MACHTKAMPF ELFENBEINKÜSTE (Part III): GBAGBO KONTRA ALLE 5-4-3-2-1 — Côte d’Ivoire – La Dispute du pouvoir (III): Gbagbo versus l’ONU

Des supporteurs d'Alassane Ouattara près des cadavres de 2 hommes, le 16 décembre 2010 à Abidjan
Foto (c) AFP: Anhänger Ouattaras neben zwei Leichen, Abidjan, 16.12.2010
Des supporteurs d’Alassane Ouattara près des cadavres de 2 hommes, le 16 décembre 2010 à Abidjan

=> PART IV: 27.12. – ….

=> PART II – MACHTKAMPF – LA DISPUTE DU POUVOIR (11.12. – 16.12.), 9 ARTICLES
=> PART I – MACHTKAMPF – LA DISPUTE DU POUVOIR (04.12. – 10.12.), 10 ARTICLES

1. Laurent Gbagbo unter starkem Druck nach der tödlichen Gewalt in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.17 10.56
Der internationale Druck wurde erheblich gestärkt Freitag auf den ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo, aufgerfordert, die Macht schnellstens zu verlassen, in der Zeit nach tödlicher Gewalt in Abidjan gegen Anhänger seines Rivalen Alassane Ouattara.
2. Contra Gbagbo, die Strategie der Erstickung seitens der internationalen Gemeinschaft
PARIS (AFP) – 17.12.2010 17.54 Uhr
Die internationale Gemeinschaft, die den Weggang von Anführer Laurent Gbagbo verlangt, setzt auf Erstickung seiner Regierung durch die Förderung der Übertragung finanzieller Macht an Alassane Ouattara.
3. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo verlangt den Rückzug der UN-Truppen und der französischen
ABIDJAN (AFP) – 18/12/2010 15.08
Laurent Gbagbo forderte Samstag, “sofort” in Côte d’Ivoire den Rückzug der UNOCI Friedenstruppen und der Französischen Licorne-Truppen zu beginnen.
4. Von Gbagbo aufgefordert, Côte d’Ivoire zu verlassen, ist die UNO “auf alles vorbereitet”
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.19 14:10
Die UNO hat eine Einrede wegen Unzulässigkeit der Forderung von Laurent Gbagbonach Rückzug der Friedenstruppen in Côte d’Ivoire erhoben, und war Sonntag “auf alles vorbereitet”, auch wenn man die Konfrontation mit den Kräften der Armee loyal zum Präsidenten vermeiden will.
5. Côte d’Ivoire: Präsident Gbagbo bekräftigt seine Macht, aber “reicht seine Hand” an Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.22 05.51
Laurent Gbagbo bekräftigte am Dienstag, er sei “Präsident” von Côte d’Ivoire, äußerte aber die Bereitschaft, seinem Rivalen Alassane Ouattara die Hand zu reichen.
6. Côte d’Ivoire: das Lager Ouattara fordert den Einsatz von Gewalt gegen Gbagbo
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.22 08.39
Guillaume Soro, Ministerpräsident von Alassane Ouattara, am Mittwoch rief die internationale Gemeinschaft auf, Gewalt anzuwenden, um seinen Rivalen an der Macht Laurent Gbagbo zu vertreiben .
7. Bouake, Hochburg pro-Ouattara, will “Marsch” auf Abidjan
Bouaké (AFP) – 22/12/2010 04.02
In Bouaké (Mitte), Bewohner und Ex-Rebellen der Forces Nouvelles (FN), die den Norden der Elfenbeinküste kontrollieren, tänzeln mit Ungeduld zu “gehen” auf die Jagd nach Abidjan gegen Laurent Gbagbo um zu installieren Ouattara.
8. Côte d’Ivoire: mit Anwendung von Gewalt bedroht, warnt das Gbagbo Lager
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.25 08.55
Nach Androhung von Gewalt durch West-Afrika, verurteilte der ivorischen Regierung von Laurent Gbagbo am Samstag eine Verschwörung “inakzeptabel” des “westlichen Block von Frankreich geführt” und warnte vor der Gefahr eines Bürgerkriegs in diesem Land, von Millionen von Einwanderern besiedelt.
9. Côte d’Ivoire: das Lager Ouattara hat zum Generalstreik aufgerufen ab Montag
ABIDJAN (AFP) – 26/12/2010 08.20
Das Camp Alassane Ouattara hat am Sonntag zu einem Generalstreik aufgerufen ab Montag für den Abschied von der Macht seines Nebenbuhlers, Laurent Gbagbo.
10. In einem Interview mit “Le Figaro”, prangert Gbagbo eine “Verschwörung” von Frankreich und den USA an
PARIS (AFP) – 2010.12.27 06.34
Der scheidende Präsident von Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo prangerte eine “Verschwörung” an, geführt von Frankreich und den Vereinigten Staaten, um ihn von der Macht zu entfernen, und glaubt, dass die Bedrohung der westafrikanischen militärischen Intervention muss ernst genommen werden, in einem Interview Sonntag Le Figaro.
ALLE DEUTSCHEN (VON MIT ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

Nicht informiert über die politischen Zusammenhänge? Tipp: Mein Gastartikel im Blog “Der Spiegelfechter” => Afrika – Zwei Briefe an einen An-der-Macht-Kleber, Teil I, => hier Teil II (vier Texte der ivorischen Autoren Venance Konan und Tiburce Koffi, umrahmt von einer thematischen Einführung und einem Ausblick meinerseits.

1er ARTICLE SUR DIX: Laurent Gbagbo sous forte pression après les violences meurtrières d’Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 17.12.2010 22:56
La pression internationale s’est considérablement renforcée vendredi sur le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, sommé de quitter très rapidement le pouvoir au lendemain de violences meurtrières à Abidjan contre les partisans de son rival Alassane Ouattara.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, le 17 décembre 2010 à AbidjanFoto (c) AFP: Laurent Gbagbo, le 17 décembre 2010 à Abidjan

De onze à une trentaine de personnes, selon diverses sources, ont été tuées jeudi et au moins 80 blessées, essentiellement lorsque des sympathisants de Ouattara ont tenté de marcher sur la télévision d’Etat, la RTI.
Nicolas Sarkozy, président de l’ex-puissance coloniale française – qui compte encore 15.000 ressortissants dans le pays -, a prévenu que Gbagbo devait partir “avant la fin de la semaine”. Sans quoi il figurera “nommément” avec son épouse Simone sur la liste des personnes visées par des sanctions de l’Union européenne.
L’UE a exhorté l’armée à “se placer sous l’autorité” de Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l’élection controversée du 28 novembre.
“Le temps presse”, a averti le département d’Etat américain, brandissant aussi la menace de sanctions.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a estimé que le maintien au pouvoir de Gbagbo conduirait à une “parodie de démocratie”, mettant en garde contre toute attaque des troupes des Nations unies sur place (environ 10.000 éléments).
La Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) a appelé le sortant à transférer “immédiatement” le pouvoir au “président élu” Ouattara.
Selon le chef de la diplomatie du Nigeria, le président nigérian Goodluck Jonathan, actuel président de l’organisation, a envoyé une lettre au nom de la Cédéao à Gbagbo. Elle devait lui être remise par le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping.
Ce dernier est arrivé vendredi à Abidjan pour une médiation, dans l’espoir d’éviter le pire à la Côte d’Ivoire, déchirée par une quasi-guerre civile en 2002-2003 et coupée en deux depuis lors.
Il a rencontré les deux rivaux, mais le plus grand secret a entouré ces échanges.
Vendredi après-midi, dans Abidjan quadrillée par les forces fidèles à Gbagbo, les partisans de Ouattara ne se sont pas mobilisés, malgré l’appel à reprendre la marche sur la télévision d’Etat tentée jeudi.
La métropole était calme, même si des tirs sporadiques d’origine indéterminée ont été entendus dans certains quartiers populaires.
“C’est trop dangeureux pour sortir”, confiait à l’AFP un militant au Golf hôtel, QG de Ouattara.
Dans le quartier populaire et pro-Ouattara d’Abobo (nord), qui avait été le théâtre d’importantes manifestations jeudi, des habitants s’étaient attroupés dans la matinée autour des corps de deux jeunes hommes tués d’une balle dans la tête, étendus sur la route, a constaté un journaliste de l’AFP.

