MACHTKAMPF in ELFENBEINKÜSTE (II): GBAGBOs PANZER ROLLEN, TÖDLICHE SCHLACHT UM DAS TV – Côte d’Ivoire: La dispute du pouvoir (Part II): Gbagbo envoie des troupes; "marche populaire" et bataille mortelle sur la TV

Un blindé des forces armées fidèles à Laurent Gbagbo près de l'hôtel du Golf, à Adbijan, où se trou
Foto (c) AFP: Ein Panzerwagen treu Laurent Gbagbo in der Nähe des Hotel du Golf, Adbijan, wo die Regierung von Alassane Ouattara sitzt, 13. Dezember 2010
Un blindé des forces armées fidèles à Laurent Gbagbo près de l’hôtel du Golf, à Adbijan, où se trouve le gouvernement d’Alassane Ouattara, le 13 décembre 2010

=> VORHER, AVANT: MACHTKAMPF TEIL I – LA DISPUTE DU POUVOIR PART I (04.12. – 10.12.), 10 ARTICLES

=> FORTSETZUNG, LA SUITE (17.12. – ….): MACHTKAMPF ELFENBEINKÜSTE (Part III): GBAGBO KONTRA UNO-BLAUHELME – Côte d’Ivoire – La Dispute du pouvoir (III): Gbagbo versus l’ONU

1. Willkommen im “Golf Hotel” in Abidjan: der Präsident Ouattara in seinem Palast
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.09 18.24
UN-Panzer vor dem Eingang stationiert, innen bunte Menge von Ministern und einfachen Aktivisten: Willkommen im “Golf Hotel” in Abidjan, wo der verkündete Präsident Alassane Ouattara auf der Suche nach einer Präsidentschaft regiert.
2. Côte d’Ivoire: international isoliert, schlägt Gbagbo vor zu “diskutieren”
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.10 00.18
Zunehmend international isoliert, kündigte Laurent Gbagbo, einer der beiden Präsidenten der Elfenbeinküste, eine Öffnung an mit seiner Forderung nach “Diskussion”, aber dies ist keine Kompromisszeit für seinen Rivalen Alassane Ouattara, der die Treue der Armee sucht.
3. Côte d’Ivoire: politischer Stillstand schadet der Wirtschaft
ABIDJAN (AFP) – 11.12.2010 14.30 Uhr
Der anhaltende politische Stillstand in Cote d’Ivoire liegt auf Haushalten und Unternehmen gleichermaßen schwer und erschüttert den wichtigen Kakaosektor, von dem Elfenbeinküste der weltweit größte Produzent ist.
4. Côte d’Ivoire: die Armee im Zentrum der Auseinandersetzung zwischen Gbagbo und Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 12.12.2010 24:25
Die reguläre Armee steht im Mittelpunkt des Showdown zwischen Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara; einer versucht, die Kontrolle zu halten, während der andere “Unterstützung” sucht.
“Es ist die Armee, die den wirklichen Sieger zwischen Gbagbo und Ouattara bestimmen wird,” analysiert ein ivorischer Fachjournalist für militärische Angelegenheiten gegenüber der Nachrichtenagentur AFP.

5. Côte d’Ivoire: Gbagbo Truppen blockieren Hauptquartier von Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 13/12/2010 17.05
Kräften, die loyal zum ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo sind, errichteten Montag eine Blockade rund um das Hotel, das als Hauptquartier für seinen Rivalen Alassane Ouattara dient, anerkannter Gewinner der Präsidentschaftswahlen von der internationalen Gemeinschaft und der Wahlkommission.
6. Côte d’Ivoire: Reggae-Star Tiken Jah Fakoly fordert Gbagbo zum Rücktritt auf
Bamako (AFP) – 2010.12.12 19.53
Der ivorische Reggae-Star Tiken Jah Fakoly am Sonntag forderte Gbagbo auf, ” seine Niederlage zu erkennen und zurückzutreten” zugunsten von Alassane Ouattara, dessen Sieg bei den Präsidentschaftswahlen wird von der internationalen Gemeinschaft anerkannt.
7. Côte d’Ivoire: EU beschließt Sanktionen gegen Laurent Gbagbo
BRÜSSEL (AFP) – 13/12/2010 19.17
Die Europäische Union hat den Druck erhöht Montag auf das Regime von Laurent Gbagbo in der Elfenbeinküste mit der Entscheidung, ihn zu strafen durch Visabeschränkungen und einfrieren seiner Vermögenswerte.
8. Côte d’Ivoire: Ouattara ruft seine Leute zum Marsch auf das staatliche Fernsehen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.14 08.59
Das Lager von Alassane Ouattara forderte am Dienstag seine Anhänger auf, auf das staatliche Fernsehen am Donnerstag zu marschieren, und ihm am Freitag zu helfen, den Sitz der Regierung zu nehmen, unter dem Risiko einer Konfrontation mit den Kräften der Laurent Gbagbo.
9 Die Schlacht um das TV in Abidjan tötete mindestens 11 Toten, Ouattara bleibt hart
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.16 22.31
Der Kampf um die Kontrolle dss staatlichen Fernsehens von Abidjan in der Elfenbeinküste hat am Donnerstag mindestens elf Tote gefordert, aber Anhänger von Alassane Ouattara haben ihre Entschlossenheit bekräftigt, Gbagbo von der Macht zu entfernen.
ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLEÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

Nicht informiert über die politischen Zusammenhänge? Tipp: Mein Gastartikel im Blog “Der Spiegelfechter” => Afrika – Zwei Briefe an einen An-der-Macht-Kleber, Teil I, => hier Teil II (vier Texte der ivorischen Autoren Venance Konan und Tiburce Koffi, umrahmt von einer thematischen Einführung und einem Ausblick meinerseits.

1er ARTICLE SUR NEUF: Bienvenue au “Golf hôtel” d’Abidjan: le président Ouattara en son palais
ABIDJAN (AFP) – 09.12.2010 18:24
Chars de l’ONU postés devant l’entrée, foule bigarrée à l’intérieur allant du simple militant au ministre en vue: bienvenue au “Golf hôtel” d’Abidjan où règne Alassane Ouattara, président proclamé en quête de présidence.

Des chars de l'ONU devant le Golf hôtel d'Abidjan, le 8 décembre 2010
Foto (c) AFP: Des chars de l’ONU devant le Golf hôtel d’Abidjan, le 8 décembre 2010
Elfenbeinküste: Blauhelme auf UN-Tank am Golf Hotel in Abidjan, 8. Dezember 2010

“C’est la sécurité, ouvrez le coffre arrière de votre véhicule, s’il vous plaît”: casquette vissée sur la tête, chemise rouge et noire, des “volontaires” du parti de M. Ouattara fouillent les véhicules à l’entrée du parking. Une dizaine de Casques bleus jordaniens les observent, dont deux sont debout sur un char au canon pointé en direction du terrain de golf.
Une dame tente de se soustraire au contrôle, on la stoppe aussitôt mais un bref coup d’oeil de l’agent dans son sac à main lui permet de se retrouver dans le hall de l’immense cinq étoiles.
Tandis que son rival Laurent Gbagbo siège au palais présidentiel, veillé par la Garde républicaine, c’est dans cet hôtel en bord de lagune qu’Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale, a établi ses quartiers avant même la présidentielle du 28 novembre aux résultats controversés.
Une foule de sympathisants anonymes se mêle à des visages connus, de dirigeants de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) – dont le chef Guillaume Soro a été nommé Premier ministre par M. Ouattara – ou de ministres nommés par l’ex-opposant.
“Un mélange de cour des miracles, de ruche bourdonnante et de Versailles rempli de courtisans”, glisse un diplomate qui fait à l’occasion un crochet par le “Golf”.
“Je viens ici tous les jours pour montrer à mon président que sa victoire est réelle”, explique à l’AFP Siaka Diomandé, 29 ans, assis en compagnie de trois autres militants.
Alors que M. Gbagbo a formé son propre cabinet en début de semaine, Cissé Vakaba, 47 ans, cadre au ministère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, est catégorique: “l’autre, ce n’est pas le vrai gouvernement”.
M. Ouattara a déménagé de sa villa cossue, pourtant située à une centaine de mètres seulement de l’hôtel, pour installer ici son QG, sous la garde des Casques bleus et d’hommes des FN.
Il y accorde ses “audiences” de chef de l’Etat, au représentant spécial de l’ONU dans le pays Choi Young-jin, aux ambassadeurs ou encore au médiateur de l’Union africaine Thabo Mbeki, de passage le week-end dernier.
Conciliabules improvisés entre gens importants dans l’ombre des couloirs, discussions serrées sur un projet de décret dans une salle de réunion, conseil des ministres au fond du jardin planté d’immenses palmiers: c’est là que tous ceux qui comptent dans le camp Ouattara doivent être vus.
Un responsable du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-président Henri Konan Bédié, allié à Alassane Ouattara, préfère pourtant y venir “assez rarement”. “Beaucoup de cadres PDCI tournent dans les couloirs en quête d’un poste, je ne veux pas qu’on me prenne pour l’un d’eux”, épingle-t-il.
Dans le grand jardin, quelques éléments des FN, sanglés dans des treillis impeccables, vont et viennent, téléphone portable collé à l’oreille. Quelques jeunes filles les regardent avec intérêt.
Plus loin, des Casques bleus pakistanais se photographient à tour de rôle près de la piscine, en souvenir de la “République autonome du Golf (RAG)”, comme l’ont déjà baptisée les Abidjanais.
© 2010 AFP

