MACHTKAMPF in ELFENBEINKÜSTE (Part IV): ULTIMATIVE SITUATION FÜR GBAGBO — Côte d’Ivoire – La Dispute du pouvoir (Part IV): L’ONU enquête sur de possibles charniers – Raila Odinga à Abidjan

Charles Blé Goudé, le 29 décembre 2010 à Abidjan
Foto (c) AFP: Charles Blé Goudé, le 29 décembre 2010 à Abidjan, appel a l’assaut du QG de Ouattara (Golf-Hotel)
Charles Blé Goudé, Minister Gbagbos und Führer der Gbagbo -Jugend, ruft auf zum Sturm des Golf-Hotels, Sitz des überall, außer bei ihnen, anerkannten Präsidenten Ouattara

=> VORHER, AVANT, PART III, 10 ARTICLES; 17.12.- 26.12.
=> SPÄTER, APRES (PART V 04.01.2011 – …)

1. Côte d’Ivoire: Ouattara Lager gelingt es nicht, zum Generalstreik zu mobilisieren
ABIDJAN (AFP) – 27/12/2010 04.03
Die Befürworter von Alassane Ouattara in der Elfenbeinküste sind gescheitert mit der Mobilisierung zum Generalstreik gegen Laurent Gbagbo, aber sie nahmen unter Kontrolle die ivorische Botschaft in Paris, die bisher in den Händen des Lagers Gbagbo war.
2. Die Pro-Ouattara übernahmen die Kontrolle über die ivorische Botschaft in Paris
PARIS (AFP) – 2010.12.27 16.39
“Wir haben gerade das Porträt von Gbagbo abgehängt”: dreißig Anhänger von Alassane Ouattara übernahmen Montag die Kontrolle der Botschaft der Republik Côte d’Ivoire in Paris, welche wartet auf die Ankunft eines Gesandten von Alassane Ouattara ernannt, um zu ersetzen einen Freund von Laurent Gbagbo.
3. Côte d’Ivoire “im Namen Jesu”, Frauen beten für den Frieden in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 27/12/2010 15.25
Hunderte von Christinnen, welche zeigten deutlich oder subtil Unterstützung für Laurent Gbagbo, sammelten sich Montag in Abidjan zum Gebet für den Frieden.
“Im Namen Jesu!”, “Wir sind Deine Kinder, wir bitten dich, erbarme dich unser”, hörten wir in der Menge, die ein paar Männer enthielt, versammelt am Platz der Republik, einem der größten in der Hauptstadt der Wirtschaft.

4. Côte d’Ivoire: Afrikaner sprechen mit Gbagbo, UN-Friedenstruppen werden angegriffen, Generalstreik besser befolgt
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 10.13
Drei westafrikanischen Präsidenten kamen Dienstag, um mit Laurent Gbagbo sprechen, ihn davon zu überzeugen, die Macht an seinen Rivalen Alassane Ouattara abzutreten, unter Androhung einer militärischen Intervention; der Besuch führte zu der Verschiebung von einer großen Versammlung von Pro-Gbagbo-Leuten, ursprünglich geplant für Mittwoch in Abidjan.
5. Côte d’Ivoire: Regierung Ouattara appelliert an die Beamten
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 11.30
Die Regierung von Alassane Ouattara hat gedroht, Sanktionen gegen Beamte, die mit dem Regime des Laurent Gbagbo weiterhin zusammenarbeiten, zu verhängen.
6. Côte d’Ivoire: Gbagbo Regierung droht, Botschafter auszuweisen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 21.52
Die ivorische Regierung von Laurent Gbagbo hat gedroht, Botschafter der Länder zurückkehren zu lassen, die auf Antrag seines Konkurrenten Alassane Ouattara dessen Vertreter als Botschafter akzeptieren, gemeint ist vor allem Frankreich, ohne es direkt zu benennen.
7. Angst vor “Völkermord” an der Elfenbeinküste
Afrika | 30.12.2010 | Deutsche Welle World – Afrikaredaktion
Ungeachtet internationaler Appelle bleibt Machthaber Gbagbo stur: Der Wahlverlierer will den Präsidentenpalast nicht räumen. Auch wenn weiter verhandelt werden soll – die Planungen für eine Militärintervention laufen – und die Gbagbo-Jugend ruft zum Sturm auf das Hauptquartier Ouattaras auf.
8. Die UN warnt vor Angriff auf das Hauptquartier Ouattaras in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 30.12.2010 20.00 Uhr
Der von Gbagbo-Anhängern angekündigte Angriff gegen das Hauptquartier seines Rivalen Alassane Ouattara in Abidjan, von UN-Truppen geschützt, kann den Bürgerkrieg in Côte d’Ivoire “wieder aufleben” lassen, warnte der Generalsekretär der Ban Ki-moon am Donnerstag.
9. Afrikaner machen weiter Druck auf Gbagbo, Hotelangriff der Gbagbo-Jugend abgesagt
Côte d’Ivoire | 03.01.2011 | Deutsche Welle World
Drei afrikanische Präsidenten und der kenianische Regierungschef Raila Odinga versuchen in der Elfenbeinküste wieder, Laurent Gbagbo zum Rücktritt zu bewegen.
ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

Nicht informiert über die politischen Zusammenhänge? Tipp: Mein Gastartikel im Blog “Der Spiegelfechter” => Afrika – Zwei Briefe an einen An-der-Macht-Kleber, Teil I, => hier Teil II (vier Texte der ivorischen Autoren Venance Konan und Tiburce Koffi, umrahmt von einer thematischen Einführung und einem Ausblick meinerseits.

1er ARTICLE SUR 13: Côte d’Ivoire: le camp Ouattara échoue à mobiliser pour une grève générale
ABIDJAN (AFP) – 27.12.2010 16:03
Les partisans d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire ont échoué lundi à mobiliser pour une grève générale destinée à pousser vers la sortie Laurent Gbagbo, mais ils ont pris le contôle de l’ambassade ivoirienne à Paris, jusque-là aux mains du camp adverse.

Des femmes chrétiennes prient pour la paix en Côte d'Ivoire, le 27 décembre à Abidjan
Foto (c) AFP: Christliche Frauen beten für den Frieden in Cote d’Ivoire in Abidjan am 27. Dezember
Des femmes chrétiennes prient pour la paix en Côte d’Ivoire, le 27 décembre à Abidjan

Plongé dans une grave crise depuis la présidentielle du 28 novembre, marquée par des violences meurtrières, le pays était suspendu à la visite prévue mardi de trois chefs d’Etat ouest-africains.
Ils doivent demander à Gbagbo de céder la présidence à Ouattara, reconnu chef de l’Etat par une immense partie de la communauté internationale, faute de quoi il court le risque d’une intervention armée régionale.
Voulant accentuer cette très forte pression extérieure, la coalition de partis pro-Ouattara avait appelé la population à “cesser les activités” dès lundi.
Mais, comme un appel à la “désobéissance” civile la semaine dernière, ce mot d’ordre – qui n’a pas bénéficié du relais de la télévision d’Etat, contrôlée par le camp Gbagbo – était presque sans écho lundi.
Du quartier chic de Cocody (nord) au quartier populaire de Treichville (sud), Abidjan offrait le même spectacle: embouteillages et concert de klaxons, taxis en vadrouille, commerces ouverts.
Cependant dans le centre du pays, à Bouaké, fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) alliée à Ouattara, la consigne était mieux suivie, des services publics étant fermés.
Le camp Ouattara a cependant eu un motif de satisfaction à l’étranger. Une cinquantaine de ses partisans “ont pris le contrôle” lundi, sans “incident notoire”, de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, a indiqué à l’AFP une source policière française.
Ils entendaient y rester jusqu’à l’arrivée du nouvel ambassadeur désigné par Ouattara en remplacement de Pierre Kipré, un proche de Gbagbo, qui n’était pas présent lundi. “Ceux qui ont été nommés par Gbabgo, on ne les reconnaît plus, ils doivent partir”, a déclaré à l’AFP Marcel Youpeh, responsable de la coalition pro-Ouattara en France.
Paris a indiqué avoir été informée de la désignation d’un nouvel ambassadeur et avoir engagé la procédure d’agrément. La fonction d’ambassadeur en France, ancienne puissance coloniale et partenaire économique essentiel, est un poste clé pour le pouvoir ivoirien.
Mais Gbagbo se prépare à une échéance plus importante mardi, avec la venue à Abidjan des présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert).
Ils doivent l’appeler à céder la place, au nom de la Commmunauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a menacé de recourir à la “force légitime” s’il ne se pliait pas à cette injonction.
Dans des entretiens aux quotidiens français Le Figaro et Le Monde, Laurent Gbagbo a dit “prendre au sérieux” cette menace, mais a invoqué le respect du droit pour justifier son maintien. Le Conseil constitutionnel, juridiction suprême ivoirienne, l’avait proclamé président, tandis que son rival a été désigné vainqueur par la commission électorale.
Le président sortant dénonce surtout un “complot” mené par les Etats-Unis et la France, qui a réfuté lundi des accusations sans “fondement”.
Gbagbo a lancé une sévère mise en garde, alors que la Côte d’Ivoire a déjà été éprouvée par une quasi-guerre civile en 2002-2003.
“Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d’Ivoire, parce que nous n’allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions”, a-t-il prévenu.
Son gouvernement avait déjà clairement averti contre une opération de la Cédéao, en insistant sur la présence sur le sol ivoirien de millions d’immigrés ouest-africains, qui pourraient être pris à partie.
Lundi à Abidjan, “au nom de Jésus”, plusieurs centaines de chrétiennes, affichant clairement ou plus discrètement leur soutien à Gbagbo, se sont rassemblées pour prier pour “la paix”.
Les craintes de nouvelles violences – 173 morts récemment selon l’ONU, 53 morts depuis fin novembre pour le gouvernement Gbagbo – poussent de plus en plus d’Ivoiriens à quitter leur pays. Quelque 14.000 ont fui vers le Liberia depuis un mois, selon l’ONU.
© 2010 AFP

2. Les pro-Ouattara prennent le contrôle de l’ambassade ivoirienne à Paris
PARIS (AFP) – 27.12.2010 16:39
“Nous avons juste décroché le portrait de Gbagbo”: une trentaine de partisans d’Alassane Ouattara ont pris lundi le contrôle de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, attendant l’arrivée d’un ambassadeur désigné par Alassane Ouattara pour remplacer un proche de Laurent Gbagbo.
“Les Ivoiriens sont venus dire qu’ils en ont ras-le-bol et que l’ambassade doit être nettoyée. Toutes les personnes qui ont été nommées par Gbagbo, on ne les reconnaît plus. Ils doivent partir”, a expliqué à l’AFP Marcel Youpeh, président pour la France du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, opposition ivoirienne) qui rassemble les pro-Ouattara.
“Je lance un appel aux ambassades de Côte d’Ivoire à travers le monde: les diplomates nommés par Gbagbo doivent partir. A Abidjan, ils empêchent les ministres légitimes de prendre possession de leurs bureaux, nous empêcherons les diplomates désignés par Gbagbo d’entrer dans l’ambassade”, a-t-il ajouté en sortant du bâtiment.
La police française a confirmé que des partisans d’Alassane Ouattara ont pris sans incident le contrôle de l’ambassade. Des policiers français en tenue anti-émeutes bloquaient lundi après-midi l’entrée de l’ambassade, située près de l’Arc de Triomphe à Paris, le temps de “clarifier la situation”, a constaté l’AFP.
A la suite d’un appel à la grève générale lancé en Côte d’Ivoire par le camp d’Alassane Ouattara à partir de ce lundi, “la jeunesse du RHDP a décidé que les fonctionnaires de l’ambassade devaient aussi cesser de travailler”, a expliqué depuis l’intérieur du bâtiment Bouaké Karamoko, secrétaire général du RHDP en France, joint par téléphone.
“Les fonctionnaires sont partis. Il n’y a pas eu de violences. Nous attendons la venue du nouvel ambassadeur”, a-t-il ajouté.
Jusque dans la matinée lundi, l’ambassade fonctionnait normalement, a constaté l’AFP.
Cette occupation de la représentation ivoirienne à Paris coïncide avec l’annonce de la désignation d’un nouvel ambassadeur en France par Alassane Ouattara, afin de remplacer Pierre Kipré, une personnalité proche du président sortant Laurent Gbagbo, qui n’était pas à l’ambassade ce lundi.
“Nous avons pris acte de cette décision prise par les autorités légitimes de la Côte d’Ivoire, ainsi que de la demande d’agrément pour un nouvel ambassadeur. La procédure d’agrément est en cours”, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Bernard Valero.
La fonction d’ambassadeur en France, ancienne puissance coloniale et partenaire économique essentiel, est un poste-clé pour le pouvoir ivoirien.
Devant l’ambassade, une dizaine d’Ivoiriens venus pour effectuer des démarches administratives attendaient la suite des événements, un peu irrités d’être “pris en otage par un groupe politique”, selon une jeune fille.
“Une action pareille, c’est digne d’un putsch”, protestait un jeune homme partisan de Laurent Gbagbo.
D’autres craignaient de nouveaux heurts, comme ceux qui ont opposé le 26 décembre à Paris plusieurs centaines de partisans de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, faisant deux blessés, dont un à l’arme blanche.
© 2010 AFP