La police ivoirienne fait face aux partisans d'Alassane Ouattara à Abidjan, le 16 décembre 2010
Foto (c) AFP: La police ivoirienne fait face aux partisans d’Alassane Ouattara à Abidjan, le 16 décembre 2010
Polizei gegen Marsch auf das Fernsehen, Abidjan, 16.12.2010

Il n’avait pas été possible de savoir dans quelles circonstances ils avaient été tués.
Le quartier d’Adjamé (nord) offrait le même spectacle que celui de Yopougon (sud, fief de Gbagbo), avec de nombreuses patrouilles des forces de l’ordre. Mais la ville s’est progressivement quelque peu ranimée, même si nombre de commerces restaient fermés.
Le Premier ministre de Ouattara, le chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, avait appelé la population à marcher de nouveau vendredi sur la RTI, symbole et atout majeur du camp Gbagbo, ainsi que sur le siège du gouvernement.
Mais les locaux de la chaîne étaient cernés par un impressionnant déploiement de gendarmes, militaires et policiers, avec un véhicule blindé garé à l’entrée.
Jeudi, les partisans de Ouattara n’avaient pas réussi à converger vers le grand bâtiment bleu, bloqués par les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Gbagbo, qui ont dans certains quartiers tiré sur la foule.
Le gouvernement Ouattara n’avait pu sortir du Golf hôtel et vendredi les FDS ont gardé le contrôle du barrage limitant l’accès à l’établissement, que les FN n’avaient pas réussi à faire sauter la veille, malgré de violents échanges de tirs.
© 2010 AFP

Des forces de police montent la garde à un checkpoint installé à l'entrée du quartier du Plateau, à
Foto (c) AFP: Polizei Wache an einem Kontrollpunkt am Eingang des Viertels Plateau, Abidjan, 18. Dezember 2010
Des forces de police montent la garde à un checkpoint installé à l’entrée du quartier du Plateau, à Abidjan, le 18 décembre 2010

2. Contre Gbagbo, la stratégie de l’asphyxie de la communauté internationale
PARIS (AFP) – 17.12.2010 17:54
La communauté internationale, qui exige le départ du dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo, fait le pari de l’asphyxie de son administration en favorisant le transfert du pouvoir financier à Alassane Ouattara, reconnu comme le président élu de Côte d’Ivoire.
Rompu aux mécanismes de la finance, Alassane Ouattara, ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), table sur un grignotage des pouvoirs économiques de son rival.
“Il faut maintenir la pression, voire l’augmenter notamment par le fait que la seule signature bancaire valable pour l’Etat ivoirien c’est désormais celle de M. Ouattara”, disait cette semaine la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.
Ancienne puissance coloniale, la France a demandé vendredi à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir “avant la fin de la semaine”, emboîtant le pas des Etats-Unis, pour qui il n’a qu'”un temps limité” pour s’en aller.
L’Union européenne de son côté prépare des sanctions contre 18 ou 19 proches de Laurent Gbagbo, dont un gel de leurs avoirs, et s’interroge sur l’opportunité de le viser lui-même.
“Laurent Gbagbo fait face à des mesures qui l’étranglent progressivement: M. Ouattara a commencé à nommer des ambassadeurs, il y a les sanctions individuelles prises par l’Union européenne, il y a la fermeture des comptes de l’Etat avec la seule signature reconnue, celle d’Alassane Ouattara”, assure un haut responsable français.
Pour ce responsable, “la reconnaissance de la seule signature de Ouattara” doit avoir un impact à une échéance plus ou moins longue sur la paie des militaires, dont la loyauté à Laurent Gbagbo est cruciale. “Il faut environ un mois pour que cette reconnaissance produise des effets concrets”, ajoute-t-il.
Car les experts mettent en garde contre la lenteur du processus et les effets politiques de sanctions qui pourrraient renforcer le chef de l’Etat sortant auprès des Ivoiriens. Laurent Gbagbo dispose très probablement de réserves financières et de ressources échappant au contrôle international.
“Dans le cas du clan Gbagbo, la leçon depuis le début de la crise, c’est que les pressions extérieures sont utilisées comme une ressource politique, retournées dans une logique de souveraineté ultra-nationaliste”, note Richard Banegas, historien spécialiste de la Côte d’Ivoire.
“Laurent Gbagbo contrôle les lieux de production et d’exportation du pétrole et du cacao (dont le pays est le premier producteur mondial, ndlr) (…) Si on voulait étouffer le régime, il faudrait par exemple envisager le blocus du port d’Abidjan”, ajoute-t-il.
C’est au coeur des institutions africaines, en particulier à la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), que se situe tout de même une partie de la réponse pour les Occidentaux et le camp Ouattara.
“Les Etats ont toujours un compte en devises auprès de la direction nationale de la Banque centrale (BCEAO). Toutes les opérations avec le FMI, les bailleurs, l’étranger, passent par ce compte”, explique un expert financier, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest.
“Par exemple, l’aide publique au développement de la France à la Côte d’Ivoire est versée sur ce compte. C’est aussi le cas des ressources liées à l’import/export, comme les taxes sur les revenus du cacao ou du pétrole. C’est une énorme partie du budget”, poursuit-il.
“Actuellement, trois personnes ont la signature sur ce compte: Alassane Ouattara, le Premier ministre Guillaume Soro et le ministre de l’Economie Charles Diby Koffi, qui l’avait déjà” car il a été maintenu dans ses fonctions dans le cabinet nommé par Alassane Ouattara, dit-il.
Le gouvernement de M. Gbagbo a réagi en accusant vendredi son rival d’essayer de nommer des représentants au sein des organisations économiques ouest-africaines.
“En outre, on note une volonté” de M. Ouattara “et de ses soutiens régionaux et internationaux de faire jouer à la BCEAO un rôle politique qui n’est pas le sien”, dit un communiqué gouvernemental.
© 2010 AFP

Le patron de la commission de l'Union africaine, Jean Ping (G) avec Laurent Gbagbo, le 17 décembre Foto (c) AFP: Der Leiter der Kommission der Afrikanischen Union, Jean Ping (L) mit Laurent Gbagbo, 17. Dezember 2010 in Abidjan

3. Côte d’Ivoire: Gbagbo exige le départ de l’ONU et de la force française
ABIDJAN (AFP) – 18.12.2010 15:08
Laurent Gbagbo a exigé samedi le départ “immédiat” de Côte d’Ivoire des Casques bleus de l’Onuci et de la force militaire française Licorne, alors que la communauté internationale lui enjoint de céder le pouvoir au plus vite à son rival Alassane Ouattara.
Cette annonce intervient au moment où une reprise de la quasi-guerre civile de 2002-2003 – qui avait conduit à l’envoi de ces forces d’interposition – est de plus en plus redoutée par les Ivoiriens comme à l’extérieur.
Le gouvernement “s’oppose d’ores et déjà au renouvellement de cette opération qui expire le (lundi) 20 décembre 2010”, accusant l’Onuci d’avoir soutenu ces derniers jours des éléments de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), alliée à Ouattara.
“La récréation est terminée!”, a déclaré plus tôt à l’AFP Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse pro-Gbagbo, illustrant le durcissement de son camp, de plus en plus isolé sur la scène internationale tandis qu’il semble garder les commandes dans le pays.

Le ministre de la Jeunesse et de l'emploi du gouvernement de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, le Foto (c) AFP: Charles Blé Goudé

“Nous allons défendre la dignité et la souveraineté de notre pays jusqu’à la dernière goutte de notre sueur”, a affirmé le chef des “jeunes patriotes” et ministre de la Jeunesse de Gbagbo.
“Je demande à tous les Ivoiriens de s’apprêter à livrer ce combat, on va libérer totalement notre pays”, a poursuivi celui qui fut le fer de lance de violentes manifestations anti-françaises en 2003 et 2004 et reste soumis à des sanctions de l’ONU.
Un rassemblement des “jeunes patriotes” était prévu samedi après-midi dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon à Abidjan.
Autre signe d’une montée de la tension: une patrouille de l’Onuci, puis le siège même de l’opération à Abidjan, ont essuyé dans la nuit de vendredi à samedi des tirs d'”hommes armés vêtus de tenues militaires et voyageant dans un véhicule civil”, a annoncé l’Onuci.

