Tripolis, wohin das Regime die Journalisten der internationalen Presse verbannt hatte.
5. Libyen: Die Afrikanische Union erkennt den Nationalen Übergangsrat (CNT) nicht an, fordert eine Regierung der nationalen Einheit
Addis Abeba (AFP) – 26.08.2011 07.48 Uhr
Die Afrikanische Union hat sich geweigert Freitag, die Legitimität des nationalen Übergangsrates in Libyen anzuerkennen, da sie die militärische Lage noch für zu instabil hält.
6. Libyen: die Rebellen an der Grenze zu Tunesien, Gaddafi in Algerien?
Tripolis (AFP) – 27.08.2011 11.28 Uhr
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

1. Libye: Kadhafi appelle à la résistance, affrontements sporadiques à Tripoli
TRIPOLI (AFP) – 25.08.2011 17:53
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont la tête a été mise à prix et reste introuvable a appelé jeudi à la résistance, alors qu’à Tripoli les rebelles combattent les pro-kadhafi encore présents et tentent sur le front Est de progresser vers Syrte.
2. Libye: priorité aux pays qui ont soutenu les rebelles, selon le chef du CNT
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 25.08.2011 17:03
Le chef de la rébellion a estimé jeudi à plus de 20.000 le nombre de tués depuis le début du conflit en Libye…
3. Relancer l’économie, l’énorme défi des nouveaux maîtres de la Libye
KOWEIT (AFP) – 25.08.2011 14:58
4. Tripoli: les dernières heures à l’hôtel Rixos des journalistes
TRIPOLI (AFP) – 25.08.2011 15:05
Imed Lamloum, journaliste de l’AFP, a passé plusieurs mois à l’hôtel Rixos à Tripoli où le régime avait confiné les journalistes de la presse internationale.
5. Libye: l’Union africaine ne reconnaît pas le CNT, appelle à un gouvernement d’union
ADDIS ABEBA (AFP) – 26.08.2011 19:48
L’Union africaine a refusé vendredi de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition en Libye, jugeant la situation militaire encore trop instable.
6. Libye: les rebelles au poste-frontière avec la Tunisie, Kadhafi en Algérie?
TRIPOLI (AFP) – 27.08.2011 11:28

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI: LIBYEN: DAS ENDE GADDAFIs (II) – en allemand seulement – 22.08.

=> LIBYEN: DAS ENDE GADDAFIs (Part I – 22.08.) – La fin d’une dévorocratie

=> WER “LIVE DABEI” MAG MIT VIELEN VIDEOS ETC – HIER IST AB 23.08. DIE MITTLERWEILE SEHR LANGE CHRONIK VON TV5-MONDE; (FRZ)
=> EN DIRECT – témoignages, vidéos, twitters etc… – , DEPUIS LE 23 AOUT, CHEZ TV5-MONDE – très longue déjà, et du bas en haut

Remarque: Tout en présentant des articles divers sur la rebellion, les migrations, les humains, ce blog a évité jusqu’a présent les reportages purs de guerre, que vous trouviez dans votre quotidien. Maintenant, que la fin du régime sonne, en voila, en plusieurs parties, des récits:

Video “letzte TV-Ansprache” Gaddafis, 25. August 2011 – Deutsche Untertitel vom Blogautoren-
Video La télévision Arrai Oruba montrant Mouammar Kadhafi dans un message enregistré, le 25 août 2011 – soustitres allemands par moi


1. Libye: Kadhafi appelle à la résistance, affrontements sporadiques à Tripoli
TRIPOLI (AFP) – 25.08.2011 17:53
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont la tête a été mise à prix et reste introuvable a appelé jeudi à la résistance, alors qu’à Tripoli les rebelles combattent les pro-kadhafi encore présents et tentent sur le front Est de progresser vers Syrte.
“Il faut résister contre ces rats d’ennemis, qui seront vaincus grâce à la lutte armée”, a déclaré le colonel Kadhafi dans l’enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai basée en Syrie.
“Sortez de chez vous, libérez Tripoli”, a-t-il ajouté.
La diffusion de ce message intervient cinq jours après l’offensive menée sur la capitale par les rebelles et quarante-huit heures après leur entrée dans Bab al-Aziziya, le vaste complexe résidentiel du colonel Kadhafi.
Dans Tripoli, selon plusieurs combattants rebelles, les forces pro-Kadhafi sont désormais concentrées dans les quartiers d’Abou Salim, près de l’ancien QG du colonel Kadhafi, et de Hatba Charkia.
Dans l’après-midi, après une matinée plutôt calme dans le centre de Tripoli, d’intenses échanges de tirs qui ont duré environ trois quarts d’heures ont eu lieu autour de l’hôtel Corinthia, situé près de la Vieille ville, selon des journalistes de l’AFP.
Après avoir pris le contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient surtout à mettre la main sur Mouammar Kadhafi et ses fils, toujours introuvables jeudi.
Bab al-Aziziya était jeudi livré aux pilleurs, selon un journaliste de l’AFP. Dans ses entrailles, des kilomètres de tunnels et de salles se succèdent, véritable labyrinthe où l’on entre par des trappes dissimulées un peu partout.
Liacyr Ribeiro, un chirurgien plastique brésilien qui a opéré Mouammar Kadhafi en 1994 de poches sous les yeux, a raconté à l’AFP à Rio de Janeiro avoir vu dans ce dédale des installations spectaculaires: cabinet dentaire des plus modernes, gymnase avec une piscine olympique, deux salles d’opération…
Pour faciliter la traque de l’ancien “Guide” libyen, les rebelles ont offert une récompense de près de 1,7 million de dollars (2 millions de dinars libyens) à quiconque permettrait de le retrouver, vivant ou mort.
Selon le quotidien Daily Telegraph, des membres des forces spéciales britanniques sont également déployés sur le terrain en Libye, essentiellement pour rechercher le colonel Kadhafi, mais les autorités n’ont pas confirmé l’information.
Un journaliste de l’AFP a constaté que des agents français et britanniques étaient installés depuis plusieurs semaines dans une raffinerie à l’arrêt à Zuwaytinah, où les rebelles de l’Est ont établi leur PC opérationnel.
Mais l’Otan a affirmé qu’elle ne visait pas spécifiquement le colonel Mouammar Kadhafi et qu’il n’y aucune coordination militaire entre les forces de l’alliance et les rebelles libyens.
Sur le front Est, les rebelles qui avançaient en direction du fief kadhafiste de Syrte ont reconnu faire face à une résistance inattendue à Ben Jawad, à environ 140 km à l’est de leur objectif, d’où les forces pro-Kadhafi tirent des roquettes.
Les rebelles n’ont jamais pu dépasser la position de Ben Jawad lors des nombreuses fluctuations du front Est au début du conflit en février.
Dans l’Ouest, des forces loyales à Mouammar Kadhafi encerclaient et bombardaient Zouara, sur la route côtière menant à la frontière tunisienne. Les rebelles, qui tenaient le centre-ville, ont demandé l’aide des combattants des montagnes de Nefoussa.
Depuis samedi, le poste-frontière de Dehiba entre la Tunisie et la Libye, au sud-ouest, de Tripoli, a vu passer plus de 10.000 personnes.
Pendant ce temps, la communauté internationale multiplie les initiatives pour préparer l’après-Kadhafi et la question de l’aide financière aux rebelles devient cruciale.
Mahmoud Jibril, numéro deux de la rébellion libyenne, a demandé jeudi “une aide urgente” pour son pays aux prises à de grandes difficultés économiques, à l’issue d’une rencontre avec le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à Milan (nord).
Ce dernier a annoncé avoir donné l’ordre “pour le dégel d’une première tranche des avoirs libyens à hauteur de 350 millions d’euros”.
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni mercredi soir pour discuter du déblocage des avoirs libyens gelés afin de venir en aide au CNT.
Les Etats-Unis souhaitent débloquer immédiatement 1,5 milliard de dollars mais l’Afrique du Sud a demandé que l’ONU attende de savoir si l’Union africaine décide ou non de reconnaître le CNT, au cours d’une réunion prévue jeudi.
Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe a d’ailleurs estimé jeudi que la Cour pénale internationale (CPI) doit aussi s’intéresser aux bombardements de l’OTAN en Libye.
Le Fonds monétaire international a indiqué pour sa part que la “nature de son engagement” vis-à-vis de la Libye dépendrait des “souhaits d’un gouvernement reconnu internationalement” pour ce pays.
Sur le plan diplomatique, les rebelles ont fait une nouvelle avancée jeudi avec l’assurance obtenue par la Ligue arabe de l’attribution au Conseil national de transition (CNT), du siège de la Libye au sein de l’instance panarabe.
Moustapha Abdeljalil, chef du CNT, l’organe politique de la rébellion, a affirmé que le conflit en Libye a fait “plus de 20.000 morts” depuis le début mi-février de l’insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi
Il a par ailleurs promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les Etats ayant aidé la Libye “en fonction du soutien” qu’ils ont apporté aux insurgés.
© 2011 AFP