Alassane Ouattara au Golf Hôtel d'Abidjan (C), le 8 décembre 2010Foto (c) AFP: Alassane Ouattara im Golf Hotel in Abidjan (C), 8. Dezember 2010


2. Côte d’Ivoire: isolé au plan international, Laurent Gbagbo propose de “discuter”

ABIDJAN (AFP) – 10.12.2010 12:18
De plus en plus isolé au plan international, Laurent Gbagbo, l’un des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, a fait une ouverture en appelant à la “discussion”, mais l’heure n’est pas au compromis pour son rival Alassane Ouattara qui cherche l’allégeance de l’armée.
Face à une communauté internationale quasi-unanime pour condamner son maintien au pouvoir après la présidentielle du 28 novembre et reconnaître son adversaire comme chef de l’Etat légitime, M. Gbagbo s’efforce de trouver une issue.
Recevant jeudi au palais présidentiel des représentants de la communauté atchan (région d’Abidjan), il a exhorté au dialogue. “Asseyons-nous et discutons”, a-t-il dit, selon ses propos cités vendredi par le quotidien d’Etat Fraternité-Matin et d’autres journaux.
“Il n’y aura pas de guerre en Côte d’Ivoire”, a-t-il assuré.
La tension actuelle fait pourtant craindre une confrontation armée dans ce pays, théâtre d’une quasi-guerre civile après le coup d’Etat manqué de septembre 2002, qui l’a coupé en un sud loyaliste et un nord tenu par l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Par crainte de violences, quelque 2.000 Ivoiriens ont d’ailleurs déjà fui depuis le lendemain du scrutin, a annoncé vendredi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En majorité des femmes et des enfants, ces réfugiés originaires de villages de l’ouest ivoirien ont rejoint essentiellement le nord-ouest du Liberia, mais aussi la Guinée.
A la fois fort du très large soutien international et pour l’heure sans levier apparent pour exercer effectivement le pouvoir, le camp Ouattara ne paraît pas prêt à négocier avec le sortant, et vise le contrôle de l’appareil d’Etat.
Il y a urgence: le nouveau gouvernement Gbagbo prend peu à peu fonction, investissant les ministères pour des passations de charges presque ordinaires, renforçant le sentiment de normalité notamment à Abidjan, où les habitants ont repris le chemin du travail.
Pendant ce temps, le gouvernement de M. Ouattara, dirigé par le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro, se réunit dans un grand hôtel d’Abidjan qui tient lieu de palais présidentiel, sous la garde des Casques bleus et d’éléments FN.
Jeudi soir, le gouvernement Soro a passé un cap en exhortant l’armée à reconnaître l’ex-opposant comme son “chef suprême” et à “assurer sa mission républicaine” auprès de lui.
Il a aussi demandé aux fonctionnaires de le rejoindre et d'”arrêter immédiatement toute collaboration” avec les hommes de Laurent Gbagbo, en pleine lutte autour des finances publiques.
La communauté internationale continue d’exercer une très forte pression sur Laurent Gbagbo pour qu’il quitte la place après dix ans de pouvoir.
Coup sur coup jeudi, l’Union africaine a suspendu la Côte d’Ivoire de son organisation “jusqu’à l’exercice effectif du pouvoir par le président démocratiquement élu Alassane Ouattara” et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions contre M. Gbagbo “s’il fait le mauvais choix”.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, après la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé dans une déclaration son soutien à M. Ouattara, se disant “prêt à imposer des mesures ciblées” contre ceux qui “essaient de menacer le processus de paix”.
Ce dernier a été donné vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1% des suffrages mais le Conseil constitutionnel, acquis à M. Gbagbo, a invalidé ces résultats et a proclamé le sortant président avec 51,45%.
© 2010 AFP

Le président ivoirien Alassane Ouattara (C), nouvellement élu, serre la main des membres de son cabinet, à l’Hôtel du Golf, le 9 décembre 2010 à Abidjan

Ouattara (C), nouvellement élu, serre la main des membres de son cabinet, à l'Hôtel du Golf, le 9 d
Foto (c) AFP: Der ivorische Präsident Alassane Ouattara (C), neu gewählt wurde, schüttelt Hände mit Mitgliedern seines Kabinetts im Hotel du Golf, 9. Dezember 2010 in Abidjan
Alassane Ouattara au Golf Hôtel d’Abidjan (C), le 8 décembre 2010

3. Côte d’Ivoire: le blocage politique fait mal à l’économie
ABIDJAN (AFP) – 11.12.2010 14:30
Le blocage politique qui perdure en Côte d’Ivoire où deux présidents proclamés se disputent le pouvoir, pèse sur les ménages comme sur les entreprises et ébranle la cruciale filière cacao du pays qui en est le premier producteur mondial.
Les grands hôtels aux couloirs quasi-déserts donnent une image du marasme actuel. “Ca fait deux-trois semaines qu’on est privé d’activité, ça commence à être lourd”, dit à l’AFP le directeur d’un établissement renommé.
“Est-ce qu’on va s’en sortir?”, soupire un grossiste d’Abidjan.
La filière cacao (40% des recettes d’exportations avec le café) est durement frappée. A San Pedro (sud-ouest), premier port d’exportation de cacao au monde, par où transite plus de 500.000 tonnes de fèves chaque année, le rythme a fortement baissé, en pleine traite cacaoyère. Seules “10.000 tonnes de fèves” ont été exportées au cours du mois écoulé, “contre 25.000 l’an dernier sur la même période”, estime Samir Lakiss, important exportateur ivoiro-libanais.

Des Ivoiriens font la queue pour acheter du gaz, le 9 décembre 2010 à Abidjan
Foto (c) AFP: Ivorer Schlange stehen um zu kaufen Gas, 9. Dezember 2010 in Abidjan
Des Ivoiriens font la queue pour acheter du gaz, le 9 décembre 2010 à Abidjan

Des bateaux se détournent de la Côte d’Ivoire pour rejoindre Lomé ou Accra, et si la crise dure plus d’un mois, “la situation risque d’être dramatique en raison des avaries sur la production”, insiste-t-il.
Cette semaine, le patron des patrons Jean Kacou Diagou a tiré la sonnette d’alarme. Alors que le pays est en suspens depuis la présidentielle du 28 novembre, “la situation économique et financière pour de nombreuses entreprises commence à être difficile”, et “risque de s’aggraver” faute d’issue dans les prochains jours, a averti le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci).
Dans un message aux deux rivaux, le sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu chef de l’Etat légitime par la communauté internationale, Jean Kacou Diagou a souligné que des sociétés ne pourront bientôt plus honorer leurs engagements fiscaux.
Installé dans le pays depuis deux ans, un jeune entrepreneur français craint de devoir mettre la clé sous la porte. Ce sont alors ses 19 salariés ivoiriens et leurs familles, soit “une centaine de personnes qui souffriront”.
En déclin depuis 20 ans et éprouvée par une décennie de crises politico-militaires, l’économie ivoirienne qui avait amorcé sa reprise avec une croissance à la hausse (passée de 2,3 à 3,6% entre 2008 et 2009), espérait pourtant connaître un vrai rebond après l’élection.
Le couvre-feu nocturne décrété il y a deux semaines par Laurent Gbagbo est une contrainte de plus pour nombre d’entreprises, qui ferment en milieu d’après-midi pour permettre à leurs employés de rentrer chez eux sans encombre.
Les perspectives à plus long terme s’assombrissent aussi. Les programmes d’allègement de la dette extérieure, que le pays pouvait espérer décrocher en 2011, sont pour l’heure gelés.
Dans l’immédiat, les ménages sont les premiers à pâtir de l’impasse politique, alors que près de la moitié des quelque 20 millions d’habitants vit dans la pauvreté.
Sur les marchés, chacun se plaint de la hausse des prix. Deux ou trois bananes, qui s’achetaient 200 francs CFA (0,3 euro) peuvent atteindre 1.000 FCFA (1,5 euro). La bouteille de gaz butane, à 3.500 FCFA (plus de 5 euros) auparavant, coûte à présent le double.
“C’est exorbitant”, se lamente Marina Amoussou en faisant ses courses samedi matin dans le quartier populaire d’Adjamé. Pour cette employée de banque, les autorités devraient “aller faire un tour sur les marchés”.
© 2010 AFP

