LIBYEN, WESTEN: REVOLUTION AUCH FÜR DIE FRAUEN – Dans l’Ouest libyen, la révolution aussi pour les femmes

Im westlichen Libyen: Revolution auch für Frauen
ZENTEN (Libyen) (AFP) – 22/07/2011 17.05
Die Revolution hat bereits den Blick der Männer auf sie verändert. Libyerinnen aus Jebel Nefoussa demonstrierten, kümmerten sich um die Verwundeten, unterstützten ihre Söhne und ihre Männer vor der Schlacht und hoffen jetzt, ihren eigenen Kampf für ihre Emanzipation im neuen Libyen zu führen.
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Dans l’Ouest libyen, la révolution aussi pour les femmes
ZENTEN (Libye) (AFP) – 22.07.2011 17:05
Déjà la révolution a changé le regard des hommes sur elles. Les Libyennes du Djebel Nefoussa ont manifesté, soigné les blessés, soutenu leurs fils et leurs maris avant la bataille et espèrent mener leur propre combat vers l’émancipation dans la nouvelle Libye.

Des femmes libyennes portant les couleurs de la rébellion, le 28 juin 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Libysche Frauen trugen die Farben der Rebellion, 28. Juni 2011 in Benghazi
Des femmes libyennes portant les couleurs de la rébellion, le 28 juin 2011 à Benghazi

Dans les rues de la conservatrice ville arabe de Zenten, le regard des femmes ne se croise pas. Devant les murs où des graffitis proclament “Free Libya”, elles évoluent comme des fantômes noirs, cachées sous le niqab (voile intégral).
Dans les maisons, l’approche d’un homme étranger à la famille crée la panique et elles s’enfuient comme des abeilles. En ces temps de guerre, elles passent la majeure partie de leur temps cloîtrées entre quatre murs.
Pourtant, l’air de la révolution est passé par là pour elles aussi.
Au début de l’insurrection, elles ont rejoint les hommes pour crier “A bas Kadhafi”. “J’ai manifesté avec plein de jeunes femmes, certaines étaient enceintes. Les hommes ont été tellement impressionnés qu’ils ont tiré des rafales de Kalachnikov en notre honneur ! Cela leur a montré que nous étions égaux, cela a changé leur regard sur nous”, raconte Afaf Abusaa, étudiante en technologie de 20 ans.
Depuis que leurs hommes sont à la guerre, ce sont elles qui assurent le front arrière, celui de la vie quotidienne et du soutien moral. “Ils ont vu les femmes soigner les blessés, se porter volontaires et cuisiner pour les combattants. Ils ont vu les mères dire à leurs fils ‘Va et bats-toi, je te soutiens’. Ils n’imaginaient pas cela”, confirme Hana Akra, interne en médecine de 24 ans.
Alors, elles se sont mises à espérer que la révolution les aide à s’émanciper. Espérer devenir autre chose qu’infirmière, secrétaire ou enseignante, les métiers qui leur sont réservés parce qu’ils laissent le temps de s’occuper de la famille. Envisager de ne pas être systématiquement disqualifiées pour un emploi face à un homme pas plus diplômé qu’elles.
Espérer que les parents les laissent choisir un mari, que leurs frères et leurs pères arrêtent d’interdire ou de donner des ordres. Rêver de pouvoir être enfin actrices de leur vie dans la nouvelle Libye.
“Ici, la société est très conservatrice, les femmes n’ont pas vraiment la possibilité de choisir leur destin. On ne cesse de nous dire: +tu ne dois pas, ne dis pas, ne fais pas+. J’espère que la révolution va nous aider”, dit Najiah Hamza, étudiante en médecine de 26 ans.
Salma Abou Rawi, 40 ans, raconte comment ses parents ont refusé qu’elle épouse le garçon dont elle était amoureuse quand elle était jeune fille, parce qu’il ne venait pas de Zenten.
Hana explique comment elle continue de se battre pour devenir chirurgien, un métier réservé aux hommes – “il faudrait qu’une femme montre la voie”. Afaf comment elle voudrait ne pas porter le niqab quand elle sera mariée.
“Les parents ont peur de voir leurs filles sortir, travailler, peur des ragots. Nous voulons que tout cela change, que les hommes changent. Qu’on arrête de vouloir nous consacrer d’abord à la maison, à la cuisine, aux enfants. Nous voulons aussi pouvoir être nous-mêmes”, assène Asma Alazoumi, étudiante laborantine de 22 ans.
Dans les villages berbères de l’Ouest libyen, les femmes sont traditionnellement plus émancipées. A Yefren, elles ne portent pas le voile dans la rue. On peut les voir seules au volant d’une voiture ou parler contraception devant des hommes. Et, affirment-elles, personne ne leur dit “non” à la maison.
bannerwomenDepuis longtemps, elles se sentent en pointe pour la libération des femmes en Libye. “Déjà sous le régime de Kadhafi, nous voulions montrer la voie”, dit Twzeen Ali Aboud, étudiante de 20 ans.
Aujourd’hui, elles veulent aller encore plus loin. Ici, plusieurs associations pour les droits des femmes ont fleuri. On y parle changement de la législation sur le divorce et entrée des femmes en politique. “La révolution nous a donné la chance de jouer un rôle” dans la société, se réjouit Anya Ali Aboud, pharmacienne de 23 ans.
© 2011 AFP

