LIBYEN, TUNESIEN, FLÜCHTLINGE: FLUCHT PER BOOT NACH EUROPA – Les migrants africains, victimes collatérales de la guerre civile en Libye

Un bateau de migrants africains fuiyant la Libye, le 4 juin 2011 près de Sfax, au large de la Tunisi
Foto (c) AFP: Ein Schiff mit afrikanischen Flüchtlingen aus Libyen, Nähe Sfax, Tunesien, 4. Juni 2011
Un bateau de migrants africains fuiyant la Libye, le 4 juin 2011 près de Sfax, au large de la Tunisie

1. Afrikanische Migranten, die “kollateralen” Opfer des Bürgerkriegs in Libyen
Tripolis (AFP) – 2011.11.05 10.21
Der Bürgerkrieg in Libyen hat afrikanische Migranten, kollaterale Opfer, gezwungen, das Land an Bord von wackeligen Booten zu verlassen, von denen einige vor Erreichen von Europas Küsten sinken.
2. In El Kram, Tunesien, peilen zukünftige Flüchtlinge andere Grenzen an
Le Kram (Tunesien) (AFP) – 2011.11.05 11.44
“Mazedonien, Montenegro, Bosnien !!!”: Die Ufer des benachbarten Italien ziehen Jamel, einen tunesischen “Champion” der gefährlichen klandestinen Reise, nicht mehr an. Nun versucht er andere Grenzen, um um jeden Preis seinen “europäischen Traum” Frankreich zu verwirklichen.
3. Untergang der libyschen Migranten aus Tunesien: Dutzende von Leichen geborgen
TUNIS (AFP) – 2011.05.06 10.14
Die tunesischen Behörden haben Sonntag Suchaktionen gestartet, um die Körper von mehr als 200 seit Donnerstag nach dem Untergang eines libyschen Trawlers fehlenden afrikanischen Migranten zu finden – zwanzig wurden schon geborgen, sagte der AFP ein Beamter der Marine.
4. Libyen: nach 18 Jahren der Verfolgung, ein Oppositioneller bezeugt
INTERVIEW
2011.01.06, by Silvina Carbone, TV5-Monde
Er ist 33 Jahre alt, davon 18 in libyschen Gefängnissen oder in einem Versteck verbracht. Sein Verbrechen: die Freiheit und Pluralismus gefordert. Seine Aussage beschränkt sich anonym, um seine Sicherheit zu bewahren, aber auch, weil Muammar Gaddafi Angst unter allen seinen Bürgern verwurzelte.
“In Libyen, ein Wort und eine ganze Familie wird ermordet”
Wann war Ihre erste Verhaftung?

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

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1er ARTICLE SUR QUATRE: Les migrants africains, victimes collatérales de la guerre civile en Libye
TRIPOLI (AFP) – 11.05.2011 10:21
La guerre civile en Libye a pour victimes collatérales les migrants africains, contraints de quitter le pays à bord d’embarcations de fortune dont certaines sombrent avant d’atteindre les côtes européennes.
Un bateau transportant 600 personnes parti de Libye pour l’Italie a disparu et aurait fait naufrage vendredi au large des côtes de Tripoli.

Les services de secours aident des naufragés après que leur bateau s'est brisé à l'entrée du port
Foto (c) AFP: Notdienste helfen Schiffbrüchigen, nachdem ihr Boot zerbrach am Eingang des Hafens von Pantelleria, Italien, 13. April 2011
Les services de secours aident des naufragés après que leur bateau s’est brisé à l’entrée du port de Pantelleria en Italie, le 13 avril 2011


