LIBYEN: NOCH ZWEI KLEINE SOZIALREPORTAGEN AUS DEM NACH-GADDAFI – Deux autres petits reportages "divers" de l’apres Khadafi

1. Das gefürchtete Bab al-Aziziyah: neuer Ort der Promenade für die Tripolitaner
Tripolis (AFP) – 2011.09.30 22.10
Bab al-Aziziyah, die alten Festungsanlagen von Muammar Gaddafi, die Angst inspirierten, ist heute ein Ort für Tripolitaner, die zwischen den Ruinen spazieren gehen kommen. Eine grüne Mauer mit Türmen und Stacheldraht umgibt den Ort von 6 km2 südlich von Tripolis, der Jahrzehnte lang der Sitz von Muammar Gaddafi war.
2. Libyen: die Schlacht von Sirte, eine harte Probe für Kinder
Harawi (Libyen) (AFP) – 27/09/2011 01.13
Icham ist ein Jahr alt und will nicht aufhören zu weinen, während ihr Vater im Hof einer kleinen Klinik in HARAWA wartet, Geisterstadt ein paar Dutzend Kilometer von Sirte weg, wo die Kräfte des neuen Regimes versuchen, die letzten Anhänger des Muammar Gaddafi zu verdrängen.
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=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI : LIBYEN: DREI KLEINE SOZIALREPORTAGEN AUS DEM NACH-GADDAFI – Trois petits reportages “divers” de l’apres Khadafi

1. Bab al-Aziziya la redoutable, nouveau lieu de promenade des Tripolitains
TRIPOLI (AFP) – 30.09.2011 22:10
Bab al-Aziziya, l’ancien camp retranché de Mouammar Kadhafi qui inspirait la peur, est aujourd’hui un lieu de visite pour les Tripolitains qui viennent se promener dans les ruines. Un mur vert surmonté de tourelles et de barbelé entoure le site qui s’étend sur 6 km2 dans le sud de Tripoli et fut pendant des décennies le QG de Mouammar Kadhafi.

Des Libyens dans l'ancien camp retranché de Mouammar Kadhafi à Bab al-Azizya, le 27 septembre 2011
Foto (c) AFP: Libyer in den alten Festungsanlagen von Muammar Gaddafi in Bab al-Azizia, 27. September 2011 in Tripoli
Des Libyens dans l’ancien camp retranché de Mouammar Kadhafi à Bab al-Azizya, le 27 septembre 2011 à Tripoli

Selon les Tripolitains, l’endroit était tellement redouté que quand ils passaient devant en voiture, les conversations s’arrêtaient et les passagers n’osaient même pas tourner la tête dans sa direction.
D’abord bombardée par l’Otan à plusieurs reprises, Bab al-Aziziya est tombée aux mains des combattants dépendant du Conseil national de transition (CNT) à l’issue de combats féroces le 23 août.
Beaucoup pensaient alors que le colonel Kadhafi s’y trouvait, mais il avait déjà disparu et reste introuvable.
Quelques semaines plus tard, des centaines de Libyens y affluent tous les jours pour enfin voir ce que cachaient ces murs.
“Nous avons toujours été terrorisés par cet endroit, avant, jamais personne n’aurait voulu y entrer”, raconte Esra Kamel, une étudiante de 22 ans visitant le site avec sa tante. “Maintenant il est ouvert à tout le monde. C’est incroyable”.
Un dédale de rues desservent des dizaines de bâtiments, dont la résidence privée de Mouammar Kadhafi, un hôpital privé et les logements pour son cortège de gardes du corps.
La plupart de ces bâtiments sont maintenant à l’état de ruines, lourdement endommagés au cours des combats puis rasés et pillés. Les murs sont couverts de graffitis en arabe et en français, proclamant “Libye libre!” ou “Kadhafi: les jeux sont faits”.
Le sol est jonché de verre brisé, de gravats au milieu desquels traînent des pages arrachées du “Livre vert”, le manifeste politique de l’ex-Guide, datant de 1975. Les visiteurs entrent dans des pièces sombres, ramassent des cartouches.
Dans les jardins luxuriants, plantés d’immenses palmiers, le gazon a été labouré par les voitures qui maintenant y circulent dans tous les sens. Les lourdes portes métalliques donnant accès aux bunkers et tunnels -qui courent apparemment sur des km sous terre- sont béantes.
Des enfants jouent dans les ruines de la maison de Mouammar Kadhafi bombardée par des avions américains en 1986 et qui avait été gardée en l’état par l’ex-leader comme symbole de sa résistance.
Devant le bâtiment, une immense sculpture représentant un poing en or écrasant un avion de chasse américain a été démolie par les combattants pro-CNT quand ils sont entrés sur le site.
“C’est vraiment étrange d’être là, c’était un endroit tellement secret”, dit Mohammed Fathi Mousba, venu avec ses filles de 3 et 4 ans. “J’ai amené mes filles pour leur montrer combien tout avait changé. J’espère que plus jamais nous n’aurons un autre Kadhafi”, explique-t-il.
Mais beaucoup de ces visiteurs espèrent voir le site rasé à terme.
“Il faudrait tout détruire et le transformer en parc”, dit Kamel.
“Il faudrait en faire un jardin pour tous les Libyens”, propose Abdelmajid Khafaji, 39 ans. “Kadhafi est parti, Bab al-Aziziya devrait partir aussi”.
© 2011 AFP