Des policiers assurent la sécurité à l'entrée de l'ambassade de Côte d'Ivoire, à Paris, le 27 déc
Foto (c) AFP: Polizisten sorgen für Sicherheit am Eingang der Botschaft der Republik Côte d’Ivoire, Paris, 27. Dezember 2010
Des policiers assurent la sécurité à l’entrée de l’ambassade de Côte d’Ivoire, à Paris, le 27 décembre 2010

3. Côte d’Ivoire: “au nom de Jésus”, des femmes prient à Abidjan pour la paix
ABIDJAN (AFP) – 27.12.2010 15:25
Plusieurs centaines de chrétiennes, affichant clairement ou plus discrètement un soutien à Laurent Gbagbo, se sont rassemblées lundi à Abidjan pour prier pour la paix en Côte d’Ivoire, plongée dans une grave crise depuis un mois, a constaté l’AFP.
“Au nom de Jésus!”, “Nous sommes tes enfants, nous te supplions, aie pitié de nous!”, entendait-on dans la foule, où figuraient quelques hommes, rassemblée Place de la République, une des plus grandes de la capitale économique.
“Nous sommes là pour la repentance de la Côte d’Ivoire, pour que les enfants de la Côte d’Ivoire puissent se réconcilier”, a déclaré à l’AFP Hortense Koladé, présidente de l’Association des femmes chrétiennes de Côte d’Ivoire, à l’origine de ce rassemblement.
“La guerre, ce n’est pas ça la solution. (…) C’est Dieu qui est la solution de toutes choses”, a dit Mme Koladé, visage couvert de cendres et portant par-dessus ses vêtements un sac de jute, comme beaucoup, en signe d'”humilité”.
“Toutes ces Ivoiriennes qui sont là, c’est pour la Côte d’Ivoire qu’elles sont là, c’est pour le président Gbagbo qu’elles sont là!”, a affirmé l’une de ces chrétiennes, Christine Brissi.
“La situation actuelle, c’est la faute de la Cédéao, de la communauté internationale, de l’ONU, de l’UE (Union européenne) qui ne veulent pas laisser celui qui a gagné les élections normalement et qui a été élu constitutionnellement”, a-t-elle martelé.
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a menacé Laurent Gbagbo, proclamé président par le Conseil constitutionnel à l’issue du scrutin du 28 novembre, de recourir à la force s’il ne quitte pas le pouvoir.
Trois chefs d’Etat ouest-africains doivent lui demander mardi à Abidjan de se retirer au profit d’Alassane Ouattara, reconnu président par l’immense majorité de la communauté internationale.
© 2010 AFP

4. Côte d’Ivoire: des Africains parlent à Gbagbo, des casques bleus se font attaquer, appel à la grève générale mieux suivi
ABIDJAN (AFP) – 28.12.2010 22:13
Trois présidents ouest-africains sont venus parler mardi avec Laurent Gbagbo pour le convaincre de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, sous peine d’intervention militaire, ce qui a entraîné le report d’un grand rassemblement de pro-Gbagbo prévu mercredi à Abidjan.
Peu avant la rencontre, un convoi de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’Onuci, a été attaqué à Abidjan par une “foule nombreuse”, blessant un Casque bleu avec une machette et incendiant un véhicule de la mission. L’Onuci a été accusée de soutenir militairement Ouattara par Gbagbo, qui a exigé son départ.
“Tout s’est bien passé”, s’est borné à dire devant la presse le président béninois Boni Yayi à l’issue d’une rencontre de deux heures et demie avec Laurent Gbagbo au palais présidentiel. M. Yayi était accompagné de ses pairs sierra-léonais et capverdien, Ernest Koroma et Pedro Pires.
Tous trois ont été mandatés par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour porter le message de cette organisation, qui envisage d’aller jusqu’à renverser militairement Gbagbo s’il ne cède pas sa place à Ouattara, reconnu président à l’extérieur.
Après leur rencontre avec Gbagbo, ils ont échangé pendant environ trois heures avec Ouattara dans le grand hôtel qui lui sert de quartier général, soumis à un blocus des forces loyales à son rival.
Le porte-parole du gouvernement Ouattara, Patrick Achi, a affirmé que “le statut de président de la République d’Alassane Ouattara (n’étant) pas négociable”, “il s’agit maintenant de négocier les conditions de départ de l’ancien président Laurent Gbagbo”.
La visite des trois chefs d’Etat a été invoquée pour annoncer le report sine die d’un grand rassemblement de “jeunes patriotes”, fervents partisans de Gbagbo, initialement prévu mercredi dans la capitale économique.
“Il y a report pour donner une chance à la diplomatie en marche”, a déclaré à l’AFP leur leader Charles Blé Goudé, ajoutant qu’il ne voulait pas donner à ses adversaires “l’occasion de réussir leur guerre civile”.
Pendant plus d’une semaine, Blé Goudé avait pourtant mobilisé ses troupes lors de meetings dans différents quartiers d’Abidjan en vue de cette manifestation pour “la dignité et la souveraineté” de la Côte d’Ivoire.
Le Conseil constitutionnel ivoirien a proclamé Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle du 28 novembre, invalidant les résultats de la Commission électorale indépendante qui venait d’annoncer la victoire d’Alassane Ouattara.
Gbagbo, qui prend “au sérieux” les menaces de la Cédéao, a dénoncé un “complot” de l’ex-puissance coloniale française et des Etats-Unis.
Mardi soir, son gouvernement a menacé de renvoyer des ambassadeurs de pays qui, à la demande de Ouattara, “entendent mettre fin à la mission” de ses propres représentants, visant principalement et sans la nommer la France, où un ambassadeur nommé par Ouattara est en cours d’agrément.
Le camp Gbagbo a averti qu’une opération armée de la Cédéao, accusée d’être manipulée par les Occidentaux, aurait des conséquences pour les millions de ressortissants ouest-africains vivant en Côte d’Ivoire qui reste, malgré dix ans de crise politico-militaire, une puissance économique régionale.
La période post-électorale a été particulièrement violente, faisant au moins 173 morts du 16 au 21 décembre, essentiellement des partisans de Ouattara, selon l’ONU, 53 morts depuis fin novembre, selon le camp Gbagbo, dont 14 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales à Gbagbo).
Un appel à la grève générale du camp Ouattara pour pousser Laurent Gbagbo à céder la présidence a été mieux suivi mardi qu’à son premier jour lundi, et s’est traduit notamment à Abidjan par une forte réduction des transports collectifs.
“Nous avons reçu des instructions fermes de nos patrons d’Abidjan. La grève est nationale et tous les chauffeurs de taxi de San Pedro ont respecté le mot d’ordre”, a déclaré Moussa Touré, un responsable du Syndicat des chauffeurs de taxi de cette ville du sud-ouest, premier port d’exportation du cacao au monde.
© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: le gouvernement Ouattara lance un appel aux fonctionnaires
ABIDJAN (AFP) – 28.12.2010 23:30
Le gouvernement d’Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien à l’extérieur, a menacé mardi de sanctions les fonctionnaires qui continueront de collaborer avec le régime de Laurent Gbagbo.
Le cabinet Ouattara réitère “son appel pressant à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat de s’abstenir de collaborer, de quelque manière que ce soit, activement ou passivement, avec le régime illégal et illégitime de M. Laurent Gbagbo”, indique un communiqué signé de Gnamien Konan, ministre de la Fonction publique.
Le ministre a été chargé d’établir “une liste exhaustive” des fonctionnaires “qui contreviendront” à cet appel et de “mettre en place un comité de discipline” en vue d’adopter des sanctions administratives “ou même d’apprécier l’opportunité de poursuites judiciaires”, indique le texte.
Après un mois de grave crise politique, M. Gbagbo contrôle toujours l’essentiel des leviers du pouvoir, dont l’administration.
© 2010 AFP

6. Côte d’Ivoire: le gouvernement Gbagbo menace de renvoyer des ambassadeurs
ABIDJAN (AFP) – 28.12.2010 21:52
Le gouvernement ivoirien de Laurent Gbagbo a menacé mardi de renvoyer des ambassadeurs de pays qui, à la demande de son rival Alassane Ouattara, “entendent mettre fin à la mission” de ses propres représentants, visant principalement la France sans la nommer.
“Il nous revient que certains gouvernements, disant agir sur la base de correspondances émanant de M. Alassane Ouattara, entendent mettre fin à la mission de nos ambassadeurs dans leurs Etats”, indique un communiqué du gouvernement Gbagbo lu à la télévision publique RTI.
“Face à de telles décisions” qui sont “contraires à la pratique diplomatique”, le gouvernement “se réserve le droit d’appliquer la réciprocité en mettant fin à la mission des ambassadeurs des pays concernés”, ajoute le texte lu par le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello.
La France avait annoncé avoir été informée lundi de la désignation d’un nouvel ambassadeur à Paris par Alassane Ouattara et avoir engagé la procédure d’agrément. L’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, l’une des plus importantes pour cette ancienne colonie française, a été occupée lundi pendant quelques heures par des militants pro-Ouattara.
La Belgique a de son côté décidé de reconnaître comme nouveau représentant ivoirien à Bruxelles une chargée d’affaires, également nommée par M. Ouattara, reconnu comme président par la communauté internationale.
© 2010 AFP

Embouteillages sur une avenue d'Abidjan, le 22 décembre 2010, en Côte d'Ivoire
Foto (c) AFP: Staus auf einer Allee Abidjan, 22. Dezember 2010, Côte d’Ivoire
Embouteillages sur une avenue d’Abidjan, le 22 décembre 2010, en Côte d’Ivoire