Des sacs remplis de fèves de cacao dans le port d’Abidjan, le 9 décembre 2010

Des sacs remplis de fèves de cacao dans le port d'Abidjan, le 9 décembre 2010Foto (c) AFP: Säcke von Kakaobohnen in den Hafen von Abidjan, 9. Dezember 2010

4. Côte d’Ivoire: l’armée au centre de l’affrontement entre Gbagbo et Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 12.12.2010 12:25
L’armée régulière est au centre de l’épreuve de force entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, les deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, l’un s’efforçant d’en garder le contrôle quand l’autre y cherche des appuis.
“C’est l’armée qui déterminera le vrai gagnant entre Gbagbo et Ouattara”, analyse un journaliste ivoirien spécialisé dans les questions militaires, interrogé par l’AFP.
Les chefs de l’armée loyaliste –qui ne contrôle que le sud du pays depuis qu’une rébellion, baptisée plus tard Forces nouvelles (FN), a pris le Nord après son coup d’Etat manqué de 2002 contre M. Gbagbo– ont rapidement fait allégeance au président sortant dans cette nouvelle crise. Mais dans son ensemble l’armée est “aussi divisée que les politiciens”, souligne ce journaliste sous couvert d’anonymat.
Conscient de cette “fracture” au sein de la “Grande muette”, Alassane Ouattara, reconnu par une communauté internationale quasi-unanime comme le chef d’Etat légitime à l’issue de la présidentielle du 28 novembre, s’emploie à faire basculer dans son camp certains officiers.
Pour la première fois jeudi, son Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro a appelé l’armée (18.000 hommes officiellement) à se placer sous l’autorité de M. Ouattara.
Pour l’instant, cet appel reste sans effet visible même s’il se murmure dans son entourage que plusieurs officiers loyalistes ont reconnu sa légitimité.
“On a été contacté par plusieurs officiers des Fanci (Forces armées nationales de Côte d’Ivoire). C’est clair que ce n’est pas toute l’armée qui soutient Gbagbo”, affirme un proche de M. Soro.
Dans la bataille en cours, le ministre de l’Intérieur de M. Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a fait une sortie fracassante samedi soir en accusant des diplomates “occidentaux” à Abidjan de vouloir “déstabiliser” le régime en tentant de faire passer des officiers du côté de l’ex-opposant.
Le gouvernement “ne saurait tolérer plus longtemps d’immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures” ivoiriennes, a-t-il menacé.
M. Gbagbo a cependant un avantage de taille sur son adversaire: les milliers d’hommes recrutés depuis 2002 au sein de l’armée, qui lui sont redevables.
“Ce sont des +soldats de guerre+, de purs produits de la crise, qui ne réfléchissent pas, avance le journaliste spécialiste des questions militaires. On les retrouve essentiellement dans la Garde républicaine (GR) et le Cecos”, une unité créée pour lutter contre le grand banditisme à Abidjan et qui, très bien équipée, a pris une place centrale dans le dispositif sécuritaire du pouvoir.
M. Gbagbo s’est par ailleurs assuré du soutien des officiers généraux de la gendarmerie, de la police et de l’armée.
“Si je tombe, vous tombez”, leur avait-il lancé en août lors du cinquantenaire de l’indépendance ivoirienne.
Un message bien compris au sein d’une haute hiérarchie militaire choyée par le sortant qui a multiplié jusque récemment les promotions: certains chefs ont d’ores et déjà entrepris des tournées de mobilisation dans des casernes.
“Tout le monde est gonflé à bloc, on n’attend que les instructions”, indiquait cette semaine à l’AFP un officier du 1er Bataillon des commandos parachutistes (BCP) d’Abidjan basé à Akouédo, dans l’ouest de la ville.
Selon un autre haut gradé, en cas de nouvelle confrontation, l’armée ne commettra pas “les mêmes erreurs” qu’au moment de l’éclatement de la crise de 2002, quand des sous-officiers avaient fait défection au profit de la rébellion.
Et de confirmer la suspicion entre militaires: “on se connaît maintenant et on sait qui est qui”.
© 2010 AFP

Laurent Ggagbo, le 7 décembre 2010 à AbidjanFoto (c) AFP: Laurent Gbagbo, 7. Dezember 2010 in Abidjan

5. Côte d’Ivoire: les forces de Gbagbo bloquent le QG de Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 13.12.2010 17:05
Des forces fidèles au président ivoirien Laurent Gbagbo ont établi lundi un blocus autour de l’hôtel qui sert de QG à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale et la commission électorale.
C’est la première fois que les deux camps se font pratiquement face en armes sur le terrain depuis le début de la crise politique qui a suivi la présidentielle du 28 novembre.
Après plusieurs heures de confusion, des forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo ont réussi à la mi-journée à établir un barrage à chaque extrémité de la route par laquelle on accède à l’hôtel du Golf situé en bord de lagune à Abidjan, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les forces pro-Gbagbo, au moins une cinquantaine d’hommes dont certains de la BAE (Brigade anti-émeute), étaient équipées de plusieurs camions surmontés de mitrailleuses, et certains soldats de lance-roquettes RPG.
En fin d’après-midi les barrages militaires étaient toujours en place, a pu constater l’AFP mais rien n’indiquait l’imminence d’un assaut contre l’hôtel.
A quelques centaines de mètres de là, l’entrée principale du bâtiment était gardée par une cinquantaine d’éléments des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) – partisans d’Alassane Ouattara – fortement armés, notamment de lance-roquettes RPG7. Des Casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) montent également la garde.
La tension est à la mesure du symbole: l’hôtel sert de “présidence” à Alassane Ouattara et son gouvernement, ainsi qu’à son Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro. C’est là que le vainqueur reconnu par la Commission électorale CEI et la communauté internationale a prêté serment par écrit, tandis que son rival Laurent Gbagbo, déclaré élu par le conseil constitutionnel, l’a fait au palais présidentiel.
Signe que l’atmosphère se crispe après des jours d’apparent statu quo, l’armée régulière a adressé dimanche un ferme avertissement à l’Onuci (10.000 hommes) et à la force française Licorne (900 éléments), les sommant de ne pas “faire la guerre aux Ivoiriens”.
“Nous conseillons (…) à nos frères des Forces impartiales de ne plus jamais avoir sur leurs mains le sang des Ivoiriens”, avait déclaré le général Philippe Mangou, chef d’état-major.
Il a rappelé “les événements douloureux” de 2004 au cours desquels les tensions entre la Côte d’Ivoire et l’ex-puissance coloniale française, consécutives à la crise de 2002, avaient atteint leur paroxysme.
Un bombardement de l’aviation ivoirienne avait causé la mort de neuf soldats français à Bouaké (centre) et plus de 50 manifestants ivoiriens étaient tombés à Abidjan sous les balles des soldats français.
Avant le général Mangou, le ministre de l’Intérieur de M. Gbagbo, Emile Guiriéoulou, avait accusé des diplomates “occidentaux” à Abidjan d'”approcher” des officiers de l’armée régulière “pour les persuader de faire allégeance” à M. Ouattara.
Le gouvernement “ne saurait tolérer plus longtemps d’immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures” ivoiriennes, a-t-il averti.
Condamné par l’ONU, l’Union Africaine, la Cédéao (Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest), Laurent Gbagbo est de plus en plus isolé et lundi l’Union européenne a accru la pression sur lui en décidant de le sanctionner, via des restrictions de visas et un gel d’avoirs.
“Ces mesures incluront une interdiction de visas et un gel des avoirs”, indique une déclaration adoptée à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères.
© 2010 AFP