2. Libye: priorité aux pays qui ont soutenu les rebelles, selon le chef du CNT
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 25.08.2011 17:03
Le chef de la rébellion a estimé jeudi à plus de 20.000 le nombre de tués depuis le début du conflit en Libye et a promis, lors du processus de reconstruction du pays, de récompenser les Etats qui ont aidé les insurgés.
“Nous promettons de favoriser les pays qui nous ont aidés, notamment au travers du développement de la Libye. Nous les traiterons en fonction du soutien qu’ils nous ont apporté”, a déclaré Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion.
“Je ne dispose pas du chiffre exact, mais le conflit armé a fait plus de 20.000 morts”, depuis le début mi-février de l’insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi, a-t-il également annoncé lors d’une conférence de presse à Benghazi, “capitale” rebelle dans l’Est.
Interrogé sur la possible présence d’armes chimiques dans le pays, il a assuré ne rien craindre d’elles: “en tant qu’ancien membre du régime, je sais bien que ces armes sont périmées”, a-t-il dit.
En outre, il a exprimé sa “gratitude” aux pays participant aux opérations de l’Otan dans le pays et à ceux qui ont débloqué des fonds gelés à l’étranger.
Il a par ailleurs annoncé la prise par la rébellion d’une quantité de pétrole “suffisante pour les besoins de tout le pays” dans la raffinerie de Zawiyah, à 40 km à l’ouest de Tripoli, où des réserves de nourriture “suffiraient à une ville deux fois plus grande que Tripoli”.
Concernant la situation dans la capitale, il a dénoncé des “saccages”, y voyant l’oeuvre de fidèles à Mouammar Kadhafi infiltrés dans les rangs des rebelles dans la capitale.
En outre, “six autres membres du CNT se rendront demain (vendredi) à Tripoli pour préparer l’installation du gouvernement”, a-t-il annoncé, alors que plusieurs membres du CNT sont déjà dans la capitale.
M. Abdeljalil a également exhorté les populations vivant dans les régions encore sous contrôle des forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi à rejoindre la rébellion.
“Il n’y a plus d’excuse pour ne pas rejoindre la révolution. Leurs habitants doivent former des comités locaux, désigner leurs futurs représentants au sein du CNT et rejoindre la révolution”, a prévenu M. Abdeljalil.
Il a appelé “ses frères libyens dans les zones pas encore libérées”, et alors que les rebelles vont “de victoire en victoire, à rejoindre la révolution”.
“Nous avons entendu les inquiétudes exprimées ces derniers jours sur leur sécurité. (…) Nous accueillons positivement toute solution pacifique, tout négociation (…), directe ou indirecte, pour éviter plus de morts et de destructions”, a ajouté M. Abdeljalil.
Il a par ailleurs fait état de “négociations amicales” dans la ville côtière de Syrte, à 450 km à l’est de Tripoli, où les rebelles tentent d’entrer, assurant “espérer une solution pacifique”.
© 2011 AFP

3. Relancer l’économie, l’énorme défi des nouveaux maîtres de la Libye
KOWEIT (AFP) – 25.08.2011 14:58
Les rebelles libyens vont être confrontés à l’énorme défi de faire redémarrer l’économie de leur pays, exsangue, avec comme première tâche de veiller au fonctionnement des services de base et de reprendre les exportations pétrolières.
Les experts estiment que la Libye, souvent appelée le “pauvre riche Etat pétrolier”, aura besoin d’investissements pouvant atteindre quelque 100 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour bâtir une infrastructure solide, susceptible d’attirer les investisseurs locaux et étrangers.
“Je crois que la Libye devra investir annuellement près de 20 milliards de dollars pendant les cinq prochaines années, qui seront consacrés à l’infrastructure et aux services de base”, a affirmé Lahcen Achy, un expert du Carnegie Middle East Center, basé à Beyrouth.
Les nouveaux dirigeants de la Libye héritent d’une économie en lambeaux qui était presque entièrement dirigée par l’Etat, sous un régime corrompu et totalitaire qui a dilapidé une grande partie des revenus pétroliers pour servir les ambitions et les volontés du colonel Kadhafi, selon les différentes analyses sur le pays.
“Le nouveau gouvernement doit repartir de zéro. La principale difficulté sera de gérer l’héritage économique de Kadhafi”, qui a très peu fait pour les infrastructures du pays, comme le réseau routier, explique M. Achy.
“La Libye fait face à des défis structurels (…). Comme le pays dépendait presque entièrement du pétrole, il est essentiel de diversifier l’économie et de développer le secteur privé, et des réformes clés sont nécessaires”, souligne l’expert.
En 2010, le produit intérieur brut de la Libye s’élevait à environ 90 milliards de dollars, avec un revenu per capita d’environ 15.000 dollars pour une population d’environ 6,5 millions de personnes.
La plus grande partie des infrastructures est en mauvais état, les écoles, les hôpitaux, les routes, les ports s’étant détériorés pendant les 42 ans de règne de Kadhafi.
La rébellion libyenne a réclamé une aide d’urgence de 5 milliards de dollars à débloquer sur les avoirs libyens gelés, lors d’une réunion à Doha du Groupe de contact sur la Libye.
Aref Ali Nayed, le représentant du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, a précisé que cette somme irait au paiement des salaires des fonctionnaires, au déminage des villes et à la réhabilitation des écoles et des hôpitaux.
Des consultations sont en cours aux Nations unies à New York sur les modalités qui permettraient de dégeler les avoirs du régime libyen, estimés par le numéro deux de la rébellion Mahmoud Jibril à 170 milliards de dollars.
“La Libye a certainement beaucoup plus de chance que ses voisins, la Tunisie et l’Egypte –dont les présidents ont également été renversés– en raison de ses énormes avoirs qui seront utilisés pour moderniser le pays”, souligne M. Achy.
Mais les nouveaux maîtres de la Libye vont avoir des difficultés à recruter sur place les compétences nécessaires pour faire renaître économiquement le pays, d’après l’expert.
La Libye dispose des principales réserves de pétrole d’Afrique avec 44 milliards de barils, mais le pays est encore considéré comme sous-exploité au regard de ses réserves.
Elle exportait environ 1,5 mbj de pétrole, et le brut représente en temps normal 95% de ses revenus d’exportation.
“Je ne crois pas qu’il est possible de reprendre la production immédiatement”, a reconnu tout récemment l’ancien président de la Compagnie nationale de pétrole de Libye (NOC) Choukri Ghanem dans une déclaration à l’agence spécialisée Platts.
“Il faudrait peut-être trois ou quatre mois pour reprendre la production, et deux ans pour revenir au niveau initial”, a-t-il ajouté, soulignant que des installations pétrolières vitales de production et de transport avaient été endommagées.
© 2011 AFP