2. Libye: la bataille de Syrte, une rude épreuve pour les enfants
HARAWA (Libye) (AFP) – 27.09.2011 13:13
Icham a un an et pleure sans arrêt tandis que son père attend dans la cour d’une petite clinique à Harawa, ville fantôme à quelques dizaines de kilomètres du front de Syrte, où les forces du nouveau régime tentent de déloger les derniers partisans de Mouammar Kadhafi.
Cela fait deux jours qu’Icham vomit et souffre d’une forte fièvre, explique son père Mohammed, un ouvrier qui a abandonné sa maison dans l’est de Syrte au début des combats. Et la clinique voit passer chaque jour des dizaines d’enfants dans son cas.
La plupart d’entre eux souffrent de maux liés à l’absence d’eau potable dans les maisons vides ou les refuges de fortune que leurs familles ont trouvées pour s’installer après avoir fui les combats à Syrte et dans ses environs, à 360 km à l’est de Tripoli.
Un journaliste de l’AFP a ainsi vu des dizaines de véhicules chargés d’hommes, de femmes et d’enfants apeurés quitter la ville, assiégée par les forces du nouveau régime et bombardée par l’Otan, et où, selon des témoignages, des mercenaires africains font régner la terreur parmi les habitants.
La situation “est très critique” dans la ville, explique Miftah Mohammed, un négociant en poisson qui s’est enfui avec une soixantaine de proches dans un convoi de sept voitures. “Il n’y pas de nourriture, d’eau, d’essence, ni d’électricité. Les enfants n’ont plus de lait. Cela fait des jours que nous ne mangeons que des macaronis”.
“J’ai vu environ 120 patients depuis ce matin, et 70% sont des enfants”, la plupart venant de Syrte et des localités environnantes, explique le Dr Valentina Rybakova, une Ukrainienne qui travaille en Libye depuis huit ans.
“C’est une grave crise humanitaire. Nous essayons d’obtenir de l’aide de partout mais le principal problème c’est que ces gens n’ont pas accès à de l’eau potable”, ajoute-t-elle.
Tout en parlant, elle ausculte Mohammed, 9 ans, qui souffre lui aussi de diarrhée. “J’ai très mal à l’estomac. J’ai aussi de la fièvre depuis deux jours”, raconte l’enfant. A côté, une fillette pleure et tousse en attendant son tour.
Selon le Dr Rybakova, la clinique manque de certains médicaments, mais surtout d’infirmières: “Des médicaments nous manque, mais nous allons en recevoir. Le problème c’est qu’il n’y a pas assez d’infirmières pour soigner le flot incessant de patients”.
Et pour les enfants traumatisés par les combats et les explosions qui ont rythmé leur quotidien pendant des semaines, la clinique n’est pas un havre de paix. Juste en face, une mosquée est devenue l’un des points de rencontre où les combattants du nouveau régime retrouvent régulièrement leurs commandants.
Même si les combattants blessés sont soignés dans un hôpital de campagne à quelques kilomètres de là, beaucoup d’hommes armés vont et viennent dans la clinique, parfois pour accompagner des proches.
Régulièrement, un ou plusieurs combattants tirent en l’air en signe de joie, de victoire ou d’encouragement. “Cela aussi pose problème, les enfants ont peur”, tempête le Dr Rybakova.
© 2011 AFP

=> PLUS INFO:
Afrique | 02.10.2011 | DWW
A Syrte, la situation des habitants est « désespérée »
La population manque de nourriture, d’eau, de médicaments et d’électricité, tel est le bilan tiré par le Comité international de la Croix-Rouge après une visite à Syrte, en Libye, l’un des derniers bastions pro-Kadhafi.