7. Crise ivoirienne: le camp Gbagbo appelle à l’assaut contre le QG de Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 29.12.2010 21:40
Les partisans de Laurent Gbagbo ont appelé mercredi à prendre d’assaut le quartier général de son rival Alassane Ouattara à Abidjan, protégé par les Casques bleus de la mission onusienne en Côte d’Ivoire, qui a dénoncé les “appels à la haine” à son encontre.
Après avoir reporté – en signe d’apaisement durant les négociations diplomatiques en cours – un grand rassemblement prévu ce mercredi à Abidjan, le leader des “jeunes patriotes” pro-Gbagbo a signifié que l’heure de l’affrontement était proche, à l’issue d’un mois de crise née de la présidentielle du 28 novembre.
“Au-delà du 1er janvier, moi Charles Blé Goudé et les jeunes de Côte d’Ivoire, allons libérer le Golf Hôtel les mains nues”, a-t-il lancé devant quelques milliers de partisans.
Reconnu président sur le plan international, Alassane Ouattara est retranché avec son gouvernement dans cet hôtel de luxe soumis à un blocus des forces pro-Gbagbo. Le “Golf” est protégé par des éléments de l’ex-rébellion alliée à Ouattara et par les 800 Casques bleus de la mission onusienne, l’Onuci.
Au lendemain d’une attaque contre un convoi de l’Onuci, au cours de laquelle un Casque bleu a été blessé, l’ONU a accusé la télévision d’Etat RTI, contrôlée par le régime Gbagbo.
Selon Alain Le Roy, chef des opérations de maintien de la paix aux Nations unies, la chaîne relaie des “appels à la haine” contre cette force de quelque 9.000 hommes, dont le président sortant a exigé le départ.
Alors que la crise post-électorale a été marquée par des violences meurtrières, l’ambassadeur nommé par Ouattara aux Nations unies, Youssouf Bamba, a sonné l’alarme. “Nous sommes à deux doigts d’un génocide. Il faut faire quelque chose”, a-t-il exhorté, demandant à l’Onuci de protéger les civils.
Au moins 173 personnes ont été tuées selon l’ONU autour de la mi-décembre. Le gouvernement Gbagbo a évoqué un bilan de 53 morts depuis fin novembre, dont 14 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales au sortant).
Dans ce contexte intérieur très tendu, l’Afrique de l’Ouest a cependant privilégié la négociation, même si elle se préparait à une éventuelle opération militaire pour chasser Gbagbo.
“Nous discutons toujours”, a déclaré le chef de l’Etat nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays).
Mandatés par l’organisation régionale, les présidents béninois Boni Yayi, sierra-léonais Ernest Koroma et capverdien Pedro Pires étaient venus voir mardi Gbagbo à Abidjan pour lui adresser un ultimatum: céder le pouvoir ou prendre le risque d’une intervention armée ouest-africaine.
Les émissaires “y retournent le 3 janvier”, a annoncé Jonathan devant la presse, après un entretien avec Koroma et Pires dans la capitale fédérale nigériane Abuja.
“Quand il y a une dispute, c’est le dialogue qui résout tous les différends, ce dialogue est en cours”, a expliqué le président Jonathan.
Une intervention militaire “semble, heureusement, écartée pour le moment”, a déclaré Jorge Borges, secrétaire d’Etat capverdien aux Affaires étrangères.
L’usage de la force restait toutefois possible puisque les chefs d’état-major des pays de la région se sont réunis mardi et mercredi à Abuja pour évoquer le dossier ivoirien.
Selon un haut responsable militaire, la réunion était notamment consacrée à “la question de la logistique”. “La Cédéao souhaite envoyer une force de 2.000 à 3.000 hommes”, a indiqué une source diplomatique, tout en s’interrogeant sur sa capacité à y arriver.
“L’option militaire reste sur la table”, en a conclu le porte-parole du gouvernement Ouattara, Patrick Achi.
La pression internationale restait forte sur le pouvoir en place. L’Union européenne va porter à 61 le nombre de proches de Gbagbo qui seront interdits de visas, selon une source diplomatique.
Sur le terrain, après l’appel à la grève générale du camp Ouattara, l’activité était assez peu affectée dans certains quartiers d’Abidjan, mais dans d’autres la métropole avait des airs de ville morte, entre commerces fermés et circulation quasi-inexistante.
© 2010 AFP

Youssouf Bamba, ambassadeur de Côte d'Ivoire à l'ONU désigné par Alassane Ouattara
Foto (c) AFP: Youssouf Bamba, ambassadeur de Côte d’Ivoire à l’ONU désigné par Alassane Ouattara, présente ses lettres de créance au secrétaire général Ban Ki-Moon, le 29 décembre 2010 à New York
Der von Ouattara designierte UN-Botschafter Bamba mit Ban Ki-Moon

8. Côte d’Ivoire: il faut empêcher un “génocide”, dit l’ambassadeur de Ouattara à l’ONU
NEW YORK (Nations unies) (AFP) – 29.12.2010 21:10
L’ambassadeur de Côte d’Ivoire à l’ONU désigné par Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par les Nations unies, a demandé mercredi à l’organisation d’agir pour empêcher un “génocide” dans son pays.
“Nous sommes à deux doigts d’un génocide, il faut faire quelque chose”, a dit Youssouf Bamba. Lui et son équipe ont été reconnus le 23 décembre par l’Assemblée générale des Nations unies comme les représentants de leur pays auprès de l’organisation internationale.
La Côte d’Ivoire est en crise après le refus du président sortant Laurent Gbagbo de céder sa place à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale.
La crise post-électorale a été marquée par des violences meurtrières. Au moins 173 personnes ont été tuées selon l’ONU autour de la mi-décembre, essentiellement des partisans de M. Ouattara.
Le gouvernement Gbagbo a évoqué un bilan de 53 morts depuis fin novembre, dont 14 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales au régime).
Par ailleurs, plus de 19.000 Ivoiriens ont fui vers le Liberia voisin pour échapper aux violences dans leur pays, a annoncé mardi l’ONU.
L’ambassadeur ivoirien à l’ONU a indiqué qu’Alassane Ouattara était “vraiment inquiet” des attaques perpétrées contre ses partisans. Des personnes ont été tuées uniquement “parce qu’elles voulaient manifester, se faire entendre, défendre la volonté du peuple”, a-t-il dit à des journalistes.
Il a expliqué que dans certaines zones les maisons avaient été marquées en fonction de l’appartenance tribale de leurs propriétaires. “Qu’est-ce qui va se passer après? La situation est très grave et c’est le message que j’ai transmis au cours des rencontres que j’ai eues, y compris avec le secrétaire général” de l’ONU Ban Ki-moon, a ajouté M. Bamba.
“La protection des civils est au coeur de (l’opération) de maintien de la paix (de l’ONU) et nous attendons des Nations unies qu’elles remplissent leur mission”, a-t-il dit.
La force des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) est composée de 9.105 hommes et femmes représentant 42 pays. Elle prévoit entre autres mesures le recours à la force en cas de menace contre la paix.
Laurent Gbagbo a exigé son départ, l’accusant de soutenir l’ex-rébellion alliée à Alassane Ouattara.
© 2010 AFP

Des jeunes patriotes pro-Gbagbo brandissent un panneau hostile à Nicolas Sarkozy lors d'un rassembl
Foto (c) AFP: Des jeunes patriotes pro-Gbagbo brandissent un panneau hostile à Nicolas Sarkozy lors d’un rassemblement le 29 décembre 2010 à Abidjan
Sarkozy-feindliche Plakate, Versammlung der pro-Gbagbo “patriotischen Jugend”

9. L’ONU met en garde contre attaque du QG de Ouattara à Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 30.12.2010 20:00
L’attaque annoncée par les partisans de Laurent Gbagbo contre le quartier général de son rival Alassane Ouattara à Abidjan, protégé par les troupes onusiennes, pourait “rallumer” la guerre civile en Côte d’Ivoire, a averti jeudi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
“Une attaque contre le Golf Hôtel risque de provoquer des violences à grande échelle qui pourraient rallumer la guerre civile”, a déclaré M. Ban, rappelant que la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’Onuci, peut utiliser “tous les moyens nécessaires pour protéger son personnel ainsi que les fonctionnaires d’Etat et les autres civils présents dans l’hôtel”.
….
© 2010 AFP
=> DIE FOLGENDEN LETZTEN VIER FRZ. ARTIKEL HABE ICH WEGEN DES ATTENTATS IN ÄGYPTEN NICHT ÜBERSETZT; SONDERN MIT EINEM EINZIGEN DEUTSCHE-WELLE-ARTIKEL ERSETZT. SIE KÖNNEN ES SELBER MACHEN:
AUTOMATISCHER ÜBERSETZER: TEXT KOPIEREN, INS TEXTFELD SETZEN, SPRACHE WÄHLEN
10. Côte d’Ivoire: l’ONU fera tout pour enquêter sur de possibles charniers
NEW YORK (Nations unies) (AFP) – 02.01.2011 20:04
L’ONU fera tout pour accéder à un village ivoirien où se trouverait un charnier, a affirmé son chef Ban Ki-moon lors d’un entretien avec Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le nouveau président de la Côte d’Ivoire.
L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) “a reçu pour instruction de faire tout ce qui est possible pour accéder aux zones affectées, à la fois pour la prévention et pour enquêter et établir les infractions, de sorte que ceux qui sont responsables soient tenus responsables”, précise un communiqué publié dimanche par les Nations unies.
M. Ban a également réitéré le soutien “indéfectible” des Nations unies à M. Ouattara, au cours d’un entretien téléphonique dans la nuit de samedi à dimanche.
Jeudi, l’ONU avait accusé les forces fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir, d’avoir empêché plusieurs fois une mission de l’ONU d’accéder au village d’Anyama, dans la banlieue d’Abidjan.
Ban Ki-moon, a dit son porte-parole Martin Nesirky, “est alarmé par les informations faisant état de violations flagrantes des droits de l’homme” en Côte d’Ivoire.
De même source, M. Ouattara a demandé une enquête “rapide” de la Cour pénale internationale (CPI) sur des atteintes aux droits de l’homme.
Le camp Ouattara avait réclamé dès le 23 décembre la venue d’une mission de la CPI pour enquêter sur la répression de ses partisans par les forces pro-Gbagbo.
Ban Ki-moon, a dit son porte-parole, a aussi salué “la retenue et la patience montrées” par M. Ouattara, “y compris face à des actes de provocation”.
La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre, selon le dernier bilan de l’ONU.
© 2011 AFP

11. Les pro-Gbagbo suspendent leur projet d’investir le QG de Ouattara à Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 02.01.2011 21:39
Charles Blé Goudé, leader des “jeunes patriotes”, fervents partisans de Laurent Gbagbo, a annoncé dimanche qu’il suspendait son projet de “libérer à mains nues” le Golf Hôtel d’Abidjan, qui sert de quartier général au camp d’Alassane Ouattara.
Plusieurs interlocuteurs ont saisi les jeunes patriotes “pour nous amener à surseoir à notre projet”, et à l’issue d’une réunion sur la question dimanche “nous avons décidé de donner une chance à la négociation qui est en cours”, a déclaré M. Blé Goudé à la télévision publique RTI.
“Mais nous mettons en garde les occupants du Golf Hôtel que nous ne sommes plus prêts à accepter quelque déclaration que ce soit menaçant d’attaquer les Ivoiriens, auquel cas – je le précise – nous viendrons les chercher, les déloger, les mains nues, de cet hôtel, quelle que soit l’armée qui va les protéger”, a-t-il ajouté.
Il a précisé qu’il remobiliserait ses partisans dès mardi, au lendemain de la venue à Abidjan d’une mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine (UA).
Mercredi, il avait déjà reporté un grand rassemblement de ses partisans programmé à Abidjan pour la défense de “la dignité et de la souveraineté” de son pays, mais avait annoncé dans la foulée avoir appelé les “jeunes patriotes” à se tenir prêts à “libérer” le Golf Hôtel à partir du 1er janvier.
Le report du rassemblement d’Abidjan avait coincidé avec la visite d’une mission de trois présidents ouest-africains mandatés par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour demander à M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu président à l’extérieur.
Charles blé Goudé avait justifié ce report en estimant qu’il fallait laisser sa “chance à la diplomatie”, phrase qu’il a répétée dimanche pour expliquer la suspension de l’invasion du Golf Hôtel.
Mais, a-t-il averti, “dès mardi, mon équipe et moi, nous reprenons à travers tout Abidjan et l’intérieur du pays nos tournées de mobilisation et de remobilisation en vue de pacifier notre pays, en vue de libérer totalement notre pays”.
© 2011 AFP