Des femmes libyennes vont le signe de la victoire sur un ferry, à l'approche de Benzhazi, le 24 jui
Foto (c) AFP: Libyschen Frauen machen ein Zeichen des Sieges auf einer Fähre, bei der Annäherung an Benghazi, 24. Juni 2011
Des femmes libyennes vont le signe de la victoire sur un ferry, à l’approche de Benghazi, le 24 juin 2011

Im westlichen Libyen: Revolution auch für Frauen
ZENTEN (Libyen) (AFP) – 22/07/2011 17.05
Die Revolution hat bereits den Blick der Männer auf sie verändert. Libyerinnen aus Jebel Nefoussa demonstrierten, kümmerten sich um die Verwundeten, unterstützten ihre Söhne und ihre Männer vor der Schlacht und hoffen jetzt, ihren eigenen Kampf für ihre Emanzipation im neuen Libyen zu führen.
In den Straßen der konservativen arabischen Stadt Zenten kreuzte der Blick der Frauen niemanden. Vor den Mauern, wo Graffiti verkünden “Free Libya”, schlichen sie wie schwarze Gespenster, unter dem Niqab (Voll- Schleier).
In Häusern bringt die Annäherung eines Fremden die Familie in Panik und sie rennen weg wie Bienen. In Zeiten des Krieges, verbringen sie die meiste Zeit in Klausur innerhalb von vier Wänden.
Doch die Luft der Revolution gab es für sie jetzt auch.
Zu Beginn des Aufstands schlossen sie sich den Männern an um zu schreien: “Nieder mit Gaddafi”. “Ich habe mit vielen jungen Frauen demonstriert, einige waren sogar schwanger. Die Männer waren so beeindruckt, dass sie mit der Kalaschnikow geschossen haben zu unserer Ehre! Es zeigte ihnen, dass wir gleich waren, das hat ihren Blick auf uns verändert “, sagte Afaf Abusaa, Studentin der Technologie, 20 Jahre.
Da ihre Männer in den Krieg ziehen, sie sind es, die stellen die Hinterfront, den Alltag und die moralische Unterstützung. “Sie sahen Frauen Verwundete pflegen, sich freiwillig melden und kochen für die Kämpfer. Sie sahen Mütter erzählen ihrem Sohn: Geh und kämpfe, ich will dich unterstützen. Sie hatten sich das alles nicht vorstellen können”, sagt Hana Akra, Medizinstudentin, 24.
So begannen sie zu hoffen, dass die Revolution hilft ihnen, sich auch zu befreien. Hoffnung auf etwas anderes als Krankenschwester, Sekretärin oder Lehrerin zu werden, Arbeitsplätze für sie reserviert, weil sie Zeit lassen, sich um die Familie zu kümmern. Nicht systematisch für eine Position disqualifiziert werden vor einem Mann mit nicht nicht mehr als ihrem Abschluss.
Hoffnung, dass die Eltern lassen sie wählen einen Mann, dass ihre Brüder und Väter stoppen zu unterbinden oder Befehle zu erteilen. Traum, Akteurinnen ihres Lebens zu werden im neuen Libyen.
“Hier ist eine sehr konservative Gesellschaft, die Frauen haben nicht wirklich die Möglichkeit, ihr Schicksal zu entscheiden. Man erzählt uns: Du darfst nicht, sag nicht, tu nicht. Ich hoffe, dass die Revolution wird uns helfen “, sagte Najiah Hamza, eine Medizinstudentin von 26 Jahren.
Salma Abu Rawi, 40, erzählt, wie ihre Eltern ihr verboten den Jungen, in den sie verliebt war, zu heiraten, weil er nicht aus Zenten kam.
Hana erklärt, wie sie zu kämpfen hat, um Chirurg zu werden, ein Beruf für Männer reserviert – “eine Frau sollte den Weg zeigen.” Afaf erzählt, wie sie nicht tragen würde den Niqab, wenn sie heiratet.
“Die Eltern haben Angst, dass ihre Töchter gehen arbeiten, Angst vor Klatsch. Wir wollen, dass das alles sich ändert, dass die Menschen sich ändern. Lasst uns damit aufhören zuerst zu Hause zu verbringen, kochen, Kinder . Wir wollen auch wir selbst sein “, behauptet Alazoumi Asma, eine Studentin Laborantin von 22 Jahren.
In den Berber-Dörfern im westlichen lLibyen Frauen sind traditionell emanzipierter. In Yefren sie nicht den Schleier tragen in der Straße. Man sieht sie allein am Steuer eines Autos oder im Gespräch über Empfängnisverhütung vor Männern. Und, so argumentieren sie, niemand sagte ihnen “nein” zu Hause. Für eine lange Zeit, fühlten sie sich an der Spitze der Frauenbefreiung in Libyen. “Schon unter Gaddafi, wir den Weg zeigen wollten”, sagte Ali Aboud Twzeen, 20 Jahre alte Studentin.
Jetzt wollen sie sogar noch weiter gehen. Hier haben mehrere Verbände für die Rechte der Frauen erblüht. Man spricht über die Änderung der Gesetze über Scheidung und Frauen in die Politik. “Die Revolution hat uns die Chance gegeben, eine Rolle zu spielen” in der Gesellschaft, freut sich Anja Ali Aboud, eine Apothekerin von 23 Jahren.
© 2011 AFP

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