4. Tripoli: les dernières heures à l’hôtel Rixos des journalistes
TRIPOLI (AFP) – 25.08.2011 15:05
“Les réserves de nourriture vont bientôt s’épuiser, il n’y a plus d’eau, plus d’électricité”. Imed Lamloum, journaliste de l’AFP, a passé plusieurs mois à l’hôtel Rixos à Tripoli où le régime avait confiné les journalistes de la presse internationale.
Il raconte les dernières heures au Rixos avant leur “libération” par les rebelles.
“Il est 06H00 du matin (04H00 GMT) mercredi, je ne dors pas. Je suis en compagnie d’un collègue d’une télévision arabe. Un sniper qui passait sa nuit dans une chambre à l’hôtel est réveillé par un des gardes. Il descend doucement, un fusil et une kalachnikov en bandoulière.
Un autre homme armé sort d’une chambre au rez-de-chaussée avec un sac de munitions et se dirige vers la porte de sortie. Les gardes ont-ils décidé d’abandonner les lieux?
Nous réveillons nos collègues qui commencent à s’aventurer à l’extérieur, en surveillant le périmètre. Il semble que tout le monde soit parti.
Sur le parking de l’hôtel, nous sommes aveuglés par la lumière du soleil que nous voyons pour la première fois depuis l’entrée des rebelles à Tripoli quatre jours plus tôt. Les visages se détendent. La fin du cauchemar semble proche.
Soudain, Hicham, l’un des hommes qui gardaient l’hôtel, surgit de nulle part. Il pointe sa kalachnikov sur les journalistes. “Rentrez! Vous ne pouvez pas partir. C’est dangereux pour vous”.
Quelques-uns essaient de l’approcher. Mais il devient de plus en plus menaçant. Les journalistes lâchent prise et rentrent à l’hôtel, surtout après l’apparition d’un autre garde. Le soulagement a été de courte durée.
Deux heures plus tard, un autre journaliste présent à Tripoli, Paul Schem, un ancien de l’AFP, se joint à nous au Rixos après avoir convaincu un des gardes, Hicham, de le laisser entrer.
Les journalistes négocient ensuite avec Hicham pour qu’il laisse l’un d’entre eux sortir avec Paul pour acheter des cigarettes, dont il manque lui aussi. Je me porte volontaire.
Dehors, les combats font toujours rage dans le périmètre de l’hôtel, non loin de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, au coeur de Tripoli.
Pas de voiture. Le chauffeur qui a emmené Paul a eu peur et a quitté les lieux. Soudain d’autres journalistes arrivent à bord d’une voiture arborant le drapeau de la rébellion, rouge, noir et vert.
“Ce sont les rats”, s’écrient les deux gardes en pointant leurs armes, utilisant le terme employé par le colonel Kadhafi pour désigner les rebelles.
Quatre journalistes occidentaux et leur chauffeur libyen descendent. Le chauffeur s’est mis à plat ventre sur ordre du jeune garde qui menace de lui tirer dessus. Les tirs sont de plus en plus nourris autour de l’hôtel. La tension est à son comble.
Nous décidons enfin de partir à pied et de chercher une voiture dans des rues désertes où retentissent les rafales de kalachnikov.
Après avoir passé six mois au Rixos, au coeur de la machine de propagande du régime, je vois pour la première fois le drapeau de la rébellion flotter à Tripoli… à seulement 500 m de l’hôtel.
Nous prenons une voiture vers le centre ville. Toutes les boutiques sont fermées. Nous décidons de nous rendre au Corinthia, un autre hôtel du centre-ville où sont hébergés les journalistes arrivés dans la foulée de la “libération de Tripoli”.
A l’hôtel, je rencontre des collègues et l’un d’eux me fournit une cartouche de cigarettes.
J’appelle entre-temps mon épouse pour la rassurer. En pleurs, elle me supplie de ne pas retourner à l’hôtel. Comme moi, elle ne dort pas depuis quatre jours, zappant d’une chaîne à l’autre et suivant les tweets de deux journalistes au Rixos qui disposaient d’une connexion internet par satellite.
Depuis vendredi, je ne pouvais l’appeler qu’avec un téléphone satellitaire, à plat ventre sur le toit de l’hôtel, avec des balles sifflant parfois au-dessus de ma tête.
Deux heures plus tard, un chauffeur accepte enfin de me déposer près du Rixos. Mais pendant le trajet, ma femme réussit à m’appeler: un tweet vient d’annoncer la libération des journalistes du Rixos. Je rebrousse chemin vers le Corinthia où j’attends l’arrivée de mes collègues.
Durant mon absence de l’hôtel, deux journalistes arabophones ont réussi à convaincre Hicham d’abandonner son arme et de donner son accord à une mission d’évacuation de la Croix rouge, promettant de protéger les deux gardes.
Les journalistes ont alors contacté les rebelles, parmi lesquels se trouvait un ancien “accompagnateur” de presse pour le compte du régime. L’opération s’est finalement déroulée sans encombre. Mais l’émotion est intense, quelques journalistes sont en larmes.
Les deux gardes ont eux aussi pu quitter l’hôtel dans l’un des bus de la Croix rouge. Promesse tenue.
Apprenant que l’hôtel a été pris par les rebelles, je décide d’y retourner pour récupérer mes affaires, en compagnie d’autres collègues partis à la hâte. Des rebelles se portent volontaires pour nous y conduire.
L’hôtel a été libéré sans combat. Le drapeau rouge vert et noir de la rébellion flotte à l’entrée. Les rebelles gardent soigneusement toutes les affaires des journalistes, y compris quelques milliers de dollars en liquide. Rien ne manque”.
© 2011 AFP

5. Libye: l’Union africaine ne reconnaît pas le CNT, appelle à un gouvernement d’union
ADDIS ABEBA (AFP) – 26.08.2011 19:48
L’Union africaine a refusé vendredi de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition en Libye, jugeant la situation militaire encore trop instable, et réitérant à la place ses appels au dialogue, pourtant restés sans réponse depuis le début du conflit.
“Le CNT est en train de prendre (le contrôle de) Tripoli et ils disent qu’ils ont conquis la ville, mais il y a encore des combats”, a relevé le président sud-africain Jacob Zuma.
“Donc nous ne pouvons pas dire que c’est la force qui est légitime maintenant”, a poursuivi M. Zuma, s’exprimant au nom de l’UA à l’issue d’un mini-sommet de cette organisation à son siège d’Addis Abeba.
Sans jamais mentionner explicitement le CNT dans son communiqué final, ni d’ailleurs le régime déchu de Mouammar Kadhafi, l’UA a appelé à la formation d’un “gouvernement de transition incluant toutes les parties, qui serait le bienvenu pour occuper un siège à l’Union africaine”.
Une façon de signifier que le CNT ne pouvait prétendre à ce siège. “Le siège de la Libye à l’Union africaine est actuellement vacant. Si un gouvernement consensuel et inclusif voit le jour demain et qu’il propose un ambassadeur auprès de l’UA, ce dernier sera le bienvenu”, a commenté auprès de l’AFP le porte-parole de la Commission, Noureddine Mezni.
Plusieurs diplomates interrogés par l’AFP ont estimé que la Libye était de facto suspendue de l’Union africaine, soulignant toutefois que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA n’avait pas, contrairement à l’usage, officialisé cette suspension.
Les responsables de l’UA ont refusé de préciser si des partisans du colonel Kadhafi pourraient participer au gouvernement d’union qu’ils appellent de leurs voeux. “Nous n’avons décrit aucune des parties, il y a beaucoup de parties impliquées dans le conflit”, a fait valoir M. Zuma.
L’UA se retrouve en tout cas en porte-à-faux avec une partie de ses membres, car au moins une dizaine de pays africains, sur un total de 54, ont reconnu le CNT, parmi lesquels l’Ethiopie, le Burkina Faso, le Tchad, le Nigeria, le Sénégal, la Gambie, la Côte d’Ivoire et le Rwanda.
M. Zuma a estimé que ces pays avaient agi à titre individuel, et que “l’UA était unie sur la position” arrêtée vendredi.
Toutefois, pour l’ambassadeur de Libye en Ethiopie, Ali Awdian, interrogé par l’AFP, “ce n’est qu’une question de temps” avant que l’UA reconnaisse le CNT. “Ils reconnaissent que le régime de Kadhafi est terminé. Ils ne l’ont pas mentionné aujourd’hui car ils savent qu’il est terminé”, a poursuivi M. Awdian, qui a lui-même récemment fait allégeance au CNT.
L’UA a tenté en vain tout au long du conflit libyen d’engager une médiation entre les rebelles du CNT et le régime de Mouammar Kadhafi, ce que les premiers ont rejeté en posant comme préalable le départ du “guide” de la révolution libyenne.
Les rebelles n’ont pas caché leur suspicion quant à la neutralité de l’UA, traditionnellement proche du colonel Kadhafi, un des promoteurs les plus acharnés de l’unité africaine, et plus prosaïquement un des principaux contributeurs au budget de l’organisation continentale, en plus de faire profiter de ses largesses nombre de régimes africains.
De leur côté, les responsables de l’UA estiment que leurs efforts de paix en Libye ont été sabotés par l’intervention militaire de l’Otan contre le régime Kadhafi, menée selon eux au prix d’une distorsion du mandat initial de l’Onu visant à protéger les populations civiles.
“Pour des raisons multiples, nos efforts n’ont pas abouti aux résultats escomptés”, a reconnu le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, en ouvrant vendredi les débats du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation.
© 2011 AFP