Il s’agit du dernier d’une série de drames impliquant des bateaux surchargés de migrants rêvant d’un avenir meilleur en Europe.
Avant le conflit en Libye et les combats qui durent depuis bientôt trois mois entre forces loyales aux dirigeant Mouammar Kadhafi et rebelles, les autorités empêchaient le départ de ces migrants vers l’Europe.
“Avant, il n’y avait aucune possibilité. Il y avait des patrouilles partout sur la côte”, explique, sous couvert de l’anonymat, une assistante sociale basée à Tripoli.
Aujourd’hui, ce sont les forces de sécurité libyennes “qui organisent tout cela”, dit-elle parlant des dangereux voyages par bateau qui coûtent aux migrants des centaines voire des milliers de dollars.
“Des officiers de marine qui ont des bateaux les escortent même jusque dans les eaux internationales et donnent des instructions au capitaine” contre rétribution, ajoute-t-elle.
Mary-Anne, une Nigériane de 35 ans qui vit en Libye depuis 10 ans, connaît beaucoup de monde ayant tenté l’aventure.
Avant, les autorités bloquaient en général le départ des bateaux, mais aujourd’hui la police ferme les yeux en échange de quelques billets, dit-elle.
Elle a une amie, Ada, qui devait partir à bord d’une de ces embarcations de fortune mais elle en est descendue en raison de son état de délabrement extrême.
“Le bateau bougeait, bougeait, bougeait” alors même qu’il était encore amarré, lui a-t-elle raconté.
“Alors que le bateau quittait le port, il était toujours secoué par des a-coups”. Ses passagers chantaient des chants à la gloire de Jésus juste avant qu’il ne sombre au large de Tripoli, ajoute-t-elle citant son amie qui n’a pas pu être contactée par l’AFP.
“Il n’y a plus de travail en raison du conflit”, se désole Adam, un ouvrier du bâtiment nigérian de 31 ans venu avec sa femme pour faire quelques économies en Libye avant de retourner dans son pays et lancer sa propre affaire.
Mais selon l’assistante sociale, beaucoup de ces Africains “se servent de la Libye comme d’un pays de transit pour atteindre l’Europe”. Seuls “25% d’entre-eux viennent pour travailler en Libye mais le reste a pour objectif final l’Europe”, dit-elle.
Même si Mary-Anne et Adam rêvent l’un et l’autre de pouvoir quitter le pays en guerre, ils assurent qu’ils ne prendraient jamais le risque de monter à bord d’un de ces bateaux.
Pour Khaled Kaïm, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, “tout le monde sait bien que l’armée est débordée, et la police aussi”.
“Nous sommes toujours prêts et avons toujours la volonté de travailler à nouveau avec les pays européens concernant ce problème”, explique-t-il, ajoutant que la Libye a besoin de l’aide de l’Europe pour cela.
Selon l’assistante sociale, deux autres embarcations chargées de migrants ont disparu.
“Le premier bateau avec 350 Erythréens et Ethiopiens” est parti aux alentours du 23 ou 24 février pour l’Italie et personne ne sait ce qu’il est devenu.
Un autre parti aux environs du 23 mars avec à son bord 72 Ethiopiens et Erythréens “s’est perdu, retrouvé à court de carburant, puis a dérivé vers la Libye trois semaines plus tard”, selon elle. “Ils ont été abandonnés sans aucune aide”, explique-t-elle.
© 2011 AFP

VIDEO: Libye : la FIDH enquête sur le sort des réfugiés qui ont fui le conflit
Geneviève Jacques est chargée de mission à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme. Elle rentre de la frontière entre la Libye et l’Egypte où elle a enquêté sur les sort des réfugiés qui fuient le conflit libyen. Le premier problème est le racisme dont sont victimes les Africains sub-sahariens.
“Pour les rebelles libyens, un Africain noir est soupçonné d’être un milicien pro-Kadhafi”
=> 17.05.2011 – Durée : 04’19

Des migrants africains arrivent de Misrata, le 5 mai 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Afrikanische Migranten aus Richtung Misrata, 5. Mai 2011, in Benghazi
Des migrants africains arrivent de Misrata, le 5 mai 2011 à Benghazi