Des éléments des Forces nouvelles, ralliés à Alasanne Ouattara gardent, le 12 décelmbre 2010, l’hôtel du Golf, à Abidjan, où s’est installé son gouvernement

Des éléments des Forces nouvelles, ralliés à Alasanne Ouattara gardent, le 12 décelmbre 2010, l'hôtFoto (c) AFP: Elemente der Forces Nouvelles, versammelt um Alasanne Ouattara, 12 décelmbre 2010 zu schützen, das Hotel du Golf, Abidjan, wo seine Regierung installiert

6. Côte d’Ivoire: Tiken Jah Fakoly demande à Gbagbo de quitter le pouvoir
BAMAKO (AFP) – 12.12.2010 19:53
La star ivoirienne de reggae Tiken Jah Fakoly a demandé dimanche à Laurent Gbagbo de “reconnaître sa défaite et de quitter le pouvoir” au profit de Alassane Ouattara dont la victoire à la présidentielle ivoirienne du 28 novembre est reconnue par la communauté internationale.
“Il faut être démocrate”, a déclaré au cours d’une conférence de presse le musicien, installé au Mali depuis la crise ivoirienne de 2002.
“Tous les candidats ont pu librement faire campagne au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest du pays. (Alassane) Ouattara a gagné. Gbagbo doit partir. Il ne faut pas tricher”, a-t-il dit.
“Il faut lui (Gbagbo) trouver une porte de sortie. Nous sommes aujourd’hui dans un village planétaire et quand le monde entier vous parle, vous devez écouter. Il y a eu trop de morts en Côte d’Ivoire. Nous ne voulons plus que le sang coule”, a ajouté l’artiste.
Selon lui, Laurent Gbagbo “n’a plus” le soutien de toute l’armée ivoirienne.
“Le seul soutien de Gbagbo aujourd’hui, c’est la télévision (publique) ivoirienne qu’il contrôle. Le jour où il ne contrôlera plus la télé, c’est terminé”.
Se disant “inquiet”, Tiken Jah Fakoly souhaite que “tout le peuple ivoirien oeuvre pour la paix et le respect des urnes”. S’adressant au “président élu Alassane Dramane Ouattara”, il a déclaré: “Il ne doit pas s’éloigner du peuple. Nous serons là pour toujours dire ce qui ne va pas”.
Très engagé depuis le début de sa carrière en 1991, Tiken Jah Fakoly se veut “la voix des sans-voix” grâce au reggae qui permet selon lui “l’éveil des consciences”.
Dans sa célèbre chanson “Quitte le pouvoir”, il poussait vers la porte de sortie les chefs d’Etat africains au pouvoir depuis de longues années.
© 2010 AFP

7. Côte d’Ivoire: l’UE décide des sanctions contre Laurent Gbagbo
BRUXELLES (AFP) – 13.12.2010 19:17
L’Union européenne a accru la pression lundi sur le régime de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire en décidant de le sanctionner, via des restrictions de visas et un gel d’avoirs, face à son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle.
“Ces mesures incluront une interdiction de visas et un gel des avoirs”, indique une déclaration adoptée lundi à Bruxelles par les ministres européens des Affaires étrangères.
Elle souligne que l’Union “a décidé d’adopter sans délai des mesures restrictives ciblées à l’encontre de ceux qui font obstruction aux processus de paix et de réconciliation nationale et en particulier menacent le bon aboutissement du processus électoral”.
“Elles cibleront notamment les responsables qui ont refusé de se placer sous l’autorité du Président démocratiquement élu”, ajoute encore le texte, dans une claire référence à Laurent Gbagbo et à son entourage. Une liste précise des personnes visées doit maintenant être établie.
L’UE promet aussi “de prendre des mesures en soutien des autorités démocratiquement élues” autour d’Alassane Outtara.

Soulignant que le détail des sanctions devait être encore défini, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a dit espérer que cette décision de principe allait “convaincre les dirigeants (ivoiriens) avant qu’on en arrive au stade des sanctions” proprement dites.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a souligné qu’il était “important que la volonté de la population (ivoirienne) soit respectée” et affirmé que son pays était favorable à une “approche dure” à l’égard de Laurent Gbagbo et de son régime.
En plus des restrictions sur les visas ou le gel d’avoirs, l’UE a un levier important dans le domaine de la coopération.
L’aide au développement actuellement programmée par l’UE en faveur de la Côte d’Ivoire, sur plusieurs années, s’élève à 254,7 millions d’euros. Mais ce volet possible de sanctions, susceptible de pénaliser la population, ne devrait pas être utilisé dans l’immédiat.
Les Etats-Unis ont eux aussi brandi jeudi la menace de sanctions et l’Union africaine a suspendu la Côte d’Ivoire.
© 2010 AFP

8. Côte d’Ivoire: Ouattara appelle les siens à marcher sur la télévision d’Etat
ABIDJAN (AFP) – 14.12.2010 20:59
Le camp d’Alassane Ouattara, l’un des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, a appelé mardi la population à marcher sur la télévision d’Etat jeudi et à l’aider vendredi à prendre le contrôle du siège du gouvernement, au risque d’un affrontement avec les forces de Laurent Gbagbo.
La pression internationale s’est encore accrue sur le chef de l’Etat sortant, l’Union européenne annonçant qu’elle allait prendre des sanctions – gel de leurs avoirs et interdiction de voyager – à l’encontre de onze proches de M. Gbagbo.
Parmi eux figurent Kadet Bertin, son conseiller pour la sécurité, le secrétaire général de la présidence Desiré Tagro, le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N’Dré et des responsables militaires.
Désigné vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale et reconnu président légitime par la communauté internationale, Alassane Ouattara veut se saisir de leviers actuellement aux mains de Laurent Gbagbo, proclamé président par le Conseil constitutionnel.
Pour l’aider à y parvenir, la coalition de partis qui le soutient, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a appelé les Ivoiriens “à accompagner massivement le gouvernement jeudi à la RTI (radio-télévision) en vue d’installer” son nouveau nouveau directeur.
Il leur a aussi demandé d'”accompagner” vendredi, jusqu’au siège du gouvernement dans le centre d’Abidjan, le cabinet Ouattara dirigé par Guillaume Soro, chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le nord du pays depuis le putsch raté de 2002.
En appelant ses partisans à marcher sur la RTI et le siège du gouvernement, lieux stratégiques sous bonne garde des Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à son adversaire, le camp Ouattara prend le risque d’une confrontation violente.
Le porte-parole du gouvernement Ouattara, Patrick Achi, a assuré pourtant que la marche étant “officielle, légale”, elle “devrait être encadrée pacifiquement”.
“Ca ne se fera pas”, a sèchement répliqué Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Gbagbo, tout en assurant que le régime était “en train de faire en sorte qu’il n’y ait pas de nouvelles violences en Côte d’Ivoire”.
Plusieurs centaines de militants pro-Ouattara venus du nord, fief de leur champion, ont cependant été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes mardi en fin de journée par les FDS à Tiébissou, en zone sud (à environ 300 km au nord d’Abidjan), ont indiqué des témoins.
Plusieurs militants ont été blessés dans la bousculade qui a suivi, selon certains d’entre eux, qui ont fait état d’arrestations dans leurs rangs.
Alcide Djédjé a par ailleurs annoncé dans un entretien à l’AFP la venue “très bientôt” de médiateurs africains pour essayer de dénouer la crise, après l’échec d’une première tentative de l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki. “L’heure est à la médiation”, a-t-il assuré.
Mais côté Ouattara on a de nouveau exclu toute “négociation” tant que celui-ci n’est pas reconnu comme président.
La crainte de violences continuait de provoquer des mouvements de populations.
Depuis la présidentielle, quelque 3.700 habitants de l’ouest ivoirien ont fui pour rejoindre essentiellement le Liberia mais aussi la Guinée, selon un nouveau bilan du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
© 2010 AFP

La police ivoirienne fait face aux partisans d'Alassane Ouattara à Abidjan, le 16 décembre 2010
Foto (c) AFP: La police ivoirienne fait face aux partisans d’Alassane Ouattara à Abidjan, le 16 décembre 2010
Polizei gegen Ouattaras Marsch aufs Fernsehen