12. Crise ivoirienne: pour Ouattara, les discussions sont “terminées”
ABIDJAN (AFP) – 03.01.2011 22:33
Les émissaires africains chargés de trouver une issue à la crise en Côte d’Ivoire ont indiqué avoir eu une discussion “utile” lundi à Abidjan avec Laurent Gbagbo, sous la menace d’une intervention militaire de l’Afrique de l’Ouest s’il ne cède pas le pouvoir.
“Pour nous, les discussions sont terminées”, a déclaré à la presse M. Ouattara, à l’issue de plus de deux heures de discussions en fin de journée avec les médiateurs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Ces émissaires “vont retourner voir M. Gbagbo pour lui dire” que “je suis le président élu” à l’issue du scrutin du 28 novembre et “qu’il doit quitter le pouvoir dans les plus brefs délais”, a-t-il ajouté.
M. Ouattara, retranché au “Golf hôtel” d’Abidjan avec son gouvernement – sous la protection de 800 Casques bleus et un blocus routier des forces fidèles au régime Gbagbo – a ainsi rejeté la mise en place d’un “comité d’évaluation” de la crise post-électorale, proposée par son adversaire.
Le Premier ministre kényan Raila Odinga, envoyé par l’UA, et les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), mandatés par la Cédéao, ont retrouvé dans la soirée Laurent Gbagbo au palais présidentiel après un premier entretien dans l’après-midi.
Leur première rencontre a été “utile”, avait seulement dit Raila Odinga, en présence d’un Laurent Gbagbo souriant.
La Cédéao a exigé le retrait de M. Gbagbo au profit de M. Ouattara et menacé le président sortant d’user de la force, un “dernier recours” actuellement en préparation, s’il ne se pliait pas à cette injonction.
La Sierra Leone avait averti lundi matin qu'”aucun compromis” n’était envisageable, près d’une semaine après une première mission infructueuse de MM. Yayi, Koroma et Pires, et assuré que la discussion ne devait porter que sur les conditions pour “faciliter” le départ de M. Gbagbo.
S’il refuse de céder, la communauté internationale n’aura “pas d’autre choix” que la force, a insisté le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Raila Odinga, qui lui-même avait suggéré la manière forte, avait prévu de voir lundi soir à Abuja le président en exercice de la Cédéao, le chef de l’Etat nigérian Goodluck Jonathan, qui a promis de “nouveaux pas” dès mardi. Mais il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir si ce rendez-vous était maintenu.
Washington est prêt à “envisager” l’accueil aux Etats-Unis de M. Gbagbo, s’il le demande, pour aider à clore la crise, a dit un haut responsable américain sous couvert d’anonymat. “Mais toutes les possibilités risquent de disparaître rapidement”, a-t-il précisé, ajoutant que pour l’heure “il s’obstine”.
La mission de lundi paraissait de fait quasi impossible, M. Gbagbo ayant fermement fait savoir qu’il n’entendait pas quitter le palais présidentiel malgré l’intense pression extérieure.
“Nous n’allons pas céder”, a-t-il promis dans ses voeux du Nouvel an, fustigeant “une tentative de coup d’Etat menée sous la bannière de la communauté internationale”.
La situation était ces derniers jours plus que jamais bloquée, entre ultimatums qui expirent sans conséquence et manifestations reportées. Les partisans de M. Gbagbo ont ainsi ajourné dimanche l’assaut “à mains nues” qu’ils entendaient lancer sur le Golf hôtel.
Un échec du dialogue pourrait replonger le pays dans les violences, alors que 179 personnes ont déjà été tuées depuis mi-décembre selon l’ONU, qui a pointé la responsabilité des forces pro-Gbagbo. Ces violences ont fait 53 morts depuis fin novembre, dont 14 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à M. Gbagbo, selon le dernier bilan de son camp.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé que les Nations unies feraient tout pour accéder aux sites d’éventuels charniers.
© 2011 AFP

13. Raila Odinga à Abidjan: plus qu’un médiateur, le messager zélé de l’UA
NAIROBI (AFP) – 03.01.2011 14:57
Le Premier ministre kényan Raila Odinga, nommé médiateur de l’Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne, sait mieux que quiconque ce qu’une élection truquée signifie et devrait agir à Abidjan plus en messager zélé qu’en conciliateur.
Arrivé lundi matin dans la capitale ivoirienne, il va tenter d’obtenir, avec trois présidents en exercice d’Afrique de l’Ouest, le départ de Laurent Gbagbo de la présidence ivoirienne tout en assurant le président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara du soutien de l’UA.
C’est en terrain miné que M. Odinga, 65 ans, se déplacera à la présidence ivoirienne après avoir clairement affiché ses convictions sur la crise le 17 décembre à Nairobi: M. Gbagbo doit partir ou être délogé, par la force si besoin.
“Le monde ne peut attendre de M. Gbagbo qu’il agisse dans l’intérêt de la démocratie ou qu’il prenne des décisions en faveur de son peuple. Il faut dès lors prendre une décision pour lui”, avait-il déclaré.
Adams Oloo, professeur à l’université de Nairobi estime que M. Odinga, dont la neutralité paraît désormais sujette à caution, a précisément été choisi par l’Union africaine pour ces prises de position.
“L’UA voulait quelqu’un qu’on puisse appeler médiateur mais qui en fait partage son point de vue sur la situation. Ils n’attendent aucun compromis autre que la démission de Gbagbo”, a-t-il souligné.
Lors de son départ de Nairobi, M. Odinga a expliqué qu’il ferait de son mieux pour trouver une solution pacifique à cette crise tout en affirmant qu’il s’emploierait à “protéger la voix du peuple de Côte d’Ivoire”, en écho à de précédentes déclarations selon lesquelles une élection comporte toujours un vainqueur et un perdant.
Sa mission pourrait toutefois rapidement tourner court, tant la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) est en première ligne dans cette crise, qu’elle menace de résoudre par la force et non pas en imposant un gouvernement de coalition comme ce fut le cas au Kenya ou au Zimbabwe.
Trois ans jour pour jour avant la nomination de M. Odinga par l’Union africaine, le Kenya organisait le 27 décembre 2007 une élection présidentielle qui allait conduire M. Odinga à partager le pouvoir au terme d’un scrutin marqué par des fraudes massives.
Son rival et ancien allié, Mwai Kibaki était proclamé vainqueur de l’élection par la commission électorale avant de prêter serment dans la foulée.
Des violences politico-ethniques meurtrières avait conduit la communauté internationale à presser les deux hommes de signer un accord de partage du pouvoir fin février 2008: M. Kibaki conservait son poste de président tandis que M. Odinga prenait celui, spécialement créé, de Premier ministre.
L’accord, arraché sous forte pression internationale par l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, avait alors été présenté comme une victoire. Mais Raila Odinga n’a eu de cesse depuis de le qualifier de précédent néfaste, le comparant à un “viol de la démocratie”.
“C’est arrivé au Kenya, c’est arrivé au Zimbabwe. A présent, l’UA dit: si nous laissons cette tendance se poursuivre en Côte d’Ivoire, nous allons établir un très mauvais exemple”, juge M. Oloo.
Selon lui, envoyer un homme qui a accepté le partage du pouvoir en dépit de protestations légitimes sur le déroulement du scrutin et qui ensuite a qualifié le modèle de gouvernement de coalition de handicap pour son pays ne laisse aucune place au compromis en Côte d’Ivoire de la part de l’UA.
© 2011 AFP

Les restes d'un char de l'Onu le 30 décembre 2010 à Abidjan
Foto (c) AFP: Les restes d’un char de l’Onu le 30 décembre 2010 à Abidjan
Reste eines UN-Fahrzeugs

1. Côte d’Ivoire: Ouattara Lager gelingt es nicht, zum Generalstreik zu mobilisieren
ABIDJAN (AFP) – 27/12/2010 04.03
Die Befürworter von Alassane Ouattara in der Elfenbeinküste sind gescheitert mit der Mobilisierung zum Generalstreik gegen Laurent Gbagbo, aber sie nahmen unter Kontrolle die ivorische Botschaft in Paris, die bisher in den Händen des Lagers Gbagbo war.
Eingetaucht in eine schwere Krise seit den Präsidentschaftswahlen vom 28. November, von tödlicher Gewalt geprägt, war das Land gespannt für den Besuch am Dienstag von drei Führern der westafrikanischen Staaten.
Die sollen Gbagbo zum Abtritt auffordern, sonst läuft er Gefahr einer regionalen militärischen Intervention.
UM die starke Druck von außen zu unterstreichen, hatte die Koalition Partei Pro-Ouattara Menschen aufgefordert, “nicht mehr zu arbeiten” ab Montag.
Aber wie ein Aufruf an die “Ungehorsam” letzte Woche, dieser Slogan blieb fast ungehört Montag – der staatliche Rundfunk ist noch von Gbagbo kontrolliert.
Von gehobenen Viertel Cocody (Norden) bis in die Gegend von Treichville (Süden), bot Abidjan die gleiche Bild: Hupkonzert und Staus, Taxis fahren Slalom, Geschäfte öffnen.
Doch im Zentrum des Landes, in Bouake, Hochburg der ehemaligen Rebellen Neuen Kräfte (NF) mit Ouattara kombiniert, wurden die Aufrufe besser gefolgt, und öffentliche Dienstleistungen geschlossen wurden.
Ouattaras Lager aber hatte eine Quelle der Zufriedenheit im Ausland. Fünfzig seiner Anhänger “übernahmen die Kontrolle” am Montag, ohne “nennenswerte Zwischenfälle”, der Botschaft von Côte d’Ivoire in Paris, sagte der AFP Französisch Polizei Quelle.
… Die Funktion des Botschafters in Frankreich, der ehemaligen Kolonialmacht und die wichtigsten wirtschaftlichen Partner, ist eine Schlüsselposition für die Macht in der Elfenbeinküste.
Aber Gbagbo ist in wichtigerer Vorbereitung am Dienstag mit der Ankunft in Abidjan der Präsidenten Yayi Boni (Benin), Ernest Koroma (Sierra Leone) und Pedro Pires (Kap Verde).Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) hat Laurent Gbagbo bedroht, Gewalt anzuwenden, wenn er nicht das Büro verlassen wird.
Drei Staatschefs aus Westafrika sollen ihn in Abidjan am Dienstag bitten, sich zu Gunsten von Alassane Ouattara zurückzuziehen, anerkannter Präsident von der großen Mehrheit der internationalen Gemeinschaft.
In Interviews mit Französisch Zeitungen Le Figaro und Le Monde, sagte Laurent Gbagbo “ernst nehmen” die Bedrohung, aber
… => ZUSAMMENFASSUNG VOM INTERVIEW IST LETZTER ARTIKEL DES TEILS III
Die Furcht vor weiterer Gewalt – 173 Tote vor kurzem laut Vereinten Nationen, 53 Todesfälle seit Ende November laut Regierung Gbagbo – drängen mehr und mehr Ivorer, ihr Land zu verlassen. Rund 14.000 nach Liberia sind in einem Monat geflohen, sagt die UNO.
© 2010 AFP