2. A El-Kram, en Tunisie, de futurs clandestins visent d’autres frontières
LE KRAM (Tunisie) (AFP) – 11.05.2011 11:44
“Macedonia, Montenegro, Bosna!!!”: les rives de l’Italie voisine n’attirent plus Jamel, un Tunisien “champion” des voyages clandestins périlleux, qui vise désormais d’autres frontières pour vivre coûte que coûte son “rêve européen” en France.
Aux confins d’un terrain vague au Kram (nord de Tunis) près d’une plage balayée par une mer turquoise où des bateaux croisent au large, Jamel, 36 ans, raconte avoir connu pendant ses multiples voyages clandestins pour entrer en Europe les geôles “turques, grecques, égyptiennes, marocaines”.
Mais malgré tout et même les nombreuses lacérations qu’il s’est faites “avec une lame” sur le ventre “dans une prison libyenne pour pouvoir revenir en Tunisie”, il se dit prêt “à repartir”.
“Au moins en Europe, dit-il, je peux vivre vraiment, je me fous de Lampedusa (centre d’accueil en Italie), je me fous de Schengen, j’ai un objectif que je veux atteindre: émigrer, trouver un boulot, avoir plein de fric et vivre comme les autres!”.
“Je partirai seul et je réussirai à arriver en France” et il “n’y a pas que l’Italie pour rentrer en Europe, la Macédoine, le Monténégro, la Bosnie, la Bulgarie ont des frontières souples et je finirai par entrer en France”.
Comme plus de 20.000 clandestins tunisiens partis des côtes tunisiennes – principalement de la région de Zarzis – à bord d’embarcations de fortune, Jamel, avait atterri à Lampedusa juste après la chute du régime de Ben Ali, le 14 janvier.
L’arrivée massive de Tunisiens en Italie, dont la plupart sont ensuite partis en France a provoqué des tensions entre Rome et Paris qui veut combattre les carences dans la politique d’immigration de l’Union européenne.
Donnant sur le golfe de Tunis, Le Kram, a été déserté par beaucoup de jeunes partis “vivre dans d’autres pays”, selon des habitants, et l’évocation d’un rétablissement des frontières dans l’espace Schengen qui doit être discuté jeudi à Bruxelles laisse de marbre des candidats à l’immigration clandestine.
Près d’un phare abandonné, la plupart de ces hommes disent savoir “comment leur frères tunisiens ont été mal accueillis en France” qui a oublié “comment la Tunisie a accueilli les Français”.
L’odyssée européenne de nombreux Tunisiens s’est achevée à Paris, notamment dans un square de banlieue précédemment occupé par des Tsiganes, où la plupart dorment le long d’une voie ferrée abandonnée sur des matelas de fortune.
Pour Zied, comme pour la plupart de jeunes candidats à l’immigration clandestine, la récente révolution tunisienne ne “signifie rien”.
“Le gouvernement fait sans cesse des promesses sans rien faire de concret. Nous sommes toujours des chômeurs et nous sommes encore marginalisés”, affirme ce jeune homme récemment expulsé d’Italie.
Surnommé le “Boss” par des habitants dans une ruelle de Kram, Mahmoud, la cinquantaine, a vécu “20 ans à Naples où tous ses voyages ont été illégaux” avant de regagner récemment la Tunisie car “l’Italie l’a condamné à 9 ans de prison pour trafic de drogue”.
Les jeunes Tunisiens veulent, selon lui, “vivre à tout prix en Europe à cause de la misère, des poursuites judiciaires et préfèrent mener une vie de misère en Europe qu’en Tunisie”. “Il y a environ de 20.000 clandestins à Lampedusa et à mon avis, 10.000 vont aller en prison, 6.000 vont retourner chez eux et 4.000 seulement vont réussir leur projet”.
Casquette Cerruti sur la tête, Mohamed Saleh Chérif, raconte avoir récemment “essayé avec 103 autres jeunes de partir en Italie à bord d’un bateau depuis les côtes de Zarzis”.
Mais à quelques kilomètres de Lampedusa, “le bateau a coulé” et il dit “être resté quatre jours dans la mer jusqu’à l’arrivée d’un bateau militaire tunisien mais 34 jeunes se sont noyés”.
“Si je trouve l’argent, dit-il, je n’hésiterai même pas une minute à immigrer clandestinement et je suis prêt à tout car il n’y a pas d’espoir en Tunisie”.
© 2011 AFP

3. Naufrage de migrants libyen au large de la Tunisie: une vingtaine de corps repêchés
TUNIS (AFP) – 05.06.2011 10:14
Les autorités tunisiennes ont lancé dimanche les opérations de recherche des corps de plus de 200 migrants africains disparus jeudi après le naufrage d’un chalutier libyen, et une vingtaine ont déjà été récupérés, a déclaré à l’AFP un responsable de la garde maritime.
“Nous sommes arrivés sur place ce matin vers 06H00 (05H00 GMT) et nous avons déjà repêché une vingtaine de corps”, a expliqué le lieutenant-colonel Tahar Landoulsi, chef de la garde maritime à Sfax (sud).
“Il y a beaucoup de cadavres dans le bateau, mais nous ignorons combien”, a-t-il ajouté.
Les mauvaises conditions météo avaient jusqu’à présent empêché d’entamer les opérations de recherche au large des îles Kerkennah (sud), où s’est produit le drame.
Ces migrants partis de Libye tentaient de rejoindre l’île italienne de Lampedusa à bord d’un chalutier. Leur embarcation est tombée en panne mardi à 20 miles (36 km) des îles Kerkennah.
Quelque 577 personnes ont pu être secourues, dont 92 femmes et 21 enfants, mais entre 200 et 270 migrants ont probablement péri, le chalutier surchargé ayant finalement chaviré jeudi sous le poids des passagers après des bousculades pour tenter de monter à bord des bateaux de sauvetage.
Les migrants rescapés ont été transférés vers le camp de réfugiés de Choucha (sud), situé à proximité de la frontière tuniso-libyenne, à plus de 300 km de Sfax.
© 2011 AFP