9. La bataille de la télé à Abidjan fait au moins 11 morts, Ouattara persiste
ABIDJAN (AFP) – 16.12.2010 22:31
La bataille d’Abidjan pour le contrôle de la télévision d’Etat ivoirienne a fait jeudi au moins onze morts, mais les partisans d’Alassane Ouattara, qui contestent la légitimité de Laurent Gbagbo, ont réaffirmé leur volonté de l’écarter du pouvoir.
Des milliers de personnes étaient descendues dans les rues jeudi matin à l’appel de Guillaume Soro, Premier ministre de Ouattara, pour installer un nouveau directeur à la tête de la radio-télévision RTI, pilier du régime Gbagbo.
Cette marche marquait une étape majeure dans le combat pour le pouvoir que se livrent les deux présidents proclamés à l’issue de l’élection du 28 novembre.
Mais les Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à Gbagbo ont mis en échec leur tentative, en bouclant la RTI, dans le quartier chic de Cocody, avec un impressionnant dispositif de sécurité et en dispersant les manifestants à la sortie des quartiers.
Selon Amnesty International, des tirs des forces de l’ordre ont fait au moins neuf morts parmi les manifestants et 80 blessés pour la Croix-Rouge.
Le camp Ouattara a fait état “d’une trentaine de morts et de 110 blessés” et le gouvernement Gbagbo d’au moins vingt morts, dix manifestants et dix membres des FDS, sans que ces chiffres puissent être confirmés.
Le gouvernement Soro, qui prévoyait de prendre la tête de la marche sur la RTI, n’a même pas pu sortir de l’hôtel où il est retranché.
En fin de matinée, de vifs échanges de tirs ont eu lieu à proximité de l’hôtel du Golf, entre combattants de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) – dirigée par Soro et qui tient le Nord du pays depuis 2002 – et forces pro-Gbagbo.
Mais les FN n’ont pu lever un barrage sur la route qui passe devant l’hôtel pour conduire à la RTI. Les anciens rebelles ont eu à déplorer “deux morts” et “un blessé” dans leurs rangs, a indiqué l’entourage de Soro.
A Washington, le département d’Etat a annoncé qu’une roquette avait touché l’enceinte extérieure de l’ambassade des Etats-Unis à proximité de la zone de combat, sans faire de victimes.
L’ONU a annoncé à New York que 800 Casques bleus avaient pris position autour de l’hôtel du Golf, alors que Ouattara est reconnu président légitime par la communauté internationale, Nations unies en tête.
Malgré l’échec de jeudi, Soro a annoncé la reprise vendredi de la marche sur la RTI ainsi que sur le siège du gouvernement, au risque d’un nouveau bain de sang.
“Demain nous irons à la RTI et la Primature”, a juré celui qui au cours de la journée avait exhorté les Ivoiriens “à ne pas se laisser distraire par cette dictature des chars, et à réclamer la liberté de l’information pluraliste par les médias d’Etat”.
Dans le même temps, la perspective d’un choc entre FN et FDS sur l’ancienne ligne de front de 2002-2003 se précisait.
Des combats à Tiébessou (centre) avec les forces loyales à Laurent Gbagbo ont fait au moins 27 blessés jeudi dans le camp de l’ex-rébellion ivoirienne favorable à Alassane Ouattara, a appris l’AFP de source hospitalière. Les combats, qui avaient débuté à la mi-journée ont été marqués par des échanges de tirs d’armes automatiques et à la roquette, selon les deux camps.
Tandis que la France a appelé à la retenue tout en soutenant de nouveau Ouattara, les Etats-Unis se sont montrés menaçants.
Gbagbo dispose d’un “laps de temps limité” pour céder le pouvoir et il en est conscient, a affirmé jeudi un haut responsable américain.
De son côté le Conseil de sécurité de l’Onu a mis en garde les auteurs d’attaques contre des civils, soulignant qu’ils seront tenus pour responsables de leurs actes et “traduits en justice”.
Selon des sources diplomatiques, l’Union européenne prépare une liste de 18 ou 19 noms, essentiellement des proches de Laurent Gbagbo, qui seront l’objet de sanctions comme un gel d’avoirs et des restrictions de visas. Le placement du dirigeant ivoirien lui-même sur cette liste faisait encore débat jeudi, selon la même source.
La Côte d’Ivoire est plongée de nouveau dans la tourmente depuis le scrutin qui était censé pourtant clore une décennie de crises politico-militaires.
Ouattara a été désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais le Conseil constitutionnel, acquis au sortant, a invalidé ces résultats et proclamé la victoire de Gbagbo.
© 2010 AFP

Des Casques bleus gardent l’hôtel du Golf, à Abidjan, où se trouve le gouvernement d’Alassane Ouattara le 13 décembre 2010

Des Casques bleus gardent l'hôtel du Golf, à Abidjan, où se trouve le gouvernement d'Alassane OuatFoto (c) AFP: Peacekeeper halten das Hotel du Golf, Abidjan, wo die Regierung von Alassane Ouattara 13. Dezember 2010

1. Willkommen im “Golf Hotel” in Abidjan: der Präsident Ouattara in seinem Palast
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.09 18.24
UN-Panzer vor dem Eingang stationiert, innen bunte Menge von Ministern und einfachen Aktivisten: Willkommen im “Golf Hotel” in Abidjan, wo der verkündete Präsident Alassane Ouattara auf der Suche nach einer Präsidentschaft regiert.
“Es ist die Sicherheit, öffnen Sie den Kofferraum Ihres Autos, bitte”. Mütze auf dem Kopf, rot-schwarzes Hemd, “Freiwillige” von Herrn Ouattaras Partei durchsuchen das Fahrzeug am Eingang zum Parken. Ein Dutzend jordanische Friedenstruppen beobachten sie, zwei auf einem Panzer stehend, ihre Kanone deutet auf den Golfplatz.
Eine Frau versucht, der Kontrolle zu entgehen, wird sofort gestoppt, aber ein kurzer Blick des Posten in ihre Handtasche ermöglicht es ihr, in der Lobby des großen Fünf-Sterne-Hotels zu sein.
Während sein Rivale Laurent Gbagbo mit Sitz im Präsidentenpalast von der Republikanischen Garde bewacht wird, hatte Alassane Ouattara sein Quartier schon vor den Präsidentschaftswahlen vom 28. November in diesem an der Lagune gelegene Hotel bezogen.
Eine anonyme Schar von Anhängern mit vertrauten Gesichtern vermischt, Führer der ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles (FN) -, deren Anführer Guillaume Soro wurde zum Premierminister von Herrn Ouattara – oder neu ernannte Minister.
“Eine Mischung aus Wunderhof, summender Bienenstock und Versailles voller Höflinge”, witzelt ein Diplomat, der bei einem gelegentlichen Abstecher zum “Golf” ist.
“Ich komme jeden Tag hierher, um meinem Präsident zu zeigen, dass sein Sieg ist real “, sagte der AFP Siaka Diomande, 29, sitzt dort mit drei anderen Aktivisten.
Während Herr Gbagbo sein eigenes Kabinett gegründet hat Anfang dieser Woche, Vakaba Cisse, 47, leitender Angestellter unter dem neuen Ministerium der Informationstechnologien und Kommunikation, ist kategorisch: “Die anderen, die sind nicht die wirkliche Regierung. ”

