LIBYEN: NEUE REGIERUNG SOFORT IN DER KRITIK DER REGIONEN – Libye: des voix s’élèvent contre le nouveau gouvernement

Libyen: Stimmen erheben sich gegen die neue Regierung
Tripolis (AFP) – 2011.11.23 09.31
Der Leiter der libyschen Autoritäten Moustapha Abdeljalil versuchte am Mittwoch, die Regionen zu beruhigen, die meinen, dass sie von der neuen von Abdel Rahim al-Kib gebildeten Regierung ausgeschlossen wurden. Die Ankündigung der neuen Regierung Dienstag fiel mit dem Besuch des Anklägers des Internationalen Strafgerichtshofs (IStGH), Luis Moreno-Ocampo, zusammen, der seine Absicht bestätigt, Seif al-Islam Gaddafi, Sohn des gestürzten Präsidenten, in Den Haag anzuklagen.
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Libye: des voix s’élèvent contre le nouveau gouvernement
TRIPOLI (AFP) – 23.11.2011 21:31
Le chef des autorités libyennes, Moustapha Abdeljalil, a tenté de rassurer mercredi les régions qui estiment avoir été exclues du nouveau gouvernement formé par Abdel Rahim al-Kib. L’annonce du nouveau gouvernement mardi a coïncidé avec la visite du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, à qui Tripoli a confirmé son intention de juger en Libye Seif al-Islam Kadhafi, le fils du dirigeant déchu arrêté dans la nuit de vendredi à samedi.
Aussitôt formé, le nouveau cabinet a été critiqué. A Benghazi, la ville d’où est partie la révolte contre le régime Kadhafi, quelques dizaines de manifestants se sont plaints de la “sous-représentation” de l’Est. Des représentants des régions du Sud désertique ont également dit être marginalisés.
Dans un communiqué, les Amazighs (berbères) ont de leur côté dénoncé leur exclusion des ministères importants, jugeant que leur représentativité dans le gouvernement “ne correspondait pas à leur présence” et à leur contribution à la révolution.
Le Congrès amazigh libyen a ainsi appelé Libyens et Amazighs en particulier à manifester et à geler provisoirement leur coopération avec le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement.
“Je peux rassurer tout le monde: toute la Libye est (représentée) dans le gouvernement”, avait pourtant déclaré M. Kib.
Le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, a tenté de rassurer mercredi “ceux qui ont élevé leur voix pour dénoncer la marginalisation et l’exclusion: nous n’avions pas l’intention d’exclure quelque ville que ce soit, la Libye est à tout le monde”.
Il a notamment tenu à rassurer les Amazighs, les Bédouins du sud désertique, les Touaregs ainsi que les Toubous, à l’issue d’une longue réunion avec une délégation amazighe.
“Je veux rassurer certaines villes, régions et ethnies. Je promets à tout le monde que toutes les villes et tous les villages bénéficieront à égalité des services de base”, a-t-il affirmé à la presse.
Les Etats-Unis ont estimé en tout cas que ce nouveau gouvernement témoignait d’une “avancée significative vers la démocratie”, précisant être prêts à travailler avec lui.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a également salué la formation du cabinet, tout comme la Tunisie et la Chine.
Dans le nouveau gouvernement, au moins deux importants ministères ont été réservés aux ex-rebelles, pour la plupart des civils, ayant combattu le régime de Kadhafi: Oussama Jouili, un commandant ex-rebelle de la ville de Zenten, a été nommé à la Défense, tandis que le ministère de l’Intérieur a été confié à Faouzi Abdelal, de Misrata.
L’opposition en exil a aussi eu sa part: Achour ben Khayal, ancien ambassadeur sous le régime de Kadhafi, avant de rallier l’opposition dans les années 2000, devient ainsi ministre des Affaires étrangères.
Le portefeuille crucial du Pétrole et du Gaz est revenu à Abdelrahmane ben Yazza, un responsable de la compagnie pétrolière italienne ENI.