2-Un bateau de migrants africains fuiyant la Libye, le 4 juin 2011 près de Sfax, au large de la Tuni
Foto (c) AFP: Ein Schiff mit afrikanischen Flüchtlingen aus Libyen, Nähe Sfax, Tunesien, 4. Juni 2011
Un bateau de migrants africains fuiyant la Libye, le 4 juin 2011 près de Sfax, au large de la Tunisie


4. Libye : après 18 ans de persécutions, un opposant témoigne

INTERVIEW, 01.06.2011, Par Silvina Carbone, TV5-Monde
Il a 33 ans dont 18 passés dans les geôles libyennes ou dans la clandestinité. Son crime : avoir réclamé la liberté et le multipartisme. Son témoignage est anonyme pour préserver sa sécurité mais aussi parce que Mouammar Kadhafi a ancré la peur chez tous ses concitoyens.

« En Libye, un mot et toute une famille est assassinée »
A quand remonte votre première arrestation ?

J’ai été arrêté pour la première fois en mai 1992, alors que je suivais ma dernière année de lycée. J’étais attiré par le journalisme. Je voulais en faire mon métier. Je commençais à m’exprimer assez librement sur certains sujets dans un pays où il n’y a ni liberté d’expression, ni liberté de presse, ni démocratie. En Libye, tout vos actes sont considérés comme relevant de la sécurité d’État. Dès que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de cette sécurité, vous devenez un traître et toute votre famille est considérée comme telle. Mon père a été arrêté, un des mes frères a disparu, un autre a été assassiné. Les enfants ne sont pas épargnés. En prison, j’ai vu des adolescents, certains parfois âgés de 12 ans. J’ai entendu leurs pleurs le soir, quand les lumières s’éteignaient.

Les services de sécurité de l’Etat contrôlent tout?

Le régime a pris l’habitude d’arrêter au mois d’août de chaque année les opposants et toute personne qui risquerait de perturber les célébrations du 1er septembre, date anniversaire de la révolution de 1969 (Mouammar Kadhafi a pris le pouvoir à cette date, NDLR). Vivre en Libye, c’est vivre contrôlé, c’est vivre avec la psychose de la peur. C’est comme une maladie. La crainte est encore en nous. Un mot et toute une famille est assassinée. Personne n’est épargné, même pas les responsables de l’État. La loi n’est pas appliquée. Les arrestations se déroulent la nuit, à n’importe quelle heure. Humiliations, insultes, pas de convocation. Les interrogatoires sont sans fin. En 18 ans de détention, je n’ai vu un juge qu’une seule fois. Aujourd’hui à Tripoli, la répression continue (en mars 2011, Human Rights Watch fait état en d’une vague d’arrestations dans la capitale libyenne, NDLR). A Benghazi, les Comités Révolutionnaires de Kadhafi s’infiltrent.

Vous êtes passé par la sinistre prison d’Abou Slim?

Durant mes années d’incarcération, j’ai été le témoin de nombreux crimes dans les prisons où j’étais enfermé. Je suis passé par Nzara et Abou Slim, les centres réservés aux prisonniers politiques. Mon dernier séjour en prison remonte à 2006, à Abou Slim. C’est dans ce centre pénitencier qu’en 1996, le régime a exécuté 1270 prisonniers. C’est le chiffre officiel, il est certainement plus élevé en réalité. Parmi les hommes, il y avait un de mes frères.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Optimiste. Le rideau de peur est tombé. On respire après 42 ans sans air. Aujourd’hui il y a beaucoup de pauvreté en Libye. Certains vivent sans électricité, d’autres ne peuvent même pas acheter de pain, le produit de base le moins cher. Qu’a fait Mouammar Kadhafi de positif pour la Libye ? Pouvez-vous citer quelque chose ? Non, car il n’a rien fait.
Désormais sa marge de manoeuvre est réduite mais il va aller jusqu’au bout, il est capable de tout. J’ai un dossier complet sur les crimes du régime. Les preuves ne manquent pas car les services de sécurité filmaient tout.

Quel est votre souhait ?