2. Die Pro-Ouattara übernahmen die Kontrolle über die ivorische Botschaft in Paris
PARIS (AFP) – 2010.12.27 16.39
“Wir haben gerade das Porträt von Gbagbo abgehängt”: dreißig Anhänger von Alassane Ouattara übernahmen Montag die Kontrolle der Botschaft der Republik Côte d’Ivoire in Paris, welche wartet auf die Ankunft eines Gesandten von Alassane Ouattara ernannt, um zu ersetzen einen Freund von Laurent Gbagbo.
“Der Ivorer kamen zu sagen, sie sind krank und müde, und dass die Botschaft sollte gewaschen werden. Alle Personen, die von Gbagbo nominiert worden sind, sind nicht mehr anerkannt. Sie müssen gehen”, erklärte der AFP Youpeh Marcel, der Vorsitzende der Sammlung für Frankreich von Houphouetists für Demokratie und Frieden (RHDP, ivorischen Opposition), die von pro-Ouattara-Leuten besteht.
“Ich appelliere an die Botschaften von Côte d’Ivoire weltweit. Diplomaten von Gbagbo ernannt sollen gehen. In Abidjan, sie verhindern legitime Minister den Besitz ihrer Ämter zu nehmen, also werden wir verhindern Diplomaten von Gbagbo, ihre Botschaften zu betreten “, sagte er beim Verlassen des Gebäudes.
Französisch Polizei bestätigte, dass die Aktion der Anhänger von Alassane Ouattara fand ohne Zwischenfälle in der Botschaft statt. Französisch Polizei in Kampfausrüstung blockierte Montagnachmittag den Eingang zur Botschaft, in der Nähe des Arc de Triomphe in Paris, die Zeit, um “die Situation zu klären”, sagte sie der Nachrichtenagentur AFP.
Nach einem Aufruf zum Generalstreik in Côte d’Ivoire durch Alassane Ouattara Lager vom Montag, “die Jugend von RHDP entschieden, dass Beamte der Botschaft wurden auch gebeten, nicht mehr zu arbeiten” sagte aus dem Inneren des Gebäudes Karamoko Bouaké, Generalsekretär der RHDP in Frankreich, per Telefon kontaktiert.
“Beamte verschwunden sind. Es gab keine Gewalt. Wir erwarten die Ankunft des neuen Botschafters”, fügte er hinzu.
Bis Montag Morgen, die Botschaft hatte normal gearbeitet, bemerkte der AFP.
Diese Besetzung des ivorischen Vertretung in Paris fiel mit der Ankündigung der Ernennung eines neuen Botschafters nach Frankreich von Alassane Ouattara zusammen, um Peter Kipré,eine Figur in der Nähe des scheidenden Präsidenten Laurent Gbagbo, zu ersetzen. Kipre war nicht in der Botschaft am Montag.
“Wir haben Kenntnis von dieser Entscheidung durch die berechtigten Behörden von Côte d’Ivoire, sowie den Antrag auf Genehmigung eines neuen Botschafters. Die Akkreditierung ist im Gange”, sagte Sprecher Französisch Ministerium für Auswärtige Angelegenheiten Bernard Valero.
Die Funktion des Botschafters in Frankreich, der ehemaligen Kolonialmacht und der wichtigste wirtschaftliche Partner, ist eine Schlüsselposition für die Macht in der Elfenbeinküste.
Außerhalb der Botschaft, zehn Ivorer, gekommen um administrative Aufgaben durchzuführen, sagten ein wenig irritiert zu sein “als Geiseln genommen von einer politischen Fraktion”, sagte ein junges Mädchen.
“Eine Aktion wie das ist ein Putsch,” ein junger Mann protestiert, ein Anhänger von Laurent Gbagbo.
Andere hatten Angst vor weiteren Zusammenstößen wie jene, 26. Dezember in Paris ausgebrochen, zwischen mehrere hundert Anhänger von Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara, mit zwei Verletzte, ein mit einem Messer.
© 2010 AFP

3. Côte d’Ivoire “im Namen Jesu”, Frauen beten für den Frieden in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 27/12/2010 15.25
Hunderte von Christinnen, welche zeigten deutlich oder subtil Unterstützung für Laurent Gbagbo, sammelten sich Montag in Abidjan zum Gebet für den Frieden.
“Im Namen Jesu!”, “Wir sind Deine Kinder, wir bitten dich, erbarme dich unser”, hörten wir in der Menge, die ein paar Männer enthielt, versammelt am Platz der Republik, einem der größten in der Hauptstadt der Wirtschaft.
“Wir sind hier, um für Côte d’Ivoire zu bereuen, und damit die Kinder der Côte d’Ivoire versöhnt werden können”, sagte der AFP Hortense Kolade, Vorsitzende der Vereinigung der christlichen Frauen von Elfenbeinküste.
“Der Krieg ist nicht die Lösung. (…) Es ist Gott, der die Lösung für alles ist”, sagte Mrs. Kolade, das Gesicht mit Asche bedeckt und trägt, wie viele Demonstrantinnen, über ihrer Kleidung einen Sack aus Jute, ein Zeichen von “Demut”.
“All die ivorischen Frauen, die hier sind, für Côte d’Ivoire sind sie da und für Präsident Gbagbo, dass sie da sind!”, Sagte eine solche Christin, Christine Brissi.
“Die derzeitige Situation ist die Schuld der ECOWAS, die internationale Gemeinschaft, UNO, EU (Europäische Union), die nicht zulassen will ihn, der die Wahlen in der Regel gewonnen hatte und verfassungsmäßig gewählte ist “, beharrte sie.
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) hat Laurent Gbagbo bedroht, Gewalt anzuwenden, wenn er nicht das Büro verlassen wird.
Drei Staatschefs in Westafrika sollen ihn in Abidjan am Dienstag bitten, sich zu Gunsten von Alassane Ouattara zurückzuziehen, anerkannter Präsident von der großen Mehrheit der internationalen Gemeinschaft.
© 2010 AFP

4. Côte d’Ivoire: Afrikaner sprechen mit Gbagbo, UN-Friedenstruppen werden angegriffen, Generalstreik besser befolgt
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 10.13
Drei westafrikanischen Präsidenten kamen Dienstag, um mit Laurent Gbagbo sprechen, ihn davon zu überzeugen, die Macht an seinen Rivalen Alassane Ouattara abzutreten, unter Androhung einer militärischen Intervention; der Besuch führte zu der Verschiebung von einer großen Versammlung von Pro-Gbagbo-Leuten, ursprünglich geplant für Mittwoch in Abidjan.
Kurz vor dem Treffen wurde ein Konvoi der UN-Mission in Côte d’Ivoire, der UNOCI, in Abidjan von einer “Menge” angegriffen, die verletzte einen Blauhelm mit einer Machete und verbrannte ein Fahrzeug der Mission . UNOCI wurde von denen die miltärische Unterstützung Ouattaras vorgeworfen.
“Alles lief gut,” sagte lapidar an die Presse der beninische Präsident Boni Yayi am Ende einer zweieinhalbstündigen Sitzung mit Laurent Gbagbo im Präsidentenpalast. Yayi wurde von seinen Kollegen aus Sierra Leone und Kap Verde, Pedro Pires und Ernest Koroma, begleitet.
Alle drei wurden von der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) mandatiert.
Nach einem Treffen mit Gbagbo, sprachen sie für etwa drei Stunden mit Ouattara im Grand Hotel, das als Hauptquartier dient, blockiert von Kräften, die loyal zu seinem Rivalen stehen.
Der Regierungssprecher Ouattaras, Patrick Achi, sagte, dass “der Status des Präsidenten der Republik von Alassane Ouattara (vorläufig) nicht verhandelbar ist”, “wir müssen jetzt verhandeln Bedingungen des Abzugs des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo. ”
Der Besuch der drei Staatschefs führte auf unbestimmte Vertagung einer großen Versammlung der “jungen Patrioten”, glühende Befürworter Gbagbos, die ursprünglich für Mittwoch in der wirtschaftlichen Hauptstadt geplant war.
“Es ist vertagt, um zu geben Diplomatie eine Chance”, sagte der AFP ihr Anführer Charles Ble Goude und fügte hinzu, er werde nicht geben seine Gegner “die Möglichkeit, in ihrem Bürgerkrieg zu gelingen.”
Seit mehr als einer Woche hat Ble Goude seine Truppen während der Sitzungen in den verschiedenen Bezirken der Stadt Abidjan für die Veranstaltung “Würde und Souveränität” der Côte d’Ivoire mobilisiert.
Gbagbo, der “ernst” nimmt die Bedrohung der ECOWAS, hat eine “Verschwörung” der ehemaligen Kolonialmacht Französisch und den Vereinigten Staaten angeprangert.
Dienstag Nacht hat seine Regierung damit gedroht, Botschafter der Länder auszuweisen, die auf Antrag Ouattaras …. siehe Artikel Nr.6

Ein Aufruf zum Generalstreik vom Lager Ouattara war besser befolgt Dienstag als am ersten Tag Montag, und führte insbesondere in Abidjan zu eine drastische Verringerung des öffentlichen Verkehrs.
“Wir haben feste Anweisungen von unseren Chefs in Abidjan. Der Streik ist national und alle Taxifahrer in San Pedro haben mit dem Slogan eingehalten”, sagte Moussa Touré, ein Beamter der Union der Taxifahrer diese Stadt in Süd-West, erste Anlaufstelle für den Export von Kakao in der Welt.
© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: Regierung Ouattara appelliert an die Beamten
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 11.30
Die Regierung von Alassane Ouattara hat gedroht, Sanktionen gegen Beamte, die mit dem Regime des Laurent Gbagbo weiterhin zusammenarbeiten, zu verhängen.
Ouattara bekräftige “seinen dringenden Appell an alle Beamten und staatlichen Angestellten, nicht in irgendeiner Weise zusammenarbeiten, entweder aktiv oder passiv, mit dem illegalen und illegitimen Regime von Laurent Gbagbo,” sagte eine Erklärung unterzeichnet von Gnamien Konan, Minister für den Öffentlichen Dienst.
Der Minister wurde aufgefordert, “eine umfassende Liste” dem Aufruf zuwiederhandelder Beamter und einen “einen Disziplinarausschuss” einzurichten, so die Erklärung.
Nach einem Monat der politischen Krise, Herr Gbagbo kontrolliert noch die wichtigsten Hebel der Macht, die der Verwaltung.
© 2010 AFP

6. Côte d’Ivoire: Gbagbo Regierung droht, Botschafter auszuweisen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.28 21.52
Die ivorische Regierung von Laurent Gbagbo hat gedroht, Botschafter der Länder zurückkehren zu lassen, die auf Antrag seines Konkurrenten Alassane Ouattara dessen Vertreter als Botschafter akzeptieren, gemeint ist vor allem Frankreich, ohne es direkt zu benennen.
“Wir hören, dass einige Regierungen handeln aufgrund von Korrespondenz von Herrn Alassane Ouattara, um ein Ende der Mission unserer Botschafter in ihren Ländern einzuleiten”, sagte eine Regierungserklärung Gbagbos im staatlichen Fernsehen.
“Angesichts solcher Entscheidungen”, die “im Gegensatz zu diplomatischen Praxis sind” die Regierung “behält sich das Recht auf Gegenseitigkeit bei der Beendigung der Mission der Botschafter der betroffenen Länder vor”, so der Text verlesen von Regierungssprecher Ahoua Don Mello.
Frankreich gab am Montag bekannt …. siehe Artikel Nr.2
Belgien hat sich entschlossen, als neuen Vertreter in Brüssel anzuerkennen ein ivorischer Investment Officer, auch von Herrn Ouattara benannt.
© 2010 AFP

7. Angst vor “Völkermord” an der Elfenbeinküste
Afrika | 30.12.2010 | Deutsche Welle World – Afrikaredaktion
Ungeachtet internationaler Appelle bleibt Machthaber Gbagbo stur: Der Wahlverlierer will den Präsidentenpalast nicht räumen. Auch wenn weiter verhandelt werden soll – die Planungen für eine Militärintervention laufen – und die Gbagbo-Jugend ruft zum Sturm auf das Hauptquartier Ouattaras auf.
– Anm. Blogautor: Anstelle der Übersetzungen der französischen Artikel #7 und #8 kopiere ich hier die Zusammenfassung von DWW, dem besten professionellen deutschen Medium in punkto Afrika- Berichterstattung. Danke, DWW, weiter so! –
Bei einem Treffen mit UN-Generalsekretär Ban Ki Moon in New York fand der ivorische Diplomat Youssoufou Bamba deutliche Worte: Der Machtkampf zwischen dem bisherigen Präsidenten Laurent Gbagbo und dem gewählten Staatschef Alassane Ouattara “bringe die Elfenbeinküste an den Rand eines Völkermordes”, erklärte Bamba. Er war von Ouattara zum neuen UN-Botschafter seines Landes ernannt worden.
Ebenso wie die Afrikanische Union, die USA und die Europäische Union sind auch die Vereinten Nationen der Überzeugung, dass der bisherige Oppositionsführer Ouattara die Stichwahl um das Präsidentenamt Ende November gewonnen hat. Die internationale Staatengemeinschaft beruft sich dabei auf das von der Wahlkommission in Abidjan verkündete Ergebnis. Gbagbo verweist hingegen darauf, dass ihn der ivorische Verfassungsrat zum Wahlsieger erklärt habe.