Le nouveau gouvernement compte deux femmes ministres: Mabrouka al-Chérif Jibril aux Affaires sociales et Fatma Al-Hamrouch à la Santé.
Sur le plan judiciaire, le procureur de la CPI a affirmé mercredi à Tripoli que la justice libyenne avait la “primauté” pour juger Seif al-Islam Kadhafi.
“S’ils (les Libyens) veulent (juger Seif al-Islam), nous ne sommes pas en compétition avec eux”, a-t-il déclaré à la presse.
“Dès qu’ils peuvent le faire, nous arrêtons. C’est le système. Et c’est ce que nous discutons ici”, a-t-il ajouté. “Du moment que les autorités libyennes mènent les bonnes investigations et qu’elles les présentent aux juges de la CPI, la règle dit qu’elles peuvent le faire”.
M. Ocampo a précisé à l’AFP que les autorités libyennes souhaitaient que la CPI poursuive son enquête sur Seif al-Islam.
L’ancien ministre de la Justice du CNT, Mohamed Allagui, a déclaré de son côté qu’un “accord de coopération” devrait être signé prochainement entre la CPI et le CNT pour fixer les modalités du transfert du dossier de Seif al-Islam.
M. Allagui a assuré par ailleurs que “toutes les garanties et les conditions sont réunies en Libye pour un procès équitable”.
Concernant l’ex-chef des renseignements militaires de Mouammar Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, les autorités ne disposaient toujours d’aucune preuve de son arrestation, annoncée dimanche.
“Nous n’avons aucune confirmation de l’arrestation de Senoussi”, a dit M. Abdeljalil.
Selon l’ONU, quelque 7.000 personnes, dont de nombreux étrangers, sont par ailleurs détenues dans des centres de détention contrôlés par les milices des “brigades révolutionnaires” et n’ont pas accès à des tribunaux “en l’absence d’une police et d’une justice en état de fonctionnement”.
Des femmes et des enfants figurent parmi les détenus et certains auraient été torturés, indique ce rapport du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
© 2011 AFP

Libyen: Stimmen erheben sich gegen die neue Regierung
Tripolis (AFP) – 2011.11.23 09.31
Der Leiter der libyschen Autoritäten Moustapha Abdeljalil versuchte am Mittwoch, die Regionen zu beruhigen, die meinen, dass sie von der neuen von Abdel Rahim al-Kib gebildeten Regierung ausgeschlossen wurden. Die Ankündigung der neuen Regierung Dienstag fiel mit dem Besuch des Anklägers des Internationalen Strafgerichtshofs (IStGH), Luis Moreno-Ocampo, zusammen, der seine Absicht bestätigt, Seif al-Islam Gaddafi, Sohn des gestürzten Präsidenten, in Den Haag anzuklagen.
Sobald das neue Kabinett gebildet war, wurde es kritisiert. In Benghazi, wo die Stadt ist eine Partei der Revolte gegen das Gaddafi-Regime, haben Dutzende von Demonstranten über die “Unterrepräsentation” des Ostens geklagt. Vertreter aus den Wüstenregionen des Südens haben auch gesagt, an den Rand gedrängt zu werden.
In einer Erklärung, die Amazigh (Berber) haben ihrerseits ihren Ausschluss aus wichtigen Ministerien kritisiert, und dass ihre Vertretung in der Regierung “nicht reflektieren ihre Präsenz in der” und ihren Beitrag zur Revolution.
Der libysche Amazigh Congress will seine Zusammenarbeit mit der Nationalen Übergangsregierung Rates (CNT) und der Regierung provisorisch einfrieren und ruft zu Demonstrationen auf.
“Ich kann alle beruhigen: Ganz Libyen ist in der Regierung”, sagte Mr. Kib jedoch.