M’asseoir devant chez moi et respirer la liberté.

N.B.: De ses années d’emprisonnement et de torture, il a gardé des séquelles physiques : il a perdu l’usage de ses jambes, son bras droit est en attelle, sa main gauche gantée. En novembre 2010, il trouve refuge en France, où il est aidé par sa communauté, forte d’environ un millier de personnes : les dons payent ses soins médicaux et ses frais d’hôtel.

2-Des migrants africains arrivent de Misrata, le 5 mai 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Afrikanische Migranten aus Richtung Misrata, 5. Mai 2011, in Benghazi
Des migrants africains arrivent de Misrata, le 5 mai 2011 à Benghazi

1. Afrikanische Migranten, die “kollateralen” Opfer des Bürgerkriegs in Libyen
Tripolis (AFP) – 11.05.2011 10:21
Der Bürgerkrieg in Libyen hat afrikanische Migranten, kollaterale Opfer, gezwungen, das Land an Bord von wackeligen Booten zu verlassen, von denen einige vor Erreichen von Europas Küsten sinken.
Ein Boot mit 600 Menschen von Libyen nach Italien war verschwunden und soll am Freitag an der Küste von Tripolis gesunken sein.
Dies ist die neueste in einer Serie von Tragödien mit überladenen Booten von Migranten, die träumen von einer besseren Zukunft in Europa.
Vor dem Konflikt in Libyen und dem fast drei Monate langen Kampf zwischen Kräften, die loyal zu Staatschef Muammar Gaddafi sind, und Rebellen, und die Behörden verhinderten die Ausreise von Migranten nach Europa.
“Früher gab es keine Möglichkeit. Es waren Patrouillen an der Küste”, sagte unter der Bedingung der Anonymität, eine Sozialarbeiterin in Tripolis.
Heute sind es die libyschen Sicherheitskräfte, “die dieses organisieren”, sie spricht von den gefährlichen Bootsfahrten, die die Migranten Hunderte oder sogar Tausenden von Dollar kosten.
“Marineoffiziere, die sie in Booten sogar in internationale Gewässer begleiten und dem Kapitän Anweisungen erteilen, ” gegen Bezahlung “, fügt sie hinzu.
Mary-Anne, eine nigerianische Frau von 35, die in Libyen seit 10 Jahren gelebt hat, kennt viele Leute, die das Abenteuer versucht haben.
Vorher haben die Behörden in der Regel blockiert die Abfahrt der Boote, aber jetzt drückt die Polizei ein Auge zu im Austausch für einige Scheine “, sagte sie.
Sie hat eine Freundin, Ada, die an Bord eines dieser Behelfsboote gehen sollte, aber sie ist wieder ausgestiegen wegen seines extremen Verfallszustandes.
“Das Boot war in Bewegung, Bewegung, Bewegung”, obwohl es noch angedockt war, sie ihm gesagt.
“Als das Boot den Hafen verließ, wurde es noch von einem Ruck erschüttert.” Seine Passagiere sangen Loblieder auf Jesus, kurz bevor es vor Tripolis Küste sank, sagt sie und zitiert ihre Freundin, die nicht von AFP kontaktiert werden konnte.
“Es gibt keine Arbeit mehr, weil der Konflikt da ist”, klagt Adam, ein Bauarbeiter aus Nigeria von 31 Jahren, der kam mit seiner Frau, um einige Ersparnisse in Libyen vor der Rückkehr in sein Land zu machen und dort sein eigenes Geschäft aufzumachen.
Aber nach der Sozialarbeiterin, verwenden viele dieser Afrikaner ” Libyen als Transitland nach Europa.“ Nur “25% von ihnen kommen, um in Libyen zu arbeiten, aber der Rest hat als Endstation Europa”, sagte sie.
Während Mary-Anne und Adam davon träumen, das Land im Krieg zu verlassen, versichern sie, sie würden nie das Risiko eingehen, an Bord eines dieser Schiffe zu gehen.
Khaled Kaim, der stellvertretende Außenminister Libyens, “jeder weiß, dass die Armee überfordert ist, und die Polizei auch.”
“Wir sind immer bereit und haben immer den Willen zur weiteren Zusammenarbeit mit europäischen Ländern in dieser Frage”, sagt er und fügt hinzu, dass Libyen die Unterstützung Europas nötig hat.
Nach Angaben der Sozialarbeiterin, sind zwei andere mit Migranten beladene Boote verschwunden.
“Das erste Boot mit 350 Eritreern und Äthiopiern” ist am 23. oder 24. Februar in Italien gestartet, und niemand weiß, was aus ihm geworden.
Eine anderes, um den 23. März mit 72 Äthiopiern und Eritreern an Bord “ist verloren gegangen, es ging der Kraftstoff aus, dann trieb es ab nach Libyen drei Wochen später “, sagte sie. “Sie sind ohne jede Hilfe verlassen wurden”, sagt sie.