Mit Waffengewalt gegen Gbagbo?

Youssoufou Bamba berät nach eigener Darstellung bereits mit Mitgliedern des Weltsicherheitsrats über Möglichkeiten für eine Machtübernahme Ouattaras. Bei Unruhen nach der Präsidentenwahl sind nach UN-Angaben bislang mindestens 173 Menschen getötet worden. Sie hätten nur deshalb sterben müssen, “weil sie demonstrieren, ihre Meinung äußern und den Willen des Volkes verteidigen wollen”, sagte Bamba.
Die westafrikanische Staatengemeinschaft ECOWAS will vorerst weiter auf Verhandlungen mit Gbagbo setzen. Eine militärische Intervention scheine momentan glücklicherweise vom Tisch, sagte Jorge Borges, Staatssekretär im kapverdischen Außenministerium. Der Vermittlungsversuch der ECOWAS-Delegation unter Leitung der Staatschefs von Sierra Leone, Benin und Kap Verde habe eine “Brücke zum Dialog” gebaut. Den drei Präsidenten war es in dieser Woche allerdings nicht gelungen, Gbagbo zum Amtsverzicht zu bewegen. Der amtierende ECOWAS-Vorsitzende, Nigerias Präsident Goodluck Jonathan, teilte mit, dass die Vermittlungsbemühungen am kommenden Montag (03.01.2011) fortgesetzt werden sollen.
In der nigerianischen Hauptstadt Abuja ging unterdessen ein zweitägiges Treffen der Armeechefs der ECOWAS-Staaten zu Ende, in dem es nach Angaben von Teilnehmern um die Planung einer möglichen Intervention in der Elfenbeinküste ging. Die 15 Länder umfassende ECOWAS hatte vergangene Woche mit einer Militärintervention gedroht, sollte Gbagbo die Macht nicht freiwillig abgeben.

Ouattara in Gefahr?

Bisher deutet jedoch nichts auf ein Einlenken Gbagbos hin: Er hat die Armee hinter sich, Ouattara und sein Kabinett hingegen müssen sich in einem von UN-Soldaten bewachten Hotel am Rande von Abidjan verschanzen. Anhänger des bisherigen Präsidenten drohten mit dem Sturm auf das Hotel. Am Neujahrstag werde die “Jugend der Elfenbeinküste” das Gebäude “mit bloßen Händen befreien”, kündigte Jugend- und Arbeitsminister Charles Blé Goudé vor einer jubelnden Menge an. (Fotos)
Die Europäische Union verstärkte inzwischen ihren Druck auf Gbagbo. Sie weitete ihre Liste mit Einreiseverboten gegen Gbagbo und seine Regierung von bisher 19 auf 61 Personen aus. Auch deren Vermögen in Europa sollten bald eingefroren werden, berichtete die EU-Kommission in Brüssel. Gemeinsam stellten die EU-Staaten klar, dass sie nur noch diplomatische Vertreter des Wahlsiegers Ouattara anerkennen wollen. Die Gbagbo-Regierung drohte ihrerseits mit der Ausweisung von Diplomaten jener Staaten, die den bisherigen Staatschef nicht mehr anerkennen.
Autor: Christian Walz (dapd, dpa, rtr, afp)
Redaktion: Reinhard Kleber

8. Die UN warnt vor Angriff auf das Hauptquartier Ouattaras in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 30.12.2010 20.00 Uhr
Der von Gbagbo-Anhängern angekündigte Angriff gegen das Hauptquartier seines Rivalen Alassane Ouattara in Abidjan, von UN-Truppen geschützt, kann den Bürgerkrieg in Côte d’Ivoire “wieder aufleben” lassen, warnte der Generalsekretär der Ban Ki-moon am Donnerstag.
“Ein Angriff gegen das Golf Hotel kann große Gewalt auslösen, die den Bürgerkrieg entfachen könnte”, sagte Ban, mit der Feststellung, dass die UN-Mission in Côte d’Ivoire, ONUCI, “alle notwendigen Mittel zum Schutz ihres Personals und Staatsbeamter und anderer Zivilisten in dem Hotel” einsetzen kann.
….
© 2010 AFP

9. Afrikaner machen weiter Druck auf Gbagbo, Hotelangriff der Gbagbo-Jugend abgesagt
Côte d’Ivoire | 03.01.2011 | Deutsche Welle World
Drei afrikanische Präsidenten und der kenianische Regierungschef Raila Odinga versuchen in der Elfenbeinküste wieder, Laurent Gbagbo zum Rücktritt zu bewegen. Gbagbo hatte sich selbst zum Präsidenten des Landes ernannt.
– Anm. Blogautor: Anstelle der Übersetzungen der französischen Artikel #10 bis #13 kopiere ich hier eine kurze Zusammenfassung von DWW, dem besten professionellen deutschen Medium in punkto Afrika- Berichterstattung. Danke, DWW, weiter so! –
Sie können sich die frz. ausführlichen Texte übersetzen: über Artikel 10 steht der Übersetzerlink und Gebrauchsanweisung

In der Republik Elfenbeinküste geht der Machtkampf in eine neue Runde. Die westafrikanische Staatengemeinschaft ECOWAS und die Afrikanische Union haben am Montag (03.01.2011) den Rücktrittsdruck auf den amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo erhöht. Die ECOWAS drohte ihm mit dem Einsatz “legitimer Gewalt”.

Gbagbo zeigt sich weiter stur

Doch der Staatschef scheint davon unbeeindruckt, er kündigte erneut an, auf dem Posten zu bleiben. Gbagbo, der die Unterstützung der Armee und des Verfassungsgerichts hat, denke nicht daran, die Macht an seinen Herausforderer Alassane Ouattara abzugeben, sagte ein Sprecher.
Raila Odinga verhandelt im Namen der Afrikanischen Union mit Gbagbo, die Präsidenten von Benin, Sierra Leone und Kap Verde sprechen als Vertreter ECOWAS-Vertreter mit dem selbsternannten Präsidenten. Sie hatten schon in der vergangenen Woche vergeblich versucht, Gbagbo zum Einlenken zu bewegen.
Gbagbos Verhandlungsposition ist schwach: Die internationale Gemeinschaft ist sich einig – Alassane Ouattara ist der rechtmäßige Präsident des Landes. Die Wahlkommission hatte ihn zum Sieger der Präsidentschaftswahl vom 28. November 2010 erklärt. Gbagbo erkennt das Ergebnis bis heute nicht an.

Würdevoller Abgang?

Bei den Vermittlungsgesprächen am Montag sollte es in erster Linie darum gehen, Laurent Gbagbo Wege zu zeigen, wie die Machtübergabe “respektvoll” vollzogen werden könne, sagte der Informationsminister von Sierra Leone, Ibrahim Ben-Kargbo, der BBC. Und: “Es gibt nichts zu verhandeln, Gbagbo muss zurücktreten.” Sollte es zu keiner Einigung kommen, müsse Gbagbo notfalls mit Hilfe einer Militärintervention zum Rücktritt gezwungen werden, sagte der Politiker aus Sierra Leone. Er sprach von “gesetzlich gerechtfertigter Gewalt”. Allerding sei Gewalt das letzte Mittel.

Hotel-Angriff abgesagt

In den vergangenen Wochen kam es in der Elfenbeinküste immer wieder zu gewaltsamen Zusammenstößen zwischen Anhängern beider Lager. Mindestens 200 Menschen kamen dabei ums Leben. Der international anerkannte Wahlsieger Alassane Ouattara hält sich seit Wochen – beschützt von UN-Blauhelmsoldaten – im Golf Hotel in Abidjan auf. Die Unterstützer von Alt-Präsident Gbagbo hatten eigentlich die Erstürmung des Hotels angekündigt. Am Sonntag kündigte der Gbagbo-Vertraute und Anführer der militanten “Jungen Patrioten”, Blé Goudé, dann aber an, seine Bewegung wolle den “laufenden Verhandlungen eine Chance” geben. Deshalb habe sie den Angriff auf Ouattaras Hauptquartier erst mal ausgesetzt.

Verantwortlich für Unruhen

Blé Goudé forderte die “Besatzer des Golf Hotels” gleichzeitig auf, das Hotel zu verlassen. Goudé, der auch Jugend- und Arbeitsminister ist, hatte 2004 blutige antifranzösische Unruhen angezettelt und wurde dafür mit UN-Sanktionen abgestraft.
Die EU teilte unterdessen am Freitag mit, dass sie nach den Sanktionen gegen Gbagbo und 19 Personen aus seinem engsten Umfeld nun auch Sanktionen gegen 59 weitere Personen verhängt habe.
Autoren: Christine Harjes/Thomas Grimmer

0 thoughts on “MACHTKAMPF in ELFENBEINKÜSTE (Part IV): ULTIMATIVE SITUATION FÜR GBAGBO — Côte d’Ivoire – La Dispute du pouvoir (Part IV): L’ONU enquête sur de possibles charniers – Raila Odinga à Abidjan”

  1. Vom Blogautor – en francais plus bas

    Zitat Achille Mbembe:

    “Diesen strukturellen Dynamiken fügt sich eine weitere hinzu: das Auftauchen einer Kultur des Baseballschlägers, des blutigen Aufruhrs ohne Zukunft, der sich bei günstiger Gelegenheit in Plünderkriege verwandelt. Diese Art von Lumpenradikalismus (Anm.: Original: sorte de lumpen-radicalisme), in Wahrheit Gewalt ohne alternatives politisches Projekt, wird nicht nur von “sozialen Kadetten”, deren tragische Symbole die “Kindersoldaten” und die “Joblosen” der Armenghettos sind, getragen. Diese Sorte blutigen Populismusses wird, sobald nötig, auch von sozialen Kräften mobilisiert, die kraft ihrer Kolonisierung des Staatsapparates aus ihm ein Instrument persönlicher Bereicherung gemacht haben. Oder ganz einfach eine private Ressource oder eine Quelle des Raffens jeglicher Art, im Zusammenhang mit dem täglichen Kampf der Anhäufung oder schlicht dem täglichen Überlebenskampf. Um den Preis der Zerstörung von Staat, Wirtschaft und der Institutionen ist diese Klasse zu allem bereit, um ihre Macht zu erhalten, und im Übrigen ist in ihren Augen Politik nichts anderes als eine Methode, den Bürgerkrieg oder den ethnischen Krieg mit anderen Mitteln zu führen.”
    http://andreassozpol.blog.de/2010/10/04/afrikaner-preis-demokratie-selber-bezahlen-50-jahre-afrikanische-unabhaengigkeit-texte-afrika-9454197/

    A ces dynamiques structurelles vient s’en ajouter une autre : l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain, et qui, à l’occasion, tourne facilement à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, n’est pas seulement porté par les “cadets sociaux”, dont l’enfant-soldat et le sans-travail des bidonvilles constituent les tragiques symboles. Cette sorte de populisme sanglant est également mobilisée, lorsqu’il le faut, par les forces sociales qui, ayant colonisé l’appareil d’Etat, en ont fait l’instrument de leur enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée, ou encore une source d’accaparements en tout genre, dans le contexte de la lutte quotidienne soit pour l’accumulation, soit pour la survie pure et simple. Quitte à détruire l’Etat, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
    http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/01/aux-africains-de-se-battre