6. Libye: les rebelles au poste-frontière avec la Tunisie, Kadhafi en Algérie?
TRIPOLI (AFP) – 27.08.2011 11:28
Les rebelles libyens se sont emparés du principal poste-frontière avec la Tunisie, signant une nouvelle avancée face au régime moribond de Mouammar Kadhafi, introuvable depuis des jours et qui pourrait être passé en Algérie selon une source rebelle.
Dans le même temps, des combats ponctuels ont eu lieu sur le front Est et à Tripoli, au moment où les appels internationaux à la réconciliation et au renoncement à toute vengeance se sont multipliés, aussi bien du côté de l’Union européenne, des Nations unies que de l’Union africaine.
Alors que la traque de l’ex-homme fort Mouammar Kadhafi se poursuit, un convoi de six Mercedes blindées, qui pourrait transporter de hauts responsables libyens voire Kadhafi lui-même est passé vendredi en Algérie par la ville frontalière Ghadamès, a affirmé l’agence officielle égyptienne Mena, citant une source militaire rebelle libyenne.
“On pense qu’elles (les voitures) transportent de hauts responsables libyens, possiblement Kadhafi et ses fils”, a-t-elle dit.
L’Algérie n’a pas reconnu le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, et n’a jamais demandé officiellement le départ de Mouammar Kadhafi, disant observer une “stricte neutralité” dans le conflit.
Dans l’ouest du pays, les rebelles, qui ont promis une récompense de près de 1,7 million de dollars pour la tête de Kadhafi, mort ou vivant, ont remporté une nouvelle victoire en prenant le contrôle vendredi soir du poste de Ras Jdir frontalier avec la Tunisie.
“Plus d’une centaine de rebelles sont arrivés à Ras Jdir. Il n’y a pas eu de véritable clash, les loyalistes ont pris la poudre d’escampette”, a déclaré une source gouvernementale tunisienne à l’AFP.
Sur le front Est, les pro-Kadhafi, qui avaient reculé de plus d’une centaine de km il y a quelques jours, résistent encore à Ben Jawad, à 140 km à l’est de Syrte, bombardant les rebelles, bloqués à Ras Lanouf, une vingtaine de kilomètres plus à l’est, selon un correspondant de l’AFP.
Les loyalistes dans la région de Syrte, bastion du régime et où pourrait aussi se cacher Mouammar Kadhafi, continuent de résister en tirant des roquettes pour bloquer l’avancée des rebelles.
A Tripoli, la violence a décru. Quelques coups de feu ont résonné au loin, parfois une explosion.
Selon Abdel Nagib Mlegta, responsable des opérations militaires de la rébellion à Tripoli, l’insurrection contrôle “95%” de la capitale, où il ne reste que “quelques poches de résistance” autour de l’aéroport ainsi que dans les quartiers de Salaheddine et d’Abou Salim.
D’après Amnesty International, après six mois de combats acharnés, les rebelles comme les pro-Kadhafi pratiquent tortures et mauvais traitements.
Elle a aussi fait état d’exécutions sommaires de “nombreux prisonniers” dans deux camps près de Tripoli utilisés par la brigade dirigée par l’un des fils Kadhafi, Khamis.
Selon M. Mlegta, des gardes ont tué à la grenade plus de 150 prisonniers avant de s’enfuir du QG de Mouammar Kadhafi tombé mardi.
Parallèlement, 17 patients ont été évacués d’un hôpital de Tripoli, où au moins 80 personnes sont décédées apparemment faute de soins parce que des pro-Kadhafi avaient pris l’établissement et tenu le personnel soignant à distance pendant six jours.
Dans le quartier d’Abou Salim, des cadavres de combattants pro-Kadhafi pourrissaient au soleil, dont plusieurs ligotés, tués par balle dans le dos. Des exécutions sommaires, ont confirmé des rebelles.
Des journalistes de l’AFP ont assisté à des tabassages d’une violence extrême de partisans présumés du régime qui n’ont dû leur survie, peut-être temporaire, qu’à la présence des médias.
“Il ne doit pas y avoir de représailles”, a exigé la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
Lors des premières prières du vendredi sans Kadhafi à Tripoli, les imams ont aussi appelé au calme. “Cette révolution a été celle de la liberté et de l’islam, alors il ne doit pas y avoir de revanche”, a affirmé cheikh Wanis Mabrouk, un imam célèbre pour ses diatribes contre le régime.
“Il y a une nécessité urgente de rétablir l’ordre et la stabilité”, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. “Si les autorités libyennes le demandent, nous devons être prêts à les aider à organiser une force de police (…)”.
Sur le plan diplomatique, le CNT, qui a installé son gouvernement à Tripoli, a reçu de nouveaux soutiens. Mais l’Union africaine refuse toujours de reconnaître sa légitimité.
“Il y a encore des combats (…). Donc nous ne pouvons pas dire que (le CNT) est la force qui est légitime maintenant”, a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma, s’exprimant au nom de l’UA qui a appelé à un “gouvernement de transition incluant toutes les parties”.
Pour le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, la victoire des rebelles ne sera acquise que “lorsque toute menace de violence contre les populations civiles aura été écartée et lorsque Kadhafi aura été neutralisé”. “L’Otan ne doit pas baisser la garde”.
© 2011 AFP

Les journalistes libérés le 24 août 2011 devant l'hôtel Rixos à Tripoli
Foto (c) AFP: Les journalistes libérés le 24 août 2011 devant l’hôtel Rixos à Tripoli – Die befreiten Journalisten am 24.August 2011 vor dem Rixos-Hotel in Tripolis
Les principaux champs d'hydrocarbures gisements de gaz et pipelines
Foto (c) AFP: Les principaux champs d’hydrocarbures gisements de gaz et pipelines – Die Hauptlager an Öl, Gas, und Pipelines
Des journalistes se mettent à couvert le 25 août 2011 lors d'échanges de tirs autour de l'hôtel Co
Foto (c) AFP: Des journalistes se mettent à couvert le 25 août 2011 lors d’échanges de tirs autour de l’hôtel Corinthia à Tripoli – Journalisten gehen in Deckung am 25.August 2011 während eines Schusswechsels um das hotel Corinthia in Tripolis
Un rebelle pose dans la maison d'Aïcha Kadhafi, la fille de Mouammar Kadhafi, le 26 août 2011 à Tri
Foto (c) AFP: Un rebelle pose dans la maison d’Aïcha Kadhafi, la fille de Mouammar Kadhafi, le 26 août 2011 à Tripoli – Ein Rebell lässt sich im Haus von Aïcha Kadhafi, der Tochter Gaddafis, fotografieren am 26.August 2011 in Tripolis