© 2011 AFP
2. In El Kram, Tunesien, peilen zukünftige Flüchtlinge andere Grenzen an
Le Kram (Tunesien) (AFP) – 11.05.2011 11:44
“Mazedonien, Montenegro, Bosnien !!!”: Die Ufer des benachbarten Italien ziehen Jamel, einen tunesischen “Champion” der gefährlichen klandestinen Reise, nicht mehr an. Nun versucht er andere Grenzen, um um jeden Preis seinen “europäischen Traum” Frankreich zu verwirklichen.
Am Rande eines Baugrundstücks in Kram (nördlich von Tunis) in der Nähe von einem Strand mit einem türkisblauen Meer, wo die Boote kreuzen in der Ferne, Jamel, 36, sagte er erlebte während seiner vielen Reisen in Europa geheime Gefängnisse “Türkische, griechische, ägyptische, marokkanische.”
Aber trotz der zahlreichen Verletzungen , gemacht “mit einem Messer” auf dem Bauch “in einem libyschen Gefängnis, um wieder nach Tunesien zu kommen,” ist er immer noch bereit “wieder aufzubrechen.”
“Zumindest in Europa, sagt er, kann ich wirklich leben, Lampedusa (Aufnahme in Italien) ist mir egal , Schengen ist mir egal, ich habe ein Ziel, das ich erreichen möchte: auswandern, einen Job finden, viel Geld haben und leben wie die anderen! “.
“Ich will allein gehen und ich werde es schaffen, nach Frankreich zu kommen” und “nicht nur über Italien gelangt man nach Europa; Mazedonien, Montenegro, Bosnien, Bulgarien haben flexible Grenzen und schließlich werde ich kommen nach Frankreich.“
Wie mehr als 20.000 illegale Tunesier von den tunesischen Küsten aufgebrochen – vor allem aus der Region Zarzis – an Bord von Behelfsbooten, Jamel landete auf Lampedusa nach dem Sturz des Regimes von Ben Ali am 14. Januar.
Der Zustrom der Tunesier in Italien, von denen die meisten dann nach Frankreich weitergereist sind, hat Spannungen zwischen Rom und Paris verursacht, das Mängel in der Einwanderungspolitik der Europäischen Union bekämpfen will.
Mit Blick auf den Golf von Tunis, wurde Kram von vielen jungen Menschen verlassen “um in anderen Ländern zu leben”, so Anwohner, und die Anspielung auf eine Wiederherstellung der Grenzen im Schengen-Raum, die Donnerstag in Brüssel diskutiert wird, lässt die Kandidaten zur illegalen Einwanderung kalt.
In der Nähe eines verlassenen Leuchtturms, sagen die meisten dieser Männer, dass sie wissen,” wie schlecht ihre tunesischen Brüder waren in Frankreich empfangen worden”, das vergessen hat, ” wie Tunesien die Franzosen empfangen hat.”
Die europäische Odyssee vieler Tunesier endete in Paris, insbesondere auf einem Vorort-Platz vorher besetzt von Zigeunern, wenn die meisten entlang einer verlassenen Bahnlinie auf behelfsmäßigen Matratzen schlafen.
Für Zied, wie die meisten jungen Kandidaten für die illegale Einwanderung, ändert die jüngste Revolution in Tunesien nichts, “bedeutet nichts“.
“Die Regierung macht dauerndVersprechungen , ohne je etwas Konkretes zu tun. Wir sind immer noch arbeitslos, und wir sind immer noch marginalisiert”, sagt der junge Mann, vor kurzem aus Italien abgeschoben.
Mit dem Spitznamen “Boss” von Anwohnern in einer Gasse von Kram, Mahmoud, etwa 50, lebte “20 Jahre in Neapel, wo alle seine Reisen waren illegal” vor der Rückkehr nach Tunesien vor kurzem, denn “Italien hat ihn verurteilt zu 9 Jahren Haft wegen Drogenhandels.”
Die jungen Tunesier wollen, sagt er, “leben um jeden Preis in Europa aufgrund von Armut, Verfolgung und bevorzugen ein Leben in Elend in Europa vor dem in Tunesien.” “Es gibt rund 20.000 illegale Einwanderer auf Lampedusa und meiner Meinung nach, 10.000 werden in den Knast gehen, 6000 nach Hause gehen und nur 4.000 werden erfolgreich sein.”
Cerruti-Mütze auf dem Kopf, Mohamed Saleh Chérif sagt, kürzlich habe er versucht mit 103 anderen jungen Menschen nach Italien zu kommen an Bord eines Schiffes von der Küste Zarzis aus.
Aber ein paar Meilen vor Lampedusa ,” das Boot sank,” und er sagte “er war vier Tage lang im Meer, bis zur Ankunft eines Schiffes der tunesischen Marine, aber 34 junge Tunesier sind ertrunken.
“Wenn ich Geld finde, sagte er, ich zögere keine Minute, um illegal einzuwandern, und ich bin zu allem bereit, denn es gibt keine Hoffnung in Tunesien.”
© 2011 AFP