En visite vendredi à Abidjan, le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait remis à Gbagbo une lettre du président en exercice de la Cédéao, le chef de l’Etat nigérian Goodluck Jonathan, lui demandant de quitter le pouvoir “immédiatement”.
Côté Ouattara, on n’entend pas relâcher la pression, malgré l’échec d’une tentative de marche sur la RTI et le siège du gouvernement, aux mains du camp adverse.
© 2010 AFP

Le corps d'un homme dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, le 17 décembre 2010
Foto (c) AFP: Die Leiche eines Mannes in der Nähe von Abobo, Abidjan, 17. Dezember 2010
Le corps d’un homme dans le quartier d’Abobo, à Abidjan, le 17 décembre 2010

Foto (c) AFP: Charles Blé Goudé
4. Appelée par Gbagbo à quitter la Côte d’Ivoire, l’ONU est “préparée à tout”
ABIDJAN (AFP) – 19.12.2010 14:10
L’ONU qui a opposé une fin de non-recevoir à l’exigence de Laurent Gbagbo d’un retrait des Casques bleus de Côte d’Ivoire, était “préparée à tout” dimanche, même si elle souhaite éviter une confrontation avec les forces armées fidèles au président sortant.
“Nous redoublons de vigilance et nous sommes préparés à tout”, a déclaré à l’AFP Hamadoun Touré, porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Les Casques bleus vont “poursuivre” leurs patrouilles mais “nous ne voulons pas de confrontation” avec les forces armées loyales à M. Gbagbo, a-t-il ajouté.
Pour prévenir ce risque, “il y a des zones sensibles dans lesquelles nous n’allons pas, vers la présidence” de la République notamment, située dans le quartier administratif du Plateau à Abidjan, a-t-il affirmé.
Par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon, l’ONU qui ne reconnaît pas l’élection de M. Gbagbo et considère son rival Alassane Ouattara comme le président élu, a rejeté la demande du sortant. Elle l’a averti des “conséquences” s’il lançait une attaque contre les Casques bleus.
Le siège de l’Onuci à Abidjan avait essuyé des tirs de la part d’hommes armés “vêtus de tenues militaires” dans la nuit de vendredi à samedi, selon la mission.
Cependant, en dépit des risques d’un nouvel incident, aucune disposition particulière ne semblait avoir été prise pour renforcer la sécurité de l’énorme bâtiment qui a déjà en temps normal des airs de forteresse, protégé par des gardes et des sentinelles, a constaté une journaliste de l’AFP.

© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: Gbagbo se réaffirme président mais “tend la main” à Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 22.12.2010 05:51
Laurent Gbagbo a réaffirmé mardi soir qu’il était le “président” de la Côte d’Ivoire mais s’est dit prêt à discuter avec son rival Alassane Ouattara et la communauté internationale qui le soutient, pour sortir d’une crise qui a fait au moins 50 morts selon l’ONU.
“Je suis le président de la République de Côte d’Ivoire”, a déclaré Gbagbo dans son premier discours depuis son investiture le 4 décembre, diffusé sur la radio-télévision d’Etat RTI, un pilier de son régime.
Sous très forte pression de la communauté internationale qui réclame sans relâche son départ depuis la présidentielle controversée du 28 novembre, il a accusé le camp Ouattara et ses nombreux soutiens extérieurs de lui “faire la guerre”. “Je ne veux pas que le sang d’un seul Ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir”, a cependant affirmé Gbagbo.
Il s’est dit disposé à “accueillir un comité d’évaluation sur la crise post-électorale” qui “aura pour mission d’analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise”.
Ce comité serait “dirigé par un représentant de l’Union africaine” et comprendrait des représentants de l’ONU, de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie, de la Ligue arabe et de la Chine ainsi que “des Ivoiriens de bonne volonté”.
“Je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à M. Ouattara et à la rébellion armée (Forces nouvelles, FN) qui le soutient”, a-t-il lancé. Il les a exhortés à quitter l’hôtel du Golf d’Abidjan, qui leur sert de quartier général, pour “regagner leurs domiciles”, alors que l’établissement est soumis à un blocus des forces fidèles à Gbagbo depuis plusieurs jours.
En signe de détente avant Noël, l’armée loyale au président sortant a annoncé dans la foulée la levée dès ce mardi du couvre-feu nocturne instauré à la veille du scrutin.
Plus tôt, le gouvernement Ouattara dirigé par le chef des FN Guillaume Soro avait montré qu’il n’entendait pas céder, appelant le peuple à “la désobéissance” au gouvernement “factice” de Gbagbo. La Côte d’Ivoire “vit la pire des escalades dans la barbarie d’un clan, d’un régime fini, contre les populations civiles démunies et désarmées”, selon Soro.
La Cédéao a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire sur la situation en Côte d’Ivoire vendredi à Abuja. Lors d’un précédent sommet début décembre, elle avait suspendu le pays et demandé à Gbagbo de partir.
Washington a imposé un premier train de sanctions contre Gbagbo en lui interdisant, ainsi qu’à plusieurs dizaines de ses proches, de se rendre aux Etats-Unis. L’Union européenne avait auparavant décidé de lui infliger la même sanction, ainsi qu’à ses deux épouses et 16 autres proches.
Le camp Gbagbo s’est moqué de sanctions qui font “sourire”, de même qu’il n’entend pas revenir sur sa demande de retrait de Côte d’Ivoire de la mission de l’ONU, l’Onuci, dont le mandat a été prolongé de six mois par le Conseil de sécurité, ainsi que de la force française Licorne.
Alors qu’une confrontation est redoutée à la suite d’incidents, Gbagbo a assuré mardi soir qu’il entendait obtenir le départ de l’Onuci et de Licorne “par voie diplomatique” et demandé aux jeunes de “rester calmes”.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a cependant appelé la communauté internationale à venir en aide aux Casques bleus, avertissant que les forces loyales à Gbagbo tentaient d'”entraver les ravitaillements” de la mission et de l’hôtel du Golf.
Charles Blé Goudé, leader des “jeunes patriotes” pro-Gbagbo, fer de lance des violentes manifestations anti-françaises de 2004 à Abidjan, ne cesse de mobiliser ses partisans en vue du combat pour “la souveraineté de la Côte d’Ivoire”.
Les violences depuis la marche de jeudi, appelée par les partisans de Ouattara et réprimée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles au sortant, ont fait au moins 50 morts selon l’ONU, 25 dont 14 dans les rangs des FDS d’après le camp Gbagbo, 48 selon le camp Ouattara.
© 2010 AFP

Laurent Gbagbo lors de son discours le 21 décembre 2010 diffusé sur la radio-télévision d'Etat RTIFoto (c) AFP: Gbago TV 21.12.2010

6. Côte d’Ivoire: le camp Ouattara demande l’usage de la force contre Gbagbo
ABIDJAN (AFP) – 22.12.2010 20:39
Guillaume Soro, Premier ministre de l’un des deux présidents ivoiriens proclamés Alassane Ouattara, a demandé mercredi à la communauté internationale de faire usage de la force pour déloger du pouvoir son rival Laurent Gbagbo qui vient de réaffirmer qu’il est le “président”.
“Après toute la pression internationale et les sanctions qui n’ont pas produit d’effet sur M. Gbagbo, il est évident qu’il n’y a qu’une solution qui reste, celle de la force”, a déclaré Soro à une chaîne de télévision française.
“Je demande au Conseil de sécurité des Nations unies, à l’Union européenne, à l’Union africaine et à la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) d’envisager la force”, a-t-il ajouté.
Cet appel est intervenu après une recommandation de la France à ses ressortissants de quitter “provisoirement” la Côte d’Ivoire, suivie par l’Allemagne, la Suède et le Portugal.
“Tous les ingrédients d’une guerre civile sont réunis et c’est peut-être ce qui a inspiré la décision de Paris”, selon Soro.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait également mis mardi en garde contre “le risque réel de guerre civile” et son prédecesseur, Kofi Annan, a exhorté Gbagbo à partir et “à ne pas déclencher la violence”.
Pressions politiques, sanctions et menaces, n’ont eu apparemment aucun effet sur Gbagbo qui n’avait mardi, dans un discours télévisé, laissé planer aucun doute: “je suis le président de la République”.