1. Libyen: Gaddafi ruft zum Widerstand auf, sporadische Zusammenstöße in Tripolis
Tripolis (AFP) – 25/08/2011 17.53
Libyens Staatschef Muammar Gaddafi, auf dessen Kopf ein Preis ausgesetzt ist, bleibt unauffindbar und hat am Donnerstag zum Widerstand aufgerufen, während in Tripolis die Rebellen im Kampf gegen die noch vorhandenen pro-Gaddafi-Leute kämpfen und an der Ostfront versuchen, sich in Richtung Syrte zu bewegen.
“Wir müssen uns gegen die Rattenfeinde wehren, die durch den bewaffneten Kampf besiegt werden”, sagte Oberst Gaddafi in der Aufzeichnung ausgestrahlt vom Satelliten-Kanal Arrai, in Syrien ansässig.
“Raus aus den Häusern, befreit Tripolis”, fügte er hinzu.
Die Verbreitung dieser Botschaft kommt fünf Tage nach dem Angriff auf die Hauptstadt von den Rebellen und 48 Stunden nach ihrem Einrücken in Bab al-Aziziyah, die große Wohnanlage von Oberst Gaddafi.
In Tripolis, nach der Aussage mehrerer Rebellen, sind pro-Gaddafi Kräfte nun in den Bezirken Abu Salim, in der Nähe der ehemaligen Zentrale des Oberst Gaddafi, und Hatba Charkia konzentriert.
Am Nachmittag, nach einem eher ruhigen Vormittag im Zentrum von Tripolis fanden intensive Schießereien, die dauerten etwa eine dreiviertel Stunde, statt rund um das Corinthia Hotel, gelegen in der Nähe der Altstadt, laut AFP- Journalisten.
Nach Übernahme der Kontrolle über Bab al-Aziziyah versuchten die Rebellen vor allem Muammar Gaddafi und seinen Sohn zu ergreifen, noch immer unauffindbar am Donnerstag.
Bab al-Aziziyah wurde Donnerstag den Plünderern geöffnet nach einem AFP-Journalisten. In seinem Innern folgen Meilen von Tunneln und Räumen miteinander, ein Labyrinth, wo man eintritt durch versteckte Falltüren überall.
Liacyr Ribeiro, ein brasilianischer plastischer Chirurg, der Muammar Gaddafi im Jahr 1994 an den Tränensäcken operierte, sagte der Nachrichtenagentur AFP in Rio de Janeiro, er habe in diesem Labyrinth spektakuläre Installationen gesehen: die modernste Zahnarztpraxis, ein Fitness-Studio mit einem olympischen Schwimmbecken,zwei OP-Säle …
Zur Erleichterung der Verfolgung de alten “Führers” Libyens haben die Rebellen eine Belohnung von fast $ 1.700.000 (2.000.000 libysche Dinar) für jeden, der ihn finden würde, tot oder lebendig, angeboten.
Nach Angaben der Daily Telegraph sind Mitglieder der britischen Special Forces auch auf dem Boden in Libyen im Einsatz, hauptsächlich um Oberst Gaddafi suchen, aber die Behörden haben nicht die Informationen bestätigt.
Ein AFP-Reporter stellte fest, dass französische und britische Offiziere seit mehreren Wochen in einer stillgelegten Raffinerie nahe Zuwaytinah stationiert sind, wo die Rebellen ihren einsatzfähigen PC (PC opérationnel ) aufgebaut haben.
Aber die NATO sagte, sie habe es nicht spezifisch auf Oberst Muammar Gaddafi angelegt, und es gäbe keine militärische Koordination zwischen den Streitkräften der Allianz und den Rebellen in Libyen.
An der Ostfront stießen die Rebellen, die in Richtung der Gaddafi-Hochburg Syrte vordrangen, auf unerwarteten Widerstand in Ben Jawad gerecht zu werden, etwa 140 km östlich von ihrem Ziel, wo pro-Gaddafi-Kräfte mit Raketen schießen.
Die Rebellensind noch nie über die Stellung Ben Jawad in den vielen Schwankungen der Ostfront herausgekommen, seit der Konflikt begann im Februar.
Im Westen, Gaddafi-treue Truppen kreisten ein und bombadierten Zouara , an der Küstenstraße zur tunesischen Grenze. Die Rebellen, die die Innenstadt hielten, forderten die Unterstützung der Kämpfer in den Bergen von Nefoussa an.
Seit Samstag hat der Grenzposten Dehiba zwischen Tunesien und Libyen, südwestlich von Tripolis, mehr als 10.000 Menschen gesehen.
Inzwischen hat die internationale Gemeinschaft den Ausbau von Initiativen verstärkt, um die Nach-Gaddafi-Ära vorzubereiten, und die Frage der finanziellen Unterstützung für die Rebellen ist nun von entscheidender Bedeutung.
Mahmoud Jibril, Nummer zwei im libyschen Aufstand, forderte Donnerstag “dringend Hilfe” für sein Land,das zu kämpfen hat mit großen wirtschaftlichen Schwierigkeiten, nach einem Treffen mit dem italienischen Ministerpräsidenten Silvio Berlusconi in Mailand.
Letzterer sagte, er habe “das Auftauen einer ersten Tranche der libyschen Vermögenswerte in Höhe von 350.000.000 €” angewiesen.
Der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen traf sich am Mittwochabend um die Freigabe eingefrorener libysche Vermögenswerte zu erörtern, um dem CNT zu helfen.
Die USA wollen sofort freigeben $ 1,5 Milliarden, aber Südafrika hat die UN gebeten zu warten, ob die Afrikanische Union entscheidet, den CNT anzuerkennen, bei einem Treffen geplant am Donnerstag.
Der Vize-Präsident von Südafrika Kgalema Motlanthe hat übrigens gesagt am Donnerstag, der Internationale Strafgerichtshof (ICC) sollte sich auch für das NATO-Bombardement in Libyen interessieren.
Der Internationale Währungsfonds seinerseits sagte, die “Natur seines Engagements” vis-à-vis Libyen hänge von den “Wünschen einer international anerkannten Regierung” für dieses Land ab.
An der diplomatischen Front machten die Rebellen einen weiteren Fortschritt am Donnerstag mit der Zusicherung der Arabischen Liga an den Nationalen Übergangsrat (CNT), Libyen einen Sitz innerhalb der pan-arabischen Instanz zuzugestehen.
Abdeljalil Mustafa, Leiter des CNT, des politischen Arms der Rebellion, sagte, der Konflikt in Libyen hat “mehr als 20.000 Tote” seit Beginn des Aufstandes Mitte Februar gegen das Regime von Muammar Gaddafi
Er versprach auch zu belohnen, beim Wiederaufbau des Landes, die Staaten, die Libyen geholfen haben”, basierend auf der Unterstützung” die sie den Aufständischen gegeben haben.
© 2011 AFP
2. Libyen gibt den Ländern Vorrang, die die Rebellen unterstützt haben, so der Chef des CNT
Benghazi (Libyen) (AFP) – 25.08.2011 05:03
Der Rebellenführer schätzte am Donnerstag mehr als 20.000 Todesfälle seit Beginn des Konflikts in Libyen und versprach, im Prozess des Wiederaufbaus des Landes die Staaten, die den Aufständischen geholfen haben, zu belohnen.
“Wir versprechen die Länder zu favorisieren, die uns geholfen haben, vor allem im Laufe der Entwicklung von Libyen. Wir werden sie nach der Unterstützung, die sie uns gegeben haben, behandeln”, sagte Moustapha Abdeljalil, Chef des Nationalen Übergangsrats (CNT) , dem politischen Arm der Rebellion.
“Ich habe nicht die genaue Zahl, aber der bewaffnete Konflikt hat mehr als 20.000 Tote gefordert,” seitdem Mitte Februar der Aufstand gegen das Regime von Muammar Gaddafi begonnen hatte, kündigte er auch an im Rahmen einer Pressekonferenz in Benghazi, Rebellen-“Hauptstadt” im Osten.
Auf die Frage nach dem möglichen Vorhandensein von chemischen Waffen im Land, versicherte er, dass diese nicht zu fürchten seien: “als ehemaliges Mitglied des Regimes weiß ich, dass diese Waffen veraltet sind”, sagte er.
Darüber hinaus äußerte er seine “Dankbarkeit” an die teilnehmenden Länder bei den NATO-Operationen im Land und an diejenigen, die die im Ausland eingefrorenen Gelder zur Verfügung gestellt haben.
Er kündigte auch die Übernahme einer Menge von Öl “genug für die Bedürfnisse des Landes” durch die Rebellen in der Raffinerie Zawiyah an, 40 km westlich von Tripolis, wo Nahrungsmittelreserven “würden ausreichen für eine Stadt doppelt so groß wie Tripolis. ”
Bezüglich der Situation in der Hauptstadt, prangerte er “Plünderungen” an, die er als Werk von Gaddafi-Getreuen ansah, infiltriert in den Reihen der Rebellen in der Hauptstadt.
Darüber hinaus “reisen sechs weitere Mitglieder des CNT morgen (Freitag) nach Tripolis, um ie Installation der Regierung vorzubereiten”, kündigte er an, während mehrere Mitglieder des CNT sind bereits in der Hauptstadt.
Mr. Abdeljalil auch forderte die Menschen auf, die in Gebieten leben, die immer noch unter Kontrolle von Gaddafi-treuen Kräften sind, sich der Rebellion anzuschließen.
“Es gibt keine Entschuldigung, sich nicht der Revolution anzuschließen. Ihre Bewohner müssen Lokalkomitees bilden, ihre zukünftigen Vertreter im CNT ernennen und sich der Revolution anschließen”, warnte Mr. Abdeljalil.
Er rief “seine libyschen Brüder in noch nicht befreiten Vierteln” auf, “sich der Revolution anzuschließen, während die Rebellen “von Sieg zu Sieg” eilten.
“Wir haben die Bedenken gehört, die in den vergangenen Tagen um ihre Sicherheit geäußert wurden. (…) Wir begrüßen jede friedliche Lösung, jede direkte oder indirekte Verhandlung (…), um noch mehr Tote und Zerstörungen zu vermeiden”, sagte Mr. Abdeljalil.
Er bezog sich auch auf “freundschaftliche Verhandlungen” in der Küstenstadt Syrte, 450 km östlich von Tripolis, die die Rebellen einzunehmen versuchen, und sagte, dass er “eine friedliche Lösung erhofft.”
© 2011 AFP
3. Wiederbelebung der Wirtschaft, die große Herausforderung der neuen Herren von Libyen
Kuwait-Stadt (AFP) – 25.08.2011 02:58
Die libyschen Rebellen stehen vor der enormen Herausforderung eines Neustarts der Wirtschaft ihres Landes, blutleer, mit der ersten Aufgabe, das Funktionieren der Grundversorgung und die Ölexporte wieder aufzunehmen.