Der Leiter des CNT Moustapha Abdeljalil versuchte Mittwoch zu beruhigen “diejenigen, die ihre Stimmen erhoben, um die Marginalisierung und Ausgrenzung zu denunzieren: Wir haben nicht die Absicht, eine Stadt überhaupt auszuschließen, Libyen gehört jedermann “.
Er hat die Amazigh, die Beduinen der südlichen Wüste, die Tuareg und die Toubou beruhigt, nach einem langen Treffen mit einer Delegation Amazigh.
“Ich möchte einige Städte, Regionen und Ethnien beruhigen. Ich verspreche allen, dass jede Stadt und jedes Dorf wird die gleiche Grundversorgung haben”, sagte er gegenüber der Presse.
Die Vereinigten Staaten fühlten in jedem Fall, dass die neue Regierung einen “bedeutenden Schritt in Richtung Demokratie” zeigt und sind bereit, mit ihr zu arbeiten.
Generalsekretär Ban Ki-moon begrüßte auch die Bildung des Kabinetts, wie Tunesien und China.
In der neuen Regierung sind mindestens zwei wichtige Ministerien für ehemalige Rebellen, meist Zivilisten, die das Gaddafi-Regime bekämpft haben, vorbehalten: Osama Jouili, ein ehemaliger Rebellen-Kommandant der Stadt Zenten, Ministerium Verteidigung, während das Innenministerium übertragen worden ist an Faouzi Abdelal aus Misrata.
Die Opposition im Exil hat auch ihren Anteil: Ben Achour Khayal, ein ehemaliger Botschafter unter Gaddafi, bevor er die Opposition in den 2000er Jahren ging, wird Außenminister.
Das Portfolio der entscheidenden Öl und Gas Einkommen bekommt Abdelrahman bin Yazza, ein Verantwortlicher vom italienischen Ölkonzern ENI.
Die neue Regierung hat zwei Ministerinnen: Mabrouka Jibril al-Sharif Soziales und Fatma Al-Hamrouch Gesundheit.
Der Chefankläger des IStGH sagte am Mittwoch in Tripolis, die libysche Justiz könne “in der Regel” Seif al-Islam Gaddafi verhandeln.
“Wenn sie (die Libyer) (Prozess Seif al-Islam) wollen, werden wir nicht mit ihnen konkurrieren”, sagte er Reportern.
“Sobald sie es tun können, stoppen wir. Dies ist das System. Und das ist, was wir hier diskutieren”, fügte er hinzu. “Solange die libyschen Behörden die Durchführung guter Ermittlungen tun können und sie den Richtern des ICC präsentieren, sagt die, Regel , sie sollen es tun.”
Herr Ocampo sagte der Nachrichtenagentur AFP, dass die libyschen Behörden wollten den ICC die Untersuchung von Seif al-Islam weiterführen sehen.
Der ehemalige Justizminister des CNT Mohamed Allagui sagte wiederum, dass eine “Kooperationsvereinbarung” bald sollte zwischen der ICC und der CNT getroffen sein, um die Bedingungen der Übertragung des Dossiers von Seif al-Islam zu regeln.
Herr Allagui auch versichert, dass “alle Gewährleistungen und Bedingungen in Libyen auf ein faires Verfahren erfüllt werden.”
In Bezug auf den ehemaligen militärischen Geheimdienstchef Muammar Gaddafis, Abdullah al-Senussi, haben die Behörden noch keine Beweise für seine Verhaftung, gab man am Sonntag bekannt.
“Wir haben keine Bestätigung der Festnahme von Senoussi”, sagte Abdeljalil.
Nach Angaben der UN sind rund 7.000 Menschen, darunter viele Ausländer, auch in Haftanstalten der Milizen “Revolutionäre Brigaden” und haben keinen Zugang zu den Gerichten “in der Abwesenheit von ordentlicher Polizei und Justiz. ”
Frauen und Kinder sind unter den Gefangenen und einige wurden gefoltert, nach dem Bericht des Generalsekretärs Ban Ki-moon.
© 2011 AFP

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