L’UE, qui a réitéré sa demande d’un départ “sans délai” de Gbagbo, considère cette “main tendue” comme un “faux message d’apaisement” pour tenter de diviser les Africains avant un sommet, vendredi à Abuja, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dont la Côte d’Ivoire a été suspendue.
Le camp Ouattara a également rejeté les propositions de Gbagbo, l’accusant de “défier” le monde et le président de la Banque Mondiale (BM), l’américain Robert Zoellick, a annoncé depuis Paris que son institution gelait les financements de la Côte d’Ivoire.
Le seul pays à avoir apporté un soutien à Gbagbo est l’Angola, l’un de ses plus fidèles alliés depuis plusieurs années, et dont le ministre des Affaires étrangère Jorge Chicote a prôné la “non ingérence de la communauté internationale dans les divergences électorales en Côte d’Ivoire”.
Les habitants d’Abidjan semblaient vouloir ignorer la crise avant Noël et n’ont pas répondu à l’appel à la “désobéissance” au gouvernement Gbagbo, lancé la veille par le camp Ouattara.

Les Etats-Unis ont entrepris des discussions avec la Cédéao sur une éventuelle augmentation des troupes de l’ONU en Côte d’Ivoire, a indiqué mercredi le département d’Etat.
La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a confirmé de son côté la présence de mercenaires de son pays en Côte d’Ivoire et a averti qu’ils risquaient d’être poursuivis en justice.
© 2010 AFP

Carte des forces en présence dans la criseFoto (c) AFP: Carte des forces en présence dans la crise

7. Bouaké, fief pro-Ouattara, veut “marcher” sur Abidjan
BOUAKE (AFP) – 22.12.2010 16:02
A Bouaké (centre), habitants et ex-rebelles des Forces nouvelles (FN) qui contrôlent le nord de la Côte d’Ivoire, piaffent d’impatience de “marcher” sur Abidjan pour chasser de la présidence Laurent Gbagbo et installer son rival Alassane Ouattara.
“Même si nous ne supportons pas la situation actuelle” avec ces deux présidents proclamés, “nous ne savons pas quelles sont les cartes entre les mains des politiques. Donc, nous attendons”, déclare à l’AFP le commandant Chérif Ousmane, tout-puissant commandant FN de la zone (“ComZone”).
Ceux qui doivent donner l’ordre sont Ouattara, reconnu président par presque toute la communauté internationale, et son Premier ministre Guillaume Soro, secrétaire général des FN, qui contrôlent la moitié nord du pays depuis l’échec de leur tentative de coup d’Etat de 2002.
Soro a demandé mercredi à l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine et l’Afrique de l’Ouest, “d’envisager la force” pour faire partir Gbagbo.
A Bouaké, “capitale” des FN, toutes les unités sont déterminées à “marcher” sur Abidjan pour chasser Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, affirme le commandant Ousmane, regard vif, pistolet à la ceinture.
Mais ni cet officier ni les autres chefs militaires interrogés par l’AFP n’ont cependant souhaité révéler le nombre de soldats prêts à marcher sur la capitale économique ivoirienne. Il y a officiellement quelque 1.200 combattants FN à Bouaké, très visibles dans les rues de la ville.
La semaine dernière, des éléments des FN avaient affronté des membres des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales à Gbagbo) à Tiébissou, près de Bouaké, à la limite de l’ancienne zone tampon qui séparait les deux ex-belligérants de 2002. L’épreuve avait tourné à l’avantage des FDS.
“Aujourd’hui, nous sommes une force véritablement constituée, et nous attendons que les ordres soient donnés” pour une offensive sur Abidjan, affirme un autre responsable FN, Seydou Ouattara, assurant que ses hommes sont “en alerte maximum”.
“On est prêt”, renchérit le sergent Soumahoro Konaté après avoir fini l’appel de sa section au commandement de la Zone 3 (nord-est de Bouaké), un des trois camps militaires de la ville où le ton est plus guerrier.
Pour ce jeune sous-officier en treillis, béret noir rangé à l’épaule et chaussures poussiéreuses, ainsi que ses collègues, un seul objectif: “balayer” Gbagbo du pouvoir et installer Ouattara.
Même son de cloche parmi les habitants de Bouaké, qui ont massivement voté en faveur de Ouattara.
En demeurant sourd aux multiples appels à son départ, “Gbagbo s’est mis à dos tout le monde, donnant l’occasion à ses ennemis d’applaudir sa prochaine chute. Personne ne pleurera sa déchéance”, estime un religieux chrétien, sous couvert d’anonymat.
Beaucoup déplorent ce qu’ils considèrent comme une passivité des Casques bleus et des forces françaises de Licorne en Côte d’Ivoire.
C’est le cas de Bintou Koné, pharmacienne de 42 ans qui s’interroge: “Si l’ONU ne veut pas enlever Gbagbo par la force et (qu’elle) empêche aussi les FN de le faire, qu’est-ce qu’elle propose aux populations qui se font massacrer jour et nuit?”.
Pour le “ComZone” Chérif Ousmane, même si les choses traînent, Gbagbo ne sera bientôt plus au pouvoir. “Son pouvoir est fini. Je ne peux pas donner de date, mais ce n’est pas possible de (le) laisser au pouvoir” plus de “six semaines”.
© 2010 AFP

8. Côte d’Ivoire: menacé d’un recours à la force, le camp Gbagbo met en garde
ABIDJAN (AFP) – 25.12.2010 20:55
Menacé d’un recours à la force par l’Afrique de l’Ouest, le gouvernement ivoirien de Laurent Gbagbo a dénoncé samedi un complot “inacceptable” du “bloc occidental dirigé par la France” et mis en garde contre un risque de guerre civile dans ce pays peuplé de millions d’immigrés.
La crise en Côte d’Ivoire née de la présidentielle du 28 novembre a marqué un tournant depuis que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a menacé vendredi, en sommet à Abuja (Nigeria), d’user de la “force légitime” si Gbagbo ne cédait pas le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, ONU en tête.
Une mission de la Cédéao, composée des présidents béninois Boni Yayi, cap-verdien Pedro Pires et sierra-léonais Ernest Koroma, est attendue mardi à Abidjan.
C’est la première fois que Gbagbo, qui a ignoré jusque-là ultimatum et sanctions, est directement sous la menace d’une opération militaire.
“Inacceptable”, a tonné le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, fustigeant “un complot du bloc occidental dirigé par la France”.
Assurant à l’AFP ne pas croire “du tout” à une opération militaire, Don Mello a évoqué un risque de “guerre civile” si ce projet était mis à exécution.
“Tous les pays (d’Afrique de l’Ouest) ont des ressortissants en Côte d’Ivoire, ils savent que s’ils attaquent la Côte d’Ivoire de l’extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l’intérieur”, a-t-il insisté.
“Est-ce que le Burkina Faso est prêt à accepter trois millions de Burkinabè de retour” de Côte d’Ivoire dans leur pays d’origine, a-t-il interrogé, prédisant que les pays de la Cédéao “ne s’attaqueront pas eux-mêmes”.
“Le peuple de Côte d’Ivoire va se mobiliser” face aux pressions qui “excitent son patriotisme”, a-t-il encore juré.
L’un des avocats les plus enflammés de Gbagbo, Charles Blé Goudé, chef des “Jeunes patriotes”, a mobilisé ces derniers jours ses partisans à Abidjan en vue du “combat” pour la “souveraineté” ivoirienne. Il prévoit une grande manifestation mercredi dans la capitale économique.
En plus d’un recours à la force, l’organisation régionale a également menacé de poursuites internationales les responsables des violences récentes, qui ont fait 173 morts selon l’ONU entre le 16 et le 21 décembre.
Le ministre de l’Intérieur de Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a démenti samedi ce chiffre.
“Le bilan, nous l’avons donné, il est connu. Il n’est pas bon d’exagérer des choses parce qu’on cherche un but politique à atteindre”, a-t-il dit. Le 20 décembre, il avait indiqué que 25 personnes avaient été tuées, dont 14 parmi les forces de l’ordre.
Environ 14.000 Ivoiriens ont déjà fui vers le Liberia voisin en près d’un mois pour échapper aux violences et certains ont été empêchés par des éléments des Forces nouvelles (ex-rébellion alliée à Ouattara) de traverser la frontière, ont indiqué samedi les Nations unies.