Experten schätzen, dass Libyen, oft als der “arme reiche Öl-Staat” bezeichnet, Investitionen einiger 100 Milliarden Dollar über die nächsten fünf Jahre benötigen wird, um eine starke Infrastruktur aufzubauen, die lokale und ausländische Investoren anziehen wird.
“Ich glaube, dass Libyen jährlich rund 20 Milllliarden $ in den nächsten fünf Jahren investieren soll, die für die Infrastruktur und die grundlegenden Dienstleistungen ausgegeben werden müssen “, sagte Lahcen Achy, ein Experte aus dem Carnegie Middle East Center, mit Sitz in Beirut.
Die neuen Führer von Libyen erben eine Wirtschaft in Fetzen, die fast ausschließlich vom Staat betrieben wurde, unter einem korrupten und totalitären Regime, das einen Großteil der Öleinnahmen verschwendet hat, um die Ambitionen und Wünsche von Oberst Gaddafi zu bedienen, laut der verschiedenen Analysen des Landes.
“Die neue Regierung muss bei Null anfangen. Die größte Schwierigkeit wird es sein, das wirtschaftliche Erbe Gaddafis zu verwalten”, der sehr wenig für die Infrastruktur des Landes, etwa das Straßennetz, getan hat, sagt Achy.
“Libyen steht vor strukturellen Herausforderungen (…). Da das Land hing fast ausschließlich vom Öl ab, ist es unerlässlich, die Wirtschaft zu diversifizieren und den privaten Sektor zu entwickeln, und wichtige Reformen sind notwendig”, sagt der Experte.
Im Jahr 2010 lag das BIP von Libyen bei etwa 90 Mrd. $, mit einem Pro-Kopf-Einkommen von rund 15.000 Dollar für eine Bevölkerung von etwa 6,5 ​​Millionen Menschen.
Die meiste Infrastruktur ist in einem schlechten Zustand, Schulen, Krankenhäuser, Straßen, Häfen, alles während der 42-jährigen Herrschaft von Gaddafi verschlechtert. Die Aufständischen haben gefordert, eine Nothilfe von 5 Mrd.$ von den eingefrorenen libyschen Vermögenswerte freizugeben, bei einem Treffen der Kontaktgruppe für Libyen in Doha.
Aref Ali Nayed, der Vertreter desNationalen Übergangsrates(CNT), politischer Arm der Rebellion, sagte, das Geld würde verwandt werden, um die Gehälter der Beamten, die Minenräumung in den Städten und den Wiederaufbau von Schulen und Krankenhäusern zu bezahlen.
Konsultationen sind im Gange in den Vereinten Nationen in New York über die Bedingungen, das Vermögen des libyschen Regimes aufzutauen, durch die Nummer zwei der Rebellion Mahmoud Jibril auf 170 Milliarden $ geschätzt.
“Libyen hat sicherlich viel mehr Glück als seine Nachbarn, Tunesien und Ägypten – deren Präsidenten wurden auch gestürzt -, wegen seiner enormen Vermögenswerte, die verwendet werden, um das Land zu modernisieren”, sagte Mr. Achy.
Aber die neuen Herren von Libyen werden auf Schwierigkeiten stoßen, die notwendige Sachkenntnis vor Ort zu rekrutieren, um das Land wirtschaftlich wieder zu beleben, so der Experte.
Libyen hat die größten Erdölvorkommen in Afrika mit 44 Milliarden Barrel, aber das Land wird immer noch als in Bezug auf seine Reserven zu wenig genutzt angesehen. Es exportierte rund 1,5 Millionen Barrel Öl pro Tag, und Rohöl ist in der Regel 95% seiner Exporteinnahmen.
“Ich glaube nicht, dass es möglich ist, die Produktion sofort wieder aufzunehmen”, sagte kürzlich der ehemalige Präsident der National Petroleum Company of Libya (NOC) Choukri Ghanem in einer Erklärung an die spezialisierte Agentur Platts.
“Vielleicht braucht man drei oder vier Monate bis zur Wiederaufnahme der Produktion, und zwei Jahre auf, um das ursprüngliche Niveau zurückkehren”, fügte er hinzu und unterstrich, dass extrem wichtige Ölanlagen für Produktion und Transport beschädigt wurden.
© 2011 AFP
4. Tripolis: Die letzten Stunden der Journalisten im Hotel Rixos
Tripolis (AFP) – 25/08/2011 03:05
“Die Nahrungsmittelversorgung wird bald erschöpft sein, es gibt kein Wasser mehr, keinen Strom mehr.” Imed Lamloum, AFP, verbrachte mehrere Monate im Rixos Hotel in Tripolis, wohin das Regime die Journalisten der internationalen Presse verbannt hatte.
Er erzählt von den letzten Stunden im Rixos vor der “Befreiung” durch die Rebellen.
“Es ist 6:00 Uhr (0400 GMT) Mittwoch, ich schlafe nicht. Ich bin mit einem Kollege von einem arabischen Fernsehen. Ein sniper, der die Nacht in einem Hotelzimmer verbrachte, wird von einer Wache geweckt. Er geht langsam runter, ein Gewehr und eine Kalaschnikow geschultert.
Ein weiterer bewaffneter Mann kommt aus einem Zimmer im Erdgeschoss mit einer Tasche mit Munition und geht zur Ausgangstür. Die Wachen haben sie beschlossen, das Gebäude zu verlassen?
Wir wecken unsere Kollegen, die sich nach draußen wagen und beobachten die Umgebung. Es scheint, dass alle weg sind.
Auf dem Parkplatz des Hotels, sind wir durch das Sonnenlicht geblendet, das wir sehen zum ersten Mal seit der Ankunft der Rebellen in Tripoli vier Tage zuvor. Die Gesichter entspannen sich. Das Ende des Alptraums ist in der Nähe.
Plötzlich taucht Hisham, einer der Männer, die Bewachung des Hotels waren, wie aus dem Nichts auf. Er zeigt mit seiner Kalaschnikow auf Journalisten. “Zurück! Ihr könnt nicht gehen. Es ist gefährlich für euch.”
Einige versuchen, sich ihm zu nähern. Aber er wird immer bedrohlicher. Die Journalisten geben auf und gehen ins Hotel, vor allem nach dem Erscheinen einer anderen Wache. Die Erleichterung war nur von kurzer Dauer.
Zwei Stunden später, schließt sich ein weiterer Journalist anwesend in Tripolis, Shem Paul, ein ehemaliger von AFP, uns an im Rixos, nachdem er einen der Wächter, Hicham, überzeugt hat ihn einzulassen.
Die Journalisten verhandeln dann mit Hisham, dass er einer von ihnen mit Paul gehen lässt, um Zigaretten zu kaufen, die ihm auch fehlen. Ich melde mich freiwillig.
Draußen tobt der Kampf noch im Umkreis des Hotels, nicht weit von der Residenz von Oberst Muammar Gaddafi, im Herzen von Tripolis.
Kein Auto. Der Fahrer von Paul hatte Angst bekommen und verließ die Szene. Plötzlich kommen andere Journalisten in einem Auto, das die Flagge der Rebellion, rot, schwarz und grün gehisst hat.
“Das sind die Ratten”, rufen die beiden Wachen und richten ihre Waffen auf sie, sie benutzen den Begriff, mit dem Oberst Gaddafi die Rebellen bezeichnet hat.
Vier westliche Journalisten und ihre libyscher Fahrer steigen aus. Der Fahrer legt sich mit dem Gesicht auf den Boden auf Befehl der jungen Garde, die auf ihn zu schießen droht. Die Schüsse werden immer lauter rund um das Hotel. Die Spannung ist auf ihrem Höhepunkt.
Schließlich entscheiden wir uns zu gehen und ein Auto zu suchen in den verlassenen Straßen, wo Böen von Kalashnikov widerhallen.
Nachdem ich sechs Monate im Rixos verbracht habe, im Herzen der Propaganda-Maschine des Regimes, sehe ich zum ersten Mal die Fahne der Rebellion flattern in Tripolis … nur 500 m vom Hotel entfernt.
Wir nehmen ein Auto in die Innenstadt. Alle Geschäfte sind geschlossen. Wir beschließen, ins Corinthia zu gehen, ein anderes Hotel in der Innenstadt, wo Journalisten wohnen, die wegen der “Befreiung von Tripolis” herkamen.
Im Hotel treffe ich Kollegen und einer von ihnen gibt mir eine Stange Zigaretten.
Ich rufe inzwischen meine Frau an, um sie zu beruhigen. Unter Tränen fleht sie mich an, nicht ins Hotel zurückzufahren. Wie ich, hat sie vier Tage nicht geschlafen, zappt von einem Kanal zum anderen und folgt den Tweets von zwei Journalisten im Rixos, die eine Internet-Verbindung via Satellit hatten.
Seit Freitag konnte ich sie nur mit einem Satellitentelefon anrufen, Gesicht nach unten auf dem Dach des Hotels, mit Kugeln pfeifen manchmal über meinen Kopf.
Zwei Stunden später ist ein Fahrer schließlich bereit, mich in der Nähe des Rixos rauszulassen. Aber während der Fahrt gelingt es meiner Frau mich anzurufen: eine Twittermeldung kündigt gerade die Befreiung der Journalisten im Rixos an. Ich drehe mich wieder um zum Corinthia, wo ich erwarte die Ankunft meiner Kollegen.
Während meiner Abwesenheit vom Hotel waren zwei arabisch sprechende Journalisten in der Lage, Hisham davon zu überzeugen, seine Waffe fallen zu lassen und sich mit einer Evakuierung durch das Rote Kreuz einverstanden zu geben, indem sie versprachen, die beiden Wachen zu schützen.
Die Journalisten dann kontaktierten die Rebellen, unter denen sich auch ein ehemaliger “Pressebegleiter” des Regimes befand. Die Evakuierung lief schließlich ohne Zwischenfälle ab. Aber die Emotion ist groß, einige Journalisten brechen in Tränen aus.
Die beiden Wachen konnten das Hotel auch in einem der Busse des Roten Kreuzes verlassen. Versprechen gehalten.
Als ich erfahre, dass das Hotel von den Rebellen genommen wurde, entscheide ich mich zurückzugehen und meine Sachen zu holen, zusammen mit anderen Kollegen, die in Eileaufgebrochen waren. Rebellen melden sich freiwillig um uns hinzufahren.
Das Hotel wurde kampflos frei. Die rot-grün-schwarze Fahne der Aufständischen flattert am Eingang. Die Rebellen bewachen sorgfältig alle Sachen der Journalisten, darunter mehrere tausend Dollar in bar. Es fehlt nichts. ”
© 2011 AFP