3. Untergang der libyschen Migranten aus Tunesien: Dutzende von Leichen geborgen
TUNIS (AFP) – 2011.05.06 10.14
Die tunesischen Behörden haben Sonntag Suchaktionen gestartet, um die Körper von mehr als 200 seit Donnerstag nach dem Untergang eines libyschen Trawlers fehlenden afrikanischen Migranten zu finden – zwanzig wurden schon geborgen, sagte der AFP ein Beamter der Marine.
“Wir kamen auf der Baustelle heute Morgen um 6.00 Uhr (0500 GMT) und wir haben bereits etwa zwanzig Leichen geborgen”, sagte Oberstleutnant Tahar Landoulsi, Leiter der Marine, die bewacht Sfax (Süden).
“Es gibt zu viele Leichen im Boot, aber wir wissen nicht, wie viele”, fügte er hinzu.
Das schlechte Wetter hatte bislang den Start der Suche vor den Inseln Kerkennah (Süden), wo die Tragödie stattfand, verhindert.
Diese Migranten aus Libyen haben versucht, die italienische Insel Lampedusa an Bord eines Trawlers zu erreichen. Ihr Boot zerbrach am Dienstag 20 Meilen (36 km) vor Kerkennah.
Einige 577 Menschen wurden gerettet, darunter 92 Frauen und 21 Kinder, aber zwischen 200 und 270 Migranten sind wahrscheinlich umgekommen, nachdem schließlich der überlastete Trawler Donnerstag unter dem Gewicht der Passagiere nach einem Handgemenge in einem Versuch, an Bord der Rettungsboote zu kommen, kenterte.
Migranten (Überlebende) wurden in das Flüchtlingslager von Shusha (Süden), in der Nähe der tunesisch-libyschen Grenze gelegen, übertragen, über 300 km von Sfax.
© 2011 AFP

4. Libyen: nach 18 Jahren der Verfolgung bezeugt ein Oppositioneller
INTERVIEW
2011.01.06, Von Silvina Carbone, TV5-Monde
Er ist 33 Jahre alt, davon 18 in libyschen Gefängnissen oder in einem Versteck verbracht. Sein Verbrechen: die Freiheit und Pluralismus gefordert. Seine Aussage beschränkt sich anonym, um seine Sicherheit zu bewahren, aber auch, weil Muammar Gaddafi Angst unter allen seinen Bürgern verwurzelte.

“In Libyen, ein Wort und eine ganze Familie wird ermordet”
Wann war Ihre erste Verhaftung?

Ich war zum ersten Mal Mai 1992, als ich mein Abschlussjahr besuchte, verhaftet. Ich war zum Journalismus hingezogen. Ich wollte meinen Job machen. Ich fing an, ganz frei zu sprechen über bestimmte Themen in einem Land, wo es weder freie Meinungsäußerung oder die Pressefreiheit, noch Demokratie gibt. In Libyen sind alle Aktionen im Rahmen der Sicherheit des Staates betrachtet. Sobald Sie etwas tun, was gegen diese Sicherheit geht, du bist ein Verräter und Ihre ganze Familie wird als solche behandelt. Mein Vater wurde verhaftet, einer meiner Brüder ist verschwunden, ein anderer wurde ermordet. Kinder werden nicht verschont. Im Gefängnis sah ich einige Jugendliche, einige nicht älter als 12 Jahre. Ich hörte ihre Schreie in der Nacht, wenn die Lichter ausgingen.