© 2010 AFP

2. Côte d’Ivoire: international isoliert, schlägt Gbagbo vor zu “diskutieren”
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.10 00.18
Zunehmend international isoliert, kündigte Laurent Gbagbo, einer der beiden Präsidenten der Elfenbeinküste, eine Öffnung an mit seiner Forderung nach “Diskussion”, aber dies ist keine Kompromisszeit für seinen Rivalen Alassane Ouattara, der die Treue der Armee sucht.
Konfrontiert mit einer internationalen Community, die nahezu einhellig verurteilte seine Machtbeharrung und seinen Gegner als legitimes Staatsoberhaupt anerkennt, ist Herr Gbagbo versucht, einen Ausweg zu finden.
Empfangen hat der Präsidentenpalast Donnerstag Vertreter der Gemeinde Atchan (Abidjan-Bereich), drängte sie zum Dialog. “Lasst uns hinsetzen und reden”, sagte er in seiner Rede, zitiert Freitag von der staatlichen Tageszeitung Fraternité Matin und anderen Zeitungen.
“Es wird keinen Krieg in Côte d’Ivoire werden”, sagte er.
Die aktuelle Spannung macht dennoch eine bewaffnete Auseinandersetzung in diesem Land fürchten.
Aus Angst vor Gewalt, rund 2.000 Ivorer sind bereits seit dem Tag nach der Wahl geflohen, sagte Freitag der UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR).
Vor allem Frauen und Kinder, Flüchtlinge aus den Dörfern in der westlichen Elfenbeinküste flohen meist nach Nord-West-Liberia, aber auch Guinea.
Sowohl die starke und breite internationale Unterstützung, momentan noch ohne ersichtlichen Einfluss auf tatsächliche Ausübung der Macht, ist das Ouattara Lager offenbar nicht bereit, mit den Etablierten zu verhandeln, und zielt darauf ab, den Staatsapparat zu steuern.
Es ist dringend notwendig: Die neue Regierung Gbagbo besetzt allmählich Funktionen und erweckt den Eindruck der Normalität insbesondere in Abidjan, wo die Menschen wieder an die Arbeit gegangen sind.
Unterdessen traf sich die Regierung von Herrn Ouattara, vom Premierminister Soro geleitet, in einem Grand Hotel in Abidjan, das als der Präsidentenpalast dient, bewacht von Friedenstruppen und Elementen der FN .
Donnerstagabend hat die Regierung einen Sprung getan: Soro wandte sich an die Armee, den ehemaligen Gegner als seinen “Obersten Führer” anzuerkennen und “ihre republikanische Mission an seiner Seite” zu erfüllen.
Er bat auch Beamte, zu ihm zu ziehen und “sofort zu beenden alle Kooperation” mit den Männern von Laurent Gbagbo, in vollem Kampf um die öffentlichen Finanzen.
Die internationale Gemeinschaft macht weiterhin starken Druck auf Gbagbo, dass er den Platz verlässt nach zehn Jahren an der Macht.
Schnell hintereinander Donnerstag, hat die Afrikanische Union Côte d’Ivoire “bis die wirksame Ausübung der Macht durch die demokratisch gewählten Präsidenten Alassane Ouattara” ausgesetzt, und die US haben angedrohten Sanktionen gegen M . Gbagbo “, machte er die falsche Wahl.”
In der Nacht von Mittwoch auf Donnerstag nach der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS), sagte der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen in einer Erklärung ihre Unterstützung für Herrn Ouattara und sagte: Der Sicherheitsrat ist “bereit zum Auferlegen gezielter Maßnahmen “gegen jene, die “versuchen, den Friedensprozess zu gefährden.”
© 2010 AFP

3. Côte d’Ivoire: politischer Stillstand schadet der Wirtschaft
ABIDJAN (AFP) – 11.12.2010 14.30 Uhr
Der anhaltende politische Stillstand in Cote d’Ivoire liegt auf Haushalten und Unternehmen gleichermaßen schwer und erschüttert den wichtigen Kakaosektor, von dem Elfenbeinküste der weltweit größte Produzent ist.
Die größeren Hotels mit fast verlassenen Korridoren geben ein Bild von der aktuellen Krise. “Es sind zwei bis drei Wochen fast ohne Tätigkeit, es fängt an schwer zu wiegen”, sagte der AFP der Geschäftsführer einer renommierten Institution.
“Kommen wi da heraus?”, Seufzt ein Großhändler von Abidjan.
Der Kakao-Sektor (40% der Exporterlöse mit Kaffee) wurde schwer getroffen. In San Pedro (Südwesten), erster Hafen im Export von Kakao in der Welt, durch den mehr als 500.000 Tonnen Bohnen pro Jahr gehen, sank die Rate scharf mitten in der Behandlungssaison. Nur “10.000 Tonnen Bohnen” wurden während des letzten Monats exportiert, “gegen 25.000 im vergangenen Jahr im gleichen Zeitraum”, sagte Samir Lakiss, ivorisch-libanesischer Exporteur .
Boote wandten sich ab von der Elfenbeinküste nach Lome oder Accra, und wenn die Krise dauert länger als einen Monat “,die Situation könnte wegen des Schadens auf die Produktion dramatisch werden”, betont er.
Diese Woche der Boss der Bosse John Kacou Diagou schlägt Alarm. Während das Land seit den 28. November Präsidentschaftswahlen in Spannung verharrt, “die wirtschaftliche und finanzielle Situation für viele Unternehmen begann schwierig zu sein” und “wird sich wahrscheinlich verschlechtern” in Abwesenheit einer Krisenlösung in den kommenden Tagen, warnte der Präsident des Allgemeinen Unternehmensverbandes von Côte d’Ivoire (EMB).
In einer Botschaft an die beiden Rivalen bemerkte Jean Kacou Diagou, dass Unternehmen möglicherweise bald versagen, ihre steuerlichen Verpflichtungen zu erfüllen.
Installiert im Land seit zwei Jahre, befürchtet ein junger französischer Unternehmer, das Licht aus machen zu müssen. Es sind seine 19 ivorischen Mitarbeiter und ihre Familien oder “hundert Menschen, die leiden werden.”
Rückläufig seit 20 Jahren, hoffte die ivorische Wirtschaft auf ihre Genesung, die begann mit einem Wachstum auf dem Vormarsch (2,3 bis 3,6% zwischen 2008 und 2009), hatte jedoch einen echten Rückprall nach der Wahl erleben müssen.
Die abendliche Ausgangssperre vor zwei Wochen von Laurent Gbagbo auferlegt ist ein zusätzliches Hindernis für viele Unternehmen, die Mitte-Nachmittag schließen, damit ihre Mitarbeiter sicher nach Hause gehen.
Die längerfristigen Aussichten verdunkeln auch. Die Hilfsprogramme der Erleichterung der Auslandsschulden, die das Land hoffte im Jahr 2011 zu gewinnen, sind jetzt eingefroren.
In der unmittelbaren Zukunft werden die Haushalte als erste unter der politischen Pattsituation zu leiden haben, während fast die Hälfte der geschätzten 20 Millionen Menschen jetzt schon in Armut leben.
Auf den Märkten klagt jeder über steigende Preise. Zwei oder drei Bananen, vorher 200 Francs CFA (0,3 Euro), stiegen auf 1.000 FCFA (1,5 Euro). Die Flasche Butangas zu 3.500 CFA-Francs (mehr als 5 Euro) jetzt kostet doppelt so viel.
“Es ist empörend”, klagt Marina Amoussou im Einkaufszentrum am Samstagmorgen im beliebten Stadtteil von Adjamé. Nach dieser Bankangestellten, sollten die Verantwortlichen “nehmen eine Spaziergang in die Märkte.”
© 2010 AFP

4. Côte d’Ivoire: die Armee im Zentrum der Auseinandersetzung zwischen Gbagbo und Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 12.12.2010 24:25
Die reguläre Armee steht im Mittelpunkt des Showdown zwischen Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara; einer versucht, die Kontrolle zu halten, während der andere “Unterstützung” sucht.
“Es ist die Armee, die den wirklichen Sieger zwischen Gbagbo und Ouattara bestimmen wird,” analysiert ein ivorischer Fachjournalist für militärische Angelegenheiten gegenüber der Nachrichtenagentur AFP.
Die Führer der loyalen Armee – die nur die südliche Region seit der Rebellion 2002 kontrolliert – schnell schworen auf den Etablierten in dieser neuen Krise. Aber die ganze Armee ” ist gespalten wie die Politiker”, sagt der Journalist unter der Bedingung der Anonymität.
Im Bewusstsein dieser “Kluft” innerhalb der “Großen Schweigenden”, Alassane Ouattara, von einer internationalen Gemeinschaft fast einstimmig als legitime Staatsoberhaupt nach dem 28. November Präsidentschaftswahlen anerkannt, arbeitet zu wechseln einige Offiziere in sein Lager.
Zum ersten Mal am Donnerstag hat sein Premierminister und Führer der FN Guillaume Soro die Armee aufgerufen (18.000 Männer offiziell), sich unter die Autorität von Herrn Ouattara zu stellen.
Bis jetzt ist dieser Appell ohne sichtbare Wirkung, auch wenn man in seinem Gefolge flüstert, dass mehrere loyalistische Offiziere seine Legitimität anerkannt haben.
“Wir waren von mehreren Offizieren der Fanci (Nationalen Streitkräfte der Republik Côte d’Ivoire) angesprochen worden. Es ist klar, dass nicht alle der Armee Gbagbo unterstützen”, sagte ein Naher von Herrn Soro.
In der laufenden Schlacht machte der Minister des Innern von Herr Gbagbo, Emile Guiriéoulou, eine sensationelle Ausfahrt Samstag Nacht, als er beschuldigte Diplomaten der “Westlichen”, in Abidjan zu versuchen zu “destabilisieren” das System durch den Versuch, Offiziere auf die Seite des ehemaligen Oppositionellen zu bewegen.
Die Regierung wird “nicht länger dulden die Einmischung von Diplomaten in die inneren Angelegenheiten, ungeachtet ihres dienstlichen Ranges”, drohte er.
Gbagbo jedoch einen entscheidenden Vorteil gegenüber seinem Gegner: die Tausende von Männern seit 2002 in der Armee rekrutiert, die ihm zu Dank verpflichtet sind.