5. Libyen: Die Afrikanische Union erkennt nicht den Nationalen Übergangsrat (CNT) an, fordert eine Regierung der nationalen Einheit
Addis Abeba (AFP) – 26.08.2011 07.48 Uhr
Die Afrikanische Union hat sich geweigert Freitag, die Legitimität des nationalen Übergangsrates in Libyen anzuerkennen, da sie die militärische Lage noch für zu instabil hält, und bekräftigt ihren Aufruf zum Dialog, der unbeantwortet geblieben war seit Beginn des Konflikts.
“Der CNT ist dabei, Tripolis unter seine Kontrolle zu bringen und sie sagen, sie haben die Stadt erobert, aber es gibt immer noch Kämpfe”, sagte der südafrikanische Präsident Jacob Zuma.
“So können wir nicht sagen, dass dies die Kraft ist, die legitim ist jetzt”, sagte Zuma, im Namen der AU am Ende eines Mini-Gipfels der Organisation an ihrem Sitz Addis Abeba.
Ohne jemals ausdrücklich den CNT in ihrer Abschlusserklärung zu erwähnen, noch das gestürzten Regimes von Muammar Gaddafi, ruft die AU auf zur Bildung einer “Übergangsregierung mit allen Parteien, die zu begrüßen wäre, einen Sitz zu erhalten in der Afrikanischen Union. ”
Ein Weg, um anzuzeigen, dass der CNT keinen Anspruch auf diesen Sitz erheben kann. “Der Sitz von Libyen in der Afrikanische Union ist derzeit vakant. Wenn morgen eine einvernehmliche und inklusive Regierung erscheint und schlägt einen Botschafter für die AU vorschlägt, wird er willkommen sein”, sagte Sprecher der Kommission, Noureddine Mezni, der AFP .
Mehrere von AFP interviewte Diplomaten meinten, dass Libyen de facto ausgesetzt wurde von der Afrikanischen Union, betonten aber, dass der Friedens- und Sicherheitsrat der AU, entgegen der Gewohnheit, die Aussetzung nicht offiziell bestätigt hatte.
Die AU-Verantwortlichen haben abgelehnt zu sagen, ob Anhänger von Oberst Gaddafi könnten an der Regierung der nationalen Einheit, die sie favorisieren, beteiligt sein könnten,. “Wir haben keine der Parteien beschrieben, es gibt viele Parteien, die in den Konflikt verwickelt sind”, sagte Zuma.
Die AU steht in jedem Fall im Widerspruch zu einigen ihrer Mitglieder, denn mindestens ein Dutzend afrikanischer Länder, von insgesamt 54, anerkannte den CNT, darunter Äthiopien, Burkina Faso , Tschad, Nigeria, Senegal, Gambia, Elfenbeinküste und Ruanda.
Zuma sagte, dass diese Länder einzeln gehandelt hätten und dass “die AU eine einheitliche Position habe” – die von Freitag.
Allerdings, sagte der libysche Botschafter in Äthiopien, Ali Awdian, von AFP befragt, “es ist nur eine Frage der Zeit” bis die AU den CNT anerkennt. “Sie erkennen an, dass das Gaddafi-Regime beendet ist. Sie haben es heute nicht erwähnt, weil sie wissen, dass es vorbei ist”, sagte Mr. Awdian, der vor kurzem den Treueeid auf den CNT geschworen hat.
Die AU hat vergeblich im Laufe des libyschen Konflikts versucht, eine Vermittlung zwischen den Rebellen des CNT und dem Regime von Muammar Gaddafi zu erreichen, was die ersteren abgelehnt haben, indem sie als Vorbedingung die Abdankung des “Führers” der libyschen Revolution gestellt haben.
Die Rebellen haben ihren Verdacht über die Neutralität der AU nicht verborgen, die traditionell zum Oberst Gaddafi stehen, einem der heftigsten Verfechter der afrikanischen Einheit, und prosaischer, einem der Hauptzahler für den Haushalt der kontinentalen Organisation. Zusätzlich profitieren von seiner Großzügigkeit eine Reihe afrikanischer Regime.
Ihrerseits meinen die AU-Verantwortlichen, dass ihre Friedensbemühungen in Libyen durch die militärische Intervention der NATO gegen das Gaddafi-Regime sabotiert wurden. Nach ihnen war diese eine Verzerrung des ursprünglichen Auftrags der UN zum Schutz der Zivilbevölkerung.
“Aus vielen Gründen, unsere Bemühungen haben nicht die gewünschten Ergebnisse erzielt”, räumte der Vorsitzende der AU-Kommission, Jean Ping, bei der Eröffnung am Freitag der Debatten des Friedens-und Sicherheitsrats der Organisation.
© 2011 AFP
6. Libyen: die Rebellen an der Grenze zu Tunesien, Gaddafi in Algerien?
Tripolis (AFP) – 27.08.2011 11.28 Uhr
Die libyschen Rebellen eroberten den wichtigsten Grenzübergang mit Tunesien, das bedeutet einen neuen Vorstoß gegen das sterbende Regime von Muammar Gaddafi, der tagelang nicht zu finden war und könnte nach Algerien gegangen sein, laut einer Rebellen-Quelle.
Zur gleichen Zeit, vereinzelte Kämpfe fanden an der Ostfront und in Tripolis statt, wo internationale Aufrufe für Versöhnung und Verzicht auf Rache haben zugenommen, sowohl seitens der Europäischen,der UN wie der Afrikanischen Union.
Während die Jagd nach dem ehemaligen starken Mann Muammar Gaddafi sich fortsetzt, ein Konvoi von sechs gepanzerten Mercedes, eventuell mit hohen libyschen Beamten oder gar Gaddafi selbst, ist am Freitag nach Algerien gefahren über die Grenzstadt Ghadames, sagte MENA, offizielle ägytische Nachrichtenagentur, wobei sie zitierte eine militärische Quelle der libyschen Rebellen.
“Wir denken, dass sie (die Autos) hohe libyschen Beamten transportieren, vielleicht Gaddafi und seinen Sohn”, sagte sie.
Algerien erkennt nicht den Nationalen Übergangsrat (CNT), politischen Arm der Rebellion, an und hat nie offiziell den Rücktritt von Muammar Gaddafi gefordert, eine “strikte Neutralität” in diesem Konflikt einhaltend.
Im Westen des Landes gewann den Rebellen, die eine Belohnung von fast $ 1.700.000 für den Kopf des Gaddafi, tot oder lebendig, versprochen haben, einen weiteren Sieg am Freitagabend durch die Übernahme des Grenzpostens Ras Jdir an der Grenze zu Tunesien.
“Mehr als hundert Rebellen kamen in Ras Jdir an. Es gab keinen wirklichen Kampf, die Anhänger Gaddafis haben sich aus dem Staub gemacht”, sagte eine tunesische Regierungsquelle der AFP.
An der Ostfront, wo die Pro-Gaddafi sich um mehr als ein hundert Kilometer zurückgezogen hatten vor ein paar Tagen, widerstehen sie noch in Ben Jawad, 140 km östlich von Syrte. Sie bombardieren die Rebellen, blockiert in Ras Lanouf , etwa zwanzig Kilometer östlich, nach einem AFP-Korrespondenten.
Die Loyalisten in der Region Syrte, einer Hochburg des Regimes, wo sich auch Muammar Gaddafi verstecken könnte, widerstehen weiterhin durch das Abfeuern von Raketen um den Vormarsch der Rebellen zu blockieren.
In Tripolis hat die Gewalt abgenommen. Ein paar Schüsse von weitem, manchmal eine Explosion.
Laut Abdel Mlegta Nagib, dem Leiter der militärischen Operationen der Rebellion in Tripolis, kontrolliert der Aufstand “95%” der Hauptstadt, wo es nur “Widerstandsnester” rund um den Flughafen und in den Bezirken Salaheddine und Abu Salim gibt.
Nach Angaben von Amnesty International, nach sechs Monaten harter Kämpfe praktizieren sowohl die Rebellen als auch die Pro-Gaddafi Folter und Misshandlung.
AI berichtete auch von Hinrichtungen von “vielen Gefangenen” in zwei Lagern in der Nähe von Tripolis, genutzt von der Brigade angeführt von einem Sohn von Gaddafi, Khamis.
Mlegta sagt, Wachen hätten mit Granaten mehr als 150 Gefangene getötet, bevor sie aus dem Hauptquartier Muammar Gaddafis flüchteten, das am Dienstag fiel.
In der Zwischenzeit wurden 17 Patienten aus einem Krankenhaus in Tripolis evakuiert, wo mindestens 80 Menschen starben offenbar aus Mangel an medizinischer Versorgung, da pro-Gaddafi-Kräfte das Krankenhaus eingenommen hatten und das Pflegepersonal sechs Tage lang nicht hineinließen.
Im Bezirk Abu Salim faulten Leichen der Kämpfer pro-Gaddafi in der Sonne, viele gefesselt, in den Rücken geschossen. Massenhinrichtungen, bestätigten die Rebellen.
Journalisten der AFP erlebten extrem gewalttätige Prügeleien von mutmaßlichen Unterstützern des Regimes, die ihr Überleben, vielleicht vorübergehend, nur der Präsenz der Medien verdankten.
“Es sollte keine Vergeltung geben”, forderte die Chefin der europäischen Diplomatie, Catherine Ashton.
Während des ersten Freitagsgebets ohne Gaddafi in Tripolis, haben die Imame auch zur Ruhe aufgerufen. “Diese Revolution war die der Freiheit und des Islam, dann sollte es keine Rache geben”, sagte Sheikh Wanis Mabrouk, ein Imam für seine heftige Kritik am Regime bekannt.
“Es besteht ein dringender Bedarf daran, Ordnung und Stabilität wieder herzustellen”, sagte UNO-Generalsekretär Ban Ki-moon. “Wenn die libyschen Behörden es anfordern, müssen wir bereit sein zu helfen, eine Polizei organisieren (…)”.
An der diplomatischen Front hat der CNT, der seine Regierung in Tripolis installierte, neue Unterstützung erhalten. Aber die Afrikanische Union weigert sich immer noch, seine Legitimität anzuerkennen.
“Es gibt immer noch Kämpfe (…). So können wir nicht sagen, dass dies die Kraft ist, die legitim ist jetzt “, sagte der südafrikanische Präsident Jacob Zuma, im Namen der AU, die zu einer “Übergangsregierung mit allen Parteien” aufruft.
Für den Leiter der französischen Diplomatie, Alain Juppé, ist der Sieg der Rebellen erst dann geschehen, “wenn jede Androhung von Gewalt gegen Zivilisten ausgeschlossen und wenn Gaddafi neutralisiert sein wird.” “Die NATO muss in ihrer Wachsamkeit nicht nachlassen.”
© 2011 AFP