Des enfants sont bloqués avec leurs familles dans une maison près de Syrte, pendant les violents com
Foto (c) AFP: Kinder mit ihren Familien in einem Haus in der Nähe Sirte während der schweren Kämpfe gegen die pro-Gaddafi, 21. September 2011 fest
Des enfants sont bloqués avec leurs familles dans une maison près de Syrte, pendant les violents combats contre les pro-Kadhafi, le 21 septembre 2011

1. Das gefürchtete Bab al-Aziziyah: neuer Ort der Promenade für die Tripolitaner
Tripolis (AFP) – 2011.09.30 22.10
Bab al-Aziziyah, die alten Festungsanlagen von Muammar Gaddafi, die Angst inspirierten, ist heute ein Ort für Tripolitaner, die zwischen den Ruinen spazieren gehen kommen. Eine grüne Mauer mit Türmen und Stacheldraht umgibt den Ort von 6 km2 südlich von Tripolis, der Jahrzehnte lang der Sitz von Muammar Gaddafi war.
Für die Tripolitaner war der Ort so gefürchtet, dass, wenn sie mit dem Auto vorbeikamen, das Gespräch stoppte die Fahrgäste nicht einmal wagten, den Kopf in seine Richtung zu wenden.
Zuerst von der NATO mehrmals bombardiert, fiel Bab al-Aziziyah den Kämpfern von der Nationalen Übergangsregierung Council (CNT) nach heftigen Kämpfen am 23. August zu.
Viele dachten dann, dass Oberst Gaddafi dort war, aber er war schon verschwunden und bleibt vermisst.
Ein paar Wochen später strömen Hunderte von Libyer jeden Tag dorthin, um endlich zu sehen, was sich hinter den Wänden versteckte.
“Wir waren immer von diesem Ort erschrocken, niemand wollte hingehen”, sagte Esra Kamel, eine Studentin von 22 Jahren, zu Besuch mit ihrer Tante. “Jetzt ist es offen für jedermann. Es ist unglaublich.”
Ein Labyrinth von Straßen verbindet Dutzende von Gebäuden, einschließlich der Privatwohnung von Muammar Gaddafi, ein privates Krankenhaus und Wohnungen für seine Truppe von Leibwächtern.
Die meisten dieser Gebäude sind nun in Trümmern, stark während der Kämpfe beschädigt, dann zerstört und geplündert. Die Wände sind mit Graffiti in Arabisch und Französisch bedeckt, verkünden “Freies Libyen!” oder “Gaddafi: Das Spiel ist aus.”
Der Boden ist mit Scherben und Schutt und zerrissenen Seiten des “Grünen Buches”, dem politischen Manifest des ehemaligen Führers aus dem Jahr 1975 bedeckt. Die Besucher kommen in dunkle Räume, sammeln Patronen auf.
In den üppigen Gärten mit riesigen Palmen ist das Gras jetzt durch Autos, die kreuz und quer fahren, umgepflügt. Die schweren Metalltüren, die Zugang zu Bunkern und Tunneln gaben, welche sich auf scheinbar viele km unterirdisch verlaufen, klaffen.
Kinder spielen in den Ruinen des Hauses Muammar Gaddafi’s, bombardiert durch US-Flugzeuge im Jahr 1986 und als ein Symbol des Widerstandes des ehemaligen Führers damals hochgehalten.
Vor dem Gebäude wurde eine riesige Skulptur einer goldenen Faust, die ein amerikanisches Kampfflugzeug zerschmwettert, durch die pro-CNT-Kämpfer abgerissen.
“Es ist wirklich seltsam, dort zu sein, es ist ein Ort, der so geheim war”, sagte Mohammed Fathi Mousba, kam mit seinen Töchtern im Alter von 3 und 4. “Ich habe meine Töchter mit, um ihnen zu zeigen, wie sich alles verändert hat. Ich hoffe, dass wir nie wieder Gaddafi kriegen”, sagte er.
Aber viele dieser Besucher hoffen, dass der Ort schließlich dem Erdboden gleichgemacht werden wird.
“Es wäre alles zu zerstören und ihn in einen Park zu verwandeln”, sagte Kamel.
“Es wäre ein Garten für alle Libyer zu machen”, bietet Abdelmajid Khafaji, 39. “Da Gaddafi gegangen ist, sollte Bab al-Aziziyah verschwinden.”
© 2011 AFP