  2. Venance Konan, ivorischer Schriftsteller, schreibt beeindruckende (hoffentlich auch die Adressaten!) offene Briefe an die Sprecherin von Gbagbo, an den Cardinal Bernard Agré, an die nach Frankreich ausgewanderten sog. “Panafrikanisten”:

    http://www.taz.de/1/politik/afrika/artikel/1/die-nacht-der-hyaenen/

    taz 22.12.2010

    Die Nacht der Hyänen
    Wie kann es sein, dass einstige Kämpfer für Demokratie heute die Diktatur Laurent Gbagbos unterstützen? Ein Brandbrief eines ivorischen Intellektuellen an Gbagbos Sprecherin Jacqueline Oble. VON VENANCE KONAN

    Die Nacht ist gefallen. Und ich höre das fiese Gelächter der Hyänen, übelriechend, herumstreunend, die Zähne gebleckt, auf der Suche nach Aas.
    Die Nacht ist über die Elfenbeinküste gefallen. Laurent Gbagbo hat seine liberianischen und angolanischen Killer von der Leine gelassen. Nichts zieht sie so an wie der Geruch von Blut und das Versprechen von Beute, von Vergewaltigung, von Plünderung. Und ich höre seine Wachhunde, wie sie gegen die gesamte Welt bellen und alle verdammen, die nicht auf ihrer Seite stehen. “Gott ist mit uns”, stoßen sie hervor. Gott? Oder der Teufel?
    Die Nacht ist über unsere Elfenbeinküste gefallen. Die Nacht der langen Messer? Oder die Nacht des befreienden Opfers? Die Hyänen streunen herum. Aber die Jäger sind auf der Pirsch. Hören sie sie kommen? Es kümmert sie nicht. Sie brauchen Aas. Sie wissen, dass Menschen gefallen sind. Zu feige, um sich lebende Ziele zu suchen, bevorzugen sie Leichen. Zu beschäftigt mit dem Zerreißen des Fleisches, dem Zerknacken der Knochen, hören sie nicht, wie die Jäger sich nähern.
    Laurent Gbagbo hat seine Milizen und Söldner von der Leine gelassen. Hörst du sie nicht, Jacqueline? Jacqueline Lohoues Oble, hörst du nicht die Schüsse, die durch unsere Nächte peitschen, das Wimmern der verwundeten Körper, die sich auf der Erde wälzen, das hysterische Schreien der Mütter, die ihre toten Kinder beweinen? Nein, Jacqueline, du bist Laurent Gbagbos Sprecherin, aber du hast nichts gehört. Du hast nichts gesehen. Die jungen Leute, die in Abobo und Adjamé getötet wurden, die in Bassam von der Polizei verschleppt wurden; die Frauen aus dieser Stadt, von der Soldateska verprügelt und nackt ausgezogen. Jacqueline, welchen Pakt hast du mit Laurent Gbagbo besiegelt, um auf diese kranke Rolle reduziert zu werden?
    Du warst die erste Juraprofessorin in ganz Afrika südlich der Sahara, Jacqueline. Du warst die Doyenne der juristischen Fakultät von Abidjan. Du warst Justizministerin zu den Zeiten von Houphouet-Boigny. Nun lässt du dich herab, in eine Phantomregierung einzutreten, gemeinsam mit einem Blé Goudé, der sein Diplom erschwindelt hat und von der UNO wegen Mordes und Vergewaltigung mit Sanktionen belegt wurde?

    Vénance Konan, geb. 1958, ist Journalist und Schriftsteller aus der Elfenbeinküste. 2003 veröffentlichte er den Bestsellerroman “Les prisonniers de la haine”. Im Januar 2011 veröffentlicht er im Verlag Marcel Favre (Schweiz) sein neues Buch “Chroniques afro-sarcastiques: 50 ans d’indépendance, tu parles!” Foto: privat
    Was ist mit dir passiert, Jacqueline? Sag mir bloß nicht, dass du Laurent Gbagbo bewunderst. Laurent Gbagbo, der Prahlerei zur Staatskunst erhoben hat, der seine Studentengewerkschaftler das Schulsystem hat zerstören lassen, der auf Demonstrationen der Bevölkerung immer mit scharfer Munition antwortet, der die Korruption Besitz von der gesamten Gesellschaft hat ergreifen lassen. Nein, Jacqueline, sag mir bloß nicht, du seist stolz darauf, was Laurent Gbagbo aus unserem Land gemacht hat!
    Wir haben dich einst bewundert, zum Beispiel als du 1998 von deinem Mandat in der Nationalversammlung zurücktratest, oder als du zur Präsidentschaftswahl kandidiertest. Wir haben dich unterstützt, als die alten rückschrittlichen Machos aus deiner Heimat dir sagten, die Präsidentschaft sei nichts für eine Frau. Wir waren von deinen Reden begeistert. Und nun redest du für den Totengräber der Demokratie? Jacqueline!
    Du bist Juristin. Du sagst, das Verfassungsgericht habe das letzte Wort bei unseren Wahlen, und da er Laurent Gbagbo zum Wahlsieger erklärt hat, muß man ihn als solchen anerkennen. Aber wenn das Verfassungsgericht das letzte Wort hat, dann um Recht zu sprechen, nicht um es zu beugen. Was sagst du denn zu Artikel 64 des ivorischen Wahlgesetzes, wonach im Falle der Feststellung schwerer Unregelmäßigkeiten, die die Regelmäßigkeit des Wahlgangs beeinflussen und das Gesamtergebnis in Frage stellen, die Wahl annulliert werden muss und die Regierung auf Vorschlag der Wahlkommission einen neuen Wahltermin innerhalb von 45 Tagen ansetzen muss?
    Wenn Verfassungsgerichtspräsident Yao-Ndré, wie er behauptet, schwere Unregelmäßigkeiten in sieben Departements feststellt, und dass diese das Gesamtergebnis verfälscht hätten, warum hat er nicht das Recht angewandt und die Wahl insgesamt annulliert, wie es das Gesetz vorschreibt? Und warum hat Gbagbo akzeptiert, dass die Wahl in letzter Instanz von der UNO gebilligt werden muss, wenn ihm das Wort Yao-Ndrés genügt?
    Wieso duldest du diese Schmierenkomödie, Jacqueline? Um einen Ministerposten in einer Regierung zu ergattern, die die Mehrheit der Ivorer ablehnt, die im Ausland niemand anerkennt, die die Presse knebelt, die liberianische und angolanische Söldner ins Land holt, um jeden Tag und jede Nacht Ivorer zu töten und unsere Frauen zu vergewaltigen? Du, Jacqueline, bittest nun die UNO und die Franzosen, ihre Truppen abzuziehen, um die Bevölkerung schutzlos den Zähnen der Hyänen zu überlassen. Und du wirst wahrscheinlich die Hymne der gebeutelten Souveränität und des internationalen Komplotts gegen dein Land ertönen lassen. Was für eine Schande!
    Du siehst nicht, dass die Nacht über die Elfenbeinküste gefallen ist. Du siehst nicht, dass man dabei ist, die Demokratie zu töten, und dass sie um Hilfe ruft. Du siehst nicht, dass in unserem Land die schlimmste aller Diktaturen im Begriff ist, sich zu installieren. Kannst du wirklich ruhig schlafen? Nein, ich glaube das nicht. Man zwingt dich zu singen, Jacqueline. Sag es uns. Sag uns, dass du es nicht freiwillig machst. Gib bitte nicht jenen recht, die sagen, Afrikas Unglück seien seine Intellektuellen, die das Füllen ihres eigenen Bauchs über die Interessen ihrer Länder stellen. Es ist noch Zeit, dass du dich eines Besseren besinnst und dich den Kämpfern für Demokratie anschließt.
    Denn der Tag wird kommen, das weißt du. Die gefräßigen Hyänen, denen das Blut von den Zähnen tropft, verstecken sich vor dem Tageslicht. Werden sie dafür Zeit haben? Ich bezweifle es. Sie hören nicht, wie die Jäger kommen, während sie sich ihrem Festschmaus hingeben. Die Jäger des Internationalen Strafgerichtshofs werden die stinkenden Hyänen bis in ihre dreckigen Höhlen verfolgen. Du weißt das, Jacqueline. Du bist Juristin. Wo wirst du sein, wenn die Jäger kommen? – (Übersetzt von Dominic Johnson)