0 thoughts on “LIBYEN: LETZTE TAGE DES REGIMES (Part III , 23.08.- 26.08.) – Libye, les derniers jours d’une despotie”

  1. Lieber Andreas!
    Ich finde Deine Zusammenstellung der libyschen Revolution toll.
    Revolution oder Revolte? Tahar Ben Jelloun schreibt darüber in seinem “Arabischen Frühling” ein ganzes Kapitel.
    Für ihn ist es keine ideologische Revolution, weil es “keinen Führer gibt, keine Partei die die Revolte voranträgt…Millionen von ganz gewöhnlichen Leuten…weil es ihnen einfach zu viel war. Das ist eine Revolution neuen Typs: spontan und improvisiert.” (Traduit par moi)

    Für Gaddafi hat er damals (im März) entschieden, dass seine Ausnahmestellung auf dem internationalen Parkett vorbei sei und dass die UNO ihn dringendst festnehmen und vor den IStG stellen müsse. Jetzt sind es schon 19 000 Tote mehr als damals…

    Hoffentlich ist wirklich bald “Endlich”.

  2. interessant:

    “Das System ist nicht starr”

    Ein Ethnologe aus Bayreuth mit profunden Libyenkenntnissen spricht über die Stammesstrukturen und den Generationenkonflikt:

    Thomas Hüsken ist wissenschaftlicher Mitarbeiter der Abteilung Ethnologie der Uni Bayreuth, habilitiert über neue Formen beduinischer Politik und politische Kultur in Libyen und Ägypten, ist Autor diverser Bücher und war zu Beginn des Aufstands und im Juli in Libyen.

    taz: Herr Hüsken, überall wird darüber spekuliert, welche Rolle die Stämme künftig spielen werden. Wer und was sind die libyschen Stämme?

    ….

    hier:
    http://www.taz.de/Ethnologe-ueber-die-Staemme-in-Libyen/!76852/

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