2. Libyen: die Schlacht von Sirte, eine harte Probe für Kinder
Harawi (Libyen) (AFP) – 27/09/2011 01.13
Icham ist ein Jahr alt und will nicht aufhören zu weinen, während ihr Vater im Hof einer kleinen Klinik in HARAWA wartet, Geisterstadt ein paar Dutzend Kilometer von Sirte weg, wo die Kräfte des neuen Regimes versuchen, die letzten Anhänger des Muammar Gaddafi zu verdrängen.
Es ist schon 2 Tage, dass Icham Erbrechen und Leiden von hohem Fieber hat, sagte sein Vater Mohammed, ein Arbeiter, der seine Heimat im Osten Sirtes floh in die frühen Kämpfe. Und die Klinik sieht jeden Tag Dutzende von Kindern in seinem Fall.
Die meisten von ihnen leiden unter Beschwerden im Zusammenhang mit dem Mangel an Trinkwasser in leeren Häusern oder Notunterkünften, die sie mit ihren Familien gefunden haben nach der Flucht vor den Kämpfen in und um Sirte, 360 km östlich von Tripolis.
Ein AFP Journalist hat Dutzende von Fahrzeugen mit erschreckten Männern, Frauen und Kinder gesehen, um die Stadt zu verlassen, belagert von den Kräften des neuen Regimes und bombardiert durch die NATO, und wo laut Zeugenberichten afrikanische Söldner Terror unter den Einwohnern säen.
Die Situation ist “sehr kritisch” in der Stadt, sagte Mohammed Miftah, ein Fischhändler, der mit etwa sechzig Angehörigen in einem Konvoi von sieben Autos geflohen ist. “Es gibt keine Nahrung, Wasser, Gas oder Strom. Die Kinder haben keine Milch. Für viele Tage, wir nur Makkaroni essen.”
“Ich sah über 120 Patienten seit heute Morgen, und 70% sind Kinder”, meist aus dem Sirte und den umliegenden Gemeinden, sagte Dr. Valentina Rybakova, eine Ukrainerin, die in Libyen arbeitet seit acht Jahren.
“Das ist eine ernste humanitäre Krise. Wir versuchen, Hilfe von überall zu bekommen, aber das Hauptproblem ist, dass diese Menschen keinen Zugang zu Trinkwasser haben”, fügt sie hinzu.
Während sie sprach, untersuchte sie Mohammed, 9, der leidet auch unter Durchfall. “Ich habe sehr Bauchweh. Ich habe auch ein Fieber seit 2 Tage”, sagte das Kind. Außerdem schreit ein kleines Mädchen und hustet während der Wartezeit in der Schlange.
Laut Dr. Rybakova hat die Klinik Mangel an bestimmten Medikamenten und vor allem Krankenschwestern.
Und für Kinder, durch die Kämpfe und Explosionen traumatisiert, die ihr Leben für Wochen markierten, ist die Klinik nicht ein Paradies. Genau gegenüber ist eine Moschee, wo die Kämpfer des neuen Regimes regelmäßig finden ihre Kommandeure.
Während die Verletzten in einem Feldlazarett behandelt wurden, ein paar Meilen entfernt, kommen viele bewaffnete Männer und gehen in die Klinik, manchmal um Verwandten zu begleiten.
Von Zeit zu Zeit eine oder mehrere Soldaten feuern in die Luft als Zeichen der Freude, Sieg oder Ermutigung. “Auch das ist ein Problem, dass Kindern Angst macht”, sagt Dr. Rybakova.
© 2011 AFP

=> DAZU
Libyen | 03.10.2011 | Deutsche Welle World
Dramatische Lage in Sirte
Das Rote Kreuz hat am Wochenende erstmals Hilfsgüter in die seit Wochen umkämpfte Geburtsstadt Gaddafis gebracht. Die Helfer berichten von katastrophalen Verhältnissen – insbesondere in dem Krankenhaus der Stadt.

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