  3. Publié le: 27/12/2010 dans LE PATRIOTE (Nicht-Gbagbo-Zeitung der Elfenbeinküste)

    Lettre à son Eminence le Cardinal Bernard Agré :
    “Quel genre de pasteur êtes-vous donc ? ”
    Le 23 décembre dernier, j’ai écouté le cardinal Bernard Agré à la télévision ivoirienne caporalisée par M. Laurent Gbagbo. Son Eminence a d’abord demandé que l’on ait une pensée pour les personnes qui avaient perdu la vie au cours des évènements des jours précédents, ainsi que pour leurs enfants et proches qui célèbreront Noël sans leur présence. Sur la crise elle-même, Bernard Agré, qui s’est présenté comme un simple pasteur, a rappelé que dans tous les pays du monde il y a une constitution qui s’impose à tous, et que notre constitution dispose qu’en matière d’élection, c’est le Conseil constitutionnel qui a le dernier mot. Ce qui signifie que lorsque le Conseil constitutionnel s’est prononcé, tout le monde doit s’incliner. Et pour illustrer son propos, il a pris l’exemple de la France où c’est le Conseil constitutionnel qui avait déclaré M. Sarkozy vainqueur de Madame Royal. Il a aussi pris l’exemple des Etats-Unis où c’est la Cour suprême qui avait départagé Georges W. Bush et Al Gore. Enfin, le cardinal s’est insurgé contre les ingérences de la communauté internationale qui ne sait que semer le chaos, comme elle l’a fait en Irak, avant de citer l’exemple du petit Vietnam qui avait réussi à défaire d’aussi grandes puissances que la France et les Etats Unis.
    Votre Eminence, dois-je vous rappeler que l’une des valeurs cardinales de la doctrine chrétienne est la Vérité ? Cette doctrine dit que Dieu a envoyé son fils Jésus sur terre pour dire la Vérité au Hommes. Et ce n’est pas par hasard que Jésus ponctuait tous ses sermons de ces mots : « en vérité je vous le dis ». Il est écrit dans le livre sacré des chrétiens, à Jean 14, « Et la Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Votre Eminence, les deux vérités que vous auriez dû dire à vos ouailles, et, au-delà d’eux, à tous les Ivoiriens, sont celles-ci.
    La première est qu’en 2005, à Pretoria, devant la méfiance qui régnait entre tous les acteurs politiques Ivoiriens, nos leaders politiques, avec à leur tête le chef d’Etat d’alors, M. Laurent Gbagbo, ont décidé que les résultats de ces élections-ci soient certifiés in fine par les Nations Unies. Et celles-ci ont traduit cela en 2007 par la résolution 1765. Cela veut dire que le dernier mot ne revenait plus au Conseil constitutionnel, mais au certificateur de l’ONU. Vous conviendrez avec moi, Votre Eminence, que si le dernier mot devait revenir à l’une de nos institutions, il n’aurait pas été nécessaire d’aller chercher un certificateur ailleurs. Et je remarque que vous-même n’aviez pas bronché lorsque le représentant de l’ONU avait certifié, après le Conseil constitutionnel, les résultats du premier tour qui plaçaient M. Gbagbo en tête du scrutin et éliminait entre autres M. Bédié. Comment donc pouvez-vous parler d’ingérence, dès lors que ce sont les Ivoiriens eux-mêmes qui ont demandé, sans aucune contrainte, à l’ONU de venir certifier leurs élections ? Vous n’avez pas vu d’ingérence dans nos affaires intérieures lorsque cette même communauté internationale finançait notre processus électoral, des audiences foraines à la fourniture d’isoloirs et d’encres indélébiles en passant par les inscriptions sur les listes électorales?
    La seconde vérité que vous auriez dû dire à vos ouailles, aux Ivoiriens, et au monde entier, est que notre droit dit précisément ceci à propos du rôle du Conseil constitutionnel: « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et le Représentant spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel. » Votre Eminence, nulle part notre droit n’autorise le Conseil constitutionnel à annuler les résultats d’une région et à inverser les résultats d’ensemble du scrutin. Si tant est que le Conseil constitutionnel avait le dernier mot comme vous le prétendez, il l’avait pour dire le droit, pas pour l’inventer. Le législateur ivoirien n’a pas donné au Conseil constitutionnel le pouvoir d’annuler les voix des électeurs de quelque région que ce soit, et pour quelque motif que ce soit. Le droit de vote est sacré dans toutes les démocraties. Personne, pas même une institution, ne peut se substituer à la volonté du peuple qui s’exprime à travers son vote. C’est pour cela que, s’il y a des fraudes, mais qui ne sont pas de nature à affecter le résultat d’ensemble du scrutin, ce que la Cour constitutionnelle a à faire est de confirmer les résultats donnés par la CEI. Si par contre ces fraudes sont de nature à fausser la volonté du peuple, on annule alors le scrutin et on redonne la parole au peuple. C’est tout simple, et tombe sous le coup du bons sens, me semble-t-il. Aussi je vous répète ce que vous savez d’ailleurs déjà, aucune disposition de notre droit ne donne l’autorisation au Conseil constitutionnel d’annuler les résultats d’aucune région. En le faisant, il a agi de manière totalement arbitraire, illégale et dangereuse. Vous n’ignorez pas que cette crise dont nous espérions sortir avec cette élection est née du sentiment d’exclusion des populations du nord créé par l’ivoirité. En annulant arbitrairement les scrutins de toutes les régions du nord, le Conseil constitutionnel nie leur citoyenneté ivoirienne aux populations de cette partie de notre pays. En percevez-vous les conséquences ? Ne voyez-vous pas qu’en avalisant une telle forfaiture, vous êtes en train de cautionner la destruction à court terme de notre pays ? Personne n’ignore les accointances entre les membres du Conseil constitutionnel et Laurent Gbagbo. C’est ce dernier qui nous a expliqué que le président de cette institution est l’un de ses amis et qu’il l’appelle affectueusement Pablo. Pablo et ses camarades se sont donc crus en devoir de sauver le soldat Laurent qui venait de perdre l’élection. Au mépris de la survie de leur pays. Dommage qu’ils n’aient pas fait leur cette phrase prononcée par Robert Badinter le 4 mars 1986, le jour où il prêtait serment en qualité de président du Conseil constitutionnel : « M. François Mitterrand, mon ami, merci de me nommer à la tête du Conseil constitutionnel. Mais sachez que dès cet instant, envers vous, j’ai un devoir d’ingratitude. » Aveuglés par leur devoir de gratitude envers leur bienfaiteur Laurent Gbagbo, Paul Yao-Ndré « Pablo » et ses amis du Conseil constitutionnel ont été les seuls à voir depuis Abidjan des fraudes massives dans tous les départements qui ont voté pour Monsieur Ouattara, là où les préfets, sous-préfets, observateurs internationaux, diplomates et journalistes présents sur le terrain n’ont vu que des incidents mineurs. Et aujourd’hui, Laurent Gbagbo et ses inconditionnels, dont je vous soupçonne d’en être, sont les seuls à voir en lui le président élu des Ivoiriens, tandis que le reste du monde voit plutôt M. Ouattara. Vous connaissez bien entendu cette phrase de Laurent Gbagbo prononcée en 1999 à propos de Slobodan Milosevic : « quand dans un village tout le monde voit un pagne en blanc et que vous êtes le seul à le voir en noir, c’est que vous avez un problème. »
    à suivre

  4. suite de la lettre au Cardinal:

    Votre Eminence, dois-je vous rappeler que c’est sous vos auspices que Laurent Gbagbo et feu Robert Guéï avaient passé en 2000 un pacte selon lequel Gbagbo acceptait que Guéï devienne président de la république tandis que lui-même se contenterait du rôle de Premier ministre ? Guéï a raconté cette histoire peu de temps avant d’être assassiné. A cette occasion, il vous avait attribué des qualificatifs peu élogieux que je me garderai bien de reproduire ici. Vous n’avez pas démenti. L’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000 s’est soldée par la mort de centaines de personnes. Jusqu’à ce jour je ne vous ai pas entendu condamner ces massacres. C’est dans les sous-sols de votre cathédrale que Robert Guéï s’était réfugié le 19 septembre 2002, et c’est là-bas que les soldats de Laurent Gbagbo sont allés le chercher pour l’abattre comme un chien sur la Corniche de Cocody, sans que l’on sache encore à ce jour qui les avait informés de sa présence dans vos locaux. Je ne vous ai pas encore entendu condamner cet assassinat. En mars 2004, Laurent Gbagbo a fait tirer sur les personnes qui avaient voulu manifester pour demander l’application de l’accord de Linas-Marcoussis. L’ONU a compté 120 morts. Je ne vous ai toujours pas entendu condamner ce massacre. En 2008 Laurent Gbagbo a fait tirer sur les femmes qui manifestaient contre la vie chère. Toujours aucune condamnation de votre part. Et en ce mois de décembre 2010, mois de la venue sur terre du fils du Dieu que vous adorez, vous n’entendez pas les cris des personnes que les mercenaires libériens assassinent et torturent toutes les nuits, des femmes qu’ils violent. L’ONU a compté à ce jour 173 tués, des centaines de blessés, des dizaines de cas de torture et de disparitions. Combien de litres de sang faut-il pour étancher la soif de pouvoir de Laurent Gbagbo ? Vous demandez que l’on prie pour toutes ces victimes, mais vous ne condamnez pas les auteurs que vous connaissez bien. Quel genre de pasteur êtes-vous donc, cardinal Bernard Agré ?
    Votre Eminence, si vous étiez un homme de Vérité, un homme qui aime son pays, vous useriez de votre autorité pour faire comprendre à Laurent Gbagbo qu’il conduit la Côte d’Ivoire au chaos en voulant s’accrocher à un pouvoir que les Ivoiriens lui ont refusé par la voix des urnes. Nous autres qui tombons sous les balles des tueurs de Gbagbo pendant que des hommes comme vous se taisent, n’avons pas d’autre choix que d’appeler au secours cette communauté internationale que vous semblez détester. La Côte d’Ivoire ne sera pas un nouveau Vietnam. Il n’y a plus de lutte anticoloniale, plus de guerre froide. Il y a juste un peuple qui se bat contre un tyran et qui appelle le reste du monde à son secours, un peuple qui se bat pour sa liberté et qui veut que sa voix soit respectée. Et nous avons foi en ces paroles d’Apollinaire :
    « Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores. Etonnons-nous des soirs, mais vivons les matins. »
    Nous continuerons de nous battre, jusqu’à la dernière goutte de notre sang, nous ne baisserons jamais les bras, en ayant foi en ces mots de Barack Obama, le jour de son investiture : « Avec espoir et vertu, bravons une fois de plus les courants glacés et les orages à venir, afin que les enfants de nos enfants puissent dire de nous qu’au moment de l’épreuve nous avons refusé d’abandonner la route, nous n’avons ni reculé ni fléchi et, les yeux fixés sur l’horizon et forts de la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand don de la liberté et l’avons transmis, sain et sauf aux générations futures. »

    Venance Konan
    Email : venancekonan@yahoo.fr
    Site web : http://www.venancekonan.com

  5. Vielen Dank, verbunden mit besten Wünschen für 2011, für diese Texte von V. Konan. Kannte ich nicht.
    Dominic Johnson und seine Afrikarubrik in der taz kenne ich, sie ist neben der Deutschen Welle World in punkto deutscher Afrikaberichterstattung das positive (Ausnahme-)beispiel. Freut mich, dass Johnson auch mal einfach so einen afrikanischen Text genommen und übersetzt hat….
    Mit dem Material werde ich mehr anfangen zu wissen, als dass es hier in der Ecke stehenbleibt, aber erst mal pausiere ich (halb) einige Tage noch…

    Das als Kommentar hier ist für dies Blog umso wertvoller, als dass ich mich (im Unterschied zur Guineaberichterei) völlig heraushalte und einfach nur dokumentieren wollte, …
    einen Weg in den Bürgerkrieg oder
    einen (mit Hilfe der internationalen Gemeinschaft) in eine Neuauflage des Alten unter anderer Führung
    oder vielleicht sogar in einen neuen Anfang.
    Es wird an Ouattara liegen, und solchen “alten Rivalen” traue ich persönlich normalerweise sehr wenig;
    aber es ist ja nicht ausgeschlossen, dass auch er aus diesen ganzen Ereignissen seine Lehren ziehen wird und später nicht die Politik betreibt, die er vielleicht mal vorhatte oder machen zu müssen meinte (um die eigenen Trupps zufriedenzustellen),
    sondern sich an Conde (Guinea) oder Johnson-Sirleaf (Liberia) orientiert und versucht, die Uhr irgendwie auf Null zu stellen, die Vergangenheit trotzdem aufzuarbeiten, das Land zu befrieden und ethnische Konflikte über Sozialpolitik zu überwinden…

    In dem Sinne, ein gutes Neues Jahr für alle!

  6. Mille fois merci pour avoir ajouté ce texte ici, qui reflète un peu mes opinions personnelles que j’ai caché au profit de la documentation pure de ces évènements.
    Je saurai m’en servir, le moment venu,
    mais d’abords je m’en tiens encore à souhaiter la bonne année 2011,
    tout-a-fait dans l’esprit de Mr. Konan…..

  7. news.abidjan.net/h/385796.html

    Das ist der link zum neuesten Brief von Venance Konan,
    diesmal direkt an Gbagbo:
    “Pourquoi fus-tu finalement le Kouglizia, cet autre oiseau mythique qui n`annonce que la mort ?”

  8. Nochmals danke, mach gerne weiter so (Du scheinst das ja im Auge zu behalten), einfach die links hier hereinklemmen. Mir gefällt das sehr gut.
    Ich werde damit auch sorgfältige Übersetzungen machen, denn es ist etwas ganz Besonderes: eine Art literarischer Aufarbeitung der dortigen Gegenwartsgeschichte, welche in Inhalt und Qualität ja über dieses einzelne Land hinausgeht.
    Deswegen wohl auch in meinem Hauptblog machen(als Ersatz für den 50-Jahre-Artikel, der immer noch seine Runden dreht und immer noch tagtäglich ~3mal aufgerufen, also mindestens einmal gespannt gelesen wird), gut illustriert (ich denke an politische Malereien, 4-5 habe ich schon), aber sicher erst später, als eine Art Rückblick und Mahnung vielleicht: Gbagbo wird weichen müssen, eine Zwangs-“Einheitsregierung a la Kenia oder Simbabwe” will bestimmt auch keiner mehr. Ouattara wird also bei seiner Vereidigung die Rede seines Lebens halten müssen. Ich stelle mir vor, dass man diese Rede mit Konans Briefen sicher gut vermischen kann (er wird dann zum Schluß auch noch an Ouattara schreiben) und einen für Deutschsprachige völlig ungewöhnlichen und superguten Afrikaartikel erhält. (Also lieber langsamer und besser).
    Kurzum: Sammle bitte gerne weiterhin gute links dafür, egal wie viele, ich kann sortieren. Mir hilft so etwas wirklich, weil ich leider immer gegen die Zeit kämpfe und mir auch so viele Themen und links zufallen, dass ich nicht mehr auf gut Glück herumgoogle und mir Texte suche. (ich lese nicht mal mehr die taz….)
    Danke, wirklich, es ist auch ein gutes (rares) Gefühl, wenn man etwas nicht ganz alleine macht…..

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