Die Sicherheitskräfte kontrollieren alles?

Das Regime hat es sich zur Gewohnheit gemacht, im August eines jeden Jahres die Gegner und wer die Feiern zum 1. September unterbrechen könnte, dem Jahrestag der Revolution von 1969 (Muammar Gaddafi die Macht übernahm zu diesem Zeitpunkt , Ed), zu verhaften. Leben in Libyen ist mit der Psychose der Angst zu leben. Es ist wie eine Krankheit. Die Angst ist immer noch bei uns. Ein Wort und eine ganze Familie wird ermordet . Niemand wird verschont, auch nicht Staatsbeamte. Das Gesetz wird nicht angewandt. Die Festnahmen erfolgten in der Nacht, zu jeder Zeit. Demütigungen, Beleidigungen, keine offizielle Vorladung. Verhöre sind endlos. In 18 Jahren im Gefängnis, sah ich nur einmal einen Richter. Heute in Tripolis, hält die Repression (März 2011, berichtete Human Rights Watch von einer Verhaftungswelle in der libyschen Hauptstadt, Ed). In Benghazi, infiltrieren die revolutionären Komitees von Gaddafi die Stadt.

Sie gingen durch das düstere Gefängnis von Abu Slim?

Während meiner Jahre der Gefangenschaft habe ich viele Verbrechen in den Gefängnissen, wo ich eingesperrt war, als Zeuge gesehen. Ich ging durch Abu Slim und Nzara, Zentren für politische Gefangene reserviert. Mein letzter Aufenthalt im Gefängnis war 2006 in Abu Slim. In diesem Zuchthaus hatte das Regime in 1996 1270 Häftlinge hingerichtet. Dies ist die offizielle Zahl, sie ist sicherlich höher in der Realität. Bei den Männern gab es einen meiner Brüder.

Welcher Stimmung sind Sie heute?

Optimistisch. Der Vorhang der Angst ist gefallen. Wir atmen nach 42 Jahren ohne Luft. Heute gibt es viel Armut in Libyen. Einige leben ohne Strom, andere können nicht einmal Brot kaufen, das Basisprodukt am billigsten. Was hat Muammar Gaddafi in Libyen positiv getan? Können Sie etwas finden? Nein, weil er nichts getan hat.
Nun wird sein Spielraum reduziert, aber er wird bis zum Ende gehen, er ist zu allem fähig. Ich habe ein vollständiges Dossier über die Verbrechen des Regimes. Die Beweise fehlen nicht, weil die Sicherheitsdienste alles filmten.

Was ist Ihr Wunsch?

Zu Hause sitzen und Freiheit atmen.

Hinweis: Aus seiner langjährigen Inhaftierung und Folter, trägt er die Spuren der physikalischen Art: er verlor den Gebrauch seiner Beine, seinen rechten Arm hat er in einer Schiene, seine linke Hand ist behandschuhten. Im November 2010 fand er Zuflucht in Frankreich, wo er von seiner Gemeinde, die etwa tausend Menschen zählt, geholfen wird: Spenden zahlen sein Medizinstudium und Hotelkosten.

0 thoughts on “LIBYEN, TUNESIEN, FLÜCHTLINGE: FLUCHT PER BOOT NACH EUROPA – Les migrants africains, victimes collatérales de la guerre civile en Libye”

  1. Hallo Andreas,
    heute (08.06.) ist genau das AFP-Photo ganz oben – près de Sfax (“Überladen, seeuntüchtig und lebensgefährlich: Flüchtlingsboot aus Libyen, hier am 4.Juni gestrandet in Tunesien”) der Aufmacher der taz unter der Schlagzeile GADDAFI ZWINGT ZUR FLUCHT ÜBERS MEER, gefolgt von einem Interview mit dem Frontex-Einsatzleiter Klaus Rösler als Schwerpunktthema – bisher nichts davon online.
    Doch,jetzt:
    Europa schottet sich ab

  2. 1820 AFRIKANISCHE FLÜCHTLINGE im MITTELMEER ERTRUNKEN SEIT BEGINN 2011 – 1.820 immigrants africains se sont noyés en Méditerranée depuis début 2011

    Foto (c) AFP: Ein Schiff mit afrikanischen Flüchtlingen aus Libyen, Nähe Sfax, Tunesien, 4. Juni 2011
    Un bateau de migrants africains fuiyant la Libye, le 4 juin 2011 près de Sfax, au large de la Tunisie
    1.820 afrikanische Migranten im Mittelmeer s…

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