© 2010 AFP

9. Côte d’Ivoire: le camp Ouattara appelle à la grève générale dès lundi
ABIDJAN (AFP) – 26.12.2010 20:20
Le camp d’Alassane Ouattara a appelé dimanche à la grève générale dès lundi pour obtenir le départ du pouvoir de son rival Laurent Gbagbo, menacé d’être renversé militairement par ses voisins d’Afrique de l’Ouest.
Face à la “tentative de confiscation du pouvoir par Laurent Gbagbo”, la coalition de partis soutenant Ouattara, le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a appelé à “cesser les activités jusqu’au départ du pouvoir de Laurent Gbagbo”.
Cette demande relaie “un appel à la désobéissance” lancé le 21 décembre par Guillaume Soro, Premier ministre de Ouattara, mais qui avait été peu suivi.
Dans le même temps, l’avion de l’Etat ivoirien utilisé jusqu’alors par Gbagbo, a été bloqué à l’aéroport franco-suisse de Bâle-Mulhouse, à la demande des “autorités légitimes” de Côte d’Ivoire, c’est-à-dire le camp Ouattara, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Ces mesures renforcent la pression sur M. Gbagbo, qu’un sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réuni vendredi à Abuja, a menacé de renverser par la force s’il ne partait pas de lui-même.
© 2010 AFP

10. dans une interview au Figaro, Gbagbo dénonce un “complot” de la France et des USA
PARIS (AFP) – 27.12.2010 06:34
Le président sortant de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo dénonce un “complot” mené par la France et les Etats-Unis pour l’écarter du pouvoir et estime que les menaces africaines d’intervention militaire doivent prises au sérieux, dans un entretien dimanche au journal Le Figaro.
Dans cette interview mise en ligne dimanche soir par le quotidien, Laurent Gbagbo met en cause l’action des ambassadeurs de France et des Etat-Unis dans les jours qui ont suivi l’élection contestée du 28 novembre.
“C’est surtout l’ambassadeur de France et l’ambassadeur des États-Unis. Ils sont allés chercher Youssouf Bakayoko, le président de la Commission électorale indépendante, pour le conduire à l’hôtel du Golf qui est le quartier général de mon adversaire” (Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par l’immense majorité de la communauté internationale), affirme Laurent Gbagbo.
“Là-bas, alors qu’il se trouve hors délais et tout seul, ce qui est grave, on apprend qu’il a dit à une télévision que mon adversaire est élu. Pendant ce temps-là, le Conseil constitutionnel travaille et dit que Laurent Gbagbo est élu. À partir de là, Français et Américains disent que c’est Alassane Ouattara. C’est tout ça que l’on appelle un complot”, a ajouté le président sortant, qui continue de détenir la majeure partie des leviers du pouvoir.
Outre l’ONU et les Occidentaux, qui reconnaissent la victoire d’Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo est sous la menace d’une intervention militaire de ses voisins, réunis au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
“Toutes les menaces doivent être prises au sérieux. Mais en Afrique, ce serait bien la première fois que des pays africains seraient prêts à aller en guerre contre un autre pays parce qu’une élection s’est mal passée”, a-t-il dit au Figaro. “Regardez un peu la carte de l’Afrique, regardez où ça se passe plus ou moins bien, ou plus ou moins mal, et regardez là où il n’y a pas d’élection du tout. Si on devait aller en guerre dans tous ces cas-là, je crois que l’Afrique serait perpétuellement en guerre”, a-t-il poursuivi.
“Donc je prends au sérieux les menaces mais je reste tranquille. J’attends de voir”, ajoute-t-il.
Réunie vendredi en sommet à Abuja, au Nigeria, la Cédéao a affirmé qu’elle pourrait user de la “force légitime” si Laurent Gbagbo ne cédait pas le pouvoir. “Dans les réunions des pays africains, les représentants des pays occidentaux sont plus nombreux dans les couloirs que les Africains. Les pressions sont énormes”, a déclaré Laurent Gbagbo au Figaro.
“On n’en peut plus. Et quand on subit ce que je subis, on se dit que (Robert) Mugabe (toujours président du Zimbabwe, malgré une défaite aux élections, ndlr) n’avait pas totalement tort”, a-t-il ajouté.
Dans l’entretien, Laurent Gbagbo attaque également, sans le citer, le président du Burkina Faso, Blaise Campaoré. “En janvier 2003, un chef d’État voisin, qui vient d’être réélu à 80 %, avait déjà dit que je devais être livré à la CPI (Cour pénale internationale). C’était succulent venant de lui. Peut-être aurais-je dû me faire élire à 80 %, j’aurais été moins suspect”, dit-il.
Une délégation de trois chefs d’Etat de la Cédéao (Bénin, Sierra Leone, Cap Vert) est attendue mardi à Abidjan. “On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de malentendus”, affirme Laurent Gbagbo au journal. “Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Quand on a vu, alors on prend une décision”, ajoute-t-il.
Enfin, l’homme fort de Côte d’Ivoire relativise la décision des institutions financières régionales qui ont confié à Alassane Ouattara la gestion des comptes du pays auprès de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BECEAO).
“Ce n’est pas la banque centrale africaine qui paye les salaires des fonctionnaires. C’est l’argent de la Côte d’Ivoire”, dit-il. Cette décision “n’a aucun sens”, ajoute-t-il.
© 2010 AFP

Des Casques bleus de l'ONU patrouillent à Abidjan, le 17 décembre 2010Foto (c) AFP: UNO-Friedenstruppen Patrouille in Abidjan, 17. Dezember 2010

1. Laurent Gbagbo unter starkem Druck nach der tödlichen Gewalt in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.17 10.56
Der internationale Druck wurde erheblich gestärkt Freitag auf den ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo, aufgerfordert, die Macht schnellstens zu verlassen, in der Zeit nach tödlicher Gewalt in Abidjan gegen Anhänger seines Rivalen Alassane Ouattara.
Elf bis dreißig Personen, nach verschiedenen Quellen, wurden getötet Donnerstag und mindestens 80 verletzt, vor allem als Anhänger von Ouattara zum staatlichen Fernsehen RTI marschierten.
Nicolas Sarkozy, Präsident der ehemaligen Kolonialmacht Französisch – die immer noch hat 15.000 Staatsangehörigen im Land – warnte, dass Gbagbo vor Ende der Woche “gehen muss. Andernfalls erscheint er “namentlich” mit seiner Frau Simone auf der Liste der Personen, die durch Sanktionen der Europäischen Union betroffen sind.
Die EU forderte die Armee auf, sich “unter Aufsicht” von Ouattara zu stellen, der von der internationalen Gemeinschaft als Sieger der umstrittenen Wahl vom 28. November anerkannt ist.
“Die Zeit wird knapp”, warnte das US-State Department, inklusive die Drohung mit Sanktionen.
Der UN-Generalsekretär Ban Ki-moon sagte, dass Gbagbo an der Macht würde zu einer “Travestie der Demokratie” führen und warnte vor einem Angriff auf UN-Truppen vor Ort (ca. 10.000 Elemente).
ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten) rief zur Machtübergabe “sofort” an den “President elect” Ouattara.
Nach dem Chefdiplomat von Nigeria, schickte der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan, der amtierende Präsident der Organisation, einen Brief im Namen der ECOWAS zu Gbagbo. Es wurde durch den Präsidenten der Kommission der Afrikanischen Union Jean Ping überbracht.
Letzterer kam Freitag in Abidjan zur Mediation, in der Hoffnung, das Schlimmste zu verhindern.
Er traf sich mit beiden Rivalen, aber die größte Geheimhaltung hat diesen Austausch umgeben.
Freitag Nachmittag war Abidjan durchzogen von Kräften loyal zu Gbagbo, und Ouattara Anhänger haben nicht mobilisiert, trotz des Aufrufs zur Fortsetzung des Marsches auf das staatlichen Fernsehen vom Donnerstag.
Die Stadt war ruhig, obwohl sporadische Feuer unbestimmten Ursprungs in einigen Stadtteilen zu hören waren.
“Es ist zu gefährlich, auszugehen”, vertraute der AFP ein Aktivist im Golf-Hotel, Hauptquartier der Ouattara.
I Volks- und pro-Ouattara-Viertel Abobo (Norden), das die Szene von großen Demonstrationen am Donnerstag gewesen war, hatten Anwohner am Morgen die Leichen zweier junger Männer durch eine Kugel in den Kopf getötet gesammelt , auf der Straße liegend, sagte ein Journalist der AFP.
Es war nicht möglich zu kennen, unter welchen Umständen sie getötet wurden.
Der Bezirk Adjamé (Norden) bot das gleiche Bild wie der von Yopougon (Süden, eine Hochburg der Gbagbo), mit vielen Patrouillen durchsetzt. Aber die Stadt hat sich allmählich etwas wiederbelebt, obwohl viele Geschäfte blieben geschlossen.
Der Premierminister Ouattaras und Führer der ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles (FN), Guillaume Soro, hatte die Menschen aufgefordert, wieder marschieren Freitag auf RTI -Symbol und Trumpf vom Gbagbo Lager -, sowie den Sitz der Regierung.
Aber Gebäude wurden von einem beeindruckenden Einsatz von Polizei, Militär und Polizei mit gepanzerten Fahrzeugen blockiert.
© 2010 AFP