Gbagbo hat sich auch die Unterstützung der Generäle der Gendarmerie, Polizei und Armee gesichert.
“Wenn ich falle, fallen ihr”, begann er im August, zum fünfzigsten Jahrestag der Unabhängigkeit der Elfenbeinküste.
Eine von der militärischen Hierarchie gut verstandene Botchaft, man kürzlich multiplizierte die Beförderungen: einige Führer haben bereits begonnen eine Mobilisierungstour in der Kaserne.
“Jeder ist voll Adrenalin, wir warten nur auf die Anweisungen”, sagt in dieser Woche gegenüber AFP ein Offizier des 1. Bataillons Fallschirmjäger Commandos (PCO) in Abidjan Akouédo, Basis im Westen der Stadt .
Nach einer weiteren leitenden Angestellten, im Falle von weiteren Konfrontationen, die Armee will nicht “die gleichen Fehler” wie bei Ausbruch der Krise 2002 machen, als Unteroffiziere liefen über zugunsten der Rebellion .
Und bestätigt die Verdächtigungen zwischen den Militärs: “Wir kennen uns jetzt, und wir wissen, wer wer ist.”
© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: Gbagbo Truppen blockieren Hauptquartier von Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 13/12/2010 17.05
Kräften, die loyal zum ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo sind, errichteten Montag eine Blockade rund um das Hotel, das als Hauptquartier für seinen Rivalen Alassane Ouattara dient, anerkannter Gewinner der Präsidentschaftswahlen von der internationalen Gemeinschaft und der Wahlkommission.
Dies ist das erste Mal, dass beide Seiten sich praktisch bewaffnet gegenüberstehen seit dem Beginn der politischen Krise nach den Wahlen.
Nach mehreren Stunden der Verwirrung errichteten Sicherheitskräfte treu zu Laurent Gbagbo Mitte Tag eine Barrikade an jedem Ende der Straße, die zum Hotel du Golf führt, haben gefunden AFP Journalisten.
Pro-Gbagbo Kräfte, mindestens fünfzig Männer, einige von der BAE (Riot Squad), kamen mit mehreren Lastwagen mit Maschinengewehren gekrönt, und einige Soldaten mit Raketenwerfer RPG ausgestattet.
Am späten Nachmittag hat die AFP aber keinen Hinweis auf einen bevorstehenden Angriff gegen das Hotel gesehen.
Anhänger von Alassane Ouattara waren auch schwer bewaffnet, einschließlich RPG7 Raketenwerfern. Ein paar hundert Meter entfernt, wurde das Gebäude durch den Haupteingang von fünfzig Elemente der Forces Nouvelles (FN Ex-Rebellen) bewacht. Peacekeeper von der UN-Operation in Côte d’Ivoire (UNOCI) standen auch Wache.

Wie ein Zeichen, dass die Atmosphäre krampft nach Tagen des scheinbaren Stillstands, schickte die Armee Sonntag ein starkes Warnsignal an den ONUCI (10.000 Männer) und die Französisch Licorne Kraft (900), nicht “Krieg führen mit dem Ivorer.”
“(…) Wir raten unseren Brüdern der unparteiische Kräfte, nie wieder auf ihren Händen das Blut der Ivorer zu nehmen”, sagte General Philippe Mangou, Chef des Stabes.
Er erinnerte an “die schmerzlichen Ereignisse” von 2004, in dem die Spannungen zwischen der Elfenbeinküste und der ehemaligen Kolonialmacht Französisch, resultierend aus der Krise von 2002, hatten ihren Höhepunkt erreicht.
Ein ivorischen Luftangriff hatte neun Französisch Soldaten in Bouake (Mitte) getötet und mehr als 50 Demonstranten in Abidjan waren unter den Kugeln der Soldaten Französisch gefallen.
… s.o…..
© 2010 AFP

6. Côte d’Ivoire: Reggae-Star Tiken Jah Fakoly fordert Gbagbo zum Rücktritt auf
Bamako (AFP) – 2010.12.12 19.53
Der ivorische Reggae-Star Tiken Jah Fakoly am Sonntag forderte Gbagbo auf, ” seine Niederlage zu erkennen und zurückzutreten” zugunsten von Alassane Ouattara, dessen Sieg bei den Präsidentschaftswahlen wird von der internationalen Gemeinschaft anerkannt.
“Man muss Demokrat sein”, sagte er während einer Pressekonferenz des Musikers, wohnhaft in Mali seit der ivorischen Krise des Jahres 2002.
“Alle Bewerber waren in der Lage, ungehindert ihren Wahlkampf zu führen, im Norden, Süden, Osten und Westen des Landes. (Alassane) Ouattara hat gewonnen. Gbagbo muss gehen. Nicht schummeln”, sagte er.
“Man muss ihm (Gbagbo) einen Ausgang finden. Wir sind jetzt in ein globales Dorf, und wenn die Welt zu dir spricht, muss man zuhören. Es gab zu viele Tote in Côte d’Ivoire. Wir wollen nicht mehr, dass das Blut fließt “, sagte der Künstler.
Er sagte, Gbagbo habe die Unterstützung der ivorischen Armee nicht mehr.
“Die einzige Unterstützung von Gbagbo heute ist das Fernsehen (öffentliches), das er steuert. Der Tag, wo wird er nicht mehr kontrollieren den Fernseher, es ist vorbei.”
“Besorgt”, Tiken Jah Fakoly will “alle ivorischen Menschen für den Frieden und die Achtung der Wahlurnen wirken” sehen. An den “gewählten Präsidenten Alassane Ouattara,” sagte er: “Er darf sich nicht vom Volk entfernen. Wir werden immer da sein und sagen, was nicht geht..”
Sehr engagiert seit Beginn seiner Karriere im Jahr 1991, sieht sich Tiken Jah Fakoly als “die Stimme der Entrechteten” mit dem Reggae, sagte, der erlaubt das “Erwachen des Bewusstseins”.

In seinem berühmten Lied “Verlass die Macht”, schob er die afrikanischen Staatschefs, die seit vielen Jahren regieren, zur Tür.
© 2010 AFP

7. Côte d’Ivoire: EU beschließt Sanktionen gegen Laurent Gbagbo
BRÜSSEL (AFP) – 13/12/2010 19.17
Die Europäische Union hat den Druck erhöht Montag auf das Regime von Laurent Gbagbo in der Elfenbeinküste mit der Entscheidung, ihn zu strafen durch Visabeschränkungen und einfrieren seiner Vermögenswerte.
“Diese Maßnahmen umfassen ein Verbot der Visumerteilung und das Einfrieren des Vermögens”, sagte eine Erklärung verabschiedet Montag in Brüssel von den Europäischen Ministern für auswärtige Angelegenheiten.
Sie betonte, dass die Union “beschlossen hat, unverzüglich gezielte restriktive Maßnahmen gegen diejenigen zu nehmen, die den Friedensprozess behindern und die nationale Aussöhnung, insbesonders den Erfolg des Wahlprozesses gefährden.”
“Sie zielen insbesondere auf Beamte, die sich der Autorität des demokratisch gewählten Präsidenten Ort verweigern”, fügt der Text in einem klaren Verweis auf Laurent Gbagbo und seine Entourage hinzu. Eine spezielle Liste von Zielpersonen soll nun festgelegt werden.
Die EU hat auch versprochen “, Maßnahmen zur Unterstützung der demokratisch gewählten Behörden um Alassane Ouattara zu ergreifen”.