2. Contra Gbagbo, die Strategie der Erstickung seitens der internationalen Gemeinschaft
PARIS (AFP) – 17.12.2010 17.54 Uhr
Die internationale Gemeinschaft, die den Weggang von Anführer Laurent Gbagbo verlangt, setzt auf Erstickung seiner Regierung durch die Förderung der Übertragung finanzieller Macht an Alassane Ouattara.
Abgeschnitten von den Finanzierungsmechanismen, Alassane Ouattara, ehemaliger stellvertretender Direktor des Internationalen Währungsfonds (IWF), knabbert von der wirtschaftlichen Macht der Konkurrenz.
“Wir müssen den Druck aufrechterhalten, auch zunehmend durch die Tatsache, dass die einzig gültige Bank-Unterschrift für den ivorischen Staat ist jetzt die von Herrn Ouattara,” sagte diese Woche die Französisch Außenministerin Michele Alliot- Mary.

“Laurent Gbagbo ist im Angesicht vieler Maßnahmen, die ihn allmählich ersticken. Herr Ouattara hat damit begonnen, Botschafter zu ernennen, es gibt individuelle Sanktionen der Europäischen Union, gibt es die Schließung von Konten des Staates, und Anerkennung der Einzelunterschrift nur von Alassane Ouattara “, sagte ein hochrangiger Beamter Französisch.
Für diese Person, “die Anerkennung der bloßen Unterschrift des Ouattara” muss über kürzer oder länger Auswirkungen haben auf der Gehaltsliste des Militärs, deren Loyalität zu Laurent Gbagbo ist entscheidend. “Es dauert etwa einen Monat für diese Anerkennung, dann wird sie konkrete Ergebnisse produzieren”, fügt er hinzu.
Experten warnen vor der Langsamkeit des Prozesses und die politischen Auswirkungen der Sanktionen auf den Zusammenhalt der Ivorer mit Gbagbo. Laurent Gbagbo hat wahrscheinlich finanzielle Reserven und Ressourcen jenseits internationaler Kontrolle.
“Die Lehre vom Gbagbo-Clan seit Beginn der Krise ist, dass Druck von außen als politische Ressource in einer Logik der ultranationalistischen Souveränität zurückgegeben wird”, sagte Richard Banegas, ein Historiker, spezialisiert auf Côte d’Ivoire.
“Laurent Gbagbo kontrolliert die Stätten der Produktion und den Export von Öl und Kakao (…) Wenn wir das Regime erwürgen wollen, sollte es eine Blockade des Hafens Abidjan geben”, fügt er hinzu.
Im Herzen der afrikanischen Institutionen und insbesondere der Zentralbank von den afrikanischen Staaten (BCEAO) liegt ein Teil der Antwort für den Westen und das Lager Ouattara.
“Die Staaten haben immer eine Fremdwährungskonto mit der nationalen Führung der Zentralbank (BCEAO). Alle Transaktionen mit dem IWF, Gebern, internationalen, durchlaufen dieses Konto”, sagte ein Finanzexperte, Spezialist für Westafrika.
“Zum Beispiel ist die öffentliche Entwicklungshilfe von Frankreich nach Côte d’Ivoire auf diesem Konto bezahlt. Es ist auch der Fall bei Ressourcen im Zusammenhang mit Import / Export, wie Steuern auf Einkünfte aus Kakao und Öl. Dies ist ein großer Teil des Budgets “, sagt er.
“Derzeit sind drei Menschen auf diesem Konto zeuchnungsberechtigt: Alassane Ouattara, Ministerpräsident Guillaume Soro und sein Wirtschaftsminister Karl Diby Koffi”, sagte er.
Gbagbo Regierung hat geantwortet Freitag und beschuldigte seinen Rivalen zu versuchen, Vertreter bei den Westafrikanischen Wirtschafts-Organisationen zu ernennen.
“Darüber hinaus gibt es einen Willen” von Herrn Ouattara “und seine regionale und internationale Unterstützung für eine politische Rolle der BCEAO, die sie nicht hat”, sagte eine Regierungserklärung.
© 2010 AFP

3. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo verlangt den Rückzug der UN-Truppen und der französischen
ABIDJAN (AFP) – 18/12/2010 15.08
Laurent Gbagbo forderte Samstag, “sofort” in Côte d’Ivoire den Rückzug der UNOCI Friedenstruppen und der Französischen Licorne-Truppen zu beginnen.
Die Ankündigung kommt, während eine Wiederholung im Quasi-Bürgerkrieg von 2002-2003 -, der zur Entsendung von Friedenstruppen geführt hatte – ist mehr von der Elfenbeinküste und außerhalb gefürchtet.
Die Regierung beschuldigte UNOCI “bereits der Verlängerung des auslaufenden Betriebs (Montag) 20. Dezember 2010”, um unterstützt zu haben in diesen Tagen Elemente der ehemaligen Rebellen Neuen Kräfte ( FN), verbündet mit Ouattara.
“Die Party ist vorbei!”, Sagte AFP Charles Ble Goude, früher Anführer der pro-Gbagbo Jugend, illustriert das Härten von seinem Lager.
“Wir werden die Würde und die Souveränität unseres Landes bis zum letzten Tropfen unseres Schweißes verteidigen”, sagte der Anführer der “jungen Patrioten” und Minister für Jugend Gbagbos.
“Ich bitte alle Ivorer zur Vorbereitung auf diesen Kampf, wir werden unser Land völlig befreien”, fügte der Mann hinzu, der Speerspitze der gewalttätigen anti-Französisch Demonstrationen 2003 und 2004 war und ist Gegenstand von Sanktionen UN.
Ein Treffen der “jungen Patrioten” war am Samstag Nachmittag in der Nachbarschaft Yopougon, Pro-Gbagbo in Abidjan, geplant.
Ein weiteres Zeichen der zunehmenden Spannungen: eine Patrouille der UNOCI und das Hauptquartier der Operation in Abidjan, in Freitag Nacht auf Samstag erlitten Angriffe von “bewaffneten Männer in Uniformen und in einem zivilen Fahrzeug “, sagte UNOCI.

Visiting Freitag in Abidjan, der Präsident der AU-Kommission, Jean Ping, gab Gbagbo einen Brief von Präsident der ECOWAS, der nigerianische Staatschef Goodluck Jonathan, der ihn zum “sofortigen” Abtritt auffordert.
Ouattaras Seite vermindert nicht den Druck, trotz eines gescheiterten Versuchs, auf das RTI und den Sitz der Regierung in den Händen der Gegner marschieren.
© 2010 AFP

4. Von Gbagbo aufgefordert, Côte d’Ivoire zu verlassen, ist die UNO “auf alles vorbereitet”
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.19 14:10
Die UNO hat eine Einrede wegen Unzulässigkeit der Forderung von Laurent Gbagbonach Rückzug der Friedenstruppen in Côte d’Ivoire erhoben, und war Sonntag “auf alles vorbereitet”, auch wenn man die Konfrontation mit den Kräften der Armee loyal zum Präsidenten vermeiden will.
“Wir werden unsere Wachsamkeit verstärken und sind auf alles vorbereitet”, sagte der AFP Hamadoun Toure, Sprecher der UN-Operation in Côte d’Ivoire (UNOCI). Die Friedenstruppen machen “weiterhin” ihre Patrouillen, aber “wir wollen keine Konfrontation” mit den Streitkräften treu zu Gbagbo, fügte er hinzu.
Um dies zu vermeiden, “gibt es sensible Bereiche, in denen wir nicht patrouilliren, um die Präsidentschaft der Republik herum insbesondere im Viertel Plateau in Abidjan”, sagte er.
Durch die Stimme von seinem Generalsekretär Ban Ki-moon, die UNO warnte vor “Konsequenzen”, wenn Gbagbo einen Angriff auf die Friedenstruppen ins Leben rufen sollte.
Der UNOCI Sitz in Abidjan war von bewaffneten Männern in der Nacht von Freitag auf Samstag “in militärischen Uniformen” beschossen worden, nach der Mission.
Doch trotz der Gefahr von einem anderen Vorfall schien nichts Besonderes ergriffen , um die Sicherheit des riesigen Gebäudes zu stärken, das bereits in normaler Luft eine Festung war, von Wachen und Posten geschützt, finden eine AFP-Journalist.

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5. Côte d’Ivoire: Präsident Gbagbo bekräftigt seine Macht, aber “reicht seine Hand” an Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.22 05.51
Laurent Gbagbo bekräftigte am Dienstag, er sei “Präsident” von Côte d’Ivoire, äußerte aber die Bereitschaft, seinem Rivalen Alassane Ouattara die Hand zu reichen.
“Ich bin der Präsident der Republik Côte d’Ivoire”, sagte Gbagbo in seiner ersten Rede seit seinem Amtsantritt am 4. Dezember ausgestrahlt in Radio und das staatliche Fernsehen RTI, ein Pfeiler seines Regimes.
Unter sehr starkem Druck seitens der internationalen Gemeinschaft warf er dem Lager Ouattara und seinen vielen Anhänger außerhalb vor, ihm “den Krieg machen zu wolen”. “Ich will nicht, dass das Blut eines ivorischen bezahlt werden. Ich will nicht, dass ein Krieg in Côte d’Ivoire, die auf die Nachbarländer ausdehnen kann oder schwächen sie, stattfindet”, sagte Gbagbo.
Er sagte, er sei bereit für “einen Bewertungsausschuss der Krise nach den Wahlen, um objektiv zu analysieren die Fakten des Wahlverfahrens für eine friedliche Beilegung der Krise.”
Dieser Ausschuss werde zusammengesetzt sein “von einem Vertreter der Führung der Afrikanischen Union” und aus Vertretern der Vereinten Nationen, ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten), Vereinigte Staaten, Europäische Union, Russland, die Arabische Liga und China sowie “Ivorern des guten Willens.”
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© 2010 AFP

6. Côte d’Ivoire: das Lager Ouattara fordert den Einsatz von Gewalt gegen Gbagbo
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.22 08.39
Guillaume Soro, Ministerpräsident von Alassane Ouattara, am Mittwoch rief die internationale Gemeinschaft auf, Gewalt anzuwenden, um seinen Rivalen an der Macht Laurent Gbagbo zu vertreiben .
“Nachdem, dass all den internationalen Druck und Sanktionen keine Wirkung auf Herr Gbagbo produziert haben, ist es klar, dass es nur eine Lösung bleibt, dass ist die der Gewalt”, sagte Soro in einer Kette von Französisch Fernsehen.
“Ich bitte den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen, Europäische Union, Afrikanische Union und ECOWAS, die Machtanwendung zu prüfen”, fügte er hinzu .
Der Anruf kam nach einer Empfehlung von Frankreich an seine Staatsangehörigen zu verlassen “vorübergehend” Côte d’Ivoire, danach derselbe Aufruf von Deutschland, Schweden und Portugal.
“Alle Zutaten für einen Bürgerkrieg kamen zusammen, und es kann sein, das inspirierte die Entscheidung von Paris”, sagt Soro.
Der Generalsekretär Ban Ki-moon auch am Dienstag warnte davor, “die reale Gefahr eines Bürgerkriegs” und sein Vorgänger Kofi Annan forderte Gbagbo auf, sein Amt zu verlassen und “nicht in Gewalt zu engagieren.”
Der politische Druck, Sanktionen und Drohungen, haben keine erkennbare Wirkung auf die Gbagbo, der am Dienstag in einer Fernsehansprache hatte keinen Zweifel daran gelassen: “Ich bin der Präsident der Republik”.

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7. Bouake, Hochburg pro-Ouattara, will “Marsch” auf Abidjan

Bouaké (AFP) – 22/12/2010 04.02
In Bouaké (Mitte), Bewohner und Ex-Rebellen der Forces Nouvelles (FN), die den Norden der Elfenbeinküste kontrollieren, tänzeln mit Ungeduld zu “gehen” auf die Jagd nach Abidjan gegen Laurent Gbagbo um zu installieren Ouattara.
“Selbst wenn wir die derzeitige Situation nicht aushalten” mit den beiden Präsidenten: “Wir wissen nicht, welche Karten in den Händen der Politiker sind. Wir erwarten Befehle”, sagte der AFP Kommandeur Cherif Ousmane, FN- Kommandeur in der Region (“ComZone”).
Diejenigen, die den Mraschbefehl geben müssen, sind Ouattara, Präsident von praktisch der gesamten internationalen Gemeinschaft anerkannt, und Premierminister Guillaume Soro.

In Bouaké, der “Hauptstadt” des FN, alle Einheiten sind entschlossen, “zu marschieren” um Gbagbo in Abidjan zu vertreiben, sagt der Kommandant Ousmane, strahlenden Augen, die Pistole in seinem Gürtel.
Aber weder der Offizier noch andere Kommandeure von AFP befragt wollten die Zahl der Soldaten bereit, auf Abidjan zu marschieren, enthüllen. Offiziell gibt es etwa 1.200 Kämpfer FN in Bouaké, sehr sichtbar in den Straßen der Stadt.

Die gleiche Geschichte unter den Bewohnern von Bouake, die mit überwältigender Mehrheit für Ouattara gestimmt hatten.
“Gbagbo hat die ganze Welt gegen sich. Niemand wird seinen Fall weinen”, sagte ein christlicher religiöser unter dem Deckmantel der Anonymität.
Viele beklagen, was sie als Passivität der Friedenstruppen und Französisch Kräfte aus Operation Licorne in Côte d’Ivoire sehen.
Dies ist der Fall von Bintou Kone, Apotheker von 42 Jahren, der fragt: “Wenn die UN nicht entfernt Gbagbo mit Gewalt und (es) auch verhindert, dass die FN es tun, was Es bietet Menschen, die geschlachtet werden Tag und Nacht? “.
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8. Côte d’Ivoire: mit Anwendung von Gewalt bedroht, warnt das Gbagbo Lager
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.25 08.55
Nach Androhung von Gewalt durch West-Afrika, verurteilte der ivorischen Regierung von Laurent Gbagbo am Samstag eine Verschwörung “inakzeptabel” des “westlichen Block von Frankreich geführt” und warnte vor der Gefahr eines Bürgerkriegs in diesem Land, von Millionen von Einwanderern besiedelt.
Die Krise in Côte d’Ivoire markierte einen Wendepunkt, da die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) hat gedroht Freitag au dem Gipfel in Abuja (Nigeria), zum “legitime Gewalt” zu greifen, wenn Gbagbo nicht geben Macht an seinen Rivalen Alassane Ouattara, anerkannte Präsident von der internationalen Gemeinschaft.
Eine ECOWAS-Mission, der Präsidenten von Benin Boni Yayi, Kap Verde Pedro Pires und Ernest Koroma von Sierra Leone, wird voraussichtlich am Dienstag in Abidjan eintreffen.
Dies ist das erste Mal, dass Gbagbo, der bisher Ultimatum und Sanktionen ignoriert hat, direkt unter der Drohung einer militärischen Operation steht.
“Inakzeptabel”, donnerte die Stimme des Gbagbo Regierungssprechers Ahoua Don Mello, kritisierte eine “Verschwörung des westlichen Blocks von Frankreich geführt.”
Nicht glauben “überhaupt” in eine militärische Operation, beschrieb Don Mello die Gefahr einer “Bürgerkrieg”, wenn das Projekt umgesetzt wurde.
“Alle Länder (Westafrika) haben Staatsangehörige in Côte d’Ivoire, , wenn sie Côte d’Ivoire Angriff von außen, wird es in den Bürgerkrieg innerhalb münden”,sagte er.
“Ist das Burkina Faso bereit zu drei Millionen burkinischen Rückkehrer” aus der Elfenbeinküste in ihre Heimat, fragte er und prophezeite, dass die Länder der ECOWAS “nicht angreifen sich”.
“Die Menschen in Cote d’Ivoire wird Maßnahmen ergreifen” gegen jeglichen Druck, die “erregen seinen Patriotismus”, schwor er erneut.
Einer der leidenschaftlichsten Verfechter von Gbagbo, hat Charles Ble Goude, Anführer der Jungen Patrioten, ihre Anhänger in den letzten Tagen mobilisiert in Abidjan für den “Kampf” für “Souveränität” der Elfenbeinküste. Er ruft zu eine große Demonstration am Mittwoch in der wirtschaftlichen Hauptstadt.
Neben einem Einsatz von Gewalt, die regionale Organisation drohte auch, die Führer der jüngsten Gewalt international zu verfolgen, davon zwischen 16 und 21 Dezember 173 Todesfälle, nach der UN.
Der Innenminister von Gbagbo, Emile Guiriéoulou bestritt am Samstag, die Zahl.
“Die Bilanz, wir gegeben haben, ist bekannt. Es ist nicht gut, die Dinge zu übertreiben, weil wir versuchen, ein politisches Ziel zu erreichen “, sagte er. Am 20. Dezember hatte er berichtet, dass 25 Menschen getötet wurden, darunter 14 unter den Sicherheitskräften.
Rund 14.000 Ivorer sind in das benachbarte Liberia in etwa einem Monat vor Gewalt geflohen und einige seien von den Mitgliedern der Neuen Kräfte (ehemalige Rebellen verbündet mit Ouattara) verhindert worden Flucht über die Grenze, sagte am Samstag der Vereinten Nationen .