Betonend, dass die Einzelheiten der Sanktionen sollen weiter definiert werden, die Leiterin der europäischen Diplomatie, Catherine Ashton, sagte, sie hoffe, dass diese politische Entscheidung werde “überzeugen die Führer (Elfenbeinküste), bevor wir die Stufe der Sanktionen erreichen”.
Der britische Außenminister William Hague sagte, es sei “wichtig, dass der Wille des Volkes (Elfenbeinküste) respektiert wird” und sagte, sein Land favorisiert einen “harten Ansatz” in Bezug auf Laurent Gbagbo und sein Regime.
Zusätzlich zu den Einschränkungen im Bereich Visa und das Einfrieren von Vermögensgegenständen hat die EU einen wichtiger Hebel im Bereich der Zusammenarbeit.
Die Entwicklungshilfe über mehrere Jahre wird derzeit von der EU für Côte d’Ivoire geplant, beläuft sich auf 254.700.000 €. Aber diese Komponente von Sanktionen, die auch die Bevölkerung bestrafen würde, soll nicht sofort eingesetzt werden.
Die Vereinigten Staaten haben auch Donnerstag die Androhung von Sanktionen geschwungen und die Afrikanische Union hat die Elfenbeinküste suspendiert.
© 2010 AFP

8. Côte d’Ivoire: Ouattara ruft seine Leute zum Marsch auf das staatliche Fernsehen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.14 08.59
Das Lager von Alassane Ouattara forderte am Dienstag seine Anhänger auf, auf das staatliche Fernsehen am Donnerstag zu marschieren, und ihm am Freitag zu helfen, den Sitz der Regierung zu nehmen, unter dem Risiko einer Konfrontation mit den Kräften der Laurent Gbagbo.
Der internationale Druck auf Gbagbo hat sich weiter erhöht, so kündigte die EU an, Sanktionen zu verhängen – das Einfrieren von Guthaben und Reiseverbot – gegen elf Verantwortliche in der Nähe von Gbagbo .
Unter ihnen sind Kadet Bertin, sein Sicherheitsberater, der Generalsekretär der Präsidentschaft Desire Tagro, der Präsident des Verfassungsrates N’Dré Paul Yao und Militärs.
Erklärter Gewinner der Präsidentschaftswahlen von der Wahlkommission und als rechtmäßig anerkannt von der internationalen Gemeinschaft, will Alassane Ouattara beschlagnahmen Hebel derzeit in den Händen von Laurent Gbagbo, erklärter Präsident durch den Verfassungsrat.
Um dies zu erreichen, die Koalition von Parteien, die ihn unterstützt, die Rallye Houphouetists für Demokratie und Frieden (RHDP), hat die Ivorer aufgerufen, “massiv zu unterstützen die Regierung am Donnerstag bei der RTI (Radio-Fernsehen), zu installieren” seinen neuen Direktor.
Sie bat sie, zu “begleiten” Freitagdas Kabinett Ouattara unter Führung von Guillaume Soro bis zum Regierungssitz im Zentrum von Abidjan.
Mit dem Aufruf an seine Anhänger auf die RTI und den Sitz der Regierung zu marschieren, strategische Standorten unter Bewachung der Defense Forces und Sicherheit (FDS) loyal zu seinem Gegner, nimmt Ouattaras Lager die Gefahr einer gewaltsamen Konfrontation auf sich.
Der Regierungssprecher von Ouattara, Patrick Achi, versichert jedoch, dass der Marsch “offiziell und legal” werde, es “sollte friedlich gestaltet werden.”
“Es wird nicht passieren”, antwortete trocken Alcide Djédjé, Minister für Auswärtige Angelegenheiten der Regierung Gbagbo, die Regierung werde “versuchen, sicherzustellen, dass keine weitere Gewalt in Elefenbeinküste mehr stattfindet”.
Hunderte pro-Ouattara Leute aus dem Norden jedoch zerstreut wurden von FDS unter Einsatz von Tränengas Dienstag in Tiebissou, in der südlichen Zone (ca. 300 km nördlich von Abidjan), sagten Zeugen.
Mehrere Aktivisten wurden verletzt in der Panik, die folgte, einige von ihnen festgenommen.
Alcide Djédjé hat auch angekündigt, in einem Interview mit AFP, “sehr baldige” Ankunft der afrikanischen Mediatoren um zu versuchen, die Krise nach einem gescheiterten ersten Vermittlungsversuch des ehemaligen südafrikanischen Präsidenten Thabo Mbeki zu lösen. “Die Zeit für die Mediation kommt”, versicherte er.
Aber später Ouattara hat wiederum “Verhandlungen” ausgeschlossen, solange er nicht von Gbagbo als Präsident anerkannt ist.
Die Furcht vor Gewalt hat weiter zu Bevölkerungsbewegungen geführt.
Seit den Präsidentschaftswahlen haben sind 3.700 Menschen in den westlichen Elfenbeinküste nach Liberia und Guinea geflohen, nach revidierten Zahlen des UN-Hochkommissars für Flüchtlinge (UNHCR).
© 2010 AFP

9 Die Schlacht um das TV in Abidjan tötete mindestens 11 Toten, Ouattara bleibt hart
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.16 22.31
Der Kampf um die Kontrolle dss staatlichen Fernsehens von Abidjan in der Elfenbeinküste hat am Donnerstag mindestens elf Tote gefordert, aber Anhänger von Alassane Ouattara haben ihre Entschlossenheit bekräftigt, Gbagbo von der Macht zu entfernen.
Tausende von Menschen auf die Straße gingen gestern Morgen auf Einladung von Guillaume Soro, Ministerpräsident Ouattara, um einen neuen Direktor im RTI, Säule des Gbagbo-Regimes, zu installieren.
Der Marsch war ein Meilenstein im Kampf um die Macht zwischen den beiden Präsidenten.
Aber die Kräfte für Verteidigung und Sicherheit (FDS) loyal zu Gbagbo haben vereitelt den Versuch, durch Umschließung von RTI und Dispergieren der Demonstranten.
Nach Angaben von Amnesty International, das Abfeuern von Polizei hat getötet mindestens neun unter den Demonstranten und verletzt 80, für das Rote Kreuz.
Das Camp Ouattara hat festgestellt “etwa dreißig Tote und 110 Verletzte” und die Regierung Gbagbo spricht von mindestens zwanzig Tote, zehn Demonstranten und zehn Mitglieder des SDS, obwohl diese Zahlen nicht bestätigt wurden.
Die Regierung Soro, die planten, den Marsch auf RTI zu führen, konnte nicht einmal das Hotel verlassen, wo er ist versteckt.
Am späten Morgen fand ein reger Austausch von Schüssen in der Nähe des Hotel du Golf, zwischen Kämpfern der ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles (FN) – angeführt von Soro und Halten der Norden des Landes seit 2002 – und Pro-Gbagbo- Kräften statt.
Aber die FN konnte nicht aufheben eine Straßensperre auf der Straße vor dem Hotel. Die ehemaligen Rebellen hatten zu beklagen “zwei Tote” und einen “Verletzten” in ihren Reihen, sagte die Umgebung des Soro.
In Washington sagte das US-Außenministerium, dass eine Rakete hatte die Außenwand der Botschaft der Vereinigten Staaten in der Nähe der Kampfzone traf, verursachte aber keine Opfer.
Die UNO hat in New York angekündigt, dass 800 Friedenssoldaten antraten Positionen rund um das Hotel du Golf.
Trotz des Scheiterns Donnerstag verkündete Soro Freitag die Wiederaufnahme des Marsches auf RTI sowie auf den Sitz der Regierung, auch auf die Gefahr von einem Blutbad hin.
Unterdessen wurde die Aussicht auf einen Konflikt zwischen FN und SDS auf der ehemaligen Frontlinie von 2002-2003 deutlich.
Es gab Kämpfe in Tiébessou (Mitte) mit Kräften, die loyal zu Laurent Gbagbo sind, mit mindestens 27 Verletzten. Die Kämpfe, die Mitte-Tag begann erfolgte ein Austausch von automatischen Waffen und Raketen Feuer , nach beiden Lagern.
Während Frankreich für Zurückhaltung aufgerufen hatte, aber mit Unterstützung Ouattaras, haben die Vereinigten Staaten sich bedrohlich geäussert.
Gbagbo hat eine “begrenzte Zeit” auf die die Macht zu verzichten, und er ist sich dessen bewusst, sagte am Donnerstag ein hochrangiger US-Beamter.
Für seinen Teil der UN-Sicherheitsrat warnte die Urheber von Angriffen gegen die Zivilbevölkerung, sagte sie gehalten werden für ihre Handlungen verantwortlich und “vor Gericht gestellt werden.”
Laut diplomatischen Quellen die Europäische Union bereitet eine Liste von 18 oder 19 Namen, meist in der Nähe von Laurent Gbagbo, die mit Sanktionen belegt werden, wie das Einfrieren von Vermögensgegenständen und Visabeschränkungen werden. Die Platzierung des ivorischen Führers selbst auf dieser Liste war noch Debatte am Donnerstag, sagte die Quelle.
© 2010 AFP

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