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9. Côte d’Ivoire: das Lager Ouattara hat zum Generalstreik aufgerufen ab Montag
ABIDJAN (AFP) – 26/12/2010 08.20
Das Camp Alassane Ouattara hat am Sonntag zu einem Generalstreik aufgerufen ab Montag für den Abschied von der Macht seines Nebenbuhlers, Laurent Gbagbo.
Konfrontiert mit der “versuchten Machtergreifung durch Laurent Gbagbo,” die Koalition von Parteien (- die unterstützt Ouattara-) Rallye von Houphouetists für Demokratie und Frieden (RHDP) ruft auf, “Betrieb einstellen, bis zum Abtritt von Laurent Gbagbo “.
Dies folgt “der Aufforderung zum Ungehorsam”, am 21. Dezember von Guillaume Soro, Ministerpräsident Ouattaras, ins Leben gerufen, hatte aber nur mäßigen Erfolg.
Zur gleichen Zeitwurde das Staatsflugzeug, zuvor von Gbagbo verwendet, auf dem Flughafen französisch-schweizerischen Basel-Mulhouse festgehalten, auf Antrag der “legitimen Behörden” der Côte d’Ivoire, das ist das Lager Ouattara, wie die Französisch Außenministerium sagen.
Diese Maßnahmen erhöhen den Druck auf Gbagbo, ein Gipfeltreffen der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) Treffen in Abuja am Freitag, hat gedroht, ihn mit Gewalt zu stürzen, wenn er nicht abtritt.
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10. In einem Interview mit “Le Figaro”, prangert Gbagbo eine “Verschwörung” von Frankreich und den USA an
PARIS (AFP) – 2010.12.27 06.34
Der scheidende Präsident von Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo prangerte eine “Verschwörung” an, geführt von Frankreich und den Vereinigten Staaten, um ihn von der Macht zu entfernen, und glaubt, dass die Bedrohung der westafrikanischen militärischen Intervention muss ernst genommen werden, in einem Interview Sonntag Le Figaro.
In diesem Interview online Sonntag durch die Tageszeitung kritisiert Laurent Gbagbo die Wirkung der Botschafter von Frankreich und der Vereinigten Staaten in den Tagen, die der umstrittenen Wahl vom 28. November folgten.
“Vor allem die Botschafter von Frankreich und Botschafter der Vereinigten Staaten. Sie gingen zu Bakayoko Youssouf, Präsident der Unabhängigen Wahlkommission, um ihn zum Hotel du Golf mitzunehmen, dem Sitz meines Gegners “, sagt Laurent Gbagbo.
“Da, während er draußen und allein ist in dieser Zeit, was ernst ist, erfahren wir, dass er einen Fernseher erzählt, dass mein Gegner gewählt wird. Während dieser Zeit, srbeitet der Verfassungsrat und sagt, dass Laurent Gbagbo gewählt wurde. Von dort an Französisch und Amerikaner nennen es Alassane Ouattara. Deshalb haben wir eine Verschwörung zu benennen “, sagte der scheidende Präsident, der hält immer noch den Großteil der Hebel der Macht.
Neben der UNO und des Westens, die den Sieg des Alassane Ouattara anerkennen, ist Gbagbo unter der Androhung einer militärischen Intervention seiner Nachbarn, nach einem Treffen innerhalb der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten Western ( Ecowas).
“Alle Bedrohungen ernst genommen werden sollten. Aber in Afrika, es wäre das erste Mal, dass afrikanische Länder bereit wären, in den Krieg gegen ein anderes Land zu gehen, weil eine Wahl nicht gut lief”, sagte er Le Figaro. “Auf der Karte von Afrika schauen, sehen, wo es mehr oder weniger gut, mehr oder weniger böse geht und schauen, wo es keine Wahl überhaupt gibt. Wenn wir den Krieg wollten in all diesen Fällen, wie ich glaube, Afrika würde ewig sein im Krieg “, sagte er.
“Also habe ich ernst zu nehmen die Drohungen aber ich bleibe ruhig. Ich warte, um zu sehen,” fügt er hinzu.
Einberufen Gipfel Freitag in Abuja, Nigeria, Ecowas sagte, es könnte den “legitime Gewalt” verwenden, wenn Laurent Gbagbo nicht nachgeben wollte die Macht. “In den Sitzungen der afrikanischen Länder, Vertreter von westlichen Ländern immer zahlreicher sind in den Gängen als die Afrikaner. Der Druck ist enorm”, sagte Laurent Gbagbo Figaro.
“Wir können noch mehr tun. Und wenn wir leiden, was ich gelitten, sage ich, dass (Robert) Mugabe (noch Präsident von Simbabwe, trotz einer Niederlage bei den Wahlen, dh) lag nicht völlig falsch”, sagte er aufgenommen.
In dem Interview, Laurent Gbagbo startet auch Angriffe gegen Präsident von Burkina Faso, Blaise Compaoré. “Im Januar 2003 hatte eine benachbarte Spitze des Staates, die mit 80% Timmen wiedergewählt wurde, schon gesagt, dass ich an den Internationalen Strafgerichtshof (International Criminal Court) herauszugeben sei. Es war köstlich von ihm. Vielleicht Ich sollte meiner Wahl 80% haben, hätte ich weniger Mißtrauen “, sagte er.
Eine Delegation von drei Staatschefs der ECOWAS (Benin, Sierra Leone, Kap Verde) wird voraussichtlich am Dienstag in Abidjan sein. “Wir sollten damit begonnen haben. Es würde eine Menge Missverständnisse verhindert haben”, sagt Laurent Gbagbo in der Zeitung. “Sie müssen kommen sehen, was in Côte d’Ivoire passiert. Sehen, dann eine Entscheidung treffen”, fügt er hinzu.
Schließlich relativiert der Strongman der Elfenbeinküste die Entscheidung der regionalen Finanzinstitutionen, Alassane Ouattara das Account Management anvertraut zu haben für das Land bei der Zentralbank der Staaten Westafrikas (BECEAO).
“Dies ist nicht der Afrikanischen Zentralbank, das die Gehälter der Beamten bezahlt. Es ist das Geld von Côte d’Ivoire”, sagte er. Die Entscheidung “macht keinen Sinn”, fügt er hinzu.
© 2010 AFP

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